Evangélisation et Diaconie

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  • On peut trouver cette définition sur le site de l’épiscopat, elle est beaucoup plus longue mais on peut s’arrêter aux deux premières lignes et imaginer un instant ce que cela peut impliquer pour une communauté chrétienne de décider, d’organiser et de mettre en œuvre des «  engagements sociaux » Clic Animation Chaque chrétien a l’habitude d’entendre dans nos églises (et ailleurs) des encouragements, des exhortations à être solidaire avec son « prochain ». Nous découvrons ici une notion nouvelle : celle de l’engagement social non plus seulement de chaque individu (ou des services dont c’est la « spécialité ») mais de celui de la communauté chrétienne (de toutes les communautés) ! L’engagement social acquiert une dimension ecclésiale . **************************** Définition complète de la CEF : 1 - « La diaconie désigne les divers engagements sociaux des communautés chrétiennes, elle est la mise en œuvre de l’Évangile de Jésus-Christ au service de la personne, notamment des plus pauvres, mais elle est beaucoup plus vaste que le caritatif, elle touche et fonde toute vie chrétienne. L’emploi de ce terme donne l’occasion de revisiter les fondements théologiques de l’action solidaire et d’en montrer la dimension spirituelle ». (Conférence des Évêques de France)
  • On notera également ici deux idées qui semblent assez nouvelles : **La première, souligne encore que la diaconie doit avoir une dimension communautaire (et pas seulement personnelle) et qu’elle intéresse donc une communauté, un groupe de chrétiens appelés à agir «  ensemble  » ou au moins à réfléchir ensemble (tout le monde ne peut pas tout faire). Certes la diaconie concerne tous les baptisés (individuellement ) mais également toutes les structures ecclésiales (en tant que telles, donc tous les baptisés ensemble) La deuxième précise que la communauté se doit d’organiser elle-même le service de la charité de "mettre de l’ordre" (ordonné) là où chacun ferait, sans concertation avec sa communauté, ce qu’il veut ou ce qu’il peut (avec le risque d’oublier ou de ne pas voir certaines détresse) . Il y a aussi la notion d’ordonner vers un but … se fixer un axe d’actions de charité Clic La deuxième définition est d’Etienne Grieu, jésuite au Centre de Sèvres qui, depuis 2008, accompagne le conseil national de la solidarité dans sa réflexion sur la Diaconie : elle reprend en d’autres termes la même idée. Il sera parmi nous en octobre prochain pour notre journée pastorale 2012
  • Pour Jésus, évangélisation et diaconie c’est tout un Quand on lit les évangiles, on est frappé par la façon dont Jésus de Nazareth se situe vis-à-vis des gens qu’il rencontre sur les routes de Palestine. Il annonce une bonne nouvelle : « le Royaume de Dieu est tout proche de vous », et il guérit les malades : ces guérisons sont des signes de la proximité nouvelle et étonnante d’un Dieu qu’il révèle comme un Père qui aime tous les humains. Pour Jésus, il n’y a pas d’un côté l’évangélisation et de l’autre la diaconie. En lui, on découvre « une parole qui guérit et des guérisons qui parlent 3 ».
  • Quand on est attentif à la manière de faire de Jésus, on découvre qu’il permet à chacun de reprendre confiance, de découvrir qu’il est aimé et qu’il a en lui une foi (« ta foi t’a sauvé », dit-il fréquemment), une foi qui est un don de vie qui vient de Dieu. C’est cela le service qu’il rend comme envoyé du Père. C’est sa diaconie, lui qui dit : « le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 45). Et il évangélisera jusqu’au bout en donnant sa vie sur la croix pour toute l’humanité.
  • Nous découvrons donc qu’on ne peut séparer « évangélisation » et « diaconie ». Le service le plus important que nous pouvons rendre à quelqu’un dans une relation d’aide, c’est de lui permettre de découvrir qu’il a en lui une « foi », un don de vie qui fait de lui quelqu’un d’unique qui a quelque chose à apporter aux autres et à l’humanité. La bonne nouvelle commence là, dans cette attitude que nous puisons en Jésus et qui nous fait aller de découverte en découverte. Dans cette attitude de service à la manière de Jésus, nous sommes nous-mêmes évangélisés.
  • La diaconie de l’Église fait partie de l’évangélisation Jésus annonce donc la bonne nouvelle du règne de Dieu indissociablement par ses paroles et ses actes. Il est venu sauver toute l’humanité à commencer par les plus pauvres. L’amour du Père est manifesté par le Fils, dont la diaconie s’accomplit sur la croix, pour envahir toute l’humanité dans l’Esprit. La charité de Dieu établit les hommes comme fils et frères. C’est pourquoi la fraternité des chrétiens est tendue vers la fraternité de toute la famille humaine. La foi est la certitude de l’amour reçu et espéré pour tous. « J’aurais beau avoir la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien », dit St Paul (1Co 13, 2).
  • La diaconie, comme service de la charité, est donc à comprendre d’abord comme le résultat de l’action de Dieu. Les chrétiens aiment parce qu’ils sont aimés de Dieu et qu’ils le croient. La fraternité en actes est la manifestation de l’amour reçu de Dieu, qui transforme les personnes et les sociétés. De ce point de vue, la diaconie est une résultante de l’évangélisation, de la bonne nouvelle de l’amour.
  • Mais en même temps, la diaconie participe directement du mouvement d’évangélisation, elle en est même la source , car c’est l’amour de l’autre qui nous presse d’annoncer l’évangile. L’Église évangélise par la Parole, les sacrements et le service. Comme Jésus évangélisait par ce qu’il disait, ce qu’il faisait et ce qu’il était, l’être-dans-la-charité de l’Église fait partie de sa sacramentalité, de ce par quoi elle est bonne nouvelle et signe, ici et au plan international, « de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » ( Lumen Gentium n°1).
  • Il est significatif que le Droit canonique comprend la diaconie de l’Église comme un élément constitutif de l’annonce de la Parole de Dieu : « Le curé est tenu par l’obligation de pourvoir à ce que la Parole de Dieu soit annoncée intégralement aux habitants de la paroisse ; c’est pourquoi [...] il favorisera aussi les œuvres par lesquelles est stimulé l’esprit évangélique, y compris ce qui regarde la justice sociale » (n°528 §1).
  • La diaconie de l’Église rend crédible l’annonce de la Bonne Nouvelle Les Actes des Apôtres indiquent bien le lien originaire entre l’annonce, la célébration et la charité. Les premières agapes sont en même temps des lieux de mémoire, de liturgie et de partage. La dynamique eucharistique de partage se manifeste dans diverses œuvres diaconales de partage. C’est l’un des facteurs de l’expansion rapide de l’Église dans les cités de l’Antiquité.
  • Au Moyen âge, la fonction diaconale des monastères participe, par l’hospitalité mais aussi par le travail et l’économie, à l’œuvre d’évangélisation des campagnes. Au XIX e siècle, quand Frédéric Ozanam et ses confrères fondent la Société Saint-Vincent-de- Paul, il est significatif qu’ils décident de visiter les pauvres aussi pour la crédibilité de leur foi dans un milieu hostile. Paul VI, dans son exhortation apostolique Evangelii nuntiandi en 1975, écrivait: « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins. [...] C’est donc par sa conduite, par sa vie, que l’Église évangélisera tout d’abord le monde, c’est-à-dire par son témoignage vécu de fidélité au Seigneur Jésus, de pauvreté et détachement, de liberté face aux pouvoirs de ce monde, en un mot, de sainteté » (n°41).
  • Cependant, le lien entre diaconie et annonce peut donner lieu à une certaine ambigüité, d’où les précisions apportées par Benoît XVI dans son encyclique Dieu est Amour : « La charité ne doit pas être un moyen au service de ce qu’on appelle aujourd’hui le prosélytisme. L’amour est gratuit. Il n’est pas utilisé pour parvenir à d’autres fins. Cela ne signifie pas toutefois que l’action caritative doive laisser de côté, pour ainsi dire, Dieu et le Christ. (...) Celui qui pratique la charité au nom de l’Église ne cherchera jamais à imposer aux autres la foi de l’Église. Il sait que l’amour, dans sa pureté et dans sa gratuité, est le meilleur témoignage du Dieu auquel nous croyons et qui nous pousse à aimer. Le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu et quand il est juste de Le taire et de ne laisser parler que l’amour. Il sait que Dieu est amour (cf. 1 Jn 4,8) et qu’il se rend présent précisément dans les moments où rien d’autre n’est fait sinon qu’aimer. » (n°31)
  • Si l’engagement des chrétiens au service des autres n’était pas pleinement désintéressé, s’il avait pour but de faire entrer des personnes dans l’Eglise, alors il ne pourrait plus être un témoignage rendu à l’amour gratuit de Dieu. Mais, comme dit le pape, « le chrétien sait quand le temps est venu de parler de Dieu ». Il doit être prêt à partager sa foi, par exemple avec les personnes en détresse, quand elles expriment leur soif spirituelle. Cela n’est pas renoncer à la gratuité : la finalité de l’engagement solidaire est bien la vie de l’autre, sans qu’on le conditionne à quelque retour que ce soit, notamment l’intérêt pour les choses de la foi. Mais quand cet intérêt se manifeste, refuser de lui faire écho, c’est faire violence à l’Evangile. On voit bien ici encore le lien entre diaconie et annonce.
  • La Bonne nouvelle est annoncée aussi par les pauvres. Par son identification aux pauvres, le Christ nous indique la pierre d’angle de toute évangélisation : l’Evangile s’annonce à partir des pauvres et avec eux. C’est pourquoi le rassemblement Diaconia 2013 à Lourdes insistera sur la parole de Jésus : « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle » (Lc 20, 17). La rencontre et le chemin fait avec des personnes en précarité permettent d’entendre l’Evangile avec l’accent des origines, à la manière de Jésus. La démarche Diaconia est de penser et vivre le service de la charité non d’abord comme une conséquence de la foi (« je suis chrétien, donc je dois me mettre au service des autres »), mais comme un lieu source pour la foi. La foi de tous est revigorée par les personnes marquées par le handicap, la grande pauvreté, la maladie, etc.
  • Les personnes qui vivent la précarité ramènent en effet souvent aux questions essentielles de la vie, à une soif profonde qu’on pourrait avoir tendance à oublier dans notre société de la compétition et de l’avoir. Elles expriment souvent une « foi », une confiance étonnante, au milieu de problèmes qui paraissent pourtant insolubles. Quand on a la chance de vivre des partages de foi avec des personnes en précarité (échanges à partir de la Parole de Dieu, prière ensemble, célébration des sacrements, pèlerinages ...), la Parole de Dieu se découvre de façon nouvelle et étonnante pour tous.
  • Cela est valable non seulement à l’échelle personnelle, mais aussi pour une communauté paroissiale ou autre. Nos communautés sont évangéliques quand elles accueillent en leur sein des personnes en grande précarité. Cela pose la question de savoir comment elles sont accueillies et écoutées à ce niveau de l’expérience spirituelle.
  • D’où l’importance de la dimension communautaire de la diaconie dans la démarche d’évangélisation. Diaconia cherche à développer dans les communautés chrétiennes une culture de la fraternité (« servons la fraternité »). Cela peut être un signe évangélique fort dans une culture marquée par la compétition et le calcul, la peur de l’autre, le repliement identitaire, individuel et communautaire.
  • L’Eglise évangélise et se laisse évangéliser dans la diaconie vécue Au plan personnel, il est significatif que les textes du Concile appellent les catéchumènes, non seulement à croître dans la foi, mais dans le même mouvement à « une vie chrétienne intégrale ( Ad gentes , n° 14). ». Tous les chrétiens sont invités à trouver une cohérence entre leur foi et toute leur existence, à vivre dans un style évangélique. Dans l’exhortation Apostolique Christifideles laici sur l’Apostolat des laïcs en 1988, Jean-Paul II exhortait les laïcs à « surmonter en eux-mêmes la rupture entre l'Évangile et la vie, en sachant créer dans leur activité de chaque jour, en famille, au travail, en société, l'unité d'une vie qui trouve dans l'Évangile inspiration et force de pleine réalisation. »
  • Cela vaut pour les communautés chrétiennes. « La transmission de la foi amène les communautés chrétiennes à articuler de façon stricte les œuvres fondamentales de la vie de foi : charité, témoignage, annonce, célébration, écoute, partage » ( Instrumentum laboris du synode n°9 2). La diaconie d’une communauté chrétienne est un lieu test de la qualité de sa foi et de sa vitalité liturgique. Aussi la diaconie de l’Église est fruit de la communion confessée et célébrée.
  • Plus largement, par l’action des personnes et celle des communautés, c’est toute l’Église qui est diaconie du monde. « Il faut concevoir l'évangélisation comme le processus à travers lequel l'Église, mue par l'Esprit, annonce et répand l'Évangile dans le monde entier ; poussée par la charité, elle imprègne et transforme tout l'ordre temporel, en assumant les cultures et en les renouvelant » (n°92). L’Évangile est une force de transformation pour la société contemporaine. Ainsi, « l'Église donne corps et visibilité à la prophétie de l'Apocalypse : " Voici, je fais l'univers nouveau " (Ap 21, 5), en transformant du dedans l'humanité et son histoire » (n°30).
  • Année de la foi, synode et Diaconia 2013 Tout ceci nous conduit à considérer comme une formidable opportunité la concomitance de l’Année de la foi, du synode et de Diaconia 2013 . Foi et charité se répondent et croissent ensemble. Nul doute, écrit Benoît XVI dans le texte préparatoire de l’Année de la foi, que « l’Année de la foi sera aussi une occasion propice pour intensifier le témoignage de la charité » ( Porta fidei n°14). D’où les encouragements qu’il a adressés aux évêques français en visite ad limina en septembre : « Je voudrais vous adresser mes encouragements pour la démarche Diaconia 2013, par laquelle vous voulez inciter vos communautés diocésaines et locales, ainsi que chaque fidèle, à remettre au cœur du dynamisme ecclésial le service du frère, particulièrement du plus fragile. Que le service du frère, enraciné dans l’amour de Dieu, suscite en tous vos diocésains le souci de contribuer, chacun à sa mesure, à faire de l’humanité, dans le Christ, une unique famille, fraternelle et solidaire ! ». Ainsi, réussir Diaconia permettra de réussir l’Année de la foi, car la nouvelle évangélisation sera ancrée dans un service renouvelé de la charité : la fraternité avec les plus fragiles.
  • Evangélisation et Diaconie

    1. 1. Évangélisation et Diaconie (service de la fraternité)Pour des communautés fraternelles et missionnaires Orientation du diocèse d’Agen 2012/2013 Sources : Diaconia2013.fr, Note théologique N°6
    2. 2. Diaconie : définition de la CEF * (extrait) (Conférence des Évêques de France)1 - « La diaconie désigne les divers engagementssociaux des communautés chrétiennes, elle est lamise en œuvre de l’Évangile de Jésus-Christ auservice de la personne, notamment des pluspauvres, ….».engagements sociaux communautés chrétiennes Avec la diaconie l’engagement social acquiert une dimension ecclésiale et communautaire !
    3. 3. Diaconie : définition de Benoît XVI * Deus Caritas est, § 21)2 - « La diaconie est le service de l’amourdu prochain exercé de manièrecommunautaire et ordonnée ». Pas Pas seulement seulement individuelle service « du prochain » Pas seulement spontanée … et si la mais communauté elle-même organisait la service « de charité pour témoigner plus l’amour » … efficacement de l’amour de Dieu et rendre l’Évangile plus crédible ?
    4. 4. DiaconieDans son sens le plus simple, la diaconie peut êtrecomprise comme « le service de la charité ». « ou le service de l’amour » l’annonce de la Parole de Dieula tripletâche del’Église la célébration des sacrements, Est l’une des la diaconie trois tâchesSi la diaconie concerne l’EgliseForcément elle concerne aussi notre communauté !!
    5. 5. Pour Jésus, évangélisation et diaconie c’est tout un va à la rencontre des gens (sortir, proximité, contact direct ….)Sur les routes de annonce une bonne nouvelle :Palestine Jésus « le Royaume de Dieu est tout proche de vous », guérit les maladesPour Jésus, il n’y a pas d’un côté l’évangélisation etde l’autre la diaconie.En lui, on découvre « une parole qui guérit et desguérisons qui parlent ».
    6. 6. Service rendu par Jésus, l’envoyé du PèreJésus permet à chacun de reprendre confiance, dedécouvrir qu’il est aimé et qu’il a en lui une foi (« tafoi t’a sauvé », dit-il fréquemment), une foi qui est undon de vie qui vient de Dieu.Jésus évangélisera en servant jusqu’au bout endonnant sa vie sur la croix pour toute l’humanité.C’est sa diaconie, lui qui dit : « le Fils de l’hommen’est pas venu pour être servi mais pour servir etdonner sa vie en rançon pour la multitude » (Mc 10, 45).
    7. 7. « évangélisation » et « diaconie ». Ne peuvent être séparéesLe service le plus important que nous pouvonsrendre à quelqu’un dans une relation d’aide, c’est delui permettre de découvrir qu’il a en lui une « foi »,un don de vie qui fait de lui quelqu’un d’unique qui aquelque chose à apporter aux autres et à l’humanité. Servir C’està la manière s’évangéliser de Jésus, soi-même
    8. 8. La diaconie de l’Église fait partie de l’évangélisationJésus annonce la bonne ses parolesnouvelle du règne de Dieuindissociablement par : et ses actesIl est venu sauver toute l’humanité à commencerpar les plus pauvres.La charité de Dieu établit les hommes comme fils etfrères. C’est pourquoi la fraternité des chrétiens (denotre communauté) est tendue vers la fraternité detoute la famille humaine.
    9. 9. La diaconie résulte de l’évangélisationLa diaconie (service de la charité)est le résultat del’action de Dieu. Comment ? ui s je s sont, aimés deLes chrétiens aiment parceequ’ils (e) quDieu rce qu’ils aimé persuadés). pa (et être en sont t ’ est ’ re C (e) d manifeste e nie) reçu deLa fraternité tainactes eux aim l’amour ce r en e p iacoDieu. ue i e d j Amourvqui (transforme les q ma on nerpersonnes et les sociétés dDe ce point de vue, la diaconie est une résultante del’évangélisation, de la bonne nouvelle de l’amour.
    10. 10. La diaconie est la source de l’évangélisationMais en même temps, la diaconie (amour du frère)participe directement du mouvement on msource, car ’nous e j aimpresse d’annoncerd’évangélisation, elle en est même la l’autre ec’est l’amour dece ququi ’estl’évangile. par C aco nie), ncer révangélise lui anno Jésus évangélisait e (di frèL’Église s Comme ue je doi q la Parole le par l’év angi par ce qu’il disait par les sacrements par ce qu’il était par le service par ce qu’il faisait
    11. 11. La diaconie est un élément constitutif de l’annonce de la Parole de Dieu« Le curé est tenu par l’obligation de pourvoir à ce quela Parole de Dieu soit annoncée intégralement auxhabitants de la paroisse ; c’est pourquoi [...] il favoriseraaussi les œuvres par lesquelles est stimulé l’espritévangélique, y compris ce qui regarde la justice sociale »(Droit canonique n°528 §1).Rappel : La paroisse est un territoire, une zone géographique qui dépasse largementl’assemblée dominicale
    12. 12. La diaconie de l’Église La diaconie de notre communauté rend crédible l’annonce de la Bonne NouvelleDans les premiers siècles du christianisme l’annonce,la célébration et la charité étaient intimement liés.Le partage, le service social s’effectuaient au momentde la liturgie.C’est l’un des facteurs de l’expansion rapide duchristianisme et de l’Église dans les cités de l’Antiquité.
    13. 13. La diaconie de l’Église La diaconie de notre communauté rend crédible l’annonce de la Bonne NouvelleAu Moyen âge, la fonction diaconale desmonastères participe, par l’hospitalité mais aussipar le travail et l’économie, à l’œuvred’évangélisation des campagnes.Au XIXe siècle, quand Frédéric Ozanam et sesconfrères fondent la Société Saint-Vincent-de- Paul,il est significatif qu’ils décident de visiter lespauvres aussi pour la crédibilité de leur foi dansun milieu hostile.
    14. 14. La diaconie de l’Église La diaconie de notre communauté rend crédible l’annonce de la Bonne Nouvelle« L’homme contemporain écoute plus volontiers lestémoins que les maîtres ou s’il écoute les maîtres,c’est parce qu’ils sont des témoins. [...] C’est doncpar sa conduite, par sa vie, que l’Égliseévangélisera tout d’abord le monde, c’est-à-direpar son témoignage vécu de fidélité au SeigneurJésus, de pauvreté et détachement, de liberté faceaux pouvoirs de ce monde, en un mot, de sainteté »(exhortation apostolique Paul VI Evangelii nuntiandi n°41).
    15. 15. La diaconie de l’Église La diaconie de notre communauté rend crédible l’annonce de la Bonne NouvelleCependant …..« La charité ne doit pas être un que au moyen ….service de cequ’on appelle aujourd’huition pas on di pour parvenir à d’autres fins.gratuit. Il n’est à cutilisé le prosélytisme. L’amour estCela neaide ’ signifie côté, pour ainsique l’action caritative pas toutefois J etdoive laisser de dire, Dieu et le Christ.(...) Celui qui pratique la charité au nom de l’Église ne …. sivenu de parler decherchera jamais à imposer aux autres la foi de l’Église. imeLe chrétien sait quand le temps est t’ade Le taire et de ne laisserDieu et quand il est e J justeparler que l’amour.» (Benoît XVI encyclique Dieu est Amour :n°31)
    16. 16. Lien entre diaconie et annonceSi l’engagement des chrétiens au service des autresn’était pas pleinement désintéressé, s’il avait pourbut de faire entrer des personnes dans l’Eglise(dans notre communauté), alors il ne pourrait plusêtre un témoignage rendu à l’amour gratuit deDieu.Par contre si les personnes en détresse exprimentleur soif spirituelle ou un intérêt pour les chosesde la foi « le temps est venu de parler de Dieu »sans qu’on le conditionne à quelque retour que cesoit.
    17. 17. La Bonne nouvelle est annoncée aussi par les pauvres.« La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue lapierre d’angle » (Lc 20, 17).Jésus, est cette « pierre d’angle »Or, Jésus s’identifie aux pauvres, aux malheureuxCela nous invite à considérer les pauvres commedes « pierres d’angle » Diaconia 2013 à LourdesLe chemin fait avec des personnes en précaritépermettent d’entendre l’Évangile avec l’accent desorigines, à la manière de Jésus.
    18. 18. La Bonne nouvelle est annoncée aussi par les pauvres. Le service « je suis Vu sous cetde la charité chrétien, … angle cela n’est pas – donc je devient (à lad’abord - une « dois » me longue) uneconséquence mettre au « obligation », de la foi service des un poids, un autres », fardeau ….Le service de la charité est un lieu source pour lafoi. La foi de tous est revigorée par les personnesmarquées par le handicap, la grande pauvreté, lamaladie, etc. Voir démarche Diaconia2013
    19. 19. La Bonne nouvelle est annoncée aussi par les pauvres.Les personnes qui vivent la précarité ramènent eneffet souvent aux questions essentielles de la vie, à unesoif profonde qu’on pourrait avoir tendance à oublierdans notre société de la compétition et de l’avoir.Elles expriment souvent une « foi », une confianceétonnante, au milieu de problèmes qui paraissentpourtant insolubles.Quand on a la chance de vivre des partages de foi avecdes personnes en précarité (échanges à partir de la Parolede Dieu, prière ensemble, célébration des sacrements,pèlerinages ...), la Parole de Dieu se découvre de façonnouvelle et étonnante pour tous.
    20. 20. La Bonne nouvelle est annoncée aussi par les pauvres.Des communauté fraternelles et missionnairesCela est valable non seulement à l’échelle personnelle,mais aussi pour une communauté paroissiale ou autre.Nos communautés sont évangéliques quand ellesaccueillent en leur sein des personnes en grandeprécarité.Cela pose la question de savoir comment elles sontaccueillies et écoutées à ce niveau de l’expériencespirituelle.
    21. 21. La Bonne nouvelle est annoncée aussi par les pauvres.Des communauté fraternelles et missionnairesD’où l’importance de la dimension communautaire dela diaconie dans la démarche d’évangélisation. Rappel définition de Benoît XVI : « La diaconie estDiaconia (etde l’amour du prochain exercé de développer le service le diocèse d’Agen) cherchent àdans les communautés chrétiennes une culture de la manière communautaire et ordonnée ».fraternité (« servons la fraternité »). Cela peut être unsigne évangélique fort dans une culture marquée parla compétition et le calcul, la peur de l’autre, lerepliement identitaire, individuel et communautaire.
    22. 22. L’Eglise évangélise et se laisse évangéliser dans la diaconie vécueAu plan personnel nous sommes appelés, nonseulement à croître dans la foi, mais dans le mêmemouvement à « une vie chrétienne intégrale » (Ad gentes, n° 14)Tous les chrétiens sont invités à trouver unecohérence entre leur foi et toute leur existence, à vivredans un style évangélique.Jean-Paul II exhortait les laïcs à « surmonter en eux-mêmes la rupture entre lÉvangile et la vie, en sachantcréer dans leur activité de chaque jour, en famille, autravail, en société, lunité dune vie qui trouve danslÉvangile inspiration et force de pleine réalisation. »exhortation Apostolique Christifideles laici sur l’Apostolat des laïcs en 1988
    23. 23. L’Eglise évangélise et se laisse évangéliser dans la diaconie vécueDes communauté fraternelles et missionnaires Comme l’évangélisation, la liturgie aussi est affectée par l’importance« La transmission de la foi amène les communautés que l’on donnechrétiennes à articuler de façon stricte les œuvresfondamentales de la vie deou non – – foi : charité, témoignage,annonce, célébration, servicepartage »(diaconie) au écoute, du frère(Instrumentum laboris du synode n°92). « articuler de façon stricte »La diaconiefait penser au « ordonnée »est un lieu d’une communauté chrétiennetest de la qualité de sa foi et de sa vitalité liturgique. de la définition dede la communionAussi la diaconie de l’Église est fruit laconfessée et célébrée. de Benoît XVI diaconie
    24. 24. L’Eglise évangélise et se laisse évangéliser dans la diaconie vécueL’Église ne peut être De chaque chrétienau service du monde etque grâce à l’action De chaque communautéNotre communauté, sur le territoire qui lui est « Il faut concevoir lévangélisation comme le processusconfiée par l’évêque : mue par lEsprit, annonce età travers lequel lÉglise,répand lÉvangile dans le monde entier ; poussée par la Comment répand-elle l’évangile ?charité, elle imprègne et transforme tout lordretemporel, en assumant les cultures et en les Comment » (n°92).force de transformation ?renouvelant est-elleL’Évangile est une force de transformation pour lasociété contemporaine.
    25. 25. Foi et charité se répondent et croissent ensemble.« l’Année de la foi sera aussi une occasion propice pourintensifier le témoignage de la charité » (Porta fidei n°14).« Je voudrais vous adresser mes encouragements pour ladémarche Diaconia 2013, par laquelle vous voulez incitervos communautés diocésaines et locales, ainsi quechaque fidèle, à remettre au cœur du dynamismeecclésial le service du frère, particulièrement du plusfragile. Que le service du frère, enraciné dans l’amour deDieu, suscite en tous vos diocésains le souci de contribuer,chacun à sa mesure, à faire de l’humanité, dans le Christ,une unique famille, fraternelle et solidaire ! ».Benoît XVI aux évêques français (dont Mgr Herbreteau) en visite ad limina en septembre 2012Ainsi, réussir Diaconia permettra de réussir l’Année de la foi,car la nouvelle évangélisation sera ancrée dans un servicerenouvelé de la charité : la fraternité avec les plus fragiles.
    26. 26. Bon temps de l’Avent et joyeux NoëlVotre communauté sera-t-elle représentée au rassemblementDiaconia à Lourdes en mai 2013 ?

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