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Fondamentaux de l'infocom

Théories de l'information et de la communication
mardi 3 décembre 2013 09:12:...
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C2 – Paradigme interactionniste
 Introduction

 La communication est...
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 I - Au fondement du paradigme intera...
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 III – Synthèse générale de la commun...
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Le paradigme interactionniste, Introduction aux théories de la communication (Licence)

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Le paradigme interactionniste, Introduction aux théories de la communication (Licence)

  1. 1. UE2L73U1 L2 LIC Fondamentaux de l'infocom Théories de l'information et de la communication mardi 3 décembre 2013 09:12:18 Le paradigme Interactionniste la communication interpersonnelle au fondement des rôles communicationnels Amar LAKEL Maître de Conférence en Sciences de l’Information et de la Communication amar.lakel@u-bordeaux3.fr
  2. 2. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  Introduction  La communication est une performance qui rend possible les relations entre les humains. L'école de Chicago est à la source du paradigme interactionniste. « La ville comme spectroscope de la société » (Mattelart,1997) est la problématique majeure de ce courant de recherche. Le vivre ensemble dans les nouvelles conditions spatiales de l’urbanisation dans un contexte de multiculturalité très riche. • La communication interactionniste étudie les systèmes fonctionnant selon une logique qui peut être formulée en termes de règles constitutives de la parole (et non seulement du langage). • Les sujets se socialisent par la performance des structures culturelles en utilisant la parole. La communication est le mécanisme de l’organisation sociale. Tout comme la transmission de l’information est le mécanisme du comportement communicatif. • La communication peut être définie comme un système de comportements intégrés, qui calibre, régularise, entretient et par là rend possible les relations entre les hommes. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  3. 3. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  1 – Les fondements linguistiques : Edward Sapir.  L’école américaine a appor té des précisions et une formalisation progressive de l'approche taxinomique de la langue. Edward Sapir, Langage, 1921. L. Bloomfield, Langage, 1933. Zelig Harris, Méthode en linguistique, 1950. Pour Sapir et Whorf, le code de la parole est au fondement de l'expérience phénoménologique, historique et culturelle. Les cultures différentes sont programmées différemment. Leurs sens sont constitués par les filtres qualifiants. L'homme est un organisme qui a élaboré et spécialisé ses extensions à un point tel que celles-ci ont remplacé rapidement la nature. Ces différents isotopes par rétroaction façonnent différends sujets. La relation organisme - biotope ne peut être comprise qu’en feedback positif et négatif exerçant un contrôle discret mais continu sur la vie. L’hypothèse Sapir-Whorf (HSW) « Le fait est que la "réalité" est, dans une grande mesure, inconsciemment construite à partir des habitudes langagières du groupe. Deux langues ne sont jamais suffisamment semblables pour être considérées comme représentant la même réalité sociale. Les mondes où vivent des sociétés différentes sont des mondes distincts, pas simplement le même monde avec d'autres étiquettes. (Détrie, Siblot, Vérine 2001 : 138) » L'outil de base pour manipuler la réalité est la manipulation des mots. Si l'on est capable de contrôler la production des mots, on est capable de contrôler les gens qui ont à s'en servir. Cette notion nous rappelle que l'accès au réel, jusque dans nos perceptions, ne se fait que par l'intermédiaire de sa représentation et de son interprétation. L'hypothèse de Sapir-Whorf est le constat de l'action de cette logosphère. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  4. 4. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  2 – Les fondements sociologiques : l’Ecole de Chicago de Rober t Ezra Park (1864 -- 1944).  L’écologie humaine pour comprendre l’émergence du sujet en société. Parmi les membres de l'école de Chicago, une figure se détache, celle de Robert Ezra Park (1864 -- 1944). Auteur d'une thèse de doctorat préparée sur « la foule et le public » en 1930. • Il a suivi l'enseignement de George Simmel, qui s’interroge sur la ville comme « état d'esprit » et voit le fondement psychologique de la « personnalité urbaine » dans « l'intensification de la stimulation nerveuse », la « mobilité » et la « locomotion » (Simmel, 1903.) • Park et son collègue E.W. Burgess ont identifié en 1921 leur problématique sous l'appellation « écologie humaine », référence au concept inventé en 1866 par Ernest Haeckel. La science des relations de l'organisme avec l'environnement comprenant au sens large toutes les conditions d'existence. • Parc et Berg présente leur programme comme une tentative d'application systématique du schéma théorique de l'écologie végétale et animal à l'étude des communautés humaines amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  5. 5. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  2 – Les fondements sociologiques : l’Ecole de Chicago de Rober t Ezra Park (1864 -- 1944).  La société est un système de coopérations compétitives régulé par les normes. Dans les sociétés humaines, compétition et division du travail débouchent sur des formes non planifiées de coopérations compétitives, qui constituent les relations symbiotiques, le niveau « biotique » de l'organisation humaine. C’est le web of life, de ce réseau de la vie qui « lie les créatures vivantes à travers le monde entier dans un nexus vital ». Cette « communauté organique, » dont la population se distribue territorialement et fonctionnellement en entrant en concurrence, peut-être observée dans ses différentes phases ou âges successifs (Park, 1936). Park applique ce schéma pour rendre compte du « cycle des relations ethniques » (compétition, conflit, adaptation, assimilation) dans les communautés d'immigrants. Park oppose le « biotique » à un second niveau, sorte de superstructure érigée sur la « substructure biotique » et qui s'impose à elle comme « instrument de direction et de contrôle » : le niveau social ou culturel, normatif. Ce niveau est pris en charge par la communication et le consensus (ou l'ordre moral) dont la fonction est de réguler la compétition et ainsi de permettre aux individus de partager une expérience, de se relier à la société, de s’y intégrer. Beaucoup lui ont reproché de couper le processus de la compétition de la matrice socioculturelle qui en définit les règles (un modèle plus près du jeu de société), et de succomber au déterminisme biologique. Park admet d'ailleurs la difficulté de tracer la ligne de démarcation entre les deux dans ses études sur la sociabilité au sein du « tissu de la vie urbaine ». amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  6. 6. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  3 – Les fondements ethnologiques : Georges Herber t Mead (1863 – 1931).  La construction de soi comme processus d’individuation. La méthodologie ethnographique est à l'écoute de la philosophie américaine du pragmatisme dont se réclament le pédagogue John Dewey (1859 -- 1952) et le psychosociologue Georges Herbert Mead (1863 -- 1931). L'option ethnographique est elle-même commandée par la conception du processus d'individualisation, de la construction du self. • En 1894 Georges Herbert Mead, avec John Dewey, s’installe à l’université de Chicago où il enseignera jusqu’à sa mort. Intellectuel engagé dans la vie sociopolitique de sa ville, il y développera la théorie du mind et du self ou plutôt ses conditions d’émergence par les processus sociaux de communication. • Il est à l’origine de l’interactionnisme symbolique. Les individus sont les produits de la société. Le soi est le fruit d’une expérience sociale qui vient combiner des gestes symboliques et des interactions situées socialement. • The Philosophy of the Present (1932), qui renferme l'essentiel de sa pensée philosophique, et L'Esprit, le soi et la société (Mind, Self and Society, 1934), où sont réunis la plupart de ses travaux psychosociologiques et définis les quatre concepts fondamentaux de son système (actes sociaux, rôles, symboles significatifs et autrui généralisé). amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  7. 7. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  3 – Les fondements ethnologiques : Georges Herber t Mead (1863 – 1931).  Le système de communication interindividuelle. La théorie du soi fait de son émergence le résultat d’une pratique et d’une intention pragmatique. L’homme est engagé dans un nexus d’actions manipulant les objets de tous les jours par la médiation d’une culture sociale située. Cet acte manipulatoire est donc socialement médiatisé, c'est-à-dire que par la manipulation de l’objet, le soi considère les autres et leurs points de vue sur la manipulation. C’est le fondement des sociétés complexes humaines et de leurs coordinations. Il voit dans le geste le mécanisme initial à travers lequel les actes sociaux sont effectués. Mais il distingue, d'une part, les gestes non significatifs qui sont propres au monde animal et qui ne constituent que des réponses immédiates à des stimuli ; d'autre part, les gestes significatifs qui caractérisent la plupart des rapports humains dans la mesure où l'individu est capable d'imaginer la réponse qu'il peut attendre de l'autre, d'agir comme l'autre agit, de définir le rôle qui sera le sien. Mead développe et précise cette notion de rôle qui devait devenir l'un des plus précieux concepts de la psychologie sociale. Lorsqu'un geste a le même sens pour deux ou plusieurs individus, il devient un symbole qui permet à chacun, grâce au langage, de comprendre l'ensemble des échanges, de prévoir le comportement des autres et de se situer par rapport à eux. Le système des « moi » et des « je » sont des modes d’existences sociaux issus des multiples interactions avec les autres. L’existence dans la société préexiste toujours à l’existence du moi. On devient Soi dans le jeu social des rôles et on se découvre dans le regard des autres. Il suggéra que l'expérience individuelle fût appréhendée à partir de la société, plus précisément à partir du système de communication interindividuelle qui est l'essence même de l'ordre social. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  8. 8. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  3 – Les fondements ethnologiques : Georges Herber t Mead (1863 – 1931).  Les jeux de rôles comme base de l’imitation sociale. Mead montre que l’apprentissage du soi se fait par des situations de jeu et d’imitation. L’imitation des rôles se fait très tôt chez l’enfant. L’observation des rôles d’adultes lui permet d’apprendre les situations caractéristiques de l’ordre social dans lequel il veut s’insérer. Quand il est plus mûr, il pénètre l’univers du jeu où il apprend les règles collectives et les intentions des autres à son égard. Il apprendra à se comporter selon la norme collective pour être accepté dans la collectivité de jeu. C’est par la généralisation et l’anticipation de l’autre que le petit homme entrera dans le monde adulte. La famille, l’équipe de foot, l’école, l’espace public sont des dispositifs de socialisation où le sujet apprendra les normes comportementales collectives. Ainsi la conscience de soi n'est-elle pas donnée ; elle se constitue au fur et à mesure que l'individu est capable de comprendre sa propre contribution par rapport à celle des autres ; et il ne peut la comprendre que dans la mesure où il est capable de se mettre « à la place » des autres. Lorsque le système d'échange est fortement structuré, réglementé, institutionnalisé, chaque individu est capable d'avoir une représentation globale du jeu des autres et de prendre alors le rôle d'un « autrui généralisé » (the generalized other). amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  9. 9. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  I - Au fondement du paradigme interactionniste  4 – Les fondements psychosociologiques : Harr y Stack Sullivan (New York 1892 - Paris 1949) .  L’interpellation je/tu comme fondement du Soi Harry Stack Sullivan (New York 1892 - Paris 1949) est un psychiatre et psychanalyste américain. Il est connu pour avoir défini la psychiatrie comme « l'étude du comportement interpersonnel ». De 1936 à 1947, il dirige la Washington School of Psychiatry et, avec Frieda Fromm-Reichmann, la clinique Chesnut Lodge où ensemble, avec d'autres analystes connus (parmi lesquels Harold Searles et Donald D. Jackson), ils développent les principes d'une psychothérapie institutionnelle destinée notamment aux psychotiques et aux schizophrènes. Sullivan a jeté les bases d'une compréhension de l'individu reposant sur le réseau de relations dans lequel il ou elle est empêtrée. Il a développé une théorie de la psychiatrie fondée sur des relations interpersonnelles où les facteurs culturels sont en grande partie responsables de maladies mentales. L’individu recherche la satisfaction par l'intermédiaire de l'implication personnelle avec d'autres. La solitude est la plus douloureuse de l'expérience humaine. La configuration des traits de personnalité est mise au point dans l'enfance et renforcée par l'affirmation positive et les opérations de sécurité développées dans l'enfance pour éviter l'anxiété et les menaces à l'estime de soi. Le système de Self se construit par une série d’interpellations je/tu qui vise à susciter une réaction particulière de reconnaissance de soi. Sullivan nomme cette interaction l’intégration parataxique/distorsion parataxique. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  10. 10. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  1 – L’Ecole de Palo Alto  Le projet Bateson (1952-1959). Gregory Bateson est un anthropologue, psychologue, épistémologue américain, né le 9 mai 1904 à Grantchester en Grande-Bretagne et mort le 4 juillet 1980 à San Francisco (Vers une écologie de l’esprit, La nature et la pensée, Communication et société). De 1942 à 1953 il participe avec Margaret Mead aux fameuses conférences Macy qui seront à l'origine du courant cybernétique et des sciences cognitives. Comme l'a montré Yves Winkin, Bateson fait également partie d'un réseau informel qu'il a appelé le collège invisible. • En 1952, il obtient le financement de la fondation Rockefeller pour une étude du "paradoxe de l'abstraction dans la communication". Bateson réunit une équipe au sein du Veterans Administration Hospital de Palo Alto, composée de l'étudiant en communication Jay Haley, de l'étudiant en psychiatrie William Fry et de l'anthropologue John Weakland. • En 1954, Bateson obtient un financement pour deux ans de la part de la Fondation Macy pour l'étude de la communication chez les schizophrènes. Cette même année, William Fry part pour l'US Navy et le groupe est rejoint par le psychiatre Donald D. Jackson qui vient de publier son article La question de l'homéostasie familiale • En 1956, les membres du projet publient leur article commun Vers une théorie de la schizophrénie qui introduit le concept de "double contrainte". Ils partent de la thèse du psychiatre écossais R.D. Laing qui montre que les psychotiques les plus avancés n'ont pas un discours absurde ou désordonné mais un langage particulier qui exprime leurs problèmes ou leurs angoisses en essayant de contourner leurs propres interdits. Laing montre que c'est l'entourage et plus particulièrement la famille qui est à l'origine de la crise psychotique. Les individus sont poussés dans une situation "perdant-perdant" avec l'incapacité de changer les règles du jeu. Les auteurs envisagent la maladie mentale comme un mode d'adaptation à une structure pathologique des relations familiales. Cette théorie provoque un bouleversement des conceptions psychiatriques traditionnelles et contribue au développement de la thérapie familiale.( Bateson, G., Jackson, D. D., Haley, J. & Weakland, J., 1956, Toward a theory of schizophrenia. (in: 'Behavioral Science', vol.1, 251-264)) amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  11. 11. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  1 – L’Ecole de Palo Alto  1959 Le MRI de Donald D Jackson. . A partir de 1947, Donald D Jackson commence une formation analytique à Washington avec le psychanalyste Harry Stack Sullivan. Il sera très influencé par la pensée interactionnelle de Sullivan qui décrit la psychiatrie comme l'étude du comportement interpersonnel et insiste sur le fait que le thérapeute est toujours à la fois un participant et un observateur. Dans le but d'étudier les implications thérapeutiques de cette approche, Don Jackson fonde, en 1959, le Mental Research Institute (MRI) à Palo Alto avec Virginia Satir et Jules Riskin. Paul Watzlawick, puis Richard Fisch, Jay Haley et John Weakland rejoignent le MRI alors que Bateson quitte Palo Alto en 1963. En 1962, Jackson et Haley sont les co-fondateurs de la revue Family Process avec Nathan Ackerman. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  12. 12. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  1 – L’Ecole de Palo Alto  1965 Le Centre de Thérapie Brève de Paul Watzlawick En 1965, Richard Fisch crée le Centre de Thérapie Brève au sein du MRI. Il y est rejoint par Paul Watzlawick qui continuerat à y travailler jusqu'à sa mort. Watzlawick, Weakland et Fisch développent l'approche clinique de Palo-Alto, la grille d'intervention "classique" de la thérapie brève. En 1974, ils publient leur livre Changements : Paradoxes & psychothérapie. Pendant la seconde guerre mondiale, Paul Watzlawick, prisonnier politique en Allemagne, s'évade et est recueilli par les britanniques. À la fin de la guerre, il est démobilisé en Italie et entre dans les services de police de la ville de Trieste. En 1949, il obtient son doctorat en langues modernes et philosophie à Venise où il a étudié la logique (influence de Ludwig Wittgenstein, Gottlob Frege et Kurt Gödel). De 1949 à 1954, il se forme à l'institut Carl Jung à Zurich, puis obtient un poste pour les Nations Unies en Italie. Après un séjour à Bombay, Watzlawick enseigne la psychanalyse et la psychothérapie à l'université d'El Salvador de 1957 à 1959.  En 1960, il se rend à Philadelphie pour étudier l'approche thérapeutique de John Rosen à l'Institute for Direct Analysis. C'est là qu'il rencontre Ray Birdwhistell et Albert Scheflen. Ce dernier le présente à Donald D. Jackson amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  13. 13. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  1 – L’Ecole de Palo Alto  1976 Le constructivisme radical En 1976, Heinz von Foerster, qui comme Gregory Bateson avait participé aux conférences Macy, se lie au MRI à l'occasion de la deuxième conférence à la mémoire de Donald D. Jackson au cours de laquelle il fait un exposé sur la portée des fondements du constructivisme radical sur la psychothérapie.  L'épistémologie constructiviste devient progressivement l’un des fondements de l'approche de Palo Alto, comme en témoigne la publication en 1981 de L'invention de la réalité, Contributions au constructivisme sous la direction de Paul Watzlawick, qui comprend des contributions de von Foerster et Ernst von Glasersfeld. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  14. 14. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  2 – Le Groupe de Philadelphie  L’anthropologie du non-verbal, la parole au-delà du verbe Le « groupe de Philadelphie » va s’appuyer sur une anthropologie linguistique pour renforcer les hypothèses du collège invisible (Ray Birdwhistell, Albert Scheflen, Irvin Goffman, Dell Hymes). Il y a donc une anthropologie de la parole dans l’anthropologie de la gestualité. • Ray Birdwhistell a tenté de construire scientifiquement l'analyse « kinésique », celle du langage corporel, en proposant des « kinèmes » sur le modèle des « phonèmes » pour la parole. Il a utilisé longuement le support filmique pour observer l’interaction des participants à la communication: mouvements corporels, gestes, postures, mimiques... • De son avis même, la tentative n'a pas été couverte de succès, pourtant il va ouvrir la voie à la recherche de la communication multicanaux et non-verbale. Reprenant la méthode initiée par Birdwhistell, Gregory Bateson décrypta un film retraçant l’interaction entre une mère balinaise et son enfant. • La communication non-verbale va devenir un pan entier de l’analyse de communication développant même des pratiques, plus ou moins discutables, de coaching d’homme en vue (acteurs, hommes politiques, grands dirigeants). Ex : PNL amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  15. 15. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  2 – Le Groupe de Philadelphie  Edward T. Hall : Ecouter le langage silencieux Entre 1933 et 1937, Edward T. Hall a vécu et travaillé avec les nations Navajo et Hopi dans les réserves dans le Nord-Ouest de l'Arizona, il tira de cette expérience le sujet de West of the Thirties. Il a reçu son diplôme de Doctor of Philosophy (Ph.D.) à Columbia University en 1942 et a continué son travail sur le terrain en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. • Pendant les années 1950, il a travaillé pour le Département d'État des États-Unis d'Amérique où il enseignait les techniques de communication interculturelle au personnel du service étranger, il a développé le concept "high-context and low-context cultures", et écrit plusieurs livres de vulgarisation sur des sujets interculturels. • Le concept le plus connu de Edward T. Hall est la proxémie (distance physique qui s'établit entre des personnes prises dans une interaction). Dans son livre La dimension cachée, il décrit la dimension subjective qui entoure quelqu'un et la distance physique à laquelle les individus se tiennent les uns des autres selon des règles culturelles subtiles. • Dans The Silent Language (1959), Edward T. Hall introduit le néologisme « polychronique » pour décrire la capacité à assister à de multiples événements simultanément, par opposition à « monochronique » (individu ou culture qui gère les événements séquentiellement).   amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  16. 16. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  2 – Le Groupe de Philadelphie  Dell H. Hymes : La théorie générale du S.P.E.A.K.I.N.G. Dell Hathaway Hymes est un sociolinguiste et un anthropologiste qui a travaillé sur les langues indiennes du nord ouest des Etats Unis. Professeur à l'université de Harvard de 1955 à 1960, il y développe une analyse linguistique rigoureuse des langues indiennes. Entre 1960 et 1965, il est à l'université de Berkeley puis achèvera sa carrière à l'université de Pennsylvanie. Hymes fut très influencé par les théories structuro linguistes de Claude Lévy Strauss et de Edward Sapir. Hymes à développé un modèle d'analyse des interactions pour mieux dégager les composants nécessaires à une bonne performance de la langue. Il trouve 16 composants (Forme du message, contenu du message, situation, espace scénique, locuteur, interlocuteur, interpellation, adresse, objectif pragmatique, objectifs intentionnels, canal, code, style, normes d'interaction, normes d'interprétation et genres discursifs) qu'il rassemble en 8 catégories que l'on mémorise sous l'acronyme S-P-E-A-K-I-N-G : • S - Setting and Scene : Ce paramètre fait référence au temps et au lieu consacré culturellement d'un acte de parole et, en général, aux circonstances physiques qui le rendent légitime et conditionne son effectuation. • P- Participants (Speaker and Audience). Dans l’audience, il faudra distinguer la cible ou public du message • E – Ends (Purposes, goals, and outcomes). Quels sont les buts poursuivis par le récit, les objectifs pragmatique d’action sociale, les conséquences attendues • A - Act Sequence. La structure narrative du récit • K - Key Clues : le “ton”, les “mots clés” et les “habitudes” de l’acte de parole communautaire • I – Instrumentalities : le ton, le niveau de langue… • N - Norms. Les règles sociales qui conduisent à l’ordre discursif tant dans la prise de parole que dans les manières d’écouter. • G - Genre. Le genre de l’histoire, la nature des sujets…. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  17. 17. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  II - Le « collège invisible »  3 – Er ving Gof fman : La seconde école de Chicago  Un géant de la communication interactionniste Erving Goffman est un sociologue, linguiste américain d'origine canadienne né à Mannville, Alberta, Canada, le 11 juin 1922 et décédé à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 19 novembre 1982. Avec Howard Becker, il est l’un des principaux représentants de la deuxième École de Chicago. Il s'écarte pourtant des méthodes dites quantitatives et statistiques pour privilégier l'observation participante. Il prend part au courant de l'ethnométhodologie et de l'interactionnisme symbolique, même s'il a toujours refusé sa filiation avec cette dernière. • En 1954 pour Washington, Goffman décide d'aller vivre plusieurs mois parmi des malades mentaux, au sein de l'hôpital psychiatrique de Sainte-Elisabeth à Washington, pour observer la vie des reclus. Il en sortira son premier livre culte : Asile. Enseignant à l'université de Californie de Berkeley depuis 1958, il est nommé professeur en 1962.En 1963, il publiera Stigmate. Après un séjour à Harvard, au Center for International Affairs, il occupera une chaire à l'université de Pennsylvanie où il retrouve Ray Birdwhistell de 1968 à 1982. • Il se centre non sur l'individu, mais sur l'interaction, usant de métaphores didactiques. Pour lui, l'interaction sociale est guidée par le souci de ne pas perdre la face. La notion d'interaction prend une place très importante dans son œuvre. • Avec La présentation de soi (la mise en scène de la vie quotidienne, tome 1), il développe la métaphore théâtrale, considérant les personnes en interaction comme des acteurs qui mènent une représentation. Dans Les rites d'interaction, il parle de métaphore du rituel pour rendre compte des rencontres face à face. En 1974, il publie Les cadres de l'expérience, s'inspirant de la métaphore cinématographique. La vie est, selon lui, composée de multiples constructions de la réalité, des cadrages, qui s'articulent les uns aux autres. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  18. 18. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  Une approche systémique de la communication Critique de la définition technique de la communication où l'homme en tant qu'âme est engagé dans un corps qui émet des pensées vers un autre système âmes/corps, il préfère utiliser la métaphore de l'orchestre. Le concept de Mind élargit la définition de la systémique à l'ensemble des systèmes vivants. (G. Bateson, La nature et la pensée, 1978 G.H. MEAD, l'esprit, le soi et la société.) « la communication est la matrice dans laquelle se sont enchâssées toutes les activités humaines. » L'école de Palo Alto tente de rendre compte d'une situation globale d'interaction et non pas seulement d'étudier des variables prises isolément. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  19. 19. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  1 – Le flux relationnel et interactif  Une analyse des processus relationnels et interactifs. L'essence de la communication réside dans des processus relationnels et interactionnels (les éléments comptent moins que les rapports qui s'instaurent entre eux). • Pour Ray Birdwhistel, il existe une sélection culturelle de quelques éléments (phonèmes et Kinèmes) qui forme le code social. • Grégory Bateson dégage dans ses études ethnologiques le mécanisme de feed-back positif qui renforce le système et le mène vers sa destruction totale. Et le feed-back négatif qui permet l'auto correction successive pour retourner à la stabilité du système. • Le concept de Double Bind démontre la difficulté de différencier les niveaux du sens. • Don Jackson va étudier la question de l’homéostasie familiale qui permet d’analyser une organisation comme système homéostatique toujours en équilibre interne grâce au phénomène de feed-back négatif. La thérapie est une réorganisation du système de relations. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  20. 20. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  1 – Le flux relationnel et interactif  Des flux de communication multicanaux, verbale et non-verbale. La communication interpersonnelle emprunte de nombreux canaux de communication. Le corps fait signe dans une scène (Espace) et dans une scénographie(Temps). Édouard T. Hall va explorer toutes les dimensions des niveaux du non-verbal, les dimensions cachées. Comme le langage, la perception du monde doit s'acquérir. Tout comportement humain a une valeur communicative. « On ne peut pas ne pas communiquer » Journal of Communication (vol. 28, n°4, 1978) (Ray L. Birdwhistell et la kinésique ; Édouard T. Hall et la proxémique). Les flux d’information sont des composés qui empruntent tous les canaux de communication auditifs, visuels, tactiles et olfactifs. Ces flux utilisent plusieurs modalités informationnelles : Verbal (Linguistique et paralinguistique), Kinésique, Olfactif, Ornemental (corps, posture, bruit, cosmétiques), Territorial et proxémique… Le Milieu considéré comme un contexte fixe/semi fixe/dynamique, sociopète/sociofuge (favorisant les relations ou non), distance relationnelle et proxémique, Espace perceptif (odeur, vu, toucher...), les frontières (conception, permanence, violation, mode de limitation, quel signe nous donne les preuves de l'intérieur), les échelles et hiérarchies des espaces. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  21. 21. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  2 – Les cadres de communication  Les codes et les programmes culturels d’interaction En observant la succession des messages replacés dans le contexte horizontal (la séquence des messages successifs) et dans le contexte vertical (la relation entre les éléments et le méta-texte), il est possible de dégager Une logique de la communication (Watzlawick, 1967). Il y a Meta communication (mise entre guillemets et encadrement du discours)(Gregory Bateson, Vers une écologie de l'esprit.) • Il faut analyser le langage en niveaux et travailler en termes de classes systémiques. Birdwhistell étudie par exemple l’enchâssement des systèmes de communication dans les marqueurs des Meta discours : système de transfert d'informations nouvelles ; système intégrateur qui régule les interactions, vérifier le message, subsumer l’interaction aux autres niveaux de contexte. • Pour Albert Scheflen, dans la ligne de Birdwhistell, il éclaire les concepts et les rapproche de Palo Alto. Chaque unité est intégrée dans un système diachronique ou processuel et dans un système synchronique d’unités de plus en plus larges. Chaque unité n’a de signification que dans ce double contexte. Donc la méthode vise à déconstruire les niveaux multicanaux dans l'espace et dans le temps. • Pour Paul Watzlawick 1/5ème de toute communication humaine cherche à l'échange d'informations, tandis que le reste 4/5ème est dévolu à l'interminable processus de définition, confirmation, de rejet et de redéfinition de la nature de nos relations avec les autres. • L'interaction humaine ne se déroule pas par hasard. Alors même qu'une relation se développe, elle se structure de plus en plus. Cela signifie que dans le grand nombre de comportements possibles, certains deviennent plus fréquents (et dès lors plus prévisibles). Il y a donc des phénomènes d’institutionnalisation/contestation des situations. Une partie ou la totalité d'un programme supporte de larges variantes ou alternatives : variantes traditionnelles liées à des situations critiques, variantes innovatrices, variantes d’adaptation. Ces variations mettent à l’épreuve le système métacommunicationnel d’intégration et d’apprentissage. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  22. 22. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  2 – Les cadres de communication  Les cartes et programmes de communication sont socioculturels La langue et la culture apparaissent comme les conditions de production du signe, l’instrument et la partition d’une symphonie. L'existence de codes de comportement appropriés au contexte règle la signification. Il existe des cartes et des programmes d'interaction qui révèlent les apprentissages culturels et sociaux (Albert E Scheflen). Ces programmes ont plusieurs propriétés : • Les programmes évoluent et sont transmis culturellement. Par un processus d'apprentissage qui reste en grande partie inconscient. • Les programmes se déroulent dans des contextes spécifiques : le cadre physique, l'occasion et la date, la structure sociale ou la présence d'un certain groupe, la structure culturelle ou la relation à d'autres programmes (SPEAKING). • Les programmes prescrivent la forme de tous les comportements et pas seulement de la communication. Les programmes définissent la structure sociale du groupe en action : la composition du groupe (sexe, âge...), la nature des rapports sociaux pendant l'exécution (parenté, amitié, collaboration professionnelle...), la désignation des rôles. • Un programme engage souvent dans une forme orchestrale plusieurs individus. Le programme exige une stricte intégration/coordination des unités structurales réalisée par une coordination des exécutions. La coordination se fait par reconnaissance et corégulation du programme. La reconnaissance des unités à différents niveaux. La régulation dans le flux par un canal parallèle qui permet rétroactions et modulations. • Les performances peuvent échouer ou être de mauvaise qualité. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  23. 23. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  2 – Les cadres de communication  Les enjeux de gouvernance communicationnelle sont le nerf de la performance. • Tous ces « langages inaudibles » sont à l'origine des « chocs culturels », des incompréhensions et des malentendus entre des gens qui ne partagent pas les mêmes codes, n'attribuent pas la même signification symbolique aux règles d'organisation de l'espace ou de la gestion du temps. La performance communicationnelle est un pilotage de la transmission d’information par la métacommunication. Pour réussir une communication, il faut : des relations sociales effectives entre les sujets et disposer de canaux de communication ; • Une mise en cohésion du groupe doit être maintenue au moins jusqu'à l'achèvement du programme par l’intégration à des programmes de niveau supérieur qui assurent les positions de chacun vis-à-vis des possibles relations. • Le sujet agit en performance communicationnelle pour s’inscrire dans son réseau social. L'individu tend à se comporter en fonction du caractère public de sa conduite (Irvin Goffman). En fait, il lui arrive d'utiliser certains actes comme des signes simplement parce qu'ils peuvent être perçus par d’autres. • On parle alors d’occasion sociale qui se définit par les programmes capables de construire une situation sociale et des activités de circonstances. Le sujet est engagé ou impliqué à cette occasion quand il consacre son énergie à réussir la performance. Nous parlerons donc d'un dialecte de l'engagement dans une occasion sociale et des règles qui régissent son apparition. • L'individu use de toute une série de pare engagements lui permettant d'entraver la perception des signes corporels ou des objets de l'engagement. Il existe même une organisation de certains pare engagements tolérés et organisés. Toute institution sociale génère les siens, qui permettent le "relâchement du rôle". D'ailleurs dans une situation sociale, on repère les non sujets par leur droit à passer entre les par engagements sans remettre en cause la situation. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18
  24. 24. UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication C2 – Paradigme interactionniste  III – Synthèse générale de la communication interactionniste  3 – les processus de subjectivation  Les processus de subjectivation par la communication. L'analogie de l'orchestre permet de comprendre que chaque sujet participe à la communication plutôt qu'il n'en est à l'origine ou à l'aboutissement. C'est le modèle orchestral de la communication qui fait passer la notion entre échange et communion. • Le sujet émerge dans et par des codes. La communication, c'est l'étude des conditions d'émergence d'un sujet. On n'est pas l'auteur d'une communication, on participe à un système communicationnel. Les interactions deviennent elles-mêmes des codes et les hommes ne peuvent que les suivre s'ils veulent rester dans la norme. Chaque membre apprend le discours légitime qui lui permet de réfléchir les programmes acquis et de les justifier. Irvin Goffman étudie les espaces limites, les espaces en rupture. Le sujet est toujours déjà engagé dans ses codes. • La conscience est un système cognitif constitué de l'ensemble des méta-programmes qui conditionnent la communication. Paul Watzlawick s'oppose à l'idée du sujet unique dans sa tête. Il se consacre à l’étude des processus supra personnels, de leurs processus de cohabitation et de leur partage d'informations. • Enfin, les troubles psychiques renvoient à des perturbations de la communication entre l'individu porteur du symptôme et son entourage. Action paradoxale et changement passent par une communication de la communication : mise à jour des protocoles de communication d'une culture donnée. amar.lakel@u-bordeaux3.fr mardi 3 décembre 2013 09:12:18

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