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Festival de cannes 2016

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Festival de cannes 2016

  1. 1. Selection Officielle  Toni Erdmann de Maren Ade (Allemagne)  Julieta de Pedro Almodovar (Espagne)  American Honey d'A. Arnold (Royaume-Uni)  La fille inconnue des frères Dardenne (Belgique)  Personal shopper d'Olivier Assayas (France)  Juste la fin du monde de Xavier Dolan (Canada)  Ma loute de Bruno Dumont (France)  Paterson de Jim Jarmush (Etats- Unis)  Rester vertical d'Alain Guiraudie (France)  Daniel Blake de Ken Loach (Royaume-Uni)  Mal de pierre de Nicole Garcia (France)  Ma'Rosa de Brillante Mendoza (Philippines)  Elle de Paul Verhoeven (Pays-Bas) Loving de Jeff Nichols (Etats-Unis) Mademoiselle de Park Chan Wook (Corée du Sud) The Last Face par Sean Penn (Etats- Unis) Sierranevada de Cristi Puiu (Roumanie) Elle de Paul Verhoeven (Pays-Bas) The Neon Daemon de Nicolas Winding Refn (Danemark). Mal de Pierres de Nicole Garcia (France) Moi Daniel Blake de Ken Loach (R.Uni) Aquarius de Kleber Mendonça Filho Baccalauréat de Cristian Mungiu (Roumanie
  2. 2. FILM D‘OUVERTURE  Café Society, de Woody Allen. Le cinéaste de Manhattan ouvre la 69e édition du Festival de Cannes avec une comédie réjouissante, Café Society. Un conte romantique dans les États-Unis des années 1930 sur fond d’amours contrariées entre New York et Hollywood. Cette œuvre très réussie en forme de conte romantique entre New York et Los Angeles dans les États-Unis des années 1930 constitue une enthousiasmante comédie, il suit néanmoins principalement le parcours de Bobby Dorfman (Jesse
  3. 3.  Woody se sert de l’humour pour prendre le sentiment amoureux au sérieux. Mais Woody Allen n’échappe pas à l’archétype d’un fantasme masculin où toutes les femmes sont somptueuses. Quant aux hommes, ils ne conquièrent celles-ci – puisque l’amour est ici un combat – définitivement qu’une fois fortune faite.  En creux, Café Society constitue une passionnante réflexion autour du pouvoir. Celui conféré par l’argent, la fabrique du divertissement et, par là, l’influence sur la culture de masse.  Son fils, Ronan Farrow, a publié une lettre s'interrogeant sur l'appui constant donné par le festival à son père malgré les accusations d’avoir traqué sa propre fille Dylan Farrow
  4. 4. SIERANEVADA DE CRISTI PUIU  Contrairement à ce que laisse supposer le titre du film, l'action deSieranevada se passe principalement à Bucarest. Nous suivons un brillant neurologiste au faîte de sa carrière, tout juste revenu d'un voyage à Paris. Il doit se rendre chez sa mère, accompagné de sa femme, afin de participer à une commémoration en l'honneur desonpère décéde un an plus tôt. Selon Cristi Puiu, ce film aux allures de "requiem" est l'occasion d'explorer les tensions, les passions et les rancoeurs qui tissent les liens familiaux. Le héros de cette histoire est incarné par Mimi Branescu.
  5. 5. RESTER VERTICAL D’ALAIN GUIRAUDIE  Après avoir défrayé la chronique en 2013 avec L'Inconnu du lac ), Alain Guiraudie est de retour à Cannes avec Rester Vertical, pour la première fois en compétition.  L'histoire: Léo est à la recherche du loup sur un grand causse de Lozère lorsqu'il rencontre une bergère, Marie. Quelques mois plus tard, ils ont un enfant. En proie au baby blues, et sans aucune confiance en Léo qui s'en va et puis revient sans prévenir, elle les abandonne tous les deux. Léo se retrouve alors avec un bébé sur les bras. C'est compliqué mais au fond, il aime bien ça. Et pendant ce temps, il ne travaille pas beaucoup, il sombre peu à peu dans la misère. C'est la déchéance sociale qui le ramène vers les causses de Lozère et vers le loup.
  6. 6. MONEY MONSTER PAR JODIE FOSTER  Ce film est présenté Hors- Compétition au Festival de Cannes 2016. Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…
  7. 7. MA LOUTE DE BRUNO DUMONT
  8. 8.  Il y a les pour et les contre, les pro et les anti Ma Loute  Bruno Dumont a longtemps été considéré comme un cinéaste estampillé social, depuis la série P'tit Quinquin. il a mis de l’humour dans sa recette qui elle, reste la même : le nord de la France, les rapports de classe et une bonne dose d’acteurs amateurs. En compétition avec un film burlesque, une farce il avait une obligation : répondre aux critères du film de genre. Ce qui marche, c’est l’image, très soignée : sur une côte du Nord au début du XXe siècle, une famille bourgeoise, incestueuse et ridicule prend ses quartiers d’été et côtoie des cht’is joués par des amateurs. Accent à couper à la hache, sympas mais
  9. 9. MOI, DANIEL BLAKE” DE KEN LOACH  Moi, Daniel Blake”, c'est Ken Loach, toujours aussi révolté.  Colère, empathie et inébranlable humanisme...  Il nous revient cette année en compétition avec toute sa colère, son empathie, son inébranlable humanisme. Sourd aux modes, aux effets de manche, aux postures cyniques. Moi, Daniel Blake marque les retrouvailles du réalisateur avec « son » Angleterre, celle des démunis et des oubliés. Ce peuple que plus personne, sauf lui, n'appelle la classe ouvrière. Les victimes de toutes les crises, de toutes les politiques de rigueur, tous ceux qu'il est désormais un peu seul, en son époque et son île ultra-libérale, à défendre ainsi, caméra au poing, sans marchander, sans jamais rien lâcher.  Entre les protagonistes, se tisse une belle, une délicate histoire de solidarité, de fraternité humaine. Le dernier refuge d'une société plus juste, où les gens ne sont « ni des clients, ni des usagers... Juste des citoyens. »
  10. 10. SYPNOSIS  Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction. Au cours de ses rendez-vous réguliers au « job center », Daniel va croiser la route de Rachel, mère célibataire de deux enfants qui a été contrainte d’accepter un logement à 450 km de sa ville natale pour ne pas être placée en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets des aberrations administratives de la Grande Bretagne d’aujourd’hui, Daniel et Rachel vont tenter de s’entraider… Avec Dave Johns et Briana Shann.
  11. 11. Mademoiselle de Park Chan-Wook  Avec «Mademoiselle », adapté de « Du bout des doigts ", roman anglais de Sarah Waters situé dans l'Angleterre victorienne, Park adopte un certain classicisme narratif et esthétique. Loin des excès des films qui ont fait sa réputation et sa fortune, il opte ici pour une intensité psychologique où la perversion le dispute au sadisme et à l'humour.  Alors que le spectateur se croit embarqué dans une histoire linéaire qui approche de son dénouement, le scénario change brusquement de cap. Park nous entraîne alors dans le labyrinthe des mensonges, entre caresses et chuchotements. «Mademoiselle» dispe nse son parfum vénéneux jusqu'à l'ivresse.
  12. 12. Toni Erdmann de Maren Ade  Pour beaucoup de critiques, le troisième long-métrage de la réalisatrice allemande Maren Ade est une surprise comme il y en a rarement au Festival de Cannes.  Près de deux heures de film sont passées, pendant lesquelles la montre a souvent été consultée. Arrive alors, telle une récompense, un moment de bravoure carrément hilarant (qu'on ne dévoilera pas pour celles et ceux qui auront le courage d'aller voir le film), suivi même d'un dénouement assez émouvant. Tout est bien qui se finit enfin.
  13. 13. MAL DE PIERRES, NICOLE GARCIA De quoi ça parle ?  Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante. Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.
  14. 14.  Ce film mélancolique et ardent repose sur Marion Cotillard. C'est la comédienne plus douée, actuellement, pour provoquer l'émotion et susciter la connivence : qu’on se souvienne de Deux jours, une nuit des frères Dardenne. Ou de The Immigrant, le plus méconnu des James Gray qui, dans une église, la filmait comme une Madone, comme Lillian Gish dans ses chefs d’œuvre muets…  Excellente directrice d'acteurs, Nicole Garcia sublime sa sensibilité. Alors qu'elle freine celle de Louis Garrel, toujours prêt à en faire trop et qui devient, soudain, grâce à elle, impressionnant de retenue. Elle offre à Alex Brendemühl, peu connu en France, un magnifique rôle de mari consentant, parce que trop aimant. Le film est âpre et lumineux. Triste, aussi, comme peuvent l'être les vies à contre temps Comme en décrivait, jadis, Maupassant. 
  15. 15. AMERICAN HONEY D’ANDREA ARNOLD  Le premier film américain de la réalisatrice britannique de Red Road. En mode sexe, drogue et rock'n'roll.  Cinq après sa somptueuse adaptation des Hauts de Hurlevent, Andrea Arnold est de retour derrière la caméra avec ce long métrage qui suit les pérégrinations aventureuses d'une adolescente qui, en rejoignant l'équipe commerciale d'un magazine, va découvrir un quotidien fait de beuveries et de de sexe dans lequel elle va peu à peu plonger. Repérée dans un restaurant mexicain à Frisco au Texas où elle travaillait comme serveuse, Sasha Lane fait à cette occasion ses débuts de comédienne face notamment à Shia Labeouf, Arielle Holmes, héroïne (Mad Love in New York) ou encore Riley Keough, la petite fille d'Elvis Presley vue l'an dernier à Cannes dans Mad Max : Fury Road.
  16. 16. Loving de Jeff Nichols  Le nom du réalisateur, le scénario, la distribution... tout présageait que Loving serait exceptionnel. Et pourtant, le drame de Jeff Nichols a désenchanté plus d'un festivalier. Une fois le verdict tombé, on le résume en un seul mot: déception.  Adapté d'un fait réel, le long- métrage raconte l'histoire de Mildred et Richard Loving. Ils s'aiment et souhaitent se marier. Rien de plus naturel sauf qu'il est blanc et qu'elle est noire dans l'Amérique ségrégationniste de 1958. L'État de Virginie où les Loving ont décidé de s'installer les poursuit en justice: le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu'il déménage à Washington.
  17. 17. Paterson de Jim jarmusch  Selon certains, ce film aurait «l'envergure d'une Palme d'or».  Il a charmé bon nombre de spectateurs sur la Croisette. Avec Paterson, le réalisateur de Down by Law et de Ghost Dog fait un retour aussi éclatant que remarqué à Cannes.  Cette fois le cinéaste, s'attaque à un autre registre: l'histoire de Paterson (Adam Driver), un conducteur de bus d'une trentaine d'années qui vit dans la petite ville de Paterson dans New Jersey. Il y mène une vie réglée comme du papier à musique aux côtés de Laura (Golshifteh Farahani), son épouse et de Marvin, un bouledogue anglais. Pour s'évader de ce quotidien banal, Paterson écrit chaque jour des poèmes sur un carnet secret qui ne le quitte pas…
  18. 18. Julieta de Pedro Almodóvar  Julieta est peut-être la plus grande héroïne d’Almodovar  Le cinéaste espagnol revient au sommet de son cinéma avec un drame à la fois lumineux et austère mais d’une beauté terrassante.  Moins mélo que Tout sur ma mère, moins borderline que Parle avec elle, Julieta renoue pourtant avec la sensibilité la plus forte du cinéma d’Almodovar.
  19. 19.  Portrait d’une femme abîmée, hantée par ses secrets, pétrie de culpabilité, Julieta (librement adapté de la novelliste canadienne Alice Munro) est ce qu’Almodovar a réalisé de plus beau depuis une quinzaine d’années. Julieta n’est pas un mélo. Un drame, oui, mais superbement sobre et dépouillé, déroutant, du coup (on n’a pas pleuré…)
  20. 20.  Il filme le naufrage émotionnel de Julieta sur les traits de son visage, avec une pudeur qu’on ne lui connaissait pas : sa délicatesse augmente à mesure que son héroïne sombre, et les rares explications ou commentaires émanent d’ailleurs souvent de personnages périphériques.  Peu à peu, cette superbe femme (Adriana Ugarte, la Julieta jeune) se transforme, se délite, se dissout presque avant de renaître sous les traits d’une autre (Emma Suarez, la Julieta mûre), dans une séquence quasi-magique qu’on n’est pas près d’oublier. Comme Julieta, Pedro revient toujours – à son esthétique baroque, à ses obsessions thématiques (la mère, la perte, l’échec de l’amour) - mais jamais tout à fait le même. Ça mériterait bien une palme.
  21. 21. Aquarius de Kleber Mendonça Filho  Aquarius dresse le portrait de Clara (Sônia Braga), une sexagénaire issue de la bourgeoisie, qui refuse de quitter l'appartement où elle réside depuis des années, dans une résidence - qui donne d'ailleurs son titre au film - située non loin des plages de Recife. L'immeuble en question suscite la convoitise d'un jeune promoteur immobilier qui aimerait bien rénover l'endroit. Celui-ci propose donc à Clara un très bon prix pour racheter son appartement. Mais elle campe sur ses positions et se retrouve confrontée à une pression qui ébranle ses certitudes. Avec ce film divisé en trois chapitres, Kleber Mendonça Filho s'interroge sur les contradictions et les profondes mutations de la société brésilienne actuelle, à cheval entre le poids du passé et son désir de changement.
  22. 22. Personal Shopper d’Olivier Assayas  Personal Shopper pose beaucoup de questions, sans forcément y répondre.  C'est un film qui est personnel, qui est plus une médiation sur un sujet, plutôt que d'essayer de rentrer dans les codes d'un film, et ça en fait c'est très français !
  23. 23.  Une jeune Américaine est installée à Paris. Maureen est à la fois médium, hantée par la disparition récente d’un frère jumeau, et « personal shopper », c’est-à-dire « acheteuse particulière » d’un mannequin qui n’a pas le temps de lécher elle- même les vitrines, et paye quelqu’un pour le faire à sa place.  Le cinéaste donne des arguments à ceux qui estiment que, ne s’étant jamais franchement situé du côté de l’imaginaire, il s’intéresse moins à l’invisible qu’aux marchandises, et ne filme jamais aussi bien l’âme que les surfaces  .Olivier Assayas filme Kristen Stewart avec une telle tension amoureuse et sensuelle qu'on croirait revoir Hitchcock saisir le mannequin australien devenu actrice Tippi Hedren dans la première partie de Pas de Printemps pour Marnie.
  24. 24. La Fille Inconue des frères Dardenne  Jenny Davin exerce son métier de généraliste dans un quartier défavorisé de la banlieue de Liège. Rigoureuse et intègre, elle voit son quotidien bouleversé par la mort violente d’une jeune femme à qui elle n’a pas ouvert sa porte, un soir de fatigue. La jeune femme médecin n’aura alors de cesse de savoir qui était la victime. Lors de son enquête, Jenny s’abaissera, puis se grandira, transformant ceux dont elle a croisé la route.
  25. 25.  C’est une trajectoire mystique, pour ne pas dire christique, que propose La Fille inconnue, film doux et brutal à la fois, simple et complexe, nouvelle plongée mystérieuse dans la psyché féminine que les Dardenne explorent avec leur savoir-faire habituel. C’est ce "métier" qui semble leur être reproché si l’on s’en fie aux premiers retours cannois. Leur vision nous semble cependant moins manichéenne et plus riche que celle d’un Ken Loach, par exemple. Un dernier mot sur Adèle Haenel : l’actrice des Combattants compose admirablement cette Jenny, accablée mais déterminée, digne héritière des Rosetta, Lorna et autres Sandra.
  26. 26. Ma’Rosa de Brillante Mendoza Ma'Rosa, écrit par le jeune Troy Espiritu, se déroule dans les quartiers défavorisés du Grand Manille. Il tourne autour d'un couple, Rosa et Nestor, qui utilise son sari- sari store (sorte d'épicerie- café, très répandue aux Philippines) pour couvrir un trafic de drogues. Mais leur destin va basculer une nuit, quand ils seront piégés par une opération de police qui conduira à leur arrestation. Le Philippin Brillante Mendoza revient sept ans après le très controversé Kinatay, prix de la mise en scène.
  27. 27. Bacalaureat de Mungiu  Neuf ans après avoir reçu la Palme d'Or, Cristian Mungiu est de retour sur la Croisette avec son "Baccalauréat".  SYNOPSIS ET DÉTAILS Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux Sésame semble brutalement hors de portée. Avec lui, c’est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu’il a inculqués à sa fille, entre compromis et compromissions…
  28. 28. “Juste la fin du monde” de Xavier Dolan  Adapté d'une pièce de l'auteur français Jean-Luc Lagarce, Juste la fin du monde suit un homme se sachant condamné qui vient annoncer sa mort aux membres de sa famille, qu'il n'a pas vue depuis douze ans. Le film met en vedette Marion Cotillard, Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Vincent Cassel et Nathalie Baye.
  29. 29. Avec le texte de Lagarce reviennent les douleurs d'une époque, déjà lointaine, où il était fréquent de mourir du sida (Lagarce en est mort en 1995). Et où l'homophobie, bien plus virulente encore qu'aujourd'hui, déchirait les familles concernées. C'est dans ce contexte (seulement suggéré par le film) que le héros (Gaspard Ulliel, doux et fantomatique), âgé de 34 ans, revient dans sa modeste famille provinciale, avec le projet d'annoncer sa mort prochaine. Il n'a pas vu sa famille .Il est devenu écrivain, pour le théâtre, dans la capitale. Dès le retour du jeune homme à la maison, la modernité du texte réside dans l'impossibilité de la moindre communication entre lui et les siens. Des bouffées de lyrisme inouïes, dues au seul cinéma, viennent régulièrement suspendre l'impossible réconciliation familiale. Tout se joue sur les visages, dans les échanges de regards, d'une intensité magnifique. A chaque acteur, Dolan réussit à arracher une vulnérabilité inédite. Avec Juste la fin du monde, où la noirceur prend le pas sur l'humour, la séparation est consommée, sans appel. Comme une cérémonie des adieux. Peut-être la fin d'un cycle dans une œuvre déjà riche, d'une
  30. 30. The Neon demon de Nicolas Winding  Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d'autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.
  31. 31. The Last Face de Sean Penn  Avec Charlize Theron, Javier Bardem, Adèle Exarchopoulos.  Au Libéria, pays d’Afrique ravagé par la guerre, le docteur Miguel Leon, médecin humanitaire, et le docteur Wren Petersen, directrice d’une ONG, tombent passionnément amoureux l’un de l’autre. S’ils sont tous les deux engagés corps et âme dans leur mission, ils n’en sont pas moins profondément divisés sur les politiques à adopter pour tenter de régler le conflit qui fait rage. Ils devront surmonter leurs clivages et le chaos
  32. 32. Elle de Paul Verhoeven Synopsis et détails Avec Isabelle Huppert, Laurent Lafitte, Virginie Efira, Anne Consigny,Charles Berling,Alice Isaaz… Genre Thriller Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d'une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d'une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s'installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.
  33. 33. Le client d’Asghar Farhadi  Réalisateur : Asghar Farhad  Acteurs : Shahab Hosseini, Taraneh Alidousti, Babak Karimi... De quoi ça parle ?  Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d'importants travaux menaçant l'immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement. Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple.  Le réalisateur  L'iranien Asghar Farhadi a réussi à s'imposer comme un cinéaste majeur sur la scène internationale. C'est son cinquième film, Une Séparation, qui lui offre une exposition planétaire, allant jusqu'à recevoir l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. En 2013, Asghar Farhadi est sélectionné pour la première fois au Festival de Cannes en compétition avec Le Passé, un film tourné en France. Avec Le Client, le cinéaste tente à nouveau de décrocher la Palme d'Or, qui n'a été reçue qu'une seule fois par un de ses compatriotes (Abbas Kiarostami en 1997 pour Le Goût de la cerise).
  34. 34. Les bonnes raisons de voir le film.  Pour la scène d'introduction qui résume le film en un plan- séquence vertigineux  Pour l'interprétation de Shahab Hosseini qui porte le film sur ses épaules  Pour son scénario délicat et ingénieux, cousu main par Asghar Farhadi  Pour le choc de la scène finale dans laquelle un soupçon de violence suffit à faire sursauter le spectateur  Pour l'habileté avec laquelle Asghar Farhardi parvient à rebondir sur son intrigue pour brosser le portrait de la société
  35. 35. JURY  Président du Jury: George Miller  Arnaud Desplechin  Kirsten Dunst  Valeria Giolino  Mads Mikkelsen  László Nemes  Vanessa Paradis  Katayoon Shahabi  Donald Sutherland
  36. 36. Jean-Pierre Léaud, emblème de la Nouvelle Vague, reçoit une Palme d'honneur  Le lien particulier entre Cannes et Léaud s'est tissé à partir de 1959 avec la sélection en compétition du film "Les Quatre cents coups" de François Truffaut dans lequel l'acteur, alors âgé de 15 ans, tenait le premier rôle. Son naturel et son jeu ont immédiatement séduit la Croisette. L'adolescent est même repéré par le président d'honneur du Festival, Jean Cocteau, qui l'engage dans la foulée pour son prochain film "Le Testament d'Orphée".  Sa carrière est alors lancée. Devenu son mentor, François Truffaut, qui le considérait comme le meilleur acteur de sa génération, lui confia de nombreux rôles ("La Nuit américaine", "Les Deux Anglaises et le continent") mais son personnage d'Antoine Doinel, celui des "400 coups" lui a collé à la peau jusqu'en 1979 à travers plusieurs suites ("Baisers volés", "Domicile conjugal" et "L'Amour en fuite").
  37. 37. La mort de Louis XIV d’Albert Serra  Le cinéaste catalan filme magnifiquement la longue agonie du Roi Soleil (Jean- Pierre Léaud) dans le huis clos de sa chambre.  Si c'était lui le plus beau film de Cannes – malgré son austérité, son immobilisme, son cadre restreint à celui d'un huis clos dans une chambre ?  Lon film est comme une psalmodie, au bord du rêve, confrontant un grand homme à sa condition de simple mortel. Que Jean-Pierre Léaud, incarne le Roi Soleil, ajoute bien sûr une dimension de trouble supplémentaire. Voir ce mythe encore vivant de la Nouvelle Vague, pourrir devant aura été l'une des expériences les plus fortes de ce Cannes 2016.
  38. 38. PALMARÈS CANNES 2016  Meilleur acteur…Shabab HOSSEINI  Meilleure actrice… Jaclyn JOSE  Meilleur scénario”…Le client” d’Asghar Farhadi  Le Grand prix a été décerné à Xavier Dolan pour « Juste la fin du monde »  Palme d’honneur: Jean-Pierre Léaud  Le prix du jury a été remis à Andrea Arnold pour "American Honey »  Le prix de la mise en scène ex-æquo :  Cristian Mungiu pour "Le Baccalauréat" et Olivier Assayas pour "Peronal Shopper »  Le prix du court-métrage : Juanjo Gimenez pour "Timecode".  Caméra d'or : Houda Benyamina pour "Divines » Un Certain Regard : le premier prix pour « The Happiest Day in the Life of Olli Mäki” de de Juho Kuosmanen
  39. 39. LA PALME D'OR : KEN LOACH POUR SON FILM « MOI, DANIEL BLAKE".  Ken Loach entre donc dans le club fermé des réalisateurs doublement palmés. Il y rejoint les frères Dardenne, Michael Haneke…. À 80 ans, le réalisateur britannique a repris le combat avec Moi, Daniel Blake.  Dans son nouveau film, chronique kafkaïenne sur les pas d'un homme qui, aux yeux des services administratifs, n'est pas assez malade pour avoir droit à une pension d'invalidité, le cinéaste a le don de saisir le ton juste, de choisir la distance qu'il faut. Et d'y rajouter l'humour qui chez lui, comme toujours, est la politesse du désespoir. Il filme ces laissés-pour- compte avec une énergie qui ne triche jamais, une compassion qui ne fléchit pas. On a la sensation de la vie qui passe, avec ses injustices, ses joies, ses folies
  40. 40.  À la lisière de Raining Stones, de My Name is Joe et d’It’s a Free World, Moi, Daniel Blake ne renouvelle pas le cinéma de Loach.  Il n’empêche, ce film n’en demeure pas moins captivant, incarné et traversé par des fulgurances. En une séquence au Pôle emploi britannique, il rappelle à quoi mène l’assentiment aveugle.  De simples employés deviennent les plus féroces serviteurs d’un système aliénant, culpabilisant et répressif. Les justes, ceux qui tentent de se révolter, sont menacés et mis sur la touche.  En filigrane, le cinéaste interpelle la classe ouvrière, incite à ne pas renoncer à la bataille.  Avec Loach, la lutte des classes n’a rien perdu de son acuité. L’oligarchie l’a compris et la mène sans retenue. Le cinéaste est paré au combat.  Ken Loach reste rouge vif.

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