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Echos juillet 2012 1ère quinzaine

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"" EECCHHOOSS DDEESS
CCOOLLLLIINNEESS""
AA lliirree
ééggaalleemmeenntt:
CDD sur les prépara­
tifs des examens sco­
laires
Des techniques de
dressage des boeufs
de labour
Formation des élus
locaux de Bandafassi
sur la
décentralisation
Législatives 2012 ,le
Pds exulte à Kédou­
gou
"ECHOS DES COLLINES' Contacts: 77 431 77 42 / 77 435 85 48
journal du Cmc de Kédougou e­mail: eecchhoossddeessccoolllliinneess11@@ggmmaaiill..ccoomm
Périodicité Bimensuelle
Numéro: 7 Directeur de Publication :Kalidou Cissokho ­ Imprimé en 200 exemplaires
LLee jjoouurrnnaall ddee KKééddoouuggoouuPrix: 200 fcfa Numéro: 07 ­ Juillet 2012
RRééddaaccttiioonn
Amadou Diop
Adama Diaby
Cheikhou Kéita
Omar S Diallo
Mamadou Cissé
Khady Maiga
Khoudousse Diallo
Publicité: Pour vos photocopies , cartes d'invitation ,annonces publicitaires contactez le service
commercial de la radio communautaire de Kédougou
"Echos des Collines" est disponible en abonnement contactez le 77 435 85 48
,
FFooccuuss ssuurr llee ttrraavvaaiill ddeess
ffeemmmmeess ddee KKééddoouuggoouu
Docteur Ibra Ndoye :« On fait
de la grève en exposant les
enfants de mères séroposi­
tives à la contamination du
Vih, c’est un acte criminel.
Nous, sommes des personnes
qui ont prêté le serment
d’hypocrate et non d’hypo­
crites »
EEDDUUCCAATTIIOONN
PPrrééppaarraattiiffss ddeess eexxaammeennss ssccoollaaiirreess
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UUnn CCDDDD aa rrééuunnii pplluussiieeuurrss aacctteeuurrss ddee
ll’’éédduuccaattiioonn.. IIllss oonntt éécchhaannggéé ssuurr llaa pprréésseen­n­
ttaattiioonn dduu ssyyssttèèmmee éédduuccaattiiff ddaannss llee ddééppaarrtte­e­
mmeenntt,, ssuurr lleess ddoonnnnééeess ssuurr lleess iinnddiiccaatteeuurrss eett
ssuurr llaa ssiittuuaattiioonn ddeess ccaannddiiddaattss.. Au total ce
sont 1617 candidats qui sont attendus au
CFEE et 1552 au BFEM dans tous le départe­
ment. Le préfet du département est aussi reve­
nu sur certaines recommandations pour parer
aux quelques problèmes relevés sur place.
C’était une occasion pour les acteurs de voir
quelles sont les ressources à mobiliser pour
que l’examen se tienne dans de très bonnes
conditions. Ainsi entre autres recommanda­
tions, ils ont décidé « de faire l’expression des
besoins en termes de moyens logistiques parce
qu’à Kédougou le relief est assez accidenté et
le parc automobile n’est pas assez fourni au
niveau du département. Nous avons également
insisté sur la communication qui doit accom­
pagner cette préparation, sur la sécurisation
des centres d’examen. Nous avons appelé à la
mobilisation de tous les acteurs.» a renchéri le
préfet qui a par ailleurs poursuivi « J’ai égale­
ment insisté auprès de l’IDEN pour que les
salles d’examen qui seront retenues soient des
salles qui réunissent des conditions de sécurité
et d’hygiène parce que nous serons en plein
hivernage. » De l’avis du préfet Habib Léon
Ndiaye, cette rencontre « a été pour nous l’oc­
casion de passer en revue les principaux
aspects et les principales questions nécessaires
à la bonne organisation des examens.»
Selon l’inspecteur départemental de l’éduca­
tion, Sory Danfakha, «nous avons 1617 candi­
dats qui sont attendus au CFEE et 1552 au
BFEM à travers 25 centres d’examen pour le
CFEE prévu pour le 26 et 27 juin et 7 centres
pour le BFEM dont la première session est
prévue au 27 juillet.» L’inspecteur Sory Dan­
fakha a par ailleurs évalué les besoins en car­
burant à 310 litres pour les 2380 km à
parcourir pour le déroulement des examens
dans le département.Autre souci notés lors de
cette rencontre, le problème d’état civil
constaté chez certains élèves durant leur cur­
sus scolaire. A ce sujet « nous avons demandé
à ce que chacun apporte sa contribution, à
commencer par le personnel enseignant. Qu’il
puisse recenser lors des inscriptions tous les
élèves qui n’ont pas d’actes de naissance et
qu’en rapport avec les parents d’élèves, les
chefs de village et l’autorité administrative
(sous préfets), qu’on puisse faire le travail
d’accompagnement et d’encadrement de
proximité nécessaire pour permettre à ces
élèves de disposer d’actes de naissances.» a
soutenu le préfet Habib Léon Ndiaye. Mieux,
le préfet a invité tous les acteurs à la mise en
place rapide d’une instance où autorités admi­
nistratives, élus locaux et tous les partenaires
du système éducatif peuvent se retrouver ré­
gulièrement pour identifier les problèmes qui
se posent au secteur de l’école au niveau du
département et prendre à bras le corps ces
questions et permettre aussi bien aux ensei­
gnants qu’aux élèves de pouvoir travailler
dans de bonnes conditions.
AAmmaaddoouu DDiioopp
SSOOCCIIEETTEE
KKééddoouuggoouu,, ddee nnoouuvveelllleess tteecchhnniiqquueess ddee lla­a­
bboouurr ppoouurr rreeppoosseerr lleess eennffaannttss
LLee pprroojjeett ddee ggeessttiioonn dduurraabbllee dduu bbééttaaiill rru­u­
mmiinnaanntt eennddéémmiiqquuee ((PPRROOGGEEBBEE)) vviieenntt
dd’’oorrggaanniisseerr uunnee sseessssiioonn ddee rreennffoorrcceemmeenntt ddee
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lleess tteecchhnniiqquueess dduu ddrreessssaaggee ddeess bbœœuuffss ddee lla­a­
bboouurr..
Autrefois, dresser des bœufs constituait un
grand fardeau pour les paysans. Ils éprou­
vaient d’énormes difficultés dans cet exercice
d’adaptation des animaux au labour à la char­
rue. Du fait de leur ignorance, la plupart des
paysans utilisaient la force pour apprendre aux
bœufs le labour à la charrue en deux ou trois
jours.La plupart des dresseurs torturaient les
animaux à mort.
n
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EECCOONNOOMMIIEE
FFooccuuss ssuurr llee ttrraavvaaiill ddeess ffeemmmmeess
LLeess ffeemmmmeess ddee KKééddoouuggoouu ssoonntt pplluuss qquuee
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ttéé ..EElllleess ss’’aaccttiivveenntt ddaannss ddiivveerrsseess aaccttiivviittééss
ppoouurr hhoonnoorreerr lleeuurrss ffaammiilllleess..
Dans la société les femmes ont toujours eu des
conditions d’existence quasiment difficiles qui
ne leur permettaient pas de croiser les bras
face aux besoins de leurs familles. C’est pour­
quoi, toujours armées de courage et d’un es­
prit de dépassement les femmes participent
autant que faire se peut au développement de
leurs localités.Pour cela, les femmes épargnent
en vue d’investir dans des activités généra­
trices de revenus. Ainsi combattent­elles l’oi­
siveté et le besoin en travaillant pour
elles­mêmes tout en gérant leurs propres af­
faires. Plus de la moitié des profits tirés de ces
activités génératrices de revenus retourne
dans les familles (frais de soins médicaux,
éducation, habillement des enfants,…). Une
seule activité ne pourrait être une solution à
cette multitude de besoins. Raison pour la­
quelle on voit les femmes s’activer dans dif­
férents secteurs.
Parfois elles sont amenées à dérouler les
mêmes activités économiques (vente de bei­
Dans cet exercice, beaucoup de dresseurs se
blessaient à plus forte raison que les enfants
qui guidaient les bœufs. Et, ils consacraient
beaucoup de temps pour le dressage.« Autre­
fois, on trouait les narines des bœufs et on y
mettait une boucle en fer puis une corde que
l’on tirait au moment du guidage, le conduc­
teur de la charrue tenait toujours un fouet
pour amener les bœufs à la raison, on ne sen­
tait point la souffrance de ces animaux.. » re­
connait Coly Kanté paysan à Ibel.
Afin de réduire le travail des enfants et d’allé­
ger la souffrance des bœufs, le projet de
gestion durable du bétail ruminant endémique
y apporte une solution durable. Ceci s’est tra­
duit par le renforcement de capacités des pay­
sans sur les techniques du dressage.Une
dizaine de paysans de Ségou, Ibel, Landiény,
Boundoucondi ont subi récemment une ses­
sion de formation de 21 jours à Ibel sur les
techniques du dressage amélioré des bœufs de
labour.« Cette technique consiste d’abord à fa­
miliariser les bœufs et à les initier progressi­
vement au labour sans agressivité. Dans cette
technique, on n' a pas besoin de percer les na­
rines des bœufs ou à tenir un fouet pour leur
apprendre à travailler.
Et en plus on n’a pas besoin des enfants pour
guider les bœufs, une seule personne peut faire
tout le travail… » précise M Marc Camara fa­
cilitateur de la session de formation.Il faut dire
que cette technique révolutionnaire va
permettre au paysan d’avoir un gain de temps
considérable qui lui permettra de se consacrer
aux autres activités dans son champ au mo­
ment du labour. « Nous savons à présent que
ce que nous faisions était une perte de temps
énorme, et nous maltraitions nos animaux par
notre ignorance, nous ne ferons rien d’autre
qu’appliquer cette technique… » a précisé M
Abdoul Diallo, paysan à Landiény. Le temps
que cette technique de dressage fasse son ex­
pansion dans la région de Kédougou, les en­
fants n’auront plus de risques à courir
puisqu’ils ne guideront plus jamais les bœufs
qui sont parfois très dangereux.
AAddaammaa DDiiaabbyy
gnets, d’œufs, de cacahuètes, de tissus, de lé­
gumes…), uniquement pour pouvoir travailler
et gagner de l’argent.« J’ai démarré mon petit
commerce avec un prêt de 500 000 FCFA oc­
troyé par la caisse du CMS de Kédougou. Avec
ce fonds de roulement, je vais acheter des tis­
sus bazins au Mali pour venir les revendre à
Kédougou. Dieu merci, j’arrive à faire des bé­
néfices et à rembourser 10500 FCFA par mois
» soutient Nénégallé Diallo, vendeuse au
marché central de Kédougou.Une diversifica­
tion de l’offre de produits de qualité, le renfor­
cement de capacités et l’octroi de crédits
consistants aux femmes seraient des avan­
tages pour la sauvegarde de ces activités de
cette couche vulnérable.
KKhhaaddyy MMaaïïggaa
SSAANNTTEE
KKééddoouuggoouu :: NNoouuvveellllee aapppprroocchhee,, nnoouuvveellllee
vviissiioonn ppoouurr ccoommbbaattttrree llee VViihh//ssiiddaa
ZZéérroo nnoouuvveellllee iinnffeeccttiioonn dd’’iiccii 22001155,, zzéérroo ddé­é­
ccèèss lliiéé aauu VViihh//ssiiddaa,, zzéérroo ddiissccrriimmiinnaattiioonn..
C’est la vision du conseil national de lutte
contre le sida qui compte désormais freiner la
propagation du Vih/Sida à Kédougou et
partout au Sénégal..
Avec une superficie de 16 892 Km2 Kédou­
gou partage ses frontières avec deux pays le
Mali et la Guinée Conakry. La porosité des
frontières qui facilite de plus en plus le contact
régulier avec les populations de ces pays et
l’exploitation de l’or rendent difficile la lutte
contre la propagation du Vih/sida.C’est pour­
quoi des enquêtes dans le domaine de la santé
ont révélé qu’à Kédougou le taux de préva­
lence du Vih/Sida au sein de la population gé­
nérale est de 1,7% contre 1,3% chez les
orpailleurs.Des chiffres alarmants qui in­
quiètent l’opinion publique et les agents de
santé à tel point que le docteur Ibra Ndoye est
monté au créneau pour adresser un message
fort aux syndicalistes du domaine médical.
« On fait de la grève en exposant les enfants
de mères séropositives à la contamination du
Vih, c’est un acte criminel. Nous allons conti­
nuer à dialoguer. Nous, agents de santé,
sommes des personnes qui ont prêté le ser­
ment d’hypocrate et non d’hypocrites » a­t­il
soutenu fustigeant ainsi la rétention des don­
nées par certains agents de santé grévistes.
Zéro nouvelle infection d’ici 2015, zéro dé­
cès lié au Vih/sida, zéro discrimination à
l’égard des personnes vivant avec le virus
du Sida(PVVIH)
Sur cet aspect de discrimination à l'égard des
PVVIH,à Kédougou,malgré les efforts de
l’Association Solidarité Entraide de Kédou­
gou(ASEK), il reste beaucoup à faire.Les PV­
VIH de Kédougou continuent à faire l’objet de
discrimination et de stigmatisation.Raison de
plus pour que l’ASEK tire la sonnette d’alarme
pour alerter l’opinion public à travers l’or­
ganisation de fréquentes journées de plaidoyer
en faveur d’une meilleure assistance aux PV­
VIH de Kédougou.
A ces journées de plaidoyer prennent part gé­
néralement les agents de santé et les porteurs
de voix tels que les imams, les communicateurs
traditionnels et les correspondants de presse.«
Il faut nous appuyer dans la sensibilisation,
surtout revoir certaines de nos pratiques
traditionnelles comme le lévirat et le sororat.
La vitesse de propagation du vih/Sida dans la
région de Kédougou notamment dans les sites
d’orpaillage est inquiétante… » précise Marie­
Walo Boubane la présidente de l’ASEK.Pour
répondre à toutes ces exigences l’accent sera
u
­
­
s
­
e
désormais mis sur la complémentarité des sy­
nergies d’intervention. Les moyens seront
combinés pour une meilleure rationalisation
des ressources en vue d’une meilleure amélio­
ration du traitement (Sida, tuberculose, palu­
disme).Le conseil national de lutte contre le
sida s’est fixé comme priorités : le renforce­
ment des acquis des interventions, le renforce­
ment de la prévention de la transmission
mère/enfant(PTME), le dépistage volontaire,
le traitement ARV, le renforcement de la di­
mension genre et le renforcement du système
communautaire et du système de santé.
AAddaammaa DDiiaabbyy
EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTT
IInnssaalluubbrriittéé ddaannss llaa ccoommmmuunnee ddee KKééddoou­u­
ggoouu,,lleess ccoommmmeerrççaannttss dduu mmaarrcchhéé cceennttrraall tté­é­
mmooiiggnneenntt
Les ordures constituent naturellement des ré­
servoirs potentiels de microbes de toutes
sortes. A cet effet ,tout le monde est exposé à
des maladies tres graves( cholera, paludisme..)
MMbbaayyee FFaayyee : « Je suis là depuis 2005 c’est la
mairie qui a la gestion des ordures normale­
ment pour maintenir la ville propre il faudrait
des poubelles , notre santé est exposée une
mauvaise odeur nous torture ici surtout en hi­
vernage, des vers circulent un peu partout et
pourtant nous nous acquittons correctement
de toutes nos taxes, il faudrait que le conseil
municipal prenne toutes les dispositions pour
nous débarrasser des ordures, il n’y a même
plus de dépotoir ici, la place qui servait de dé­
potoir a été aménagé des cantines ,les agents
des service d’hygiène devront eux aussi
prendre leurs responsabilités ».
FFaattoouummaattaa DDiiaalllloo « en tout cas ,nous au niveau
de notre place, chaque jour nous nettoyons les
lieux, les immondices ainsi collectées sont
stockées puis jetées par un convoyeur que nous
payons à nos propres frais »
RRaammaattoouullaayyee BBaarrrryy « nous balayons et re­
groupons des ordures que nous remettons à
un convoyeur qui ira les jeter dans la brousse,
nous pensons bien que les ordures facilitent la
prolifération des mouches et des maladies »
AAmmeetthh « c’est très difficile de supporter les
ordures , les autres commerçantes balaient et
viennent jeter les ordures à la devanture de
nos places nous sommes à chaque fois obligés
de payer un convoyeur pour qu’il puisse aller
jeter les ordures ailleurs ,comme nous n’habi­
tons pas Kédougou nous n’osons rien dire, la
municipalité ne fait pas son travail, elle devrait
être capable de recruter des personnes qui se
chargeraient uniquement de l’ assainissement
du marché central, c’est de l’anarchie totale
qui règne ici, meme si nous nettoyons nos
places quelques jours après, nos mamans
commerçantes viennent encore y déverser les
ordures, c’est vraiment insupportable… »
PPrrooppooss rreeccuueeiilllliiss ppaarr KKhhaaddyy MMaaiiggaa
JJoouurrnnééee MMoonnddiiaallee ddee ll''eennvviirroonnnneemmeenntt
LLee sseerrvviiccee rrééggiioonnaall ddee KKééddoouuggoouu ss’’eennggaaggee àà
pprréésseerrvveerr ll’’eennvviirroonnnneemmeenntt..
Kédougou a fêté à son tour ce jeudi, la journée
mondiale de l’environnement au lycée Macirin
Bâ de Kédougou. Allocutions, récitals de
poèmes et sketchs axés sur la protection de
l’environnement ont rythmé la rencontre.
Le service régional de l’environnement et des
établissements classés a choisi de décaler la
journée prévue au 05 juin dernier afin de « mo­
biliser le maximum de personnes.» Son res­
ponsable régional, Pathé Guèye est revenu sur
la menace qui plane sur l’environnement dans
la zone surtout avec l’exploitation minière et
l’orpaillage traditionnel. «Nous agissons en
tant que garants de l’environnement de la ré­
gion. Nous avons mis en œuvre un plan de
gestion des impacts environnementaux que
nous faisons appliquer par tous à travers les
lois sur l’environnement; au besoin par des
sanctions si les sociétés ou les orpailleurs
n’adhèrent pas.» Toutefois le service régional
mise aussi à priori sur la sensibilisation sur les
dispositifs et règlements environnementaux.
Placé cette année sous le thème: ""EEccoonnoommiiee
vveerrttee,, eenn ffaaiitteess vvoouuss ppaarrttiiee"", l’évènement a
réuni différents chefs de services, élèves et
membres de l’association des amis de la nature.
Aujourd’hui l’objectif est de parvenir, à travers
les pratiques environnementales, à un dévelop­
pement durable. Cela par la prise en compte du
respect de l’environnement. Car «la croissance
économique très forte notée à Kédougou ne
s’applique pas avec le respect de l’environne­
ment » dira aussi M. Guèye. N’empêche, « la
région va s’intégrer dans l’économie verte et
nous allons mettre en œuvre tout pour at­
teindre cet objectif » a assuré l’adjoint au gou­
verneur chargé du développement,
MMamadou Guèye. Il a aussi salué « la forte
mobilisation qui témoigne de l’intérêt que les
populations accordent à l’environnement »
renchérit­il. Non sans saluer, « l’engagement
de l’association des amis de la nature dans la
protection de la nature.» De son côté, la 2ème
vice­présidente du conseil régional,Mme Adja
Aissatou Aya Ndiaye a elle, incité les popula­
tions à davantage reboiser, à développer tout
comme les femmes, les pépinières et à lutter
contre la déforestation. Elle a aussi appelé les
populations, à assainir les concessions et alen­
tours par le ramassage des ordures et déchets
plastiques.
A la fin de la manifestation ponctuée principa­
lement par des sketchs et récitals de poèmes
axés sur le braconnage et la déforestation afin
de conscientiser les populations sur l’impor­
tance de la sauvegarde de l’environnement, les
différentes autorités ont procédé chacune, à un
reboisement d’une plante au sein du lycée.
AAmmaaddoouu DDiioopp
KK
dd
pp
mm
p
q

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Echos juillet 2012 1ère quinzaine

  • 1. "" EECCHHOOSS DDEESS CCOOLLLLIINNEESS"" AA lliirree ééggaalleemmeenntt: CDD sur les prépara­ tifs des examens sco­ laires Des techniques de dressage des boeufs de labour Formation des élus locaux de Bandafassi sur la décentralisation Législatives 2012 ,le Pds exulte à Kédou­ gou "ECHOS DES COLLINES' Contacts: 77 431 77 42 / 77 435 85 48 journal du Cmc de Kédougou e­mail: eecchhoossddeessccoolllliinneess11@@ggmmaaiill..ccoomm Périodicité Bimensuelle Numéro: 7 Directeur de Publication :Kalidou Cissokho ­ Imprimé en 200 exemplaires LLee jjoouurrnnaall ddee KKééddoouuggoouuPrix: 200 fcfa Numéro: 07 ­ Juillet 2012 RRééddaaccttiioonn Amadou Diop Adama Diaby Cheikhou Kéita Omar S Diallo Mamadou Cissé Khady Maiga Khoudousse Diallo Publicité: Pour vos photocopies , cartes d'invitation ,annonces publicitaires contactez le service commercial de la radio communautaire de Kédougou "Echos des Collines" est disponible en abonnement contactez le 77 435 85 48 , FFooccuuss ssuurr llee ttrraavvaaiill ddeess ffeemmmmeess ddee KKééddoouuggoouu Docteur Ibra Ndoye :« On fait de la grève en exposant les enfants de mères séroposi­ tives à la contamination du Vih, c’est un acte criminel. Nous, sommes des personnes qui ont prêté le serment d’hypocrate et non d’hypo­ crites »
  • 2. EEDDUUCCAATTIIOONN PPrrééppaarraattiiffss ddeess eexxaammeennss ssccoollaaiirreess 11661177 ccaannddiiddaattss aauu CCFFEEEE eett 11555522 aauu BBFFEEMM aatttteenndduuss ddaannss llee ddééppaarrtteemmeenntt. UUnn CCDDDD aa rrééuunnii pplluussiieeuurrss aacctteeuurrss ddee ll’’éédduuccaattiioonn.. IIllss oonntt éécchhaannggéé ssuurr llaa pprréésseen­n­ ttaattiioonn dduu ssyyssttèèmmee éédduuccaattiiff ddaannss llee ddééppaarrtte­e­ mmeenntt,, ssuurr lleess ddoonnnnééeess ssuurr lleess iinnddiiccaatteeuurrss eett ssuurr llaa ssiittuuaattiioonn ddeess ccaannddiiddaattss.. Au total ce sont 1617 candidats qui sont attendus au CFEE et 1552 au BFEM dans tous le départe­ ment. Le préfet du département est aussi reve­ nu sur certaines recommandations pour parer aux quelques problèmes relevés sur place. C’était une occasion pour les acteurs de voir quelles sont les ressources à mobiliser pour que l’examen se tienne dans de très bonnes conditions. Ainsi entre autres recommanda­ tions, ils ont décidé « de faire l’expression des besoins en termes de moyens logistiques parce qu’à Kédougou le relief est assez accidenté et le parc automobile n’est pas assez fourni au niveau du département. Nous avons également insisté sur la communication qui doit accom­ pagner cette préparation, sur la sécurisation des centres d’examen. Nous avons appelé à la mobilisation de tous les acteurs.» a renchéri le préfet qui a par ailleurs poursuivi « J’ai égale­ ment insisté auprès de l’IDEN pour que les salles d’examen qui seront retenues soient des salles qui réunissent des conditions de sécurité et d’hygiène parce que nous serons en plein hivernage. » De l’avis du préfet Habib Léon Ndiaye, cette rencontre « a été pour nous l’oc­ casion de passer en revue les principaux aspects et les principales questions nécessaires à la bonne organisation des examens.» Selon l’inspecteur départemental de l’éduca­ tion, Sory Danfakha, «nous avons 1617 candi­ dats qui sont attendus au CFEE et 1552 au BFEM à travers 25 centres d’examen pour le CFEE prévu pour le 26 et 27 juin et 7 centres pour le BFEM dont la première session est prévue au 27 juillet.» L’inspecteur Sory Dan­ fakha a par ailleurs évalué les besoins en car­ burant à 310 litres pour les 2380 km à parcourir pour le déroulement des examens dans le département.Autre souci notés lors de cette rencontre, le problème d’état civil constaté chez certains élèves durant leur cur­ sus scolaire. A ce sujet « nous avons demandé à ce que chacun apporte sa contribution, à commencer par le personnel enseignant. Qu’il puisse recenser lors des inscriptions tous les élèves qui n’ont pas d’actes de naissance et qu’en rapport avec les parents d’élèves, les chefs de village et l’autorité administrative (sous préfets), qu’on puisse faire le travail d’accompagnement et d’encadrement de proximité nécessaire pour permettre à ces élèves de disposer d’actes de naissances.» a soutenu le préfet Habib Léon Ndiaye. Mieux, le préfet a invité tous les acteurs à la mise en place rapide d’une instance où autorités admi­ nistratives, élus locaux et tous les partenaires du système éducatif peuvent se retrouver ré­ gulièrement pour identifier les problèmes qui se posent au secteur de l’école au niveau du département et prendre à bras le corps ces questions et permettre aussi bien aux ensei­ gnants qu’aux élèves de pouvoir travailler dans de bonnes conditions. AAmmaaddoouu DDiioopp SSOOCCIIEETTEE KKééddoouuggoouu,, ddee nnoouuvveelllleess tteecchhnniiqquueess ddee lla­a­ bboouurr ppoouurr rreeppoosseerr lleess eennffaannttss LLee pprroojjeett ddee ggeessttiioonn dduurraabbllee dduu bbééttaaiill rru­u­ mmiinnaanntt eennddéémmiiqquuee ((PPRROOGGEEBBEE)) vviieenntt dd’’oorrggaanniisseerr uunnee sseessssiioonn ddee rreennffoorrcceemmeenntt ddee ccaappaacciittééss ddeess aaggrriiccuulltteeuurrss ddee BBaannddaaffaassssii ssuurr lleess tteecchhnniiqquueess dduu ddrreessssaaggee ddeess bbœœuuffss ddee lla­a­ bboouurr.. Autrefois, dresser des bœufs constituait un grand fardeau pour les paysans. Ils éprou­ vaient d’énormes difficultés dans cet exercice d’adaptation des animaux au labour à la char­ rue. Du fait de leur ignorance, la plupart des paysans utilisaient la force pour apprendre aux bœufs le labour à la charrue en deux ou trois jours.La plupart des dresseurs torturaient les animaux à mort.
  • 3. n ­ e ­ s x s s EECCOONNOOMMIIEE FFooccuuss ssuurr llee ttrraavvaaiill ddeess ffeemmmmeess LLeess ffeemmmmeess ddee KKééddoouuggoouu ssoonntt pplluuss qquuee jjaammaaiiss ddéétteerrmmiinnééeess àà lluutttteerr ccoonnttrree ll’’ooiissiivve­e­ ttéé ..EElllleess ss’’aaccttiivveenntt ddaannss ddiivveerrsseess aaccttiivviittééss ppoouurr hhoonnoorreerr lleeuurrss ffaammiilllleess.. Dans la société les femmes ont toujours eu des conditions d’existence quasiment difficiles qui ne leur permettaient pas de croiser les bras face aux besoins de leurs familles. C’est pour­ quoi, toujours armées de courage et d’un es­ prit de dépassement les femmes participent autant que faire se peut au développement de leurs localités.Pour cela, les femmes épargnent en vue d’investir dans des activités généra­ trices de revenus. Ainsi combattent­elles l’oi­ siveté et le besoin en travaillant pour elles­mêmes tout en gérant leurs propres af­ faires. Plus de la moitié des profits tirés de ces activités génératrices de revenus retourne dans les familles (frais de soins médicaux, éducation, habillement des enfants,…). Une seule activité ne pourrait être une solution à cette multitude de besoins. Raison pour la­ quelle on voit les femmes s’activer dans dif­ férents secteurs. Parfois elles sont amenées à dérouler les mêmes activités économiques (vente de bei­ Dans cet exercice, beaucoup de dresseurs se blessaient à plus forte raison que les enfants qui guidaient les bœufs. Et, ils consacraient beaucoup de temps pour le dressage.« Autre­ fois, on trouait les narines des bœufs et on y mettait une boucle en fer puis une corde que l’on tirait au moment du guidage, le conduc­ teur de la charrue tenait toujours un fouet pour amener les bœufs à la raison, on ne sen­ tait point la souffrance de ces animaux.. » re­ connait Coly Kanté paysan à Ibel. Afin de réduire le travail des enfants et d’allé­ ger la souffrance des bœufs, le projet de gestion durable du bétail ruminant endémique y apporte une solution durable. Ceci s’est tra­ duit par le renforcement de capacités des pay­ sans sur les techniques du dressage.Une dizaine de paysans de Ségou, Ibel, Landiény, Boundoucondi ont subi récemment une ses­ sion de formation de 21 jours à Ibel sur les techniques du dressage amélioré des bœufs de labour.« Cette technique consiste d’abord à fa­ miliariser les bœufs et à les initier progressi­ vement au labour sans agressivité. Dans cette technique, on n' a pas besoin de percer les na­ rines des bœufs ou à tenir un fouet pour leur apprendre à travailler. Et en plus on n’a pas besoin des enfants pour guider les bœufs, une seule personne peut faire tout le travail… » précise M Marc Camara fa­ cilitateur de la session de formation.Il faut dire que cette technique révolutionnaire va permettre au paysan d’avoir un gain de temps considérable qui lui permettra de se consacrer aux autres activités dans son champ au mo­ ment du labour. « Nous savons à présent que ce que nous faisions était une perte de temps énorme, et nous maltraitions nos animaux par notre ignorance, nous ne ferons rien d’autre qu’appliquer cette technique… » a précisé M Abdoul Diallo, paysan à Landiény. Le temps que cette technique de dressage fasse son ex­ pansion dans la région de Kédougou, les en­ fants n’auront plus de risques à courir puisqu’ils ne guideront plus jamais les bœufs qui sont parfois très dangereux. AAddaammaa DDiiaabbyy
  • 4. gnets, d’œufs, de cacahuètes, de tissus, de lé­ gumes…), uniquement pour pouvoir travailler et gagner de l’argent.« J’ai démarré mon petit commerce avec un prêt de 500 000 FCFA oc­ troyé par la caisse du CMS de Kédougou. Avec ce fonds de roulement, je vais acheter des tis­ sus bazins au Mali pour venir les revendre à Kédougou. Dieu merci, j’arrive à faire des bé­ néfices et à rembourser 10500 FCFA par mois » soutient Nénégallé Diallo, vendeuse au marché central de Kédougou.Une diversifica­ tion de l’offre de produits de qualité, le renfor­ cement de capacités et l’octroi de crédits consistants aux femmes seraient des avan­ tages pour la sauvegarde de ces activités de cette couche vulnérable. KKhhaaddyy MMaaïïggaa SSAANNTTEE KKééddoouuggoouu :: NNoouuvveellllee aapppprroocchhee,, nnoouuvveellllee vviissiioonn ppoouurr ccoommbbaattttrree llee VViihh//ssiiddaa ZZéérroo nnoouuvveellllee iinnffeeccttiioonn dd’’iiccii 22001155,, zzéérroo ddé­é­ ccèèss lliiéé aauu VViihh//ssiiddaa,, zzéérroo ddiissccrriimmiinnaattiioonn.. C’est la vision du conseil national de lutte contre le sida qui compte désormais freiner la propagation du Vih/Sida à Kédougou et partout au Sénégal.. Avec une superficie de 16 892 Km2 Kédou­ gou partage ses frontières avec deux pays le Mali et la Guinée Conakry. La porosité des frontières qui facilite de plus en plus le contact régulier avec les populations de ces pays et l’exploitation de l’or rendent difficile la lutte contre la propagation du Vih/sida.C’est pour­ quoi des enquêtes dans le domaine de la santé ont révélé qu’à Kédougou le taux de préva­ lence du Vih/Sida au sein de la population gé­ nérale est de 1,7% contre 1,3% chez les orpailleurs.Des chiffres alarmants qui in­ quiètent l’opinion publique et les agents de santé à tel point que le docteur Ibra Ndoye est monté au créneau pour adresser un message fort aux syndicalistes du domaine médical. « On fait de la grève en exposant les enfants de mères séropositives à la contamination du Vih, c’est un acte criminel. Nous allons conti­ nuer à dialoguer. Nous, agents de santé, sommes des personnes qui ont prêté le ser­ ment d’hypocrate et non d’hypocrites » a­t­il soutenu fustigeant ainsi la rétention des don­ nées par certains agents de santé grévistes. Zéro nouvelle infection d’ici 2015, zéro dé­ cès lié au Vih/sida, zéro discrimination à l’égard des personnes vivant avec le virus du Sida(PVVIH) Sur cet aspect de discrimination à l'égard des PVVIH,à Kédougou,malgré les efforts de l’Association Solidarité Entraide de Kédou­ gou(ASEK), il reste beaucoup à faire.Les PV­ VIH de Kédougou continuent à faire l’objet de discrimination et de stigmatisation.Raison de plus pour que l’ASEK tire la sonnette d’alarme pour alerter l’opinion public à travers l’or­ ganisation de fréquentes journées de plaidoyer en faveur d’une meilleure assistance aux PV­ VIH de Kédougou. A ces journées de plaidoyer prennent part gé­ néralement les agents de santé et les porteurs de voix tels que les imams, les communicateurs traditionnels et les correspondants de presse.« Il faut nous appuyer dans la sensibilisation, surtout revoir certaines de nos pratiques traditionnelles comme le lévirat et le sororat. La vitesse de propagation du vih/Sida dans la région de Kédougou notamment dans les sites d’orpaillage est inquiétante… » précise Marie­ Walo Boubane la présidente de l’ASEK.Pour répondre à toutes ces exigences l’accent sera
  • 5. u ­ ­ s ­ e désormais mis sur la complémentarité des sy­ nergies d’intervention. Les moyens seront combinés pour une meilleure rationalisation des ressources en vue d’une meilleure amélio­ ration du traitement (Sida, tuberculose, palu­ disme).Le conseil national de lutte contre le sida s’est fixé comme priorités : le renforce­ ment des acquis des interventions, le renforce­ ment de la prévention de la transmission mère/enfant(PTME), le dépistage volontaire, le traitement ARV, le renforcement de la di­ mension genre et le renforcement du système communautaire et du système de santé. AAddaammaa DDiiaabbyy EENNVVIIRROONNNNEEMMEENNTT IInnssaalluubbrriittéé ddaannss llaa ccoommmmuunnee ddee KKééddoou­u­ ggoouu,,lleess ccoommmmeerrççaannttss dduu mmaarrcchhéé cceennttrraall tté­é­ mmooiiggnneenntt Les ordures constituent naturellement des ré­ servoirs potentiels de microbes de toutes sortes. A cet effet ,tout le monde est exposé à des maladies tres graves( cholera, paludisme..) MMbbaayyee FFaayyee : « Je suis là depuis 2005 c’est la mairie qui a la gestion des ordures normale­ ment pour maintenir la ville propre il faudrait des poubelles , notre santé est exposée une mauvaise odeur nous torture ici surtout en hi­ vernage, des vers circulent un peu partout et pourtant nous nous acquittons correctement de toutes nos taxes, il faudrait que le conseil municipal prenne toutes les dispositions pour nous débarrasser des ordures, il n’y a même plus de dépotoir ici, la place qui servait de dé­ potoir a été aménagé des cantines ,les agents des service d’hygiène devront eux aussi prendre leurs responsabilités ». FFaattoouummaattaa DDiiaalllloo « en tout cas ,nous au niveau de notre place, chaque jour nous nettoyons les lieux, les immondices ainsi collectées sont stockées puis jetées par un convoyeur que nous payons à nos propres frais » RRaammaattoouullaayyee BBaarrrryy « nous balayons et re­ groupons des ordures que nous remettons à un convoyeur qui ira les jeter dans la brousse, nous pensons bien que les ordures facilitent la prolifération des mouches et des maladies » AAmmeetthh « c’est très difficile de supporter les ordures , les autres commerçantes balaient et viennent jeter les ordures à la devanture de nos places nous sommes à chaque fois obligés de payer un convoyeur pour qu’il puisse aller jeter les ordures ailleurs ,comme nous n’habi­ tons pas Kédougou nous n’osons rien dire, la municipalité ne fait pas son travail, elle devrait être capable de recruter des personnes qui se chargeraient uniquement de l’ assainissement du marché central, c’est de l’anarchie totale qui règne ici, meme si nous nettoyons nos places quelques jours après, nos mamans commerçantes viennent encore y déverser les ordures, c’est vraiment insupportable… » PPrrooppooss rreeccuueeiilllliiss ppaarr KKhhaaddyy MMaaiiggaa
  • 6. JJoouurrnnééee MMoonnddiiaallee ddee ll''eennvviirroonnnneemmeenntt LLee sseerrvviiccee rrééggiioonnaall ddee KKééddoouuggoouu ss’’eennggaaggee àà pprréésseerrvveerr ll’’eennvviirroonnnneemmeenntt.. Kédougou a fêté à son tour ce jeudi, la journée mondiale de l’environnement au lycée Macirin Bâ de Kédougou. Allocutions, récitals de poèmes et sketchs axés sur la protection de l’environnement ont rythmé la rencontre. Le service régional de l’environnement et des établissements classés a choisi de décaler la journée prévue au 05 juin dernier afin de « mo­ biliser le maximum de personnes.» Son res­ ponsable régional, Pathé Guèye est revenu sur la menace qui plane sur l’environnement dans la zone surtout avec l’exploitation minière et l’orpaillage traditionnel. «Nous agissons en tant que garants de l’environnement de la ré­ gion. Nous avons mis en œuvre un plan de gestion des impacts environnementaux que nous faisons appliquer par tous à travers les lois sur l’environnement; au besoin par des sanctions si les sociétés ou les orpailleurs n’adhèrent pas.» Toutefois le service régional mise aussi à priori sur la sensibilisation sur les dispositifs et règlements environnementaux. Placé cette année sous le thème: ""EEccoonnoommiiee vveerrttee,, eenn ffaaiitteess vvoouuss ppaarrttiiee"", l’évènement a réuni différents chefs de services, élèves et membres de l’association des amis de la nature. Aujourd’hui l’objectif est de parvenir, à travers les pratiques environnementales, à un dévelop­ pement durable. Cela par la prise en compte du respect de l’environnement. Car «la croissance économique très forte notée à Kédougou ne s’applique pas avec le respect de l’environne­ ment » dira aussi M. Guèye. N’empêche, « la région va s’intégrer dans l’économie verte et nous allons mettre en œuvre tout pour at­ teindre cet objectif » a assuré l’adjoint au gou­ verneur chargé du développement, MMamadou Guèye. Il a aussi salué « la forte mobilisation qui témoigne de l’intérêt que les populations accordent à l’environnement » renchérit­il. Non sans saluer, « l’engagement de l’association des amis de la nature dans la protection de la nature.» De son côté, la 2ème vice­présidente du conseil régional,Mme Adja Aissatou Aya Ndiaye a elle, incité les popula­ tions à davantage reboiser, à développer tout comme les femmes, les pépinières et à lutter contre la déforestation. Elle a aussi appelé les populations, à assainir les concessions et alen­ tours par le ramassage des ordures et déchets plastiques. A la fin de la manifestation ponctuée principa­ lement par des sketchs et récitals de poèmes axés sur le braconnage et la déforestation afin de conscientiser les populations sur l’impor­ tance de la sauvegarde de l’environnement, les différentes autorités ont procédé chacune, à un reboisement d’une plante au sein du lycée. AAmmaaddoouu DDiioopp KK dd pp mm p q
  • 7. CCOOLLLLEECCTTIIVVIITTEESS LLOOCCAALLEESS FFoorrmmaattiioonn ssuurr llaa ddéécceennttrraalliissaattiioonn UUnn aatteelliieerr aa rrééuunnii àà BBaannddaaffaassssii ddeess éélluuss llo­o­ ccaauuxx ddee ttrrooiiss ccoommmmuunnaauuttééss rruurraalleess ddee ll’’aarrrroonnddiisssseemmeenntt ddee BBaannddaaffaassssii ((BBaannddaaffaassssii ,, DDiinnddééfféélloo eett NNiinnééfféécchhaa)) oonntt ééttéé ffoorrmmééss ssuurr lleess mmoodduulleess,, ggeessttiioonn eennvviirroonnnneemmeennttaallee eett bboonnnnee ggoouuvveerrnnaannccee.. La salle de délibération de la communauté ru­ rale de Bandafassi a abrité l’événement qui s’est tenu sur deux jours. En effet les acteurs venus de divers horizons de l’arrondissement ont eu droit à un important renforcement de capacité sur la bonne gestion de l’environne­ ment et de leurs collectivités locales. Ce ren­ forcement a permis aux bénéficiaires de connaitre les lois qui régissent l’environne­ ment. Les formateurs sont largement revenus sur la loi d’orientation agro­sylvo­ pastorale. A l’ouverture des travaux, le représentant du préfet par ailleurs chef CADL, Mamadou Aliou et le Président du conseil rural de Ban­ dafassi Amadou Diallo ont, à tour de rôle, ex­ primé leur gratitude de voir leurs collectivités locales bénéficier d’une telle opportunité. Le représentant du coordinateur du projet qui a salué l’engagement des participants a souligné que c’est à la demande des élus que ce renfor­ cement de capacités se tient. Le Commandant de la brigade des eaux et forets de Kédougou a saisi l’occasion pour rappeler les attributions qui varient en fonction des échelles des collec­ tivités locales. En ce qui concerne les commu­ nautés rurales, elles reçoivent entre autres compétences, la délivrance et l’autorisation préalable de toute coupe à l’intérieur du péri­ mètre de la communauté rurale, la conception de la quote­part d’amende prévue par le code forestier, la constitution et le fonctionnement des comités de vigilance en vue de lutter contre les feux de brousse , la gestion des sites naturels qui regorgent un intérêt local, la création de bois et d’aires protégées, la gestion des déchets mais aussi la lutte contre l’insalu­ brité. En outre, les communautés rurales sont tenues de réaliser au bénéfice de leurs popula­ tions, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan local d’actions pour l’environnement. Les environnementalistes ont invité à cette occa­ sion, les élus locaux à faire des chambres consulaires, leurs outils de travail dans le cadre des conseils pour l’acquisition des permis d’exploitation ou de commercialisation des produits forestiers. En guise de rappel le commandant Guissé a souligné que dans le cadre de l’exploitation des produits forestiers, les permis ne sont autorisés qu’aux Groupe­ ments d’Intérêt Economique ou aux coopéra­ tives et que c’est après avoir acquis l’autorisation préalable auprès des collectivités locales que le service des eaux et forets les at­ tribue. Le second module de la formation a lui essentiellement porté sur la sur le mode d’élection et de vie des collectivités locales. A ce titre, l’article 225 du code des collectivi­ tés locales prévoit que toutes les réunions du conseil rural soient publiques et fassent objet d’affichage. SS..OOmmaarr DDiiaalllloo t . s ­ u e e ­ a t ­ ­ , e s » t a e a ­ t r s ­ s ­ s n ­ s n AAppppuuii iinnssttiittuuttiioonnnneell aauu CCoonnsseeiill rrééggiioonnaall ddee KKééddoouuggoouu LLaa ssttrruuccttuurree vviieenntt ddee bbéénnééffiicciieerr dd''uunn lloott ddee mmaattéérriieellss ((oorrddiinnaatteeuurrss,, iimmpprriimmaannttee,, pphhoottooccooppiieeuussee....))ddeess mmaaiinnss ddee llaa ssoocciiééttéé mmiinniièèrree SSaabbooddaallaa GGoolldd OOppéérraattiioonn ((SSGGOO)).. Deux ordinateurs, une photocopieuse, une im­ primante et un scanner, c'est l'appui logistique que la société minière Sabodala Gold Opéra­ tion (SGO) a apporté au conseil régional de Kédougou. Cela fait suite à la demande adressée à cette compagnie par le secrétariat général du conseil régional en mars dernier. La cérémonie de réception s’est déroulée en présence de M Jean Gomis secrétaire géné­ ral du conseil régional entouré de quelques conseillers régionaux.«Nous accueillons ce matériel à bras ouvert car la structure souf­
  • 8. PPOOLLIITTIIQQUUEE LLééggiissllaattiivveess 22001122 ,,llee PPddss eexxuullttee àà KKééddoou­u­ ggoouu AA ll‘‘iissssuuee ddeess llééggiissllaattiivveess dduu ddiimmaanncchhee 0011 jjuuiilllleett qquuii ll’’oonntt pprrooppuullsséé àà llaa ttêêttee dduu ddééppaar­r­ tteemmeenntt ddee KKééddoouuggoouu aavveecc 44 773333 vvooiixx ((3377,,9988%%)),, llee ppaarrttii ddéémmooccrraattiiqquuee sséénnééggaallaaiiss aa ssiilllloonnnnéé lleess ggrraannddeess aarrttèèrreess ddee llaa ccoom­m­ mmuunnee ppoouurr ffêêtteerr llaa vviiccttooiirree qquuii ppeerrmmeett aaiin­n­ ssii àà lleeuurr lleeaaddeerr HHaaddjjii CCiisssséé dd’’êêttrree llee ddééppuuttéé dduuddiitt ddééppaarrtteemmeenntt.. LLaa ccooaalliittiioonn BBeennnnoo BBookkkk YYaaaakkaarr ss’’eesstt rreettrroouuvvééee ddeeuuxxiièèmmee aavveecc 33 883322 vvooiixx ((3300,,7755%%)).. Sous une forte pluie, les militants du Pds, à bord de voitures, motos, vélos ont arpenté les grands axes de la commune pour célébrer leur victoire issue des législatives 2012. Ils ont décidé d’honorer ainsi le triomphe de leur can­ didat Hadji Cissé au niveau du département de Kédougou. En clair le Pds a pris le dessus avec 4 733 voix obtenues sur le Benno Bokk Yaakar qui s’est retrouvé avec 3 832 voix, sui­ vi de Bokk Gis Gis qui s’en est sorti avec 2 124 voix. A ce titre ce sont 12 461 suffrages qui ont été valablement exprimés dans le dé­ partement sur les 12 566 votants. Soit un taux de participation de 46,14% si l’on sait que le nombre d’inscrits s’élève à 27 229 dans tout le département. Tout s’est joué au niveau des ar­ rondissements de Bandafassi et Fongolimbi où le Pds a pu combler le petit vide subi dans la commune. En effet le Benno Bokk Yaakar a remporté au niveau de la commune avec 1282 voix contre 1200 voix en faveur du Pds. Au niveau départemental le Pds obtient alors 37,98% des suffrages, le Benno Bokk Yaakaar 30,75% et le Bokk Gis Gis 17,04%.Toutefois, dans les départements de Saraya et de Salé­ mata, c’est la coalition Benno Bokk Yaakaar qui arrive en tête avec respectivement 2 300 voix sur 4462 suffrages valablement exprimés et 2 009 voix sur 4020 suffrages valablement exprimés. Le Pds a obtenu dans le départe­ ment de Saraya 545 voix, la coalition Bokk Gis Gis 1064 voix. Dans le département de Salé­ mata, le Pds arrive deuxième avec 906 voix contre 709 voix en faveur de la coalition Ben­ no Bokk Gis Gis. Le taux de participation a été de 64,76% dans le département de Saléma­ ta et de 44,63% dans le département de Sa­ raya. AAmmaaddoouu DDiioopp frait d'un manque d'équipements» a soutenu M Gomis qui a ensuite remercié et encou­ ragé la compagnie minière à toujours venir en aide aux populations de cette région et surtout celles de leurs zones d'intervention. Pour les besoins de cette sobre cérémonie de remise de ce lot de matériels Macoumba Diop, le directeur général de la SGO et M Is­ sa Dabo, le chef du département relations communautaires ont effectué le déplacement. Sur place, ils ont appelé les uns et les autres à la préservation des relations avec toutes les structures étatiques et communautaires mais surtout avec les populations de la région de Kédougou. Ce geste n'est pas le premier du genre de la part de cette société. En effet, «la SGO a implanté une dizaine de forages dans les villages de l'arrondissement de Sa­ bodala », de l'avis du chargé des relations communautaires de la SGO M. Dabo. Mieux, elle entend faire plus rassure­t­il. Dans cet élan, la compagnie minière SGO s'engage à réaliser des infrastructures routières dans le village de Diakhaling (arrondissement de Sa­ bodala). Par ailleurs elle compte dans l'avenir marquer son soutien auprès des populations riveraines de ses périmètres d’exploitation. CChheeiikkhhoouu KKeeiittaa