Les entreprises à l'ere des applications mobiles

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Les applications mobiles professionnelles s’invitent dans le système d’information des entreprises et imposent à la DSI des changements, notamment dans leurs méthodes de développement, la prise en compte des besoins métiers et leur administration. Comment les entreprises doivent se préparer à l’ère des applis mobiles et pour quels bénéfices ?

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Les entreprises à l'ere des applications mobiles

  1. 1. 2 SOMMAIRE LookOut et Polaris Office : deux applis pros sélectionnées par Orange Business 10 bons arguments en faveur des app stores d’entreprise 6 façons d’intégrer les applications mobiles dans l’entreprise Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ? La révolution des applications mobiles nécessite de nouveaux outils de gestion pour l’IT Applications mobiles d’entreprise : «Être plus proche de Candy Crush que de SAP» Applications mobiles - Développement classique ? Echec garanti Conseils pour les tests d’applications mobiles P.3 P.7 P.11 P.22 P.26 P.30 P.34 P.38
  2. 2. 10 BONS ARGUMENTS EN FAVEUR DES APP STORES D’ENTREPRISE
  3. 3. 4 Selon cette étude, près de 44 % des entreprises interrogées ont mis en place ou sont intéressées par la mise en place d’app stores d’entreprise, autrement dit de répertoires centralisés de services, d’applications et d’API qui sont disponibles à l’intégration ou à la consommation et qui peuvent être téléchargés ou revus en un ou deux clics. Les avantages semblent plutôt simples et, dans un monde où à peu près tout le monde connaît l’App Store d’Apple, iTunes et Google Play, il ne devrait pas être trop difficile de convaincre les dirigeants et employés de la nécessité de mettre à dis-position vos propres services, applications et API d’entreprise via un modèle similaire. Après tout, il se pourrait très bien que le dirigeant auquel vous présentez vos arguments ait acheté et téléchargé une application juste avant votre réunion. Pour autant, comme l’indique l’étude suscitée, 56 % des entre-prises ne se sont pas encore lancées dans l’aventure. Pour ceux qui cherchent à convaincre leur direction de la nécessité des app stores d’entreprise, il est utile d’examiner tous les avantages qui en dé-coulent. Dans un billet récent, John Mathon expose les arguments qui peuvent être présentés en faveur de l’adoption. Technologie Tout le monde, y compris les hauts dirieants, connaît les app stores sur mobile. Découvrez maintenant pour-quoi les services, applications et API d’entreprise doivent être distribués de la même manière. 10 bons arguments en faveur des app stores d’entreprise
  4. 4. 5 1. Faciliter la tâche de l’utilisateur final Pourquoi obliger les utilisateurs à consulter trois en-droits différents pour trois types d’interfaces (appli-cations, API et applications mobiles) ? Souvent, ces trois catégories sont inextricablement liées. 5. Diminuer les coûts «En centralisant la gestion et l’administration, en sim-plifiant l’abonnement et la communication et en étant en mesure de déterminer comment mieux partager les ressources.» En ayant tout au même endroit, les professionnels de l’informatique ont moins besoin de courir partout dans l’entreprise pour tenir les choses à jour ou comprendre pourquoi un système est tombé en panne. En outre, l’achat centralisé d’applications donne plus de poids vis-à-vis des éditeurs, voire des remises sur la quantité. 4. Fournir des informations «Une boutique unique signifie un seul et même endroit où vous pouvez aller pour trouver des informations sur l’utilisation d’une entité d’entreprise et collecter de grands volumes de données afin de voir comment et par qui vos applications, API et applications mobiles sont utilisées.» 2. Renforcer la sécurité «Le fait que toutes les ressources de l’entreprise soient regroupées dans une même boutique si-gnifie qu’il est plus facile de gérer les utilisateurs et rôles pouvant voir telles ou telles API et ap-plications », souligne John Mathon. Certains em-ployés, partenaires ou clients ne verront que les applications qu’ils sont censés voir. 6.Encourager l’adoption Les app stores d’entreprise ont un réel aspect so-cial, estime John Mathon. Les utilisateurs finaux peuvent partager des commentaires, astuces, conseils et best practices dans l’environnement de la boutique d’applications. 3. Accroître la facilité de gestion «Si les performances posent problème dans une API, l’impact peut s’en ressentir dans beaucoup d’éléments différents», explique John Mathon. «Les choses sont beaucoup plus faciles à gérer lorsque vous avez un seul endroit pour voir les relations entre les entités et leurs SLA, ainsi que leurs performances respectives.» 10 bons arguments en faveur des app stores d’entreprise
  5. 5. 6 7. Optimiser l’innovation «En fournissant un endroit où les individus peuvent voir toutes les ressources de l’entreprise, ils peuvent déterminer comment les améliorer et comment communiquer leurs idées d’amélioration. Ils peuvent ainsi constater qu’ils bénéficieront à améliorer, à suggérer ou à faire quelque chose.» Outre les points soulignés par John Mathon, voici d’autres avantages que peuvent offrir les app stores d’entreprise 10. Mesurer les coûts véritables des ap-plications, des services ou des API Grâce à la facturation ou l’analyse interne, le suivi des transactions par les différents dépar-tements ayant accès à la boutique d’applica-tions aidera l’entité informatique à déterminer les véritables coûts de l’utilisation, par oppo-sition aux subventions cachées qui caracté-risent aujourd’hui l’utilisation de l’informatique dans l’entreprise. 8. Fournir une amélioration intégrée des processus En étendant l’accès à des services, applications et API qui ont déjà été validés, testés et améliorés par d’autres unités opérationnelles, il se trouve également que l’accès aux processus et aux procédures sera vraisemblablement déjà aligné sur les objectifs de l’entreprise. Par exemple, une API ou un service de bon de commande respectera déjà les politiques de l’entreprise. 9. Garantir une visibilité et une valeur plus grandes pour l’entité informatique Les départements technologiques ne sont plus de mys-térieuses entités oeuvrant en coulisses ; la composition de l’environnement informatique d’entreprise est visible par tous. De plus, la boutique d’applications permet à l’entité informatique de démontrer sa valeur et ses offres en parallèle avec des fournisseurs d’applications ou de cloud computing externes. 10 bons arguments en faveur des app stores d’entreprise
  6. 6. 6 FAÇONS D’INTÉGRER LES APPLICATIONS MOBILES DANS L’ENTREPRISE
  7. 7. 8 Il y a deux ans, les applications mobiles se limitaient à la consulta-tion des prévisions météorologiques et à Angry Birds. Aujourd’hui, elles deviennent une interface client essentielle pour l’entreprise. Il est donc temps de reconnaître que le développement d’applica-tions nécessite les mêmes compétences et la même réflexion que la conception de tout autre type de portail d’entreprise. Dans un nouveau rapport, Accenture recommande une structure plus formelle pour concevoir et déployer des applications mobiles. Les applications voient générale-ment le jour en tant qu’orga-nismes unicellulaires simples qui commencent à gagner en complexité. Les premiers efforts sont généralement des applications mobiles qui traitent des fonctions spécialisées, comme l’envoi de feuilles de présence. À mesure que la demande vis-à-vis de l’accès mobile augmente et que les déve-loppeurs enrichissent leurs bases d’expertise et de jeux d’outils, les applications deviendront également plus fonctionnelles, gérant des tâches telles que la mise à disposition d’un écran de saisie pour les techniciens du service en clientèle ou d’un tableau de bord analy-tique. En conséquence, il devient beaucoup plus important et urgent d’ap-pliquer des approches de développement d’entreprise aux appli-cations mobiles d’entreprise. Le cabinet de conseil répertorie six éléments qui doivent désormais être inclus dans le développement d’applications. La plupart seront d’ailleurs déjà connus des déve-loppeurs de logiciels d’entreprise aguerris. Technologie Accenture publie des recommanda-tions en vue d’aborder les applica-tions mobiles de manière plus for-melle. Le point à retenir est que les applications sont désormais aussi importantes que les portails web ou toute autre interface. 6 façons d’intégrer les applications mobiles dans l’entreprise
  8. 8. 9 Gouvernance Les applications mobiles doivent être intégrées au processus de gouvernance des applications, dans l’objectif «d’énoncer comment les aspects clés des applications sont traités, depuis la conception jusqu’à l’arrêt du support technique». Les entreprises doivent également identifier quels développeurs ou équipes sont responsables de la conception et du développement de telle ou telle application. Elles doivent aussi publier des directives pour décrire comment les applications sont distribuées et mises à jour. Sécurité Cet aspect est toujours important et les entre-prises doivent appliquer aux applications mo-biles d’entreprise le même «ensemble basique de pratiques et standards de sécurité qu’elles appliquent depuis longtemps aux applications pour ordinateur de bureau et portable». Les ap-plications mobiles nécessitent également de s’in-téresser à d’autres considérations de sécurité, pour prendre en compte «la mise en conteneurs, qui implique d’exécuter une application dans une zone isolée et sécurisée de la mémoire d’un ap-pareil mobile pour permettre la prévention des pertes de données», ainsi que «le VPN au ni-veau des applications, qui permet à une appli-cation approuvée d’établir sa propre connexion VPN sécurisée à un ordinateur d’entreprise, iso-lant ainsi cette application et le trafic réseau de l’entreprise de toutes les autres applications qui s’exécutent sur le même appareil». 6 façons d’intégrer les applications mobiles dans l’entreprise
  9. 9. 10 Support utilisateurs Là encore, comme avec toute application d’entre-prise, la documentation et la formation des utilisa-teurs sont essentielles. Accenture recommande une série de services, selon la complexité de l’ap-plication, allant des manuels d’utilisation aux ses-sions de formation, en passant par les fiches de FAQ. Données d’utilisation L’analyse de données est primordiale pour déterminer si les applications sont «véritablement utiles et identi-fie les fonctionnalités qui pourraient être améliorées ou ajoutées dans les futures mises à jour». Il est égale-ment important de se rappeler que ce n’est pas parce qu’une application est téléchargée à maintes reprises «qu’elle fournit pour autant de la valeur». Les données qu’il importe de suivre identifient notamment «si les employés utilisent l’application après l’avoir installée, comment et à quelle fréquence ils l’utilisent, dans quelles situations et, peut-être le plus important, l’impact que l’application a sur le travail des employés». Catalogue d’applications d’entreprise Il s’agit de la boutique d’applications d’entre-prise. Comme avec tout catalogue d’applica-tions, celui-ci communique quelles applications sont disponibles et peut également servir à faci-liter «la transmission proactive des applications et des mises à jour aux employés pour qu’ils n’aient pas à se rappeler de les télécharger». 6 façons d’intégrer les applications mobiles dans l’entreprise Développement et tests Les processus et procédures en vigueur dans les entités chargées du développement des applications standard doivent être étendus aux applications mobiles. Cependant, prévient Accenture, les tests des appli-cations mobiles peuvent être plus compliqués que les tests des logiciels traditionnels, étant donné que «les tests doivent prendre en compte la multitude de plates-formes mobiles, systèmes d’exploitation et appareils sur lesquels une application doit s’exécuter» et «la fréquence des tests est généralement plus élevée pour les applications mobiles que pour les applications pour ordinateur de bureau ou portable, étant donné que les utilisateurs s’attendent généralement à ce que ces applications soient mises à jour plus fréquemment». De plus, les tests sont importants pour les applications mobiles, depuis que les forfaits de données mobiles sont impliqués et que les applications mobiles «peuvent également ajouter une charge supplémentaire sur les réseaux Wi-Fi d’entreprise, qui peuvent devoir être optimisés en vue de prendre en charge de nouveaux utilisateurs et applications».
  10. 10. MOBILITÉ D’ENTREPRISE EN 2014 : UN DÉFERLEMENT D’APPLICATIONS ?
  11. 11. 12 De nos jours, il est de plus en plus rare que le «travail» soit exclusive-ment accompli à un bureau traditionnel, dans un bureau traditionnel et sur un ordinateur de bureau traditionnel. Bien entendu, beaucoup d’individus fonctionnent encore de la sorte, mais beaucoup veulent ou doivent également pouvoir effectuer un certain nombre de tâches professionnelles sur l’appa-reil le plus pratique qu’ils ont à portée de mains, où qu’ils soient. Des aménagements de travail aussi flexibles posent des problèmes que les départements informa-tiques s’efforcent aujourd’hui de résoudre : identifier et sécuriser les appareils mo-biles (gestion des appareils mobiles, ou MDM), s’assurer qu’ils sont équipés des applications appropriées (gestion des applications mobiles, ou MAM) et garan-tir la sécurité du contenu sensible auquel ils accèdent (gestion du contenu mobile, ou MCM). Beaucoup des solutions dans ces do-maines sont désormais regroupées dans des suites de gestion de la mobilité d’entreprise (EMM). L’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les dépar-tements informatiques tandis qu’ils essaient de faciliter le travail mo-bile concerne les types d’applications qu’ils doivent développer et déployer. C’est un problème clé, car le contexte des logiciels d’entre-prise est actuellement très varié, englobant les traditionnelles appli-cations bureautiques prêtes à l’emploi (essentiellement Windows), les applications personnalisées, les applications mobiles natives (majoritairement iOS et Android), les applications web (de plus en plus HTML5) et les logiciels basés sur le cloud computing (SaaS). Technologie Etant donné les gains de producti-vité en jeu, les applications d’entre-prise arriveront très bientôt sur des appareils mobiles autour de vous, si ce n’est déjà fait. La question qui ta-raude actuellement les DSI et les res-ponsables informatiques consiste à savoir comment faire, pour que cela se produise au mieux. Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  12. 12. 13 8. Où en sommes-nous ? L’an dernier, Citrix a interrogé 733 clients (responsables informatiques et autres décideurs d’entreprises de dif-férentes tailles et industries) en Amérique du Nord, Eu-rope, Asie-Pacifique, Amérique latine et Afrique pour une étude intitulée Citrix Mobility Report: A Look Ahead (Rapport de Citrix sur la mobilité : perspectives). Malgré l’afflux généralisé de tablettes et smartphones person-nels utilisés dans les entreprises ces dernières années, Citrix a découvert que les applications Windows (majo-ritairement déployées sur des ordinateurs de bureau et portables) dominent toujours la scène, représentant 64 % de l’ensemble des applications en 2013. Ce chiffre devrait baisser à 54 % en 2014, la différence de 10 % s’expliquant par des hausses pratiquement équivalentes dans les applications mobiles, web/HTML5 et SaaS. Sans surprise, la messagerie électronique (combi-née au calendrier et aux contacts) domine la liste des applications mobiles importantes dans l’étude de Citrix, suivie par des catégories d’entreprise in-contournables, telles que les applications de coeur de métier, la synchronisation et le partage des fi-chiers d’entreprise et les outils de collaboration. Source : Citrix Mobility Report: A Look Ahead (décembre 2013) Source : Citrix Mobility Report: A Look Ahead (décembre 2013) Par exemple, les DSI et les responsables informatiques doivent-ils attendre que des versions mobiles na-tives, HTML5 ou SaaS des principales applications bureautiques commerciales de leur entreprise deviennent disponibles ? Quelles plates-formes mobiles doivent-ils prendre en charge lorsqu’ils adaptent à la mobilité leurs applications personnalisées ? Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  13. 13. 14 Cela ne veut pas dire que ces entreprises ne re-connaissent pas la valeur de l’accès mobile aux données et applications d’entreprise. 71 % avaient développé des applications mobiles et 20 % pré-voyaient de le faire dans un futur proche. En moyenne, les personnes interrogées ont estimé que leur entreprise connaîtrait une hausse de la productivité de 36 % si des applications d’entre-prise clés devenaient mobiles. La plus grande difficulté pour les responsables informa-tiques d’entreprise est peut-être de trouver comment rendre mobiles au mieux toutes ces applications de coeur de métier, dont la majorité sont des programmes Windows bureautiques traditionnels. Cette question a fait l’objet d’une étude de juillet 2013, menée par Vanson Bourne pour le compte du fournis-seur de plates-formes de sécurité des données et ap-plications d’entreprise Mobile Helix. Parmi les 300 dé-cideurs informatiques interrogés dans l’étude (200 aux États-Unis et 100 au Royaume-Uni), le nombre moyen d’applications personnalisées et prêtes à l’emploi dé-ployées par entreprise était de 424, dont 53 % étaient accessibles via un navigateur. Toutefois, seulement 22 % des applications d’entreprise (englobant les applica-tions personnalisées, SharePoint, de CRM et d’ERP), en moyenne, étaient facilement accessibles à partir d’appareils mobiles. Source : Mobile Helix/Vanson Bourne (juillet 2013) Source : Mobile Helix/Vanson Bourne (juillet 2013) Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  14. 14. 15 Alors, qu’est-ce qui bloque ? L’étude de Mobile He-lix a identifié plusieurs obstacles au déploiement plus vaste des applications d’entreprise sur les ap-pareils mobiles, notamment le coût du développe-ment, les préoccupations relatives à la sécurité et les coûts accrus du support et de la maintenance. Le coût élevé du développement ou de la réécriture des applications d’entreprise pour une utilisation mo-bile est dû à la nature complexe et fragmentée du mar-ché mobile, estiment 81 % des personnes interrogées dans l’étude de Mobile Helix. S’agissant du développe-ment d’applications mobiles natives, seulement 32 % estimaient avoir les compétences requises, tandis que près de la moitié (47 %) de ceux qui avaient développé une application mobile émettait des réserves à l’idée de répéter le processus, pour des questions de temps, de coût et de complexité. Les déploiements mobiles d’applications d’entreprise peuvent produire des gains de productivité. Voilà un point qui paraît incontestable. Toutefois, il semble que les actuelles plates-formes de développement d’appli-cations mobiles (MADP) pourraient mieux desservir le marché. Source : Mobile Helix/Vanson Bourne (juillet 2013) Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  15. 15. 16 Plates-formes de développement d’applications mobiles (MADP) L’état des lieux du marché des MADP est révélé par le carré magique d’août 2013 de Gartner, qui place des géants des logiciels d’entreprise tels qu’IBM, SAP et Adobe dans le carré des «leaders», avec des spécia-listes tels que Kony, jQuery Mobile et Antenna Software. Si le marché semble complexe et en rapide évolution, c’est parce qu’il l’est. Comme l’indique Gartner : «Les logiciels d’entreprise traditionnels, les perturbateurs à bas coût et les modèles commerciaux open source ont un impact simultané sur le marché.» Il en résulte que «les leaders d’aujourd’hui peuvent être les retar-dataires de demain». Ainsi, le cabinet d’études de marché préconise aux entreprises «d’éviter les engage-ments à long terme auprès d’un fournisseur ou d’une technologie spécifique et de réévaluer souvent leur stratégie en matière de développement d’applications mobiles». Gartner caractérise le marché des MADP comme suit. Il existe trois technologies sous-jacentes de base : les kits de ressources natifs (tels que le kit de développement iOS d’Apple), les kits de ressources web (tels que jQuery Mobile) et les plates-formes spécia-lisées (telles qu’Appcelerator) qui adoptent une approche plus holistique du développe-ment d’applications mobiles. Les fournisseurs de MADP complètent souvent les kits de res-sources natifs et web avec des outils, notam-ment des encapsuleurs (tels que PhoneGap d’Adobe), qui permettent aux applications web de fonctionner comme des applications natives (ce qu’on appelle les applications «hybrides»), le middleware mobile (tel qu’IBM Worklight), qui permet aux applications na-tives et hybrides de communiquer en toute sécurité avec les applications d’entreprise sur site et dans le cloud, et les générateurs d’applications (tels que KonyOne Studio), qui fournissent des applications natives, web et hybrides à partir d’un jeu unique de spécifi-cations. Image : carré magique de Gartner pour les plates-formes de dévelop-pement d’applications mobiles (août 2013) Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  16. 16. 17 Mobilité d’entreprise en 2014 Pour avoir une idée de la direction que prendra le marché de la mobilité d’entreprise à partir de 2014, nous avons examiné une sélection (13) des nombreux articles consacrés aux «prévisions pour 2014» qui sont pa-rus à la fin de l’année dernière, en regroupant les offres des experts dans un certain nombre de catégories. Les résultats sont illustrés ci-dessous. En tête de liste, avec une avance confortable, figurent les prévisions concernant le marché des MADP. Étudions-en quelques-unes. Prévisions issues de 13 articles prospectifs sur la mobilité d’entreprise publiés fin 2013/ début 2014, regroupés par catégories. Image : Charles McLellan/ZDNet Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  17. 17. 18 D’après Ovum : FeedHenry prédit que davantage de grands éditeurs de logiciels et prestataires informatiques joueront un rôle majeur dans la mobilité d’entreprise, alors que certains des leaders actuels rencontreront des difficultés : Ovum indique également que : Se faisant l’écho de la remarque de Gartner selon laquelle «les leaders d’aujourd’hui peuvent être les retarda-taires de demain», KidoZen prédit que : Les applications piloteront la prochaine phase de l’évolu-tion de la mobilité d’entreprise, créant de nouvelles façons de travailler et transformant les proces-sus métiers existants. En 2014, les applications mobiles d’entreprise deviendront une part essentielle de la pile des applications informatiques d’entreprise. Cela engen-drera des difficultés pour l’entreprise, notamment pour offrir une bonne expérience utilisateur et favoriser l’intégration aux systèmes internes. C’est également une formidable opportunité qui s’offre aux développeurs d’applications, intégrateurs de systèmes et éditeurs dans le domaine de la gestion de la mobilité. Des géants comme Oracle, Red Hat, HP, VMware, etc., ont assisté aux premiers faux pas de SAP et IBM et cherchent à exploiter les besoins de leur vaste base de clients pour des solutions mobiles viables qui répondent aux impératifs d’une infrastructure de cloud computing et d’environnements de développement plus modernes et ouverts. Pour les entreprises qui ont déjà une stratégie de mobilité en place, la prochaine phase sera de commencer à rendre mobiles autant de processus internes que possible, pour per-mettre aux employés d’accomplir leurs tâches essentielles (au-delà de la messagerie élec-tronique) quels que soient l’appareil qu’ils ont entre les mains et l’endroit où ils se trouvent. D’importantes transformations vont se produire en 2014 dans les piles de la mo-bilité d’entreprise d’IBM et de SAP. Après avoir vu leur part de marché diminuer au profit de plates-formes plus épurées et robustes, comme les leaders du sys-tème dorsal mobile d’entreprise en tant que service, IBM et SAP essaieront de transformer leurs produits en une offre de base liée à leurs suites d’entreprise ou pour qu’ils puissent rivaliser avec les acteurs émergents dans le domaine de la mobilité d’entreprise. Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  18. 18. 19 KidoZen entrevoit également des problèmes en pers-pective pour un autre des «leaders» 2013 de Gartner : Le cabinet d’analyse Yankee Group prévoit une évolution vers les standards ouverts dans le développement d’appli-cations mobiles : CMSwire adhère également à l’idée que les MADP spécialisées feront l’objet d’une série de rachats par de grandes entreprises en À l’instar d’IBM et de SAP, Kony est affecté par l’émer- 2014 : gence de nouveaux acteurs de la mobilité d’entreprise. Toutefois, à la différence d’IBM et de SAP, Kony n’a pas les ressources pour se réinventer sans perdre une part de marché significative. De ce point de vue, nous pensons que Kony est susceptible de perdre sa pertinence ou d’être racheté en 2014. Le modèle traditionnel des plates-formes technologiques extrêmement propriétaires, que l’on appelle «MEAP» [plate-forme d’applications d’entreprise mobiles], est en train de disparaître à vitesse grand V. Les plates-formes d’applications mobiles donnent de plus en plus la priori-té aux architectures ouvertes et extensibles. La prise en charge de standards tels qu’OData, les interactions REST-ful, OAuth en tant que standard ouvert pour l’authentifica-tion et HTML5, ainsi que d’outils de développement fron-taux open source deviendra monnaie courante. Si vous utilisez Antenna, Verivo ou Kony pour développer des applications mobiles, soyez préparé à un rachat potentiel. Le plus grand problème avec les applications mobiles est que les compétences requises pour créer une application mobile fonctionnelle sont diffé-rentes de celles requises pour créer une ap-plication web ou autonome. Pour combler cet écart, les développeurs ont besoin d’un kit de ressources mobiles distinct. Tout éditeur ma-jeur qui n’a pas de kit de ressources de déve-loppement d’applications mobiles restera à la traîne. (En fait, Antenna Software a déjà été rache-té par Pegasystems en octobre 2013.) Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  19. 19. 20 Perspective L’une des tâches importantes qui attend les DSI et les responsables informatiques au cours des prochaines années consiste à favoriser la mobilité d’entreprise, et notamment à adopter la stratégie appropriée en matière de développement d’applications mobiles. Cela n’a rien d’une sinécure, étant donné la nature hé-térogène de l’environnement des logiciels d’entreprise et les nombreuses fluctuations sur les marchés des appareils mobiles, des systèmes d’exploitation mobiles et des MADP. Certains, comme Matt Bancroft, cofondateur et directeur des opérations de Mobile Helix, entrevoient un che-min relativement simple à travers cette jungle d’options : «Toutes les plates-formes matérielles sur le marché aujourd’hui possèdent un moteur hautes performances compatible HTML5. En suivant cette approche basée sur un navigateur HTML5, l’entité informatique d’entreprise peut concevoir une plate-forme d’applications unifiée qui s’étend aux appareils de toute forme et de toute taille, sans compromettre les fonctionnalités, les performances ou la sécurité.» Gartner préconise une approche «au cas par cas» de la sélection de MADP, notant que : «Si vous avez simplement besoin de concevoir des applications pour l’iPad, un acteur niche, tel qu’Apple, peut constituer votre meilleur choix.» Gartner prévient également que : «Si HTML5 promet de satisfaire les besoins types des entreprises, la plupart des entreprises estiment qu’il ne s’agit actuellement que d’une solution partielle.» S’il y a une startup à surveiller dans ce domaine, c’est bien Capriza, qui propose une solution «sans codage, sans intégration et sans API» pour rendre mobiles les applications bureautiques existantes basées sur le web via HTML5 ou des «Zapps» hybrides. Ces dernières sont créées via un module de conception qui vous permet de convertir automatiquement des objets web bureautiques en contrôles mobiles et de personnaliser l’interface utilisateur. Lorsque la Zapp ainsi obtenue est lancée sur un appareil mobile, Capriza ouvre une session de navigateur sur un serveur virtualisé sécu-risé (dans le cloud de Capriza ou dans une appliance virtuelle sur site), traduisant les actions basées sur le mobile comme si elles étaient exécutées localement, si bien qu’aucune donnée n’est stockée sur l’appareil mobile. Capriza Designer vous permet d’explorer les applications web existantes, transformant les objets web bureautiques en contrôles mobiles et personnalisant l’expérience utilisa-teur. Le résultat est une «Zapp» HTML5 créée sans aucun codage. Image : Capriza Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  20. 20. 21 Ce modèle virtualisé implique également que les Zapps héritent automatiquement des autorisations en vigueur sur l’application bureautique. Capriza fournit aussi un tableau de bord de traitement analy-tique pour recueillir l’avis des utilisateurs et analyser les données d’utilisation. Des approches comme celle de Capriza peuvent être efficaces pour les entreprises qui ont un grand nombre d’applications bureautiques héritées et manquent de développeurs dotés de compétences en codage mobile. Mobilité d’entreprise en 2014 : un déferlement d’applications ?
  21. 21. LA RÉVOLUTION DES APPLICATIONS MOBILES NÉCESSITE DE NOUVEAUX OUTILS DE GESTION POUR L’IT
  22. 22. 23 Gartner prévoit que les projets de développement d’applications mobiles seront quatre fois plus nombreux que les projets pour PC natifs dans les entreprises d’ici 2015. Par ailleurs, son étude de 2013 auprès de 2 053 DSI dans 41 pays classe les applications mobiles comme priorité numéro deux des DSI après le traitement analytique et l’informatique décisionnelle. Les informations dispensées par IBM à l’occasion de sa conférence Pulse de mars à Las Vegas indiquent la même chose. • 77 % des DSI soutiennent l’utilisation d’appareils personnels sur le lieu de travail en tant qu’initiative mobile. • 56 % perçoivent une demande généralisée envers les applica-tions mobiles dans leur entreprise. • 25 % ont des plans en vue de déployer des applications mobiles. • 30 % indiquent que les ordinateurs portables sont remplacés par des tablettes dans leur entreprise. Toutefois, il ne s’agit plus pour l’IT de simplement développer les applications et dévoiler les appareils mobiles. Les applications mobiles doivent être sécurisées, distribuées et gé-rées comme toutes les autres applications qui existent dans l’entre-prise. Or, le fait qu’elles soient mobiles et que les employés utilisent divers appareils et systèmes d’exploitation introduit davantage de complexité. Voici trois domaines clés sur lesquels l’IT doit mettre l’accent. Technologie L’IT d’entreprise devra évaluer tout un éventail de nouveaux outils de gestion pour sécuriser, distribuer et tester les performances des ap-pareils et des applications mobiles. Nous distinguons trois domaines clés sur lesquels il faudra se concentrer. La révolution des applications mobiles nécessite de nouveaux outils de gestion pour l’IT
  23. 23. 24 N° 1 : téléchargements des applications mobiles et contrôle de version Beaucoup d’entreprises publient des spécifications liées aux appareils pour les utilisateurs finaux ayant adopté le BYOD, mais rien ne garantit pour autant que toutes les versions de système d’exploitation qui existent pour chaque appareil interagiront de façon transparente avec une application mobile déployée par l’IT dans l’entreprise. Les tests des applications avec différents appareils mobiles et versions de système d’exploitation mobile sont difficiles et chronophages. Il est tout aussi difficile de maintenir le contrôle des versions suites aux améliorations apportées aux applications mobiles qui doivent s’exécu-ter de façon transparente sur les nombreuses plates-formes mobiles en circulation. Heureusement, il existe des fournisseurs qui répondent à ces défis et divers logiciels de gestion des applications mobiles sont désormais disponibles sur le marché ; ceux-ci transmettront automatique-ment les nouvelles versions des applications aux quelque 100 combinaisons différentes de version de système d’exploitation mobile et de téléphone mobile. Cette «transmission» est un flux de travail automatisé. En d’autres termes, dès que l’entité informatique charge le logiciel dans une file d’attente, l’application est transmise par le logiciel de gestion aux appareils des utilisateurs finaux lorsque ceux-ci activent leurs appareils la fois suivante. Comme l’automatisation installe automatiquement la nouvelle version de l’application sur l’appareil, il n’y a pas besoin de se fier à l’utilisateur final pour télécharger ou installer quoi que ce soit. Des logiciels commerciaux sont également disponibles pour tester les appli-cations sur une pléthore de combinaisons de système d’exploitation/appareil mobile qui devrait couvrir à peu près toutes les éventualités. N° 2 : verrouillage Rien qu’en 2011, l’équivalent de 30 milliards de dollars d’appareils mobiles a été perdu à travers le monde. Si les départements informatiques veulent assumer leurs responsabilités en matière de sécurité et de gou-vernance, ils auront besoin de logiciels de suivi et de verrouillage des appareils mobiles qu’ils peuvent acti-ver depuis un centre de traitements principal chaque fois qu’un appareil mobile est signalé comme perdu ou manquant. La révolution des applications mobiles nécessite de nouveaux outils de gestion pour l’IT
  24. 24. 25 N° 3 : Analyse de l’expérience des utilisateurs finaux L’expérience des utilisateurs finaux sur votre site web pour des clients utilisant des appareils mobiles est peut-être formidable aux États-Unis ou au Canada, mais qu’en est-il pour ceux en Australie, en Asie ou au Moyen-Orient ? Il existe des outils sur le marché qui peuvent étendre votre visibilité du réseau à Internet dans son ensemble. Ces outils peuvent évaluer les performances de vos applications et de votre site web sur les réseaux de différents FAI (fournisseurs de services internet) et dans diverses zones géo-graphiques à travers le monde. Vous ne serez peut-être pas en mesure de résoudre tous les problèmes que vous trouverez, mais vous aurez une visibilité sur ces problèmes et sur leur impact potentiel sur votre entreprise. Vous avez aussi le pouvoir de changer de FAI La révolution des applications mobiles nécessite de nouveaux outils de gestion pour l’IT
  25. 25. APPLICATIONS MOBILES D’ENTREPRISE : «ÊTRE PLUS PROCHE DE CANDY CRUSH QUE DE SAP»
  26. 26. 27 «On a vu pas mal de projets catastrophiques en mobilité dans les périodes 2002-2003 et 2009-2011. Donc les gens sont méfiants vis à vis des développements spécifiques longs et couteux» explique Fabrice Jarry, fondateur de Nomalys «On trouve des clients complè-tement désabusés par la mobilité.» Les DSI court-circuitées La solution pour sortir de l’ornière ? Faciliter l’usage, et être à l’écoute des utilisa-teurs. «Sur l’ergonomie, on est plus proche de Candy Crush que de SAP», vante Fabrice Jarry à propos de sa solution ; une application mobile qui permet via des API d’accéder aux données des différents outils du système d’infor-mation de l’entreprise. Il ajoute que désormais, ce sont les directions métiers et les direc-tions générales qui sont demandeuses de projets de mobilité, et non plus les DSI. D’où la prégnance de la simplicité d’utilisation des so-lutions dans les priorités de développement, puisque ce sont les utilisateurs qui détaillent en direct les spécificités des produits dont ils ont besoin. Technologie Les applications mobiles profession-nelles aussi simples (et addictives) que les jeux vidéos ? C’est semble-t- il aujourd’hui la condition minimale pour intéresser les clients, et les convaincre d’utiliser les outils mis à leur disposition par les DSI. De la conception au suivi, prendre en compte l’utilisateur semble, enfin, in-contournable. Applications mobiles d’entreprise : «Être plus proche de Candy Crush que de SAP»
  27. 27. 28 Ateliers avec les utilisateurs «Nous centrons nos solutions sur l’usage : qui mieux que le facteur est en capacité de nous guider sur la bonne adéquation des solutions que nous délivrons ?» évoque quant à elle Viviane Madinier, direc-trice des services informatique de la direction industrielle à La Poste. Avec le projet Facteo, la poste prévoit d’ici 2015 d’équiper l’ensemble des facteurs d’un smartphone avec des fonctions spécifiques, comme la remise de courrier contre signature, la gestion des procura-tions, ou encore les réexpéditions. A la fin de l’année, la moitié des facteurs devraient être équipés de cette solution. «Nous avons mis en place dès le début du projet des ateliers avec des facteurs, sur la base du volon-tariat. Ils s’expriment sur la pertinence des maquettes proposées, sur les parcours facteurs, bref, sur leurs besoins métiers. Ils sont force de proposition, et peuvent expérimenter sur le terrain nos solu-tions » détaille Viviane Madinier. «Conserver la proximité terrain, c’est un gage de succès». Détournement des outils de mesure de la performance Une proximité qu’il faut savoir conserver au delà de la phase de conception du produit. Car une fois le produit lancé, les concepteurs de la solution devront être à l’écoute des retours des utilisateurs. «On a eu des besoins terrains qui nous sont remontés» explique Viviane Madinier. «Nous avons par exemple placé sur la solution un bouton d’alerte qui permet à un facteur de prévenir sa hiérarchie en cas de panne ou de problème». Une travail d’analyse et de retour sur l’utilisation des applications mobiles qui tend même à remplacer peu à peu le suivi des performances des applications mobile. «Nous avons été assez surpris. On pensait que nous fournissions d’abord un outil de contrôle de la perfor-mance. Mais il est de plus en plus utilisé pour de l’optimisation fonctionnelle des applications» explique Erwan Paccard à propos de la solution Compuware APM (Application Performance Ma-nagement). Le directeur marketing solution de l’entreprise note un élargissement de l’utilisation de cet outil. «Le coeur historique de l’APM c’est ‘y a un problème, aidez moi a le résoudre’. Mais d’autres clients veulent l’utiliser dans un contexte de contrôle et d’optimisation de l’expérience utilisateur». Applications mobiles d’entreprise : «Être plus proche de Candy Crush que de SAP»
  28. 28. 29 Commentaires en temps réel Pour le projet Facteo, une fonction de «like» sur les nouvelles versions de l’application permet de donner son avis sur les fonction-nalités. «Ça nous permet d’avoir un ressenti métier et de mesurer le niveau de satisfac-tion » explique Viviane Madinier, qui se réjouit d’un taux à 87%. C’est ce travail de feed-back en temps réel qui permet d’améliorer au fil de l’eau l’expé-rience utilisateur. «Si une fonctionnalité n’est pas utilisée par 80% des utilisateurs, elle doit disparaître» affirme Fabrice Jarry. «Dans le domaine du retail, via les remontées d’APM, un de nos clients a travaillé sur les pattern d’utilisation. Il s’est aperçu qu’ils étaient différents entre l’application mobile et le site web» explique Sébastien Huet, ingé-nieur avant vente chez Compuware. «Le client a décidé pour la future version de son application mobile d’y inté-grer un nouveau scénario». Applications mobiles d’entreprise : «Être plus proche de Candy Crush que de SAP»
  29. 29. APPLICATIONS MOBILES - DÉVELOPPEMENT CLASSIQUE ? ECHEC GARANTI
  30. 30. 31 Les méthodes traditionnelles en vigueur pour la définition et le dé-veloppement d’applications pour le poste de travail ont toutes les chances d’aboutir à un échec si elles sont également appliquées à la conception d’applications sur mobile. C’est le message porté par Gartner. Le cabinet juge en effet que ces méthodes, pourtant souvent bien rodées, ne permettront pas de développer des applications de nature à satisfaire les attentes des utilisateurs. Et la principale raison avancée de cet échec annoncé, c’est la pres-sion croissante exercée par les métiers sur les équipes IT de l’en-treprise pour que celles-ci délivrent un grand nombre d’applications mobiles. Car contrairement à l’univers desktop, les apps doivent faire l’objet d’évolutions régulières et rapides. Technologie Pour réussir leurs développements d’applications, les développeurs vont devoir renoncer à certaines de leurs habitudes héritées de l’univers desktop, au risque sinon de négliger les spécificités du mobile, de ne pas répondre aux besoins et usages mo-biles, et donc d’échouer. Applications mobiles - Développement classique ? Echec garanti
  31. 31. 32 Dès lors, pour Van Ba-ker, vice-président des études pour Gartner, les méthodes exploitées pour concevoir des ap-plis desktop « ne fonc-tionnent pas, pour la plu-part » une fois appliquées au mobile. Pourquoi ? En raison « de la diversité des terminaux, des connec-tivités réseau et d’autres considérations spécifiques au mobile » précise-t-il. Quelles approches doivent dès lors privilégier les équipes de développement internes ? Elles devraient, défend Van Baker, mettre l’accent sur des pratiques de programmation fonctionnelle, mais aussi basées sur la performance, l’expérience utilisateur, les tests de charge ainsi que les méthodes agiles – elles nul-lement limitées aux seules applications mobiles. Et si ces approches de développement s’imposent, c’est en partie en raison des difficultés éprouvées par les utilisateurs pour spécifier les besoins que doivent couvrir les applications mobiles. Ainsi, même si les méthodes classiques ont historiquement fonctionné dans l’univers poste de travail, leur portage sur mo-bile est synonyme d’échec. « Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ces efforts ne réussissent pas pour les applications mobiles. Premièrement, les applis mobiles constituent une nouvelle catégorie pour la majorité des utilisateurs. Deuxièmement, les applications mobiles sont limi-tées par la nature de la plate-forme et la taille de l’écran, de sorte que le portage du workflow d’une application de bureau mâture n’est pas viable » as-sure Van Baker. Et faute de prendre suffisamment en considération les spécificités des logiciels sur mobile, les dévelop-pements aboutissent à des applications jugées sé-vèrement par les utilisateurs car négligeant l’ergono-mie, les usages et modes d’utilisation de ces outils sur ces terminaux. Les travers récurrents observés sont une faiblesse au niveau de l’interface, du pro-cessus applicatif et une application trop peu réactive. « Les applications mobiles sont limitées par la nature de la plate-forme et la taille de l’écran » Applications mobiles - Développement classique ? Echec garanti
  32. 32. 33 « Le rythme de changement sur le marché mobile représente un défi » « Laisser les utilisateurs découvrir ce à quoi l’application ressemblera et construire les écrans à la volée avec les outils appropriés permettra de s’assurer que la version initiale de l’application est familière des utilisateurs et correspond à leurs besoins une fois que l’application aura été testée en pilote ou déployée » considère en-core l’analyste de Gartner. Attention par ailleurs, prévient-il, à ne pas négliger la phase de test, qui dans ce domaine aussi ne peut être la simple reproduction des pratiques classiques impor-tées du poste de travail. Les applis, en particulier B2C, doivent ainsi être testées sur des terminaux et réseaux (3G, 4G…) hétérogènes. Les développements finalisés, dans les règles de l’art, le travail continue encore pour les développeurs. Car le cycle de vie de l’application lui ne s’arrête pas au recet-tage et à la mise en production. « Une fois l’appli déployée, il est important de com-prendre comment celle-ci est concrètement utilisée, car les comportements sont susceptibles d’évo-luer » insiste le directeur de recherche. Pour cela, une analyse des logs applicatifs doit notamment être menée, ne serait-ce que pour identifier les raisons du succès, ou au contraire de l’échec, d’une application. « Le rythme de changement sur le marché mobile représente un défi, particulièrement pour l’équipe en charge des opérations. Et ce rythme ne de-vrait vraisemblablement pas ralentir ». Applications mobiles - Développement classique ? Echec garanti
  33. 33. 6 CONSEILS POUR LES TESTS D’APPLICATIONS MOBILES
  34. 34. 35 Les tests logiciels représentent une tâche difficile et les tests des applications mobiles, notamment orientées grand public, peuvent relever d’un art en soi. Étant donné la grande diversité des sys-tèmes d’exploitation mobiles, des formats d’appareils et des scéna-rios d’utilisation, la tâche peut être insurmontable. Nous vous propo-sons quelques suggestions en vue d’assurer le succès de vos tests mobiles et, au final, de votre déploiement d’applications. Technologie Le test d’une application mobile com-porte des nuances et des difficultés qui lui sont propres. Voici quelques conseils pour garantir le succès de votre déploiement d’applications. Les tests ne se font pas tout seuls Qu’il s’agisse de structures de programmation mobile ou de métho-dologies de gestion, les outils impliquent souvent que les tests font partie intégrante du processus de développement d’applications et peuvent vous inciter à penser qu’ils se produisent naturellement pendant le processus de développement. Ce n’est absolument pas le cas, pas plus que les processus de fabrication modernes ne rem-placent la nécessité de tester les produits dans l’univers physique. Les tests peuvent être coûteux et chronophages, mais ce coût doit être comparé aux coûts essentiels et accessoires liés à la fourniture d’un produit qui ne fonctionne pas correctement. 6 conseils pour les tests d’applications mobiles
  35. 35. 36 Optez au plus tôt pour une approche agile La plupart des chantres du développement mobile suggèrent une approche rapidement itérative du déve-loppement d’applications mobiles. Non seulement elle accélère le processus de développement, mais elle peut également résoudre bon nombre des problèmes relatifs à l’expérience utilisateur dont pâtit une appli-cation mobile. Si vos développeurs et concepteurs collaborent fréquemment, tous les aspects depuis les changements du texte jusqu’aux tailles de police peuvent être résolus avant même que vous ne débu-tiez un cycle de tests formel. Planifiez Il est tentant de supposer que votre équipe in-terne de testeurs et les bêta-testeurs détecteront la grande majorité des défauts de votre application simplement avec leur propre appareil. Cela n’est souvent pas le cas ; un minimum de planification préliminaire, référençant dans l’idéal la liste des impératifs fonctionnels de votre application, peut vous permettre d’établir les scénarios cruciaux et exceptionnels que vous voulez tester. Cette tâche apparemment fastidieuse peut vous faire gagner du temps ultérieurement, étant don-né que chaque mise à niveau d’application, nouvel appareil ou mise à jour de système d’exploitation peut être soumis à la même batterie de tests. Étof-fez cette bibliothèque de scénarios de tests au fil du temps ou allez même jusqu’à en automatiser une grande partie et vous serez paré pour des tests de régression rapides. La compatibilité multiplate-forme est un leurre L’une des grandes frustrations avec l’état actuel du développement d’applications mobiles est que les outils de développement d’applications mul-tiplate- forme ne produisent simplement pas du code cohérent à travers les différents systèmes d’exploitation mobiles. Même une application rela-tivement rudimentaire développée à l’aide d’outils multiplate-forme peut présenter des défauts qui n’existent que sous Android ou iOS. Lorsque vous utilisez des outils multiplate-forme, cela n’est pas parce que vos tests couvrent une plate-forme spé-cifique qu’ils en couvrent forcément une autre. 6 conseils pour les tests d’applications mobiles
  36. 36. 37 Impliquez toutes les parties prenantes dans l’identification des défauts La majorité des responsables des tests des applications mobiles sont issus du développement ou de la conception et ont forcément ce parti pris. Ainsi, un responsable issu du codage peut percevoir un ajuste-ment fonctionnel comme un défaut critique, tandis qu’un responsable axé sur la conception considérera un problème de police ou une modification de couleur comme tout aussi critique. Veillez à impliquer des représentants des produits, de la conception et des aspects techniques lorsque vous déterminez les défauts auxquels vous allez vous attaquer immédiatement et ceux que vous allez différer, notamment lorsque votre date de sortie approche. Les outils vous aideront, mais ne feront pas de miracle Il existe une grande variété d’outils disponibles pour les tests des applications mobiles. À un niveau rudi-mentaire, les captures d’écran et les feuilles de calcul peuvent être efficaces et rapides. Toutefois, même une application simple générera un grand nombre de défauts qui doivent être classés par priorité, at-tribués, suivis et testés de nouveau. C’est pourquoi votre équipe de testeurs gagnera à ce que vous lui fournissiez des outils utiles. Ces outils ne peuvent toutefois pas remplacer une gestion efficace, la génération de rapports d’état et la communication entre les responsables de produits, les concepteurs et les développeurs. Les outils peuvent optimiser une équipe déjà performante, mais ne vous atten-dez pas à ce qu’ils transforment une équipe en dif-ficulté. Bon nombre de ces recommandations peuvent être appliquées largement à tout l’éventail des tests, de-puis les tests de produits jusqu’aux tests logiciels traditionnels. Toutefois, dans le domaine des appli-cations mobiles, les délais serrés, les attentes dérai-sonnables et les pressions du marché éliminent la marge qui peut sauver une équipe de testeurs dont les performances laissent à désirer. En prenant le temps de planifier un effort de tests approprié pour votre application mobile, vous pou-vez faire la différence sur cette place de marché extrêmement concurrentielle qui devient de plus en plus intolérante aux produits de qualité inférieure. 6 conseils pour les tests d’applications mobiles
  37. 37. LOOKOUT ET POLARIS OFFICE : DEUX APPLIS PROS SÉLECTIONNÉES PAR ORANGE BUSINESS
  38. 38. 39 Destinées aux clients, prospects ou aux forces de travail internes, ces services permettent un accès en temps réel à l’information, un échange de données immédiates ou encore une connectivité per-manente. Elles bouleversent le fonctionnement de l’entreprise et de- viennent une priorité. Pour la rentrée, Orange Business Services a sélectionné 2 applica- tions professionnelles : - LookOut Premium : application pour tous les professionnels qui souhaitent protéger leur mobile contre la perte, le vol ou le piratage de leurs données. - Polaris Offi ce Premium : indispensable pour visionner, éditer, créer, partager des documents de type Offi ce et les sauvegarder en local ou vers le Cloud. Mobilité L’essor de l’utilisation des smart- phones et des tablettes en l’entre-prise entraîne le développement d’un nouveau type de solutions mobiles : les applications à usage professionnel. LookOut Vous perdez votre mobile ? Ren- dez-vous sur le site lookout.com pour le localiser sur une carte. Si vous l’avez perdu à proximité, le site vous propose de faire retentir une alarme (même si votre portable est en mode silencieux) pour le retrouver facilement. De plus, vous pouvez aussi renseigner une liste de numéros à appeler (jusqu’à 5 contacts) en cas de perte de votre mobile. LookOut c’est aussi un anti-virus. Ainsi votre mobile est protégé contre toutes menaces quelles qu’elles soient : adresse internet dan- gereuse, mail douteux, pièce jointe suspect ou numéro spéciaux. Une fois la menace détectée, LookOut se charge de la bloquer ou de la supprimer directement. LookOut et Polaris Offi ce : deux applis pros sélectionnées par Orange Business
  39. 39. 40 LookOut vous permet également de réaliser des sau- vegardes de votre mobile. L’application permet en ef- fet de sauvegarder toutes vos données personnelles sur votre compte Lookout.com et offre la possibilité de les restaurer une fois votre téléphone retrouvé. Mais cette application propose surtout plusieurs ser- vices de sécurité innovants, utilisant toutes les fonc- tionnalités de votre smartphone. A l’image de Lock Cam, qui vous envoie la photo et la position géogra- phique de toute personne qui tape 3 fois de suite un mot de passé erroné sur votre mobile. Polaris Offi ce premium Polaris Offi ce Premium apporte des fonctionnalités indispensables dans un cadre professionnel : - Visionnez, éditez et créez des documents de type offi ce (Powerpoint, Excel, Word) - Sauvegardez vos documents en local ou vers le Cloud (Google Drive, Box, Dropbox et bientôt Su- garSync) - Partagez des documents via le Cloud ou par mail - Protégez l’accès à l’application par un mot de passe - Annotez facilement vos documents - Retrouvez un texte grâce aux fonctions de recherche avancées LookOut et Polaris Offi ce : deux applis pros sélectionnées par Orange Business
  40. 40. 41 Orange Business Services vous accompagne dans la sélection, l’installation et l’utilisation d’applications mobiles professionnelles. Grâce à la rubrique Business Apps de Business Lounge, aux formats web et Mobile , Orange vous propose une sélection d’applications régulièrement mises à jour ainsi qu’un édito vous permettant d’être constamment à la pointe de l’actualité digitale. • Une large couverture fonctionnelle des applications : Parce que les besoins des entreprises sont multiples, Orange a développé des solutions ou choisi des partenaires couvrant un large spectre fonctionnel : - offre de stockage (SugarSync) et d’édition de documents (Polaris Offi ce premium) - visioconférence mobile (Video Meeting), audioconférence en un clic (Appels Groupés) - Sécurité de vos devices (Lookout premium) - Réseau sociaux (Viadeo Premium) - offres de contenus (TV d’Orange, Deezer, Read and Go) • Une réponse aux besoins spécifi ques : Pour des besoins spécifi ques nécessitant de l’intégration dans le SI des entreprises, un commercial du pôle « Applications Métiers » peut vous aider à trouver l’application répondant au mieux à vos besoins. Par exemple, GED, assistance de travailleurs isolés, créations de formulaires métiers spécifi ques,… • Un outil puissant d’aide à la recherche : Business Apps, c’est aussi un puissant outil d’aide à la recherche d’applications utiles grâce à des fi ltres pensés pour les professionnels. Ainsi la recherche par Métier ou types d’usage offre la possibilité d’accéder à une sélection d’applications effi caces. SugarSync 5€HT/mois TV d’Orange Read and Go Deezer Polaris Offi ce premium : 2€HT / mois Viadeo Premium : 7,5€ HT/mois Vidéo Meeting : à partir de 49€ HT /mois. Lookout premium : 1,99€ / mois en promotion jusqu’au 3 février 2015 Appels Groupés : 2,5€ /mois en promotion jusqu’au 31/12/2014

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