Paris, le 30 avril 2014
Frédéric Barbier
Député PS, membre de la commission des affaires économiques, rapporteur de
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producteur mondial depuis 2010, devant la Russie. Ils deviendront exportateurs
à partir de 2016.
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En Europe, l’afflux du charbon américain, chassé par le gaz sur son propre
marché, a fait baisser son prix.
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Résumé du rapport de Fredéric Barbier (PS) sur l'impact économique du gaz de schiste aux Etats-Unis.

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  1. 1. Paris, le 30 avril 2014 Frédéric Barbier Député PS, membre de la commission des affaires économiques, rapporteur de la mission d’information sur l’impact économique de l’exploitation des hydrocarbures de schiste au niveau mondial L’IMPACT DU GAZ DE SCHISTE DES ETATS UNIS JUSTIFIE UN SOUTIEN ACCRU A L’INDUSTRIE Frédéric Barbier, rapporteur de la mission d’information sur l’impact économique de l’exploitation des hydrocarbures de schiste au niveau mondial, a présenté son rapport, ce 30 avril 2014, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale. L’essor des gaz de schiste est une révolution sur le marché énergétique mondial, a-t-il déclaré. Nous pensions jusqu’alors nous trouver dans un contexte de raréfaction progressive des sources d’énergie fossile, nous découvrons que nous sommes de nouveau dans un paradigme d’abondance. Le gaz de schiste offre 60 ans de ressources récupérables supplémentaires, portant à 200 le nombre potentiel d’années de production. Les gaz de schiste se sont fortement développés aux Etats-Unis grâce à un environnement particulièrement favorable. Ils représentent désormais 35% de la production américaine de gaz, et les Etats-Unis en sont le premier
  2. 2. producteur mondial depuis 2010, devant la Russie. Ils deviendront exportateurs à partir de 2016. Les conséquences de ce développement sont considérables. Les hydrocarbures de schiste - il existe aussi des pétroles de schiste - ont permis une diminution spectaculaire des importations énergétiques américaines, réduisant le déficit de leur balance commerciale et leur dépendance énergétique. La baisse très importante du prix du gaz a poussé à une substitution du charbon par le gaz dans le mix électrique, provoquant une diminution de leurs émissions de gaz à effet de serre. La réduction de la facture énergétique a profité aux ménages, mais aussi très largement aux entreprises américaines, qui bénéficient désormais d’un coût de l’énergie parmi les plus faibles au monde. C’est évidemment une très bonne nouvelle pour la compétitivité de ces compagnies. Au premier rang des gagnants se trouve l’industrie pétrochimique américaine, qui va bénéficier de 90 milliards de dollars d’investissements, dont la moitié engagés par des sociétés non américaines. Ceci va avoir des répercussions sur de nombreuses autres industries qui utilisent ses dérivés : tout un pan de la chimie, mais aussi la sidérurgie, le bâtiment, l’automobile… D’autres secteurs « gazo-intensifs », comme l’aluminium ou la production d’engrais, sont aussi concernés. C’est en réalité tout l’ensemble du secteur manufacturier qui s’en trouve irrigué. Evidemment, cela a un impact sur la croissance et sur l’emploi. On estime à 600 000 le nombre d’emplois crées au total aux Etats-Unis.
  3. 3. En Europe, l’afflux du charbon américain, chassé par le gaz sur son propre marché, a fait baisser son prix. Les centrales à gaz sont devenues moins rentables, ce qui a provoqué la mise sous cocon de 50 GW de capacités, qui sont pourtant parmi les plus récentes du parc européen ! Parallèlement, les centrales à charbon, dont la grande majorité est âgée de 20 à 40 ans et qui, elles, émettent massivement des gaz à effet de serre, tournent à plein régime… En France, nos raffineries connaissent et vont connaître dans les années qui viennent des difficultés supplémentaires. En comparaison de leurs concurrents américains, les coûts de production de nos « gazo-intensifs » seront plus élevés, menaçant ainsi près de 100 000 emplois dans ces secteurs. L’étude de l’impact économique de l’exploitation des hydrocarbures de schiste au niveau mondial mène donc à un constat implacable : Les industriels énergo-intensifs doivent bénéficier d’un soutien fort, sans lequel la pérennité de leurs activités et de leurs emplois sera directement menacée. Cet enjeu sera au cœur des préoccupations de la commission des affaires économiques, lors de l’examen du projet de loi de transition énergétique, qui va s’engager cet été. Contact Frédéric Barbier : 01 40 63 68 08. Mail : fbarbier@assemblee-nationale.fr Contact presse: Stanislas Noyer 01 40 63 25 25 / 06 77 95 55 24 / snoyer@assemblee-nationale.fr

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