SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  24
LA CROISSANCE URBAINE
Définition de la croissance :
L’observation des agglomérations fait apparaître qu’à de rares exceptions
près, celles-là passent par plusieurs stades successifs pour atteindre
l’état actuel. Cette croissance s’effectue suivant des règles que l’on peut
déterminer .Le tissu urbain conserve dans le tracé des voies et des
parcelles, dans l’aspect des bâtiments , la marque des croissances
antérieures. La compréhension de l’espace urbain dans une perspective
dynamique par l’analyse des phénomènes de croissance, ce qui pose en
termes nouveaux le problème de l’étude historique des villes.
Modes de croissance:
L’opposition entre croissance spontanée et croissance dirigée s’efface
devant la distinction entre deux modes fondamentaux de croissance:
Croissance unidirectionnelle (linéaire), croissance multidirectionnelle
(organique et réglée).
a) Croissance multidirectionnelle:
La croissance s’effectue à partir d’un pôle.
La croissance de l’ensemble (collectivité) se confond avec celle de
l’élément;
elle est la somme de croissance des éléments.
Selon l’échelle (hameau agglomération) les phénomènes ont des
manifestations différentes, mais leur logique reste la même.
DESSIN
b) Croissance linéaire:
La croissance de l’ensemble s’effectue selon une direction déterminée (axe
de croissance).
La croissance de l’élément est liée aux propriétés associatives de l’élément.
La croissance de l’élément est liée aux propriétés distributives de l’élément.
c) Combinaison et conflit:
Dans la réalité ces deux modes peuvent s’appliquer au même territoire:
1-à des niveaux différents (combinaison)
 Parmi les multiples directions possibles, certaines sont déterminées et
ordonnent le tout( croissance radioconcentrique), la croissance de l’ensemble
est diffuse mais chaque partie est réglée par une croissance linéaire.
Sur un axe général de croissance les sous-ensembles se développent dans
toutes les directions.
La croissance de l’ensemble est linéaire et saccadée (urbanisation en
grappe).
DESSIN
2-au même niveau (conflit)
 Il y a concurrence locales deux modes de croissance.
Limites de croissance:
On distinguera deux sortes de limites à la croissance d’un agglomération:
les limites matérielles ou obstacles (bornes,barrières) qui s’opposent
physiquement au développement du tissu et les limites dues à
l’équilibre interne( démographie, relations urbaines;etc.) que l’on
appellera seuils de croissance.
a) Barrières de croissance- borne de croissance-:
 Une barrière est un obstacle à une croissance organique ou à une
somme de croissance linéaires, elle s’oppose à la propagation du
tissu. Elle peut être constituée par:
**un obstacle naturel (ligne de relief, cours d’eau, lac, forêt, etc.)
**un obstacle artificiel (enceinte fossé, route, voie ferrée, ligne HT,
conduite forcée, etc.)
**un obstacle administratif et juridique (changement de commune ou de
département, grand domaine, zone protégée, zone non aedificandie,
périmètre ZAD,etc.).
**une autre agglomération.
Une borne est un obstacle à une croissance linéaire;de façon générale,
un accident sur un axe de croissance joue le rôle de borne pendant une
période donnée.
Elle peut être constituée par:
•Un accident naturel (gué, rupture de pente) ou créé (détour, carrefour,
édifice,etc.) c’est souvent le point de franchissement de la barrière (porte
de ville, pont,etc.).
•Le pôle de croissance opposée (hameau, gare,etc.).
DESSIN
b) Seuil de croissance- intervalle de croissance-:
 Chaque type d’agglomération est compris dans une fourchette de
population à l’intérieur de laquelle l’équilibre entre les distances, les
équipements, la situation démographique s’établit harmonieusement.
Une structure propre à chaque type permet cet équilibre. Le borne
supérieure de l’intervalle correspond à un seuil au-delà duquel
l’agglomération change de nature et modifie sa structure.
 Dans l’évolution historique des villes, les barrières ont généralement
favorisé une forte densification interne du tissu, le dépassement du
seuil démographique a entraîné le franchissement de la barrière et son
remplacement par un élément structurant nouveau inconnu aux stades
antérieurs. La nouvelle croissance s’effectue à partir d’un noyau
fortement ossifié.
 Si la définition numérique du seuil diffère selon les régions et dépend
de la culture humaine de chaque terroir, de son stade de
développement économique et social, l’ordre dans lequel appairassent
les élément caractéristiques de chaque intervalle semble bien une
constante de la croissance urbaine antérieure aux phénomènes de ban
lieux.
Dépassement de la limite:
On a déterminé dans le cadre de cette étude de n’envisager que les
phénomènes physiques de la croissance urbaine.
a) Franchissement de l’obstacle:
Dans le cas où l’agglomération dépasse sa barrière; la coupure
ville/campagne fait place à une rupture ville/faubourg ou ville/banlieue.
La barrière devient alors une limite entre deux milieux possédant chacun
leur structure propre: à l’intérieur, tissu ancien et bloqué; à l’extérieur,
tissu nouveau et dont la trame est tributaire du parcellaire rural et du
tracé des voies. Le franchissement entraîne souvent une modification
du mode de croissance:
 Transformation d’une croissance organique interne en une croissance
linéaire externe.
 Éclatement au-delà de la borne d’une croissance linéaire et ordonnée.
 Bourgeonnement sur la borne.
DESSIN
b) Suppression de la barrière:
On distingue trois cas possibles:
 La barrière est supprimée après la création du quartier extérieur sans
un aménagement spécifique, la coupure persiste.
 Après la création du quartier extérieur, la barrière est remplacée par un
élément structurant qui ordonne l’espace urbain et relie les quartiers
de part et d’autre (enceinte remplacée par boulevard, canal ou voie
ferrée recouverte,etc.)
 La barrière est supprimée avant la création du quartier extérieur et
remplacée par un élément structurant qui ordonne la nouvelle
croissance .
DESSIN
c) Modification de la structure:
 Dans le processus de croissance le dépassement du seuil
s’accompagne d’une modification de la structure de l’agglomération,
l’ancienne barrière devient élément structurant, les bornes prennent un
rôle de pôles secondaires.
La structure de l’ancien noyau est conservée et s’insère dans un
ensemble plus vaste. A chaque étape de la croissance il y a
 Après la création du quartier extérieur, la barrière est remplacée par un
élément structurant qui ordonne l’espace urbain et relie les quartiers
de part et d’autre (enceinte remplacée par boulevard, canal ou voie
ferrée recouverte,etc.)
 La barrière est supprimée avant la création du quartier extérieur et
remplacée par un élément structurant qui ordonne la nouvelle
croissance .
On distingue quatre (04) étapes dans l’urbanisation du site de Bab El Oued :
BAB EL OUED 1830
Porte 4.Fort des 24h 6.Cimtière Chrétien 9.Batteries 13.Oued
Remparts 4’.Jardin du Dey 7.Cimetière juif 10.Carrière
Fort Neuf 5.Dar El Baroud 8.Cimetière musulman 11.Four à chaux
BAB EL OUED 1830
Amirauté et phare
Rempart
Fort Neuf
Fort des 24h
Cimetière Juif
Embouchure
du Oued
Jardin du Dey
Fort des Anglais
Durant cette période, l’unique centre urbain était la Médina, l’actuel Casbah, ceinturée par des
murailles. Bab El Oued n’était qu’un territoire extra-muros, le Fahs constitué de vastes terrains non
urbanisés qui communiquaient avec médina par sa porte. La seule construction importante étant la
maison de campagne du Dey, entourée de ces Jardins.
-Du coté défensif, présence de deux forts : Fort des 24 h, Fort
des Ordures ainsi que des Batteries de défenses.
-L ‘existence de deux axes : Chemin front de mer, Chemin
de Bouzareah.
-Oued M’kassel
-Présence de cimetières et tombeaux
La relation entre Casbah et le Fahs limitrophes se
faisait à travers les routes territoriales ponctuées
au niveau des remparts par cinq portes :
Bab El B’har : à l’Est, marquant le point de contact
entre la terre et la mer
Bab El Djezira : au nord, passage des militaires et
commerçants arrivant de la Mer
Photo 02  Source : Carte Postale
Bab El J’did : au sud-ouest, s’ouvrant sur un axe de
croissance, qui suit le tracé de l’aqueduc du Telemly.
Bab Azzoun : au sud, la porte plus importante et la
plus fréquentée, d’ou partait les routes vers l’intérieur
du pays, à savoir la route de Constantine et la route
de Laghouat.
Bab El Oued : au nord-ouest, donnant son nom au
Fahs. De cette porte partaient deux routes :
-L’ancien chemin romain reliant la Médina à l’Ouest
du pays (actuelle avenue Commandant Mira)
-La route de Bouzareah (actuelle avenue Colonel Lotfi)
reliant la Médina aux hauteurs de Bouzareah
Source : CPVA – Projet de revalorisation de la Casbah 1866
1841 :L’Algérie est décrétée colonie française
1843 : Le jardin Marengo fut implanté
1844 : Édification de la nouvelle enceinte à 500
mètres de l’enceinte originelle de la Casbah
1845 : Destruction du Fort 24 heures, qui sera
remplacé par l’Arsenal.
(Photo 04)
La cité Bugeaud fut construit un nouveau quartier,
destinée aux ouvriers, constitué d’un ensemble de
maisons individuelles situé entre l’hôpital et l’Oued
M’ghassel.
La plus importante raison de son emplacement est la
raison de la sécurité, vu la présence d’une caserne.
1846 : Approbation du plan Guiauchain, qui projetait
la création de nouveaux quartiers :BabAzoun, Bab El
Oued, Isly, Mustapha…
1848 : La cite Bugeaud devient de ce fait premier
centre urbain de Bab El Oued. Son tracé assez
régulier prend la forme d’un échiquier composé d’îlots
moyens, rectangulaires avec place centrale.
1849 : Edification de l’Hôpital Militaire
1873 : Recouvrement de l’Oued M’ghassel pour des
raisons d’hygiène
Inauguration de la ligne de chemin de fer
Edification du lycée Impérial (actuelle l’Emir)
BAB EL OUED 1830-1890
Source Cadastre 1866
Les éléments de persistance deviennent des éléments structurants
La croissance est dite linéaire suivant le chemin romain créant un foyer urbain.
Caserne Cité
Bugeaud
18431833
AXE DE CROISSANCE
Dés lors nous apparue certaines limites de croissance. - La mer
- Le oued
Zone d’urbanisation
Les limites
Barrière
Borne
barrière
LA CITE BUGEAUD :
ensemble de maisons
individuelles , avec un tracé
ordonné par l’ancienne route de
Cherchell.
Dans le cas où l’agglomération dépasse sa barrière; la coupure 
ville/campagne fait place à une rupture ville/faubourg    Bab el 
oued devient des lors un faubourg.
1891 : Passage d’un régime militaire à un
régime civil
1895 : Création d’une ligne de tramway
1896 : La Porte et la Muraille de Bab El
Oued sont abattues à jamais. Implantation
d’une coulée verte sur son tracé, création de
deux grands boulevards : Le boulevard
Lafferiere du coté sud (actuel boulevard
Khemisti) et le boulevard Guillemin (actuel
Boulevard Abderahmane Taleb)
On passe d’une occupation rurale à une
occupation urbaine. D’ou le passage du
statut de Faubourg à celui de Quartier.
1900/1910 : Edification du quartier de
l’Esplanade, structuré par une trame
rectangulaire
1920 : Construction du quartier des HBM
(Habitat à Bon Marché)
Densification du tissu de jonction (entre la
cité Bugeaud et l’Esplanade)
1950 : Le marché Nelson
BAB EL OUED 1890-1950
Création du
deuxième noyau, le quartier de
l’esplanade (ex :arsenal) , il
relia Bab el oued a ALGER. Le
quartier de l’esplanade fut
édifier vers 1890 où Bab el
oued connut un essor industriel
considérable.
1830-1890
Caserne Cité
Bugeaud
18431833
AXE DE CROISSANCE
Le quartier
De l’esplanade
La croissance est toujours linéaire, on retrouve les
mêmes limites toujours pas franchi .
1ère
ETAPE
1890
LA 2éme ETAPE:
Les anciennes limites franchies
Phases antérieures
- Éclatement au-delà de la borne d’une croissance linéaire et ordonnée
- Bourgeonnement sur la borne
Caserne Cité
Bugeaud
18431833
AXE DE CROISSANCE
Le quartier
De l’esplanade
1890
Croissance linéaire
Croissance multidirectionnelle
Croissance composée
Plateau
Ferhani
1950
Hôpital maillot
Cité eucalyptus
Foyer de
croissance
Foyer de
croissance
Foyer de
croissance
Franchissements des limites
Les barrièresLes barrières
Le rempart
La barrière est supprimée après la création du quartier extérieur sans un
aménagement spécifique, la coupure persiste.
Donc création de Bab el oued quartier
La borne de croissance
Le oued
Remplacer par un élément structurant, une voie de circulation.
BAB EL OUED 1950-2003
Après la seconde guerre mondiale, la crise de
logements s’intensifie, la solution fut de construire sur
des terrains peu coûteux et accidentés, ceux des
hauteurs.
1950 : Construction de la piscine d’El Ketteler
Création du plateau Ferhani
1954 : Construction de la Cité Eucalyptus
1980 : Construction de l’hôtel El Kettani
1998 : Aménagement d’une promenade front de mer
2001 : Bab El Oued a connu l’une des plus grandes
catastrophes naturelles dues aux intempéries. Ses
pluies diluviennes ont emporté des centaines de morts
vers la mer. Nous commérons désormais cette
fatidique date pour rendre hommage aux morts.
2002 : Les destructions provoquées car ses
inondations se trouvent essentiellement au niveau de
la Cité Bugeaud, le plus ancien tissu du quartier, ou
passait l’Oued M’ghassel recouvert depuis 1873.
Ses poches vides au niveau du quartier, ont été
remplacés par des places qui se trouvent toute
limitées à ouest par l’avenue colonel Lotfi :la place du
Triolet, la place des trois horloges ainsi qu’une autre
place se trouvant à mis chemin de ces dernières.
2003 : Stade Ferhani, projet en cours par le BEREP
12321

Contenu connexe

Tendances

Mouvement moderne 02
Mouvement moderne 02Mouvement moderne 02
Mouvement moderne 02
Sami Sahli
 
Rénovation urbaine
Rénovation urbaineRénovation urbaine
Rénovation urbaine
Sami Sahli
 
Mohammadia. logements socials
Mohammadia. logements socialsMohammadia. logements socials
Mohammadia. logements socials
Sami Sahli
 
Organisation du tissu urbain
Organisation du tissu urbainOrganisation du tissu urbain
Organisation du tissu urbain
Sami Sahli
 
Analyse urbaine tizi ouzou2003
Analyse urbaine tizi ouzou2003Analyse urbaine tizi ouzou2003
Analyse urbaine tizi ouzou2003
Hiba Architecte
 

Tendances (20)

Mouvement moderne 02
Mouvement moderne 02Mouvement moderne 02
Mouvement moderne 02
 
Methde sensoille
Methde sensoilleMethde sensoille
Methde sensoille
 
CASBAH-alger.pptx
CASBAH-alger.pptxCASBAH-alger.pptx
CASBAH-alger.pptx
 
Projet: école d'architecture
Projet: école d'architectureProjet: école d'architecture
Projet: école d'architecture
 
La casbah d'Alger
La casbah d'AlgerLa casbah d'Alger
La casbah d'Alger
 
Rénovation urbaine
Rénovation urbaineRénovation urbaine
Rénovation urbaine
 
Mohammadia. logements socials
Mohammadia. logements socialsMohammadia. logements socials
Mohammadia. logements socials
 
Méthode d’analyse urbaine djeradi
Méthode d’analyse urbaine djeradiMéthode d’analyse urbaine djeradi
Méthode d’analyse urbaine djeradi
 
Affichage
AffichageAffichage
Affichage
 
Organisation du tissu urbain
Organisation du tissu urbainOrganisation du tissu urbain
Organisation du tissu urbain
 
analyse urbaine
analyse urbaineanalyse urbaine
analyse urbaine
 
Affichage exemples habitat collectif
Affichage exemples habitat collectifAffichage exemples habitat collectif
Affichage exemples habitat collectif
 
Analyse urbaine
Analyse urbaineAnalyse urbaine
Analyse urbaine
 
Exposer sur la casbah
Exposer sur la casbahExposer sur la casbah
Exposer sur la casbah
 
LES FORMES URBAINES
LES FORMES URBAINESLES FORMES URBAINES
LES FORMES URBAINES
 
Analyse du gare routiere
Analyse du gare routiereAnalyse du gare routiere
Analyse du gare routiere
 
habitat collectif et intermédiaire(historique et analyse d'exemples)
habitat collectif et intermédiaire(historique et analyse d'exemples)habitat collectif et intermédiaire(historique et analyse d'exemples)
habitat collectif et intermédiaire(historique et analyse d'exemples)
 
Kevin lynche
Kevin lyncheKevin lynche
Kevin lynche
 
Affichage habitat
Affichage habitatAffichage habitat
Affichage habitat
 
Analyse urbaine tizi ouzou2003
Analyse urbaine tizi ouzou2003Analyse urbaine tizi ouzou2003
Analyse urbaine tizi ouzou2003
 

Plus de Hiba Architecte (20)

These
TheseThese
These
 
Presentation de la zhun
Presentation de la zhunPresentation de la zhun
Presentation de la zhun
 
Les zhu ns
Les zhu nsLes zhu ns
Les zhu ns
 
Lecture typo morpholo
Lecture typo morpholoLecture typo morpholo
Lecture typo morpholo
 
Analyse typ
Analyse typAnalyse typ
Analyse typ
 
2009plan de travail
2009plan de travail2009plan de travail
2009plan de travail
 
Géographie urbainea
Géographie urbaineaGéographie urbainea
Géographie urbainea
 
Exposèe
ExposèeExposèe
Exposèe
 
Approch contextuelle new
Approch contextuelle newApproch contextuelle new
Approch contextuelle new
 
Approche architecturale
Approche architecturaleApproche architecturale
Approche architecturale
 
Approche architecturale
Approche architecturaleApproche architecturale
Approche architecturale
 
Approche programatique
Approche programatiqueApproche programatique
Approche programatique
 
Approche technique fin (réparé)
Approche technique fin (réparé)Approche technique fin (réparé)
Approche technique fin (réparé)
 
Approche thématique new
Approche thématique newApproche thématique new
Approche thématique new
 
Bibliographie
BibliographieBibliographie
Bibliographie
 
Conclusion 2
Conclusion 2Conclusion 2
Conclusion 2
 
Introduction générale
Introduction généraleIntroduction générale
Introduction générale
 
Préambule 2
Préambule 2Préambule 2
Préambule 2
 
Sommaire
SommaireSommaire
Sommaire
 
Notre discour
Notre discourNotre discour
Notre discour
 

12321

  • 1. LA CROISSANCE URBAINE Définition de la croissance : L’observation des agglomérations fait apparaître qu’à de rares exceptions près, celles-là passent par plusieurs stades successifs pour atteindre l’état actuel. Cette croissance s’effectue suivant des règles que l’on peut déterminer .Le tissu urbain conserve dans le tracé des voies et des parcelles, dans l’aspect des bâtiments , la marque des croissances antérieures. La compréhension de l’espace urbain dans une perspective dynamique par l’analyse des phénomènes de croissance, ce qui pose en termes nouveaux le problème de l’étude historique des villes. Modes de croissance: L’opposition entre croissance spontanée et croissance dirigée s’efface devant la distinction entre deux modes fondamentaux de croissance: Croissance unidirectionnelle (linéaire), croissance multidirectionnelle (organique et réglée). a) Croissance multidirectionnelle: La croissance s’effectue à partir d’un pôle. La croissance de l’ensemble (collectivité) se confond avec celle de l’élément; elle est la somme de croissance des éléments. Selon l’échelle (hameau agglomération) les phénomènes ont des manifestations différentes, mais leur logique reste la même.
  • 2. DESSIN b) Croissance linéaire: La croissance de l’ensemble s’effectue selon une direction déterminée (axe de croissance). La croissance de l’élément est liée aux propriétés associatives de l’élément. La croissance de l’élément est liée aux propriétés distributives de l’élément. c) Combinaison et conflit: Dans la réalité ces deux modes peuvent s’appliquer au même territoire: 1-à des niveaux différents (combinaison)  Parmi les multiples directions possibles, certaines sont déterminées et ordonnent le tout( croissance radioconcentrique), la croissance de l’ensemble est diffuse mais chaque partie est réglée par une croissance linéaire. Sur un axe général de croissance les sous-ensembles se développent dans toutes les directions. La croissance de l’ensemble est linéaire et saccadée (urbanisation en grappe).
  • 3. DESSIN 2-au même niveau (conflit)  Il y a concurrence locales deux modes de croissance. Limites de croissance: On distinguera deux sortes de limites à la croissance d’un agglomération: les limites matérielles ou obstacles (bornes,barrières) qui s’opposent physiquement au développement du tissu et les limites dues à l’équilibre interne( démographie, relations urbaines;etc.) que l’on appellera seuils de croissance. a) Barrières de croissance- borne de croissance-:  Une barrière est un obstacle à une croissance organique ou à une somme de croissance linéaires, elle s’oppose à la propagation du tissu. Elle peut être constituée par: **un obstacle naturel (ligne de relief, cours d’eau, lac, forêt, etc.) **un obstacle artificiel (enceinte fossé, route, voie ferrée, ligne HT, conduite forcée, etc.)
  • 4. **un obstacle administratif et juridique (changement de commune ou de département, grand domaine, zone protégée, zone non aedificandie, périmètre ZAD,etc.). **une autre agglomération. Une borne est un obstacle à une croissance linéaire;de façon générale, un accident sur un axe de croissance joue le rôle de borne pendant une période donnée. Elle peut être constituée par: •Un accident naturel (gué, rupture de pente) ou créé (détour, carrefour, édifice,etc.) c’est souvent le point de franchissement de la barrière (porte de ville, pont,etc.). •Le pôle de croissance opposée (hameau, gare,etc.). DESSIN
  • 5. b) Seuil de croissance- intervalle de croissance-:  Chaque type d’agglomération est compris dans une fourchette de population à l’intérieur de laquelle l’équilibre entre les distances, les équipements, la situation démographique s’établit harmonieusement. Une structure propre à chaque type permet cet équilibre. Le borne supérieure de l’intervalle correspond à un seuil au-delà duquel l’agglomération change de nature et modifie sa structure.  Dans l’évolution historique des villes, les barrières ont généralement favorisé une forte densification interne du tissu, le dépassement du seuil démographique a entraîné le franchissement de la barrière et son remplacement par un élément structurant nouveau inconnu aux stades antérieurs. La nouvelle croissance s’effectue à partir d’un noyau fortement ossifié.  Si la définition numérique du seuil diffère selon les régions et dépend de la culture humaine de chaque terroir, de son stade de développement économique et social, l’ordre dans lequel appairassent les élément caractéristiques de chaque intervalle semble bien une constante de la croissance urbaine antérieure aux phénomènes de ban lieux.
  • 6. Dépassement de la limite: On a déterminé dans le cadre de cette étude de n’envisager que les phénomènes physiques de la croissance urbaine. a) Franchissement de l’obstacle: Dans le cas où l’agglomération dépasse sa barrière; la coupure ville/campagne fait place à une rupture ville/faubourg ou ville/banlieue. La barrière devient alors une limite entre deux milieux possédant chacun leur structure propre: à l’intérieur, tissu ancien et bloqué; à l’extérieur, tissu nouveau et dont la trame est tributaire du parcellaire rural et du tracé des voies. Le franchissement entraîne souvent une modification du mode de croissance:  Transformation d’une croissance organique interne en une croissance linéaire externe.  Éclatement au-delà de la borne d’une croissance linéaire et ordonnée.  Bourgeonnement sur la borne. DESSIN
  • 7. b) Suppression de la barrière: On distingue trois cas possibles:  La barrière est supprimée après la création du quartier extérieur sans un aménagement spécifique, la coupure persiste.  Après la création du quartier extérieur, la barrière est remplacée par un élément structurant qui ordonne l’espace urbain et relie les quartiers de part et d’autre (enceinte remplacée par boulevard, canal ou voie ferrée recouverte,etc.)  La barrière est supprimée avant la création du quartier extérieur et remplacée par un élément structurant qui ordonne la nouvelle croissance . DESSIN
  • 8. c) Modification de la structure:  Dans le processus de croissance le dépassement du seuil s’accompagne d’une modification de la structure de l’agglomération, l’ancienne barrière devient élément structurant, les bornes prennent un rôle de pôles secondaires. La structure de l’ancien noyau est conservée et s’insère dans un ensemble plus vaste. A chaque étape de la croissance il y a  Après la création du quartier extérieur, la barrière est remplacée par un élément structurant qui ordonne l’espace urbain et relie les quartiers de part et d’autre (enceinte remplacée par boulevard, canal ou voie ferrée recouverte,etc.)  La barrière est supprimée avant la création du quartier extérieur et remplacée par un élément structurant qui ordonne la nouvelle croissance .
  • 9. On distingue quatre (04) étapes dans l’urbanisation du site de Bab El Oued :
  • 10. BAB EL OUED 1830 Porte 4.Fort des 24h 6.Cimtière Chrétien 9.Batteries 13.Oued Remparts 4’.Jardin du Dey 7.Cimetière juif 10.Carrière Fort Neuf 5.Dar El Baroud 8.Cimetière musulman 11.Four à chaux
  • 11. BAB EL OUED 1830 Amirauté et phare Rempart Fort Neuf Fort des 24h Cimetière Juif Embouchure du Oued Jardin du Dey Fort des Anglais Durant cette période, l’unique centre urbain était la Médina, l’actuel Casbah, ceinturée par des murailles. Bab El Oued n’était qu’un territoire extra-muros, le Fahs constitué de vastes terrains non urbanisés qui communiquaient avec médina par sa porte. La seule construction importante étant la maison de campagne du Dey, entourée de ces Jardins.
  • 12. -Du coté défensif, présence de deux forts : Fort des 24 h, Fort des Ordures ainsi que des Batteries de défenses. -L ‘existence de deux axes : Chemin front de mer, Chemin de Bouzareah. -Oued M’kassel -Présence de cimetières et tombeaux La relation entre Casbah et le Fahs limitrophes se faisait à travers les routes territoriales ponctuées au niveau des remparts par cinq portes : Bab El B’har : à l’Est, marquant le point de contact entre la terre et la mer Bab El Djezira : au nord, passage des militaires et commerçants arrivant de la Mer Photo 02  Source : Carte Postale Bab El J’did : au sud-ouest, s’ouvrant sur un axe de croissance, qui suit le tracé de l’aqueduc du Telemly. Bab Azzoun : au sud, la porte plus importante et la plus fréquentée, d’ou partait les routes vers l’intérieur du pays, à savoir la route de Constantine et la route de Laghouat. Bab El Oued : au nord-ouest, donnant son nom au Fahs. De cette porte partaient deux routes : -L’ancien chemin romain reliant la Médina à l’Ouest du pays (actuelle avenue Commandant Mira) -La route de Bouzareah (actuelle avenue Colonel Lotfi) reliant la Médina aux hauteurs de Bouzareah
  • 13. Source : CPVA – Projet de revalorisation de la Casbah 1866
  • 14. 1841 :L’Algérie est décrétée colonie française 1843 : Le jardin Marengo fut implanté 1844 : Édification de la nouvelle enceinte à 500 mètres de l’enceinte originelle de la Casbah 1845 : Destruction du Fort 24 heures, qui sera remplacé par l’Arsenal. (Photo 04) La cité Bugeaud fut construit un nouveau quartier, destinée aux ouvriers, constitué d’un ensemble de maisons individuelles situé entre l’hôpital et l’Oued M’ghassel. La plus importante raison de son emplacement est la raison de la sécurité, vu la présence d’une caserne. 1846 : Approbation du plan Guiauchain, qui projetait la création de nouveaux quartiers :BabAzoun, Bab El Oued, Isly, Mustapha… 1848 : La cite Bugeaud devient de ce fait premier centre urbain de Bab El Oued. Son tracé assez régulier prend la forme d’un échiquier composé d’îlots moyens, rectangulaires avec place centrale. 1849 : Edification de l’Hôpital Militaire 1873 : Recouvrement de l’Oued M’ghassel pour des raisons d’hygiène Inauguration de la ligne de chemin de fer Edification du lycée Impérial (actuelle l’Emir) BAB EL OUED 1830-1890
  • 15. Source Cadastre 1866 Les éléments de persistance deviennent des éléments structurants
  • 16. La croissance est dite linéaire suivant le chemin romain créant un foyer urbain. Caserne Cité Bugeaud 18431833 AXE DE CROISSANCE Dés lors nous apparue certaines limites de croissance. - La mer - Le oued Zone d’urbanisation Les limites Barrière Borne barrière
  • 17. LA CITE BUGEAUD : ensemble de maisons individuelles , avec un tracé ordonné par l’ancienne route de Cherchell. Dans le cas où l’agglomération dépasse sa barrière; la coupure  ville/campagne fait place à une rupture ville/faubourg    Bab el  oued devient des lors un faubourg.
  • 18. 1891 : Passage d’un régime militaire à un régime civil 1895 : Création d’une ligne de tramway 1896 : La Porte et la Muraille de Bab El Oued sont abattues à jamais. Implantation d’une coulée verte sur son tracé, création de deux grands boulevards : Le boulevard Lafferiere du coté sud (actuel boulevard Khemisti) et le boulevard Guillemin (actuel Boulevard Abderahmane Taleb) On passe d’une occupation rurale à une occupation urbaine. D’ou le passage du statut de Faubourg à celui de Quartier. 1900/1910 : Edification du quartier de l’Esplanade, structuré par une trame rectangulaire 1920 : Construction du quartier des HBM (Habitat à Bon Marché) Densification du tissu de jonction (entre la cité Bugeaud et l’Esplanade) 1950 : Le marché Nelson BAB EL OUED 1890-1950
  • 19. Création du deuxième noyau, le quartier de l’esplanade (ex :arsenal) , il relia Bab el oued a ALGER. Le quartier de l’esplanade fut édifier vers 1890 où Bab el oued connut un essor industriel considérable. 1830-1890 Caserne Cité Bugeaud 18431833 AXE DE CROISSANCE Le quartier De l’esplanade La croissance est toujours linéaire, on retrouve les mêmes limites toujours pas franchi . 1ère ETAPE 1890
  • 20. LA 2éme ETAPE: Les anciennes limites franchies Phases antérieures - Éclatement au-delà de la borne d’une croissance linéaire et ordonnée - Bourgeonnement sur la borne
  • 21. Caserne Cité Bugeaud 18431833 AXE DE CROISSANCE Le quartier De l’esplanade 1890 Croissance linéaire Croissance multidirectionnelle Croissance composée Plateau Ferhani 1950 Hôpital maillot Cité eucalyptus Foyer de croissance Foyer de croissance Foyer de croissance
  • 22. Franchissements des limites Les barrièresLes barrières Le rempart La barrière est supprimée après la création du quartier extérieur sans un aménagement spécifique, la coupure persiste. Donc création de Bab el oued quartier La borne de croissance Le oued Remplacer par un élément structurant, une voie de circulation.
  • 23. BAB EL OUED 1950-2003 Après la seconde guerre mondiale, la crise de logements s’intensifie, la solution fut de construire sur des terrains peu coûteux et accidentés, ceux des hauteurs. 1950 : Construction de la piscine d’El Ketteler Création du plateau Ferhani 1954 : Construction de la Cité Eucalyptus 1980 : Construction de l’hôtel El Kettani 1998 : Aménagement d’une promenade front de mer 2001 : Bab El Oued a connu l’une des plus grandes catastrophes naturelles dues aux intempéries. Ses pluies diluviennes ont emporté des centaines de morts vers la mer. Nous commérons désormais cette fatidique date pour rendre hommage aux morts. 2002 : Les destructions provoquées car ses inondations se trouvent essentiellement au niveau de la Cité Bugeaud, le plus ancien tissu du quartier, ou passait l’Oued M’ghassel recouvert depuis 1873. Ses poches vides au niveau du quartier, ont été remplacés par des places qui se trouvent toute limitées à ouest par l’avenue colonel Lotfi :la place du Triolet, la place des trois horloges ainsi qu’une autre place se trouvant à mis chemin de ces dernières. 2003 : Stade Ferhani, projet en cours par le BEREP