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Paré à innover n° 63

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  1. 1. Paréà innover# 63Novembre 2015 le journal de l’innovation réseau p 5 Cap sur la transition énergétique action P 2 Bretagne,terre de nutrition santé François Quellec, PDG de Britt, Brasserie de Bretagne L'invité de marque p 12 L’ebrush, le premier pinceau numérique pour tablette ! parole(S) d’innovateur p 3 Fred Ghenassia bullier
  2. 2. Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr2 Jeune pousse L’industrie de transport fait la course aux économies d’énergie. Dans ce contexte, tout kilo gagné sur le poids d’un équipement ou d’une structure compte. Pour répondre à ce défi majeur Halcyon, jeune startup rennaise, conçoit et fabrique des pièces de structures ultra légères, ultra rigides, dans un matériau alvéolaire en alumi- nium. Le matériau existait déja. Mais comme l’explique Gwénaël Picaut, fondateur et président d’Halcyon, « l’innovation protégée par un brevet tient à la réalisation de formes complexes 3D. Notre matériau nid d’abeille aluminium, 30 à 40 % plus léger que la fibre de verre polyester, peut ainsi être utilisée pour réaliser des pièces jusqu’alors trustées par d’autres solutions plus traditionnelles ou à base de composite. » L’industrie aéronautique et ferroviaire s’inté- resse de près au produit d’Hal- cyon. Cette technologie a un coût, mais ce n’est pas un frein : « les économies d’énergie réalisables génèrent un rapide retour sur investissement, assure Gwénaël Picaut. La totale recyclabilité du matériau et l’existence d’une filière de valorisation viable sont également des arguments pris en compte par les professionnels. » Le dirigeant attend d’autres pro- bables débouchés dans l’industrie du bus et des autocars, du nau- tisme et du naval. Lauréat du prix Crisalide éco-activités 2015 (men- tion spéciale mobilité décarbonée), Halcyon est incubé dans le dispo- sitif régional EMERGYS et a béné- ficié d’aides à l’amorçage (PHAR) et à l’innovation (PRDI). La start- up est suivie depuis ses débuts par Rennes Atalante et hébergée depuis février par l’ECAM, sur le campus de Ker Lann. Gwénaël Picaut y travaille en partenariat avec l’école d’ingénieurs, l’Institut Maupertuis et Bretagne UGV, « un réseau qui m’offre un accès à des infrastructures que je ne pourrais pas financer pour l’instant. » Les premières embauches d’Halcyon sont en cours : 13 emplois sont prévus d’ici 2 ans. Une levée de fonds est à venir. Halcyon donne des ailes au transport action Bancs d’essais à l’Institut Bretagne UGV (Usinage Grande Vitesse) Les consommateurs souhaitent une alimentation plus équilibrée et être mieux informés sur ce qu’ils mangent. Ce sont les défis à relever pour les décideurs d’entre- prises alimentaires souhaitant s’engager dans une démarche nutrition santé. Pour les y aider, la Région Bretagne a missionné l’agence économique régionale Bretagne Développement Innovation pour rassembler dans une offre coordonnée toute l’infor- mation disponible sur le champ de la Nutrition Santé : compétences disponibles en Bretagne ; veille scientifique, technologique, régle- mentaire, normative… ; formations (initiales ou continues) dispen- sées par les structures bretonnes (publiques & privées). Établie dans le cadre du contrat de filière de l’industrie agroali- mentaire, ce travail de mise en cohérence, réalisé avec plusieurs structures régionales de soutien à l’innovation, se traduit par de nou- veaux outils de communication. Plaquette, veille et annuaire des formations sont désormais en ligne sur www.invest-in-bretagne.org (rubrique Agroalimentaire/Nutri- tion Santé). Par une meilleure visibilité de cette offre globale, l’enjeu est de permettre aux entreprises bre- tonnes de trouver les clés et les contacts pour développer leurs produits à vocation nutrition-santé et de générer de l’activité à plus forte valeur ajoutée. Bretagne, terre de nutrition santé La plaquette sur la nutrition-santé, éditée par BDI en 2015, s’adresse aux industries agroalimentaires bretonnes. Contact 02 99 05 66 39 / 06 88 61 00 33 gwenael.picaut@halcyon-performance.com Contact Cécile Guyon - Innovation – Filières alimentaires 02 99 67 71 18 – c.guyon@bdi.fr des Français sont inquiets des effets de leur alimentation sur leur santé(1) s’estiment suffisamment informés sur ce sujet(1) des Français estiment que l’étiquetage des produits est la première source d’information sur la nutrition(2) Sources : (1) Enquête IPSOS « Observatoire de la qualité des aliments : les attentes des consommateurs », juin 2014 - (2) Enquête HARRIS INTERACTIVE « Les Français et les calories : Quel rapport à la nutrition ? », novembre 2014 64 % 28 % 24 %
  3. 3. entreprises 3Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr Parole(S) d’innovateur Paré à Innover : votre société est célèbre pour ses pinceaux d’art -en particulier sous votre marque Léonard- et cosmétiques. En 2012, vous vous êtes lancés dans le numérique. Pourquoi ? Fred Ghenassia, DG : une partie des Français ne s’intéresse pas à la pratique des arts créatifs. Parce qu’ils manquent de temps, parce qu’ils ne savent pas à qui s’adresser pour apprendre, parce qu’ils se disent que ça coûte cher, parce qu’ils n’y pensent pas... Peu d’entre eux poussent la porte des magasins d’art. Pour les y faire entrer, il faut leur donner le goût du dessin via des outils simples à utiliser, ludiques, accessibles. Nous avons créé il y a 4 ans l’ebrush, le premier pinceau numérique pour tablette. Un pinceau pour dessiner et peindre (et aussi tester son maquillage!) compatible avec les applications du marché, protégé par un brevet européen et lauréat du concours Crisalide numérique 2014. Puis est venu le stylo 3D. Ces innovations en ont appelé d’autres : pour que le public ait l’idée et l’envie d’utiliser nos outils numériques, il fallait qu’il soit accompagné dans sa démarche d’apprentissage du dessin et de la peinture. PAI : c’est pour cela que vous avez créé une plate-forme de e-learning ? F.G. :uneétudedemarché,enpartie financée par BDI (dans le cadre du programme régional SIDE), a été réalisée par un cabinet de conseil en stratégie numérique. Elle a révélé qu’il n’y a, sur internet, ni cours d’apprentissage de peinture numérique, ni cours de peinture classique. On y trouve certes des démonstrations, des initiations, mais pas de leçons de qualité, dispensées par des professionnels avec une pédagogie, un cursus, une progression. De par notre expérience, nous avions toute légitimité à lancer Art-cursus, la première plate-forme de cours d’arts créatifs en ligne. Pour les professeurs avec lesquels nous nous associons, les avantages sont nombreux : augmentation du nombre de leurs élèves, captation de leur intérêt par des outils ludiques et un enseignement non académique. Pour le public aussi : accès à des cours marginaux uniques (mosaïque, icônes...) ou/ et délivrés par des professeurs renommés, essais avant de s’inscrire... Et enfin pour nous : augmentation du nombre de clients potentiels en touchant des publics qui ne fréquentent pas les magasins de fournitures Beaux- Arts : les enfants, les groupes constitués comme les clubs de vacances, les maisons de retraite... PAI : vous venez de participer à un Reboot Camp* organisé lors de l’événement 360 possibles. Qu’en avez-vous pensé ? F.G. : j’ai assisté l’an dernier à cette expérience, et j’avais trouvé ça extraordinaire !Alorslorsqu’onm’a proposé d’en être le bénéficiaire, j’ai sauté sur l’occasion. Avec moi, des gens d’une qualité incroyable ont réfléchi pendant 4 heures à partir d’un travail que j’avais préparé avec BDI. Des informations essentielles pour l’entreprise sont sorties de cette session. Si j’avais dû payer pour avoir ces résultats, ça m’aurait coûté une fortune! L’ex-conseiller en réflexion stratégique que je suis est enthousiasmé par la méthode. bullier.fr Bullier invite à la peinture sur (la) toile Après le pinceau numérique et le stylo 3D, les établissements Bullier lancent une plate-forme d’apprentissage de la peinture en ligne. À 175 ans, la vénérable entreprise briochine, labellisée entreprise du patrimoine vivant, prouve que savoir-faire traditionnel et innovation sont faits pour s’entendre. Fred Ghenassia, directeur général de Bullier Processus impulsé par BDI lors de la 1re édition de l’événement 360 Possibles en 2014 à Rennes, le Reboot Camp est une session de formation-action de quatre heures. Il s’agit pour les entreprises participantes (préalablement identifiées et préparées) d’exposer une problématique d’innovation en ateliers inter-entreprises et de chercher, de manière collaborative, les moyens de la résoudre. Pour générer des idées et imaginer une offre de valeur, l’expérience à huis-clos (8 participants par groupe) combine des outils et méthodes issus du design thinking, du business model canvas et de la créativité. Les entreprises qui y participent font ainsi le pari du collectif et jouent le jeu de l’innovation ouverte. Lors de la 2e édition de 360 Possibles à Brest (7 et 8 octobre 2015), 4 chefs d’entreprises sont venus expérimenter ces ateliers de travail collaboratif innovants : l’écurie de course au large Absolute Dreamer (56), Bullier (22), la biscuiterie artisanale Lanven (29) et Monique Solidaire (35), le catalogue en ligne des achats responsables en Bretagne.
  4. 4. entreprises Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr4 initiative Projets européens : des opportunités d’affaires pour les entreprises europe Les bonnes fées* se penchent sur le berceau des start-up sur le territoire de Brest TechPlus. Le 222 Business Pool, l’accélérateur 100 % business qu’elles financent depuis le 1er juin 2015, entend aider de jeunes entreprises pro- metteuses à booster leur chiffre d’affaires. « Notre terroir est riche de brillants entrepreneurs qui pâtissent d’être éloignés de leurs clients nationaux et internatio- naux, constate Virginie Zanzucchi, directrice opérationnelle du dispo- sitif novateur. « Souvent issus des métiers de l’ingénieur, ils peuvent également être mal à l’aise avec le côté commercial de leur acti- vité. L’accélérateur les accom- pagne donc dans leur stratégie et apporte pendant 3 ans un sou- tien structurant quotidien à leurs équipes commerciales à Paris où un espace de travail partagé est mis à leur disposition. » Soutenue par le Conseil régional en 2013, Athemium, spécialisée dans la maison connectée, est une des 3 start-up sélectionnées pour l’aventure. Frédéric Felten, son PDG, apprécie « les locaux parisiens qui permettent d’être au plus près des clients, l’accom- pagnement de Virginie Zanzucchi qui provoque des rendez-vous avec des grands comptes, assiste aux rencontres et nous aide à conclure, le coaching commer- cial et marketing. Ce soutien a redynamisé notre équipe com- merciale. Nous échangeons avec les équipes des 2 autres start-up que je connaissais mais avec les- quelles je n’imaginais pas avoir des choses en commun... Et nous notons déjà une accélération des prises de commandes. » Le choix des 3 prochaines entreprises appelées à intégrer l’accélérateur est en cours. Chaque semestre, 2 start-up supplémentaires les rejoindront. L’équipe de 222 Business Pool s’étoffe : après l’embauche de Karine Cupial, responsable marketing et com- munication, le recrutement d’un business développeur est acté au 1er janvier. Le dispositif a bénéfi- cié d’une avance remboursable régionale (215 K€). * Anticipa, Lannion Trégor communauté, Conseil départemental 22, Conseil régional de Bretagne, Alcatel-Lucent, Crédit agricole, CMB Un accélérateur pour poursuivre l’élan Frédéric Felten, PDG d’Athemium et Virginie Zanzucchi, directrice opérationnelle de 222 Business Pool Contact v.zanzucchi@le222bp.com le222businesspool.com athemium.com Contact Hélène Morin, Bretagne Développement Innovation h.morin@bdi.fr Projets européens les bénéfices pour les entreprises Des aides financières Un réseau de partenaire Accès à de nouveaux savoir-faire et compétences Faire connaître votre entreprise et vos compétences à l’étranger Acquérir un avantage concurrentiel en termes de produits et/ou technologies 74 % 65 % 56 % 53 % 35 % BDI, l’agence économique régio- nale, a mené une enquête sur la participation des entreprises bre- tonnes aux projets européens. Cette consultation, réalisée tous les cinq ans auprès d’entreprises bretonnes, vise à mieux les accom- pagner dans leurs démarches : information sur les financements de projets européens, conseil et mise en place de partenariats en Europe, accompagnement au montage de projet. Ces projets sont financés par l’Union Européenne et ont pour objet de stimuler l’innovation dans les entreprises. Sur les 34 entreprises qui ont déjà participé à au moins un projet européen : 3/4d’entre elles ont une activité à l’export Près de 50 %ont un effectif de moins de 20 salariés 71 %des projets ont abouti aux résultats attendus Plus de 80 %sont satisfaites ou très satisfaites de leur participation aux projets européens 2/3pensent que la réussite d’un projet dépend de son intégration dans la stratégie globale de l’entreprise. 85 %sont prêtes à se réengager dans un projet européen Tous les résultats de l’enquête sur bdi.fr (rubrique ressources).
  5. 5. 5Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr réseau Cap sur la transition énergétique Au cœur du débat parlementaire cet été, notamment à l’approche de la COP 21, au cœur aussi des stratégies des différents territoires, la transition énergétique concerne les politiques publiques mais elle s’impose aussi à la réalité et à la responsabilité des entreprises, comme à celles des citoyens. La transition énergétique passe nécessairement par des change- ments profonds dans nos modes de consommations et dans les activités de nos territoires. Par définition, elle passe aussi par l’utilisation d’énergies moins pol- luantes et de faible impact sur notre environnement. En Bretagne, la transition énergé- tique est en marche et elle est vécue comme une opportunité. Elle figure d’ailleurs parmi les 4 axes straté- giques fixés par la Glaz économie pour créer de la valeur économique et de l’emploi. Elle figurait déjà dans le Pacte électrique breton dès 2010 (maîtrise de la demande en électri- cité ; développement des énergies renouvelables ; sécurisation de l’ali- mentation électrique régionale). Sur le terrain, les initiatives se mul- tiplient dans les énergies renouve- lables et notamment dans les éner- gies marines. Parmi les récentes actualités, l’hydrolienne Sabel- la D10 a été raccordée au réseau (cf PAI #61 et photo ci-dessus). Ce projet représente environ 10 à 15 % de la consommation électrique de l’île d’Ouessant . À terme, la ferme pilote Eussabella, constituée de 2 hydroliennes D15, assorties d’un système de stockage d’énergie et du développement d’un smart-grid sur l’île, permettra de couvrir envi- ron 60 % des besoins électriques ouessantins. Les industries, et notamment agroalimentaire, se penchent de manière croissante sur la maîtrise deleurconsommation(ex. :Triballat avec l’entreprise Energiency – cf PAI #62 juillet 2015). La Bretagne s’est également lancée cette année, avec la Région Pays- de-Loire, dans une réponse com- mune à un appel à projet national pour bâtir un grand réseau élec- trique intelligent pour l’Ouest. Production, gestion de l’énergie, mobilité durable ou maitrise de la consommation, les entreprises comme les acteurs publics et de la recherche travaillent ensemble à de nouvelles expérimentations, à trouver de nouveaux marchés, des modèles économiques viables et à emmener la Bretagne vers la voie de la reconversion énergétique. ©Sabella
  6. 6. Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr6 Le leader français de la méthanisa- tion à la ferme est breton. Filiale du groupe Armorgreen depuis 2013, AEB Méthafrance tient la dragée haute aux champions allemands des énergies renouvelables. Des plans au suivi d’exploitation, l’entreprise prend en main toute la chaîne d’installation en valorisant le process made in France. « En Alle- magne, les méthaniseurs digèrent des cultures énergétiques comme le maïs. En France, c’est interdit car c’est un non-sens écologique, explique Franck Gosselin, le direc- teur général d’Armorgreen. Nos installations sont conçues spécifi- quement pour absorber des résidus agricoles beaucoup plus variés ». Basée à Lamballe, AEB-Métha- france a déjà mis en service 24 unités de méthanisation agricole, en majorité au nord de la Loire. Là où les grandes exploitations et la prévalence de l’élevage fondent la rentabilité des projets de méthani- sation par voie humide, le procédé le plus courant sur le marché. Une dizaine de projets est dans les tuyaux. « La tendance est au regroupement des agriculteurs pour faire baisser les coûts fixes du génie civil et sécuriser les approvisionnements ». La puis- sance moyenne des installations agricoles actuelles se situe entre 150 et 500 kW. Les agriculteurs connaissent les vertus de la méthanisation agricole qui peut leur offrir un complément de revenu, une fertilisation boni- fiée, de l’autonomie énergétique… En deux ans, AEB-Méthanisation a vu son chiffre d’affaires passer de 1,5 à 7 M€. « Sauf que le mar- ché global ne progresse pas. Nous gagnons des parts de marché, entre autres, avec la disparition de certains de nos concurrents, faute d’activité ». Sont en cause le tarif de rachat insuffisant de l’électricité, la lourdeur des procédures adminis- tratives et l’interdiction de vendre le digestat à un tiers. En attendant le boom annoncé, AEB Méthafrance fait le dos rond. aeb-energie.fr production d’énergie L’onduleur est la pièce maîtresse d’un système de production élec- trique. Il convertit le courant conti- nu des modules photovoltaïques en courant alternatif conforme aux exigences du réseau. Chez Imeon Energy, jeune société brestoise créée en 2013, l’onduleur nouvelle génération, réputé « intel- ligent », mixe l’architecture électro- nique des modèles On-Grid et Off- Grid (connectée ou non au réseau). Concrètement ? Le boîtier est relié à trois sources d’approvisionne- ment - les panneaux, les batteries et le réseau public de distribution d’électricité. L’onduleur analyse en temps réel les sources d’énergie disponibles, la production solaire, la consommationetl’étatdechargedes batteries. Il oriente l’électricité géné- rée selon les besoins du moment. Plus d’énergie produite que de consommation ?L’électricitésolaire éclaire la maison et recharge les batteries. C’est l’inverse ? Imeon puise dans les batteries et appelle le réseau à la rescousse. La machine donne toujours priorité à l’autoconsommation : seul l’excé- dent de production est stocké pour être utilisé ultérieurement. Lancéd’abordsurlemarchédomes- tique, l’onduleur Imeon regarde maintenant vers les secteurs ter- tiaire et industriel. L’innovation a des atouts à faire valoir. « Notre solution tout-en-un est simple à mettre à en œuvre, assure Christophe Goas- guen, directeur des opérations de la PME. En réduisant l’utilisation des batteries, on améliore de 30 % le rendement global de l’installation. Et on double a minima leur espé- rance de vie ». Avec un onduleur déjà disponible dans 70 pays, l’entreprise de 13 salariés réalise dorénavant 80 % de son chiffre d’affaires à l’export. L’année prochaine, elle rapatriera ses capacités de production de Chine vers le Finistère. imeon-energy.com AEB Méthafrance carbure au biogaz Imeon optimise l’autoconsommation solaire gestion de l’énergie & autoconsommation Unités de méthanisation agricole Boîtier Imeon Energy installé Fonctionnement avec parc batteries non chargé : l’excédent de production est stocké pour une consommation ultérieure
  7. 7. Réseau 7Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr mobilité durable Jamais la route sans le rail. C’est le leitmotiv de Combiwest. L’entre- prise de fret ferroviaire charge des caisses mobiles de camion sur des trains pour acheminer les cargai- sons de ses clients, les transpor- teurs routiers. C’est le principe du transport combiné. Créé en 2009, l’opérateur de trans- port doit sa création à des entre- preneurs bretons dont la Sica, le groupement légumier de Saint- Pol-de-Léon, en quête d’une alter- native commerciale et écologique performante pour livrer leurs pro- duits à l’autre bout de la France. L’agroalimentaire représente tou- jours un volume important des expéditions mais le portefeuille s’est diversifié. Vers les produits chimiques, l’outillage, le béton, le bois, l’aluminium… Et même les camping-cars. En 2014, Combiwest a convoyé 29 000 caisses mobiles sur un axe ferroviaire qui relie Rennes à Marseille, via les terminaux de Château-Gontier, Le Mans, Mâcon, Lyon, Miramas et Fos-sur-Mer. À ses clients, l’entreprise vend la sécurité et la ponctualité du rail. Elle met aussi en avant l’économie en gasoil, en frais de route et de personnel mais aussi la réduction des gaz à effet de serre. Emma- nuel Descloux, le directeur, a fait ses calculs : « On retire chaque jour 150 camions des routes de France. C’est l’équivalent de 29 000 tonnes de CO2 en moins dans l’atmos- phère l’an dernier ». Début 2015, Combiwest a réalisé une première percée à l’interna- tional en signant un contrat avec Metrocargo Italia (MCI). L’accord vise à assurer la continuité du transport de produits métallur- giques entre Parme et Nantes. Mais la société bataille encore pour la remise en service de la plate- forme logistique de Morlaix « d’un intérêt stratégique crucial pour notre entreprise, le monde agricole et la compétitivité de toute l’écono- mie bretonne ». combiwest.com SOLENN teste la consommation maîtrisée Combiwest fait préférer le train maîtrise de la consommation en énergie À Lorient, un consortium (1) de douze partenaires publics et privés met à l’épreuve la technologie et les comportements pour réduire la consommation d’énergie en sécu- risant l’alimentation électrique. Les explications de Mireille Chau- veau, adjointe au directeur d’ERDF Bretagne. Quelle est la raison d’être du projet SOLENN ? Mireille Chauveau : Notre premier objectif est de comparer l’impact de plusieurs solutions indivi- duelles et collectives sur la réduc- tion des consommations d’électri- cité des ménages. Pour ce faire, nous avons recruté 1 000 foyers volontaires équipés du nouveau compteur communicant Linky. SOLENN est un démonstrateur smart grid (13,3 M€), piloté par ERDF et soutenu par l’Ademe au titre des Investissements d’avenir (5,3 M€). En Bretagne, nous tes- tons la capacité du dispositif à être reproduit partout en France. Comment va se dérouler l’expérimentation ? M.C. : Nous allons tester à domi- cile pendant deux ans des appli- cations qui détaillent avec préci- sion la consommation électrique des équipements domestiques à tout moment de la journée. Des conseillers énergie interviendront pour « coacher » les familles dans leur vie quotidienne. Des anima- tions collectives (jeux, concours…) seront organisées pour susciter une émulation entre plusieurs équipes d’habitants. L’évaluation comparée de ces outils nous dira quels sont les messages les plus pertinents qui poussent les particuliers à mieux maîtriser leur consommation d’électricité. Quid de la sécurisation du réseau ? M.C. : SOLENN sera l’occasion de tester notre dispositif d’écrêtement ciblé qui nous permet d’abaisser ponctuellement le niveau de puis- sance appelé chez nos clients. C’est une alternative au délestage (2). Notre propos n’est pas de faire des économies mais de prévenir tout risque de coupure. Là encore, il faut tester l’acceptatibilité de l’opération. (1) Niji, Delta Dore, Vity, Lorient Agglomération, Aloen, Région Bretagne, RTE, UFC Que choisir 56, etc. (2) Coupure volontaire du courant pour rétablir rapidement l’équilibre entre la production et la consommation du réseau. Installation d’un boîtier © ERDF - Abib Lahcème PWP Le transport combiné par Combiwest © D. Leroux
  8. 8. Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr8 DEUX DATES 20/11/2015 à Rennes Forum prospectif « Climat énergie et société à l’horizon 2050 : une Bretagne en transition » organisé par le Ceser. 3/12/2015 à Vannes Conférence départementale « 56watt, agir pour accélérer la transition énergétique », organisée par la CCI 56 au sein du bâtiment Kergrid de Morbihan énergies (8 h 30 à 12 h 30). SUR LE WEB smartgrids-cre.fr Site français de référence les-smartgrids.fr Site d’actualité Soyons smart ! Le blog du journaliste Stéphane Grammont (France 3 Bretagne). DEUX CONCOURS Énergies d’innovation Organisé par le programme ENBRIN d’EDF Crisalide éco-activités Organisé par Créativ et CCI Innovation Bretagne (inscriptions jusqu’au 27/02/2016) Un ouvrage « Reconversion énergétique, la Bretagne en pointe » Pierre-Henri Allain, journaliste professionnel (correspondant permanent de Libération et de l’agence Reuters pour la Bretagne), fait le tour des initiatives bretonnes en faveur de la reconversion énergétique (éolien, éolien offshore, hydrolien...). Éditions Les Ateliers Henry Dougier - collection « Le changement est dans l’R » annuaires à retrouver sur www.invest-in-bretagne.org les acteurs bretons de la méthanisation, des smart-grid et des énergies marines renouvelables. Réseau projet smile Cet été, Bretagne et Pays-de-Loire ont déposé leur candidature pour bâtir ensemble un réseau élec- trique intelligent pour l’Ouest : une réponsecommune–baptiséeSmile (SMart Ideas to Link Energies) – à un appel à projets national. Les deux Régions ont répondu à l’appel, lancé en avril 2015 par les ministères de l’Économie et de l’Énergie, pour déployer un grand réseau électrique intelligent à partir de 2017. Réussissant à mobiliser 150 acteurs* dont 95 entreprises, les deux collectivités ont remis ensemble leur dossier de candida- ture en juillet 2015. Par cette candidature commune, vitrine de l’excellence industrielle française en termes de transition énergétique et de croissance verte, le collectif s’est engagé à accompa- gner 17 projets industriels de terri- toires, convergeant et interagissant au cœur des deux régions. La dyna- mique s’appuie sur une pratique éprouvée de coopération entre les deux régions et tire parti de leurs atoutsetdeleurscomplémentarités. Au service des entreprises, le pro- jet Smile leur assurerait un marché sur une zone de déploiement pilote et leur ferait bénéficier d’un accom- pagnement dans leurs partenariats et leur promotion à l’international. À l’horizon 2020, les projets indus- triels pourraient être déployés à grande échelle, avec des impacts positifs : près de 10 000 emplois (directs ou induits), la création d’une dynamique industrielle à l’international, 1 000 bornes de recharge publiques ; 50 MWh de stockage, 1 000 bâtiments à éner- gie positive, 20 000 points lumineux intelligents, 1 outil de sensibilisa- tion des citoyens à grande échelle. Deux autres territoires ont déposé leur candidature à cet appel à pro- jet (PACA, Nord-Pas-de-Calais). La réponse des ministères est atten- due pour le mois de janvier. * Avec le soutien des pôles de compétitivité (Images & Réseaux et S2E2), des CCI territoriales, des agences régionales de développement économique, des SDE et des métropoles. Bâtir un réseau électrique intelligent : un projet de territoires pour la Bretagne et les Pays-de-Loire POUR ALLER PLUS LOIN… Bretagne et Pays de la Loire investies dans l’énergie Développement des énergies renouvelables, en particulier les énergies marines, maî- trise des consommations, émergence de territoires à énergie positive, les régions Bretagne et Pays de la Loire ont largement investi l’enjeu de la transition énergétique. Elles sont aussi déjà très impliquées dans les réseaux intelligents et ont développé des démonstrateurs sur leur territoire, comme le « Smart Grid Vendée » ou le « projet Solenn » (cf page précédente). focus de ses besoins en électricité en 2014 (contre 8 % lors de la signature du Pacte électrique breton, fin 2010) La Bretagne a produit 13 % Avec 826 MW d’éoliennes raccordées en décembre 2014, la Bretagne se place au français 3e rang Source : Conférence bretonne de l’énergie
  9. 9. retours en images 9Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr 360 possibles 7 & 8 octobre 2015, Brest la bretagne à expo milano 2015 20 août > 16 septembre 2015 On s’écoute, on se parle... La clé d’un reboot camp réussi : l’esprit collaboratif ! Le mercredi 7 octobre, lors de la soirée Bretagne, le brodeur et styliste Pascal Jaouen a présenté sa collection Gwenn-ha-du En deux jours, le rendez-vous 360 Possibles a enregistré 1 063 inscriptions (58 % d’entreprises) pour près de 100 ateliers proposés « Bien manger, aujourd’hui et demain » : c’est avec ce leitmotiv que la Bretagne a décidé de s’exposer à Expo Milan 2015 La présence de la Bretagne à Expo Milano était multi-partenariale : Région Bretagne et trois agglomérations (Quimper, Rennes et Saint-Brieuc (mise en œuvre BDI / BCI / Chambre régionale d’agriculture) Avec les interventions du japonais Shoji Shiba, le public aura appris à « désapprendre » pour appréhender les voies de l’innovation Une large sélection de produits a été mis en valeur dans les vitrines de l’espace Bretagne Afin d’inaugurer l’Espace Bretagne à l’Expo Milan 2015, une visite officielle était organisée le 25 août 2015 conduite par Pierrick Massiot, le président de la Région Bretagne. La délégation était composée d’élus régionaux, des collectivités partenaires et de chefs d’entreprises La restitution de plusieurs ateliers s’est faite en direct avec l’intervention de graphic-recorders (facilitateurs graphiques) Open de l’innovation : 110 rendez-vous business se sont enchaînés pendant deux jours ©StudioCorsaire
  10. 10. Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr10 Veo-labs met la vidéo en box Une petite poulie peut-elle faire de grandes choses sur un bateau ? La jeune société d’équipement nau- tique Ino-Rope y croit dur comme fer. À condition de remplacer son axe en métal et les roulements à bille par une fibre textile nouvelle génération (Dyneema®). L’intérêt ? « Produire une poulie beaucoup moins lourde, plus facile à manier, plus résistante à l’usure mais tout aussi performante », expliquent Thibault Reinhart et Julien Bar- net, cofondateurs de la PME, ins- tallée dans les chantiers Kaïros du skipper Roland Jourdain. Les deux premiers modèles de poulie Ino-Block sont sortis au printemps dernier du port de Concarneau. Le reste de la gamme reste à produire pour répondre aux besoins spéci- fiques de tous les marins - course au large, plaisance, yachting… Le dernier 60 pieds Banque Populaire en est déjà pourvu. Chez Ino-Rope, l’approvisionne- ment, la fabrication et le montage des poulies se font exclusivement dans le grand Ouest - entre la Forêt- Fouesnant, Brest et Ernée. Question de fidélité à un territoire qui a donné à ses patrons l’amour de la mer, des bateaux et des cordages. Mais la PME regarde au large. Les atouts de la poulie textile séduisent aussi l’industrie, grande utilisatrice d’engins de tractage et de levage. « On trouve des poulies dans les treuils de 4×4, les grues, le maté- riel d’escalade, les ascenseurs… Le nautisme est un super labo- ratoire d’essai. C’est notre ADN. Mais la diversification est essen- tielle pour anticiper les aléas d’une activité très saisonnière ». En recherche de distributeurs pour ses poulies textile, Ino-Rope pilote en parallèle un site web de vente en ligne d’accastillage et une acti- vité de transformation de cordage. L’entreprise a bénéficié du soutien du Conseil régional notamment dans l’organisation de la produc- tion, le marketing et la maîtrise de sa structure financière. inrope.com Ino-Rope tient la corde C’est un boîtier blanc, discret et compact. Une box comme il en existe des dizaines en boutique. Sauf que la Veobox ne sert pas à surfer sur Internet. La machine est un enregistreur double flux de haute définition. Connectée simultanément à un ordinateur et à une caméra, elle capture, encode et synchronise les données - voix, image, texte - pour retransmettre en ligne une vidéo enrichie. L’objet intéresse les enseignants qui mettent leurs cours en ligne. Le résultat parle aux organisateurs de conférences. Cette innovation 100 % rennaise est à mettre au crédit de la start- up Véo-labs, spécialisée dans le développement web et la techno- logie Linux embarqué. Dominique Villotte est son président : « L’atout de la Veobox est sa petite taille, son fonctionnement silencieux et sa grande simplicité d’utilisation, voulue pour un public non expert en nouvelles technologies ». Les univers de la formation à distance (e-learning, mooc, serious game…) et de l’événementiel (congrès, lancement de produits…) sont les deux terrains de chasse de la Veo- box. Le boîtier est commercialisé depuis cet été par un réseau de distributeurs-intégrateurs pro- fessionnels. Des établissements de recherche ou d’enseignement supérieur bretons l’ont déjà adopté dont l’UEB, l’Irisa, la DGA… Forte d’une vingtaine d’ingénieurs, l’entreprise a bénéficié récemment d’un prêt de Bpifrance (300 000 €) pour développer ses activités. « Cette aide nous a permis d’accé- lérer notre programme R&D. Nous y consacrons 20 % de notre chiffre d’affaires, souligne Dominique Vil- lotte. Elle nous permet aussi de prospecter à l’international. Vers la Suède,l’Allemagne,lesPays-Bas… ». Veo-labs fait partie des membres fondateurs de l’IRT B-Com. veo-labs.com nautisme & développement durable numérique Veobox, l’enregistreur double flux Modèles de poulies Ino-Rope
  11. 11. du côté des filières 11Paré à innover I Novembre 2015 I L’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr Données informatiques : faites le tri! « Imaginez une ville qui collecterait pêle-mêle toutes les ordures ménagères de ses habitants, les stockerait et s’attellerait ensuite à les trier : c’est ce qui se passe aujourd’hui dans le domaine du Big Data », explique Yann Dodard, fondateur de Dataplana. Les entreprises génèrent des volumes exponentiels de données qu’elles stockent en investissant dans du matériel toujours plus puissant, et qu’elles n’uti- lisent pas ou mal. « Nous proposons au contraire un tri sélectif de ces données, à la base, pour mieux les valoriser. » Les avantages de cette opération en amont sont nombreux : exploitation maximale des données en flux tendu -détecter une panne, optimiser une chaine de production, adapter une activité à la météo-, économies sur l’achat d’infrastructures de stockage démesurées - « il suffit d’un ordinateur de bureau pour conserver les données transformées », selon Yann Dodard-, rapidité d’exécution... Testée avec succès dans le domaine des télécoms, « notre technologie est aujourd’hui proposée aux PME qui ne trouvent que des solutions sur étagère mal adaptées à leurs besoins, poursuit le dirigeant de Dataplana. Nous étudions avec elles les données dont elles disposent et ce qu’elles veulent en faire, afin de proposer une solution tech- nique satisfaisante et pas ruineuse.» Issue d’un essaimage d’Orange, la jeune start-up lan- nionnaise est accompagnée par la technopole Anticipa et a bénéficié du dispositif régional d’incubation. dataplana.com Breizh Algae regroupe les acteurs des biotechnologies marines. La filière s’organise, de la récolte des algues à la valorisation des produits finis. La Bretagne compte des champs d’algues exceptionnels ; elle est aussi l’un des meilleurs centres de recherche maritimes euro- péens. Il y pousse des entreprises innovantes qui savent que les bio- technologies, notamment dans le domaine de la nutrition santé humaine, animale et végétale, sont une opportunité pour l’essor de la région, et l’occasion d’une muta- tion industrielle. « Il y a 5 ans, nous étions des marginaux, se souvient Hervé Balusson, PDG d’Olmix Group, spécialiste des solutions naturelles algo-sourcées, et prési- dent de Breizh Algae. Aujourd’hui, le monde s’ouvre à nous. Soucieux de sécurité alimentaire, les pays émergents réclament des pro- duits naturels. Les entreprises bretonnes ont un savoir-faire, une image " santé " qu’il nous faut exploiter. On a tout pour réussir, à condition d’organiser et de sou- tenir la filière. Ou on est capables de le faire, ou une multinationale exploitera le filon à notre place.» Sous les couleurs de Breizh Algae, les choses se mettent en place : la première bio-raffinerie d’algues au monde a vu le jour dans le Finis- tère en 2013. Le Breizh Algae Tour réunit chaque année, depuis 3 ans, plusieurs centaines d’acteurs des biotechnologies marines venus du monde entier présenter les avan- cées scientifiques et techniques. En septembre, au pied de la tour Eiffel, ils ont pu déguster dans un foodtruck Olmix un poulet élevé aux algues, sans antibiotique. Pour développer la filière, Hervé Balus- son espère lever 30 millions € via un fonds de soutien appelé Breizh Algae Invest. Il vient également d’inaugurer dans les Côtes d’Armor la Breizh Algae School, premier centre de formation dédié aux applications pratiques des algues. L’avenir est en cours. breizhalgae.fr L’algue, une chance pour la bretagne big data nutrition santé Dégustation d’un poulet élevé aux algues, sans antibiotique, autour du foodtruck Olmix, en septembre dernier Yann Dodard, fondateur de Dataplana
  12. 12. L'invité de marque Trois ans après sa reprise, Britt est en pleine forme. « Nous sommes passés d’une production de 23 000 hectolitres en 2012 à 31 000 en 2015 en nous appuyant prioritaire- ment sur trois marques, explique le PDG : Britt, la plus consensuelle, Dremmwel, la plus celte, Sant Erwann, appréciée des amateurs de bière d’abbaye. » Ar Men et Cel- tika complètent l’offre, déclinée en quelques dizaines de variantes. Avec toujours la même exigeance : produire des bières de qualité et de caractère, avec une signature de recettes spécifique. « Afin de réduire les contraintes générées par notre production variée, nous souhaitons nous recentrer sur nos produits phares, annonce le dirigeant. Ce réajustement ne se fera toutefois pas au détriment de l’innovation, indispensable pour répondre aux évolutions des goûts et des envies des consomma- teurs.» Une Britt rosée à la fraise de Plougastel a ainsi fait son appa- rition. Une Sant Erwann vieillie en fût de grands crus ou en barrique de whisky va être proposée aux restaurants étoilés. Britt brasse pour le compte d’autres marques, parmi elles, une bière bio sans gluten au quinoa et au malt d’orge. La bio Ar Men poursuit sa progres- sion et est disponible dans les bou- tiques de produits régionaux et les circuits bio. La Dremmwel depuis 2014 est brassée à 100 % avec de l’orge bio local. Ce sont des mar- chés de niche qui n’intéressent pas les grands groupes, analyse François Quellec. Nous sommes industriellement moins contraints qu’eux. Ce qui ne nous empêche pas d’avoir de l’ambition pour nos bières grand public. En nous atta- chant aujourd’hui les services d’un pôle commercial export externa- lisé, nous visons le circuit CHR* à l’export. » La tête tournée vers le monde, les pieds en Bretagne « Nous partageons avec la marque Bretagne la fierté de nos origines et de nos traditions, dit François Quellec. Mais, comme elle, nous sommes résolument tournés vers l’avenir. La coiffe, le biniou, ce n’est pas l’image qu’on veut véhiculer. Il ne s’agit pas de renier ou de mépriser quoi que ce soit, plutôt de sortir d’une vision uni- quement folklorique de la région.» Pour beaucoup de horsains (que nos amis Normands nous auto- risent cet emprunt à leur langue), la Bretagne est une terre authen- tique, belle, peuplée d’hommes et de femmes de caractère qui produisent de bonnes choses. « La marque Bretagne porte ces valeurs, estime le PDG. Elle faci- lite le commerce. Un autres de ses atouts est d’avoir professionna- lisé notre communication, comme celle d’autres PME, par le biais de sa charte graphique exigente.» Attachée au territoire, l’entreprise a créé avec l’association De la terre à la bière et les brasseries Coreff et Lancelot un circuit d’approvi- sionnement en orge bio cultivé localement. Avec un rêve : la créa- tion d’une malterie régionale pour produire une vraie bière bretonne, et plus simplement brassée en Bretagne. britt.fr Directeur de la publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen I Crédits photos : Emmanuel Pain, AbibLahcème,DominiqueLeroux,Sabella,StudioCorsaireICréationetréalisation :hippocampe.com-800034IBretagneDéveloppement Innovation, 1 bis, route de Fougères - 35 510 Cesson Sévigné I Tél. 02 99 84 53 00 I redaction@bdi.fr I Tirage : 7 300 exemplaires François Quellec PDG de Britt Brasserie de Bretagne Tout savoir sur la marque BRETAGNE : marque-bretagne.fr Avec le soutien de Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds européen de développement régional Pour son activité export (Europe et Asie), Britt a bénéficié d’une aide régionale à l’internationalisation – (Ressource Humaine Export) le coup de pouce * Cafés / Hôtels / Restaurants Arnaud Huchet directeur d’exploitation et François Quellec PDG de BRITT Francois Quellec PDG de BRITT, Anthony Gargam, brasseur et Arnaud Huchet directeur d’exploitation

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