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L’Apr en roue libre à Louga 
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  1. 1. 100 Fcfa GÉNIE EN HERBE N°120 Les cracks de 2014 viennent de Louga ! Page 8 Spécial LA COMMUNE ET LE DEPARTEMENT EN POCHE : L’APR EN ROUE LIBRE Page 6 Bimensuel d'informations générales - ISSN 08504331 - DU 15 au 30 JUILLET 2014 À LOUGA
  2. 2. BUZZ Qui en veut à Louga Infos ? Il nous a été donné de constater qu’un de nos confrères de Louga, particulièrement un des animateurs de la principale radio de la ville, tente de faire croire à l’opinion que votre journal préféré, Louga Infos serait financé par madame Aminata Mbengue Ndiaye, ci-devant maire de Louga. Nous n’avions pas l’intention de répondre à cette accusation grotesque si, au-delà de l’animateur de la radio en question, certains responsables de l’Apr n’avaient embouché la même trompette en portant les mêmes accusations. Il est pourtant connu que Louga Infos est un journal indépendant, géré par des Lougatois connus pour leur ancrage dans la société lougatoise, et leur amour pour la ville. Tout ce qui nous importe c’est la ville de Louga et l’épanouissement de ses populations. Les combats de politiciens qui se cherchent des adversaires à tout bout de champ ne sont pas les nôtres. Qui en veut à Louga Infos ? (Bis) En revanche, nos pages et nos colonnes sont réservées à tous les lougatois, quelle que soit leur appartenance politique ou sociale. Pour précision, madame Aminata Mbengue Ndiaye a souscrit une annonce publicitaire dans notre journal sous la forme d’un encart de deux pages qui lui a été facturé. Le candidat sorti vainqueur, Moustapha Diop a reçu lui aussi une correspondance lui assurant de la disponibilité de nos pages mais il n’a pas réagi. De la même manière que la radio qui tente de jeter le discrédit sur notre journal Walf Louga pour ne pas la nommer, est connue pour être très dynamique, commercialement parlant, car elle a été la seule de tout le Sénégal à offrir son antenne à un candidat pendant une journée entière lors de l’ouverture de la campagne électorale, moyennant bien sûr espèces bien craquantes, en contradiction flagrante avec les lois électorales de notre pays et, donc, en toute illégalité. Qui en veut à Louga Infos ? (Ter) D’ailleurs notre confrère devrait bien regarder où il met les pieds. Car ceux qu’il invite souvent grâce à sa proximité avec eux sont généralement ceux-là qui, pour des intérêts bassement politiques mais surtout crypto-personnels, sont capables d’attaquer jusqu’aux imams de la ville et de traiter leurs adversaires lougatois de tous les noms d’oiseaux rien que pour exister politiquement. Un responsable politique qui s’en prend à un imam apparenté à lui est bien capable de se retourner demain contre les animateurs et journalistes qui font preuve de trop de complaisance à son égard. Nous saluons d’ailleurs la maturité de ses camarades de coalition qui ont été obligés, pour réparer les dégâts qu’il a causés, d’aller chez l’imam en question pour lui demander pardon et l’assurer que les déclarations de ce politicien n’engagent que sa personne et non la coalition à laquelle il appartient. Moralité : il faut éviter de porter les combats des autres. Et pour clore la question, nous affirmons clairement que nous ne sommes redevables d’aucun homme politique. 77.571.17.56 A partir de ce numéro de téléphone portable, un individu anonyme appelle les responsables de Louga infos pour les insulter et proférer des menaces contre eux. Ce corbeau prétend dans ses messages grossiers que ses commanditaires ont maintenant les moyens de détruire Louga Infos puisqu’ils ont en projet la création de deux journaux (un local et un national) afin de nous combattre. Nous les attendons de pied ferme eux, leurs publications et leurs bailleurs de fonds. Et, à l’occasion, nous leurs conseillons de renseigner leurs concitoyens sur la provenance de leur richesse subite qui leur permet de combattre les lougatois au lieu de les assister, de soulager leurs maux et de contribuer au développement de leur localité… Quant au commanditaire de ces messages, il est seulement dommage qu’il avance à visage masqué. Nous aurions bien aimé qu’il se découvre afin que le combat soit plus loyal. Wassalam ! Continuité Louga vient d’élire de nouveaux responsables municipaux et un nouveau maire en la personne de Moustapha Diop. S’il est vrai que c’est une autre équipe issue d’une autre formation politique qui est aux affaires, il n’en demeure pas moins que le principe de continuité doit prévaloir dans la gestion de notre cité. Aussi le Pdsec (Plan de développement social, économique et culturel) doit être poursuivi, les promesses de l’équipe sortante doivent être tenues et les réalisations accomplies. Le nouveau maire ne devrait pas, pour des raisons d’opposition politique renoncer aux projets et programmes de son prédécesseur car l’objectif prioritaire reste la ville de Louga. Continuité (Bis) Quant à Madame Aminata Mbengue Ndiaye, maire sortante, elle avait par exemple initié un projet de pavage de la principale artère de Louga, projet qu’elle devait concrétiser avec l’aide de Khalifa Sall himself, maire socialiste de Dakar qui avait promis de le financer en raison du jumelage qui existe entre la mairie de Dakar et celle de Louga. Nous osons espérer que madame l’ex-maire aidera son successeur à mettre en oeuvre ce projet ainsi que tous les autres dont le financement a été promis par l’Association internationale des maires francophones. Si le nouveau maire y ajoute ses propres projets en développant de nouveaux partenariats (car il possède un bon carnet d’adresse national et international), ce serait tout bénéfice pour notre bonne ville car les Lougatois auront ainsi la preuve que leurs dirigeants ne roulent que pour Louga et non pour les intérêts étroits de leurs partis. Baye Bass Diop, artisan de la victoire de son fils ? A y regarder de bien près, l’élection de Moustapha Diop à la tête de notre mairie peut sembler logique. Au-delà de la fortune colossale que le candidat de l’Apr a injectée à Louga avant et pendant la campagne électorale, il faut rappeler que le gars bénéficie d’une solide assise politique en la personne de Baye Bass, son père. Baye Bass est en effet un vieux de la vieille, un responsable qui a toujours solidement tenu sa base traditionnelle du grand quartier Keur Serigne Louga. Socialiste depuis l’époque de Senghor, Baye Bass a toujours battu tous ses adversaires dans ce quartier depuis le temps des Moustapha Cissé et Daby Diagne, pour ne citer que ceux-là. Et les hommes politiques lougatois savent tous que qui tient Keur Serigne Louga a de fortes chances de remporter les élections locales dans notre ville. Or, à la lumière des résultats, l’on s’aperçoit que Moustapha Diop a largement gagné dans le fief de son père qui, même s’il avait pris sa retraite, s’est investi cette année sans compter pour son fils qui a bénéficié et de sa base et de son expérience politique. Baye Bass Diop, artisan de la défaite de Cheikh Lo ? S’il est vrai que Moustapha Diop a bénéficié de la notoriété de son père et de la base politique de ce dernier pour gagner l’élection, il faut quand même se poser des questions sur la défaite de cet autre homme politique lougatois qui milite au Parti socialiste depuis Mathusalem et qui en est le Secrétaire général de la coordination communale. Cheikh Lo s’active en effet chez les socialistes depuis le temps de Senghor mais malgré sa position dans le Parti socialiste et son ancienneté sur le terrain il n’a pas réussi à battre Moustapha Diop à Keur Serigne Louga qui est aussi son fief. Les Lougatois s’interrogent encore sur la manière trop facile dont il a été battu, lui et sa camarade Lika Diaw qui elle aussi a perdu dans son centre de vote. Est-ce dû aux contradictions internes du Ps qui avaient conduit, selon les mauvaises langues, Aminata Mbengue Ndiaye à refuser de lui faire une délégation de signature pour les affaires de la mairie ? En tout cas du côté de ses camarades socialistes on préfère dégager en touche en se demandant plutôt s’il n’a pas fait de la place exprès à son adversaire apériste ? Pour sa part, Louga Infos donne sa langue au chat en attendant d’ouvrir ses colonnes à l’ami Cheikh Lo afin qu’il explique aux Lougatois les raisons de sa défaite, d’autant plus que les mauvaises langues annoncent déjà sa marche vers… l’Apr. LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 GROUPE LOUGA COMMUNICATION “GLC” 19, AVENUE AHMADOU SAKHIR MBAYE - SANTHIABA CENTRE LOUGA - SÉNÉGAL - ISSN 08504331 TÉL. 77 609 95 12 FONDATEUR ÉDITEUR ABDOULAYE BAO CONSEILLER DE LA RÉDACTION MOUSTAPHA SARR DIAGNE Responsable commercial Moustapha Cissé MAQUETTE & MISE EN PAGES M. SALL © 77 151 27 81 ASSISTANTE PAO MAME FATOU NDIAYE BAO Credit photos MBAYE SARR RAPPEL A DIEU DE SOKHNA NDEYE DIOP DJILY C’est avec tristesse et consternation que les Lougatois ont appris le rappel à Dieu de l’une des illustres personnalités de notre ville, en l’occurrence Adjaratou Ndèye Diop Djily, veuve du défunt marabout bienfaiteur El Hadj Djily Mbaye. L’émoi s’est emparé de la population aussitôt la nouvelle de son décès connu, faisant accourir de partout parents, alliés et sympathisants qui sont tous venus apporter leur soutien à la famille. C’est que cette dame qui vient d’être rappelée à Dieu est remarquable à tous égards. Elle rassemblait autour de sa modeste personne toutes les qualités attendues d’une musulmane pratiquante : piété, bonté à l’égard des autres, sens du partage, aide aux nécessiteux et prières généreuses à tous ceux qui traversaient des difficultés. Tant et si bien qu’un illustre Lougatois, évoquant les qualités de cette femme exceptionnelle, confiait à un de ses proches : « Si j’étais obligé de choisir une autre mère, je ne pourrais trouver meilleure qu’elle !» Témoignage ne peut être plus éloquent à l’égard d’une épouse dévouée, d’une mère protectrice et d’une bienfaitrice discrète. Combien de familles ont bénéficié de ses largesses dans la discrétion la plus totale ? Combien de femmes en détresse ont trouvé aide et réconfort auprès d’elle ? Nul ne le sait. Mais nombreux sont les Lougatois qui, sans jamais avoir vu son visage, connaissent ses actions en faveur des démunis. C’est dire qu’elle détestait l’ostentation et accomplissait toutes ses actions loin de toute publicité. Louga Infos s’associe à tous les Lougatois pour présenter ses condoléances à sa famille et prier Dieu qu’il l’accueille dans son saint Paradis.
  3. 3. Les termes du challenge pour la nouvelle équipe municipale Les compétences ploient sous le poids de la proximité avec le maire LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 POLITIQUE Aujourd’hui que les rideaux sont tombés sur les élections locales, l’heure est à l’ouverture de nouvelles perspectives pour les équipes municipales entrantes. Assurément, les défis seront grands et seront nombreux pour les nouveaux conseils et nouveaux maires qui seront incessamment installés. Une bonne gouvernance territoriale impose qu’il n’y ait aucune césure dans l’administration des affaires de la cité. Généralement, il a été observé par les structures en charge de la promotion de la gestion municipale que les nouveaux élus mettent beaucoup de temps à s’adapter à leurs nouvelles fonctions. D’ailleurs, ces mouvements erratiques, ces ruptures observés avant et après les passages de témoin entre les équipes sortantes et entrantes constituent un véritable goulot d’étranglement de la gestion municipale. Les nouveaux élus ont toujours tendance à remettre en cause certains choix opérés par leurs prédécesseurs et rechignent à honorer l’encours de la dette que la municipalité a contracté auprès de certaines institutions. L’Agence de Développement municipal en a souvent fait les frais, elle qui contractualise à travers les contrats de ville avec les communes. A chaque élection, le taux de remboursement de la dette des municipalités connaît une baisse vertigineuse. Cette discontinuité dans la gouvernance municipale est l’une des causes premières de la stagnation dans le processus du développement territorial. A la décharge des nouvelles équipes municipales, il faut reconnaître que la gestion des communes est devenue très complexe avec l’instauration de nouvelles formes de partenariat comme les contrats de ville et de nouvelles formules de coopération avec les institutions internationales. Avec l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation, il va falloir encore prendre du gris sur gris. Parce que les procédures, déjà très complexes pour les communes d’envergure, vont encore l’être d’avantage. Le financement du développement local se fera plus exclusivement sur les fonds octroyés par l’administration central. La particularité de cette nouvelle réforme territoriale est qu’elle mise sur un partenariat public privé qui requiert de nouvelles attitudes des équipes municipales. Il ne s’agit plus pour les maires et leurs collaborateurs d’être à l’expectative, comme on le faisait à l’ancienne, espérant que les ressources tomberont du ciel par le biais du Fonds de Dotation de la Décentralisation ou du BIC (Budget d’Investissement consolidé). L’expérience a prouvé que cet attentisme a fait le lit du déclin de certaines communes, d’autant plus que les ressources qui doivent normalement être affectées aux collectivités locales, tardent très souvent à tomber dans l’escarcelle des communes. Et si toutefois, par bonheur elles y parviennent, c’est une portion congrue de la TVA (Taxe sur la Valeur ajoutée) que l’Etat central consent à donner aux collectivités locales. La communalisation intégrale initiée par l’Acte 3 de la Décentralisation va rendre l’opération bien plus ardue. Non seulement, l’enveloppe que l’Etat central distribuait aux communes était en total déphasage avec l’importance des compétences transférées aux collectivités mais en plus il faudra aujourd’hui opérer des arbitrages plus délicats du fait de l’uniformisation du statut des collectivités locales. PAR CHÉRIF SARR Face à tous ces challenges, les équipes municipales devront faire preuve d’ingéniosité pour attirer des investissements vers leur localité. Concernant spécifiquement la commune de Louga, il faut reconnaître qu’elle a toujours été en pole position dans le processus de la décentralisation. Louga a été la première commune sénégalaise à signer un contrat de ville avec la Banque mondiale par le truchement du Programme d’Appui aux Communes (PAC). Alors que certaines communes sénégalaises ont encore du mal à s’acquitter de l’emprunt contracté dans le PAC, Louga avait réussi à avoir un second contrat de ville à travers le PRECOL (Programme de Renforcement et d’Equipement des Collectivités locales). Aujourd’hui, classé ville du Millénaire, la commune de Louga a mis en place en partenariat avec le l’Initiative des Villes du Millénaire et le Centre des OMD pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre) un Plan de Développement social, économique et culturel (PDSEC 2014-2018) dont la pertinence ne fait l’objet d’aucune contestation. De nombreux bailleurs de fonds se sont d’ailleurs engagés à financer les projets contenus dans ce plan. Pour cette raison, la grande erreur de la nouvelle équipe municipale serait de vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain. Le développement est un long processus, il résulte toujours d’une sédimentation d’actions menées des hommes qui se sont succédés aux commandes de la gestion des affaires de la cité. Il s’agit de faire de telle sorte que les actions d’hier soient consolidées et que celles de demain puissent apporter les corrections nécessaires pour un mieux-être des populations. C’est sur ce registre que se jouera le sort de la nouvelle équipe municipale. Moustapha Diop et ses collaborateurs seront jugés sur leurs capacités à apporter un plus à ce que Aminata Mbengue Ndiaye a déjà réalisé. C’est en ces termes que se posera le challenge de la nouvelle équipe municipale. Jamais dans l’histoire du conseil municipal de Louga, un bureau n’a suscité autant de commentaires, de déceptions et d’inquiétudes quant à la qualité des membres choisis pour présider aux destinées d’une ville qui, en réalité, regorge de compétences avérées. Et l’après-midi du Jeudi 17 Juillet 2014 restera à jamais gravée dans la mémoire de bons nombres de lougatois, tant les hommes choisis pour conduire le conseil municipal n’inspirent pas confiance quant à leur capacité à accomplir convenablement la mission aussi capitale que de devoir représenter les populations de Louga dans certains centres et sphères de décision. A la seule exception du premier adjoint et du quatrième (N’Diaga Yandé Diop et Ismaila M’Bengue Fall), tous les autres postes d’adjoints et les hommes choisis laissent perplexe quant à leur niveau d’études (Le savoir lire, écrire et s’exprimer dans la langue officielle), leurs capacités managériales laissent à désirer. Il ne s’agit pas de remettre en cause la valeur intrinsèque des deuxième et cinquième adjoints, mais de dire objectivement et sans à priori, que leurs compétences pourraient prospérer ailleurs que dans la gestion d’une collectivité avec tout ce que requiert l’Acte 3 de la décentralisation. Il ne s’agit pas dans cette forme de gestion nouvelle, de pouvoir ouvrir un bureau, recevoir des partenaires et militants de partis dans les locaux, s’auto satisfaire du statut de « Monsieur le maire », mais de pouvoir participer à la conception, à l’élaboration et à l’exécution de grands projets et chantiers à même d’aider à impulser un développement local endogène. Pour se faire, l’élu doit être théoriquement armé, scientifiquement opérationnel et capable de répondre pour convaincre le plus sceptique des décideurs et autres partenaire sur la pertinence des programmes. Et à voir de plus près la configuration du bureau municipal, on est enclin à penser que sa configuration n’augure pas une trajectoire rassurante si toutefois, un miracle ne se produit pas. A moins que le maire use de stratagème à même de pallier ces manquements sur le choix de certains hommes. L’autre aspect au coeur des contestations des choix opérés par Moustapha Diop, c’est le poste de troisième adjointe confiée à une dame, présente à Louga pour les besoins de service. « Comment une personne qui ne paie pas d’impôt et de taxes municipales à Louga puisse être choisie à ce poste, alors qu’une fois mutée ailleurs, elle rentrerait tout bonnement chez elle où elle s’acquitte de ses obligations fiscales » se lamente plus d’un PAR KHALIF A. WÉLÉ lougatois. Des choix d’autant plus controversés que dans ce conseil municipal, figure un ancien président de Conseil régional, Un ancien recteur d’université, des inspecteurs d’enseignement et des ingénieurs encore opérationnels dans leurs secteurs socioprofessionnelles entre autres. Tout ce beau monde a été préféré à des hommes à la faveur d’un clientélisme politique et aux capacités managériales douteuses. C’est comme si avec cette nouvelle équipe, c’est une reculade de plusieurs années dans la configuration du conseil et que les lougatois ruminent amèrement. Election du bureau municipal de la commune de Louga Moctar Diop 1er adjoint Mor Sylla 2ème adjoint Bineta Cissokho 3ème adjoint Ismaila Mbengue Fall 4ème adjoint Djiby Diallo 5ème adjoint
  4. 4. 4 POLITIQUE UN NOM SUR LES VISAGES DE NOS CONSEILLERS LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 Aïssata KA commerçante Macissé THIAM Professeur en retraite Aïda Sy DIOP Commerçante Moustapha NDIAYE Inspecteur d’Académie en retraite Faya NDIAYE Commerçante Modou DIOP Op Economique Ndéye Fama DIALLO Enseignante Mafall DIA Op Economique Ndéye SEYDI Enseignante Lakhbouss DIAKHATE Enseignant Elhadji Modou GAYE Enseignant Isseu CISSE Commerçante Leyssa DIENG Commerçante Marcel KONATE Enseignant Helene George NDambao TINE Professeur Ibrahima NDIAYE Ingénieur Papa Malick SYLLA Inspecteur Thiané DIENG Ménagère Mbaye GUEYE Sans Ndéye Fatou NDIAYE Commerçante Ramdane DIAKHATE Sans Yacine FALL Commerçante Talla DIOP Chauffeur Dame FAYE Etudiant Ndickou BA Commerçante Souleymane DIOP Enseignant Samba FALL Bineta CISSOKHO Enseignante Papa Ibra SAMB Professeur Fatou GUEYE Comptable Abdoulaye SYLLA Archiviste Sira Oumou BA Animatrice Culturelle Bara LO Opérateur Economique Seynabou TOURE Enseignante Ibra WADE Enseignant Ndéye Yebe THIAM Commerçante
  5. 5. LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 POLITIQUE 5 UN NOM SUR LES VISAGES DE NOS CONSEILLERS Serigne Malick DIA Opérateur Economique Thiara NIASS Ménagère Ibrahima DIOP Assureur Mame Khary Gaye FALL Enseignante Birahim TALL Electricien Sattal Diop MBaye Sarr Cissé Makhtar FALL Enseignant Amadou Lamine DIAW Ingénieur Electromécanique Mamadou Yeriba BA Professeur NDéye Thiam MBaye Guéye Moctar Diop 1er adjoint Mor Sylla 2ème adjoint Bineta Cissokho 3ème adjoint Ismaila Mbengue Fall 4ème adjoint Djiby Diallo 5ème adjoint LES ADJOINTS AU MAIRE
  6. 6. LA COMMUNE ET LE DEPARTEMENT EN POCHE : L’Apr en roue libre à Louga PAR BADARA SAMB Amadou M’Berry Sylla, député et Président du Conseil départemental de Louga Un émigré au parcours atypique devenu homme politique LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 POLITIQUE S’il y a une ville où les responsables du parti présidentiel peuvent pavoiser, c’est bien Louga. A l’occasion des élections locales, en effet, l’Apr a raflé la mise en battant tous ses adversaires aussi bien dans la commune de Louga que sur l’ensemble du département. Le pari était pourtant risqué car Louga est toujours resté un fief du Parti socialiste, qui consentait, quelques rares fois, à accorder une petite place au Pds histoire de donner un peu de piquant à la vie politique locale. Ainsi pendant des dizaines d’années, seuls ces deux partis politiques polarisaient la vie politique locale, leurs responsables se partageant les responsabilités à tous les niveaux. Que l’Apr ait réussi aujourd’hui à supplanter tous ces ténors en s’emparant aussi bien de la Commune que du Conseil départemental doit donc être considéré comme un exploit. Surtout que pour mettre la main sur la commune, il fallait déraciner le baobab Aminata Mbengue Ndiaye et son parti, le Ps, solidement ancrés dans le terroir depuis l’époque des présidents Senghor et Diouf. Qui plus est ce baobab était nourri au lait du ministère de l’Elevage ou madame Aminata Mbengue Ndiaye bénéficiait d’un vaste courant de sympathie auprès des éleveurs et pouvait aussi, à l’occasion, faire usage des moyens de l’Etat comme tous les autres candidats de la coalition au pouvoir qui étaient membres du gouvernement. La battre dans ce fief des socialistes n’était donc pas évident, ce qui ajoute au mérite du parti présidentiel qui a réussi à s’imposer là où tous les pronostics lui étaient défavorables. Les hommes du président Macky Sall ont donc les coudées franches pour dérouler tranquillement leurs plans en faveur du développement de Louga. Le temps n’est plus aux déclarations de bonnes intentions ni aux promesses de campagne. Les Lougatois qui ont donné au parti au pouvoir tous les instruments de commande et tous les moyens légaux pour booster le développement de leur terroir n’attendent plus que des actes et des réalisations visibles. Si les nouveaux élus donnent satisfaction aux populations qui les ont choisi, l’Apr et le président Macky Sall en tireront un grand bénéfice au même titre que le maire et le président du Conseil départemental mais, s’ils échouent, Mberry Sylla et Moustapha Diop seront les seuls à rendre compte aux Lougatois. Le député Amadou M’Berry Sylla, récemment élu à la tête de la nouvelle institution départementale mérite que l’on s’arrête un peu sur son parcours qui ne manque pas d’intérêt. Natif de Louga, Amadou M’Berry Sylla ne semblait point à ses débuts, prédestiné à des responsabilités politiques tant ses débuts étaient très distants de ce phénomène qui ne semblaient pas entrer dans ses cordes. Dans les années quatre vingt, M’Berry était de ces émigrés lougatois qui faisaient beaucoup parler de lui car, faisant partie des plus influents de « modou modou » de cette époque. De ses nombreux séjours en Europe, il a eu à inspirer beaucoup de lougatois qui, par son truchement, ont goûté les délices de l’émigration qui à cette époque, était la seule préoccupation des lougatois. D’un niveau d’études modeste (M’Berry n’a pas dépassé l’étape du collège), il a réussi à tisser sa toile dans ce chemin sinueux qui mène au sommet de la hiérarchie politique et institutionnelle. Très proche du parti socialiste d’alors sans jamais y avoir milité, M’Berry Sylla s’est depuis ses voyages en Europe, intéressé au mouvement associatif, notamment à l’ASAC N’Diambour et au club de son quartier, le BARACK qui a été dans les années 80, citée en exemple pour avoir porté des équipements importés d’Europe avec la bénédiction de l’Homme. Mais les circonstances de la vie ouvriront d’autres perspectives au député qui, en 1998, au détour d’une conversation avec une nouvelle connaissance qui lui faisait le reproche malgré son poids, de laisser le terrain politique aux autres, M’Berry, comme atteint dans son orgueil, décide systématiquement de se faire entendre et sa première cible, sans avoir milité dans un parti politique, était la mairesse de l’époque, Aminata M’Bengue N’Diaye. Une façon bien pensée sans doute de viser haut pour s’aménager une place dans la haute hiérarchie. Mais cette sortie contre l’ex maire de Louga n’a pas manqué de réaction de la part des socialistes qui répliqueront au point de revisiter les contours de son « retour au pays natal ». Blessé et visiblement atteint, M’Berry fera de Aminata M’Bengue N’Diaye son adversaire politique attitré, la défiant partout sans toutefois jamais démontrer sa suprématie politique sur cette dernière qui continuait de refuser d’être son alter ego. Il fallait alors que M’Berry adhère à un parti politique pour porter son combat et c’est l’Alliance des Forces de Progrès qui sera son premier parti d’accueil. Ce jour du 12 Décembre 1998, il signera son adhésion à l’AFP et tiendra le lendemain un point de presse pour le confirmer. Mais le compagnonnage avec le parti de Moustapha Niasse ne durera pas longtemps du fait des batailles internes pour le contrôle de ce parti à Louga dont, en vérité, les premiers responsables s’appelaient Modou Sall, Samba Diaw Thiam, Bécaye Faye, Modou Karré entre autres. C’est de là que M’Berry a commencé à développer ses capacités de « manoeuvrier » et finira par rallier le PDS après la défaite des socialiste où là, il a vite choisi Macky Sall, alors Premier ministre comme chapeau politique. C’est cela qui a permis, à celui que ses adversaires considèrent comme « un illettré » de cheminer avec Macky jusqu’à la prise du pouvoir par ce dernier. De là, le chemin était balisé. Car, si en 2009, à la faveur d’une coalition nommé « Benno Siggil Sénégal » il intègre le conseil municial de Louga et élu deuxième adjoint au maire (Amina M’Bengue N’Diaye), il n’a pas cessé de lorgner ailleurs et continué d’attaquer celle qu’il considère comme sa rivale mais qui, elle, l’ignorait superbement. Aux dernières législatives, sous le couvert de la même coalition, M’Berry est élu député à l’Assemblée nationale et porté secrétaire élu pour une législature. Sans démordre de ses ambitions, M Sylla mettra toute sa ruse et astuces poltiques qui lui donneront, malgré une adversité farouche de deux tendances de l’APR qu’il a rallié depuis sa création, le statut de mandataire départemental alors que lui était plus préoccupé par la mairie de Louga. Se voulant « conforme à la discipline du parti », M’Berry décide de plonger malgré les railleries de ses adversaires de parti qui PAR KHALIF A. WÉLÉ le voyaient dans une mare à crocodiles, autrement dit défait avant les élections pour devoir croiser le fer avec des sommités politiques locales. Au finish, il remportera avec Samba Kanté le scrutin et devient le premier président du Conseil départemental de Louga. Preuve que la politique ne réussit pas seulement qu’aux « lettrés », chapeauté aujourd’hui par celui que ses partisans ont toujours diabolisé.
  7. 7. LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 POLITIQUE MICMACS LORS DE L’ELECTION DE MBERRY SYLLA A LA TETE DU CONSEIL DEPARTEMENTAL : Des responsables de l’Apr dénoncent une «forfaiture» et un coup d’Etat Réactions de responsables de l’Apr à l’issue du vote “Le département a été poignardé” PAR KHALIF A. WÉLÉ Dès son installation officielle par le préfet du département de Louga, M. Mberry Sylla qui venait d’être élu par la totalité des Conseillers de son parti et leurs alliés a, en effet, demandé une suspension de séance inattendue pour se concerter avec ses hommes. Ceux d’entre les nouveaux conseillers qui connaissaient les capacités manoeuvrières de l’homme commencèrent à se poser des questions. Que signifiait cette suspension de séance, pourquoi n’avait-il pas associé à ses concertations les autres alliés et à quelles fins s’était-il retiré avec seulement certains de ses proches ? Ils n’avaient pas fini de trouver les bonnes réponses que leurs craintes se confirmèrent. Mberry Sylla avait bel et bien une idée derrière la tête ! Quelques jours avant l’élection des membres du bureau du Conseil départemental, la direction du parti avait réussi à confectionner une liste consensuelle que tous les élus Apr et leurs alliés de Louga avaient approuvée. Il était convenu que personne ne se présenterait contre les candidats présents sur cette liste établie par la direction nationale de l’Apr pour les postes de vice-présidents et de Secrétaires élus. Mais dès la reprise de la séance, Mberry Sylla annonce l’ouverture des candidatures pour le poste de Premier adjoint. En principe, seule la personne présente sur la liste, en l’occurrence Demba Kâ de Keur Momar Sarr devait se présenter mais, contre toute attente, un adversaire s’est signalé à cet instant précis en la personne de Badara Samb, un proche de Mberry Sylla. Aussi, au lieu de désigner le vice-président par acclamation puisqu’il n’aurait eu aucun adversaire en face de lui, il fallait désormais procéder au vote par bulletin secret conformément aux dispositions légales. Et à ce jeu, les partisans de Mberry Sylla étaient les mieux préparés car ils ont battu tous leurs concurrents qui étaient pourtant les favoris de la direction nationale de l’Apr. C’est ainsi qu’après Demba Kâ, battu par Badara Samb pour le poste de premier vice-président, ce fut au tour de Cheikh Lo, pourtant un socialiste puisqu’il est le Secrétaire général de la coordination communale du Ps pour Louga, d’aller battre à plate couture Kane Mbaye de l’Apr en compétition pour le poste de deuxième vice-président. Le scenario a été le même pour l’élection des Secrétaires élus puisque les deux candidats de Mberry, à savoir Abbou Khadre Lô et Amadou Samb ont été élus au détriment de leurs adversaires du jour qui, du coup, ne trouvaient plus les mots justes pour maudire le jour où ils ont accepté de faire confiance à ce vieux crocodile de la politique lougatoise qui venait de les ridiculiser sans états d’âme. Mberry Sylla avait en effet bien préparé son coup car ses hommes étaient largement majoritaires sur la liste des conseillers élus. Pour exemple, le socialiste Cheikh Lo a été élu par quarante cinq voix sur les cinquante six votants, devançant ainsi son adversaire apériste de 32 voix alors pourtant que ce dernier avait été choisi par la direction du parti. On comprend ainsi aisément la colère des responsables de l’Apr qui ont été habilement dribblés par Mberry Sylla et qui menacent d’opérer des représailles contre le parti si la direction ne «corrige» pas la «forfaiture» du tout nouveau président du Conseil départemental de Louga. Plutôt que de s’estomper, le malaise qui était constaté jusqu’ici au sein de l’Apr dans notre région s’est ainsi épaissi avec cette nouvelle tournure qui bouleverse tous les plans des responsables locaux. A l’image d’un Samba Kanté qui ne décolère par et qui a affirmé sans sourciller après cette élection qualifiée de «forfaiture» que «le département a été poignardé dans le dos». A peine les opérations terminées et que le nouveau président Mberry Sylla appelait dans son discours à une unité pour «travailler à développer les potentialités du département de Louga», des responsables de la même formation politique que lui ont spontanément organisé une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils appellent une forfaiture. SAMBA KANTE, MAIRE DE NGUER MALAL ET DIRECTEUR GENERAL DE LA SAED : «Personne ne peut expliquer l’attitude de Amadou Mberry Sylla. Nous avions, en présence de la direction du Parti à Dakar, trouvé un consensus sur les postes à occuper. Mais lorsque j’ai eu des informations sur des négociations secrètes entre Mberry et l’opposition et que j’ai tenté de l’appeler durant deux jours en vain, j’ai commencé à émettre des doutes jusque dans la nuit du mercredi. Là, vers deux heures du matin, il me rassure en affirmant que tout sera respecté. Mais voilà ce qu’il nous sert ! Il complote avec l’opposition contre son propre parti. Et le département qui regroupe 80% de l’électorat a été royalement oublié au bénéfice de ses propres hommes. Il (Mberry Sylla) a manqué de discipline de parti et favorisé l’injustice. Nous demandons à Macky de corriger cette anomalie aux conséquences incalculables pour le parti.» KANE MBAYE, COORDONNATEUR DES CADRES REPUBLICAINS “C’est une forfaiture et un coup d’Etat !” «Mberry Sylla a cassé du sucre sur le dos de ses frères de parti. Nous ne comprenons pas son attitude. Car, par respect aux directives du Parti, nous avons tous voté pour sa seule candidature. Mais à peine élu, il suspend la séance, se concerte avec ses hommes et l’opposition pour faire ce coup d’Etat. C’est une forfaiture et une inélégance politique. Il a passé outre les directives données par la direction du parti pour satisfaire ses hommes et l’opposition au détriment de l’Apr. Mberry est habitué des forfaitures et des coups bas mais cette fois, cela ne passera pas. Nous interpellons directement le président Macky Sall pour arrêter cette pratique qui ne plaide pas pour les intérêts du parti.» Abdou Khadre Lô 1er sécretaire élu Amadou Samb 2ème sécretaire élu Badara Samb 1er Vice président Cheikh Lô 2ème Vice président Le Conseil départemental de Louga a élu son nouveau président. Comme convenu par consensus entre militants de l’Apr et leurs alliés avant les opérations électorales, c’est Mberry Sylla qui sera élu comme président du Conseil départemental. Mais c’est là que s’arrête le consensus. Car une fois élu par les conseillers et installé par le préfet, c’est le nouveau président qui devait procéder à la suite des opérations, c’est-à-dire l’élection de ses collaborateurs directs que sont les membres du bureau. C’est là que les micmacs de Sylla ont commencé à se faire jour, au grand dam des conseillers de l’Apr et de leurs alliés qui n’en reviennent toujours pas de constater avec amertume qu’ils ont été victimes d’une entourloupe.
  8. 8. GÉNIE EN HERBE Les cracks de 2014 viennent de ELU 2ÈME VICE-PRÉSIDENT DU NOUVEAU CONSEIL DÉPARTEMENTAL : LOUGA INFOS – N°120 JUILLET 2014 8 SOCIÉTÉ Le fait est inédit. Pour la première fois depuis la création du concours Génie en herbe, le Lycée Malick Sall de Louga s’est distingué en remportant la première place face aux redoutables cracks du Prytanée militaire de Saint-Louis (2éme) et du Lycée Mariama Bâ de Gorée (3éme). C’est d’ailleurs la première fois que Louga se distingue dans ce type de compétition intellectuelle grâce au génie de six jeunes qui ont pour nom Khadim, Mouhamadou, Serigne Mbacké, Ousmane, Ndack et Mohamed. La finale qui s’est déroulée dans le somptueux cadre du King Fahd Palace à Dakar a vu la présence d’un public très nombreux et elle était diffusée en direct à la télévision. Nos six cracks du Lycée Malick Sall ont confirmé leurs qualités en s’imposant tous au baccalauréat au premier tour, et avec mention s’il vous plaît. Alors pourtant que les résultats du bac frisent l’hécatombe sur l’ensemble du territoire. De quoi bomber le torse pour tous les Lougatois qui n’avaient plus l’occasion d’étaler leur fierté depuis la descente aux enfers du seul spécialiste local de la compétition, le Ndiambour… Mais il faut surtout féliciter et rendre hommage à leurs professeurs et encadreurs, et à leurs parents qui se sont tous investis pour la réussite de ces jeunes et la gloire de notre cité. Le cas du Secrétaire général de la coordination du Parti socialiste à Louga est tellement intéressant qu’il mérite que l’on s’y arrête un instant. Aux élections locales passées, Cheikh Lô, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’est attiré toutes les suspicions et foudres de ses camarades de parti (ndlr : Parti socialiste) qui le soupçonnaient d’avoir conclu un deal avec l’Apr du fait de la cuisante débâcle qu’il a subie dans son fief et centre de vote de Manar Al Houda. Ce centre pilote de la commune de Louga qui polarise l’un des électorats les plus forts a, de tout temps, été remporté par les socialistes à Louga, ce qui les propulsaient toujours devant leurs adversaires. Mais aux dernières locales, l’entrée en jeu du jeune Moustapha Diop habitant le même quartier que lui pouvait certes changer la donne, mais personne ne pouvait s’attendre à une défaite aussi lourde du Parti socialiste et de son Secrétaire général dans son propre fief. Près de 700 voix d’écart entre lui et le nouveau maire dans ce seul centre de vote au moment où Aminata Mbengue Ndiaye, Moussé Fall, Pape Massar Ndoye et autres faisaient le plein dans leurs quartiers respectifs. Et déjà, quelques jours avant le scrutin, Cheikh Lô était suspecté de sabotage et de connivence avec l’Apr. Ce que lui-même et ses proches ont toujours démenti. Même après la proclamation des résultats dans son centre de vote, certains continuaient à prendre la défense de celui qui est de fait le numéro 1 des socialistes de Louga. Mais ce qui rajoute aux suspicions de connivence avec l’Apr, c’est son élection au poste de deuxième vice-président du conseil départemental contrôlé par le parti de Macky Sall. Inscrit pour diriger la liste proportionnelle de la coalition «Benno Défar Ndiambour», cette liste n’obtiendra que huit conseillers sur les soixante élus. Et à l’élection du bureau du Conseil départemental, Cheikh Lô est élu deuxième vice-président avec quarante cinq voix, s’offrant même le luxe de battre un candidat responsable de l’Apr. Ce qui n’est pas sans susciter des interrogations quand on sait que le responsable socialiste est la seule personne élue en dehors des partisans de Mberry Sylla qui occupent tous les autres postes. Pourtant ce n’est pas faute d’autres candidatures au bureau puisque «Bess Du Niakk» a proposé sa candidature au bureau mais a été laminé. C’est à se demander comment le socialiste a réussi à glaner les voix des «apéristes» là où des responsables de ce même parti ont échoué. C’est pour ces raisons, entre autres, que socialistes lougatois et observateurs avertis de la scène politique locale s’interrogent encore pour débattre sur la suspicion entretenue depuis la veille des élections et que l’élection du bureau du conseil départemental, loin de trancher le débat, en rajoute encore. Louga ! Navetanes Le fait qui mérite l’attention des observateurs à l’issue des élections locales, c’est l’entrée en masse d’acteurs du mouvement Navétanes dans le conseil municipal. Il est vrai que les mouvements associatifs de jeunesse ont toujours participé activement à la vie de la cité, mais c’est la première fois qu’on en voit un si grand nombre s’engager aux côtés des responsables politiques dans le but de faire partie des décideurs ou de contrôler l’action de ces derniers. Espérons seulement que les contradictions internes qui minent le mouvement Navétanes à Louga comme partout ailleurs au Sénégal ne seront pas transposées au sein du nouveau Conseil municipal. Anciennes gloires Dans notre pays nous aimons bien nous souvenir des performances de nos anciennes gloires du sport. Mais, paradoxalement, nous nous contentons d’évoquer leur passé glorieux sans nous soucier de leur présent et de leur futur. C’est ainsi qu’après avoir donné du plaisir et des sensations fortes à leurs concitoyens, beaucoup d’entre eux se retrouvent sur la touche lorsqu’ils prennent de l’âge. Certes ils continuent à mener leurs activités sans rien demander à personne mais rien n’est fait pour leur rendre la vie plus agréable après tout le bonheur qu’ils nous ont donné dans le passé. Notre commune devrait réfléchir à la meilleure manière de mettre à contribution ces personnes ressources afin de leur permettre de participer à la vie communautaire et d’aider à l’épanouissement des jeunes générations. Ndiambour Le président du club phare de notre ville, Gaston Mbengue, a décidé de prendre le taureau par les cornes. En prévision de la prochaine saison de football, Gaston s’est engagé à mettre à contribution toutes les compétences lougatoises afin de préparer le Ndiambour à faire face, dignement, aux prochaines échéances. C’est ainsi qu’une grande journée d’études va être organisée prochainement, au cours de laquelle tous les fils de Louga intéressés par le Ndiambour et qui pensent pouvoir apporter quelque chose sont conviés. Pour Gaston, il s’agit de préparer une équipe performante sur tous les plans : organisationnel, financier, sportif… L’objectif est de remonter rapidement en première division et de s’y maintenir parmi ceux qui jouent les premiers rôles. Gaston est vraiment décidé à tenir ce pari et les Lougatois, qui rêvent encore de grandeur pour leur équipe fanion, sont prêts à l’accompagner dans ce sens. LE SOCIALISTE CHEIKH LÔ FAIT LE BUZZ À LOUGA PAR BADARA SAMB

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