A celle qui souffre

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A celle qui souffre

  1. 1. A celle qui souffre ! Je te regarde et je ressens tes souffrances, J’imagine et mesure le mal au-delà des distances, Miracle est la vie, miraculeux sont les autres sens, Ton débit de parole cache peu ton instinct de survie, M’éclaire sur toi, sur toute ta vie, Et ce poids de solitude dont tu survies, Qui pèse, dérange, te rend si malade, Miraculeuse est cette mémoire, ce cœur qui bat à la chamade, Faire revivre, à n’en plus finir, Tous ces vieux souvenirs, De longs voyages à la suite d’un mirage, De petites et de grandes aventures en ton jeune âge, Dans la véhémence de ta belle jeunesse, Dans la quête des plaisirs de ta belle attirance, Bonheur inachevé, amour à satiété, en toute liberté, De l’âge d’or de ton insouciance, Qu’avec le temps, vient secouer ta profonde souffrance, En l’éclat de lumière de tes lourds regards, S’exprime ce désir insatiable de vivre encore sans aucun retard, Ce plaisir d’attende, patiente au quai d’une gare, Pour un nouveau départ, quelque part, Plus loin de l’indifférente cité et de ses remparts,
  2. 2. Sans plus rien attendre de quiconque, ni de recevoir, Dans la certitude ‘être sur la voie de la félicité et du devoir, Par ta grande générosité, tu aspires aux délices, En pardonnant aux tiens leur absence, Leur déchirante indifférence, Tu ne quémandes qu’un peu de tendresse, Un câlin, un sourire qui sache chasser ton supplice, Ton corps déjà meurtri, n’en peut plus des sévices, Ton cerveau ne cesse de souffrir le martyr, Ton cœur aguerri n’en a que faire de trop des soupirs, Tu t’accroches à cet univers virtuel, Comme seul amant, compagnon éventuel, Dans le désert de cette ville et de son port, Vaste prison, sans secours ni moindre support, Douleur, douleur, douleur, Ni cousins de souche ni lointains maures, Le cœur souffre, quelle horreur ! Les déboires de l’amour, par les temps qui courent, Fantasmes, miroir de la folie d’une mère, Tu en veux à la surdité et à la haine des hommes, A la sécheresse et à l’aridité de leur cœur, A leur égoïsme, poison mortel, obsessionnel de « surhommes », Jusqu’où iras-tu, petite abeille, petite fleur ? Un printemps vient, s’installe et repart,
  3. 3. Tu es là, lasse mais sage, Attendant l’instant fatidique de l’ultime départ, Résignée, sereine et imperturbable, Au milieu de ton décor de souvenirs palpables, Toiles, tableaux, statuettes en poussière, Sur les quatre murs, sur les meubles, sous la lumière, Meublant à jamais ta riche mémoire ! Vis, vis, oublie et omets l’accessoire, Ton présent est ta vie, alors, vole, vole, Au-dessus des cimes de tes douleurs, Danse, danse, la farandole des tziganes et des gitanes, Dans la cadence du Tango, en sa beauté du rouge et du noir ! Abdelmalek Aghzaf, Fès, le 29/03/2015®©

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