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Mercredi 28 décembre 2016 chabanne christelle courrier picard

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  1. 1. Mercredi 28 décembre 2016 | CONNECT : Créez votre compte , inscrivez-vous aux newsletters , gérez vos abonnements Région > Saint-Quentin SAINT-QUENTIN Christelle Chabanne, de l’ombre du cabinet du maire à la lumière PUBLIÉ LE 28/12/2016 ALICE MEUNIER Réagir  PARTAGER  TWITTER  GOOGLE+ Le journal du jour à partir de 0,75 € Christelle Chabanne, 53 ans, est directrice de cabinet. La discrète femme de l’ombre se dévoile. Fan de Tarantino, bosseuse acharnée, hyperactive, et fidèle parmi les fidèles du maire.   - A + J’ai eu plusieurs vie avant d’arriver à Saint-Quentin », se plaît à dire, mystérieuse, Christelle Chabanne, directrice de cabinet de la maire, Frédérique Macarez. Lesquelles ? Mi-amusée, mi-sérieuse, la femme de l’ombre qui œuvre depuis vingt ans dans les bureaux de la mairie a consenti à parler d’elle, rompant avec la discrétion qui la caractérise hors de l’hôtel de vlle. Bras droit de la maire, elle accompagne Frédérique Macarez lors des cérémonies et en est la porte-parole lors des réunions. Aussi, la directrice de cabinet commence par le début. Une naissance dans les Yvelines, d’un père instituteur (« à l’ancienne, qui portait une blouse ») et d’une mère d’origine bretonne qui a fait ses premières armes dans la Résistance à 13 ans suivant elle-même son père, membre du réseau Schelburn
  2. 2. (rapatriement en Angleterre des parachutistes et aviateurs alliés dont l'avion avait été abattu dans le ciel de France). « Ce qui m’a conduit à New York quand j’avais 13 ans, j’ai défilé avec les drapeaux bretons dans les rues. » S’ensuit une scolarité (presque) classique avec un baccalauréat passé en Angleterre. « Officiellement pour apprendre l’anglais, officieusement pour s’émanciper du milieu familial. » Une licence de lettres modernes combinée à des études d’orthophonie. « J’avais accompagné une amie passer le concours. Je l’ai eu. J’ai mené de front les deux parcours. » Et les passions : la littérature « Je l’ai héritée de mon père et transmise à mes deux enfants ». Une pile de bouquins d’avance que la directrice de cabinet finit toujours par dévorer avec choix. « Je n’aime pas les auteurs torturés qui se cherchent. Je n’ai pas de temps à perdre. » Il y a le cinéma aussi. « J’adore ce que fait Tarantino. Même les Kill Bill. » Et il y a la nature. La Bretagne (« quelle que soit la saison »), la montagne (« j’ai épousé un Pyrénéen »). « C’est important de savoir trouver des énergies… Ma hantise, c’est de m’ennuyer. » Christelle Chabanne a commencé sa carrière à Blois, comme journaliste pour Radio Val de Loire. Puis un poste de responsable marketing, à Lyon. Et l’arrivée à Saint-Quentin en 1993 en tant que chargée de communication de la chambre de commerce d’industrie (CCI) de l’Aisne où elle rencontre le fameux président Pierre André. Une rencontre plus que décisive. En 1995, il est élu maire. « Il m’a emmené avec lui. » « Travail, rigueur et bonne humeur » Christelle Chabanne devient chef de cabinet, un poste qu’elle occupera dix-neuf ans. « Nous ne nous sommes pas quittés. C’était vraiment une belle rencontre. » Elle insiste sur le triptyque mis en place à la mairie à l’époque : « travail, rigueur et bonne humeur ». Une « adhésion complète » se fait autour de la personnalité de Pierre André. « Et les Saint-Quentinois ne s’y sont pas trompé non plus en le réélisant deux fois, dans une ville réputée à gauche. » Christelle Chabanne ne lésine pas « fibre sociale », « maire bâtisseur », « rénovation urbaine » : « Je pourrais en parler pendant des heures. » En 2010, Pierre André laisse son siège de maire à Xavier Bertrand. « Une sacrée personnalité à la capacité de travail hors norme. » Quid de la bonne humeur ? Christelle Chabanne n’en parle plus. Pierre André, président de l’agglo, Xavier Bertrand maire, elle se souvient : « Frédérique Macarez était directrice de cabinet, moi chef, c’était sportif de jongler entre les deux collectivités. Une sacrée expérience sportive.» Xavier Bertrand mène sa propre liste à la victoire en 2014. Les deux héritières de Pierre André quittent leurs fonctions. Frédérique Macarez est élue. Christelle Chabanne devient directrice des grands projets à la mairie. « J’ai eu le choix de garder mon poste de chef de cabinet, mais je faisais ça depuis presque vingt ans. » En 2016, Frédérique Macarez est à son tour élue maire. Elle propose à Christelle Chabanne de devenir directrice de cabinet. Il n’y a pas eu d’hésitation. Au final, elle lâche : « Non, je n’ai pas de stratégie de carrière. Juste une succession de rencontres.» Frédérique Macarez et Christelle Chabanne se vouvoient Les deux femmes travaillent ensemble depuis douze ans. « Nous avons mis en place un mode de fonctionnement qui nous est propre. » Le tryptique initié par Pierre André en son temps fait encore les beaux jours du cabinet : « Travail, rigueur, bonne humeur mais aussi confiance. » Les « Thelma et Louise » de la mairie sont des travailleuses acharnées.
  3. 3. Christelle Chabanne décrit la maire : « C’est une absorbeuse de talents. Elle a intégré les qualités de ses prédecesseurs et y ajoute sa spécificité. » Elle ne tarit pas d’éloges. En toute objectivité ? « Ce n’est pas du positivisme à outrance. Je ne suis pas fataliste et quand Frédérique (Macarez) dit qu’elle veut donner un cap à Saint-Quentin, j’y crois. » Même si la bonne humeur est de mise, le travail studieux est de rigueur. « J’ai moi-même un gros niveau d’exigence pour moi et pour les autres. J’ai conscience que c’est un peu pesant mais personne n’a l’air de m’en vouloir. » Elle rappelle que Frédérique Macarez est le première femme maire de Saint-Quentin. « Ce n’est pas anodin, ni une évidence. » Détail de la relation entre les deux femmes, malgré les années, elles se vouvoient. « Ça surprend beaucoup de monde. Plus ça surprend, plus ça m’amuse. »

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