Datum: 20.04.2015
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Medientyp: Publikumszeitschr...
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Marc Bürki : Les banques sont en train de prendre conscience du phénomène fintech

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Marc Bürki : Les banques sont en train de prendre conscience du phénomène fintech

  1. 1. Datum: 20.04.2015 Indices L'Agefi 1002 Lausanne 021/ 331 41 41 www.agefi.com Medienart: Print Medientyp: Publikumszeitschriften Auflage: 12'460 Erscheinungsweise: 10x jährlich Themen-Nr.: 224.009 Abo-Nr.: 1094744 Seite: 10 Fläche: 71'988 mm² Medienbeobachtung Medienanalyse Informationsmanagement Sprachdienstleistungen ARGUS der Presse AG Rüdigerstrasse 15, Postfach, 8027 Zürich Tel. 044 388 82 00, Fax 044 388 82 01 www.argus.ch Argus Ref.: 57588439 Ausschnitt Seite: 1/3 MARC Les banques sont en train de prendre conscience du phénomène fintechQuelle est la nouveauté apportée par les outils digitaux? Les outils digitaux suppriment des intermédiaires et rationalise la rela- tion client. On parle à cet égard d'electronic private banking ou de digital private banking. N'est-ce pas une catastrophe pour l'industrie bancaire? [1 s'agit d'une marche vers le progrès. Ce sont les nouveaux clients ou la nouvelle génération des anciens qui demandent cela: ils souhaitent qu'on Leur propose des stratégies d'investissement efficaces et non biaisées, des in- terfaces modernes mobiles, des outils d'analyse en ligne, des gestions taillées sur mesure à leur besoin et ceci dès le premier franc investi. La question qui se pose est celle de savoir dans combien de temps on va passer d'un modèle à l'autre. Je pense que dans dix ans déjà la façon de consommer des services financiers aura beaucoup changé. On discutera peut-être via une montre connectée avec son «avatar» bancaire pour recevoir un conseil d'investis- sement. Les gens n'ont plus envie de se déplacer et, pour les banques, les marges diminuent avec la fin du secret bancaire. Il faut repenser l'interface avec le client. Donner des conseils à distance et proposer des stratégies sur ordinateur est possible. Mais qu'en est-il de la responsabilité de la banque? Il y a des contraintes, mais elles peuvent être respectées dans le cadre de l'electronic private banking également. L'algorithme qui prend des déci- sions d'investissement par exemple peut être conçu pour tenir compte des Donc les banques tirent leur épingle du jeu? A la fin on a toujours besoin d'une ban- que en tant qu'intermédiaire surveillé au bénéfice d'une licence. La question est de savoir quelle banque sera suffi- samment agile et flexible pour embras- ser ces nouvelles technologies et quelle part de marché les nouvelles banques issues des fintechs arriveront à capter. Pour l'instant, les banques sont en train de prendre conscience de ce qui arrive. Il est désormais difficile de parti- ciper à une réunion sans qu'on y parle de fintechs. Pour terminer sur une note optimiste je pense qu'il y a peu de pays qui sont aussi bien positionnés que la Suisse pour tirer parti de cette nouvelle donne. La formation acadé- mique est excellente, l'entrepreneuriat très sain et la connaissance bancaire quasi sans limite.
  2. 2. Datum: 20.04.2015 Indices L'Agefi 1002 Lausanne 021/ 331 41 41 www.agefi.com Medienart: Print Medientyp: Publikumszeitschriften Auflage: 12'460 Erscheinungsweise: 10x jährlich Themen-Nr.: 224.009 Abo-Nr.: 1094744 Seite: 10 Fläche: 71'988 mm² Medienbeobachtung Medienanalyse Informationsmanagement Sprachdienstleistungen ARGUS der Presse AG Rüdigerstrasse 15, Postfach, 8027 Zürich Tel. 044 388 82 00, Fax 044 388 82 01 www.argus.ch Argus Ref.: 57588439 Ausschnitt Seite: 2/3 L'automatisation peut-elle vraiment s'imposer? Dans la gestion, il y a aussi des facteurs impondérables comme le sentiment du marché.... Même le feeling d'un gestionnaire est basé sur un certain nombre d'élé- ments quantifiables. La machine est instantanément au courant de tout ce qui se passe nuit et jour, alors qu'un gestionnaire ne peut retenir que cer- tains faits... Un gestionnaire arrive à suivre une cinquantaine de titres, mais il en faudrait un millier pour se faire vraiment une idée de la volatilité du marché. Or, les nouvelles méthodes de gestion se basent précisément sur l'analyse d'une grande masse de données en continu. Sur ce principe, on a créé un fonds algorithmique en 2008 qui à affiché en 2014 la 3e meilleure performance de l'ensemble des fonds suisses. Alors on aurait pu éviter la crise de 2008... Non, car derrière la crise il y a eu une recherche de performance exces- sive et ce sont les hommes qui programment les ordinateurs. Mais ceux-ci peuvent attirer l'attention des responsables bancaires sur des risques sous- évalués. Propos recueillis par Mohammad Farrokh inaduubsetriecrubnaencariréevoleustit onà aussi bien dans l'interac- tion avec le client que dans la façon de gérer son pa- trimoine. Les fintechs s'at- taquent au métier de base de la banque privée grâce à des outils de plus en plus sophistiqués basés sur des algorithmes adaptés à la situation de chaque client. Mais la Suisse est en retard dans ce do- maine, alors que peu de pays sont aussi bien positionnés pour tirer parti de cette nouvelle donne, estime Marc Bürld, CEO depuis 2001 de la banque en ligne Swiss- quote. Où en sont les fintechs en Suisse? Cela balbutie. La Suisse est presque en retard par rapport à ce qui se fait dans d'autres pays notamment aux États-Unis et en Angleterre. Certaines grandes ban- ques comme le Credit Suisse s'y sont mis, quelques start up émergent en Suisse alé- manique et Swissquote offre une presta- tion fintech depuis quelques années déjà. Mais ça reste modeste par rapport à la taille de la place financière, probablement encore très occupée à gérer le passif lié à la fin du secret bancaire. Y a-t-il des chiffres pour donner la mesure des fintechs? C'est encore négligeable par rapport aux fonds déposés en Suisse. Ces nouvelles technologies représentent (encore) peu en termes de masse sous gestion. Mais il y a des choses très prometteuses et l'avenir de la banque sera très certainement digital. Il existe désormais des outils de gestion informatisés très poussés pour aider le client à investir lui-même son argent au contraire d'une gestion plus classique ou l'interaction se fait via un gestionnaire de fortune. Le modèle classique «advisory» de la banque privée helvétique où le client reçoit des conseils d'investissement souf- fre d'une baisse de rentabilité par l'éro- sion des marges et l'augmentation du coût d'exploitation. Les fintechs peuvent apporter la solution mais cela nécessite une mue digitale des banques privées. exigences légales. Il convient de me- surer la capacité d'investissement du client et sa tolérance au risque avant de lui proposer une gestion électronique, se renseigner sur sa situation familiale et son niveau de revenus, bref faire tout ce que fait une banque classique mais d'une manière totalement élec- tronique. Cela dit, pour les clients c'est un progrès: je parle de gens qui ont entre 200.000 et 500.000 francs, trop peu pour véritablement bénéficier de l'attention d'une banque classique et du service qui va avec. Comment parvenez-vous à déterminer la tolérance au risque?
  3. 3. Datum: 20.04.2015 Indices L'Agefi 1002 Lausanne 021/ 331 41 41 www.agefi.com Medienart: Print Medientyp: Publikumszeitschriften Auflage: 12'460 Erscheinungsweise: 10x jährlich Themen-Nr.: 224.009 Abo-Nr.: 1094744 Seite: 10 Fläche: 71'988 mm² Medienbeobachtung Medienanalyse Informationsmanagement Sprachdienstleistungen ARGUS der Presse AG Rüdigerstrasse 15, Postfach, 8027 Zürich Tel. 044 388 82 00, Fax 044 388 82 01 www.argus.ch Argus Ref.: 57588439 Ausschnitt Seite: 3/3 On a un questionnaire en ligne où un système expert définit le profil de risque du client. Le score ainsi obte- nu est programmé dans le système à l'ouverture du compte et le client ne pourra pas dépasser un certain niveau de risque. Avec cette approche, tout le monde peut faire concurrence aux banques. Non car pour exercer ce métier il faut précisément être une banque et, élec- tronique ou non, nous sommes tous soumis aux même exigences de fonds propres, aux même règles de sur- veillance. Les sociétés qui se position- nent sur ce marché en Suisse, il y en a une quinzaine environ, devront soit s'allier avec des banques, soit se trans- former en banques. Aux Etats-Unis, il y a plus de 400 start-up actives à ce niveau et le phénomène s'amplifie depuis une année. MARC BÜRKI. CEO DE LA BANQUE EN LIGNE SWISSQUOTE 1987 II est diplômé de l'EPFL en tant qu'ingénieur électricien, spécialiste des hyperfréquences. 1990 Fonde Marvel Communication avec Paolo Buzzi, un camarade d'études. «Nous avions toujours dit que nous allions fonder une société», se souvient Marc Bürki. 1995 La bourse devient électronique. «Durant cinq ans nous avions fait des logiciels pour les banques. Ensuite, nous avons acheté les informations financières pour les diffuser». 1996 Création de Swissquote.ch. L'idée est d'utiliser internet comme support pour la diffusion des informations financière de la bourse suisse en temps réel. 2000 IPO de Swissquote Group Holding. Les montants dégagés permettent de disposer des fonds propres pour l'obtention de la licence bancaire en 2001.

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