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ÉÉcole PPolytechnique d’ AArchitecture et d’UUrbanisme.
4ème
Année Architecture.
Groupe n° 07.
Exposé :Exposé :
Méthode d’approche d’analyse urbaine.Méthode d’approche d’analyse urbaine.
Méthode perceptuelle / sensorielleMéthode perceptuelle / sensorielle
Sous-groupe : Mohand HAMDI; Thameur LAMRAOUI; Nadia MEBARKI;
Fahima IZEM; Nawel BENNEOUALA
Novembre 2005
Plan de l’exposéPlan de l’exposé
 Introduction.Introduction.
 Définition de la méthode.Définition de la méthode.
 L’approche sensorielle et perceptuelle:L’approche sensorielle et perceptuelle:
Comment intervenir ?Comment intervenir ?
 Conclusion.Conclusion.
Bibliographie / lexique.Bibliographie / lexique.
o Antoine BAILLY.Antoine BAILLY.
Qui est Antoine BAILLY ?Qui est Antoine BAILLY ?
La perception de l’espace urbain.La perception de l’espace urbain.
Les systèmes perceptifs.Les systèmes perceptifs.
Les cinq sens.Les cinq sens.
o Kevin LYNCH.Kevin LYNCH.
QQui est LYNCH ?ui est LYNCH ? Sa démarche ? son ouvrage ?Sa démarche ? son ouvrage ?
L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
Les trois villes.
Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Le parcours séquentielle.Le parcours séquentielle.
La qualité sensorielle.La qualité sensorielle.
L’aspect comportemental.L’aspect comportemental.
I- IntroductionI- Introduction
La ville est un espace socio-physique très complexe.La ville est un espace socio-physique très complexe.
On a besoin d’appuis afin de lire et comprendre la ville,On a besoin d’appuis afin de lire et comprendre la ville,
à travers uneà travers une analyse urbaineanalyse urbaine , en vue d’une intervention, en vue d’une intervention
(Planification urbaine; Projection « urbanisme(Planification urbaine; Projection « urbanisme
opérationnel »; Dessin urbain « projet ponctuel »).opérationnel »; Dessin urbain « projet ponctuel »).
Pour effectuer cette analyse on fait appel à unePour effectuer cette analyse on fait appel à une
méthodologie d’approcheméthodologie d’approche, afin d’identifier et évaluer les, afin d’identifier et évaluer les
composantes physiques et humaines de la ville.composantes physiques et humaines de la ville.
Il existe différentes approches , chacune se base sur unIl existe différentes approches , chacune se base sur un
ensemble de concepts , on citeensemble de concepts , on cite l’approche sensorielle.l’approche sensorielle.
II- Définition généraleII- Définition générale
Avant d’avoir un rapport cognitif ou conceptuel à sonAvant d’avoir un rapport cognitif ou conceptuel à son
environnement, l’enfant, l’explore avec ses cinq sens. Cela faitenvironnement, l’enfant, l’explore avec ses cinq sens. Cela fait
partie de son développement psychomoteur. Pour l’approchepartie de son développement psychomoteur. Pour l’approche
sensorielle, l’animateur amène l’enfant à une exploration dusensorielle, l’animateur amène l’enfant à une exploration du
milieu naturel par la vue, l’écoute, le toucher, l’odorat, voir lemilieu naturel par la vue, l’écoute, le toucher, l’odorat, voir le
goût. L’approche purement sensorielle satisfaisant un enfantgoût. L’approche purement sensorielle satisfaisant un enfant
de 5/6 ans peut évoluer vers une approche introduisant unede 5/6 ans peut évoluer vers une approche introduisant une
dimension scientifique adaptée à un enfant de 10 ans.dimension scientifique adaptée à un enfant de 10 ans.
De même, les urbanistes appréhendent les thèmes urbainsDe même, les urbanistes appréhendent les thèmes urbains
par les sens. Dans ce même sens, la question qui se pose étantpar les sens. Dans ce même sens, la question qui se pose étant
de définirde définir l’approche sensoriellel’approche sensorielle en tant queen tant que méthodeméthode
d’analyse urbained’analyse urbaine..
Pour comprendre cette approche, nous allons nous référerPour comprendre cette approche, nous allons nous référer
à l’étude menée par Antoine BAILLY et Kevin LYNCH dansà l’étude menée par Antoine BAILLY et Kevin LYNCH dans
son ouvrage « L’Image de la cité ».son ouvrage « L’Image de la cité ».
III.III. L’approche perceptuelleL’approche perceptuelle
et sensorielleet sensorielle
 Antoine BAILLYAntoine BAILLY
 Kevin LYNCHKevin LYNCH
III-1-III-1- Antoine BAILLYAntoine BAILLY
Qui est Antoine BAILLY ?Qui est Antoine BAILLY ?
NéNé le 4 juillet 1944. spécialisé en Science régionale,le 4 juillet 1944. spécialisé en Science régionale,
médicométrie, géographie économique et urbaine. A publié àmédicométrie, géographie économique et urbaine. A publié à
titre d'auteur, de co-auteur ou d'éditeur 30 ouvrages.titre d'auteur, de co-auteur ou d'éditeur 30 ouvrages.
• La perception de l’espace urbain.La perception de l’espace urbain.
• Les systèmes perceptifs.Les systèmes perceptifs.
• Les cinq sens.Les cinq sens.
a)a) La perception de l’espace urbain.La perception de l’espace urbain.
La perception est leLa perception est le
processus cognitifprocessus cognitif quiqui
permet aux individus depermet aux individus de
manipuler de manièremanipuler de manière
consciente ou inconscienteconsciente ou inconsciente
l’information surl’information sur
l’environnement qu’ellel’environnement qu’elle
privilégie.privilégie.
La Maxime d’Aristote :La Maxime d’Aristote :
« Il n’y a rien dans l’esprit qui ne« Il n’y a rien dans l’esprit qui ne
passe au travers des sens. »passe au travers des sens. »
b)b) Les systèmes perceptifs.Les systèmes perceptifs.
La perception est un phénomèneLa perception est un phénomène
très complexe, les sens ne sont pas seulstrès complexe, les sens ne sont pas seuls
à intervenir…la mémoire, laà intervenir…la mémoire, la
personnalité, la culture, le type depersonnalité, la culture, le type de
transmission et de message jouant untransmission et de message jouant un
rôle de Stimuli.rôle de Stimuli.
« Sans le son, la perception« Sans le son, la perception
visuelle est incomplète. »visuelle est incomplète. »
Exemples : mer agitée et rueExemples : mer agitée et rue
bruyante.bruyante.
Caractéristiques de la perception:Caractéristiques de la perception:
L’information reçue est propre à l’individu. l’hommeL’information reçue est propre à l’individu. l’homme
reçoit une partie de l’information potentielle. L’informationreçoit une partie de l’information potentielle. L’information
passe sous forme de messages. Elle est caractérisée égalementpasse sous forme de messages. Elle est caractérisée également
par le niveau de perception , la sensibilité et la saturation.par le niveau de perception , la sensibilité et la saturation.
L’une des propriétés fondamentales de la perceptionL’une des propriétés fondamentales de la perception
sensorielle est de mieux répondre aux nouveaux événementssensorielle est de mieux répondre aux nouveaux événements
qu’à des stimuli monotones.qu’à des stimuli monotones.
b) Les systèmes perceptifs.b) Les systèmes perceptifs.
Passage brusque d’un
espace chauffé (maison)à un
espace Froid(l’extérieur en
hiver).
c)c) Les cinq sens.Les cinq sens.
Système d’orientation:Système d’orientation:
Sert au repérage de l’Homme dansSert au repérage de l’Homme dans
l’espace. Par suite de la force de gravité etl’espace. Par suite de la force de gravité et
d’accélération , l’être humain se maintientd’accélération , l’être humain se maintient
dans une certaine position par rapport àdans une certaine position par rapport à
la surface de la terre (la surface de la terre (équilibreéquilibre).).
les références spatialesles références spatiales
(horizontal/vertical , haut/bas ,(horizontal/vertical , haut/bas ,
droite/gauche , prés/loin ) sont desdroite/gauche , prés/loin ) sont des
significations de l’environnement.significations de l’environnement.
un étranger arrivant dans une villeun étranger arrivant dans une ville
cherche tout d’abord à se repérer , àcherche tout d’abord à se repérer , à
s’orienter.s’orienter.
gyroscope
Oreille interne
c)c) Les cinq sens.Les cinq sens.
Le système visuel :Le système visuel :
« …le regard parcourt les rues comme de pages écrites :
La ville dit tout ce que tu dois penser, elle te fait répéter
son propre discours.. » Calvino.I.
les yeux et le système oculaire
reçoivent les information sur le lieu
transmise par l’intermédiaire de la
lumière , l’image est reconstitué par
le cerveau.
c)c) Les cinq sens.Les cinq sens.
le système auditif :le système auditif :
La perte de l’ouie ,la surdité partielle
ou le manque d’éducation de ce sens
coupent un lien essentiel avec le milieu,
le son est un facteur de compréhension.
 
Au milieu d’un ensemble de bruit,
l’homme s’oriente, se repère et ajuste sa position.
Pour un aveugle l’audition est essentielle pour se
repère.
les espaces soniquement mort ou trop bruyant
ne sont pas appréciés, la qualité de vie en milieu
urbain est souvent jugée au bruit de la circulation.
Le système olfactif :
Il peut être complémentaire à
la vision , il la suit immédiatement et
parfois la précède . l ’odeur d’une
boulangerie attire la vision par
contre l’odeur d’une décharge ou
d’un abattoir pousse l’homme a
s’éloigner.
La diffusion des odeurs
permet d’identifier des lieux.
c)c) Les cinq sens.Les cinq sens.
On juge un quartier à sa mauvaise odeur et
un jardin à son odeur agréable.
c)c) Les cinq sens.Les cinq sens.
Le système tactile :Le système tactile :
On s’aperçoit que la présence d’une foule entraîne
divers types de contactes, que le fait d’être entassé dans les
transport en commun, bousculé
dans la rue, de sentir la chaleur
des bouches de métro se traduit
par des impressions profondes
qu’une personne se fait dans la
ville.
III-2-III-2- Kevin LYNCHKevin LYNCH
Qui est Kevin LYNCH ?
Hormis la recherche et l'enseignement,
Lynch était conseiller à l'état au centre médical
De Rhode Island, Nouvelle Angleterre, et
d'autres organismes. Dans toute la carrière
exceptionnelle de Lynch, il a produit sept livres
dont « l’image de la cité », « voir et planifier ».
La démarche de Lynch : :
Dans les années 60 et 70, comme réaction aux impactsDans les années 60 et 70, comme réaction aux impacts
destructifs du Modernisme sur les villes américaines et la viedestructifs du Modernisme sur les villes américaines et la vie
urbaine, Kevin Lynch et autres ont critiqué la perte deurbaine, Kevin Lynch et autres ont critiqué la perte de
dimension humaine dans les villes modernes et ont essayé dedimension humaine dans les villes modernes et ont essayé de
les rendre lisibles de nouveau.les rendre lisibles de nouveau.
III-2-III-2- Kevin LYNCHKevin LYNCH
Son ouvrage :Son ouvrage :
Dans son travail le plus célèbre,Dans son travail le plus célèbre, l'image de lal'image de la
villeville (1960) Lynch décrit une étude de cinq ans où(1960) Lynch décrit une étude de cinq ans où
il traite de l’apparence des villes, de son importanceil traite de l’apparence des villes, de son importance
éventuelle et des possibilités de la modifier. Danséventuelle et des possibilités de la modifier. Dans
son expérimentation, il a employé Los Angeles,son expérimentation, il a employé Los Angeles,
Boston, et Jersey comme cas d’étude.Boston, et Jersey comme cas d’étude.
Son ouvrage :Son ouvrage :
Voir et planifier: L'aménagement qualitatif de l'espace.Voir et planifier: L'aménagement qualitatif de l'espace.
L'auteur s'attache à montrer comment la prise en compte des réactionsL'auteur s'attache à montrer comment la prise en compte des réactions
de l'homme à son environnement devraient influencer l'aménagementde l'homme à son environnement devraient influencer l'aménagement
des zones urbanisées.des zones urbanisées.
Lynch poursuit l’analyse engagée avec l’image de la cité:Lynch poursuit l’analyse engagée avec l’image de la cité:
l’élaboration de critères qualitatifs permettant de dégager de nouveauxl’élaboration de critères qualitatifs permettant de dégager de nouveaux
principes de composition urbaine.principes de composition urbaine.
D’après l’étude de Lynch, nous proposons d’aborderD’après l’étude de Lynch, nous proposons d’aborder
les six points suivants afin de comprendre notre approche.les six points suivants afin de comprendre notre approche.
• L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
• Les trois villes.Les trois villes.
• Les éléments de la structure urbaineLes éléments de la structure urbaine..
• Le parcours séquentielle.Le parcours séquentielle.
• La qualité sensorielle.La qualité sensorielle.
• L’aspect comportemental.L’aspect comportemental.
III-2-III-2- Kevin LYNCHKevin LYNCH
a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
Chaque individu se fait une image de la ville dans laChaque individu se fait une image de la ville dans la
quelle il vit, différentes les unes des autres, l’image n’estquelle il vit, différentes les unes des autres, l’image n’est
pas chose banale (pas chose banale (environnement urbain admirable etenvironnement urbain admirable et
ravissantravissant). Trouver un fond commun d’). Trouver un fond commun d’élémentséléments et deet de
relations à ces images peut aider l’urbaniste à améliorerrelations à ces images peut aider l’urbaniste à améliorer
celle-ci.celle-ci.
• Lisibilité.Lisibilité.
• Imagibilité.Imagibilité.
• Structure et identité.Structure et identité.
a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
a-1)a-1) La lisibilitéLa lisibilité physiquephysique : :
« qualité de ce qui est lisible, aisément déchiffrable et« qualité de ce qui est lisible, aisément déchiffrable et
compris. (clarté) »compris. (clarté) » LAROUSSELAROUSSE
C’est la clarté apparente ou lisibilité duC’est la clarté apparente ou lisibilité du
paysage urbain, et la facilité d’identifier lespaysage urbain, et la facilité d’identifier les
éléments de la ville, de les structurer en un schémaéléments de la ville, de les structurer en un schéma
cohérent.cohérent.
Cette clarté permet de s’orienter, grâce auxCette clarté permet de s’orienter, grâce aux
indications sensorielles et aux souvenirs assurantindications sensorielles et aux souvenirs assurant
ainsi la sécurité émotive de ses habitants.ainsi la sécurité émotive de ses habitants.
a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
a-2)a-2) Imagibilité.Imagibilité.
C’est la qualité d’un objet qui provoque deC’est la qualité d’un objet qui provoque de
fortes imagesfortes images chez n’importe quel observateur.chez n’importe quel observateur.
Une ville ayant une forte imagibilitéUne ville ayant une forte imagibilité (apparence,(apparence,
visibilité ou lisibilité)visibilité ou lisibilité) grâce a la continuité de sagrâce a la continuité de sa
structure et la clarté de ses élémentsstructure et la clarté de ses éléments, apparaît, apparaît
comme bien former, distinct remarquable. Elle incitecomme bien former, distinct remarquable. Elle incite
l’œil et l’oreille a augmenté leur attention et leurl’œil et l’oreille a augmenté leur attention et leur
participation.participation.
On peut renforce l’image en utilisant desOn peut renforce l’image en utilisant des
moyens symbolique (les cartes)moyens symbolique (les cartes),, exercerexercer
l’observateur a mieux percevoir la réalitél’observateur a mieux percevoir la réalité….…. agiragir
sur la forme de l’environnement.sur la forme de l’environnement.
a-3)a-3) Structure, identité et signification:Structure, identité et signification:
SStructure:tructure: « organisation stable et durable des différentes composantes caractéristiques (d'un« organisation stable et durable des différentes composantes caractéristiques (d'un
ensemble concret ou abstrait) Synonyme:  constitution. »ensemble concret ou abstrait) Synonyme:  constitution. »
Identité:Identité: « ensemble des caractères propres et fondamentaux qui constituent (l'ensemble« ensemble des caractères propres et fondamentaux qui constituent (l'ensemble
constitué par une entité abstraite) l'identité d'une ville historique »constitué par une entité abstraite) l'identité d'une ville historique »
significationsignification « ce que signifie ou représente (quelque chose)« ce que signifie ou représente (quelque chose)
Synonyme:  sens »Synonyme:  sens »
Les trois composants de l’image mentale consiste en : sonLes trois composants de l’image mentale consiste en : son
identitéidentité (ce qui fait qu’on la reconnaît),sa(ce qui fait qu’on la reconnaît),sa structurestructure (la relation(la relation
spatiale de l’objet avec l’observateur),saspatiale de l’objet avec l’observateur),sa significationsignification pratique oupratique ou
émotive (la signification d’une ville étant très diverses, il vaut mieuxémotive (la signification d’une ville étant très diverses, il vaut mieux
la laisser se développer sans la guider).la laisser se développer sans la guider).
L’image qui sert à orienter doit être claire, complèteL’image qui sert à orienter doit être claire, complète
((permettant ainsi des choix différents d’actionpermettant ainsi des choix différents d’action), ouverte), ouverte
((s’adaptant aux individuss’adaptant aux individus) et communicable.) et communicable.
a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
Pour comprendre le rôle que jouent les images dePour comprendre le rôle que jouent les images de
l’environnement dans notre vie en ville, le travail del’environnement dans notre vie en ville, le travail de
l'auteur a consisté à comparer l'image collective del'auteur a consisté à comparer l'image collective de
trois villes, élaborée par destrois villes, élaborée par des entretiensentretiens, à la réalité des, à la réalité des
formes urbaines, déterminées parformes urbaines, déterminées par enquêteenquête sur lesur le
terrain, pour en dégager quelques principes deterrain, pour en dégager quelques principes de
composition urbainecomposition urbaine..
b)b) Les trois villes.Les trois villes.
b)b) Les trois villes.Les trois villes.
Boston :Boston :
Les analyses ont permis d’identifierLes analyses ont permis d’identifier
plusieurs problèmes de l’image de la péninsuleplusieurs problèmes de l’image de la péninsule
centrale, comme la confusion de la forme decentrale, comme la confusion de la forme de
jardin central, le caractère flou de la directionjardin central, le caractère flou de la direction
de certaines rues et de la voirie en général. Ende certaines rues et de la voirie en général. En
revanche, les quartiers ont du caractère et serevanche, les quartiers ont du caractère et se
reconnaissent, mais leur structure n’est pasreconnaissent, mais leur structure n’est pas
claire, alors qu’aux États Unis c’estclaire, alors qu’aux États Unis c’est
habituellement l’inverse.habituellement l’inverse.
b)b) Les trois villes.Les trois villes.
Jersay_City :Jersay_City :
Située entre Newark et new York, c’est uneSituée entre Newark et new York, c’est une
ville fragmentée par les coupures des voies deville fragmentée par les coupures des voies de
communication, par la ségrégation sociale etcommunication, par la ségrégation sociale et
raciale. La ville n’a pas de centre, et plusraciale. La ville n’a pas de centre, et plus
généralement pas de caractère : ainsi, lesgénéralement pas de caractère : ainsi, les
habitants ont peu de points de repères (ilshabitants ont peu de points de repères (ils
décrivent au moyen des noms de rue, desdécrivent au moyen des noms de rue, des
enseignes, et non de formes reconnaissables).enseignes, et non de formes reconnaissables).
b)b) Les trois villes.Les trois villes.
Los Angeles :Los Angeles :
Son image est relativement indifférenciée, en raisonSon image est relativement indifférenciée, en raison
de son plan quadrillé où les rues se confondent, desde son plan quadrillé où les rues se confondent, des
fréquents changements d’activités et desfréquents changements d’activités et des
reconstructions du cadre bâti. Cependant certainsreconstructions du cadre bâti. Cependant certains
points de repères très caractérisés visuellement existent,points de repères très caractérisés visuellement existent,
tel Persching square ou ces bâtiments élevés, en fond detel Persching square ou ces bâtiments élevés, en fond de
perspective, qui permettent de conserver facilement saperspective, qui permettent de conserver facilement sa
direction.direction.
En revanche, l’imagibilté à l’échelle deEn revanche, l’imagibilté à l’échelle de
l’agglomération est bonne grâce à des élémentsl’agglomération est bonne grâce à des éléments
structurants comme l’océan. Les autoroutes, palpitantesstructurants comme l’océan. Les autoroutes, palpitantes
et épuisantes, sont à la fois structurantes et difficiles àet épuisantes, sont à la fois structurantes et difficiles à
rattacher au reste de la ville.rattacher au reste de la ville.
Thèmes communs :Thèmes communs :
Les habitants accordent de l’importance auxLes habitants accordent de l’importance aux
panoramas, qui relient les éléments dispersés de la ville;panoramas, qui relient les éléments dispersés de la ville;
Aux particularités du paysage notamment la végétation;Aux particularités du paysage notamment la végétation;
Au système viaire, aux classes sociales, à l’age deAu système viaire, aux classes sociales, à l’age de
construction. Les descriptions sont souvent fondées surconstruction. Les descriptions sont souvent fondées sur
le contraste entre chaque élément et l’ensemble.le contraste entre chaque élément et l’ensemble.
b)b) Les trois villes.Les trois villes.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Notre attention porte sur le rôle de la formeNotre attention porte sur le rôle de la forme
dans l'imagibilité d'une ville, même sidans l'imagibilité d'une ville, même si
l'imagibilité peut être influencée par lal'imagibilité peut être influencée par la
signification, la fonction, l'histoire du quartier...signification, la fonction, l'histoire du quartier...
Les formes physiques d'une ville peuvent êtreLes formes physiques d'une ville peuvent être
classées en cinq éléments :classées en cinq éléments :
• Les voies.Les voies.
• Les limites.Les limites.
• Les quartiers.Les quartiers.
• Les nœuds.Les nœuds.
• Les points de repère.Les points de repère.
c-1)c-1) Les voies :Les voies :
« C’est le parcours suivit pour aller d’un point à un autre;« C’est le parcours suivit pour aller d’un point à un autre;
Voie publique :route, chemin, rue appartenant au domaine publicVoie publique :route, chemin, rue appartenant au domaine public
et ouvert à la circulation générale. »et ouvert à la circulation générale. » LAROUSSELAROUSSE
C'est le réseau des voies qui permet d'appréhenderC'est le réseau des voies qui permet d'appréhender
la ville et d'en relier les éléments : d'où leur importancela ville et d'en relier les éléments : d'où leur importance
pour les habitants connaissant assez bien la ville.pour les habitants connaissant assez bien la ville.
L'imagibilité des voies s'accroît grâce à plusieursL'imagibilité des voies s'accroît grâce à plusieurs
qualités: leur continuité, leur direction, leur étalonnage,qualités: leur continuité, leur direction, leur étalonnage,
leur caractère en ligne.leur caractère en ligne.
Les intersections, importantes car là se prennentLes intersections, importantes car là se prennent
les décisions d'orientation, doivent être facilementles décisions d'orientation, doivent être facilement
comprises.comprises.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Les voies se particularisent par :
-Les activités qui la bordent
On reconnaît cette rue à ses
foules et ses trolley-bus, la concentration
d’utilisations est suffisamment marquante pour en
faire des quartiers linéaires.
Rue Broadway à Los Angeles
Le marché qui déborde
sur la rue lui donne un
caractère.
Marché – Bab el oued
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
-Des qualités spatiales caractéristiques…
L’étroitesse est renforcée par la hauteur des
bâtiments et l’importance des foules.
Washington
Street à Boston.
Boulevard du
colonel LOTFI
à Bab el oued
-- Les caractéristiques des façades qui bordent la
voie…
Les caractéristiques particulièresLes caractéristiques particulières
des façades ont de l’importancedes façades ont de l’importance
pour l’identité des voies.pour l’identité des voies.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Rue à Los Angeles
Rue à Bab el oued
c)c) Les éléments de la structure urbaineLes éléments de la structure urbaine
-La végétation qui la borde…
Les plantations donnent de la
continuité à la voie. Les détails
d’une plantation renforce très
efficacement l’image d’une voie, la
végétation rend la rue plus agréable.
La Commonwealth
Avenue à Boston.
Vue sur le Boulevard Colonel
LOTFI
-Leur direction :-Leur direction :
Cette voie a une qualité directionnelle qui permet deCette voie a une qualité directionnelle qui permet de
distinguer facilement le long de l’axe de la voie,distinguer facilement le long de l’axe de la voie,
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Une voie à LondresUne voie à LondresAcces de la DGSNAcces de la DGSN
Leur direction :Leur direction :
Les extrémités ( Les extrémités ( l’origine et la destinationl’origine et la destination ) visuelles ) visuelles
soient nettes, grâce à la présencesoient nettes, grâce à la présence
d’un bâtiment dans l’axe visuel.d’un bâtiment dans l’axe visuel.
c’est la clôture visuelle.c’est la clôture visuelle.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
La State House à Beacon Hill (Boston)La State House à Beacon Hill (Boston) Exemple de cloture visuelleExemple de cloture visuelle
-Son étalonnage :
Voie étalonnée, en ligne et avec une continuité. Des
points de repères permettent de se situer le long de la voie
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Rue à Boston.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
c-2)c-2) Les limites :Les limites :
« Ligne séparent deux pays, deux territoires, deux terrains
contiguës » LAROUSSE
Les plus fortes de ces frontières entre deux quartiers
sont les limites visibles, continues, impénétrables : telles
sont les rivières, les fronts de mer, ou le lac (comme a
Chicago), limites liquides donnant des références
directionnelles et latérales.
Les limites sont souvent aussi des voies : certaines
sont des coutures qui réunissent deux quartiers et
rassemblent les habitants. Les voies ferrées surélevées sont
des limites aériennes qui pourraient servir à s’orienter
efficacement , grâce a la direction qu’elles indiquent.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
C’est un exemple de
limite visuelle, d’une échelle
gigantesque et qui expose à la
vue une métropole toue
entière.
Le lac Michigan de
Chicago
La miditérané comme
limite naturelle
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Limite fragmentaire considérée comme une voie
et ressentie comme étant extérieure à la ville.
Ligne de chemin de fer, topographie, voies de
transit…sont des
particularités qui
ont tendance à
fragmenter la ville.
La Central Arte à Boston.
c-3)c-3) Les quartiersLes quartiers
« secteur aux limites plus ou moins définies d'une
agglomération ex: un quartier populaire » LAROUSSE
Un quartier est déterminé par l’existence de
plusieurs caractères distinctifs relevant du type de bâti,
de décoration, d’activités, de classes sociales et de
« races » (exemple a Jersey City). A Boston, ( c’est la
force thématique ) des différents quartiers qui
constituent l’élément fondamental de l’image de la ville,
suppléant l’absence de clarté de la voirie et assurant le
bien être des gens.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Exemple d’un quartier ayant suffisamment de
caractère et associé à des souvenirs historiques, installé
sur une particularité topographique très marquée.
Bunker Hill à Los Angeles.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Quarter a Bab el oued
c-4)c-4) Les nœuds :Les nœuds :
« Endroit où se croisent plusieurs voies de
communication » LAROUSSE
Se sont des jonctions de voies où l’on doit prendre
des décisions (de direction notamment, mais aussi de
mode de transport : ainsi les stations de métro,les gares
sont des nœuds), contrainte qui rend les voyageurs plus
attentifs ( et donc plus sensibles à ce qui est placé là).
La force de l’impression visuelle faite par les nœuds
dépend de la vigueur de leur forme, de la clarté des
liaisons entre les différentes voies et de la particularité
des bâtiments qui sont là.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Ce nœud est en même temps un point de rencontreCe nœud est en même temps un point de rencontre
des voies et un point de concentration thématique :des voies et un point de concentration thématique :
carrefour d’autobus et d’automobiles ; concentration decarrefour d’autobus et d’automobiles ; concentration de
commerces .commerces .
Journal Square à Jersey City.Journal Square à Jersey City.Place des trios horologesPlace des trios horologes
c-5)c-5) les points de repère:les points de repère:
« Point déterminé qui permet de s’orienter » LAROUSSE
Ce sont des différences simples, qui permettent auxCe sont des différences simples, qui permettent aux
habituéshabitués de la ville de se guider. Ils se présentent en « grappes »,de la ville de se guider. Ils se présentent en « grappes »,
un détail clé en faisant anticiper un autre : la reconnaissance deun détail clé en faisant anticiper un autre : la reconnaissance de
ces indications assure efficacité fonctionnelleces indications assure efficacité fonctionnelle (( on se repèreon se repère)) etet
sécurité émotionnelle (sécurité émotionnelle (on est rassuréon est rassuré..))
La singularité d’un point de repère est donné par uneLa singularité d’un point de repère est donné par une
forme claire , un contraste avec l’arrière plan (forme claire , un contraste avec l’arrière plan ( le point dele point de
repère est propre dans une vile sale, neuf dans une villesrepère est propre dans une vile sale, neuf dans une villes
ancienne …etcancienne …etc), une localisation qui ressort (), une localisation qui ressort (à cause de laà cause de la
grande taille ,du contraste local : un bâtiment en retrait pargrande taille ,du contraste local : un bâtiment en retrait par
exempleexemple))
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Il contraste avec l’arrière plan. La visibilité lointaineIl contraste avec l’arrière plan. La visibilité lointaine
de son dôme doré brillant et doré contribue à en fairede son dôme doré brillant et doré contribue à en faire
un signal clé.un signal clé.
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
Le dôme doré de StateLe dôme doré de State
House à BostonHouse à Boston
Notre damme d’AfriqueNotre damme d’Afrique
Relation entre les éléments :Relation entre les éléments :
Les éléments de la ville ne sont que la matière premièreLes éléments de la ville ne sont que la matière première
de l’image de l’environnement à l’échelle de la ville.de l’image de l’environnement à l’échelle de la ville.
Pour aboutir à une forme satisfaisante, il faut lesPour aboutir à une forme satisfaisante, il faut les
modeler ensemble. Il y’a des éléments semblables (modeler ensemble. Il y’a des éléments semblables (réseauxréseaux
de voies, grappes de points de repère…etcde voies, grappes de points de repère…etc).).
Dans de tels couples, les éléments peuventDans de tels couples, les éléments peuvent sese
renforcerrenforcer mutuellement et entrer en résonance de tellemutuellement et entrer en résonance de telle
manière qu’ils amplifient la puissance les uns des autres;manière qu’ils amplifient la puissance les uns des autres;
OuOu enter en conflitenter en conflit etet se détruirese détruire réciproquement.réciproquement.
((Exemple : un gros point de repère peut rapetisser et mettreExemple : un gros point de repère peut rapetisser et mettre
hors d’échelle la petite région située à ses piedshors d’échelle la petite région située à ses pieds.).)
c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
d)d) Le parcours séquentielLe parcours séquentiel
On exprime une séquence en associant un plan de
base à une série de diapositives ou de croquis réalisés à partir
d’une succession de points de vue. Avec un appareil photo,
c’est une opération simple, montrer les vues les unes après les
autres est un moyen efficace de remplacer le mouvement de
l’image.
On pourrait même utiliser les séquences pour tester
l’effet visuel résultant de l’implantation d’un nouveau
bâtiment le long de la route sur toute une série de vues.
Le cinéma est une extension évidente de cette méthode
puisqu’il s’agit d’une succession d’images présentées si
rapidement que l’œil les enregistre comme si elles étaient
réellement en mouvement.
La qualité sensorielle se rapporte a l’aspect d’unLa qualité sensorielle se rapporte a l’aspect d’un
lieu, au bruit, à l’odeur et à l’impression qui s’enlieu, au bruit, à l’odeur et à l’impression qui s’en
dégagent.dégagent.
Cette étude traite de ce qu’on peut voir, de ce qu’onCette étude traite de ce qu’on peut voir, de ce qu’on
peut sentir, de l’odeur de l’air, du son des cloches, de lapeut sentir, de l’odeur de l’air, du son des cloches, de la
manière dont ces types de sensations composent lamanière dont ces types de sensations composent la
qualité des lieux et de l’incidence de cette dernière surqualité des lieux et de l’incidence de cette dernière sur
notrenotre bien-êtrebien-être immédiat, nos actions, nos sensationsimmédiat, nos actions, nos sensations
et notre compréhension des choses .et notre compréhension des choses .
e-e- La qualité sensorielleLa qualité sensorielle
pour K. LYNCH les éléments qui bougent dans la ville (pour K. LYNCH les éléments qui bougent dans la ville ( lesles
hommes et leurs activitéshommes et leurs activités ) sont plus important que les éléments) sont plus important que les éléments
statiques (statiques ( le cadre physiquele cadre physique ). Il existe une relation bijective entre). Il existe une relation bijective entre
l’observateur et l’objet perçu.l’observateur et l’objet perçu.
Pour comprendre l’environnement perçu, il nous fautPour comprendre l’environnement perçu, il nous faut
deux de ses aspects humains : comment les gens ledeux de ses aspects humains : comment les gens le
conçoivent et comment ils s’y comportent.conçoivent et comment ils s’y comportent.
La procédure logique est d’observer longuement unLa procédure logique est d’observer longuement un
endroit – voire de participer à son activité- puis deendroit – voire de participer à son activité- puis de
résumer verbalement cette activité, en notant sesrésumer verbalement cette activité, en notant ses
changements de rythme et l’identité des acteurs,changements de rythme et l’identité des acteurs,
description qui peut être accompagner de photographies.description qui peut être accompagner de photographies.
e-e- L’aspect comportementalL’aspect comportemental
IV- Comment intervenir…IV- Comment intervenir…
Les éléments de la ville servent a fabriquerLes éléments de la ville servent a fabriquer
des structure fermes et différenciées pour renforcerdes structure fermes et différenciées pour renforcer
l’imagibilité de l’environnement (l’imagibilité de l’environnement (facilité sonfacilité son
identification et sa structurationidentification et sa structuration).).
La forme d’une ville doit rester partiellementLa forme d’une ville doit rester partiellement
non engagée, non spécialisée, afin de laisser aux citadinsnon engagée, non spécialisée, afin de laisser aux citadins
la possibilité de lui insuffler leurs propres significations.la possibilité de lui insuffler leurs propres significations.
Cependant, l’environnement doit être organisé deCependant, l’environnement doit être organisé de
manière lisible et reconnaissable. S’il est rare de trouvermanière lisible et reconnaissable. S’il est rare de trouver
des villes entièrement douées d’imagibilité, certainsdes villes entièrement douées d’imagibilité, certains
lieux naturels donnent une impression de forte localité àlieux naturels donnent une impression de forte localité à
grande échelle.grande échelle.
IV- Comment intervenir…IV- Comment intervenir…
L’intervention en milieu urbain comprend deuxL’intervention en milieu urbain comprend deux
aspects.aspects.
Le quantifiable de la composition urbain « domaineLe quantifiable de la composition urbain « domaine
technique » (technique » ( automobile, croissance urbaine, aspectautomobile, croissance urbaine, aspect
financier, spéculation foncière…financier, spéculation foncière… ). Les citadins). Les citadins
reproche ostensiblement à leur environnement saleté,reproche ostensiblement à leur environnement saleté,
congestion, chaos et monotonie.congestion, chaos et monotonie.
On cherche une qualité de vie, comment créer unOn cherche une qualité de vie, comment créer un
cadre physique vivant etcadre physique vivant et intégréintégré capable de produirecapable de produire
uneune imageimage, jouant un rôle sociale, un environnement, jouant un rôle sociale, un environnement
pouvant fournir des souvenirs collectifs.pouvant fournir des souvenirs collectifs.
VI- conclusion générale.VI- conclusion générale.
La particularité de cette approche c’estLa particularité de cette approche c’est
qu’elle accorde une grande importance àqu’elle accorde une grande importance à
l’interaction entre l’homme et l’environnementl’interaction entre l’homme et l’environnement
physique, (physique, (allons contre d’autres approches,allons contre d’autres approches,
notamment celles fonctionnalistesnotamment celles fonctionnalistes ).).
Cette méthode exige de la patience et un œilCette méthode exige de la patience et un œil
perspicace, du temps et de bons observateursperspicace, du temps et de bons observateurs
sur le terrain.sur le terrain.
V- Lexique / bibliographie.V- Lexique / bibliographie.
lexique:lexique:
Analyse urbaine:Analyse urbaine: étude de la structure
urbaine dans toutes ses dimensions
dans la perspective d’une
planification urbaine.
processus cognitif:processus cognitif: c’est un processusc’est un processus
comportant une interaction entre uncomportant une interaction entre un
individu et son environnementindividu et son environnement ..
Stimuli ou stimulus :Stimuli ou stimulus : c’est l’excitationc’est l’excitation
brève d’un organe.brève d’un organe.
Composition urbaine :Composition urbaine : partie etpartie et
pratique de l’urbanisme traitant de lapratique de l’urbanisme traitant de la
mise en forme urbaine,mise en forme urbaine,
particulièrement de l’espace public.particulièrement de l’espace public.
Planification urbaine:Planification urbaine: partie departie de
l’urbanisme prévoit l’évolution del’urbanisme prévoit l’évolution de
l’urbanisation dans le temps, et sel’urbanisation dans le temps, et se
traduit par des instrumentstraduit par des instruments
d’urbanisme.d’urbanisme.
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• A. BAILLY, la perception de l’espace urbain:A. BAILLY, la perception de l’espace urbain:
les concepts, les méthodes d’étude, leurles concepts, les méthodes d’étude, leur
utilisation dans la recherche urbanisme, Parisutilisation dans la recherche urbanisme, Paris
1977.1977.
• K. LYNCH, l’image de la cite, Paris 1969K. LYNCH, l’image de la cite, Paris 1969
traduit par M.F.et J.L Vénardtraduit par M.F.et J.L Vénard « The image of« The image of
the city », Cambridge, MIT, Pressthe city », Cambridge, MIT, Press 1960.1960.
• K. LYNCH, voir et planifier: l’aménagementK. LYNCH, voir et planifier: l’aménagement
qualitatif de l’espace, Paris 1982, traduit parqualitatif de l’espace, Paris 1982, traduit par
C. Thérond   C. Thérond   « «  Managing the sense of a Managing the sense of a
Region » M.I.T 1976.Region » M.I.T 1976.
• F. CHOIAY, L’urbanisme utopies et réalités,F. CHOIAY, L’urbanisme utopies et réalités,
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Methde sensoille

  • 1. ÉÉcole PPolytechnique d’ AArchitecture et d’UUrbanisme. 4ème Année Architecture. Groupe n° 07. Exposé :Exposé : Méthode d’approche d’analyse urbaine.Méthode d’approche d’analyse urbaine. Méthode perceptuelle / sensorielleMéthode perceptuelle / sensorielle Sous-groupe : Mohand HAMDI; Thameur LAMRAOUI; Nadia MEBARKI; Fahima IZEM; Nawel BENNEOUALA Novembre 2005
  • 2. Plan de l’exposéPlan de l’exposé  Introduction.Introduction.  Définition de la méthode.Définition de la méthode.  L’approche sensorielle et perceptuelle:L’approche sensorielle et perceptuelle: Comment intervenir ?Comment intervenir ?  Conclusion.Conclusion. Bibliographie / lexique.Bibliographie / lexique. o Antoine BAILLY.Antoine BAILLY. Qui est Antoine BAILLY ?Qui est Antoine BAILLY ? La perception de l’espace urbain.La perception de l’espace urbain. Les systèmes perceptifs.Les systèmes perceptifs. Les cinq sens.Les cinq sens. o Kevin LYNCH.Kevin LYNCH. QQui est LYNCH ?ui est LYNCH ? Sa démarche ? son ouvrage ?Sa démarche ? son ouvrage ? L’image de l’environnement.L’image de l’environnement. Les trois villes. Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Le parcours séquentielle.Le parcours séquentielle. La qualité sensorielle.La qualité sensorielle. L’aspect comportemental.L’aspect comportemental.
  • 3. I- IntroductionI- Introduction La ville est un espace socio-physique très complexe.La ville est un espace socio-physique très complexe. On a besoin d’appuis afin de lire et comprendre la ville,On a besoin d’appuis afin de lire et comprendre la ville, à travers uneà travers une analyse urbaineanalyse urbaine , en vue d’une intervention, en vue d’une intervention (Planification urbaine; Projection « urbanisme(Planification urbaine; Projection « urbanisme opérationnel »; Dessin urbain « projet ponctuel »).opérationnel »; Dessin urbain « projet ponctuel »). Pour effectuer cette analyse on fait appel à unePour effectuer cette analyse on fait appel à une méthodologie d’approcheméthodologie d’approche, afin d’identifier et évaluer les, afin d’identifier et évaluer les composantes physiques et humaines de la ville.composantes physiques et humaines de la ville. Il existe différentes approches , chacune se base sur unIl existe différentes approches , chacune se base sur un ensemble de concepts , on citeensemble de concepts , on cite l’approche sensorielle.l’approche sensorielle.
  • 4. II- Définition généraleII- Définition générale Avant d’avoir un rapport cognitif ou conceptuel à sonAvant d’avoir un rapport cognitif ou conceptuel à son environnement, l’enfant, l’explore avec ses cinq sens. Cela faitenvironnement, l’enfant, l’explore avec ses cinq sens. Cela fait partie de son développement psychomoteur. Pour l’approchepartie de son développement psychomoteur. Pour l’approche sensorielle, l’animateur amène l’enfant à une exploration dusensorielle, l’animateur amène l’enfant à une exploration du milieu naturel par la vue, l’écoute, le toucher, l’odorat, voir lemilieu naturel par la vue, l’écoute, le toucher, l’odorat, voir le goût. L’approche purement sensorielle satisfaisant un enfantgoût. L’approche purement sensorielle satisfaisant un enfant de 5/6 ans peut évoluer vers une approche introduisant unede 5/6 ans peut évoluer vers une approche introduisant une dimension scientifique adaptée à un enfant de 10 ans.dimension scientifique adaptée à un enfant de 10 ans. De même, les urbanistes appréhendent les thèmes urbainsDe même, les urbanistes appréhendent les thèmes urbains par les sens. Dans ce même sens, la question qui se pose étantpar les sens. Dans ce même sens, la question qui se pose étant de définirde définir l’approche sensoriellel’approche sensorielle en tant queen tant que méthodeméthode d’analyse urbained’analyse urbaine.. Pour comprendre cette approche, nous allons nous référerPour comprendre cette approche, nous allons nous référer à l’étude menée par Antoine BAILLY et Kevin LYNCH dansà l’étude menée par Antoine BAILLY et Kevin LYNCH dans son ouvrage « L’Image de la cité ».son ouvrage « L’Image de la cité ».
  • 5. III.III. L’approche perceptuelleL’approche perceptuelle et sensorielleet sensorielle  Antoine BAILLYAntoine BAILLY  Kevin LYNCHKevin LYNCH
  • 6. III-1-III-1- Antoine BAILLYAntoine BAILLY Qui est Antoine BAILLY ?Qui est Antoine BAILLY ? NéNé le 4 juillet 1944. spécialisé en Science régionale,le 4 juillet 1944. spécialisé en Science régionale, médicométrie, géographie économique et urbaine. A publié àmédicométrie, géographie économique et urbaine. A publié à titre d'auteur, de co-auteur ou d'éditeur 30 ouvrages.titre d'auteur, de co-auteur ou d'éditeur 30 ouvrages. • La perception de l’espace urbain.La perception de l’espace urbain. • Les systèmes perceptifs.Les systèmes perceptifs. • Les cinq sens.Les cinq sens.
  • 7. a)a) La perception de l’espace urbain.La perception de l’espace urbain. La perception est leLa perception est le processus cognitifprocessus cognitif quiqui permet aux individus depermet aux individus de manipuler de manièremanipuler de manière consciente ou inconscienteconsciente ou inconsciente l’information surl’information sur l’environnement qu’ellel’environnement qu’elle privilégie.privilégie. La Maxime d’Aristote :La Maxime d’Aristote : « Il n’y a rien dans l’esprit qui ne« Il n’y a rien dans l’esprit qui ne passe au travers des sens. »passe au travers des sens. »
  • 8. b)b) Les systèmes perceptifs.Les systèmes perceptifs. La perception est un phénomèneLa perception est un phénomène très complexe, les sens ne sont pas seulstrès complexe, les sens ne sont pas seuls à intervenir…la mémoire, laà intervenir…la mémoire, la personnalité, la culture, le type depersonnalité, la culture, le type de transmission et de message jouant untransmission et de message jouant un rôle de Stimuli.rôle de Stimuli. « Sans le son, la perception« Sans le son, la perception visuelle est incomplète. »visuelle est incomplète. » Exemples : mer agitée et rueExemples : mer agitée et rue bruyante.bruyante.
  • 9. Caractéristiques de la perception:Caractéristiques de la perception: L’information reçue est propre à l’individu. l’hommeL’information reçue est propre à l’individu. l’homme reçoit une partie de l’information potentielle. L’informationreçoit une partie de l’information potentielle. L’information passe sous forme de messages. Elle est caractérisée égalementpasse sous forme de messages. Elle est caractérisée également par le niveau de perception , la sensibilité et la saturation.par le niveau de perception , la sensibilité et la saturation. L’une des propriétés fondamentales de la perceptionL’une des propriétés fondamentales de la perception sensorielle est de mieux répondre aux nouveaux événementssensorielle est de mieux répondre aux nouveaux événements qu’à des stimuli monotones.qu’à des stimuli monotones. b) Les systèmes perceptifs.b) Les systèmes perceptifs. Passage brusque d’un espace chauffé (maison)à un espace Froid(l’extérieur en hiver).
  • 10. c)c) Les cinq sens.Les cinq sens. Système d’orientation:Système d’orientation: Sert au repérage de l’Homme dansSert au repérage de l’Homme dans l’espace. Par suite de la force de gravité etl’espace. Par suite de la force de gravité et d’accélération , l’être humain se maintientd’accélération , l’être humain se maintient dans une certaine position par rapport àdans une certaine position par rapport à la surface de la terre (la surface de la terre (équilibreéquilibre).). les références spatialesles références spatiales (horizontal/vertical , haut/bas ,(horizontal/vertical , haut/bas , droite/gauche , prés/loin ) sont desdroite/gauche , prés/loin ) sont des significations de l’environnement.significations de l’environnement. un étranger arrivant dans une villeun étranger arrivant dans une ville cherche tout d’abord à se repérer , àcherche tout d’abord à se repérer , à s’orienter.s’orienter. gyroscope Oreille interne
  • 11. c)c) Les cinq sens.Les cinq sens. Le système visuel :Le système visuel : « …le regard parcourt les rues comme de pages écrites : La ville dit tout ce que tu dois penser, elle te fait répéter son propre discours.. » Calvino.I. les yeux et le système oculaire reçoivent les information sur le lieu transmise par l’intermédiaire de la lumière , l’image est reconstitué par le cerveau.
  • 12. c)c) Les cinq sens.Les cinq sens. le système auditif :le système auditif : La perte de l’ouie ,la surdité partielle ou le manque d’éducation de ce sens coupent un lien essentiel avec le milieu, le son est un facteur de compréhension.   Au milieu d’un ensemble de bruit, l’homme s’oriente, se repère et ajuste sa position. Pour un aveugle l’audition est essentielle pour se repère. les espaces soniquement mort ou trop bruyant ne sont pas appréciés, la qualité de vie en milieu urbain est souvent jugée au bruit de la circulation.
  • 13. Le système olfactif : Il peut être complémentaire à la vision , il la suit immédiatement et parfois la précède . l ’odeur d’une boulangerie attire la vision par contre l’odeur d’une décharge ou d’un abattoir pousse l’homme a s’éloigner. La diffusion des odeurs permet d’identifier des lieux. c)c) Les cinq sens.Les cinq sens. On juge un quartier à sa mauvaise odeur et un jardin à son odeur agréable.
  • 14. c)c) Les cinq sens.Les cinq sens. Le système tactile :Le système tactile : On s’aperçoit que la présence d’une foule entraîne divers types de contactes, que le fait d’être entassé dans les transport en commun, bousculé dans la rue, de sentir la chaleur des bouches de métro se traduit par des impressions profondes qu’une personne se fait dans la ville.
  • 15. III-2-III-2- Kevin LYNCHKevin LYNCH Qui est Kevin LYNCH ? Hormis la recherche et l'enseignement, Lynch était conseiller à l'état au centre médical De Rhode Island, Nouvelle Angleterre, et d'autres organismes. Dans toute la carrière exceptionnelle de Lynch, il a produit sept livres dont « l’image de la cité », « voir et planifier ». La démarche de Lynch : : Dans les années 60 et 70, comme réaction aux impactsDans les années 60 et 70, comme réaction aux impacts destructifs du Modernisme sur les villes américaines et la viedestructifs du Modernisme sur les villes américaines et la vie urbaine, Kevin Lynch et autres ont critiqué la perte deurbaine, Kevin Lynch et autres ont critiqué la perte de dimension humaine dans les villes modernes et ont essayé dedimension humaine dans les villes modernes et ont essayé de les rendre lisibles de nouveau.les rendre lisibles de nouveau.
  • 16. III-2-III-2- Kevin LYNCHKevin LYNCH Son ouvrage :Son ouvrage : Dans son travail le plus célèbre,Dans son travail le plus célèbre, l'image de lal'image de la villeville (1960) Lynch décrit une étude de cinq ans où(1960) Lynch décrit une étude de cinq ans où il traite de l’apparence des villes, de son importanceil traite de l’apparence des villes, de son importance éventuelle et des possibilités de la modifier. Danséventuelle et des possibilités de la modifier. Dans son expérimentation, il a employé Los Angeles,son expérimentation, il a employé Los Angeles, Boston, et Jersey comme cas d’étude.Boston, et Jersey comme cas d’étude. Son ouvrage :Son ouvrage : Voir et planifier: L'aménagement qualitatif de l'espace.Voir et planifier: L'aménagement qualitatif de l'espace. L'auteur s'attache à montrer comment la prise en compte des réactionsL'auteur s'attache à montrer comment la prise en compte des réactions de l'homme à son environnement devraient influencer l'aménagementde l'homme à son environnement devraient influencer l'aménagement des zones urbanisées.des zones urbanisées. Lynch poursuit l’analyse engagée avec l’image de la cité:Lynch poursuit l’analyse engagée avec l’image de la cité: l’élaboration de critères qualitatifs permettant de dégager de nouveauxl’élaboration de critères qualitatifs permettant de dégager de nouveaux principes de composition urbaine.principes de composition urbaine.
  • 17. D’après l’étude de Lynch, nous proposons d’aborderD’après l’étude de Lynch, nous proposons d’aborder les six points suivants afin de comprendre notre approche.les six points suivants afin de comprendre notre approche. • L’image de l’environnement.L’image de l’environnement. • Les trois villes.Les trois villes. • Les éléments de la structure urbaineLes éléments de la structure urbaine.. • Le parcours séquentielle.Le parcours séquentielle. • La qualité sensorielle.La qualité sensorielle. • L’aspect comportemental.L’aspect comportemental. III-2-III-2- Kevin LYNCHKevin LYNCH
  • 18. a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement. Chaque individu se fait une image de la ville dans laChaque individu se fait une image de la ville dans la quelle il vit, différentes les unes des autres, l’image n’estquelle il vit, différentes les unes des autres, l’image n’est pas chose banale (pas chose banale (environnement urbain admirable etenvironnement urbain admirable et ravissantravissant). Trouver un fond commun d’). Trouver un fond commun d’élémentséléments et deet de relations à ces images peut aider l’urbaniste à améliorerrelations à ces images peut aider l’urbaniste à améliorer celle-ci.celle-ci. • Lisibilité.Lisibilité. • Imagibilité.Imagibilité. • Structure et identité.Structure et identité.
  • 19. a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement. a-1)a-1) La lisibilitéLa lisibilité physiquephysique : : « qualité de ce qui est lisible, aisément déchiffrable et« qualité de ce qui est lisible, aisément déchiffrable et compris. (clarté) »compris. (clarté) » LAROUSSELAROUSSE C’est la clarté apparente ou lisibilité duC’est la clarté apparente ou lisibilité du paysage urbain, et la facilité d’identifier lespaysage urbain, et la facilité d’identifier les éléments de la ville, de les structurer en un schémaéléments de la ville, de les structurer en un schéma cohérent.cohérent. Cette clarté permet de s’orienter, grâce auxCette clarté permet de s’orienter, grâce aux indications sensorielles et aux souvenirs assurantindications sensorielles et aux souvenirs assurant ainsi la sécurité émotive de ses habitants.ainsi la sécurité émotive de ses habitants.
  • 20. a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement. a-2)a-2) Imagibilité.Imagibilité. C’est la qualité d’un objet qui provoque deC’est la qualité d’un objet qui provoque de fortes imagesfortes images chez n’importe quel observateur.chez n’importe quel observateur. Une ville ayant une forte imagibilitéUne ville ayant une forte imagibilité (apparence,(apparence, visibilité ou lisibilité)visibilité ou lisibilité) grâce a la continuité de sagrâce a la continuité de sa structure et la clarté de ses élémentsstructure et la clarté de ses éléments, apparaît, apparaît comme bien former, distinct remarquable. Elle incitecomme bien former, distinct remarquable. Elle incite l’œil et l’oreille a augmenté leur attention et leurl’œil et l’oreille a augmenté leur attention et leur participation.participation. On peut renforce l’image en utilisant desOn peut renforce l’image en utilisant des moyens symbolique (les cartes)moyens symbolique (les cartes),, exercerexercer l’observateur a mieux percevoir la réalitél’observateur a mieux percevoir la réalité….…. agiragir sur la forme de l’environnement.sur la forme de l’environnement.
  • 21. a-3)a-3) Structure, identité et signification:Structure, identité et signification: SStructure:tructure: « organisation stable et durable des différentes composantes caractéristiques (d'un« organisation stable et durable des différentes composantes caractéristiques (d'un ensemble concret ou abstrait) Synonyme:  constitution. »ensemble concret ou abstrait) Synonyme:  constitution. » Identité:Identité: « ensemble des caractères propres et fondamentaux qui constituent (l'ensemble« ensemble des caractères propres et fondamentaux qui constituent (l'ensemble constitué par une entité abstraite) l'identité d'une ville historique »constitué par une entité abstraite) l'identité d'une ville historique » significationsignification « ce que signifie ou représente (quelque chose)« ce que signifie ou représente (quelque chose) Synonyme:  sens »Synonyme:  sens » Les trois composants de l’image mentale consiste en : sonLes trois composants de l’image mentale consiste en : son identitéidentité (ce qui fait qu’on la reconnaît),sa(ce qui fait qu’on la reconnaît),sa structurestructure (la relation(la relation spatiale de l’objet avec l’observateur),saspatiale de l’objet avec l’observateur),sa significationsignification pratique oupratique ou émotive (la signification d’une ville étant très diverses, il vaut mieuxémotive (la signification d’une ville étant très diverses, il vaut mieux la laisser se développer sans la guider).la laisser se développer sans la guider). L’image qui sert à orienter doit être claire, complèteL’image qui sert à orienter doit être claire, complète ((permettant ainsi des choix différents d’actionpermettant ainsi des choix différents d’action), ouverte), ouverte ((s’adaptant aux individuss’adaptant aux individus) et communicable.) et communicable. a)a) L’image de l’environnement.L’image de l’environnement.
  • 22. Pour comprendre le rôle que jouent les images dePour comprendre le rôle que jouent les images de l’environnement dans notre vie en ville, le travail del’environnement dans notre vie en ville, le travail de l'auteur a consisté à comparer l'image collective del'auteur a consisté à comparer l'image collective de trois villes, élaborée par destrois villes, élaborée par des entretiensentretiens, à la réalité des, à la réalité des formes urbaines, déterminées parformes urbaines, déterminées par enquêteenquête sur lesur le terrain, pour en dégager quelques principes deterrain, pour en dégager quelques principes de composition urbainecomposition urbaine.. b)b) Les trois villes.Les trois villes.
  • 23. b)b) Les trois villes.Les trois villes. Boston :Boston : Les analyses ont permis d’identifierLes analyses ont permis d’identifier plusieurs problèmes de l’image de la péninsuleplusieurs problèmes de l’image de la péninsule centrale, comme la confusion de la forme decentrale, comme la confusion de la forme de jardin central, le caractère flou de la directionjardin central, le caractère flou de la direction de certaines rues et de la voirie en général. Ende certaines rues et de la voirie en général. En revanche, les quartiers ont du caractère et serevanche, les quartiers ont du caractère et se reconnaissent, mais leur structure n’est pasreconnaissent, mais leur structure n’est pas claire, alors qu’aux États Unis c’estclaire, alors qu’aux États Unis c’est habituellement l’inverse.habituellement l’inverse.
  • 24. b)b) Les trois villes.Les trois villes. Jersay_City :Jersay_City : Située entre Newark et new York, c’est uneSituée entre Newark et new York, c’est une ville fragmentée par les coupures des voies deville fragmentée par les coupures des voies de communication, par la ségrégation sociale etcommunication, par la ségrégation sociale et raciale. La ville n’a pas de centre, et plusraciale. La ville n’a pas de centre, et plus généralement pas de caractère : ainsi, lesgénéralement pas de caractère : ainsi, les habitants ont peu de points de repères (ilshabitants ont peu de points de repères (ils décrivent au moyen des noms de rue, desdécrivent au moyen des noms de rue, des enseignes, et non de formes reconnaissables).enseignes, et non de formes reconnaissables).
  • 25. b)b) Les trois villes.Les trois villes. Los Angeles :Los Angeles : Son image est relativement indifférenciée, en raisonSon image est relativement indifférenciée, en raison de son plan quadrillé où les rues se confondent, desde son plan quadrillé où les rues se confondent, des fréquents changements d’activités et desfréquents changements d’activités et des reconstructions du cadre bâti. Cependant certainsreconstructions du cadre bâti. Cependant certains points de repères très caractérisés visuellement existent,points de repères très caractérisés visuellement existent, tel Persching square ou ces bâtiments élevés, en fond detel Persching square ou ces bâtiments élevés, en fond de perspective, qui permettent de conserver facilement saperspective, qui permettent de conserver facilement sa direction.direction. En revanche, l’imagibilté à l’échelle deEn revanche, l’imagibilté à l’échelle de l’agglomération est bonne grâce à des élémentsl’agglomération est bonne grâce à des éléments structurants comme l’océan. Les autoroutes, palpitantesstructurants comme l’océan. Les autoroutes, palpitantes et épuisantes, sont à la fois structurantes et difficiles àet épuisantes, sont à la fois structurantes et difficiles à rattacher au reste de la ville.rattacher au reste de la ville.
  • 26. Thèmes communs :Thèmes communs : Les habitants accordent de l’importance auxLes habitants accordent de l’importance aux panoramas, qui relient les éléments dispersés de la ville;panoramas, qui relient les éléments dispersés de la ville; Aux particularités du paysage notamment la végétation;Aux particularités du paysage notamment la végétation; Au système viaire, aux classes sociales, à l’age deAu système viaire, aux classes sociales, à l’age de construction. Les descriptions sont souvent fondées surconstruction. Les descriptions sont souvent fondées sur le contraste entre chaque élément et l’ensemble.le contraste entre chaque élément et l’ensemble. b)b) Les trois villes.Les trois villes.
  • 27. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Notre attention porte sur le rôle de la formeNotre attention porte sur le rôle de la forme dans l'imagibilité d'une ville, même sidans l'imagibilité d'une ville, même si l'imagibilité peut être influencée par lal'imagibilité peut être influencée par la signification, la fonction, l'histoire du quartier...signification, la fonction, l'histoire du quartier... Les formes physiques d'une ville peuvent êtreLes formes physiques d'une ville peuvent être classées en cinq éléments :classées en cinq éléments : • Les voies.Les voies. • Les limites.Les limites. • Les quartiers.Les quartiers. • Les nœuds.Les nœuds. • Les points de repère.Les points de repère.
  • 28. c-1)c-1) Les voies :Les voies : « C’est le parcours suivit pour aller d’un point à un autre;« C’est le parcours suivit pour aller d’un point à un autre; Voie publique :route, chemin, rue appartenant au domaine publicVoie publique :route, chemin, rue appartenant au domaine public et ouvert à la circulation générale. »et ouvert à la circulation générale. » LAROUSSELAROUSSE C'est le réseau des voies qui permet d'appréhenderC'est le réseau des voies qui permet d'appréhender la ville et d'en relier les éléments : d'où leur importancela ville et d'en relier les éléments : d'où leur importance pour les habitants connaissant assez bien la ville.pour les habitants connaissant assez bien la ville. L'imagibilité des voies s'accroît grâce à plusieursL'imagibilité des voies s'accroît grâce à plusieurs qualités: leur continuité, leur direction, leur étalonnage,qualités: leur continuité, leur direction, leur étalonnage, leur caractère en ligne.leur caractère en ligne. Les intersections, importantes car là se prennentLes intersections, importantes car là se prennent les décisions d'orientation, doivent être facilementles décisions d'orientation, doivent être facilement comprises.comprises. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
  • 29. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Les voies se particularisent par : -Les activités qui la bordent On reconnaît cette rue à ses foules et ses trolley-bus, la concentration d’utilisations est suffisamment marquante pour en faire des quartiers linéaires. Rue Broadway à Los Angeles Le marché qui déborde sur la rue lui donne un caractère. Marché – Bab el oued
  • 30. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. -Des qualités spatiales caractéristiques… L’étroitesse est renforcée par la hauteur des bâtiments et l’importance des foules. Washington Street à Boston. Boulevard du colonel LOTFI à Bab el oued
  • 31. -- Les caractéristiques des façades qui bordent la voie… Les caractéristiques particulièresLes caractéristiques particulières des façades ont de l’importancedes façades ont de l’importance pour l’identité des voies.pour l’identité des voies. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Rue à Los Angeles Rue à Bab el oued
  • 32. c)c) Les éléments de la structure urbaineLes éléments de la structure urbaine -La végétation qui la borde… Les plantations donnent de la continuité à la voie. Les détails d’une plantation renforce très efficacement l’image d’une voie, la végétation rend la rue plus agréable. La Commonwealth Avenue à Boston. Vue sur le Boulevard Colonel LOTFI
  • 33. -Leur direction :-Leur direction : Cette voie a une qualité directionnelle qui permet deCette voie a une qualité directionnelle qui permet de distinguer facilement le long de l’axe de la voie,distinguer facilement le long de l’axe de la voie, c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Une voie à LondresUne voie à LondresAcces de la DGSNAcces de la DGSN
  • 34. Leur direction :Leur direction : Les extrémités ( Les extrémités ( l’origine et la destinationl’origine et la destination ) visuelles ) visuelles soient nettes, grâce à la présencesoient nettes, grâce à la présence d’un bâtiment dans l’axe visuel.d’un bâtiment dans l’axe visuel. c’est la clôture visuelle.c’est la clôture visuelle. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. La State House à Beacon Hill (Boston)La State House à Beacon Hill (Boston) Exemple de cloture visuelleExemple de cloture visuelle
  • 35. -Son étalonnage : Voie étalonnée, en ligne et avec une continuité. Des points de repères permettent de se situer le long de la voie c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Rue à Boston.
  • 36. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. c-2)c-2) Les limites :Les limites : « Ligne séparent deux pays, deux territoires, deux terrains contiguës » LAROUSSE Les plus fortes de ces frontières entre deux quartiers sont les limites visibles, continues, impénétrables : telles sont les rivières, les fronts de mer, ou le lac (comme a Chicago), limites liquides donnant des références directionnelles et latérales. Les limites sont souvent aussi des voies : certaines sont des coutures qui réunissent deux quartiers et rassemblent les habitants. Les voies ferrées surélevées sont des limites aériennes qui pourraient servir à s’orienter efficacement , grâce a la direction qu’elles indiquent.
  • 37. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. C’est un exemple de limite visuelle, d’une échelle gigantesque et qui expose à la vue une métropole toue entière. Le lac Michigan de Chicago La miditérané comme limite naturelle
  • 38. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Limite fragmentaire considérée comme une voie et ressentie comme étant extérieure à la ville. Ligne de chemin de fer, topographie, voies de transit…sont des particularités qui ont tendance à fragmenter la ville. La Central Arte à Boston.
  • 39. c-3)c-3) Les quartiersLes quartiers « secteur aux limites plus ou moins définies d'une agglomération ex: un quartier populaire » LAROUSSE Un quartier est déterminé par l’existence de plusieurs caractères distinctifs relevant du type de bâti, de décoration, d’activités, de classes sociales et de « races » (exemple a Jersey City). A Boston, ( c’est la force thématique ) des différents quartiers qui constituent l’élément fondamental de l’image de la ville, suppléant l’absence de clarté de la voirie et assurant le bien être des gens. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
  • 40. Exemple d’un quartier ayant suffisamment de caractère et associé à des souvenirs historiques, installé sur une particularité topographique très marquée. Bunker Hill à Los Angeles. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Quarter a Bab el oued
  • 41. c-4)c-4) Les nœuds :Les nœuds : « Endroit où se croisent plusieurs voies de communication » LAROUSSE Se sont des jonctions de voies où l’on doit prendre des décisions (de direction notamment, mais aussi de mode de transport : ainsi les stations de métro,les gares sont des nœuds), contrainte qui rend les voyageurs plus attentifs ( et donc plus sensibles à ce qui est placé là). La force de l’impression visuelle faite par les nœuds dépend de la vigueur de leur forme, de la clarté des liaisons entre les différentes voies et de la particularité des bâtiments qui sont là. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
  • 42. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Ce nœud est en même temps un point de rencontreCe nœud est en même temps un point de rencontre des voies et un point de concentration thématique :des voies et un point de concentration thématique : carrefour d’autobus et d’automobiles ; concentration decarrefour d’autobus et d’automobiles ; concentration de commerces .commerces . Journal Square à Jersey City.Journal Square à Jersey City.Place des trios horologesPlace des trios horologes
  • 43. c-5)c-5) les points de repère:les points de repère: « Point déterminé qui permet de s’orienter » LAROUSSE Ce sont des différences simples, qui permettent auxCe sont des différences simples, qui permettent aux habituéshabitués de la ville de se guider. Ils se présentent en « grappes »,de la ville de se guider. Ils se présentent en « grappes », un détail clé en faisant anticiper un autre : la reconnaissance deun détail clé en faisant anticiper un autre : la reconnaissance de ces indications assure efficacité fonctionnelleces indications assure efficacité fonctionnelle (( on se repèreon se repère)) etet sécurité émotionnelle (sécurité émotionnelle (on est rassuréon est rassuré..)) La singularité d’un point de repère est donné par uneLa singularité d’un point de repère est donné par une forme claire , un contraste avec l’arrière plan (forme claire , un contraste avec l’arrière plan ( le point dele point de repère est propre dans une vile sale, neuf dans une villesrepère est propre dans une vile sale, neuf dans une villes ancienne …etcancienne …etc), une localisation qui ressort (), une localisation qui ressort (à cause de laà cause de la grande taille ,du contraste local : un bâtiment en retrait pargrande taille ,du contraste local : un bâtiment en retrait par exempleexemple)) c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
  • 44. Il contraste avec l’arrière plan. La visibilité lointaineIl contraste avec l’arrière plan. La visibilité lointaine de son dôme doré brillant et doré contribue à en fairede son dôme doré brillant et doré contribue à en faire un signal clé.un signal clé. c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine. Le dôme doré de StateLe dôme doré de State House à BostonHouse à Boston Notre damme d’AfriqueNotre damme d’Afrique
  • 45. Relation entre les éléments :Relation entre les éléments : Les éléments de la ville ne sont que la matière premièreLes éléments de la ville ne sont que la matière première de l’image de l’environnement à l’échelle de la ville.de l’image de l’environnement à l’échelle de la ville. Pour aboutir à une forme satisfaisante, il faut lesPour aboutir à une forme satisfaisante, il faut les modeler ensemble. Il y’a des éléments semblables (modeler ensemble. Il y’a des éléments semblables (réseauxréseaux de voies, grappes de points de repère…etcde voies, grappes de points de repère…etc).). Dans de tels couples, les éléments peuventDans de tels couples, les éléments peuvent sese renforcerrenforcer mutuellement et entrer en résonance de tellemutuellement et entrer en résonance de telle manière qu’ils amplifient la puissance les uns des autres;manière qu’ils amplifient la puissance les uns des autres; OuOu enter en conflitenter en conflit etet se détruirese détruire réciproquement.réciproquement. ((Exemple : un gros point de repère peut rapetisser et mettreExemple : un gros point de repère peut rapetisser et mettre hors d’échelle la petite région située à ses piedshors d’échelle la petite région située à ses pieds.).) c)c) Les éléments de la structure urbaine.Les éléments de la structure urbaine.
  • 46. d)d) Le parcours séquentielLe parcours séquentiel On exprime une séquence en associant un plan de base à une série de diapositives ou de croquis réalisés à partir d’une succession de points de vue. Avec un appareil photo, c’est une opération simple, montrer les vues les unes après les autres est un moyen efficace de remplacer le mouvement de l’image. On pourrait même utiliser les séquences pour tester l’effet visuel résultant de l’implantation d’un nouveau bâtiment le long de la route sur toute une série de vues. Le cinéma est une extension évidente de cette méthode puisqu’il s’agit d’une succession d’images présentées si rapidement que l’œil les enregistre comme si elles étaient réellement en mouvement.
  • 47. La qualité sensorielle se rapporte a l’aspect d’unLa qualité sensorielle se rapporte a l’aspect d’un lieu, au bruit, à l’odeur et à l’impression qui s’enlieu, au bruit, à l’odeur et à l’impression qui s’en dégagent.dégagent. Cette étude traite de ce qu’on peut voir, de ce qu’onCette étude traite de ce qu’on peut voir, de ce qu’on peut sentir, de l’odeur de l’air, du son des cloches, de lapeut sentir, de l’odeur de l’air, du son des cloches, de la manière dont ces types de sensations composent lamanière dont ces types de sensations composent la qualité des lieux et de l’incidence de cette dernière surqualité des lieux et de l’incidence de cette dernière sur notrenotre bien-êtrebien-être immédiat, nos actions, nos sensationsimmédiat, nos actions, nos sensations et notre compréhension des choses .et notre compréhension des choses . e-e- La qualité sensorielleLa qualité sensorielle
  • 48. pour K. LYNCH les éléments qui bougent dans la ville (pour K. LYNCH les éléments qui bougent dans la ville ( lesles hommes et leurs activitéshommes et leurs activités ) sont plus important que les éléments) sont plus important que les éléments statiques (statiques ( le cadre physiquele cadre physique ). Il existe une relation bijective entre). Il existe une relation bijective entre l’observateur et l’objet perçu.l’observateur et l’objet perçu. Pour comprendre l’environnement perçu, il nous fautPour comprendre l’environnement perçu, il nous faut deux de ses aspects humains : comment les gens ledeux de ses aspects humains : comment les gens le conçoivent et comment ils s’y comportent.conçoivent et comment ils s’y comportent. La procédure logique est d’observer longuement unLa procédure logique est d’observer longuement un endroit – voire de participer à son activité- puis deendroit – voire de participer à son activité- puis de résumer verbalement cette activité, en notant sesrésumer verbalement cette activité, en notant ses changements de rythme et l’identité des acteurs,changements de rythme et l’identité des acteurs, description qui peut être accompagner de photographies.description qui peut être accompagner de photographies. e-e- L’aspect comportementalL’aspect comportemental
  • 49. IV- Comment intervenir…IV- Comment intervenir… Les éléments de la ville servent a fabriquerLes éléments de la ville servent a fabriquer des structure fermes et différenciées pour renforcerdes structure fermes et différenciées pour renforcer l’imagibilité de l’environnement (l’imagibilité de l’environnement (facilité sonfacilité son identification et sa structurationidentification et sa structuration).). La forme d’une ville doit rester partiellementLa forme d’une ville doit rester partiellement non engagée, non spécialisée, afin de laisser aux citadinsnon engagée, non spécialisée, afin de laisser aux citadins la possibilité de lui insuffler leurs propres significations.la possibilité de lui insuffler leurs propres significations. Cependant, l’environnement doit être organisé deCependant, l’environnement doit être organisé de manière lisible et reconnaissable. S’il est rare de trouvermanière lisible et reconnaissable. S’il est rare de trouver des villes entièrement douées d’imagibilité, certainsdes villes entièrement douées d’imagibilité, certains lieux naturels donnent une impression de forte localité àlieux naturels donnent une impression de forte localité à grande échelle.grande échelle.
  • 50. IV- Comment intervenir…IV- Comment intervenir… L’intervention en milieu urbain comprend deuxL’intervention en milieu urbain comprend deux aspects.aspects. Le quantifiable de la composition urbain « domaineLe quantifiable de la composition urbain « domaine technique » (technique » ( automobile, croissance urbaine, aspectautomobile, croissance urbaine, aspect financier, spéculation foncière…financier, spéculation foncière… ). Les citadins). Les citadins reproche ostensiblement à leur environnement saleté,reproche ostensiblement à leur environnement saleté, congestion, chaos et monotonie.congestion, chaos et monotonie. On cherche une qualité de vie, comment créer unOn cherche une qualité de vie, comment créer un cadre physique vivant etcadre physique vivant et intégréintégré capable de produirecapable de produire uneune imageimage, jouant un rôle sociale, un environnement, jouant un rôle sociale, un environnement pouvant fournir des souvenirs collectifs.pouvant fournir des souvenirs collectifs.
  • 51. VI- conclusion générale.VI- conclusion générale. La particularité de cette approche c’estLa particularité de cette approche c’est qu’elle accorde une grande importance àqu’elle accorde une grande importance à l’interaction entre l’homme et l’environnementl’interaction entre l’homme et l’environnement physique, (physique, (allons contre d’autres approches,allons contre d’autres approches, notamment celles fonctionnalistesnotamment celles fonctionnalistes ).). Cette méthode exige de la patience et un œilCette méthode exige de la patience et un œil perspicace, du temps et de bons observateursperspicace, du temps et de bons observateurs sur le terrain.sur le terrain.
  • 52. V- Lexique / bibliographie.V- Lexique / bibliographie. lexique:lexique: Analyse urbaine:Analyse urbaine: étude de la structure urbaine dans toutes ses dimensions dans la perspective d’une planification urbaine. processus cognitif:processus cognitif: c’est un processusc’est un processus comportant une interaction entre uncomportant une interaction entre un individu et son environnementindividu et son environnement .. Stimuli ou stimulus :Stimuli ou stimulus : c’est l’excitationc’est l’excitation brève d’un organe.brève d’un organe. Composition urbaine :Composition urbaine : partie etpartie et pratique de l’urbanisme traitant de lapratique de l’urbanisme traitant de la mise en forme urbaine,mise en forme urbaine, particulièrement de l’espace public.particulièrement de l’espace public. Planification urbaine:Planification urbaine: partie departie de l’urbanisme prévoit l’évolution del’urbanisme prévoit l’évolution de l’urbanisation dans le temps, et sel’urbanisation dans le temps, et se traduit par des instrumentstraduit par des instruments d’urbanisme.d’urbanisme. Bibliographie:Bibliographie: • A. BAILLY, la perception de l’espace urbain:A. BAILLY, la perception de l’espace urbain: les concepts, les méthodes d’étude, leurles concepts, les méthodes d’étude, leur utilisation dans la recherche urbanisme, Parisutilisation dans la recherche urbanisme, Paris 1977.1977. • K. LYNCH, l’image de la cite, Paris 1969K. LYNCH, l’image de la cite, Paris 1969 traduit par M.F.et J.L Vénardtraduit par M.F.et J.L Vénard « The image of« The image of the city », Cambridge, MIT, Pressthe city », Cambridge, MIT, Press 1960.1960. • K. LYNCH, voir et planifier: l’aménagementK. LYNCH, voir et planifier: l’aménagement qualitatif de l’espace, Paris 1982, traduit parqualitatif de l’espace, Paris 1982, traduit par C. Thérond   C. Thérond   « «  Managing the sense of a Managing the sense of a Region » M.I.T 1976.Region » M.I.T 1976. • F. CHOIAY, L’urbanisme utopies et réalités,F. CHOIAY, L’urbanisme utopies et réalités, Paris 1965.Paris 1965. • Le petit LAROUSSE illustré 2003Le petit LAROUSSE illustré 2003 • www.aRoots.frwww.aRoots.fr