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Smartcities 2015 - Compte rendu de la conférence « Une ville pour les citoyens : le rôle joué par les sciences humaines, sociales et créatives »

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Compte rendu de la conférence « Une ville pour les citoyens : le rôle joué par les sciences humaines, sociales et créatives » (Atelier WBI) dans le cadre de la Mission exploratoire AWEX-WBI. Cap sur les Villes intelligentes françaises. (Volet Bordeaux-Nantes: du 23 au 27 novembre 2015).

Compte rendu de la conférence « Une ville pour les citoyens : le rôle joué par les sciences humaines, sociales et créatives » (Atelier WBI) dans le cadre de la Mission exploratoire AWEX-WBI. Cap sur les Villes intelligentes françaises. (Volet Bordeaux-Nantes: du 23 au 27 novembre 2015).

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Smartcities 2015 - Compte rendu de la conférence « Une ville pour les citoyens : le rôle joué par les sciences humaines, sociales et créatives »

  1. 1. Version du 21/12/2015 1 Compte-rendu de la conférence sur le rôle joué par les sciences humaines, sociales et créatives dans la ville intelligente Jeudi 26 novembre 2015 – CCI Nantes Saint Nazaire Présents : Anne-Marie André (Smart City Institute), Samuel Aubin (Ecole des Mines de Nantes), Giacomo Bampini (Délégation générale de Wallonie-Bruxelles à Paris), Anne Barzin (Ville de Namur), Stéphane Bois (Pôle Nantes Saint Nazaire), Elisabetta Callegari (Belfius Banque), Annick Castiaux (Université de Namur), Fabrizio Cipolat (BEP), Alain Malherbe (Université de Louvain-la-Neuve), Jessica Miclotte (Wallonie-Bruxelles International), Nathalie Racineux (CEREMA), Fabienne Reuter (Délégation générale de Wallonie-Bruxelles à Paris), Sandrine Rousseaux (Université de Nantes), François Seumois (Ville de Charleroi), Pascal Simoens (Université de Mons), Jacques Teller (Université de Liège), David Valentiny (Creative Wallonia Engine) INTRODUCTION Trois facteurs sont à prendre en compte dans la gouvernance d’une ville en transition : les technologies, les facteurs humains et les facteurs institutionnels. Il est également important de réunir toutes les parties prenantes autour de la table pour dessiner les grandes lignes stratégiques de développement durable d’une ville du futur. Au niveau des domaines que recouvre la thématique « smart cities », les milieux académiques et l’Union européenne en reconnaissent six : l’économie intelligente, la mobilité intelligente, l’environnement, la société, la gouvernance, et les conditions/modes de vie Les enjeux d’une ville intelligente sont multiples et requièrent le développement de nouvelles technologies, mais aussi de nouvelles formes de relations entre les acteurs, de nouveaux modes de participation aux projets, de nouveaux « business models », des modes de financements innovants ainsi que des modifications du cadre juridique. N’oublions pas non plus les citoyens, car le but des smart cities est de leur procurer une meilleure qualité de vie. L’IMPLICATION CITOYENNE ET LA NOUVELLE POLITIQUE URBAINE A. La ville intelligente est-elle accessible à tous ? (Alain Malherbe, UCL) 1. Questionnement Les éléments qui composent la ville sont l’espace, les hommes et le gouvernement de l’autorité publique qui ménage les relations entre l’espace et les hommes et entre les hommes entre eux en réallouant des ressources suivant la politique adoptée. Face à des modalités de redistribution des ressources dans un contexte néo-libéral, notamment de Wallonie et de France, les pouvoirs locaux sont contraints à revoir le fonctionnement de l’action collective qu’elle soit dans la gestion, le contrôle ou les services à mettre à disposition des citoyens. La ville intelligente propose des solutions pour rationaliser la gestion publique et collective de la ville par l’implémentation de technologie. Ces
  2. 2. Version du 21/12/2015 2 solutions technologiques visant l’efficience de l’action publique instaurent de nouvelles formes de fabrication de la ville et suscitent de grandes attentes. La ville intelligente pourrait se qualifier par différents quartiers (groupes d’acteurs) qui fonctionnent ensemble ou séparément: o Les experts qui discutent et établissent de visions de ce que devraient être la ville o Les gamers qui profitent des réseaux informatiques et se mettent en compétition o Les créateurs qui participent aux réseaux collaboratifs, mènent des réflexions et des expérimentations sur les transformations urbaines o Les zones d’ombre où se situe la criminalité (cryptage de données, hacking, …), o Les coopératifs qui sont sur des modèles de partage des données et des protocoles (open-data) o Les entreprises qui mettent à disposition des services et des technologies matérielles et immatérielles. L’employé modifie également ses comportements face au travail par le coworking déconcentrant les espaces de bureaux des entreprises sur des lieux partagés dont l’accessibilité est mieux assurée. o L’éducation avec l’école par exemple, qui tisse les rapports entre les citoyens et les différents publics (industriels, académiques, institutionnels, associatifs), qui organise des cours à distance, l’e-learning (MOOC’s) o Les exclus en marge des réseaux et de la maîtrise technologique Avec le développement des villes et des sociétés qui la composent, on assiste à une transformation de la manière dont on se représente et on vit la ville. Pour reprendre Antoine Picon, on passe d’une ville de flux à une ville événementielle où la mise en scène de la mobilité, des réseaux, l’organisation des espaces est le support à de nouvelles formes d’animation urbaine. La préoccupation du contrôle (à la base étymologique du mot cyber) se renforce également dans tous les secteurs de la vie urbaine (sécuritaire, environnemental, social…). 2. Pistes de réflexion et recommandations Par rapport à la diversité des acteurs urbains (acteurs et consommateurs ; producteurs ; citoyens collaboratifs – co-construction) ; consommateurs ou encore citoyen passif se tenant en dehors de la smart city), plusieurs outils peuvent être proposés pour impliquer chacun dans le développement d’une ville : - la participation institutionnelle : l’autorité locale informe le citoyen du projet de ville (site web, brochures, etc.) le citoyen est invité dans un lieu pour assister à une présentation et un débat sur le projet le citoyen est invité à se prononcer sur un sujet (consultation citoyenne) le citoyen participe à des réunions de concertation et coproduit avec l’institution - la participation spontanée : le crowdsourcing le citoyen acteur-consommateur (Uber, airBnB)
  3. 3. Version du 21/12/2015 3 la gestion collective la mise en œuvre d’un projet et son auto-gestion Les technologies appellent à leur appropriation qui au-delà du consumérisme est un enjeu démocratique fondamental. L’action publique mobilise à des degrés divers de moyens pour accompagner et former (être formé) par rapport aux nouvelles technologies et interroge sur la gestion, la propriété et l’usage des données (Big Data). Enfin, l’équilibre entre les compétences qui relèvent de l’autorité publique dans l’aménagement et la gestion de la ville et les délégations ou sous-traitance qui sont laissées à l’appréciation de l’initiative privée. Une question majeure : Quel est le périmètre de l’autorité publique et ses moyens d’action ? B. Quel est l’impact des nouvelles technologies pour le développement d’une ville ? (Pascal Simoens, UMons) 1. Questionnement Les nouvelles technologies peuvent permettre aux plus jeunes de participer au développement des politiques urbaines. Il faut veiller à équiper les espaces publics de manière adéquate (e.a. WIFI) et assurer une bonne coordination entre les différents services de l’administration communale avec les autres acteurs pour répondre aux objectifs par des résultats de qualité. Exemple 1 : sensibilisation des jeunes des quartiers de Bruxelles Par ailleurs, afin de rassembler les citoyens autour d’une problématique et de les sensibiliser à un nouveau projet (un projet territorial par exemple), le développement d’une application mobile peut être utile. Ce nouveau moyen de communication doit tout de même s’accompagner d’une communication directe (réunion publique) pour s’approprier correctement l’outil et les inviter à partager leurs avis sur le projet. Il est apparu par cette expérience que les modes de communications traditionnels et numériques se complétaient et dans des temporalités différentes. Exemple 2: Projet de construction sur un ancien site d’Arcelor Mittal en Lorraine Les projets de construction d’envergure suscitent souvent l’inquiétude des citoyens. La création d’un blog ou d’une page Facebook pour les informer au quotidien des étapes d’avancement du chantier et des éventuelles contraintes peut s’avérer efficace et rassurant pour les citoyens. Ces outils d’informations nécessitent une information continue et concrète et ne suppléent pas les outils traditionnels tels que les informations de la gestion de centre-ville ou la communication politique, mais la complète plutôt. Exemple 3 : rénovation des espaces publics de La Louvière avec des fonds FEDER. Création d’un blog technique qui a été très bien suivi par les riverains et a apaisé les relations avec ceux-ci pendant la durée des travaux de voirie. 2. Pistes de réflexion et recommandations
  4. 4. Version du 21/12/2015 4 La consultation via des applications mobiles est un moyen de toucher les jeunes générations et de les impliquer dans les projets de développement urbain. Avec le développement rapide et large des réseaux sociaux, il est important de délivrer des messages concrets, clairs et cohérents dans la durée. Il est important également que les services publics se dotent de « Community Managers» pour s’adresser aux citoyens en expliquant des projets concrets via les réseaux sociaux. C. Comment sensibiliser les citoyens à la question énergétique ? (Samuel Aubin, Ecole des Mines) 1. Questionnement Présent au sein de l’Ecole des Mines de Nantes, le Collège des transitions sociétales comporte trois activités principales : - la tenue de conférences animées à l’Ecole des mines de Nantes sur les transitions techniques ou sociales - l’organisation de formations pour les collectivités locales - des activités de recherche-action (ici : recherches sur les transitions sociétales) Depuis son existence, le Collège a organisé 90 débats sur la transition énergétique avec les citoyens. Ces débats se déroulaient en deux temps : une séance d’informations sur l’énergie et le climat et un temps de débat en sous-groupes pour réagir. 2700 personnes ont participé à ces débats en Pays de la Loire. Toutefois, il s’agit d’un public averti, déjà sensibilisé à la question énergétique. Par conséquent, comment impliquer la société civile de la région ? À l’échelle d’une région, pouvons-nous penser à une façon de vivre ? (ex : trier les déchets est un comportement faisant partie de la norme sociale mais diminuer le chauffage de deux degrés n’est pas accepté). 2. Pistes de réflexion et recommandations Pour sensibiliser les citoyens, il est important de leur proposer un programme très engagé, avec des objectifs ambitieux et opérationnels. Il est notamment important de sortir de cette vision très techno-centrée sur la transition énergétique. Ex : les bâtiments durables le sont au moment de leur construction mais dès qu’ils sont habités, les usages ne sont pas adaptés. A cela s’ajoute l’énergie grise. La formation est aussi importante que le travail réalisé sur les modes de vie des citoyens. Il est recommandé de sortir de la vision en silos en étudiant chaque comportement du citoyen et d’aller vers l’étude des dynamiques collectives. En effet, si on analyse les pratiques sociales de consommation de chacun, elles sont presque toutes les mêmes et les citoyens ne sont pas enclin à changer leurs pratiques individuelles. L’apprentissage de nouvelles pratiques sociales s’inscrit dans une dynamique collective.
  5. 5. Version du 21/12/2015 5 Dès lors, en se centrant sur une démarche apprenante (apprendre à faire en même temps que nous faisons), il est possible de mettre en place un dispositif de recherche-action. Concrètement, le Collège adresse une proposition à un collectif d’acteurs sur une problématique. Il les accompagne pour faire en sorte qu’ils soient capables de gérer eux-mêmes cette question. Un comité scientifique est alors mis en place pour donner des indications sur la méthodologie à adopter. Ex1 : Le Collège rassemblent les têtes de réseaux en énergie-climat et leur donne pour objectif opérationnel d’engager toute une communauté locale sur la question de la transition énergétique durant 3 ans. L’idée est de mettre en réseaux les projets énergie-citoyens de la région Pays de la Loire et de donner une visibilité à ces projets. Ex2 : Comment élargir la sensibilisation sur l’énergie-climat ? L’organisation d’un concours où les familles sont sollicitées pour faire des économies d’énergie chez eux fonctionne et signale l’existence d’un groupe social particulier. Travailler sur les pratiques et les modes de vie est donc nécessaire mais il faut également impliquer les autorités locales. Les citoyens qui veulent agir seuls n’y arriveront pas s’il n’y a pas de soutien public. Il faut donc trouver un projet partenarial, avoir une logique régionale. Remarque : la communication n’est pas adaptée au phénomène de mutation qu’on est en train de subir. Il est important d’impliquer toutes les tranches d’âge et d’adapter la communication. La langue est la première voie d’accès : passer par un langage qui touche les gens en prenant garde aux clivages générationnels. Il y a une vraie stratégie à avoir : sensibiliser tout le monde en même temps ou créer des groupes et assurer une diffusion et une formation en cascade ? 3. Sources citées : - Laboratoire CRISES au Québec (http://crises.uqam.ca/) : le rôle du leadership dans les dynamiques collectives - Travaux de Bruno Maresca sur la consommation et les modes de vie (http://www.credoc.fr/pdf/4p/265.pdf) - Sociologie de l’énergie-Gouvernance et pratiques sociales, Marie-Christine ZÉLEM et Christophe BESLAY, CNRS Alpha (juin 2015, 476 p.) LA VILLE ATTRACTIVE ET CREATIVE : FOCUS SUR LES ESPACES PUBLICS ET LES INFRASTRUCTURES URBAINES A. Comment attirer les citoyens dans la ville ? (Jacques Teller, ULg) 1. Questionnement On distingue habituellement deux grands types de facteurs en matière d’attractivité : les facteurs liés aux équipements et infrastructures (le hardware) et les facteurs liés aux aspects sociaux et culturels (le software).
  6. 6. Version du 21/12/2015 6 Aujourd’hui, les « softwares de la ville », la culture, les loisirs, l’éducation, le patrimoine, jouent un rôle de plus en plus important, étant donné que l’équipement des villes tend à s’homogénéiser. Ce sont dès lors les aspects culturels, éducatifs, patrimoniaux qui vont permettre aux villes de se différencier par rapport à d’autres et de promouvoir leur identité propre. On constate ainsi que ces éléments d’attractivité sociale et culturelle jouent un rôle grandissant en matière de localisation des ménages et des entreprises. Ainsi, aux Etats-Unis, le premier facteur de localisation du domicile des ménages est désormais lié à la proximité des écoles et de leur qualité plutôt qu’à la proximité de l’emploi. Si l’on s’intéresse au volet infrastructures (hardware), il faut avant tout souligner que leur définition a beaucoup changé au cours des dernières années. Ainsi, aux réseaux gris (routes, grands équipements, places publiques) viennent s’ajouter aujourd’hui les réseaux verts et bleus, qui vont permettre de retisser la ville et de lui rendre une nouvelle cohérence depuis l’échelle très locale de l’ilot et du quartier jusqu’à celle de la métropole. D’où l’importance que ces réseaux verts ont pris au cours des dernières années. Il convient toutefois de remarquer que l’entretien des espaces verts peut s’avérer couteux pour les autorités locales qui par conséquent se montrent parfois réticentes par rapport aux propositions de développement de nouveaux espaces verts en ville… 2. Pistes de réflexion et recommandations Dans le contexte actuel d’un « urbanisme de crise », on peut envisager la production et l’entretien des espaces verts de trois manières : - En Grande-Bretagne, se sont développés des « Community based vehicles », à savoir des formes de partenariat entre autorités publiques, entreprises et communautés locales, afin de se partager la prise en charge de l’entretien des espaces verts. Un tel transfert de responsabilités depuis les autorités publiques vers les acteurs privés, amène bien entendu un certain nombre de risques de privatisation des espaces publics, mais aussi d’une accentuation des déséquilibres entre quartiers aisés et plus difficiles. - A l’extrême opposé, on voit parfois les citoyens s’emparer de manière spontanée, informelle de certains espaces publics et/ou privés délaissés afin d’y développer un espace vert. On est ici dans une logique de résistance active par occupation volontaire des lieux vis à vis de projets des autorités publiques. Des cas récents de « guerilla gardening » se sont ainsi développés à Bruxelles ou à Barcelone. - Dans le cas du projet Interreg SUN (Sustainable Urban Neighbourhoods), nous avons mené une recherche-action sur des modes d’intervention qui n’impliquent ni délégation de l’entretien des espaces, ni pure appropriation dans un quartier en difficulté de la ville de Liège. Le projet était basé sur un appel aux citoyens pour leur donner la possibilité d’intervenir dans leur quartier. Cette recherche portait sur différents micro-projets menés en ville par les habitants, avec des budgets peu importants (ex : potager collectifs, pieds de lierre sur une façade, etc). Résultats : 1) Les citoyens entretiennent des liens entre eux, ils organisent des fêtes d’inauguration etc à l’occasion de la réflexion et de l’inauguration. On voit ici que l’investissement se développe à la frontière entre le social et l’équipement. 2) Les autorités publiques en apprennent davantage sur ce que les citoyens attendent dans leur milieu de vie.
  7. 7. Version du 21/12/2015 7 Il convient cependant de remarquer que la mise en place de telles initiatives consomme du temps et des moyens. On n’est pas ici dans une logique de transfert d’une partie prenante vers les citoyens, mais d’apprentissage réciproque. Ceci impose d’inscrire ce type d’actions dans la durée et d’en faire un moyen structurel d’intervention sur la ville. 3. Sources citées : -Cities and the Creative Class, Richard FLORIDA, 2005 B. Faut-il nécessairement un lieu physique pour développer la créativité ? (David Valentiny, Creative Wallonia Engine) 1. Questionnement Avec l’arrivée du numérique, la gestion des connaissances ne se fait plus en silos (connaissance dans les universités, dans les entreprises, etc.). Le champ de co-création a pris une place importante et le plus gros potentiel d’innovation se trouve aujourd’hui à l’interface des secteurs. Le projet des hubs créatifs wallons s’inscrit dans cette dynamique et se trouve au cœur même des villes. En effet, en 2013, on s’interroge sur la classe créative en Wallonie. Le sociologue Richard Florida affirme que la créativité se trouve dans les villes. Or, en Wallonie, les gens ne sont pas attachés aux villes, ils prennent facilement la voiture et se déplacent hors de la zone urbaine. 2. Pistes de réflexion et recommandations Par conséquent, l’idée de créer 7 hubs créatifs dans des villes wallonnes prend tout son sens. En réalisant une mission à l’étranger, les représentants des hubs se sont souvent déplacés dans des lieux créatifs. La réflexion a donc muri et la nécessité de créer des lieux créatifs en Wallonie s’est avérée primordiale. Ainsi, les partenaires se retrouvent, des projets émergent, des événements se créent au sein de ces hubs qui ne sont uniquement conceptuels, mais qui sont hébergés dans des bâtiments « en dur ». La notion de tiers-lieu est importante mais elle n’existe pas beaucoup en Wallonie. Ces lieux doivent-ils être concentrés dans les métacentres ou peuvent-ils être décentrés ? En fait, la question est : quels sont les lieux capables de devenir des tiers-lieux ? La ville sert de tiers-médiateur pour poser les conditions et le cadre. Les hubs wallons se définissent comme étant des animateurs de tiers-lieux. La dimension ajoutée par la Région wallonne est « à finalité économique ».
  8. 8. Version du 21/12/2015 8 C. Comment allier projets dynamiques et stratégie urbaine ? (Stéphane Bois, Pôle Métropolitain Nantes Saint-Nazaire) 1. Questionnement Avant, on planifiait tout au niveau de l’urbanisme, on dessinait la ville à la parcelle près. Il était donc impossible de tenir une stratégie cohérente de développement à long terme. Par conséquent, le Pôle Métropolitain Nantes Saint Nazaire a créé un document de travail appelé SCOT (Schéma de cohérence territoriale) dans lequel on donne les grandes lignes d’un projet collectif qui sera traduit dans les faits et actes par chacun des membres (Nantes métropole, Saint Nazaire et les territoires périurbains). 2. Pistes de réflexion et recommandations Ce collectif d’intercommunales (61 communes et 800.000 habitants) a donc décidé de se doter d’une stratégie commune en suivant un document le plus large possible qui évite de tout régenter et régler. Les axes stratégiques posés couvrent tout : de l’énergie aux déplacements, en passant par les usages des transports. Le but est de mettre en synergie les gens au travers de projets collectifs en dépassant les frontières des territoires. Le territoire c’est le réseau. Le projet est simplement le guide qui nous amène où on veut aller. Exemple : on souhaite créer une piste cyclable, d’autres communes pensent au même projet. Par conséquent, le projet s’étend de commune à commune. Dans ce réseau, il y a également des chemins de randonnée entretenus par des particuliers. En conclusion, l’objectif stratégique est fixé mais il faut savoir comment dépasser le document d’urbanisme en sachant que les collectivités ne pourront pas agir seules.

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