Mont-de-Marsan Sculpture AIAA

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Dossier de presse pour Mont-de-Marsan sculpture et les oeuvres présentées par le collectif artistique AIAA de Roquefort.

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Mont-de-Marsan Sculpture AIAA

  1. 1. dossier de presse collectif aiaa JUIN 2010mONT-DeMARSANSCULPTURES 8 1
  2. 2. A2
  3. 3. PAGE 10 LAIAA? ’ PAGE 4PRESENTATIONDU PAGE 16PROJETMONT-DE- RevuesMARSAN depresseSCULPTURES et précédents projets
  4. 4. E PROJE Notre objectif est d’amener le public à réfléchir sur la notion de consommation d’eau, la responsabilité individuelle et collective face à un des enjeux majeurs du XXIe siècle. Pour cela, nous proposons une série de quatre installations interactives et qui se font écho. En tant que collectif pluridisciplinaire (Vidéo, graphisme, illustration, théâtre, scénographie…) nous les accompagnons d’une série de créations satellites. Premier jet…. Je pisse dans le l’eau potable. Pour monsieur ce sera une grande, ou une petite cuvette ? Aux chiottes la flotte ! 7 ou 14 litres ? Je vous propose la formule Spa : bien-être et douceur. Vous urinerez dans une eau de source du cœur des Alpes : La Thonon. Chauffée à 28°, minérale … Elle diffusera au contact de votre jet la puissance des huiles essentielles du sud de la France… Et c’est toute la Provence qui ravira vos narines. 11 €. Monsieur aura le noble honneur de dégainer Popol dans une atmosphère radieuse et souriante : nos toilettes sont chauffées ! À moins que monsieur ne préfère plus simplement pisser dans la badoit ? À froid. Ambiance citronnée. Chants de cacatoès jouant dans les branches. 7 vues panoramiques au choix… San pelegrino, Evian, Dax, Vittel, Volvic, Contrex, Heppar. Je vous vois dans l’embarras !4
  5. 5. PROJE p Bassin Jacob Delafontaine Assemblage ready-made Une choucroute de chiottes, éviers, baignoire et autres d’équipements sanitaires et bidets,doucement bruissante, légèrement empâtée. parodie des fontaines clas- De l’eau qui coule, partout sous nos pieds, un beau siques à débordement, cette ruisseaux… fontaine évoque la notion de Bétonné ! Busé ! Ces buses, ils l’ont busé ! Aux chiottes la flotte ! Combien sommes nous à rêver de modèles américain de 54 litres ? Ne cherchez plus la morale Delafontaine. Le monde tourne sur lui même comme un siphon dans une baignoire qu’on vide. Continuons camarades, pis- gaspillage. Traduisant “L’an- sons fièrement, la tête haute. goisse du robinet qui coule”, 12 litres d’eau potable nous contemplent. elle fait référence aux petits gestes du quotidien, et pro- voque la nécessaire prise de conscience individuelle. Lieu : Fontaine de la mairie 5
  6. 6. « captives » qui se renouvel- lent sur des milliers d’an- nées. Sculpture en question ? Un robinet, un raccord 20/27 mâle/mâle, de la filasse évi- demment. Pas du teflon ça vaut rien. Un lavabo, un autre, un autre, un autre  … 18 WC D’où vient la fontaine ? ensevelie l’ancienne source modèles Européens. d’eau potable de toute la ville Un coup de soudure à l’arc, et Tandis qu’on ne regarde plus de Mont-de-Marsan jusqu’en enfin du cuivre finement bra- ces fontaines de 6 jets d’1,50 1960. Mais le 20e siècle sé qui vient narguer le reste mètre qui jaillissent tels des industrieux a fait son chemin de l’ouvrage par sa splendeur geysers islandais que les mai- sur nos ressources en eaux. vulgaire. recuit, modulable. ries se paient pour valoriser Du tube galva fileté, la filière, le centre-ville, il est étonnant l’huile de coupe, la meuleuse aujourd’hui de pouvoir trouver et... de l’eau. une source naturelle d’eau po- Scuplter de l’eau ?. table sortant de terre comme La belle idée... noble et légère les premiers hommes l’ont , digne d’honorer la bonté d’un trouvée. Se pencher et boire… Roi soleil. C’est de ce pardoxe là dont Continuez de triturer ces mots nous avons voulu parlé avec le à l’aide de vos outils, superpo- bassin Jacob Delafontaine, en Couvertes d’une croûte stérile sez, recoupez, ajustez et vous cherchant un discours brut et et étanche, les eaux de ruis- aurez une idée de l’objet fini. des ajustements aquatiques sellement se dirigent directe- merveilleux pour servir notre ment vers les nappes phréa- propos. Œuvre sonore autant tiques qu’esthétique, une fontaine se supérieures ou vers les cours regarde et s’écoute. d’eau. Le résultat : l’eau d’hier La composition se rapproche n’est plus potable; et celle de la fontaine de type chou- d’aujourd’hui est déjà celle croute napoléonienne instal- d’hier car elle est souvent pui- lée sur une imposante dalle sée dans des de marbre et de béton, qui nappes d’eau profondes dites6
  7. 7. p Water Closed Stickers Des autocollants à s’appro- prier, à diffuser et à coller enPuisant dans l’imaginaire collectif, en référence à une des milieu urbain, comme autantœuvres majeures du XXe siècle, nous imaginons un détourne- de post-it afin de ne plus pou-ment de L’urinoir de Marcel Duchamp. Intégralement sculpté voir dire «Je ne savais pas».dans du bois massif. Ce détournement d’oeuvre évoque les Da-daïstes en tant que premiers recycleurs de l’histoire de l’art etnous confronte à une réalité d’aujourd’hui : La nécessité d’uneconsommation durable et raisonnée, d’un des biens les plusprécieux de l’humanité : L’eau. par excellence, cet improbableurinoir en bois s’inscrit dans le territoire landais «post-klau-sien» par néologisme. Lieu : Plate-forme du lavoir sur socle de 1m3 7
  8. 8. p La Bostensoise 9 bouteilles pour autant de fontaines qui alimentent l’étang de Bostens. Le média est le message. La Bostensoise, c’est l’eau de vie des 9 fontaines, conditionnée dans les règles de l’art bachique, car cette eau le vaut bien. Eau de vie parce que pure, du moins jusqu’à ces derniers temps, où l’étang des 9 fontaines abritait de minuscules écrevisses, des tortues cistudes rigolotes pour les enfants de l’école de Bostens, des visons d’Europe…Pas de castors. Les 9 fontaines étaient un lieu harmonieux, un de ces lieux où la nature semble avoir pensé à tout, sur des milliers d’années. Aujourd’hui l’étang des 9 fontaines est une zone dévastée, abandonnée. Une infrastructure autoroutière en service dans quelques mois vient aujourd’hui frôler la source, l’enrichissant à jamais en polluants divers et variés. L’eau de ces bouteilles provient de cette source encore accessible, limpide, sans slo- gan, puisée un matin d’avril, à la fraiche, scellée par la cire.8
  9. 9. t 1m3 d’H2OUne palette oubliée là, en mi-lieu urbain. Elle transporte1m3 de bouteilles plastiquesd’1,5L, contenant de l’eau is-sue nos meilleures stationsd’épuration.Reprenant les codes du mar-keting de l’eau minérale, etson vocabulaire visuel, l’éti-quette de ce produit de grandeconsommation évoque, entreautres, l’absurdité de l’utili-sation d’eau potable dans lestoilettes.C’est un scénario d’anticipa-tion réaliste. Ceci s’accom-pagne d’un spot de publicitéprésentant e-pure comme lefutur produit de consomma-tion indispensable (celui-ciest visionnable à l’adresse in-ternet ci-dessous). Lieu : Pont de la Mairie 9
  10. 10. PRESSE uExtrait de Sud Ouest - 3 mai collectif, on a tous autour de 28 uExtrait de SPIRIT n°60 – 19 2010 ans, on ne se retrouve pas dans Mai 2010 Référence à peine voilée à Mar- le fait accompli. Pas le mani- «L’atelier d’Initiatives Artisti- cel Duchamp et sa « fontaine ». feste d’une génération écolo, ques et Artisanales est un col- Artiste français qui avait cho- juste une prise de conscience. lectif d’artistes indépendants qué en présentant un urinoir en venant de différentes discipli- œuvre d’art. Le collectif mon- Le collectif AIAA fait aussi dans nes mais partageant des va- tois et roquefortois détonne lui l’art participatif, expliquez- leurs communes, une certaine aussi, en installant ses bidets nous… liberté et un lien particulier et toilettes de faïence sur le avec le territoire landais : mixi- parvis de l’hôtel de ville. On a installé en ville une palette té, échange, formation continue d’1 mètre cube d’eau extraite à travers les différents projets, « Sud Ouest ». « Aux chiottes des stations d’épuration, trai- au contact d’autres artistes et la flotte  », pourquoi ce sous- tée et retraitée de manière à du public… Nous avons un ver- titre ? ce qu’elle soit potable. J’invite sant pédagogique, avec des d’ailleurs tous les Montois à se formations notamment, et nous Pantxo Desbordes, membre servir, à en prendre pour leur et nous faisons également de du collectif AIAA. Chaque jour, famille et leurs amis. Elle est la production de spectacle, de lorsque vous tirez la chasse, ce très bonne, je vous assure. courts métrages et de la copro- sont des litres et des litres d’eau Bon, en réalité c’est un fake, duction musique. Notre atelier, potable qui s’envolent. Tout ce pas d’eau épurée, juste un pe- ancienne distillerie de résine, gaspillage, on trouve ça assez tit changement d’étiquette sur est devenu résidence ainsi représentatif de notre société. la bouteille. Mais au-delà du qu’un lieu d’accueil d’artistes. Que ce soit les chiottes, le lave- délire, on veut faire prendre Localement, nous sommes un linge ou la baignoire, on utilise conscience du danger. Une opérateur culturel « visible », toujours de l’eau potable pour fois arrivés chez eux avec leur mais notre approche est aussi nos besoins ménagers quoti- bouteille, les gens doivent s’ar- régionale, nationale, et parfois diens. C’est devenu tellement rêter deux secondes et pren- internationale. Notre credo : naturel, que les gens n’en ont dre conscience de la connerie démocratiser la culture, faire plus conscience. Il serait bien qu’ils s’apprêtaient à faire. Et partager localement un réseau de revoir un peu ces modes de du danger que cela représente. large, de l’art de qualité et ren- pensée. Au Brésil, ce n’était pas une dre accessible l’art sans pour blague, des gens ont vraiment autant l’appauvrir. Dans l’idée Des toilettes en œuvre d’art, acheté de l’eau issue des sta- d’art pour tous, il y a quelque c’est une volonté de provoquer, tions d’épuration. C’est fou, chose de gênant, celle d’im- de choquer le public ? mais les gens boiront bientôt poser l’art à tous. Disons que l’eau des chiottes. notre démarche est populaire, Non, l’œuvre n’est pas agres- décalée. Elle prend sa source sive. D’ailleurs on a opté pour u Virgin Radio, 15 mai 2010 et sa place dans la rue, c’est en un très petit débit d’eau, com- «L’installation la plus spectacu- cela que nous avons répondu me ça, même au niveau sonore, laire se trouve sans doute place à l’appel lancé par Mont-de- les gens ne sont pas gênés (Ri- de la mairie avec le collectif Marsan Sculptures. » propos res) ! Ce qu’on veut c’est tout AIAA, à partir de baignoires, bi- recueillis par Agathe Marion simplement amener les gens dets et élements sanitaires re- à réfléchir sur leurs modes de cyclés.» consommation. Nous, dans ce10
  11. 11. 11
  12. 12. i e collectDans d’un lieu atypique, en Aquitaine, l’AIAA(Atelier d’Initiatives Artistiques et Artisanales) est un outil pourtisser des liens vers un large public. Il s’agit d’un projet culturelambitieux qui souhaite s’ancrer profondément dans sonterritoire, mis en place et géré par un collectif d’artistes professionnels Landais.Par fierté de nos réalisations et par amour de notreenvironnement, nous avons choisi de créer à Roquefort(Landes) les conditions indispensables à notre propre travail,et de les partager avec : artistes, techniciens, professionnelsou amateurs. Ici, chacun est responsable de son travail et lesarts y sont vus comme un ensemble de techniques que l’onpeut apprendre, travailler et pratiquer, individuellementou collectivement.L’AIAA constitue un opérateur culturel en gestation à fortpotentiel sur son territoire. L’association étend ses activitésdans les domaines de compétence du spectacle vivant, desarts plastiques, de la vidéo, de la musique. Elle est égalementorganisatrice d’événements culturels et d’espaces d’échangesentre artistes professionnels,amateurs et public.12
  13. 13. i Transmettre, créer, inventer, échanger… pour valoriser la culture locale Initié autour du travail de Na- ture qui pense, agit, déve- tacha Sansoz et de Romain loppe, et qui revendique son Louvet en 2003 et regroupé ancrage local. L’AIAA joue de autour de valeurs commu- son aspect pluridisciplinaire nes fortes, aménageant avec pour développer des projets minutie et patience un lieu toujours riches, additionnant totem de la culture landaise les compétences techniques (une ancienne distillerie de pour créer des objets artis- résine) le collectif se fait fort tiques particuliers, et col- de défendre une certaine idée laborant avec de nombreux du territoire, de sa valorisa- artistes et techniciens, qu’ils tion, et de son identité. L’AIAA soient membres ou non, en au commencement, était un fonction des désirs de réali- regroupement d’artiste sur sations. Alternant des pro- un même lieu, un bel espace ductions artistiques, des de travail commun, à parta- formations pédagogiques et ger. Par la suite, cette espace l’organisation d’événements s’est élargi au besoin et au culturels, le collectif s’ouvre désir de travailler ensemble, sur un large public. La ges- le partage est devenu échan- tion du lieu en elle même est ge, bouillonnement d’idées, particulière puisqu’il s’agit fusion de notions, de savoir à la fois d’ateliers privatifs faire: ainsi sont nées les ini- d’artistes mais aussi de lieu tiatives... de passage pour du public, Peu à peu des artistes de des artistes en résidences, divers horizons sont venus des curieux... chercher la chaleur que pro- duisent les initiatives com- munes, créant aujourd’hui un véritable collectif, une struc- 13
  14. 14. Le collectiF Yann Surel, Pantxo Desbordes, Romain Louvet, graphiste, photographe illustrateur, animateur acteur, auteur, metteur en scène Romain a suivi un cycle d’art drama- tique au Conservatoire national de ré- gion de Bordeaux, des cours libres à l’école des Beaux Arts (Bordeaux), et L’histoire commence en marge des un DEUST Arts du spectacle. En tant Originaire de Bordeaux, après un mas- cahiers 96pages à grand carreaux… qu’acteur et auteur, il se forme auprès ter en communication visuelle, Yann Vingt ans plus tard et quelques car- de : Luc Faugère (Akasha studio théâ- débarque dans les Landes, embauché reaux plus loin, étudiant à la faculté tre de Bordeaux), Bernard Colin (stu- par une collectivité territoriale. En d’Histoire de Bordeaux, le titre de son dio té de Rennes), Jean Philippe Ibos 2006, il décide de créer Monsieur For- mémoire de Maîtrise porte sur “La (Atelier de Mécanique générale de mydable, son propre studio de créa- contre-culture et les vecteurs de la Bordeaux), Roland Fichet (théâtre de tion. Sa spécificité : “J’essaye de me société de consommation, aux Etats- folle pensée de Saint Brieuc). tenir le plus loin possible de mon ordi- Unis dans les années 70”. L’étudiant Metteur en scène, acteur, ou encore nateur. J’ai choisi ce métier pour avoir d’Histoire est depuis devenu ensei- auteur, il participe à l’élaboration de des taches d’encre sur les mains”. gnant formateur, après avoir travaillé nombreux projets pour le théâtre, la Ainsi, après avoir fait parti du comité de nombreuses années dans l’anima- musique, la télé ; comme Mobilhorms de pilotage de la biennale Mont-de- tion, auprès de la Ligue de l’enseigne- (musique), Le bol ikéa et autres histoi- Marsan sculptures en 2005 et 2007, ment, des CEMEA ou des francas. res (Théâtre), Chicas (Télé), Anachro- il participe à l’élaboration de projets Pantxo a collaboré à la création des niques elfiques (Théâtre) etc. artistiques au sein du collectif AIAA collections de l’Ateliersoz depuis Depuis 2001, il a créé et coordonné le (Entr’Acte et Scène 2009, le Festin de 2005, à la scénographie des festivals lieu culturel qui a donné naissance à Pierre, etc.). Après la fabrication de Entr’Acte & Scène, éditions 2008 et l’association AIAA et a mis en place “On vous écrit du Peyrouat” et “L’His- 2009, ainsi qu’à de nombreuses expo- divers projets artistiques. toire du Tigre”, ouvrages inscrits dans sitions. Expérimentant sans cesse de De plus, il organise et dirige depuis un vaste projet socioculturel, il se nouveaux supports, comme le tissu 2000 des ateliers pédagogiques autour lance dans l’élaboration de l’identité d’un Kakémono géant ou le bois d’une du conte et du théâtre dans divers visuelle de Nouvelle Vague, un voilier enseigne, il voue la même passion aux établissements scolaires et dans des hauturier haut de gamme. ”J’aime peintres en lettres, qu’aux pichadores écoles de théâtre et au sein de l’AIAA. passer du terre à terre à l’abstrait, me brésiliens. Pour l’AIAA il a signé de Depuis 2006, il travaille en collabora- focaliser à chaque fois sur un univers nombreux dessins et illustré de nom- tion avec Vincent Lahens avec qui il a différent“. Pour autant, Monsieur For- breux projets. En parallèle il a tra- créé un répertoire de contes burles- mydable sait garder les pieds sur terre vaillé en 2007 pour la chaine Alegria, ques. C’est ainsi qu’est né le spec- et cherche à privilégier la qualité. en qualité d’interviewer, aux côtés tacle Le Bol Ikea et autres histoires Pour lui, “La communication n’est d’Alexandre Cabrit. qu’ils jouent depuis 2007. qu’un prétexte à la création”.14
  15. 15. Audrey Mallada, Natacha Sansoz, Alexandre Cabrit,comédienne, vidéaste, auteur artiste plasticienne, styliste webmaster, vidéasteAprès une licence d’arts du specta-cle et une formation professionnelled’acteur avec Luc Faugère à Bor- Formée aux Beaux arts de Bordeaux,deaux, elle s’est initiée à la technique diplômée en design, elle a pu expéri-de Sanford Meisner à New York avec menter et confronter son travail artis- En 1992, Alexandre Cabrit devientScott Williams, Niki Flacks et Doug tique à l’espace public. Ses réflexions technicien de diffusion pour la nouvelleMacHugh. se développent autour de l’individu et chaîne de télévision câblée MCM. DeuxElle a apprivoisé pendant deux ans les la perte d’identité en milieu urbain. Sa ans plus tard, il monte PAD Productioncaméras de télé en présentant une démarche porte sur la place du vête- et produit une trentaine de magasinesémission jeunesse sur une chaîne du ment dans nos sociétés, sur son ima- hebdomadaires sur l’émergence de lacâble puis a écrit et joué dans une sé- ge d’échange, sa fonction sociale ou culture musicale techno en Europe. Ilrie télé humoristique “Chicas !“. sa symbolique. Elle pense le vêtement réalise les premières retransmissionsAprès différents rôles au théâtre, à la comme un support d’expression artis- en direct pour MCM International de-télévision et dans des courts-métra- tique. L’évolution des tenues de travail puis Belgrade lors du festival Pax 96ges, elle a joué récemment Célie et a, de ce fait, vite attiré son attention. réunissant musiciens, chanteurs, dj etHippolyte dans “L’Etourdi“ de Molière, En parallèle à ses projets artistiques, le styliste Xuly Bët pour célébrer la finmis en scène par Céline Texier-Chol- elle crée en 2004 L’Ateliersoz, alliant de la guerre. En 1997, il rejoint l’équi-let à Paris. la scénographie, la création textile et pe des Nouveaux Programmes de Ca-Elle s’exprime également par le biais l’illustration, en collaboration avec nal Plus dirigée par Alain Lediberderde l’audiovisuel. Autodidacte, c’est en Pantxo Desbordes. Elle a longtemps et participe aux lancements des chaî-s’intégrant au collectif d’artistes de proposé un service de créations sur nes Game One et C:. Passé derrière lal’AIAA, qu’elle a réalisé ses premiers mesure, comme pour pérenniser ce caméra, il collabore aux émissions defilms, notamment un documentaire rapport que nos ancêtres pouvaient Jérôme Bonaldi, Frédéric Taddeï, Mi-tourné au Burkina Faso Nasem Samé, avoir avec une couturière. Le tissu est chel Field ou encore Chine Lanzmannça va aller… qui a reçu le prix jeune le fil conducteur de son travail, au- et se spécialise dans les nouvellescréation au festival Court médie (Ste delà du simple vêtement, il symbolise technologies émergentes, et surtoutEstève et Montpellier). Elle y a réalisé une culture, fait passer un message, le Web. Il est contacté par le Cyberégalement quelques fictions, scéno- crée du lien, délimite un espace. C’est Théâtre de Bruxelles pour l’organisa-graphies visuelles et reportages. ainsi qu’elle a mis en scène des es- tion d’événements mixant vidéo, 3DElle participe ainsi aux projets du paces d’exposition, des festivals, joué et Internet. En 2000, il s’installe danscollectif AIAA par l’intermédiaire de avec les dimensions, les espaces et les Landes en tant que formateur enla vidéo (montages des évènements les contraintes. Actuellement, l’Ate- nouvelles technologies. Depuis il in-passés, concerts, spectacles) en en- liersoz élabore une exposition sur les tervient régulièrement pour le CESIcadrant des ateliers de jeunes, ou par tenues de travail, réalise un ensemble dans les domaines de la gestion dele biais du théâtre avec notamment la de fresques dans l’espace public en projet et de la veille technologique.création du spectacle “A Cœur Ouvert“ partenariat avec plusieurs municipa- Localement il filme les rencontres dequ’elle a écrit et joué avec Vincent La- lités landaises. Le groupe One Spirit rugby du Top 14 pour Canal Plus ethens et Romain Louvet en 2009. lui a confié la confection de tenues de les concerts pour les films Jack Fé- scène et le Xe Festival de l’arbre de Sa- bus. Récemment il a couvert le festi- bres, une signalétique et une installa- val Arte Flamenco pour la Web Tv du tion vidéo. En parallèle, Natacha orga- Conseil Général des Landes. nise régulièrement des rencontres et marchés de jeunes créateurs. 15
  16. 16. Les autres collaborateurs Vincent Lahens Jean-Max Louvet Sophie Métrich comédien, technicien Ingenieur en études de sols administratrice A partir de 2006, il commence à tra- Alliant les connaissances de ter- Après des études cinématographi- vailler en collaboration avec Romain rain, celles de l’ingénieur et celle du ques, Sophie Métrich réalise deux Louvet en construisant leur propre concepteur, il travaille pendant plus courts métrages et un long métrage. répertoire de contes burlesques. C’est de 40 ans dans le domaine de l’étude Parallèlement, elle est collaboratrice ainsi que naît le spectacle Le Bol Ikea des sols. Cette connaissance profon- artistique auprès de plusieurs met- et autres histoires qu’ils tournent de- de de ces métiers lui permet encore teurs en scène tels que Lukas Hemleb, puis 2007. aujourd’hui et d’adapter et d’inventer Michel Favory, Gao Xingjian notam- des engins étonnants dignes des pe- ment sur leurs créations à la Comé- tits robots lunaires, mais bien consa- die-Française. Elle travaille ensuite crés à l’étude de notre planète. dans la production de spectacle vivant au sein de Minijy (bureau de produc- tion de spectacle vivant). En 2006 elle participe à la fondation de La Belle Ouvrage, organisme de formation et de conseil dans le domaine culturel, puis devient collaboratrice pour les activités de conseil. C’est récemment qu’elle s’engage auprès de l’AIAA pour soutenir et développer le projet. Flora étudiante Etudiante en communication graphi- que à Bordeaux, elle rencontre l’AIAA lors de son premier stage en entre- prise. Mont-de-Marsan sculptures est pour elle la première occasion de col- Damien Sabourdy laborer avec le collectif, avec le travail plombier chauffagiste sur l’etiquette de «la bostençoise» et sur la page internet «e-pure». Mier description Sculptures, performancs et démonstra- tions en public, décors ou encore photos, Mier est un artiste polyvalent et ouvert. C’est pour cela que nous nous sommes adressé à lui afin de terminer la sculp- ture reprenant l’oeuvre de Marcel Du- champ en bois.16
  17. 17. LE Parcours de l’AIAAProductions u Mise en scène plastique pour la u Co-écriture du specta-u Stages de théâtre (Ville de Nan- signalétique du festival de conte cle “Le Bol Ikéa et autrestes, le Théâtre des 2 Mains 2009, de Capbreton (CG des Landes, histoires“(TD2M/2007).2008, 2007). 2008). u Création de vidéo clip sur leu Edition d’un livret d’accueil il- u Résidence de l’artiste espagnol développement durable avec deslustré pour les élèves des écoles Sabotaje al Montaje (CG des Lan- jeunes de L’EREA. Saint Pierre duet du collège du quartier Nord de des, Communauté de Communes Mont. (2007).Mont de Marsan, en partenariat du Pays de Roquefort, Mairie de u Création d’éléments scéniquesavec le CaféMusic’ (2009). sarbazan, DDJS, 2008). pour la tournée de Fabien Bœuf.u Création d’une nouvelle iden- u Mise en scène plastique et (2007).tité visuelle pour la Compagnie Le communication de Signal eclectik u Réalisation d’un documentaireThéâtre des 2 mains de Villeneuve (Asso La Grange, Benquet 2008). de création sur la culture fran-de Marsan (2009). u Edition de 2 livres sur la Mémoi- çaise au Burkina Faso prix du juryu Ateliers pluridisciplinaire (arts re de Quartier au Peyrouat (Mairie festival Court Médie Montpellierplastiques/couture/théâtre/vi- de Mont de Marsan, 2008). (autoproduction, 2005).déo...) avec les jeunes de l’asso- u Programmation musicale et ar- u Création de mobilier et décora-ciation l’escale, (2009). tistique de l’Appel des 9 fontaines : tion d’intérieur pour le bar le Bar-u Ateliers pluridisciplinaire (arts Michel Macias, Familha Artus, On- coloco. Seignosse. (2005).plastiques/couture/théâtre/vi- cle Srongle (Asso A.R.L.P., 2008). u Création d’une enseigne pourdéo...) avec les jeunes de l’asso- u Direction d’acteurs et adapta- le bar restaurant l’Hibiscus. Sei-ciation Pyramide de Castandet. tion de scénario pour film promo- gnosse Le Penon. (2005).(2009). tionnel (Total, 2008). u Exposition A ta place. Centreu Création d’un nouvel univers vi- u Communication Mont de Mar- d’Art Contemporain. Mont de Mar-suel d’un restaurant. Le Festin de san Sculptures 7 Paysages (Mairie san. (2004).Pierre. Mont de Marsan. (2009). de Mont de Marsan, 2007). u Exposition au Café Pompier.u Scénographie pour la compa- u Rétrospective et inauguration Ecole des Beaux Arts de Bordeaux.gnie Théâtre théâtre. (2009). de l’Atelier Soz. (2007). (2004).u Entr’ Acte et Scène (acte I et u Projection et concert de sensi- u Commande artistique. Sculp-acte II) : le collectif AIAA a été in- bilisation à l’action solidaire avec ture. Restaurant La Madre. Montvesti par le Conseil Général des Haïti, (fondation kroma, 2007) avec de Marsan. (2004).Landes d’une mission sur le terri- la participation de l’artiste Carltontoire Tarusate donnant lieu à des Rara.créations participatives diverses  : u Mise en scène plastique d’expo-“câlins gratuits”, créations de car- sition Mont de Marsan Historiquetes postales sur l’attachement au (Mairie de Mont de Marsan, 2007).territoire avec 50 personnes, in- u Ecriture et coréalisation detervention à la maison de retraite scénario de programmes TV courtde Rion des Landes, collectage et pour le câble : “Chicas“ (Du jamaisdiffusion de témoignages amou- vu production, 2007).reux sous diverses formes plasti-ques, spectacle “A cœur ouvert“.(CG des landes, 2009).u Exposition Art médiation.(2009).u Réalisation de fresques surtransformateurs EDF. Partenariatavec la Mairie de Mont de Marsan,le Café music et ERDF. 2009. Sar-lat. (2009).u Commande artistique : mise enscène plastique et communicationd’Entr’actes et scènes (CG deslandes, 2008). 17
  18. 18. 18 resse & p hoto
  19. 19. ILS PARLENT DE NOUSo uExtrait du dossier de presse paux de Pontonx-sur-l’Adour et d’initiatives artistiques et arti- Conseil Général pour Entr’Act le conseil municipal de Meil- sanales, implanté chemin des & scenes 2009 han. Kits photos en main, cha- Résineux à Roquefort. L’objectif L’AIAA est un collectif landais cun a pu exprimer sa sensibilité de cette association est de fa- de six artistes plasticien, comé- et porter un regard sur l’amour. voriser l’émergence de jeunes diens, vidéaste, photographe et De ces clichés sont nées des artistes tout en valorisant les graphiste qui s’est installé en cartes postales, de véritables métiers de la création par l’ap- Pays Tarusate en novembre correspondances amoureuses. port de diverses technologies 2008. Rencontrer les habitants et compétences. Les domaines de ce territoire, glaner çà et là A l’occasion de la Saint-Valen- d’intervention sont nombreux des bribes de vie, l’attachement tin à Tartas, le collectif a invité et variés : scénographie, ré- à une terre, à un héritage, cap- les habitants du territoire au gie son et lumière, stylisme et ter au vol ces émois simples du vernissage de l’exposition At- couture, graphisme, musique, quotidien : tel était le fil conduc- traction amoureuse autour d’un vidéo, photographie, design, teur de leur résidence. cocktail filtre d’amour : une sculpture, arts plastiques… série d’objets et de dispositifs Pour chacun d’eux, un Durant ces derniers mois, le racontant des histoires courtes intervenant professionnel peut collectif a investi le canton de sur ce qui fait l’Amour dans la encadrer la démarche. Ainsi du façon originale et parfois sur- vie de tous les jours en Pays Ta- groupe Mobilhorns qui a trouvé prenante en distribuant des câ- rusate et ailleurs. là un lieu de répétition mais lins et des bisous gratuits sur aussi des conseils pour son les marchés en laissant « traî- Durant ces derniers mois, ces jeu de scène, un style pour ses ner ses oreilles » dans les cafés, rendez-vous artistiques ont tenues et une ligne graphique commerces et autres lieux pu- donné naissance à des créa- pour sa promotion. Pas ques- blics pour un collectage de pa- tions originales. Elles prendront tion pour autant de squatter roles amoureuses. Ces témoi- vie de manière monumentale les lieux même si une unité de gnages intimes ont été ensuite sur de multiples supports plas- vie est à disposition : chaque diffusés sur le territoire sur des tiques et multimédias dans le projet s’inscrit dans une durée supports variés tels que les pa- centre de Rion-des-Landes à bien déterminée. Le bouche à piers à pain, les sous-bocks et l’occasion des Rencontres oreille fonctionne bien, parti- les trottoirs, et ont inspiré la Entr’Acte & Scène début avril. culièrement dans le milieu mu- création d’un spectacle parti- sical puisque l’orchestre salsa cipatif, remake d’une célèbre uExtrait de Sud Ouest, 20 Sango 21 sous contrat à la Ma- émission de télé. juillet 2006 deleine a loué l’hébergement et Un lien privilégié a été tissé « Emmenez votre projet artis- les 70m2 de la salle de répé- avec les habitants du Pays Ta- tique et nous vous aiderons à tition pour mettre à profit son rusate : la classe 404 du collège le mener à son terme » : telle passage dans les Landes. de Tartas et l’association Tartas est la démarche mise en place Accueil, deux services munici- depuis près d’un an par l’atelier 19
  20. 20. les autres projets t Bol Ikéa et autres histoires (Co-production AIAA/Td2m) t Résidence de l’artiste canarien Matias Mata Mots d’Amour pour Entr’Acte et Scène (EAS) u t Création de Cartes postales pour EAS Création du visuel du groupe ZEF et enregistrement de leur album u t vêtement relationnel: Ponchos attachables Scénographie pour EAS, à Rion des Landes u t Réalisation de kakémonos sur le thème des Landes avec 80 jeunes du PNR des Landes de Gascogne t «Au travail !» Manette de policier municipal, création realisée lors de la rési- dence dans la pépiniere artisti- que à Hourtin (33) t Création d’un passage piéton artistique EAS Création d’un maillot de rugby pour le Stade montois u20
  21. 21. t Edition d’unalbum jeunesse et d’un livre DVD Exposition esclopeando parNatacha Sansozu t Affiche EASCamps théatre u tInitiation au graffiti avec le local jeune de Roquefort et Sarbazan t Atelier decréation d’affiche à l’EREAScénographie pourrestaurant u t Atelier soli- darité au collège Lubet-Barbon t PixLandes, transformateurpeint avec le Col-lège Victor Duruy t Chicas : Série de films sur Filles TVCréation théâ-trale : à cœurouvert u 21
  22. 22. 68 chemin des résineux 40 120 Roquefort tél. 06 77 16 89 33 (Romain Louvet) romain@laiaa.com www.laiaa.com22

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