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  1. 1. Bimensuel d'informations générales - ISSN 08504331 - DU 15 au 30 JUIN 2014 100 Fcfa N°119 POUR FINANCER SON PLAN DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL LE CONSEIL MUNICIPAL LANCE LE PLAN LOUGA EMERGENT L’exercice est inédit. C’est bien la première fois au Sénégal qu’une commune prend l’initiative de faire un tour de table de ses bailleurs de fonds pour financer son Plan de Développement social, économique et culturel (PDSEC). Cette table ronde réunissait plus d’une trentaine d’institutions internationales et intergouvernementales, des services déconcentrées et des agences de l’Etat, des organisations de la société civile, des organisations non gouvernementales et des associations d’émigrés, de quartiers ou de promotion du genre. La rencontre avait pour objectif de non seulement financer mais aussi opérationnaliser les projets devant mettre la ville de Louga sur les rampes de l’émergence. Une déclinaison communal du PSE (Plan Sénégal Emergent) qui est une initiative hardie provenant du Conseil municipal de Louga en partenariat avec l’Initiative des Villes du millénaire (IVM) et le MDG Center (Centre des OMD pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre). Au terme de la rencontre, tous les partenaires techniques et financiers ont pris l’engagement d’appuyer la commune dans la réalisation du PDSEC 2014- 2018.
  2. 2. Dans le cadre de la coopération décentralisée, la Province de Namur, l’Intercommunale namuroise de Services publics (INASEP), association de Communes et la Commune de Hastière, ont financé des adductions dans 12 villages et 10 hameaux dans la Communauté rurale de Léona pour une population estimée à 12 000 habitants. Les réceptions et inaugurations des bornes fontaines ont eu lieu les 6 et 9 juin 2014, en présence de M. Philipe Libertiaux, directeur général adjoint de l’INASEP et Melle Fatoumata Camara, son assistante, M. Claude Bultot, maire de Hastiére , M. Djily Wade du service régional de l’Hydraulique à Louga, M. Babacar Sarr, président du FESFOP, association facilitatrice du projet, M. Mamadou Bâ, président de la Communauté rurale et ses conseillers, des responsables de l’ASUFOR et des populations, chefs de villages et autorités religieuses et coutumières. Des milliers de personnes ont suivi ces inaugurations, sans oublier les élèves des écoles primaires qui ont à chaque fois chanté l’hymne national du Sénégal. Ce projet leur a donné de l’eau potable, qui est vie. A cette occasion, un Programme de Coopération internationale communale (CIC) , programme spécial de partenariat 2014 – 2016 entre les Communes de Hastiére et de Léona a été signé par Monsieur Claude Bultot Maire de Hastiére et Monsieur Mamadou Bâ Maire de Léona. Le programme pluriannuel (PPA) 2014 – 2016, dénommé programme plan stratégique global pour la période 2014 – 2016, renforcera les capacités des institutions locales des pays, introduit par l’Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW) et l’Association de la Ville et des Communes de la Région de Bruxelles – Capitale (AVCB), auprès de la Direction générale au Développement de la Coopération fédérale belge. L’objectif général est de contribuer au renforcement des capacités des collectivités locales du Sénégal à prendre en charge leur propre développement. LE POUVOIR EST SOUVENT GRISANT LOUGA INFOS – N°119 JUIN 2014 GROUPE LOUGA COMMUNICATION “GLC” 19, AVENUE AHMADOU SAKHIR MBAYE - SANTHIABA CENTRE LOUGA - SÉNÉGAL - ISSN 08504331 TÉL. 77 609 95 12 FONDATEUR ÉDITEUR ABDOULAYE BAO CONSEILLER DE LA RÉDACTION MOUSTAPHA SARR DIAGNE Responsable commercial Moustapha Cissé MAQUETTE & MISE EN PAGES M. SALL © 77 151 27 81 ASSISTANTE PAO MAME FATOU NDIAYE BAO Credit photos MBAYE SARR Il est 1 h 30 du matin, le quartier résidentiel de Kerfa est plongé dans la pénombre. Le vrombissement des voitures me réveilla et je m’élançai vers la fenêtre pour m’enquérir de la cause du ballet de bolides qui trouble le sommeil des honnêtes citoyens. Trois voitures aux vitres teintées empruntèrent la ruelle qui mène au domicile de Madame Sow. Cette dame résidente du quartier depuis plus de dix ans est la soeur du ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement. Les voitures filaient doucement comme pour passer à l’insu des éventuels noctambules qui pourraient laisser libre cours à leur instinct de curieux. Elles ralentirent au bout de trois cents mètres et s’immobilisèrent devant le domicile de la dame. La lumière resplendissante de deux lampadaires plantés de part et d’autre du grand portail supplanta, tout d’un coup, la pénombre des autres endroits de la ville uniquement illuminés par les réverbères. La scène était devenue plus perceptible et, de ma fenêtre, je pouvais distinguer les gestes de chacun. Un homme de très forte corpulence sortit de la voiture du milieu pendant que les gardes, en des gestes de professionnels rompus au métier de protection, fusaient des autres et s’empressaient de l’encercler sur la courte distance qui les séparait du seuil de la maison. Cet homme n’est personne d’autre que le nouveau ministre des Affaires étrangères venu rendre visite à sa soeur. Cette dernière a passé un long séjour en Europe pour les besoins d’une opération chirurgicale. Son frère, venu lui témoigner son affection, a choisi l’heure la plus tardive pour passer inaperçu. Monsieur le ministre craint de rencontrer ses anciens compagnons qui pourraient lui faire passer un mauvais quart d’heure. Finies les grandes médiatisations et les bains de foules des chaudes périodes de campagnes électorales. A présent, le politicien qui a longtemps couru derrière les porteurs de voix est obligé de sortir la nuit et discrètement afin de ne pas être assailli par les multitudes de sollicitations de ses ex-électeurs. Au moment de franchir le portail, un homme d’une trentaine d’années cria : Monsieur le ministre ! Monsieur le ministre ! Le ministre s’arrêta et tourna son regard vers celui qui venait de l’apostropher et qui fonçait vers lui. Les gardes s’interposèrent et lui barrèrent le chemin sous le regard perplexe du ministre. L’homme, de plus en plus déterminé, réussit à garder sa position et put lancer à haute voix en direction du politicien : Monsieur le ministre c’est Ibra vous ne me reconnaissez pas ? J’étais l’animateur de vos meetings lors de la campagne électorale. Le ministre fronça les sourcils comme pour faire l’effort de comprendre les explications de son interpellateur. Ce dernier surpris par l’attitude de son vis-à-vis avait du mal à comprendre que son ancien candidat puisse l’oublier en si peu de temps. Il retint son souffle quelques secondes l’instant de voir se parachever la réaction du ministre. Ah Ibra ! dit-il je vous reconnais très bien (laissez-le). Les gardes s’éloignèrent un peu de lui et il remit en place le col de son boubou un peu malmené par le petit accrochage. Alors Ibra que fais-tu en cet endroit si tard ? Je reviens de ce pas d’une soirée religieuse répondit-il et, en passant, je vous ai aperçu. Puisque depuis la fin des élections je ne parviens pas à vous joindre, j’ai cru alors que l’occasion était trop bonne pour être ratée. Le ministre lui serra la main et l’entraina vers l’arrière d’une des voitures sous l’oeil vigilant des gardes. Alors Ibra, tu sais qu’il fait tard et que l’endroit est mal choisi pour une rencontre aussi inopinée ; quel est le but de cette incursion ? Monsieur le ministre je traverse des moments très difficiles à cause de mon chômage et, chaque jour que Dieu fait, je trime comme un bagnard pour joindre les deux bouts. Je compte alors sur votre générosité pour me trouver juste un petit emploi afin que je puisse gagner honnêtement ma vie. Je vous ai envoyé deux lettres durant les trois derniers mois, mais je crois que les courriers de ce genre ne parviennent pas jusqu’à vous. Le ministre fourra sa main au fond de sa poche droite et sortit un billet de dix mille francs CFA et le tendit à Ibra en lui disant : Ibra, j’ai bien compris ta situation et je ferai le nécessaire pour qu’elle change. Prends un taxi et rentre à la maison. Nous en reparlerons une prochaine fois. Ibra convaincu que le ministre voulait se débarrasser de lui commença à changer de ton : Monsieur le ministre, vous savez bien qu’il risque de ne pas y avoir de prochaine fois. C’est bien le hasard si j’ai réussi aujourd’hui à croiser votre chemin. Ah non ! Poursuivit le ministre toujours plus pondéré, je ferai en sorte de te trouver une audience au ministère et nous aurons largement le temps de parler de tout cela. Je sais que tu m’as rendu d’énormes services à un moment où j’en avais vraiment besoin et cela mérite quand même une récompense. Il lui tendit une carte sortie comme par prestidigitation en lui disant : d’ailleurs voici ma carte avec tous mes contacts ; tu peux m’appeler quand tu veux. Ibra prit machinalement le bout de papier avec la certitude que les numéros et autres Email qui y figuraient étaient caducs depuis la nomination de leur propriétaire. Le ministre lui tourna le dos non sans lui avoir tapoté l’épaule en signe d’encouragement. Il avait réussi à se débarrasser de cet intrus qui risquait d’ébruiter sa présence sur les lieux. Ibra resta quelques instants pétrifié par la subtilité avec laquelle son "camarade de parti" avait réussi à l’amadouer. Lorsque quelques secondes plus tard il le vit franchir le seuil du portail de la maison de sa soeur, il sut qu’il venait d’essuyer un de ces tours de mystification dont les politiciens sont passés maîtres. Il entra alors dans une colère noire et commença à grommeler des mots aigres comme le fiel qui lui avait envahi le coeur : "ils sont tous comme ça ces politiciens, dit-il, dès qu’ils accèdent au pouvoir, ils oublient toutes les promesses. Ils sont capables de jeter leurs plus proches compagnons de lutte comme de simples torchons. Ah le pouvoir ! Il sait griser son homme." Il poursuivit son chemin tout en ressassant son amertume. De ma fenêtre, je venais d’assister à une de ces scènes quotidiennes qui illustrent les mille facettes du pouvoir. S’échiner pour y accéder, ruser pour y durer et s’isoler pour ne pas le partager. Buzz CHRONIQUE COOPERATION COMMUNAUTE RURALE DE LEONA-COMMUNE DE HASTIERE (BELGIQUE) 12 VILLAGES ET 10 HAMEAUX CONNECTÉS À L’EAU COURANTE Par S. Ibn Diagne
  3. 3. Le Conseil municipal lance le Plan Louga Emergent Par Moustapha Sarr Diagne Quels les sont les huit objectifs du Millénaire pour le développement ? Une task-force pour porter le PDSEC LOUGA INFOS – N°119 JUIN 2014 DOSSIER L’exercice est en soi inédit. C’est bien la première fois au Sénégal qu’une commune prend l’initiative de faire un tour de table de ses bailleurs de fonds pour financer son Plan de Développement social, économique et culturel (PDSEC). Organisée le 10 juin dernier à l’Hôtel Le Ndiambour de Dakar, cette table ronde qui réunissait l’essentiel des partenaires techniques et financiers de la commune avait pour fonction de non seulement financer mais aussi opérationnaliser les projets devant mettre la ville de Louga sur les rampes de l’émergence. Une déclinaison communal du PSE (Plan Sénégal Emergent) qui est une initiative hardie provenant du Conseil municipal que préside le maire Aminata Mbengue Ndiaye en partenariat avec l’Initiative des Villes du millénaire (IVM) et le MDG Center (Centre des OMD pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre). Louga, érigée ville du Millénaire, depuis 2006, est l’une des rares communes sénégalaises à disposer d’un PDSEC en parfaite conformité aux orientations de son plan d’Investissement communal. Elaborée sur la base d’enquêtes réalisées à la faveur de son érection en tant que ville du Millénaire, le PDSEC se compose de quatre documents de projet couvrant les quatre secteurs OMD: Éducation, Santé, Assainissement et Genre, ainsi qu’une dizaine de fiches techniques de projets se rapportant à une quinzaine de secteurs prioritaires. Durant le travail préalable qui a permis de sélectionner ces secteurs prioritaires, la Commune de Louga en collaboration avec l’équipe de Centre des OMD pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et la Earth Institute of Columbia University (New York) a conçu un SIG (Système d’Information géographique) qui a permis de repérer, de quantifier et de qualifier toute l’armature infrastructurelle existant dans l’aire communale. Ce processus s’est principalement appuyé sur les évaluations des besoins et des coûts de réalisation des OMD dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation, le genre et l’assainissement. A cet effet, un consultant senior a été mis à la disposition de la Commune par le MDG center et le projet, pour mener des enquêtes, rassembler les données, a recruté cinq étudiants qui ont travaillé à la préparation de la table ronde des bailleurs de fonds. Globalement, c’est une enveloppe de 19 milliards que la Commune de Louga compte amasser auprès de ses bailleurs pour le financement du PDSEC. En termes de projets, il se décline selon les secteurs relatifs aux OMD. Ainsi pour le secteur de l’éducation pour tous (EPT) d’ici à 2018, le coût total du projet est estimé à 2,538 milliards de francs CFA, la commune de Louga se réservant le financement d’une enveloppe d'environ 254 millions de francs. Le Projet communal de développement sanitaire (PCDS) 20142018 devrait revenir à coût total de 2 289 615 681 FCFA, avec une contrepartie pour la commune qui s’élève à 228 961 568 FCFA. Quant au Projet d’Amélioration du Réseau de l’Assainissement (PARA), il va nécessiter une enveloppe globale 6 680 445 902 francs CFA, sur la période 2014-2018. Si l’exercice est effectivement inédit, il convient de reconnaître que dans l’innovation en matière de bonne gouvernance municipale, la ville de Louga a toujours été pionnière. Elle a été la première ville en Afrique au sud du Sahara à élaborer un contrat de ville en partenariat avec l’Agence de Développement municipal sur financement de la Banque mondiale. Elle vient de clôturer son second contrat de ville avec cette institution. En fait aujourd’hui, les outils techniques utilisés par la Banque mondiale en Afrique et dans d’autres pays des continents asiatique et sud américain ont été élaborés et modélisés à Louga quand l’actuel maire exerçait son premier mandat à la tête du Conseil municipal. Il n’est donc pas surprenant que ce second mandat se clôture aujourd’hui sur la conception d’un modèle à répliquer sur le continent africain pour l’atteinte des OMD. A la base de cette approche se trouve la conviction que les objectifs du millénaire pour le développement, même s’il doit être quantifié au niveau national par des statistiques, ne peuvent être atteints que par une action au niveau local. C’est dans cette perspective que l’Initiative des villes du Millénaire est intervenue par le biais de la recherche et de l’analyse des politiques publiques, auprès de la Commune de Louga, dans l’appui à la réalisation des OMD. C’est une action qui, au-delà des péripéties des modifications institutionnelles et des vicissitudes d’une vie politique très animée dans la commune demeurera une ligne d’action pour toutes les équipes municipales qui passeront par la mairie de Louga. Le chemin est déjà balisé pour l’avenir et il conviendra à tous ceux qui siègeront un jour ou l’autre au conseil municipal la voie tracée. Dans la continuité de l’Etat et la stabilisation des institutions. Un tour de table couronné de succès Ils étaient plus d’une trentaine d’institutions internationales, de démembrements de l’Etat, d’organisations de la société civile ou d’associations représentants les quartiers, les émigrés ou le genre féminin à participer à la table ronde des bailleurs convoquée par le Conseil municipal de Louga. Présidée par le Directeur des Collectivités locales, la cérémonie a aussi enregistré la présence de Khalifa Sall en sa qualité de président des Cités et Gouvernements locaux d’Afrique et secrétaire général de l’Association des Maires francophones. Dans son allocution de bienvenue, le maire de Dakar a mis l’accent sur l’exemplarité de cette rencontre qui s’inscrit dans la trame d’une démarche novatrice faisant du local le lieu efficient de la bonne gouvernance. Aujourd’hui, toutes les organisations internationales ou intergouvernementales comme les Nations Unies, la banque mondiale ou la Banque africaine de développement (BAD) ouvrent désormais grandes ouvertes leurs portes aux collectivité locales. Le local est ainsi devenu lieu d’émergence de crédibilité institutionnelle permettant aux recours sans intermédiaires aux marchés financiers et aux partenaires techniques et financiers. Pour Aminata Mbengue Ndiaye, la table-ronde du jour devrait être inscrite dans la suite logique du Plan Sénégal Emergent (PSE). Le PDSEC 2014-2018 procède, selon le maire de la commune de Louga, d’une approche méthodologique éprouvée se composant de dix projets distincts s’articulant atour des quatre axes des OMD, à savoir la santé, l’éducation, l’assainissement et l’approche genre. La commune de Louga, bénéficiant du label de bonne gouvernance et de la certification citoyenne, octroyée par le Forum civil au terme d’un audit des pratiques de gouvernance au sein de la municipalité de Louga, devrait pouvoir compter sur ses partenaires pour faire financer ce plan. Elle a aussi insisté sur le fait qu’une opérationnalisation du PDSEC serait une opportunité pédagogique formidable pour renforcer les capacités des autorités locales et améliorer de fait la gouvernance locale. Lors du tour de table, tous les partenaires techniques et financiers de la commune ont fait de leurs bonnes dispositions pour accompagner la commune de Louga et porter le plaidoyer auprès des institutions financières avec lesquelles ils sont en rapport. Dans cette optique, le ministère en charge de la décentralisation, par la voix de son représentant, le directeur des Collectivités locales, a fait savoir que le département de tutelle des communes a montré l’exemple en prenant totalement en charge le projet d’automatisation du fichier d’état-civil de la commune de Louga d’une valeur d’une quinzaine de millions. Au terme de la rencontre, le représentant du MDG Center, en l’occurrence M. Hervé Bertin, parlant au nom de M. Amadou ibra Niang, directeur de cette structure, absent de Dakar, a dit que son organisme va prendre en charge le gap financier concernant tous les projets relatifs aux quatre axes des OMD. Au total, la rencontre a été très fructueuse et les différents partenaires se sont donné rendez-vous très prochainement pour un suivi méthodique et une application judicieuse du PDSEC. Les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) forment un plan approuvé par tous les pays du monde et par toutes les grandes institutions mondiales de développement. Ils ont galvanisé des efforts sans précédent pour répondre aux besoins des plus pauvres dans le monde. Ils sont constitués de : OMD 1 : Éliminer l'extrême pauvreté et la faim ; OMD 2 : Assurer l’éducation primaire pour tous ; OMD 3 : Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; OMD 4 : Réduire la mortalité infantile et post-infantile ; OMD 5 : Améliorer la santé maternelle ; OMD 6 : Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies ; OMD 7 : Préserver l’environnement ; OMD 8 : Mettre en place un partenariat pour le développement. Tous les OMD sont déclinés en sous-objectifs et l'Organisation des Nations Unies travaille avec les gouvernements, la société civile et les différents partenaires pour exploiter la dynamique dégagée par les OMD et poursuivre un programme ambitieux pour l'après-2015. En Afrique de l’ouest et du centre, c’est MDG center (Millenium development Goals) qui a en charge le suivi et l’appui des politiques menées par les Etats et les collectivités locales en vue de la réalisation de ces objectifs. C’est une véritable équipe de choc qui a préparé la table-ronde des bailleurs de fonds de la commune de Louga. La caractéristique principale de cette task-force, c’est sa pluridisciplinarité. On y retrouve des communicateurs, des membres des organisations de la société civile, des enseignants d’origine qui en compagnie des compétences qui se trouvent au sein du Conseil municipal ont pu abattre un travail de titan en quelques mois. L’équipe est essentiellement composée d’Adama Guèye, Mountaga Sall, Moctar Sow, Djiby Samb, Arame Gaye Diop, Cheikh Mbaye, Aziz Mbodji, Kader Fall. Les Lougatois doivent leur l’hommage qui sied pour le job qui a été fait.
  4. 4. Projet de Promotion de l’Education primaire pour Tous (EPT) dans la Commune de Louga (2014 - 2018) Par Moustapha Sarr DIagne Projet d’Amélioration du Réseau d’Assainissement communal (PARA 2014 - 2018) LOUGA INFOS – N°119 JUILLET 2014 4 DOSSIER L’objectif général du projet est d’assurer l’éducation primaire pour tous. D’ici à 2018, il s’agit de donner à tous les enfants, garçons comme filles de la Commune de Louga, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires. Sur le plan des réalisations chiffrées attendus de ce projet, il faut noter que le taux d’admission à l’école primaire des filles et des garçons de la Commune de Louga, qui doit être porté à 100%, d’ici 2018, le Taux brut de Scolarisation (TBS) devrait être de 100% pour les filles et 100% pour les garçons et le taux de passage en classe supérieure est de 99%, toutes classes confondues, pour les filles et les garçons, dans la Commune de Louga, à pareille échéance. Pour cela, il faudra que les gaps en enseignants, salles de classes, tables-bancs, intrants pédagogiques (livres, cahiers et guides pour maîtres), toilettes et points d’eau soient comblés selon les normes OMD. 3000 apprenants (500 hommes et 2500 femmes) seront enrôlés dans des programmes d’alphabétisation fonctionnelle dans la Commune de Louga, d’ici 2018 et 85% des garçons et 100% des filles des écoles primaires (Simon Bolivar, Fa Ndiang Bamboji, Keur Serigne Louga Sud, Médina Garage, Ndiang Khoule et Touba SERAS) des quartiers les plus pauvres de la Commune de Louga, auront un accès à une cantine scolaire d’ici 2018. Le coût total du projet est évalué à 2 537 791 670 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la commune de Louga versera 253 779 167 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 50 755 833 francs CFA. Le gap en financement du Projet EPT, d’un montant de 2 284 012 503 francs CFA, est à rechercher auprès des partenaires bailleurs de fonds de la Commune de Louga dans le cadre de la mise en oeuvre du PDSEC. Soit un montant annuel à rechercher de 456 802 501 francs CFA. Ce projet EPT est un projet en ancrage dans le PDSEC. Il est l’instrument de mise en oeuvre de la stratégie d’accélération de l’atteinte des OMD en matière d’éducation dans la Commune de Louga, d’ici à 2018, dans une perspective de développement durable. Le Comité de Pilotage du PDSEC est présidé par le Maire. Il est composé des présidents des commissions du Conseil municipal et des représentants des Services techniques déconcentrés (STD) de la Santé, de l’Education, de l’Assainissement et du Développement communautaire. Une Cellule d’Exécution de Projets (CEP), créée par la Commune de Louga, assure la mise en oeuvre du Projet EPT, en renforçant le personnel technique municipal. La CEP s’appuie sur des STD dont l’implication au niveau opérationnel du projet est fortement recommandée en vue de promouvoir un renforcement de leurs capacités et une valorisation de leur savoir-faire pour mieux envisager la pérennisation des effets du projet. Un système de suivi-évaluation participatif, incluant l’ensemble des catégories d’acteurs impliqués et/ou concernés par la mise en oeuvre de chacun des projets en ancrage dans le PDSEC, sera rendu opérationnel en même temps que seront exécutées les activités des composantes techniques de projets. Les outils de gestion opérationnelle du projet devront être partagés et validés à l’occasion d’un Atelier de lancement officiel et d’harmonisation des outils de planification stratégique du Projet EPT. Entre la Commune de Louga érigée Ville du Millénaire en 2007, par la Communauté internationale, et le MDG Center, le Millenium Cities Initiative (MCI )et l’Etat du Sénégal, un partenariat stratégique a été conçu dans un processus de formulation du Projet d’Amélioration du Réseau d’Assainissement communal (PARA 2014 – 2018). Ce partenariat s’inscrit dans le sillage de l’Acte III de la Décentralisation, qui vise à renforcer les responsabilités et ressources des Communes et des Villes pour une meilleure prise en charge des compétences transférées en vue d’accélérer, à moins d’une année de l’échéance de 2015, l’atteinte des OMD dans une perspective de développement durable. Un diagnostic préalable du secteur de l’assainissement a été réalisé à cet effet. C’est ainsi que concernant l’assainissement des ménages de la Commune de Louga, il a été dénombré que 70% des ménages sont équipés de toilette à chasse manuelle. La quasi-totalité de ces ménages se trouvent dans les quartiers du centre ville ou de la proche périphérie. 14% des ménages disposent de latrines à fosse directe ou à fosse ventilée. Ces ménages se trouvent particulièrement dans les quartiers périphériques de Médina Garage, Médina Salam, Montagne Nord Extension et Artillerie Nord Extension. 8% des ménages ont des latrines traditionnelles et particulièrement à Touba SERAS, Santhiaba Sud, Médina Garage et Médina Salam. 9% des ménages ne disposent pas de latrines. Certains vont dans la nature (75% des ménages n’ayant pas de latrine) ou utilisent les latrines des voisins (25% des ménages n’ayant pas de latrine). Ces ménages se rencontrent dans les quartiers de Montagne Nord Extension, Touba SERAS. Concernant l’assainissement des établissements publics de la Commune de Louga, il est à noter que 92% des établissements sont équipés de toilette à chasse manuelle, 6% disposent des latrines à fosse directe ou à fosse ventilée et 5% ne disposent pas de latrines. Ces établissements sont constitués majoritairement d’écoles. Le réseau de collecte des eaux usées s’étend actuellement sur environ 70 Km dans la commune de Louga. Relativement en bon état, il est essentiellement composé de canalisations en PVC au moins sur 50 km alors que le reste, à peu près sur 20 km, comprend des canalisations en grés et en amiante-ciment En 2025, l’objectif poursuivi par le PDA consiste à accroître de 135 km, le réseau d’eaux usées de la Commune de Louga, ce que le PARA contribue à réaliser à hauteur de 38% par la construction de 52 km de réseaux d’ici à 2018. Le nombre de branchements requis pour les 52 km de réseau à réaliser est de 2 972 ((52000/35)x2) couvrant une population de 29 720. On considère en moyenne qu’un ménage est composé de 10 habitants. Le réseau d’eaux pluviales dessert principalement le centre urbain de la ville de Louga ainsi qu’une petite partie de la périphérie Nord. L’essentiel des eaux de pluies s’infiltre dans le sol, néanmoins les inondations sont récurrentes dans des quartiers dépourvus de réseau. L’implantation de batteries de grilles est retenue pour lutter contre les inondations au niveau de certains sites qui présentent des points bas. Le projet envisage la réalisation d’un bassin de 11 200 m3 situé à 1,5 km de l’actuel exutoire dans une zone réservée à une décharge contrôlée, la mise en place d’un système d’irrigation grâce à l’eau épurée, la réalisation d’un système d’assainissement autonome couvrant une population de 12 350 habitants et l’implantation de batteries de grilles est retenue pour lutter contre les inondations au niveau de certains sites qui présentent des points bas. La Station de traitement de boues de vidange sera aussi édifiée et un processus opératoire à deux phases : la partie liquide des déchets est apurée et réutilisée pour le maraîchage tandis que la fraction solide est séchée et séchée comme fertilisants (engrais organique) ou simplement mise en décharge sans risques sanitaires. La réutilisation de l’eau épurée pour le maraîchage permettra l’aménagement et présuppose unéquipement des périmètres qui seront irrigués. Le coût total du projet est évalué à 6 680 445 902 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la Commune de Louga devra verser 369 690 000 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 73 938 000 francs CFA. Le gap en financement du PARA, d’un montant de 6 012 401 310 francs CFA, est à rechercher auprès des partenaires bailleurs de fonds de la Commune de Louga dans le cadre de la mise en oeuvre du PDSEC. Soit un montant annuel à rechercher de 1 202 480 262 francs CFA.
  5. 5. PROJET COMMUNAL DE DÉVELOPPEMENT SANITAIRE Projet de seconde phase portant redynamisation du projet maraicher de Louga (PROMALO II 2014-2018) Projet de valorisation des déchets plastiques LOUGA INFOS – N°119 JUILLET 2014 DOSSIER 5 Le Projet communal de Développement sanitaire (PCDS 2014 – 2018) est un partenariat stratégique entre la Commune de Louga le MDG Centre, le MCI et l’Etat du Sénégal. Il s’inscrit dans la perspective de la réalisation de la Couverture Maladie universelle. Les enquêtes concernant le niveau d’atteinte des OMD santé ont montré que la mortalité des moins de cinq ans est passée de 121 pour mille (2005) à 72 pour mille (2011) mais le Sénégal a de faibles chances d’atteindre la cible qui est de 44 pour mille, que la réduction de la mortalité maternelle est également lente avec un taux de 392 décès pour 100000 naissances vivantes contre une cible de 127 décès pour 100000 naissances vivantes. Il est par ailleurs apparu au terme de ces investigations que les taux de prévalence du paludisme et du VIH/Sida (0,7%) sont maintenus à des niveaux très faibles avec de réelles chances d’atteindre les cibles fixées, que les résultats en matière d’accès à l’eau potable sont en ligne avec les OMD et avec un taux de 98,7%, en milieu urbain et 80,1%, en zone rurale. L’objectif général du PCDS est d’améliorer la santé de la mère, de l’enfant et combattre le paludisme et d’autres maladies. Pour atteindre cet objectif, il faudra procéder à la réalisation de la couverture universelle en consultation prénatale pour l’ensemble des Femmes enceintes de la commune de Louga d’ici 2018 et à l’augmentation à 90% du taux d'accouchements assistés par du personnel qualifié dans les structures sanitaires de la Commune de Louga, d’ici 2018. La prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PECIME) et la nutrition des enfants âgés de moins de cinq ans devront être assurées dans la Commune de Louga figure au registre des résultats attendus et la prévention et la PEC des cas de transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant doivent être assurées. Il est aussi envisagé la promotion de la CMU portée à 70%, dans la Commune de Louga d’ici 2018 et le renforcement du Personnel de santé, des Equipements et des Infrastructures sanitaires dans la Commune de Louga. Projet en ancrage dans le PDSEC, le PCDS est l’instrument de mise en oeuvre de la stratégie d’accélération de l’atteinte des OMD en matière de santé dans la commune de Louga, d’ici à 2018, dans une perspective de développement durable. Le Comité de pilotage du PDSEC est présidé par le Maire. Il est composé des présidents des commissions du Conseil municipal et des représentants des Services techniques déconcentrés (STD) de la Santé, de l’Education, de l’Assainissement et du Développement communautaire. Une Cellule d’Exécution de Projets (CEP), créée par la Commune de Louga, assure la mise en oeuvre du PCDS, en renforçant le personnel technique municipal. La CEP s’appuie sur des STD dont l’implication au niveau opérationnel du projet est fortement recommandée en vue de promouvoir un renforcement de leurs capacités et une valorisation de leur savoir-faire pour mieux envisager la pérennisation des effets du projet. Un système de suivi-évaluation participatif, incluant l’ensemble des catégories d’acteurs impliqués et/ou concernés par la mise en oeuvre de chacun des projets en ancrage dans le PDSEC, sera rendu opérationnel en même temps que sont exécutées les activités des composantes techniques de projets. Le coût total du projet est évalué à 2 289 615 681 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la Commune de Louga verse 228 961 568 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 45 492 314 francs CFA. Le gap en financement du PCDS, d’un montant de 2 060 654 313 francs CFA, recherché auprès des partenaires bailleurs de fonds de la Commune de Louga dans le cadre de la mise en oeuvre du PDSEC. Soit un montant annuel à rechercher de 412 130 863 francs CFA. Le PROMALO dérive d’une capitalisation d’initiatives pionnières en matière de développement local dans la ville de Louga. Il s’agit en l’occurrence du Projet Environnement Urbain de Louga (PEUL) dont la logique d’intervention était basée sur des concepts novateurs de protection de l’environnement et du cadre de vie urbain ainsi que de la responsabilisation de la jeunesse, organisée au sein de GIE contractualisant avec la commune de Louga dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il se situe dans le prolongement continu de cette vision de développement auto entretenu. En capitalisant les bonnes pratiques des projets PEUL, de l’UE (compostage) et de la FAO (aviculture industrielle) en plus des autres initiatives qui ont succédé au projet PEUL, le PROMALO est une redynamisation du cadre institutionnel et organisationnel de formulation de cette vision stratégique. L’objectif général du projet de seconde phase est de renforcer ses capacités institutionnelles, organisationnelles, techniques et financières. Les résultats attendus sont la réalisation de l’évolution institutionnelle et organisationnelle ainsi que la clarification des métiers du PROMALO, la formulation de la vision stratégique à moyen et long termes du PROMALO avec l’ensemble des parties prenantes, la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en oeuvre du Projet de seconde phase (PROMALO II 2014 – 2018) en plus de l’augmentation de la production de maraîchage, d’aviculture et d’embouche bovine. Le coût total du projet de seconde phase portant redynamisation du PROMALO (PROMALO II 2014 – 2018) est évalué à 49 409 192 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la commune de Louga verse 4 940 920 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 988 184 francs CFA. Le gap en financement du PROMALO II, d’un montant de 44 468 272 francs CFA, est à rechercher auprès des partenaires bailleurs de fonds de la commune de Louga dans le cadre de la mise en oeuvre du PDSEC, soit un montant annuel à rechercher de 8 893 655francs CFA. Le Projet de Valorisation des Déchets Plastiques (2014-2018) est la résultante de l’exercice de formulation, de manière inclusive et participative, du PDSEC. Son identification a donné l’occasion d’évaluer les progrès accomplis dans le domaine de la gestion des déchets et de prendre en charge la problématique de leur recyclage. Dans cette perspective, toutes les initiatives récentes dans ce domaine ont fait l’objet d’une capitalisation notamment le projet SEN/025 Santé de base, le modèle PROPLAST de valorisation des déchets plastiques ainsi que l’expérience développée à Hann/Dakar dans le cadre du projet de fabrication de pavés à partir de déchets plastiques récupérés. L’objectif général du projet est de contribuer à la préservation de l’Environnement et à l’amélioration du cadre de vie en collectant et en valorisant les déchets plastiques de la Commune de Louga. De ce projet, il est attendu que l’éducation environnementale et au cadre de vie soit assurée à tous les ménages des quartiers de la commune, que 50 points de collecte et d’achats de déchets plastique opérationnels soient implantés dans les 11 quartiers de la commune de Louga. Au terme du projet, deux unités semi-industrielles de transformation du plastique lourd en granulés et de fabrication de pavés à partir du plastique léger (sachets) récupéré devraient mises en place dans la Commune de Louga. Le cout total du Projet de Valorisation des Déchets Plastiques (PVDP) est ainsi évalué à 291 010 000 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la Commune de Louga verse 29 101 000 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 2 425 083 francs CFA. Le gap en financement du PVDP, d’un montant de 261 909 000 francs CFA, est à rechercher auprès des partenaires bailleurs de fonds de la Commune de Louga dans le cadre de la mise en oeuvre du PDSEC. Soit un montant annuel à rechercher de 21 825 750 francs CFA.
  6. 6. PROJET DE VALORISATION DU PATRIMOINE CULTUREL PROJET D’ÉCLAIRAGE PUBLIC PAR LE SOLAIRE (PEPS 2014 -2018) Par Moustapha Sarr DIagne PROJET D’INSTALLATION D’UNITÉS DE MICRO JARDINAGE AU NIVEAU DES MÉNAGES DE LA COMMUNE Projet d’automatisation et de modernisation du service de l’état-civil LOUGA INFOS – N°119 JUIN 2014 DOSSIER Devant être réalisé entre 2014 et 2018, le Projet de valorisation du Patrimoine culturel de la ville de Louga procède de l’évaluation des progrès accomplis et des enjeux de la valorisation du patrimoine immatériel dans la perspective d’un renouveau du secteur de la culture. Le projet vise aussi la réhabilitation et/ou la construction de nouvelles infrastructures culturelles dans la ville de Louga. C’est à ce titre que la commune a estimé qu’elle devait lui faire bénéficier d’un important volume d’investissements. Les résultats attendus sont la valorisation du patrimoine immatériel culturel (expression orale, danse, conte, théâtre, musique) de Louga est assurée et la réalisation et l’équipement des infrastructures culturelles de la commune. Le cout total du projet est évalué à 348 798 000 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la commune de Louga verse 34 879 800 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 6 975 960 francs CFA. Le gap en financement du PVPC, d’un montant de 313 918 200 francs CFA, est à rechercher auprès des partenaires bailleurs de fonds de la Commune de Louga dans le cadre de la mise en oeuvre du PDSEC. L’objectif général du projet est créer un meilleur cadre de vie pour les populations en assurant leur sécurité à travers l’éclairage par le solaire de la ville. Les objectifs spécifiques sont d’accroitre la disponibilité et la sécurité de l’approvisionnement en énergie, de lutter contre la pauvreté par la stimulation des activités sociales et économiques, de renforcer la sécurité routière et des populations et de réduire la dépendance au réseau de la SENELEC. La stratégie d’intervention du projet consiste en l’installation de 1149 lampadaires solaires par des systèmes solaires photovoltaïques autonomes dans toutes les artères de la commune. Les impacts attendus du projet sont environnementaux et économiques. L’avantage du solaire est de fournir sans interruption une énergie respectueuse de l’environnement. Modernes, économiques et surtout respectueux de l’environnement, les lampadaires solaires sont susceptibles de nombreuses applications. Les lampadaires permettront une bonne visibilité pour les automobilistes et les piétons, ce qui diminuera les risques d’accidents. Ils n’émettent pas de rayons ultra-violet qui entrainent la prolifération d’insectes. Ce projet permettra aux usagers de la route d’avoir une bonne visibilité et aux populations de vaquer en toute quiétude à leurs occupations. Les lampadaires seront positionnés au niveau des trottoirs à 1,5 m des limites de la chaussée et seront distants de 40 mètres. Concernant les impacts économiques, il faut noter que la réalisation d’éclairage solaire ne nécessite ni câblage, ni alimentation réseau et contribue au respect des normes environnementaux. La commune sera soulagée du fait de la réduction de la facture d’électricité et du coût exorbitant de l’entretien du réseau électrique. Le coût du projet est estimé à 1 355 820 000 francs CFA. L’objectif général de ce projet est d’assurer la sécurité alimentaire des ménages de la commune, d’aaméliorer la qualité alimentaire des ménages vulnérables avec une assimilation de la viande et des légumes dans le repas quotidien et d’augmenter des revenus du ménage à travers les bénéfices issu de la vente des produits avicoles et maraichers. Le projet cible 350 ménages à revenus modestes, les cantines scolaires et les ménages vulnérables. Son coût total est évalué à 28 110 200 francs CFA. Au titre de sa contrepartie, la commune de Louga devra verser 2 811 020 francs CFA correspondant à une contribution annuelle de 562 204 francs CFA. Le gap en financement du projet est évalué à 25 299 180 francs CFA, est à rechercher auprès des bailleurs de fonds soit un montant annuel à rechercher de 5 059 836 francs CFA. L’objectif général est d’améliorer les capacités de la mairie de Louga à faire face aux exigences administratives liées à la gestion de l’état civil. Comme objectif spécifique, il faut retenir que le projet va renforcer les compétences et les outils à la disposition des personnels de l’état- civil de la Mairie de Louga Les impacts attendus sont sociaux, économiques et techniques. Aussi, au plan social, la commune de Louga pourra disposer des données démographiques fiables en un temps record qui seront utilisées à des fins d’analyses statistiques. Les données statistiques ainsi recueillies seront des indicateurs d’une valeur inestimable pour tous les décideurs qui doivent les utiliser pour planifier les infrastructures scolaires͵ sanitaires et hydrauliques. Au plan économique, une meilleure planification de l’économie nationale et locale sera désormais possible grâce à une analyse de données fiables et disponibles sur la population. Au plan technique, le personnel de l’état-civil (environ 15 personnes) sera formé sur les modules performants permettant un bon archivage et une bonne tenue de registres, une gestion adéquate de l’information concernant les déclarations de naissance, les déclarations de décès, les déclarations de mariage. Les bureaux de l’état-civil sont équipés et un réseau informatique connecté à l’Internet est installé et le personnel de la mairie sera formé techniquement pour la gestion de l’outil informatique.
  7. 7. PROJET DE CONSTRUCTION ET DE RÉHABILITATION DE LA VOIRIE COMMUNALE Par Moustapha Sarr DIagne PROJET DE CONSTRUCTION DE 50 BLOCS SANITAIRES DANS 25 MOSQUÉES DE LA COMMUNE LOUGA INFOS – N°119 JUIN 2014 DOSSIER Le projet à pour objectif de moderniser le réseau routier communal et de contribuer au développement économique et social et à la réduction de la pauvreté. Ainsi, il permettra d’améliorer l'efficacité du trafic, réduire le temps de transport et de faire des économies sur les coûts d’entretien des véhicules. A travers un tel projet, ses initiateurs visent aussi à réduire le coût du transport, à faciliter le transport des produits agricoles des zones de production vers la ville, ce qui améliorera sensiblement le développement des échanges entre la commune de Louga et son hinterland ; réhabiliter 37, 324 km de voiries (route bitumée) dans la commune de Louga ; réaliser 27, 339 km chaussée dans la commune de Louga. La stratégie d’intervention du projet repose sur la réhabilitation de 37,324 km de route incluant le bouchage des nids de poules sur la chaussée ainsi que la construction de 27,339 km de chaussée bitumineux et 18 km de piste d’accès. Le coût global du projet de réhabilitation et de construction de voirie dans la commune de Louga est estimé à 5 641 236 408 francs CFA. Al’instar du pays, la population de la commune de Louga est musulmane à plus de 95%. La ville compte 134 lieux de cultes dont 133 mosquées et une église. Parmi ces mosquées, 25 ne disposent pas de toilettes. La réalisation de blocs sanitaires a un fort impact sur l’hygiène des populations car elle permettra d’éviter que les lieux deviennent des vecteurs de maladies ou que les usagers fréquentent les toilettes des maisons attenantes. Le projet consiste à construire dans chacune des vingt cinq mosquées deux blocs sanitaires comprenant chacun une toilette pour les hommes et une toilette pour les femmes, ce qui donne un total de cinquante blocs sanitaires à construire. Les toilettes hommes comporteront un WC et un urinoir et les toilettes femmes un WC seulement. Les effets attendus sont l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène corporelle chez les usagers des mosquées et la éduction des taux de maladies liées à l’hygiène. Il va aussi permettre de réduction des disparités dans la disponibilité des équipements d’assainissement. Le coût global du projet est estimé à 139 076 600 F CFA.
  8. 8. Par Moustapha Sarr DIagne Louga, seule ville africaine à pouvoir atteindre les OMD en 2015 Des populations responsabilisées qui conquièrent leur autonomie L’érection de Louga en qualité de ville du millénaire Une stratégie de capacitation réelle des institutions locales LOUGA INFOS – N°119 JUIN 2014 8 DOSSIER La ville de Louga fait partie de l’initiative « Villes du Millénaire Africaines », initiée par le PNUD18 et visant à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Le projet, qui comprend 7 villes d’Afrique subsaharienne, vise à identifier les opportunités d’investissement, à améliorer les capacités de ces villes, à booster les IDE (lnvestissements directs étrangers), et à la mise à l’échelle des résultats des recherches auprès de potentiels investisseurs générateurs d’emplois en vue d’élaborer des stratégies de développement urbain plus performantes et répondant mieux au contexte africain. Il se trouve que le choix porté sur la ville de Louga se justifie parce qu’elle offre des potentialités financières pour les marchés européens et américains dans le domaine de l’artisanat (habillement, meubles, articles en cuir, etc.), de la transformation des produits agricoles (y compris le lait, la viande), du maraîchage. La ville de Louga recèle aussi d’énormes potentialités au plan culturel et dans le tourisme, plus spécifiquement sur son flanc ouest qui se trouve à proximité de la Grande Côte qui est une zone d’avenir du développement touristique. Au terme de six mois d’enquêtes réalisées pour recueillir des données statistiques sur la situation globale de la région par rapport aux 8 OMD, 26.087 ménages pauvres ont été recensés dans la région, soit un taux de 36,2%. Ces ménages devraient bénéficier d’un accès facile aux crédits, à l’eau potable, aux soins de santé et voir un développement soutenu des produits agricoles. Ces enquêtes ont révélé une relative faiblesse du taux de pauvreté des ménages puisque Louga est deuxième après Dakar qui compte 33,6% de ménages pauvres. Cette faiblesse s’explique par l’apport financier que drainait l’émigration surtout avant la crise financière de 2009 contribuant fortement au relèvement significatif du niveau de vie des populations. La pauvreté dans la région se manifeste dans une large mesure à travers le faible accès des populations aux services sociaux de base et à l’insuffisance des revenus notamment chez les ruraux qui dépendent essentiellement des activités agropastorales. Confirmant ces données, l’enquête démographique et de santé (EDS4) a démontré que moins de la moitié des femmes de Louga (48%) vivent dans un ménage pauvre alors qu’au niveau national, plus d’une femme sur trois (35%) appartient aux ménages les plus pauvres. Cependant, il faut relativiser ces données puisqu’à l’opposé, seulement 25% des femmes de Louga vivent dans les ménages relativement riches et 11,8% dans les ménages les plus riches, alors qu’au niveau national le pourcentage de femmes vivant dans des ménages aisés est plus élevé que celui de Louga (46%). L’enquête EDS 4 avait aussi montré que 20,6% des enfants de moins de 5 ans présentent une insuffisance pondérale à Louga. Des efforts constants ont été fournis dans la recherche de solutions pour la réduction de la mortalité infantile et maternelle. Ce qui fait que les services régionaux de santé ont amené le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans de 142,5 pour mille en 1999 à 96 pour mille en 2005. Il est ainsi de la réduction spectaculaire du taux de mortalité maternelle qui était de 377 pour mille en 2004 et a été ramené à 154 pour mille deux ans plus tard. La proportion d’accouchements assistés par du personnel de santé qualifié de 41% en 2002 à 55% en 2006. Pour davantage améliorer ce tableau, il reste à lever les difficultés d’accès aux services de santé, les problèmes de couverture en milieu rural, d’environnement insalubre et d’hygiène, de combattre l’analphabétisme des mères et les conceptions culturelles à risque (mariages précoces, itinéraires thérapeutiques, etc.). LOUGA VILLE DU MILLENAIRE Le projet s‘appuie sur une approche intégrée du développement basée sur la participation et la responsabilisation des communautés. De ce fait, l’implication des communautés est au coeur de tout le processus allant de la planification à l’évaluation en passant par l’identification des pistes d’action, la mise en oeuvre et le suivi. C’est dans cette perspective qu’un certain nombre d’outils ont été élaborés et des préalables requis pour renforcer la participation et la responsabilisation des populations par une collecte de données référentielles de base sur les villes et villages d’intervention afin de faire coïncider au mieux possible les interventions du projet aux besoins réels des communautés tout en s’attaquant à certains facteurs comme les inégalités genre etc. Cette démarche communautaire a permis de renforcer l’implication et l’engagement des communautés. s’est produite dans un contexte très favorable marqué par les avancées significatives dans le domaine de la décentralisation, de la déconcentration et l’autonomisation des pouvoirs locaux à la faveur de la loi portant décentralisation de 1996. C’est dans cette perspective que le projet Louga Ville du Millénaire s’est immédiatement inscrit dans la logique de renforcement des institutions locales pour leur permettre de mieux jouer leur rôle de coordination et de pilotage du développement au niveau local. Pour renforcer le plaidoyer et la communication sur les OMD, le projet s’est appuyé au niveau de la région sur le Comité régional de suivi des OMD. Cette option pour l’émergence d’une véritable bonne gouvernance locale a été un facteur décisif dans la réussite des actions menées en collaboration avec le Programme national de Développement local (PNDL) et le Ministère des Collectivités locale. Des actions significatives de renforcement des capacités ont été entreprises dans la ville de Louga qui ont d’ailleurs été démultipliées dans d’autres localités du pays. Concernant le renforcement des capacités opérationnelles en vue de favoriser la pérennisation des acquis, le projet a impliqué et accompagné les directions ministérielles au niveau régional et central dans la mise en oeuvre de leurs politiques sectorielles. Des actions de renforcer les capacités organisationnelles et techniques des organisations non gouvernementales et des diverses associations et groupements au niveau local ont aussi été mises en oeuvre. En tournée en Afrique, M. Jeffrey Sachs, directeur du Projet du Millénaire de l’Onu, disait, à l’occasion d’un point de presse que le Sénégal pouvait techniquement réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans les délais indiqués. Notre pays ne manque pas d’atouts pour réaliser ces objectifs. Dakar, sa capitale, est une ville qui, selon M. Sachs, assemble tous les éléments pour devenir un centre de développement économique en Afrique. Elle a le privilège d’être sur la côte et est un important centre d’échanges commerciaux en plus d’être l’une des grandes villes africaines les plus proches des marchés majeurs que sont l’Europe et l’Amérique. M. SACHS a, cependant, regretté que toutes ces potentialités ne soient pas exploitées afin le pays puisse tirer le meilleur de ses avantages comparatifs à partir du développement des services, du tourisme, des infrastructures culturelles. Au-delà de Dakar qui peine à miser sur ses avantages comparatifs, c’est la ville de Louga qui semble aujourd’hui la mieux disposée pour atteindre les principaux objectifs du Millénaire. En raison des meilleures dispositions qu’elle offre au regard d’une faiblesse de la pauvreté contrairement à ce que l’on pourrait penser, la capitale du Ndiambour dispose d’atouts majeurs pour réaliser les OMD. Louga est une des 11 villes africaines qui font partie de l'Initiative Villes du Millénaire (IVM), un projet de l’Institut de la Terre (Earth Institute) à l'Université Columbia. Comme complément du Projet des Villages du Millénaire, cette initiative a pour objectif d'aider les villes en Afrique subsaharienne à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Louga, avec une population juste en dessous des 100 000 habitants, est la plus petite des villes du millénaire. Cependant, en tant que capitale régionale avec de forts liens économiques avec ses alentours ruraux, elle exemplifie la situation de beaucoup de villes subsahariennes, ce qui fait d’elle un excellent modèle. Aujourd’hui, il est généralement admis qu’elle sera peut-être la seule ville à avoir atteint en 2015 l’essentiel des huit objectifs du millénaire pour le développement. En effet, dans la conception de son Plan de Développement économique, social et culturel (PDSEC), les résultats attendus des diverses actions qui seront entreprises vont bien au-delà des situations de référence tant au plan national que celles escomptées dans les OMD. Ainsi, au plan scolaire si les résultats s’avèrent conformes aux prévisions, la ville de Louga sera à 100% scolarisée avec une déperdition dont la courbe sera asymptotique au zéro. A la fin de l’année 2015, on ne devrait en principe plus voir des enfants originaires de la ville de Louga devenir des talibés ou trainer dans les rues la recherche de petits larcins à commettre. Idem aussi au plan sanitaire, des efforts ont déjà accomplis ces dernières années (voir article ci-contre) qui font penser que dans un avenir peu lointain, plus aucune femme ne mourra en couche dans le périmètre de la ville de Louga sauf pour cause médicale exceptionnelle. La mortalité infantile devra être réduite à sa portion la plus congrue, celle du destin et de la volonté divine que nul ne peut contrecarrer, et à laquelle ne peut s’opposer aucune politique de santé aussi efficace soit elle. Au plan de l’approvisionnement en eau potable, facteur décisif dans l’appréciation de l’état de la santé d’une population, des études ont faites qui ont permis de jauger l’état des besoins et de cibler les quantités à pourvoir pour chaque localité en vue d’avoir une couverture adéquate et suffisante des besoins en eau potable. Plus personne ne devrait en 2015 s’abreuver d’eau saumâtre provenant des mares ou de l’eau non améliorée comme le prévoit le Millenium Cities Initiative en collaboration avec l’Institut de la Terre du célèbre Columbia University de New York. L’essentiel des projets parrainés par le centre de Suivi des OMD basé au Sénégal devraient à faire de Louga la ville phare de l’Afrique en 2015 à l’heure où l’on devra faire le bilan des OMD.

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