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Etat des lieux des pratiques collaboratives sur Rennes métropole

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Cette étude est réalisée par l'association Collporterre, dans le cadre du programme de recherche-action DOMINO, qui est financé par l'ADEME et labellisé par le Ministère de l'Environnement, de l'énergie et de la mer.
La collecte des données a été conduite entre novembre 2015 et mars 2016, avec l'appui des services de Rennes Métropole, par le biais d'une enquête par questionnaires, d'ateliers participatifs et d'entretiens. Après cette phase de recensement et afin de capitaliser sur les expériences du territoire, des restitutions et des ateliers sont organisés afin de partager une analyse commune des pratiques durables pour le territoire et d'envisager des leviers d'action.

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Etat des lieux des pratiques collaboratives sur Rennes métropole

  1. 1. État des lieux des pratiques collaboratives sur Rennes métropole Juin 2016 Les pratiques collaboratives locales ne cessent de se développer : covoiturage, groupement d'achat, ressourcerie, jardin partagé, espace pour réparer les objets, espace de travail partagé, fablab, Mix, AMAP, échange de services, de savoirs ou de biens… Elles apparaissent comme de nouvelles voies de dynamisation et marquent un renouveau dans la manière de faire ensemble. Cette dynamique interpelle les pouvoirs publics, le monde économique, les experts, les medias et questionne les rapports sociaux. « Les pratiques collaboratives : une opportunité pour les territoires ? » C'est la question que pose le programme Domino auquel Rennes Métropole participe. Ce projet est destiné à outiller les acteurs des territoires sur la question des pratiques collaboratives. Dans ce cadre, un état des lieux a été initié sur Rennes Métropole en novembre 2015. L'objectif de cette enquête était d'analyser les dynamiques locales. Ainsi plus de 300 initiatives ont été recensées qui témoignent du dynamisme et d'une grande diversité des pratiques tant thématique (déchets, mobilité, tiers-lieux, urbanisme, culture, alimentation, équipements...), que géographique (urbain, périurbain), ou statutaire (association, informel, société) et du développement des usages du numérique (plateforme, réseau social, liste de discussion, site internet). Découvrez - à travers six infographies - les principaux résultats de cette étude. Cette étude est réalisée par l'association Collporterre, dans le cadre du programme de recherche-action DOMINO, qui est financé par l'ADEME et labellisé par le Ministère de l'Environnement, de l'énergie et de la mer. La collecte des données a été conduite entre novembre 2015 et mars 2016, avec l'appui des services de Rennes Métropole, par le biais d'une enquête par questionnaires, d'ateliers participatifs et d'entretiens. Après cette phase de recensement et afin de capitaliser sur les expériences du territoire, des restitutions et des ateliers sont organisés afin de partager une analyse commune des pratiques durables pour le territoire et d'envisager des leviers d'action.
  2. 2. RéaliséparFormesVivesenpartenariatavecCollporterre—ProgrammeDomino—2016 La première CUMA recensée est née à Chavagne en 1959 74% des initiatives se sont créées après 2010, dont la moitié après 2014. Mais le partage, ça ne date pas d’aujourd’hui?! Oui mais ces dernières années les dynamiques s’accélèrent Des pratiques de partage majoritairement urbaines et locales 95% des projets sontlocalisés en milieu urbain 94% des projets ont une portée locale 31%Se nourrir 23%Se déplacer 8% Se financer 6% Travailler 13%s’équiper 4% Se loger 5% Se divertir 7% Bricoler/ Réparer 2% Se rendre service 1% S’informer Achat en circuits courts et covoiturage ont le vent en poupe! Les pratiques collaboratives se développent majoritairement dans les secteur de l’alimentation et de la mobilité. Partager sans s’enrichir, le lien social avant tout! Et seulement 25% des projets induisent un échange monétaire (achat et vente de biens, de services)87% des projets sont à but non lucratif le lien social la solidarité l’environnement le partage Quelles sont les motivations à l’origine de la création de ces projets ? Pour faire vivre leur projet, 60% des initiatives utilisent Internet (site web ou réseaux sociaux). Pour autant, pour les deux tiers de ces projets connectés, il n’est pas nécessaire de se créer un compte pour accéder au service. Et le numérique dans tout ça? 316 projets collaboratifs(impulsés et gérés par et pour les acteurs du territoire) Rennes 3% 4% 60% 5% Betton Acigné Bruz des projets Noyal-Châtillon-sur-Seiche 3%
  3. 3. RéaliséparFormesVivesenpartenariatavecCollporterre—ProgrammeDomino—2016 Qui sont les entrepreneurs collaboratifs?Du réseau informel de quartier à la start­up numérique internationale, les initiatives collaboratives reposent toutes sur des échanges entre individus (particuliers ou professionnels). Mais le modèle économique, la taille de la communauté et la gouvernance peuvent être très différents d’un projet à l’autre. Nous pouvons distinguer trois grandes catégories de services collaboratifs : L’urbain connecté, le collectif ancré et le participatif viral. L'urbain connecté LE PARTICIPATIF VIRALLE COLLECTIF ANCRÉ L’urbain connecté Les nouvelles technologies peuvent faciliter les opportunités d’échanges entre les individus. Et certains entrepreneurs l’ont bien compris. Tous les jours apparaissent de nouveaux sites internet qui proposent divers services collaboratifs. Ces start up sont implantées en milieu urbain, au plus près des structures d’accompagnement. Elles se rémunèrent principalement par le biais de commissions prélevées sur les échanges réalisés. Et pour durer, ces projets doivent convaincre toujours plus d’adeptes pour être rentables. Il n’y a pas de place pour tout le monde ! 60% d’entre-eux ont été créés après 2014. Le collectif ancré Se réunir au sein d’une structure pour imaginer un service géré en commun, ce n’est pas nouveau ! C’est le sens de nombreuses associations et coopératives. Ces projets répondent à des besoins partagés localement. Ils n’ont pas vocation à conquérir la planète ; au plus, à s’essaimer sur d’autres territoires qui partagent les mêmes enjeux. Nés pour partie avant l’essor du numérique, ces services utilisent encore assez peu les réseaux sociaux. Sur Rennes Métropole plus du tiers sont nés avant 2010. Le participatif viral Agir concrètement par de petites actions au quotidien, pour plus de bons sens et d’entraide : les idées fusent ces dernières années. Bibliothèques de rues, légumes en libre service, une multitude d’initiatives se diffusent aujourd’hui par Internet. Une action toute simple peut ainsi être expérimenté en Allemagne ou aux Etats-­Unis et s’essaimer rapidement aux quatre coins de la planète via les réseaux sociaux. Des collectifs s’emparent ainsi de l’idée et l’adaptent à leur manière, en respectant l’esprit du projet. Aucune adhésion, vient qui veut pour donner un coup de main et contribuer simplement selon ses envies ! Plus de la moitié de ces initiatives ont moins de 2 ans sur Rennes Métropole. Autre caractéristique: leurs communautés d’usagers dépassent régulièrement les 1000 membres! 6% 68% 26%
  4. 4. RéaliséparFormesVivesenpartenariatavecCollporterre—ProgrammeDomino—2016 Se réunir pour cultiver Stop aux déchetsNotre production de déchets a doublé en 40 ans ! Fin 2015, 87% des français se déclaraient prêts à changer leur façon de consommer en recyclant, réparant ou en donnant des choses. Une bonne nouvelle pour nos poubelles, car selon l’Ademe, un français produit en moyenne 590 kg de déchets par an, dont 126 kg de déchets organiques. Dès les années 1990, Rennes Métropole a engagé des actions pour valoriser les déchets de ses habitants, par le biais de composteurs individuels. Si le volume des ordures ménagères du territoire est aujourd’hui inférieur de 80kg à la moyenne nationale, pas question de s’arrêter en si bon chemin! Depuis 2015, Rennes Métropole poursuit ses actions dans le cadre du programme « Territoire zéro gaspillage zéro déchet ». Les pratiques collaboratives à la rescousse des déchets Partage, mutualisation, troc et vente entre particuliers : les pratiques de consommation des français ont sensiblement évolué ces dernières années. La crise économique a resserré les budgets des ménages, les obligeant à s’adapter et à revoir profondément leurs habitudes de consommation. Et le développement du numérique a certainement facilité et accentué ces tendances à l’achat malin et à l’achat plus responsable. L’explosion des services en ligne et groupes sur les réseaux sociaux en témoignent. À Rennes Métropole, plus du tiers des initiatives collaboratives recensées permettent ainsi de réduire nos déchets. Et la dynamique n’est pas prête de s’essoufler, 45% de ces actions sont nées après 2014. Le meilleur déchet reste celui qu’on ne produit pas ! Troquer ou vendre entre particuliers Donner plutôt que jeter! 60 jardins partagés L’auto-production permet de limiter considérablement les emballages. Mais, ce n’est pas toujours facile de se lancer seul. Cela requière des connaissances techniques, un outillage spécialisé et du temps ! Alors pourquoi ne pas se rassembler pour cultiver à plusieurs ? Les jardins partagés font de plus en plus d’adeptes. Certains sont gérés par les communes, d’autres par une association, ou un collectif de citoyens. à Rennes métropole, on cultive aussi sur les espaces publics! 7 incroyables comestibles Initié en 2008 à Totmorden (Angleterre) par deux mères de familles, le mouvement Incroyables comestibles s’est répandu comme une traînée de poudre en France et au-delà. « Il vise à faire des territoires un immense jardin partagé, auquel tout le monde peut contribuer. Chacun est ainsi appelé à devenir un apprenti jardinier-citoyen, en plantant, cultivant et récoltant à sa guise les fruits du potager en libre-service. » A vos épluchures ! Depuis 2006, des composteurs partagés sont proposés gratuitement aux copropriétés de Rennes Métropole. Aujourd’hui, plusieurs milliers de foyers valorisent leurs déchets de cuisine dans plus de 400 composteurs répartis sur le territoire. Le saviez-vous ? “Nés en 2009 à Amsterdam, les « Repair Cafés » s’appuient sur une idée simple : réparer ensemble les objets défectueux pour éviter de les jeter et prévenir la production de déchets. Aujourd’hui plus de 850 Repair Cafés existent dans 19 pays dans le monde. Les bénévoles y réparent ensemble environ 13 000 produits par mois!” Connaissez-vous les zones de gratuité?Ce sont des lieux où vous pouvez déposer cedont vous n’avez plus besoin et prendre ce quevous voulez — même si vous n’avez rien déposé.Tout est gratuit. Dans la même idée, des bibliothèques de rue se multiplient à Rennes depuis2010. C’est lors d’un projet de réhabilitationdu square Bel Air qu’est née la première, inspiréepar une habitante d’origine allemande qui avaitdécouvert ce principe outre-Rhin. On en dénombre9 aujourd’hui. Co-Réparer 2 repair café 14 FabLab 1 atelier d’upcycling participatif Pour éviter de jeter vos objets défectueux, pourquoi ne pas les réparer ou les transformer ? Depuis 3 ans, des lieux — éphémères ou permanents — ouvrent leur portes pour permettre à tout un chacun de donner une seconde vie à ses objets. «La réparation est une vieille idée, mais le fait de coopérer, de réaliser des choses ensemble et d’agir concrètement ouvre de nouvelles perspectives et à faire un petit pas de côté par rapport à la société de consommation pour imaginer de nouveaux modèles sociaux.» Stéphane Gauchon, Repair Café Paris 5 collectifs de troc ou de vente 5 Systèmes d'échange local (SEL) 6 groupes facebook - dont 3 ont plus de 1000 membres “Près de six Français sur dix déclarent revendre régulièrement sur Internet des objets dont ils n’ont plus besoin”. Source : Ifop 2014 Les systèmes de troc et de vente entre particuliers sont en plein boom. Certains s’organisent par le biais d’une association, d’autres préfèrent fonctionner de façon informelle. 5 zones de gratuité 12 bibliothèques participatives 1 groupe facebook Parrallèle 1 liste de discussion Freecycle Et, les professionnels s’y mettent aussi. Les agents de Rennes Métropole ont mis en place une bibliothèque participative, un système de troc et un espace de gratuité en interne. Début 2016, les salariés de Pôle Emploi Bretagne ont initié à leur tour une bibliothèque participative sur leur lieu de travail.
  5. 5. RéaliséparFormesVivesenpartenariatavecCollporterre—ProgrammeDomino—2016 Le chantier de la mobilité partagéeTous accros à la voiture ! En 2014, plus de 80% des français possédaient au moins une voiture. Sentiment de liberté, facilité d’accès aux services : tout est plus simple en voiture, notamment lorsqu’on quitte le centre des grandes villes où les transports publics sont moins efficaces. Sur Rennes Métropole, la voiture est ainsi utilisée dans 70% des déplacements périurbains. Partager pour réduire ses dépenses Mais posséder une voiture coûte cher, environ 5000 € par an en moyenne. Quand on sait que la voiture n’est utilisée que 5 % du temps, l’idée d’en partager son usage relève du bon sens ! Des alternatives comme le covoiturage ou l’autopartage explosent ces dernières années, boostées par les outils numériques. Des alternatives collaboratives tout azimut Aujourd’hui encore 50 % des déplacements en voiture font moins de 5 km. Pourtant sur ces distances, le vélo est plus rapide en ville ! Économies, santé, bien-être, les alternatives à la voiture offrent des avantages biens connus. Et c’est d’autant plus convivial quand c’est réalisé avec les autres. Du partage de voiture au bus cycliste, 75 initiatives collaboratives de mobilité ont été recensées sur Rennes Métropole. Pour la moitié, ces projets s’organisent par le biais des réseaux sociaux. La dynamique reste assez récente : les 3/4 datent d’après 2010. Un véhicule en autopartage remplace 6 voitures particulières et libère 5 places de stationnement. Cette pratique reste encore marginale en France avec environ 200 000 usagers en 2014, principalement dans les grandes villes. Mais avec une croissance actuelle de 50% des abonnements chaque année dans le monde, elle sera probablement amenée à se développer plus intensément dans les dix prochaines années. Sur Rennes métropole, près de 500 voitures sont disponibles à la location pour les particuliers, dont 34 via un service d’autopartage local. Sans compter les flottes de véhicules partagés pour des employés d’entreprises et des collectivités du territoire - telles que chez Orange et la Caisse d’épargne. Le saviez-vous ? Les bus cyclistes sont des groupes de cyclistes qui se déplacent ensemble sur un itinéraire défini comprenant des stations avec des horaires de passage. Idéal pour se rendre au travail ! Il en existe 160 en France dont 8 sur Rennes et ses alentours. Le covoiturage, plus facile pour voyager? Le covoiturage moyenne et longue distance Le covoiturage explose depuis quelques années en France, notamment sur les trajets longues distances facilités par des services numériques qui ont su gagner des nouveaux publics. Il existe aujourd’hui de nombreux services en ligne de covoiturage, de la plateforme privée nationale aux sites institutionnels, en passant par des groupes plus informels. S’ils sont loin de concurrencer les sites les plus connus, les groupes de covoiturage communautaires et locaux sont de plus en plus fréquents et peuvent regrouper plusieurs milliers de membres via les réseaux sociaux. Ils ont souvent été créés pour contrer les offres payantes et préserver l’esprit militant et collaboratif du covoiturage. Et au quotidien, ça se passe comment le covoiturage ? Pour les trajets domicile-travail le covoiturage resteencore compliqué : enfants à récupérer, courses àfaire, mais aussi petites routines et contraintes deshoraires illustrent le fait que seulement 2,5 % destrajets courte distance s’effectuent en covoiturage.Pour ces trajets partagés au quotidien, les genss’organisent avant tout entre collègues de travail, demanière informelle ou — de façon plus marginale —via un site internet. 3 % des trajets courte distancepassent ainsi par une plate-forme numérique.Ensuite, soit les covoitureurs pratiquent l’alternancede véhicules, soit ils demandent une participationaux frais. Et pour se donner rendez-vous, ils utilisentleur domicile ou des lieux pratiques et facilementaccessibles, comme les aires de covoiturage. Sur l’aire urbaine rennaise,il y a 70 aires de covoiturage: 2000 places environ.Source : Audiar. Au départ de Rennesle vendredi soir,c'est plus de 1500annonces recensées surBlablacar, dont plusde 200 pour se rendreà Nantes à moins de10 euros ! Il y a 38 lignes decovoiturage depuis/versRennes sur Facebook.La moitié de cesgroupes ont plus de1000 membres (Rennes-Nantes : 5000). Le saviez-vous ? Il existe un service de covoiturage qui permet aux personnes en insertion professionnelle qui n’ont pas de véhicule de se rendre à leur lieu d’emploi. Il s’appelle Ehop solidaire et près de 500 conducteurs bénévoles s’y sont déjà inscrits ! Avec un objectif de 20% de part modale vélo en 2020 sur la ville de Rennes, la collectivité affiche de l’ambition pour la bicyclette. La forte progression de la pratique ces dernières années (+11% par an depuis 2010) va dans ce sens, grâce notamment à l’augmentation des aménagements cyclables ou encore le service de vélo en libre service. Mais il y a certainement un mouvement de fond, tant les initiatives fleurissent ces dernières années. Des ateliers participatifs pour se former à l’entretien et à la réparation de vélo Ouverts à tou-tes, ces ateliers permettent aux participants d’apprendre à réparer et entretenir eux-mêmes leur vélo. Ils sont accompagnés par des professionnels et bénévoles passionnés qui transmettent leurs savoir-faire. Il existe 5 ateliers participatifs de réparation de vélo Les pédibus - ou autobus pédestres - sont unmode de ramassage scolaire. Sur des trajetsprédéfinis et réguliers, ils permettent aux enfantsde se rendre en groupe à l’école. Accompagnéspar des parents volontaires, ils parcourent lesdifférents arrêts de la ligne chaque matin jusqu’àl’école. 22 communes de Rennes Métropole sont engagées dansdes démarches de pédibus. 800 élèves fréquentent aujourd’hui ces pédibus, contre 1 200 enfants en 2010 L’autopartage, bientôt une réalité? Partager plus qu’un vélo Prendre l’école du bon pied avec le Pédibus
  6. 6. RéaliséparFormesVivesenpartenariatavecCollporterre—ProgrammeDomino—2016 Les nouveaux lieux du partageL’essentiel des services collaboratifs nécessitent des lieux accessibles à tous : pour se rencontrer, pour partager, pour créer collectivement, au-delà des plateformes en ligne qui peuvent initier les échanges. Une diversité de lieux Certains de ces lieux existent depuis des décennies sur nos territoires, à l’image des maisons de quartier. D’autres sont plus récents, comme les “Coworking”, “FabLab” ou “LivingLab”. Leur point commun ? Ce sont des espaces physiques indépendants et ouverts aux croisements et à la diversité des échanges et des contributions. Ils facilitent le partage de biens et de savoirs, au service de projets individuels et collectifs. Un mouvement de fond Le développement rapide de ces nouveaux lieux du partage — source d’innovation sociale et économique — révèlent deux tendances de fond : l’une sociale — l’envie de faire ensemble, de contribuer selon ses compétences — et l’autre sociétale — les évolutions des formes du travail. Sur Rennes Métropole, on dénombre 32 lieux dédiés au partage. Et les 3/4 d’entre-eux se sont créés depuis 2013. Qui sont les utilisateurs de ces lieux partagés ? Un lieu partagé repose sur une communauté de personnes qui se regroupent pour faire vivre cet espace au quotidien. Chacun s’y investit en fonction de ses intérêts, attentes et talents. Habitants, bénévoles, salariés, entrepreneurs, les usagers de ces lieux ont de multiples casquettes. Certains y viennent ponctuellement, d’autres en ont fait leur lieu d’activité principal. Un lieu partagé = Trois fonctions • L’accès Ces lieux permettent un accès mutualisé à une diversité de services — professionnels, de loisirs, de consommation, de formation, etc. C’est la diversité des services accessibles qui donne au lieu sa spécificité. • La mise en réseau Au delà du partage d’un espace, ces lieux favorisent la mise en réseau de ses usagers et l’émergence d’actions collectives. • La créativité Créer, imaginer, tester, apprendre, innover. Ces lieux offrent les conditions matérielles nécessaires à la conduite d’un projet ; mais ils réunissent surtout des compétences sociales essentielles à l’entrepreneuriat et au travail en réseau. Vers des quartiers en partage ? Les Maisons de quartiers, les centres sociaux et les patronages : autant de lieux de proximité qui cultivent depuis des décennies les rencontres et les échanges entre habitants. Aujourd’hui, ces lieux d’éducation populaire outillent et accueillent de nombreuses pratiques collaboratives. On y trouve des groupements d’achats, des zones de gratuité, des grainothèques, des bibliothèques participatives ou encore des jardins partagés. Loin des plateformes numériques de partage, ces lieux sont davantage plébiscités pour leur proximité. Il peuvent aussi jouer le rôle de tiers de confiance entre citoyens d’un même quartier. Des lieux ouverts, accessibles et en réseau, où l’on peut échanger avec ses voisins. Et si c’était ça aussi l’avenir du collaboratif ? Connaissez-vous le PAM ? Situé au cœur du quartier de Maurepas à Rennes, le Pôle Associatif Marbaudais (PAM) est un espace mutualisé pour des associations et collectifs d'habitants. La Ville de Rennes est propriétaire des locaux, mais en 2010, elle a confié la gestion et l’animation collective du lieu à l’Association pour la Promotion de l’Action et de l’Animation Sociale. Aujourd’hui, le fonctionnement coopératif, l’ouverture sur l’extérieur et la diversité des structures en font un lieu d'expérimentation permanent où les projets collectifs fleurissent. Des lieux hybrides 2 espaces de la Ville de Rennes 2 espaces associatifs Coworking, FabLab, jardin partagé, création artistique, échanges de savoirs et savoirs-faire, ces lieux proposent une mixité de fonctions, générant de multiples opportunités de collaboration. Ils vivent et se développent au rythme des rencontres, plus ou moins formelles et structurées. Ce sont avant tout des espaces de rencontres, d’entraide et d’expérimentation. Des Lieux de travail et d’entrepreneuriat17 espaces de coworking En 2010, le 1er espace de coworking a ouvert sesportes au sein de la Cantine Numérique, co-fondéeet soutenue par Rennes Métropole. Cinq ans plustard, elle a laissé place à la French Tech Rennes quiaccueille plus de 80 travailleurs dans des locauxrénovés, près du Mail Mitterrand.En parallèle, la dynamique a pris de l’ampleur : oncompte aujourd’hui pas moins de 17 espaces decoworking sur le territoire métropolitain ! Et 70%d’entre-eux ont moins de deux ans.De l’espace associatif au centre de télétravailleurs,ces lieux se distinguent par leur capacité d’accueil,leur modèle d’animation et de gouvernance et par lesservices proposés. Des lieux d’expérimentations numériques 14 Fablabs sur Rennes Métropole 1 Hackerspace Les Fablab, tout comme les hackerspaces sont des lieux accessibles à tous où l’on peut y fabriquer « presque n’importe quoi ». Ces lieux placent l’expérimentation au centre de leurs activités et de leur fonctionnement. Ils s’inscrivent au coeur du mouvement « Do It Yourself » basé sur l’idée que la création technique est à la portée de tous. Le LabFab étendu: multiplier les ateliers décentralisés et favoriser leur mise en réseau Le “LabFab” - le FabLab rennais - est fondé en 2012 par un consortium - écoles supérieures, acteurs associatifs, économiques, Ville de Rennes et Rennes Métropole. A l’origine hébergé dans l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne, le LabFab dispose aujourd’hui d’un nouveau local au sein de la Maison des Associations. La collectivité a également soutenu l’équipement de 11 Espaces Publics Numériques en imprimantes 3D, kits de fabrication et programmation numérique. Inspirée par l’exemple de Barcelone, l’objectif de la collectivité est de se rapprocher au plus près des utilisateurs et de développer ces lieux de fabrication sur tout le territoire.
  7. 7. RéaliséparFormesVivesenpartenariatavecCollporterre—ProgrammeDomino—2016 Fabriquer sa villeDe plus en plus de citoyens revendiquent aujourd’hui leur expertise et souhaitent s’impliquer dans la fabrique de leur ville, de leur territoire. Amplifiées par la culture participative du numérique, qui permet à chacun de donner son avis, de contribuer, les initiatives collaboratives interrogent directement la construction des territoires. Et bousculent par la même le rôle des collectivités et des acteurs privés traditionnellement en charge d’imaginer et de construire la ville. De nouvelles voies de dialogue public se dessinent, davantage tournées vers la co-construction et à la contribution citoyenne. Serait-ce les prémices d’une ville plus agile, où les usages et services urbains se réinventent collectivement ? Le saviez-vous ? Depuis 2015, Rennes Métropole propose aux habitants de soutenir des projets artistiques locaux qui leur font sens via une plateforme de financement participative : la Dynamo culturelle. Plus de 500 internautes ont contribuer la première année, permettant à 6 projets de récolter 33 700 €. « Penser global, agir local ». C’est dans cet esprit que des collectifs et associations d’habitants initient des actions concrètes, à leur échelle. Et parmi elles de nombreuses initiatives collaboratives, dans des champs parfois très divers. S’approprier l’espace public Faire de l’espace public un lieu d’échange 7 Incroyables Comestibles 9 bibliothèques de rue Légumes et livres en libre accès en bas des immeubles ou sur les places publiques, espaces de don permanents ou éphémères le long du trottoir : de nombreuses initiatives citoyennes émergent ces dernières années, pour créer des espaces de partage et lutter ainsi contre l’aspect individualiste de la ville. Ces actions bricolent et explorent de nouveaux usages des espaces publics. 1 collectif disco soupe De temps en temps, les places de la métropole sont investies par de joyeux éplucheurs ! Depuis quatre ans, le collectif renneais DiscoSoupe anime des sessions collectives, ouvertes à tous, d’épluchages de rebus. Dans une ambiance musicale, chacun participe à la confection — et à la dégustation gratuite — de soupes, salades et jus de fruits. Le concept vient d’Allemagne. Aujourd’hui, des DiscoSoupes sont régulièrement organisées dans plus de vingt pays. Du crowdfunding pour artistes locaux, le temps d’un repas Initié en 2012 par 4 artistes rennais, La Dinée est un format de financement participatif pour artistes locaux. La formule est simple : 1 repas, 1 lieu, 4 artistes, 30 participants, 1 projet micro-financé. Chaque participant contribue au repas à hauteur de 12 € . A la fin du repas, après avoir découvert les quatre projets, les participants votent pour l’artiste de leur choix. Le bénéfice de la soirée est entièrement reversé au projet lauréat. Des cigales pour investir collectivement dans des projets du territoire Une Cigale est un club d’investisseurs locaux, au service du développement d’entreprises solidaires. Ces structures regroupent 5 à 20 personnes qui décident de mettre une partie de leur épargne en commun pour une durée de 5 ans (renouvelable une fois). Si cette action permet de réaliser une plus- value par retour sur investissement, une Cigale se veut aussi un moyen pour soutenir l’économie locale et faire du citoyen un acteur de son environnement économique. À Acigné, une brasserie artisanale a vu le jour en 2015 grâce au soutien financier de trois cigales du bassin rennais. Sur ce territoire, 18 cigales se sont créées, principalement depuis 2010. Soutenir des projets qui font sens L’association Bruz citoyenneté anime depuis 2014 la vie locale à travers des actions favorisant le mieux vivre ensemble. Bibliothèque de rue, troc de plantes, Repair Café, les initiatives collaboratives fleurissent. Au sud de Rennes, Déclic Ethique a mis en place un groupement d’achat, un atelier de réparation de vélo, un système d’échanges local et investit dans un broyeur mutualisé. Club d’investissement solidaire, groupement d’achat, Bacs Incroyables Comestibles et bientôt une voiture partagée. A Acigné l’association Courants alternatifs ne manque pas de jus ! Se regrouper et agir pour son territoire Initiée à Rennes en 2013, les BiblioRemix s’étendent aujourd’hui partout en France. Biblio Remix est un dispositif d’expérimentation, d’invention et de création participatives, autour des services en bibliothèque. L’idée est de réunir des participants aux compétences diverses et de leur proposer d’esquisser leur vision de la bibliothèque idéale, à travers des questions, des problèmes concrets et des projets à réaliser. Le concept de Biblio Remix n’appartient à personne et est librement copiable, diffusable, modifiable. En 2015, le Musée de Bretagne a été remixé 5 cinq jours durant De la même manière, ce format réunit des participants aux profils variés pendant trois jours au cœur d’un musée afin de concevoir et prototyper des expériences innovantes. Cette manifestation, qui s’est déroulée pour la première fois en novembre 2011. Remixer les lieux publics Imaginer l’évolution d’un lieu, d’un service à partir des usages ; croiser les regards et compétences des uns et des autres. Une nouvelle façon de faire la ville émerge depuis quelques années, alors que les citoyens revendiquent de plus en plus une expertise d’usage. Certains acteurs publics ont bien compris l’intérêt de la démarche et ouvrent, le temps d’une expérimentation, le champs des possibles. Remixer la ville en associant les usagers, ou comment favoriser l’implication citoyenne tout en imaginant des services adaptés aux usages. Vers un urbanisme collaboratif L’urbanisme tactique permet de tester les besoins des habitants et d’adapter l’espace public grâce à des interventions urbaines légères et éphémères. Les habitants et usagers sont force de proposition pour construire l’avenir de leur lieu de vie. Initié en 2005 à San Francisco, l’urbanisme tactique repose sur trois principes : l’intervention à petite échelle, le court terme et le « low cost ». Éphémère et peu coûteuse, cette façon de faire la ville permet de multiplier les expérimentations, de disposer rapidement de retours d’expérience, de sortir des sentiers battus. Le Bureau Cosmique, un collectif d’architectes rennais, a investi les vestiges militaires des anciennes cartoucheries à la Courrouze en 2013 et expérimenté des usages à partir des idées des habitants. Ils participent aussi à la démarche de la Vallée de la Vilaine Aval. Initiée par Rennes Métropole en partenariat avec sept commues, le projet a pour objectif de valoriser cet espace situé au sud de la métropole. Pour cela, des actions pilotes sont conduites avec les habitants du territoire ; révélant ainsi de nouveaux usage pour la vallée.

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