ÉDUCATION À LANUTRITION EN RÉSEAUUNE RÉALISATION DUÉTUDE DE LA MISE EN ŒUVRE D’UN PROJET-PILOTEAU SEIN DE DEUX COMMISSIONS...
COLLABORATIONÉquipe de projet – CEFRIOJosée Beaudoin, vice-présidente, MontréalJulia Gaudreault-Perron, chargée de projetÉ...
TABLE DES MATIÈRESSOMMAIRE                                                                                               4...
SOMMAIRECe rapport présente les résultats d’une recherche              d’activités d’éducation à la nutrition en réseau. A...
Concernant les résultats de la recherche, ils ont permisla détermination des conditions de mise en œuvre etde réussite du ...
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1. LE CONTEXTEEn août 2012, le ministère de la Santé et des Services                     alimentaire canadien, lesquelles ...
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d’apprentissage de même qu’un accroissement de                           •    Sensibiliser les enseignants à l’utilisation...
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TABLEAU 2 : INDICATEURS DES TERRITOIRES ET DES ÉCOLES ÉTUDIÉS DANS LA CS DES SOMMETS                                      ...
2. LA DÉMARCHE DE RECHERCHELA THÉORIE ANCRÉEAvant tout de nature qualitative, la recherche portant sur le projet Éducation...
La théorie ancrée, ou théorie enracinée, se veut                           LES OUTILS ET LIMITES DE LA RECHERCHEl’expressi...
a permis le recensement d’un nombre limité de                  soit la mise en réseau, l’utilisation des programmesretombé...
d’utiliser des outils ou des moyens qui contribueront                      plus, d’autres acteurs font partie de cette ins...
Voici quelques illustrations tirées du répertoire de programmes élaborés par les PLC :                                    ...
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Par ailleurs, l’intégration des activités d’éducation à      Une fois en classe, l’enseignant vérifie le fonction-la nutrit...
capsules en direct des choix de collation nutritive. Elle   et emballés. Au même titre que les enseignants ouétait install...
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FIGURE 7 : CONFIGURATIONS DE L’ACCOMPAGNEMENT         JOURNÉE DE FORMATION            ET DE PLANIFICATION          AVEC LE...
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Éducation à la nutrition en réseau

  1. 1. ÉDUCATION À LANUTRITION EN RÉSEAUUNE RÉALISATION DUÉTUDE DE LA MISE EN ŒUVRE D’UN PROJET-PILOTEAU SEIN DE DEUX COMMISSIONS SCOLAIRESDÉCEMBRE 2012PARTENAIRE DU PROJET
  2. 2. COLLABORATIONÉquipe de projet – CEFRIOJosée Beaudoin, vice-présidente, MontréalJulia Gaudreault-Perron, chargée de projetÉquipe de projet – Producteurs laitiers du CanadaJulie Paquette, directrice adjointe de programmes provinciaux – NutritionHélène Gayraud, gestionnaire de programmes provinciaux – NutritionMélissa Dion-Tremblay, gestionnaire de projets provinciaux – NutritionJulie Deschamps, gestionnaire de projets provinciaux – NutritionÉquipe de recherche et rédaction du rapport – NISKAMarie-Claude Hudon, NISKAPaul Prévost, NISKACoordination de l’éditionGuillaume Ducharme, directeur des communications et des relations avec les partenaires, CEFRIOAnnie Lavoie, conseillère en communication, CEFRIOGraphismeViva DesignRévision linguistiqueTony Bureau, réviseur linguistiqueCrédits photo© ShutterstockDépôt légal : 2012Bibliothèque et Archives nationales du QuébecBibliothèque et Archives CanadaISBN : 978-2-923852-35-5©CEFRIO 2012, TOUS DROITS RÉSERVÉS. L’INFORMATION CONTENUE DANS CE DOCUMENT NE PEUTÊTRE UTILISÉE OU REPRODUITE PAR UNE TIERCE PARTIE, À MOINS D’UNE AUTORISATION ÉCRITEDU CEFRIO2 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  3. 3. TABLE DES MATIÈRESSOMMAIRE 41. LE CONTEXTE 7 L’éducation à la nutrition en milieu scolaire 7 Un projet basé sur l’expérience École éloignée en réseau (ÉÉR) 8 La recherche portant sur le projet éducation à la nutrition 9 Le profil des sites étudiés 102. LA DÉMARCHE DE RECHERCHE 13 La théorie ancrée 13 Les outils et limites de la recherche 143. LA COLLABORATION ENTRE LES ACTEURS STRATÉGIQUES 154. LES ACTIVITÉS D’ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU 16 La préparation 17 Le déroulement 19 L’accompagnement par des ressources spécialisées 20 Le soutien et l’encadrement 255. LES RETOMBÉES 26 Les retombées de la mise en réseau 27 Les retombées de l’utilisation des programmes des PLC 29 Les retombées de l’accompagnement en réseau par un professionnel de la santé 326. LES LEÇONS APPRISES LORS DE L’EXPÉRIMENTATION 36 Laisser un temps d’adaptation et d’appropriation 36 Assurer un leadership 37 Assurer la complémentarité entre les partenaires malgré la différence de culture 37 S’ajuster à la réalité concrète du terrain en faisant preuve de créativité 38CONCLUSION 39 L’atteinte des objectifs du projet 39 Un modèle émergent 40 Les conditions gagnantes de mise en œuvre 41 Les défis et pistes d’amélioration 42ANNEXE 1 : Protocole de recherche 43ANNEXE 2 : Formulaire de consentement – Commission scolaire 44ANNEXE 3 : Formulaire de consentement – Intervenant adulte 46ANNEXE 4 : Formulaire de consentement – Autorisation parentale 48ANNEXE 5 : Canevas d’entrevue du chercheur – Répondant : enseignant 50ANNEXE 6 : Canevas d’entrevue du chercheur – Répondant : nutritionniste ou intervenant dossier nutrition 52ANNEXE 7 : Catégories 54 ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 3
  4. 4. SOMMAIRECe rapport présente les résultats d’une recherche d’activités d’éducation à la nutrition en réseau. Auqualitative portant sur la mise en œuvre d’un projet- regard de la collaboration entre les partenaires,pilote réalisé au sein de deux commissions scolaires l’étude a permis de constater que les modalités de(CS), l’une située dans la région de la Capitale-Nationale mise en œuvre du projet varient selon le territoire enet l’autre en Estrie. Initié par les Producteurs laitiers du fonction de facteurs tels que l’historique des acteursCanada (PLC), en collaboration avec le Centre facilitant et les expériences qu’ils ont vécues, les pratiquesla recherche et l’innovation dans les organisations existantes, les besoins locaux et régionaux, les(CEFRIO), le projet Éducation à la nutrition visait à mandats et les orientations des organisations. La miseexpérimenter l’accompagnement des enseignants au en œuvre comprend la préparation, le déroulement,préscolaire et au primaire par les professionnels de la l’accompagnement, le soutien et l’encadrement, quisanté, au moyen de l’intervention en réseau, dans leur mènent à la compréhension des différentes actions etutilisation des programmes d’éducation à la nutrition des efforts des intervenants en matière d’intégrationdéveloppés par les PLC. Pour que les enseignants des TIC, de mise en réseau et d’intervention en réseau.soient porteurs des activités d’éducation à lanutrition en classe et assurent ainsi une sensibilisation Des retombées ont été constatées chez les différentssoutenue aux saines habitudes de vie chez les élèves, acteurs et participants au projet : élèves, milieuil était essentiel que les professionnels de la santé scolaire (enseignants, écoles, CS) et milieu de la santépublique leur fournissent le soutien nécessaire. Or, (professionnels de la santé et CSSS), au regard deces derniers n’ayant souvent que peu de temps à la mise en réseau, de l’utilisation des programmesallouer au milieu scolaire et intervenant sur un vaste des PLC et de l’accompagnement en réseau par unterritoire, il fallait imaginer de nouvelles modalités professionnel de la santé. Avec la mise en réseau,d’intervention pour l’offre des services dans les écoles. l’éducation à la nutrition devient un projet de plusC’est là que l’usage des technologies de l’information grande envergure, puisque l’intervention en réseauet de la communication (TIC), principalement la permet de rejoindre et d’accompagner simultanémentwebconférence, a été mis à contribution dans le un plus grand nombre d’enseignants et leurs élèves,cadre de ce projet de recherche-expérimentation. situés à divers endroits sur le territoire d’une CS. La mise en réseau contribue à la proximité et à laS’inspirant de la méthode par théorisation ancrée, la collaboration entre le milieu scolaire et celui de la santé.recherche visait à saisir et à documenter les nouvellesconfigurations qui sont apparues avec la réalisation Toutefois, l’intégration des TIC et l’intervention endes activités d’éducation à la nutrition au moyen de réseau entraînent des changements importants aul’intervention en réseau. Le modèle émergent présente sein des organisations, lesquels vont se réaliser avecle projet d’éducation à la nutrition à partir de la le temps, l’exploration et l’acquisition de nouvellescollaboration entre les différents partenaires présents pratiques. De plus, l’intervention en réseau facilitesur les territoires des CS, les actions qui sont liées à les échanges et le soutien en milieu scolaire, maisla réalisation du projet, les retombées observées chez la disponibilité des ressources demeure un enjeu,les acteurs et les leçons tirées de l’expérimentation. étant donné les contraintes et la réalité vécue par les organisations au sein des territoires. Et mêmeDans le cadre du projet, les enseignants et leurs groupes dans les cas où les ressources sont présentes etd’élèves ont collaboré, partagé, communiqué entre disponibles, le réflexe d’y faire appel n’est pas acquiseux et avec des professionnels de la santé publique chez les enseignants. Les bases de la collaboration(diététistes/nutritionnistes, infirmiers, hygiénistes entre secteur de l’éducation et secteur de ladentaires) dans la planification et la réalisation santé demeurent à établir, dans bien des milieux.4 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  5. 5. Concernant les résultats de la recherche, ils ont permisla détermination des conditions de mise en œuvre etde réussite du projet, à savoir :• Laisser un temps d’adaptation et d’appropriation;• Assurer un leadership;• Assurer la complémentarité entre les parte- naires malgré la différence de culture;• S’ajuster à la réalité concrète du terrain en faisant preuve de créativité.Enfin, si le projet a démontré la pertinence et l’utilité del’usage des TIC pour soutenir les activités d’éducationà la nutrition en classe, certains défis demeurent dansla mise en œuvre du projet en ce qui concerne leséléments suivants:• Intégration et participation des parents;• Présence et participation d’organismes et de ressources du milieu;• Mécanisme de partage des informations à divers niveaux;• Disponibilité des ressources (humaines, finan- cières, matérielles). ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 5
  6. 6. LISTE DES FIGURESFigure 1 : Configuration d’activités réalisées en réseau par des classes situées dans 3 écolesFigure 2 : Rencontre de planification du calendrier des activités entre les différents acteursFigure 3 : Planification en réseau entre les enseignantsFigure 4 : Différents mandats et responsabilités du CSSSFigure 5 : Soutien et encadrement de la part des ressources en milieu scolaire en vue de la réalisation des activités d’éducation à la nutrition en réseauFigure 6 : Visionnement en classe d’une capsule préenregistrée par la diététiste/nutritionnisteFigure 7 : Configurations de l’accompagnementFigure 8 : Catégorisation des retombées observées dans le projet Éducation à la nutritionFigure 9 : Projet Éducation à la nutrition : un modèle émergentLISTE DES ABRÉVIATIONS,DES ACRONYMES ET DES SIGLESATI Approche territoriale intégrée MRC Municipalité régionale de comtéCEFRIO Centre facilitant la recherche et MSSS Ministère de la Santé et des Services l’innovation dans les organisations sociauxCS Commission scolaire PFEQ Programme de formation de l’école québécoiseCSSS Centre de santé et de services sociaux PLC Les Producteurs laitiers du CanadaÉÉR École éloignée en réseau SFR Seuil de faible revenuIMSE Indice de milieu socioéconomique TIC Technologies de l’information et de la communicationINSPQ Institut national de santé publique du Québec TNI Tableau numérique interactifITSS Infections transmissibles sexuellement et par le sangMELS Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport6 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  7. 7. 1. LE CONTEXTEEn août 2012, le ministère de la Santé et des Services alimentaire canadien, lesquelles ont été conçues poursociaux (MSSS), en collaboration avec Québec en prévenir le développement de maladies chroniques.Forme et l’Institut national de santé publique du Les groupes alimentaires des Légumes et fruits etQuébec (INSPQ), publiait un document intitulé des Produits laitiers, ainsi nommés au moment desPour une vision commune des environnements dernières enquêtes, sont les principaux négligés 2.favorables à la saine alimentation, à un mode de viephysiquement actif et à la prévention des problèmes Ce n’est pas la première fois que ces préoccupationsreliés au poids 1 . Dans ce document, les auteurs sont rapportées et font l’objet de discussions dansrappellent les nombreux facteurs et changements l’espace public. Déjà, lors de la précédente décennie,de la vie moderne qui ont contribué à la prise de poids sous l’égide des gouvernements et ministères, en« collective », c’est-à-dire l’augmentation du poids partenariat avec les acteurs régionaux et locaux,moyen des populations observée au Québec et dans des projets et des politiques avaient été instaurésle monde depuis une trentaine d’années : sédentarité, afin de créer des environnements alimentairesurbanisation, industrialisation, manque de temps, etc. sains 3 . En 2006, un plan d’action gouvernemental4Les milieux et les conditions dans lesquels l’individu avait facilité l’élaboration de politiques5 , de guides6vit influencent ses choix, ses comportements et ses et de mesures visant à outiller les intervenants ethabitudes. Bien que la population soit aujourd’hui les professionnels du réseau de la santé et des CS.mieux informée et sensibilisée, il demeure difficile, en Des démarches concertées, comme l’approchedépit d’une volonté et d’une détermination tenaces, de École en santé 7, ont aussi favorisé l’applicationsuivre les recommandations et d’adopter des gestes d’une vision globale en matière de promotion descorrespondant à une alimentation saine et à une vie saines habitudes de vie au sein des milieux, paractive. L’environnement ne permet pas toujours et l’intégration notamment des programmes et desà tous de faire des choix équilibrés et bénéfiques objectifs poursuivis par les secteurs de l’éducation etpour la santé. Étant donné la situation, les auteurs de la santé. C’est dans ce contexte et suivant cetteappellent tous les intervenants des différents milieux approche que le projet Éducation à la nutrition s’inscrit.(politique, municipal, public, scolaire, agroalimentaire, L’ÉDUCATION À LA NUTRITION EN MILIEU SCOLAIRErécréotouristique, etc.) et les populations à semobiliser dans le but de créer des environnements À l’instar de tous les acteurs préoccupés par lesfavorables, c’est-à-dire des conditions propices à la saines habitudes de vie et inspirés par les initiativessanté. De plus, au-delà des problèmes liés au poids, qui ont émergé ces dernières années, l’équipeon sait que la population, y compris les enfants, des diététistes/nutritionnistes des PLC, en colla-ne respecte pas les recommandations du Guide boration avec le CEFRIO, ont cherché eux aussi à1 MSSS. Pour une vision commune des environnements favorables à la saine alimentation, à un mode de vie physiquement actif et à la prévention des problèmes reliés au poids, MSSS, en collaboration avec Québec en Forme et l’INSPQ, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2012, 26 p. http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2012/12-289-03.pdf.2 Institut de la statistique du Québec. L’alimentation des jeunes québécois: un premier tour de table. Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – Nutrition (2004), ISQ, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2008, 97 p. http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/pdf2008/alimentation_jeunes.pdf.3 MSSS. Vision de la saine alimentation – Pour la création d’environnements alimentaires favorables à la santé, MSSS, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2012, 6 p. http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2009/09-289-10F.pdf.4 MSSS. Investir pour l’avenir – Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012, MSSS, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2006, 49 p. http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2012/12-289-08W.pdf.5 MELS. Pour un virage santé à l’école – Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, MELS et autres ministères, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2007, 44 p. http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/publications/publications/SLS/Sport_activite_physique/virageSanteEcole_PolCadre.pdf.6 MSSS. Guide d’application du volet alimentation. Pour un virage santé à l’école – Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, MSSS, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2008, 125 p. http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2008/08-289-01.pdf.7 MELS. École en santé – Guide à l’intention du milieu scolaire et de ses partenaires. Pour la réussite éducative, la santé et le bien-être des jeunes, MELS, Gouvernement du Québec, [En ligne], 2006, 77 p. http://www.mels.gouv.qc.ca/dgfj/csc/promotion/pdf/19-7062.pdf. ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 7
  8. 8. contribuer à la création d’environnements favorables planification entre les acteurs, qui ont été l’amorceà la santé. Leur démarche vise le développement du projet dans les milieux qui l’ont expérimenté.d’une approche conjointe avec les partenaires dumilieu scolaire et de celui de la santé. Convaincus de Bien au fait de l’accès limité aux services dispensésl’effet d’une intervention continue sur le changement par les professionnels de la santé, en raisondurable des comportements et attentifs aux besoins notamment du manque de ressources et de l’étendueexprimés par les enseignants, désireux de contribuer des territoires à couvrir au Québec, les PLC et leà favoriser le développement de saines habitudes de CEFRIO ont donc mis en œuvre, en partenariat avecvie chez leurs élèves, les PLC ont entrepris d’apporter les acteurs locaux, un projet basé sur le recoursun soutien au milieu scolaire primaire au regard aux TIC et favorisant l’utilisation des programmesde son rôle en matière d’éducation à la nutrition. d’éducation à la nutrition élaborés par les PLC.En ce sens, l’équipe des diététistes/nutritionnistes Présenté au départ comme une expérience-pilote,des PLC a développé huit programmes d’éducation le projet Éducation à la nutrition s’est étendu età la nutrition permettant aux enseignants titulaires élargi au fil des mois en fonction des conditions ende tous les cycles du primaire, aux enseignants en place dans les différents sites ciblés. De manière àéducation physique et à la santé ainsi qu’au personnel répondre aux défis auxquels font face les Centresdes services de garde en milieu scolaire d’inclure des de santé et de services sociaux (CSSS) et les CS,activités à leur planification. Afin qu’aucune charge les PLC et le CEFRIO ont proposé d’encouragerde travail ne soit ajoutée pour les enseignants, une et de faciliter l’accompagnement offert par descollaboration étroite avec une consultante en éduca- professionnels de la santé aux enseignants dans leurtion a été établie pour que chacune des activités des utilisation des programmes d’éducation à la nutrition,programmes d’éducation soit arrimée au Programme au moyen de l’intervention en réseau. Selon l’une desde formation de l’école québécoise (PFEQ). De plus, les hypothèses émises lors de l’élaboration du projet, lesprogrammes répondent à l’approche École en santé, TIC et la pratique en réseau devaient permettre auxaux objectifs de la politique-cadre Pour un virage intervenants responsables du dossier nutrition de sesanté à l’école et sont liés aux principes présentés rendre disponibles pour accompagner les enseignantsdans le Guide alimentaire canadien afin d’assurer une dans l’intégration des programmes des PLC et danscohérence entre ces différentes approches et politiques. la réalisation des activités d’éducation à la nutrition à l’école (en classe, au gymnase, voire au service de garde).L’élaboration des programmes des PLC s’est réaliséepar un processus rigoureux, qui leur assure une UN PROJET BASÉ SUR L’EXPÉRIENCE ÉCOLEconcordance primordiale avec les besoins et les ÉLOIGNÉE EN RÉSEAU (ÉÉR)exigences du milieu scolaire primaire : Avec le projet Éducation à la nutrition, l’approche développée mise sur l’usage des TIC comme moyen• Revue de la littérature sur le sujet; de faire de l’intervention, d’établir des liens et des• Observations en classe, au gymnase et en interactions, et de réaliser un plus grand nombre service de garde en milieu scolaire; d’apprentissages de qualité concernant la nutrition et les saines habitudes de vie. Afin de mieux orienter• Groupes de discussion avec enseignants, leur démarche et d’amener la participation des enfants, parents et intervenants en service partenaires, les PLC et le CEFRIO s’appuient sur les de garde en milieu scolaire; retombées positives et innovantes du projet ÉÉR. En cours depuis 2002, ce dernier visait, par la mise• Consultations auprès de divers professionnels en réseau, à augmenter la vitalité des petites écoles et intervenants des milieux de l’éducation et de villages par l’usage des TIC, particulièrement la de la santé. webconférence et un forum de coélaboration de connaissances. Cette initiative a créé de nouvellesDepuis l’automne 2005, l’équipe des diététistes/ possibilités de collaboration entre les classes d’écolesnutritionnistes des PLC utilise des ateliers pra- éloignées, tout en ayant des retombées multiples :tiques d’éducation à la nutrition comme mode briser l’isolement des enseignants et des élèves,de diffusion pour ses programmes d’éducation à créer des échanges d’expertises entre enseignants,la nutrition destinés au milieu scolaire primaire. favoriser le développement professionnel, permettreCe sont ces ateliers, combinés à une présenta- une augmentation de la variété des situationstion plus globale du projet et à une période de8 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  9. 9. d’apprentissage de même qu’un accroissement de • Sensibiliser les enseignants à l’utilisation du l’autonomie, de la débrouillardise et de la motivation programme d’éducation à la nutrition des PLC, chez les élèves8 , etc. Par ailleurs, ÉÉR a ouvert des particulièrement en région; portes et de nouvelles perspectives concernant l’offre de services dans les régions éloignées et • Favoriser le réseautage et les partenariats – au le développement de la culture de réseau, par moyen des technologies – entre les différents exemple chez les directions d’établissement et les acteurs en promotion des saines habitudes professionnels des services complémentaires. Dans de vie en milieu scolaire, enseignants, élèves, un bilan de l’expérimentation ÉÉR, il a d’ailleurs parents et membres de la communauté. été proposé d’étendre la mise en réseau à des Six terrains d’expérimentation10 participaient au projet professionnels hors classe9, tels que les psychologues, Éducation à la nutrition au cours de l’année scolaire orthopédagogues, orthophonistes, etc. Des pratiques 2011-2012, dont deux depuis janvier 2011. Deux de ces novatrices, nées de l’intervention en réseau avec six terrains ont fait l’objet du volet recherche rapporté des professionnels des services complémentaires, dans le présent document : la Commission scolaire ont préparé le terrain pour l’exploration des de Portneuf (Capitale-Nationale) et la Commission possibilités chez les intervenants extérieurs à l’école. scolaire des Sommets (Estrie). Le projet Éducation à la nutrition se distingue d’ÉÉR puisqu’il met en scène non seulement le milieu scolaire LA RECHERCHE PORTANT SUR LE PROJET mais aussi celui de la santé, plus spécifiquement la santé ÉDUCATION À LA NUTRITION publique. Alors qu’avec ÉÉR, il s’agissait principalement Dans le cadre du projet Éducation à la nutrition, il de trouver des réponses à un problème d’égalité des est attendu que la participation et la collaboration chances en matière d’éducation, le projet Éducation à des différents acteurs mènent à l’émergence de la nutrition a été lancé dans le but d’expérimenter de nouvelles configurations, c’est-à-dire à des innovations nouvelles pratiques permettant d’accroître l’accès aux et à des changements de pratiques, au regard des services en matière de prévention et de promotion de organisations, de la réalisation des activités, des la santé habituellement offerts par des professionnels processus, des interactions, des méthodes de travail, à l’extérieur des écoles : diététistes/nutritionnistes, de l’encadrement, des formes de partenariats, etc. Ce hygiénistes dentaires, infirmiers scolaires, etc. La sont ces aspects, de même que les conditions de mise nouveauté réside donc dans la participation, en en œuvre du projet, qu’il est pertinent d’étudier, non réseau, des professionnels de la santé qui sont seulement afin de voir si les objectifs ont été atteints parfois déjà présents en milieu scolaire, mais qui ne et si les retombées souhaitées ont été observées, le sont que peu ou même pas du tout, étant donné mais aussi de manière à nommer des avenues qui différents facteurs : mandats, temps, distance, etc. pourront éventuellement être empruntées par d’autres La collaboration s’étend alors à d’autres partenaires, acteurs (CS, CSSS, collaborateurs et membres comme les CSSS, les organismes communautaires de la communauté) désirant vivre l’expérience. et de loisirs, les producteurs agricoles, les familles et tous ceux qui s’intéressent à la question de la nutrition, Tel qu’il a été énoncé plus haut, la recherche menée qui interviennent déjà au sein de la communauté où dans le but de documenter la mise en œuvre du se trouve l’école. Par ce projet, les PLC espèrent ainsi projet Éducation à la nutrition s’est déroulée au sein encourager la mobilisation des différents acteurs. de deux sites : les territoires de la Commission scolaire Précisément, les objectifs sont : de Portneuf, dans la région de la Capitale-Nationale, et de la Commission scolaire des Sommets, située • Expérimenter l’intervention en réseau comme en Estrie. Considérant les résultats visés, l’étude a moyen de soutenir les activités en milieu essentiellement porté sur les conditions de réalisation scolaire en lien avec les saines habitudes de vie; des activités d’éducation à la nutrition en réseau,8 CEFRIO. L’École éloignée en réseau. Cinq ans plus tard : bilan et perspectives, CEFRIO, [En ligne], 2008, 27 p. http://www.cefrio.qc.ca/fileadmin/documents/Projets/bilan_phase_3_final_secur.pdf.9 Ibid., p. 19.10 Les commissions scolaires René-Lévesque, des Hauts-Cantons, du Fer et des Phares, ainsi que les CSSS qui couvrent leur territoire, ont également pris part au projet Éducation à la nutrition sans toutefois faire l’objet de la recherche. ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 9
  10. 10. les répercussions chez les différents acteurs et les à de nouveaux territoires et qu’il est également enleçons à retenir à la suite de cette expérimentation. expérimentation dans quatre autres régions. Les leçons tirées de l’expérimentation au sein des deux sitesEn somme, ce rapport décrit comment se déroulent étudiés pourront alors être considérées et reprisesles activités d’éducation à la nutrition en réseau, à afin que les conditions de réalisation et de réussite dula lumière des résultats et des témoignages reçus projet soient facilitées et bonifiées ailleurs au Québec.dans les deux sites étudiés. Il présente aussi lesrépercussions observées à différents niveaux LE PROFIL DES SITES ÉTUDIÉSet chez plusieurs acteurs concernant la mise en Commission scolaire (CS) de Portneufréseau, l’utilisation du programme d’éducation à lanutrition des PLC et l’accompagnement en réseau La CS de Portneuf dessert les 18 localités de lapar un professionnel de la santé. Enfin, lors de municipalité régionale de comté (MRC) du mêmel’étude, il a été possible d’identifier des facteurs nom. La recherche a porté sur trois écoles de la CSdéterminants et favorables à la mise en œuvre du situées dans trois municipalités différentes de la MRCprojet dans les milieux, ainsi que les défis à relever. de Portneuf : l’école Saint-Cœur-de-Marie, dans la municipalité de Rivière-à-Pierre, l’école Saint-Charles-Rappelons que les résultats de ce rapport sont de-Grondines, dans la municipalité de Deschambault-fondés sur l’étude de deux sites parmi les six ayant Grondines, et enfin, l’école de la Saumonière, àexpérimenté les activités d’éducation à la nutrition Donnacona. C’est le CSSS de Portneuf qui, par sesen réseau. Bien que tous les territoires participant installations et services répartis à travers la MRC,au projet n’aient pas fait l’objet de la recherche, il dessert la population comprise sur le territoire de laest possible que les conditions et résultats obtenus CS de Portneuf.s’observent également ailleurs au sein d’autres CSet communautés au Québec. Pour cette raison, il Pour chacune des municipalités et des écoles, voiciconvenait de représenter l’expérimentation en tenant un bref portrait (tableau 1) de la situation sur lescompte des bons coups et des aspects à améliorer, plans social, scolaire et économique, en fonction desconsidérant que le projet sera éventuellement appliqué principaux indicateurs :TABLEAU 1 : INDICATEURS DES TERRITOIRES ET DES ÉCOLES ÉTUDIÉS DANS LA CS DE PORTNEUF INDICATEURS/MUNICIPALITÉS MRC PORTNEUF RIVIÈRE-À-PIERREA DESCHAMBAULT- DONNACONA GRONDINES Population (2011) 49 443 671 2131 6283 Territoire 4095 km 2 521,31 km 2 123,6 km 2 20 km2 Taux de chômage 5,8 % 13,8 % 5,3 % 3,1 % Scolarité (sans diplôme) 26,7 % 40 % 26,4 % 24,2 % Indice de dévitalisationB n.d. -3,81 1,86 2,71 PROFIL DE L’ÉCOLE CS DE PORTNEUF SAINT-CŒUR-DE-MARIE SAINT-CHARLES-DE- DE LA SAUMONIÈRE GRONDINES Nombre d’élèves (2011) 6442 33 46 301 IMSE (rang centile) C n.d. 29,70 (10) 7,60 (3) 8,18 (4) SFR (rang centile) D n.d. 10,80 (4) 10,97 (4) 8,31 (3)A. Selon le portrait réalisé dans le cadre de l’approche territoriale intégrée (ATI) au regard de la pauvreté et de l’exclusion, Rivière-à-Pierre figure parmi les municipalités dévitalisées (indice négatif) du territoire de la MRC. On parle de défavorisation matérielle plus élevée dans ce secteur par rapport aux autres municipalités. Cette situation se traduit par une population plus âgée, moins scolarisée et moins fortunée, au nord et à l’ouest du territoire de la MRC, en comparaison au centre et au sud.B. Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire détermine le statut de municipalité dite dévitalisée sur la base de sept variables socioéconomiques : la variation de la population de 2001 à 2006, le taux d’emploi des 15 ans et plus, le tauxde chômage des 15 ans et plus, le pourcentage de la population de 15 ans et plus n’ayant aucun diplôme, certificat ou grade,le pourcentage des transferts gouvernementaux, la fréquence du faible revenu et le revenu moyen du ménage.C. Indice de milieu socioéconomique par école.D. Seuil de faible revenu.10 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  11. 11. Il faut noter des écarts importants entre les écoles de la CS des Sommets se trouve dans la MRC departicipantes au projet. Rivière-à-Pierre, qui représente Memphrémagog, dont la ville centre est Magog.la moins peuplée des trois municipalités, présente letaux de chômage le plus élevé et un pourcentage Parmi les écoles étudiées, quatre se trouvent dans troisde personnes sans diplôme nettement supérieur à municipalités différentes de la MRC des Sources : lesceux de Donnacona et de Deschambault-Grondines. écoles de la Passerelle et de la Tourelle à Asbestos,Concernant le niveau de défavorisation, seule Rivière- l’école Hamelin à Wotton et l’école Notre-Dame-de-à-Pierre se classe parmi les municipalités dévitalisées. Lourdes à Saint-Adrien. De plus, la recherche a intégréL’école Saint-Cœur-de-Marie atteint le dernier rang les résultats observés au sein de l’école St-Philippe,centile à l’Indice de milieu socioéconomique (IMSE) située à Windsor, dans la MRC du Val-Saint-François,établi par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du et également ceux de l’école du Jardin-des-Frontières,Sport (MELS), alors que les écoles Saint-Charles-de- de Stanstead, dans la MRC de Memphrémagog.Grondines et de la Saumonière sont plus avantagées. Deux CSSS assurent les services à la populationLa moyenne de l’IMSE des écoles primaires de la comprise sur le territoire de la CS des Sommets : leMRC de Portneuf est de 5 (défavorisation moyenne). CSSS de Memphrémagog et le CSSS des Sources.Néanmoins, il y a des taux très élevés danscertaines municipalités du territoire, puisque 50 % En page suivante, le tableau 2 présente un portrait desdes élèves du primaire de la MRC se trouvent dans sites étudiés en fonction des principaux indicateurs.des écoles présentant un indice situé entre 5 et 10,soit de moyennement défavorisé à très défavorisé. Les milieux et les conditions de vie varient d’un territoire à l’autre. D’abord, la MRC des SourcesDans la MRC de Portneuf, la proportion d’emplois est la seule en Estrie à connaître une baisse de sarelevant du secteur primaire est deux fois plus élevée population. De plus, la situation dans cette MRC estqu’au sein de la province. Les domaines d’activités moins favorable que dans celles de Memphrémagogqui rassemblent le plus grand nombre d’emplois sont et du Val-Saint-François. La MRC des Sources afficheliés à la fabrication, au service, au commerce de le plus faible taux d’emploi dans la région (54,2 %), ladétail ainsi qu’à l’agriculture et à la foresterie, bien proportion la plus élevée de personnes prestatairesque plusieurs postes relevant de la forêt aient été de la sécurité du revenu (11,2 %) et la moyenne la plusperdus ou supprimés au cours des dernières années. faible de revenu personnel par habitant (18 150 $), à égalité avec la MRC du Haut-Saint-François, en Estrie.Au regard de la situation des enfants, un portrait L’IMSE est particulièrement élevé pour les écolesde la MRC réalisé dans le cadre de l’approche situées à Asbestos, indiquant leur forte défavorisation.territoriale intégrée (ATI) a révélé que près d’un enfant C’est le cas également pour les écoles de Stanstead,sur deux vivait en 2006 au sein d’un ménage dont le où le seuil de faible revenu témoigne qu’il s’agit d’unrevenu est égal ou inférieur au seuil de faible revenu. milieu défavorisé.Commission scolaire (CS) des Sommets Par ailleurs, environ 81 % de la superficie de la MRC desLa CS des Sommets dessert 37 municipalités réparties Sources se trouve en zone agricole : cette proportionau sein de 3 MRC : Val-Saint-François, des Sources et dépasse l’ensemble des MRC regroupées de la région deMemphrémagog. La moitié de la population scolaire l’Estrie. Asbestos présente un seuil négatif de dévitalisation. ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 11
  12. 12. TABLEAU 2 : INDICATEURS DES TERRITOIRES ET DES ÉCOLES ÉTUDIÉS DANS LA CS DES SOMMETS INDICATEURS/ MRC DES ASBESTOS WOTTON ST-ADRIEN MRC DU VAL- WINDSOR MRC DE STANSTEAD MUNICIPALITÉS SOURCES SAINT-FRANÇOIS MEMPHRÉMAGOG Population 14 816 6977 1535 506 29 519 5239 44 745 2857 Territoire 726 km2 29,5 km2 142,4 km2 98 km2 1395 km2 14 km2 1320 km2 21,93 km2 Taux de chômage 7,1 % 7,4 % 3,75 % 3,57 % 4,6 % 4,45 % 6,7 % 5,71 %12 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO Scolarité 31,8 % 29,6 % 29,2 % 51,2 % 29,9 % 35,1 % 27,8 % 38,2 % (sans diplôme) Indice de n.d. -1,75 1,87 0,91 n.d. 1,12 n.d. 3,15 dévitalisation PROFIL DE L’ÉCOLE CS DES ÉCOLE DE LA ÉCOLE DE LA ÉCOLE ÉCOLE NOTRE- ÉCOLE ST-PHILIPPE ÉCOLE JARDIN-DES-FRONTIÈRES SOMMETS PASSERELLE TOURELLE HAMELIN DAME-DE-LOURDES Nombre d’élèves (2011) 8966 278 166 83 34 351 179 IMSE (rang centile) n.d. 21,89 (10) 17,48 (9) 13,33 (7) n.d. 19,44 (9) 22,96 (10) SFR (rang centile) n.d. 24,80 (8) 15,21 (7) 11,93 (5) n.d. 13,69 (6) 20,06 (8) Sources : Statistique Canada, recensement 2006. Institut de la statistique du Québec, Indicateurs du marché du travail et Comptes économiques 2010-2011.
  13. 13. 2. LA DÉMARCHE DE RECHERCHELA THÉORIE ANCRÉEAvant tout de nature qualitative, la recherche portant sur le projet Éducation à la nutrition s’est appuyée surdes entrevues individuelles et de groupe auprès de différents acteurs (voir le tableau 3 pour la répartitiondes entrevues effectuées). À travers leur capacité à saisir et à appréhender la réalité vécue, ceux-ci ontcontribué à documenter l’expérimentation de l’intervention en réseau au regard des activités d’éducationà la nutrition. Leur témoignage a fourni des informations éclairantes permettant de comprendre lasituation. La recherche exploratoire convenait au phénomène à l’étude, étant donné le nombre de variablesinconnues au départ et les types de données empiriques recueillies (enregistrements vidéo et entrevues).TABLEAU 3 : RÉPARTITION DES ENTREVUES SELON LE TYPE D’ENTREVUE ET LA CATÉGORIE D’ACTEURS TYPES D’ENTREVUES CATÉGORIES D’ACTEURS NOMBRE RÉPARTITION NOMBRE NOMBRE TOTAL D’AC- D’ENTREVUES DES GROUPES D’ENTREVUES TEURS DE GROUPE INDIVIDUELLES RENCONTRÉS/CATÉGORIES Élèves 5 2 groupes de 0 16 4 personnes chacun; 2 groupes de 3 personnes chacun; 1 groupe de 2 personnes. Enseignants 5 2 groupes de 1 19 2 personnes chacun; 2 groupes de 4 personnes chacun; 1 groupe de 6 personnes. Directions d’école Aucun N/D 3 3 Professionnels de la santé Aucun N/D 2 2 Personnel cadre/ Aucun N/D 1 1 soutien milieu scolaire (autre que direction école) Personnel cadre/ 1 1 groupe de 1 3 soutien milieu de la santé 2 personnes (autre que professionnel santé) TOTAL 11 8 44 ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 13
  14. 14. La théorie ancrée, ou théorie enracinée, se veut LES OUTILS ET LIMITES DE LA RECHERCHEl’expression désignée en français de la méthode Les outils les plus utilisés dans la recherche ontappelée « grounded theory 11 ». L’un des objectifs été les fiches de renseignements des acteurs, lespoursuivis par les sociologues Glaser et Strauss, qui formulaires de consentement, les canevas d’entrevueont largement contribué à l’essor de cette méthode, et une succession de tableaux de catégories qui ontvisait à faciliter la prise en compte dans l’analyse des évolué jusqu’à la production d’une grille finale (voirphénomènes émergents issus du terrain. La démarche ces différents documents reproduits en annexes).est avant tout inductive, c’est-à-dire qu’il n’y a pas a L’analyse comparative a été un support menant à lapriori de cadre proprement dit théorique. Au regard de production de repères théoriques : des catégoriesla réalisation des activités de nutrition en réseau, il se conceptuelles ont été élaborées, auxquelles se sonttrouvait très peu d’écrits, d’informations, de données ajoutées tout au long de la recherche des propriétéscompilées permettant de cerner le phénomène à et des dimensions. À un moment donné, les donnéesl’étude. Il fallait donc faire preuve d’ouverture afin recueillies ne permettaient plus l’ajout de nouvellesde découvrir tout élément nouveau concernant la catégories pertinentes pour le développement desmise en œuvre du projet Éducation à la nutrition. propriétés de nos concepts. C’était dire, alors, que le principe de saturation théorique développé parAu fur et à mesure de l’avancement de l’étude, de la Glaser et Strauss avait été atteint14.perception des acteurs et du sens qu’ils donnaientà leurs pratiques, interactions et expériences, il y a Cela dit, la méthode peut s’avérer exigeante pour leeu construction de catégories et de propositions. À chercheur habitué à travailler suivant une logiquetravers de multiples et constants allers et retours, la hypothético-déductive et moins disposé à adopter« théorie » s’est créée, formée, érigée. Le processus une approche inductive au moyen de la théorisationa été continu, c’est-à-dire que les outils de collecte ancrée. Dans ce dernier cas, le chercheur doit(canevas d’entrevue, voir les annexes 5 et 6) ont demeurer constamment à l’affût des configurationsété continuellement revus, améliorés et adaptés en émergentes qui pourront modifier et développer lesfonction des données précédemment recueillies. concepts théoriques. Il doit « s’attendre » à faire desGrâce à la comparaison des informations obtenues par découvertes et s’adapter aux contingences du terrainécole, par acteur, par CS ou par CSSS, le phénomène tout au long de la recherche. Il s’agit de « produire » uneà l’étude devenait plus accessible. Il gagnait en théorie, et non de la « vérifier ». C’est un processus. Leprofondeur. Il s’agissait là d’un enrichissement chercheur peut être en train de créer une catégorie etprogressif, puisque chaque donnée empirique a permis de l’analyser, lorsqu’une nouvelle piste émerge. Sonla découverte ou la confirmation d’une propriété, qui rôle est de prendre en compte cette nouvelle piste,s’est ensuite greffée à une catégorie conceptuelle même si elle transforme les concepts établis avec lesou a mené à la constitution d’une autre catégorie12. catégories précédemment découvertes. L’aspect le plus important à considérer pour le chercheur est leLa grille de catégories (annexe 7) s’est donc transformée mouvement perpétuel, l’articulation constante deslors de l’étude : elle a été adaptée, modifiée en fonction opérations de collecte des données et de constructiondu contexte et des éléments qui se sont révélés. Dans de catégories (et de sous-catégories) venant enrichircette démarche, la collecte et l’analyse des données les concepts théoriques.empiriques ne sont pas des étapes subséquentes :elles sont produites conjointement et continuellement. Puis, la démarche visait à définir des retombées de la miseC’est pourquoi la théorie ancrée est davantage un en réseau, de l’utilisation du programme d’éducation àprocessus qu’une théorie : « Produire une théorie à partir la nutrition des PLC et de l’accompagnement en réseaudes données signifie non seulement que la plupart par un professionnel de la santé. Au terme de l’étude,des hypothèses et des concepts proviennent des des répercussions ont été observées chez les élèves,données mais qu’ils sont systématiquement élaborés les enseignants, les professionnels, etc. Toutefois,en lien avec les données au cours de la recherche. »13 la durée de l’investigation et de l’expérimentation11 Barney G. GLASER et Anselm A. STRAUSS. The discovery of grounded theory: Strategies for qualitative research, Chicago, Aldine Company, 1967.12 Pierre PAILLÉ, « L’analyse par théorisation ancrée », Cahiers de recherche sociologique, no 23, 1994, p. 147-181.13 Pierre PAILLÉ, op.cit., p. 89.14 GLASER, B. et A. STRAUSS. La découverte de la théorie ancrée. Stratégies pour la recherche qualitative. Armand Colin, coll. « Individu et société », 409 p.14 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  15. 15. a permis le recensement d’un nombre limité de soit la mise en réseau, l’utilisation des programmesretombées. D’autres sont à prévoir au cours des des PLC ou l’accompagnement en réseau par unprochaines années, en particulier si la réalisation professionnel de la santé. La plupart du temps, cesdes activités d’éducation à la nutrition en réseau est pratiques avaient lieu de manière simultanée. Lesmaintenue sur une base régulière et permanente. acteurs interviewés n’étaient donc pas toujours enLes effets sur le changement des pratiques et des mesure de distinguer et d’attribuer la retombée ouhabitudes pourront émerger et s’intégrer durablement l’effet observé à l’une ou l’autre des pratiques. Enfin,à la routine des individus à plus long terme. il faut demeurer prudent quant à la comparaison et à la généralisation des résultats obtenus, puisqueDe plus, étant donné les conditions de réalisation l’étude n’a permis de documenter que deux cas surdes activités d’éducation à la nutrition en réseau, les l’ensemble des six cas ayant réalisé l’expérimentation.retombées ne peuvent pas toujours être imputéesavec certitude à l’une plutôt qu’à l’autre des pratiques,3. LA COLLABORATION ENTRE LES ACTEURS STRATÉGIQUESLe projet Éducation à la nutrition s’est appuyé sur la autre professionnel du CSSS de son territoire seloncollaboration entre différents partenaires. Le choix différentes façons : par courriel, par téléphone, endes écoles participantes au projet a été déterminé au réseau, en sa présence dès la première rencontre àdépart en fonction de demandes formulées à l’équipe l’occasion de l’atelier offert par les PLC ou à l’occasionde diététistes/nutritionnistes des PLC, et la priorité a été d’une journée de planification organisée par la CSdonnée aux établissements scolaires qui avaient connu et à laquelle les différents acteurs impliqués dansl’expérience ÉÉR et possédaient donc une certaine le projet sont conviés. Il peut aussi s’agir d’un ou deconnaissance des TIC et avaient la capacité de les plusieurs enseignants qui présentent une requête àutiliser à des fins de réseautage. Le CEFRIO a interpellé la CS, auprès du conseiller pédagogique qui, à sonles directions d’école ciblées afin de les amener à tour, tente de joindre un intervenant, professionnel decollaborer au projet et à entreprendre la réalisation des la santé ou responsable du projet, au sein du CSSS.activités d’éducation à la nutrition en réseau. À leur Dans d’autres milieux, ce sont les enseignants quitour, les directions des différentes écoles au sein d’une interpellent l’infirmière du CSSS, un jour où celle-cimême CS se sont mobilisées et rencontrées. Elles est présente à l’école, à l’occasion d’une interventionont parlé du projet à leur conseil d’établissement et en milieu scolaire, et ils lui proposent de réaliser uneà des enseignants au sein de leur école, afin d’éveiller activité d’éducation à la nutrition en réseau avecleur intérêt. Du côté des organisations publiques plusieurs classes. De son côté, à la suite de cettedu réseau de la santé, le CEFRIO et les PLC ont invitation, l’infirmière du CSSS s’entretient avec sonapproché les CSSS des territoires des CS participantes. gestionnaire et supérieur immédiat afin d’évaluer dans quelle mesure l’organisation peut satisfaireConcrètement, d’après les résultats obtenus lors de à la demande, les limites de l’offre de service, lal’étude, la collaboration entre CSSS et CS se réalise disponibilité de la ressource, le contenu de l’interventiondifféremment selon le territoire, en fonction de la en lien avec le projet Éducation à la nutrition, etc.culture du milieu, des ressources, des pratiques etdes partenariats existants, etc. Le personnel des Comme il a été observé au cours de l’étude des deuxécoles, des CS et des CSSS coopère selon le cas, en sites de CS, les façons de démarrer et d’entretenirfonction du besoin formulé par les acteurs. La réponse la collaboration entre les organisations de la santéqui est proposée par rapport à ce besoin exprimé publique et les établissements scolaires sont multiplesest déterminée selon plusieurs facteurs tels que la et diverses selon les territoires. Il n’existe pas un seulprésence de ressources spécialisées, les mandats et mode déterminé. Souvent, le projet a été un prétexteorientations des établissements, etc. Par exemple, à de nouvelles collaborations entre les acteurs surun enseignant d’une école adresse une demande le territoire. Cependant, selon les résultats obtenus,directement à la diététiste/nutritionniste ou à tout il appartient à chacun des territoires de se doter ou ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 15
  16. 16. d’utiliser des outils ou des moyens qui contribueront plus, d’autres acteurs font partie de cette instance età favoriser les partenariats et les échanges entre les participent à son mandat, comme les organisations quiacteurs des différentes organisations concernées. interviennent en santé et en éducation sur le territoire.Par exemple, au sein de l’un des territoires étudiés, Notons la présence de Québec en Forme ainsi queil existe sur le plan régional une instance de d’organismes à but non lucratif et communautaires.concertation et de collaboration instaurée par la Le mode de fonctionnement préconisé avec ladirection régionale du MELS et l’Agence de la santé création de cette instance est la mise en place d’unet des services sociaux. Le mandat de cette instance mécanisme de liaison entre les différents acteurs etrégionale découle d’un besoin exprimé par les CS de partenaires, soit les organisations qui relèvent du MELSla région et les écoles concernant les arrimages et les et celles qui sont sous l’égide du MSSS, les organismesdemandes reçues en milieu scolaire. Il vise à « susciter communautaires et à but non lucratif, les fondationsun allègement des processus et une augmentation privées et les associations citoyennes. Tous lesde la cohérence des actions en milieu scolaire », niveaux d’intervention, local, régional et national, sontnotamment en raison de « l’essoufflement » des écoles considérés. Toutefois, les résultats de l’étude ont révéléqui se disent fatiguées d’être souvent sollicitées afin que l’instance n’a pas été directement interpellée dèsde participer à différents programmes ou projets en le départ du projet, en raison d’une méconnaissancematière de prévention et de promotion de la santé. De initiale de son existence dans les milieux.4. LES ACTIVITÉS D’ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAUDans le cadre de ce projet de recherche- École en santé et de la Politique-cadre pour une saineexpérimentation, l’éducation à la nutrition en réseau alimentation et un mode de vie physiquement actif.se fait par l’intermédiaire d’activités d’apprentissagesur les saines habitudes de vie réalisées en classe et L’école s’active en mode nutrition est le titre sous lequelau moyen des TIC, principalement la webconférence, sont regroupés l’ensemble des programmes et desavec la collaboration des acteurs du milieu scolaire, outils rendus disponibles en milieu scolaire primaire,des élèves et des intervenants issus du milieu de la mais également les ateliers d’éducation à la nutritionsanté. Les connaissances et les interventions qui sont au cours desquels ces programmes sont distribuésà la base de la pratique de ces activités sont tirées aux enseignants et aux éducateurs. À chaque cycledes programmes d’éducation à la nutrition conçus correspond un programme d’activités d’éducationpar l’équipe de diététistes/nutritionnistes des PLC, en à la nutrition qui peut être réalisé en classe par lescollaboration avec différents experts, professionnels et enseignants et leurs élèves, au moyen de la mise enintervenants des milieux de l’éducation et de la santé15 . réseau. Des programmes adaptés au niveau sontComme il a été décrit précédemment, leur contenu est aussi disponibles pour les enseignants en éducationbasé sur le Guide alimentaire canadien et fermement physique et à la santé, et un outil est égalementarrimé au PFEQ ainsi qu’aux principes de l’approche offert aux services de garde en milieu scolaire.15 Un comité consultatif, composé d’experts de la santé publique et du monde de l’éducation, a été mis sur pied dès le début du processus de développement des programmes d’éducation à la nutrition des PLC. De plus, un processus d’évaluation d’implantation de certains des outils a été mis en place en collaboration avec l’Université Laval et l’Université de Montréal. Consultez le site educationnutrition.org pour plus de détails.16 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  17. 17. Voici quelques illustrations tirées du répertoire de programmes élaborés par les PLC :  Dans les deux CS participant au volet recherche, interventions en répondant à des jeux-questionnaires,comme le veut le mode de distribution habituel des en présentant un bricolage, une chanson ou toutePLC, les enseignants ont participé à un atelier visant autre activité en lien avec les saines habitudes de vieà les familiariser avec les programmes des PLC. Cette qui s’est déroulée préalablement dans la classe. Desformation était, dans le cadre du projet Éducation à activités peuvent alors se dérouler simultanémentla nutrition, enrichie d’un volet sur l’intervention en dans les classes branchées entre elles, de mêmeréseau, d’une présentation des objectifs du projet, qu’avec des ressources spécialisées délocalisées.et d’une période de planification et de réseautagepour les enseignants et les ressources spécialisées FIGURE 1 : CONFIGURATION D’ACTIVITÉSprésentes. Tous n’ont toutefois pas assisté à cet RÉALISÉES EN RÉSEAU PAR DES CLASSES SI-atelier au même moment durant l’année scolaire : pour TUÉES DANS 3 ÉCOLEScertains, la formation a eu lieu plusieurs mois avantque le volet recherche soit entamé, tandis que pourd’autres, il s’agissait d’une expérience très récente. ÉCOLE ÉCOLEDurant la formation et dans les semaines qui l’ontsuivie, l’enseignant planifiait avec des collègues deson cycle, au sein de la même école ou d’autres écolesde sa CS, des activités d’éducation à la nutrition ainsique l’utilisation qui serait faite des TIC lors de cesactivités. À l’exception de deux personnes, tous lesenseignants ayant reçu la formation ont eu recours ÉCOLEà la mise en réseau lors des activités.Au moyen de la mise en réseau, les enseignants et lesélèves communiquent avec d’autres classes situéesdans différentes écoles dispersées sur le territoire de LA PRÉPARATIONleur CS (voir la figure 1) ainsi qu’avec des ressourcesspécialisées. Par exemple, chaque classe se connecte La planification des activitésà une plateforme de webconférence – VIA, dans ce Avec l’accord de la direction, les enseignants sontcas-ci –, qui lui permet de collaborer et d’interagir en libérés, à différents moments de l’année, de leurstemps réel avec une ou plusieurs autres classes. Une tâches d’enseignement en classe et disposent decaméra et un microphone captent et transmettent temps de planification. En petits groupes, les collèguesles paroles et les images de la classe. Les élèves de provenant des différentes écoles d’une même CScette dernière sont visibles à l’écran et sont en mesure se réunissent d’abord à l’occasion de la journée dede voir les autres élèves au moyen d’un projecteur démarrage (qui inclut l’atelier présenté par les PLC), etqui reproduit la scène sur une toile ou un mur. Les ensuite, pour certains, lors d’une journée d’échange oudifférentes applications facilitent l’animation, les de bilan afin de déterminer comment ils vont procéderéchanges et la réalisation des activités : chaque classe dans la mise en œuvre des activités d’éducation à laest en mesure de voir en direct ce qui se déroule nutrition. Les enseignants choisissent les activitésdans l’autre classe et de réagir immédiatement aux qu’ils souhaitent réaliser au cours de l’année scolaire, se ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 17
  18. 18. répartissent entre eux les tâches à effectuer, préparent pourront être réalisés lors des activités d’éducation à lal’animation et la coordination des interactions, valident nutrition en classe et, dans quelques cas, au gymnase.et approfondissent les liens avec le programmeéducatif de leur école, l’approche pédagogique ou le Étant donné le nombre d’acteurs, d’établissements et dedéveloppement des compétences des élèves selon le lieux concernés, les activités d’éducation à la nutritioncycle, etc. Par la suite, les enseignants communiquent en réseau doivent être planifiées quelques semainesentre eux lors de brèves rencontres en réseau afin voire quelques mois à l’avance. La programmationde régler les derniers détails et préparatifs avant la et le calendrier scolaire varient d’une école à l’autre,tenue des activités en classe (voir les figures 2 et 3). c’est pourquoi les enseignants doivent s’entendre sur les moments des interventions. L’horaire change enFIGURE 2 : RENCONTRE DE PLANIFICATION fonction des journées pédagogiques, des congés, de laDU CALENDRIER DES ACTIVITÉS ENTRE LES formation et de la tâche de l’enseignant, qui ne disposeDIFFÉRENTS ACTEURS pas toujours d’une charge d’enseignement complète. Les enseignants ont plus de facilité à respecter la séquence des activités établies sur une base régulière si le calendrier a été planifié à l’avance, comme au début de l’année scolaire ou lors des rencontres de démarrage du projet. De plus, il semble que plus les classes sont nombreuses, plus il est difficile de trouver un moment qui convient à tous. Évidemment, il arrive que, même si une activité a été prévue quelques mois auparavant, des événements ou des changements mènent à l’annulation ou au report d’une activité en réseau. Les enseignants doivent donc faire preuve de flexibilité. FIGURE 3 : PLANIFICATION EN RÉSEAU ENTRECes périodes consacrées à la planification permettent LES ENSEIGNANTSaussi aux enseignants de faire connaissance avecles professionnels de la santé qui sont rarementprésents en milieu scolaire. C’est le cas notammentdes diététistes/nutritionnistes des CSSS. Pour cesderniers et pour les enseignants, il s’agit souventd’une première collaboration. Plus fréquemment,l’enseignant travaille avec des professionnels de la santéqui interviennent selon des mandats déterminés enmilieu scolaire. Habituellement, ce sont des hygiénistesdentaires ou des infirmières qui sont présents au seindes écoles lors de périodes déterminées, commepour les campagnes de vaccination ou encore cellesde sensibilisation et de prévention sur les infections Également, les interventions sont préparées selontransmissibles sexuellement et par le sang (ITSS). le contexte, la programmation scolaire et le PFEQ. L’étude a montré que des efforts supplémentairesDurant la planification avec des professionnels tels que avaient été faits au sein des écoles pour uneles diététistes/nutritionnistes, les enseignants reçoivent intégration plus poussée des programmes des PLCdes informations plus détaillées concernant les saines à la pratique pédagogique et aux objectifs à atteindrehabitudes de vie et la nutrition. Ils peuvent aussi, s’il selon les disciplines, le cycle ou l’école. Par exemple,y a lieu, approfondir certaines notions présentées directions et enseignants ont cherché à établir desdans les programmes des PLC. Ces connaissances liens avec le plan de réussite et le projet éducatif detransmises par le professionnel de la santé permettent l’école. Plusieurs de ces plans incluent des objectifsà l’équipe d’enseignants de préparer une intervention en lien avec la santé globale qui s’accordent avec laadéquate, avec des données pertinentes et exactes, et prévention et la promotion des saines habitudes ded’approfondir ou de compléter les apprentissages qui vie et d’une saine alimentation.18 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  19. 19. Par ailleurs, l’intégration des activités d’éducation à Une fois en classe, l’enseignant vérifie le fonction-la nutrition en classe est facilitée par l’utilisation des nement du matériel avant de réaliser l’activité. Auprogrammes conçus par les PLC. Ceux-ci servent commencement du projet, cette étape a occasionnéde guides et de références pour les enseignants, qui un certain stress et des difficultés pour une majoritéeffectuent un choix parmi les différentes activités d’enseignants en raison d’un manque de connaissancesproposées selon le cycle d’études. Bien qu’il s’agisse ou de matériel, de problèmes de connexion, d’uned’un outil clés en main, complet et adapté au milieu absence de soutien technique, etc. L’environnementscolaire, comme l’ont mentionné les enseignants, de l’enseignant influence le déroulement de cetteil arrive que des ajustements ou des ajouts soient étape. Aux 2e et 3e cycles, les élèves sont plus âgés;apportés au contenu afin de rendre l’activité plus quelques-uns sont donc capables d’offrir leur aide àattrayante, dynamique, pertinente et facile à réaliser l’enseignant, étant donné leur niveau d’aisance avecen fonction du contexte, du nombre d’élèves, du les TIC. Cependant, au préscolaire et au 1 er cycle,budget et des ressources disponibles sur le territoire. l’enseignant doit composer avec de jeunes élèves quiPar exemple, les dégustations proposées dans les manifestent plus rapidement leur impatience face àprogrammes sont adaptées aux produits locaux, à des retards ou à des problèmes avec la technologie.la disponibilité et au coût des denrées, et établies enfonction des caractéristiques des régimes alimentaires Dans ce contexte, il paraît important pour l’enseignantde certains élèves aux prises avec des intolérances, de s’approprier le matériel et d’apprivoiser, par undes allergies ou des appareils d’orthodontie. Ainsi, usage répété et continu, la pratique de la mise enles activités sont enrichies grâce à la contribution des réseau. La majorité des participants interrogés ont euenseignants et des professionnels. Par exemple, une besoin de temps afin de s’adapter à la plateforme VIA etclasse qui avait planifié une activité d’éducation à la à ses applications, de s’y familiariser et de les intégrer,nutrition en réseau avec une autre classe a cuisiné malgré leur appartenance à une école faisant partie duun plat à partir des produits de l’agriculture locale. projet ÉÉR. Coordonner les apprentissages, la mise enL’enseignante a ensuite remis le plat à sa collègue de œuvre des opérations, l’animation et les interactionsl’autre classe, avant la tenue de l’activité, de manière à avec les différentes classes exige un certain niveau dece que tous les élèves, peu importe le lieu ou l’école, connaissances, mais aussi de la pratique. Après deuxpuissent savourer en même temps la recette au moyen ou trois activités réalisées en réseau, les enseignantsde la webconférence. étaient plus à l’aise avec les TIC et la plateforme VIA.LES INSTALLATIONS TECHNOLOGIQUES LE DÉROULEMENTLa réalisation des activités d’éducation à la nutrition en La fréquence des activités d’éducation à la nutritionréseau nécessite une préparation et une appropriation en réseau est différente selon le milieu et le cycleavant qu’elle ait lieu en classe avec les élèves. Au d’enseignement et varie d’un groupe d’enseignants àpréalable, les enseignants effectuent un minimum l’autre. Certaines équipes se sont fixé comme objectifd’opérations. Pour la plupart des enseignants de réaliser une activité par semaine, alors que d’autresrencontrés, le matériel informatique ne se trouve pas ont opté pour une base mensuelle. En moyenne, lesà portée de main : il est rangé dans un local de l’école, activités d’éducation à la nutrition en réseau sontparfois à proximité de leur salle de classe, parfois au de courte durée. Elles varient de 15 à 30 minutes,bout du couloir, parfois dans une autre pièce beaucoup selon les cycles. Au préscolaire, il semble qu’unemoins facile d’accès, en fonction de la grandeur quinzaine de minutes constitue une durée optimalede l’école. Dans tous les cas, il leur faut procéder afin de ne pas nuire à la concentration des tout-petits.à l’installation du matériel avant l’activité, voire le Le visionnement des enregistrements à des fins deréserver s’il est partagé avec d’autres enseignants recherche a permis de saisir la séquence des actionsde l’école. Dans certains cas, les enseignants ont lors d’une activité en réseau. Une partie de cettementionné que le matériel se trouvait à l’intérieur dernière peut inclure l’intervention d’un professionnelmême de leur salle de classe. Certains d’entre eux (hygiéniste dentaire, infirmier, diététiste/nutritionniste),disposent aussi d’un tableau numérique interactif (TNI), qui participe de différentes façons, selon la demande,qu’ils utilisent quotidiennement avec les élèves. Ces ses spécialités, le thème choisi ou en fonction de l’accèsinstallations facilitent la tenue des activités en réseau. ou non à la technologie. Par exemple, à Portneuf, une diététiste/nutritionniste a présenté sous forme de ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 19
  20. 20. capsules en direct des choix de collation nutritive. Elle et emballés. Au même titre que les enseignants ouétait installée dans son bureau du CSSS, face à son les professionnels de la santé, ils sont sensibles à laordinateur et à sa caméra. Les élèves de deux classes nouveauté et réagissent spontanément dès la premièresituées dans deux écoles différentes du territoire de fois où ils s’aperçoivent à l’écran, entendent des sons,la MRC de Portneuf pouvaient observer la diététiste/ observent d’autres groupes d’élèves, se font entendrenutritionniste et communiquer avec elle au moyen à l’aide d’un micro, etc. Au commencement du projetde la webconférence. Par des illustrations ou avec et à quelques occasions, les enseignants ont dû fairede vrais fruits et légumes, la diététiste/nutritionniste preuve de patience afin de conserver l’attention desdécrivait aux élèves la valeur nutritive de ces aliments. élèves. L’agitation se résorbe avec le temps, jusqu’àÀ l’occasion, les élèves pouvaient interagir, exprimer ce que la pratique devienne régulière. Même une foisun commentaire ou répondre à une question posée l’effet de surprise passé, les enseignants constatentpar la diététiste/nutritionniste. Dans d’autres cas, ce que l’enthousiasme demeure, puisque dès l’annoncetype de capsule pouvait être préenregistrée par un d’une intervention prochaine, les élèves expriment leurprofessionnel de la santé avant d’être visionnée dans fébrilité : « Ils ont hâte de faire des activités en réseau. »les classes au moment choisi par chaque enseignant. Dans ce contexte, les enseignants sont d’avis queEn général, les interventions de chaque participant la coordination est une condition indispensable deà l’activité (élève, enseignant, professionnel) sont la mise en réseau. Plusieurs facteurs entrent en jeu :préparées et organisées suivant un ordre déterminé. le temps limité, l’accès restreint à ce qui se déroulePar exemple, chaque classe participe à une dégustation dans les autres classes (une classe voit uniquementd’herbes et d’épices, et à tour de rôle, les participants ce que la caméra présente et ne peut deviner s’il y asont invités à commenter et à partager leur expérience un problème ou un imprévu, à moins qu’il soit visibleà la caméra avec les autres élèves. Un professionnel à l’écran) et aussi les habitudes et références quide la santé réalise ensuite une intervention d’une diffèrent d’une classe à l’autre. Par ailleurs, les élèvesdizaine de minutes pour expliquer aux élèves certaines veulent parfois tous se voir à l’écran et donc se placernotions, par exemple, comment il est possible de face à la caméra. C’est pourquoi la coordination et lacomparer la valeur nutritive des aliments. L’enseignant, scénarisation de l’activité deviennent pour l’enseignantde son côté, s’assure de l’enchaînement des interventions des moyens de structurer l’action afin de faciliteret de la coordination avec les autres classes en réseau. l’exécution et de maintenir le rythme. La présence devant la caméra à tour de rôle ou par groupes deLes enseignants se chargent de la mise en scène deux est un exemple de stratégie adoptée par lesde manière à éviter la cacophonie, les silences, les enseignants : cette pratique contribue à maintenir uneinterruptions, les malaises ou la gêne qui nuisent cadence, détermine le temps de parole et d’actionparfois à la concentration et entraînent de l’impatience de chaque élève, assure l’enchaînement et réduit lesou de l’ennui, tant du côté des enseignants que de celui temps morts ou les silences. C’est également un moyendes élèves. C’est pourquoi l’enseignant doit rendre de garantir la participation de tous les élèves, et del’expérience et l’animation dynamiques et interactives, répartir les rôles et responsabilités au sein du groupe.afin de stimuler l’intérêt et la curiosité des élèves.À la manière d’un chef d’orchestre, il guide, dirige, L’ACCOMPAGNEMENT PAR DES RESSOURCESprévoit les combinaisons afin que les élèves et les SPÉCIALISÉESclasses s’accordent au moment de s’activer face à la La configuration de l’accompagnementcaméra. Même si tous les équipements fonctionnentet que la pratique en réseau est acquise par les Dans les deux territoires étudiés, les personnes-enseignants, il faut quand même que le déroulement ressources étaient des diététistes/nutritionnistes, dessoit organisé, que les séquences et les jeux de rôles, hygiénistes dentaires ou des infirmières scolaires basésl’enchaînement des mouvements, des prises de dans un CSSS. Les résultats des entrevues réaliséesparole ou des capsules vidéo soient déterminés en auprès des enseignants et des professionnels defonction du nombre de classes, du nombre d’élèves, la santé ont révélé que l’accompagnement variaitdu temps alloué, de la présence d’un invité, etc. dans la plupart des cas en fonction des besoins exprimés ou des demandes adressées par leSelon les témoignages reçus, l’usage de la webcon- milieu scolaire, et parfois selon la disponibilité desférence fascine les élèves. Ceux-ci sont excités, curieux ressources humaines. Ce dernier facteur dépend de20 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  21. 21. conditions qui sont souvent distinctes d’un CSSS de gérer l’organisation des services en fonction duà l’autre, étant donné les orientations particulières profil de l’état de santé et des caractéristiques de sadont se dote chaque établissement. Aux prises avec population. La prévention et la promotion des sainesune pénurie de ressources, chaque organisation habitudes de vie en milieu scolaire occupent doncrelevant du réseau de la santé publique détermine au une part variable de la pratique des professionnels.sein de son territoire les priorités qui lui permettrontFIGURE 4 : DIFFÉRENTS MANDATS ET RESPONSABILITÉS DU CSSS MINISTÈRE DE LA SANTÉ AGENCE SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX SERVICES SOCIAUX (MSSS) CSSS ÉCOLE Autres clientèles et organisations présentes sur le territoire couvert par l’offre de services du CSSSBien qu’il cherche à s’acquitter de ses responsabilités son supérieur immédiat, à son emploi du temps,suivant un mode de gouvernance locale, le CSSS à ses mandats et à son champ de spécialisation.doit aussi satisfaire aux orientations régionales etnationales, comme l’illustre la figure 4. Ce processus L’accompagnement par les professionnels ded’organisation des services en santé sur un territoire la santé se fait généralement en direct lors de laprédispose des interventions en milieu scolaire. Les réalisation d’une activité d’éducation à la nutritionmesures qui découlent du processus décisionnel en réseau avec différentes classes. Parfois, desvont par conséquent conditionner la pratique et le enseignants ont adressé des demandes de rensei-rôle des professionnels de la santé au sein de leur gnements par courriel aux professionnels dans leterritoire, et de surcroît servir de balises lors des but d’obtenir des informations complémentaires,ententes et dans la création de liens avec les partenaires, de s’enquérir de la disponibilité de l’intervenant oucomme les écoles et les services à la petite enfance. d’approfondir leurs connaissances sur un thème lié à la nutrition et aux saines habitudes de vie.Dans ce contexte, particulièrement dans le cadredu projet Éducation à la nutrition, le professionnel Dans certains cas, des ressources extérieuresde la santé reçoit la demande provenant d’un reconnues et actives au sein de la communauté ont étéenseignant et d’une direction d’école, et analyse interpellées (une organisation locale relevant dela situation par rapport aux orientations adoptées Québec en forme, par exemple). Les professionnelspar son établissement, son équipe de travail ou des services complémentaires et le personnel de ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 21
  22. 22. soutien en milieu scolaire sont aussi intervenus à et de réseau. Les cuisiniers et cuisinières del’occasion pour faciliter la mise en œuvre des cafétérias en milieu scolaire ont aussi travaillé avecactivités d’éducation à la nutrition. Des techniciens les enseignants dans le cadre du projet afi n deen informatique ont collaboré au projet dans le but composer, de suggérer, d’adapter ou de réaliser lesde satisfaire aux besoins en matière de technologie menus ou les activités de dégustation (voir la figure 5).FIGURE 5 : SOUTIEN ET ENCADREMENT DE LA PART DES RESSOURCES EN MILIEU SCOLAIRE EN VUE DELA RÉALISATION DES ACTIVITÉS D’ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU ÉCOLE CSLes modalités de l’accompagnement FIGURE 6 : VISIONNEMENT EN CLASSE D’UNELa durée de l’accompagnement est très variable CAPSULE PRÉENREGISTRÉE PAR LA DIÉTÉTISTE/suivant la demande et la nature du besoin. Il peut NUTRITIONNISTEs’agir de quelques minutes seulement, par exemplepour des renseignements transmis par courriel. Sinon, JOUR 1 : PRODUCTION DE LA CAPSULElors de la réalisation des activités avec les élèves, ilfaut généralement compter de 10 à 30 minutes, en CSSSmoyenne. À quelques occasions, lors de journées deplanification, les professionnels de la santé ont puaccompagner en personne les équipes d’enseignantsqui préparaient les activités d’éducation à la nutritionpour les mois suivants. La nature et le type d’interventiondiffèrent selon le besoin, le choix de la formule et lesconditions de réalisation. Par exemple, le professionnelpeut enregistrer une capsule, intervenir directement enréseau à partir de son bureau du CSSS au moment où JOUR 4 : VISIONNEMENTl’activité se déroule en milieu scolaire, ou être présentdans une classe et en même temps intervenir en réseau ÉCOLEavec d’autres classes qui se trouvent dans des écolesdispersées sur le territoire (voir les figures 6 et 7). Ilschangent aussi en fonction des intérêts, des qualités etdes habiletés du professionnel ou des établissementsde santé qui portent un regard sur l’intervention deleur personnel au sein de la communauté desservie,ou même des contraintes auxquelles ils font face.22 | ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO
  23. 23. FIGURE 7 : CONFIGURATIONS DE L’ACCOMPAGNEMENT JOURNÉE DE FORMATION ET DE PLANIFICATION AVEC LES ENSEIGNANTS COURRIEL @ CAPSULE PROGRAMMES DES PLC INTERVENTION EN RÉSEAU CSSS ÉCOLE ÉCOLE ÉDUCATION À LA NUTRITION EN RÉSEAU | CEFRIO | 23

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