Menuiseries Exterieures

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Menuiseries Exterieures

  1. 1. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Toute production se devant de s’améliorer au fil du temps, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques constructives à olivier.ponsaint@ac-nancy-metz.fr Olivier PONSAINT 2009
  2. 2. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES Sommaire 1 GÉNÉRALITÉS 3 1.1 Le marché européen 3 1.2 Caractéristiques principales 3 1.3 La réglementation en bref 3 2 RÉFÉRENCES WEB 4 3 FONCTIONS ET CONCEPTION DE LA FENÊTRE 5 3.1 Enjeux énergétiques et enveloppe du bâtiment 5 3.2 Différentes fonctions d’une fenêtre 7 3.3 Organigramme : Conception de la fenêtre dans l’acte de construire 8 4 VOCABULAIRE 9 4.1 La baie 9 4.2 La menuiserie 10 4.3 Métiers de la menuiserie sont différents et complémentaires 10 5 GARANTIES CONSTRUCTEURS 10 5.1 Décennale 10 5.2 Biennale 10 6 PRÉFABRICATION 11 6.1 Prébâti 11 6.2 Précadre 11 6.3 Le Bloc-baie 12 6.4 Coupes - Détails techniques 12 7 DIFFÉRENTS MODES DE POSE 13 7.1 En feuillure 13 7.2 En applique 13 7.3 En tableau 13 7.4 Sur dormant conservé en rénovation 13 8 MODES D'OUVERTURE DES FENÊTRES 14 9 VITRAGES 15 9.1 Vitrages isolants : certification CEKAL 15 9.2 Différents types de vitrages courants 15 9.3 Triple vitrage : 15 9.4 Vitrage et performances thermiques 16 9.5 Vitrage phonique 17 9.6 Les vitrages trempés ou « SECURIT » 17 9.7 Performances des différents vitrages 18 9.8 Le double vitrage quot;contrôle solairequot; planistar 18 9.9 Vitrages « auto-nettoyants » 18 9.10 Vitrage et teinte (NF EN 572-1) 19 9.11 Les vitrages anti-reflets 19 9.12 Les petits bois intégrés 19 10 CARACTÉRISATION DES PERFORMANCES 20 10.1 Marquage NF 20 10.2 Avis technique CSTB 20 10.3 Classement des menuiseries A*E*V* CSTB 20 10.4 ACOTHERM 23 10.5 Fermeture : certification NF VEMCROS 24 10.6 Résistance à l'effraction : label A2P APSAD (serrures) + EN356 (vitrages) 25 10.7 Résistance à l'incendie : classement PF x ou CF x 26 10.8 Protection solaire 26 11 MISE EN ŒUVRE 28 11.1 Fixations 28 11.2 Étanchéité 29 12 RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES 30 12.1 VITRAGES 30 12.2 MENUISERIES EN BOIS 30 12.3 MENUISERIES MÉTALLIQUES 30 12.4 MENUISERIES EN PVC 30 12.5 CHOIX DES MENUISERIES (Classement AEV) 30 13 FINANCEMENTS DISPONIBLES ? 31 13.1 État : Crédit d’impôt 31 13.2 ANAH 31 13.3 Banques : plans de financement 31 13.4 Les autres aides 31 14 PERSPECTIVES 31 14.1 Rappels : précarité des combustibles énergétiques 31 14.2 Fenêtre et environnement 32 14.3 De Kyoto à Copenhague : perspectives d'un nouvel accord mondial sur le climat pour l'après-2012 32 15 VOCABULAIRE COURANT DE LA FENÊTRE 33 16 GLOSSAIRE 34 Olivier PONSAINT2009 P2/39
  3. 3. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 1 GÉNÉRALITÉS 1.1 Le marché européen Le marché européen de la fenêtre se divise tel (2006) que :  6.8 millions de fenêtres PVC.  2.1 million de fenêtres ALU.  1.7 million de fenêtres BOIS.  0.2 million de fenêtres mixtes ALU/BOIS. Le marché de la fenêtre PVC a augmenté de plus de 50 % au cours des 5 dernières années et croît aujourd'hui de plus de 5 % par an (source UFPVC). 1.2 Caractéristiques principales 1.3 La réglementation en bref fenêtres PVC : cahier CSTB N°3521 + avis technique  http://www.uf-pvc.fr/presse/?rub=info_tech fenêtres ALU : DTU N° 37.1  fenêtres BOIS : DTU N° 36.1  Olivier PONSAINT2009 P3/39
  4. 4. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 2 RÉFÉRENCES WEB Centre d’études sur les réseaux, les transports, www.certu.fr l’urbanisme et les constructions publiques. Centre scientifique www.cstb.fr et technique du bâtiment www.energie.wallonie.be Région Wallone en BELGIQUE Choisir le matériau idéal pour les 130.104.235.38/ibge-guide/docs/MAT04_FR.pdf menuiseries extérieures www.lafenetrepvc.com Syndicat national de La Fenêtre PVC www.uf-pvc.fr www.bois.com Les LABELS du bois Le site du spécialiste Français de la sidler.club.fr réhabilitation énergétique Olivier SIDLER Réglementation thermique www.rt-batiment.fr Française www.effinergie.org Conception bioclimatique Agence Nationale pour www.anah.fr l’amélioration de l’habitat. www.dailymotion.com/related/x44ey6_triple- vitrage- Vitrage capteur solaire performant_tech/video/x4pw9l_vitresolaire_tech?fro INSA Strasbourg m=rss www.dailymotion.com/relevance/search/prioriterre/ Triple vitrage performant video/x44ey6_triple-vitrage-performant_tech www.truveo.com/search.php?query=vitrage&uqs= Divers vidéos sur les vitrages Olivier PONSAINT2009 P4/39
  5. 5. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 3 FONCTIONS ET CONCEPTION DE LA FENÊTRE 3.1 Enjeux énergétiques et enveloppe du bâtiment La menuiserie extérieure fait partie de l’enveloppe du bâtiment dont la fonction principale de est d’enclore un espace, qu’elle protège de l’environnement extérieur. L’architecture choisie détermine une volumétrie qui peut engendrer, selon le type de bâtiment, des superficies très différentes de parois de déperditions. Par rapport à la baie de fenêtre, les éléments influençant le bilan thermique sont : • la position de la fenêtre par rapport au soleil, • les pourtours de la baie, • les accessoires de la baie (tant extérieurs qu’intérieurs), •le type de fenêtre et de vitrage (matériaux), • la surface de châssis et la surface de vitrage. Olivier PONSAINT2009 P5/39
  6. 6. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES Les apports de chaleur, notamment solaires, doivent être considérés avec attention pour limiter les problèmes de surchauffe, en été surtout, liés aux parois vitrées. 1. Il est plus difficile de se protéger du soleil bas du matin et du soir (est et ouest) que du soleil haut de midi (sud) en été, et que les surchauffes sont plus fortes à l’ouest après une journée d’utilisation des locaux qu’à l’est, bénéficiant de la fraîcheur de la nuit. 2. les orientations des vitrages à l’est et à l’ouest sont acceptables à condition de prendre des précautions (occultations efficaces (, vitrages faiblement émissifs, …), 3. les orientations sud, sud-est et sud-ouest sont favorables aux apports, donc à rechercher tout en limitant le rayonnement d’été par les dispositifs adaptés (casquette architecturale, …), 4. les surfaces vitrées inclinées (vélux) ou horizontales (skydome) sont une source importante de surchauffe en été et sont peu intéressants pour les apports hivernaux. La RT2005 recommande les valeurs suivantes 40% des baies au sud (protection par casquettes ou autre indispensable),20% au nord, 20% à l’est et 20% à l’ouest (protection extérieures amovibles recommandées). L’objectif principal vis-à-vis des apports énergétiques est de pouvoir apporter suffisamment d’énergie (solaire passif) en hivers et de pouvoir se protéger de la chaleur de l’été. Ce qui va amener à des compromis du point de vue de la conception car les deux intérêts peuvent être perçus comme divergents !!!! Olivier PONSAINT2009 P6/39
  7. 7. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 3.2 Différentes fonctions d’une fenêtre La fenêtre joue un rôle prépondérant au niveau de la qualité de vie et du confort dans les bâtiments. Elle doit répondre à des besoins des utilisateurs (lumière, ouverture pour aération,..) conformément aux exigences techniques imposées par les règlements (thermique, acoustique) et les concepteurs (alignement sur la façade,…). Olivier PONSAINT2009 P7/39
  8. 8. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 3.3 Organigramme : Conception de la fenêtre dans l’acte de construire ESQUISSE APS APD Olivier PONSAINT2009 P8/39
  9. 9. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 4 VOCABULAIRE 4.1 La baie On appelle baie, toute ouverture pratiquée dans un mur ou dans une toiture, ayant pour objet le passage ou l'éclairage des locaux (porte extérieure, fenêtre, etc.). Les cotes qui définissent une baie et sa menuiserie sont :  les cotes nominales, cotes de l'ouverture de la maçonnerie (de tableau à tableau, et du seuil ou de l'appui à la voussure du linteau),  les cotes de passage ou de jour, cotes de l'espace libre entre les montants et traverses des bâtis dormants. Olivier PONSAINT2009 P9/39
  10. 10. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 4.2 La menuiserie Une menuiserie est constituée : d'un dormant et d'un ou plusieurs ouvrants, dont les caractéristiques dépendent du matériau employé (bois, PVC, métal), d'un vitrage, d'une fermeture, éventuellement (volet), d'organes de manœuvre (poignées, ...), d'accessoires (grille d'entrée d'air, ...), Tous ces composants pris seuls ou groupés assurent de nombreuses fonctions dont la plupart donnent lieu à des performances certifiées. 4.3 Métiers de la menuiserie sont différents et complémentaires fabricant de profilés PVC ou aluminium (gammiste), fabricant de verre plat et de double vitrage, fabricant de joints pour vitrage, fabricant de quincaillerie et motorisations, menuisier façonnant des menuiseries sur mesure (mise en œuvre des profilés, intégration des vitrages, ...), réseaux de fabrication et pose de menuiseries. 5 GARANTIES CONSTRUCTEURS 5.1 Décennale Selon la loi 78-12 du 4 janvier 1978, relative à la responsabilité et à l'assurance dans le domaine de la construction, les fenêtres faisant partie du clos et couvert sont de ce fait assujetties à la garantie décennale. 5.2 Biennale Appelée également garantie de bon fonctionnement, cette garantie couvre pendant deux ans - à partir de la date de réception des travaux - les défauts affectant le bon fonctionnement de certains éléments du logement (art 1792-3 Code civil). Il s’agit des équipements que l’on peut enlever sans endommager la construction (chaudière murale, fenêtres, portes, appareils sanitaires et installations électriques). Ex : Si la fenêtre n’est pas étanche : garantie 10 ans, Si le mécanisme oscillant-battant est grippé : 2 ans. Olivier PONSAINT2009 P10/39
  11. 11. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 6 PRÉFABRICATION 6.1 Prébâti Encadrement de bois posé en feuillure, composé de deux montants et d'une traverse haute et scellé dans la maçonnerie au pourtour d'une baie, en attente de la pose du bâti dormant de la menuiserie extérieure. Cette technique permet d'une part de pouvoir enduire les tableaux jusqu'à la tapée ainsi constituée, d'autre part de disposer d'un cadre précis contre lequel on fixera facilement, par vissage, le bâti de la menuiserie. Le prébâti est souvent complété par un cadre à quatre côtés, dit précadre, en saillie vers l'intérieur du local; il permet de réaliser l'isolation intérieure et la cloison de doublage avant la pose des menuiseries. 6.2 Précadre Désigne divers bâtis rigides d'encadrement des menuiseries extérieures, solidarisés à la maçonnerie par scellement, et conçus de façon à accueillir ces menuiseries par simple encastrement et vissage en place. Hormis les précadres de bois complétant des prébâtis (V. ci-dessus), on trouve des blocs-baies à précadre métallique en tôle prélaquée, qui souvent enveloppent entièrement le pourtour de la baie, ses tableaux et son linteau (avec retour sur le nu des enduits extérieurs), et qui comprend la pièce d'appui. Citons enfin les précadres en béton armé, pièces de préfabrication qui composent l'ensemble du cadre de la baie, y compris parfois avec son allège sous appui. Olivier PONSAINT2009 P11/39
  12. 12. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 6.3 Le Bloc-baie Un bloc-baie, un bloc-porte, un bloc-fenêtre, etc. désignent les ensembles préfabriqués qui comportent un bâti dormant équipé de ses pattes de scellement, d'un ou plusieurs châssis ouvrants, de leurs ferrures et condamnations (crémone, serrure...), et, souvent, de leur système d'occultation, store, persiennes, ou volet roulant. 6.4 Coupes - Détails techniques http://www.compobat.com/produits/details_techniques.html Olivier PONSAINT2009 P12/39
  13. 13. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 7 DIFFÉRENTS MODES DE POSE Selon le type d'isolation des murs on distingue la pose : 7.1 En feuillure 7.2 En applique 7.3 En tableau 7.4 Sur dormant conservé en rénovation Le dormant sert d'appui à la nouvelle menuiserie et de support de fixation. Si l'ancien dormant est en bois, il faut s'assurer que la pose du nouveau dormant n'empêche pas la ventilation du bois (risque de putréfaction). Olivier PONSAINT2009 P13/39
  14. 14. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 8 MODES D'OUVERTURE DES FENÊTRES Les principaux types d'ouverture rencontrés en France sont : à battement :  à la française,  à soufflet (ou abattante),  oscillo-battante. basculante coulissante Olivier PONSAINT2009 P14/39
  15. 15. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 9 VITRAGES 9.1 Vitrages isolants : certification CEKAL L'association CEKAL délivre des certificats aux fabricants de vitrages pour les produits faisant l'objet de contrôles et de suivi rigoureux à tous les stades de la production. Les caractéristiques thermiques de ces vitrages sont certifiées. Les vitrages sont marqués CEKAL avec numéro de certificat et référence de l'usine de production sur l'intercalaire placé entre les deux vitrages. 9.2 Différents types de vitrages courants Standard 4.16.4 Isolation thermique renforcée 4.16.4 ITR Double vitrage composé d'une glace de 4 mm - un espace Double vitrage composé d'une glace de 4 mm - un espace de 16 mm rempli de gaz argon - une glace de 4 mm d'air de 16 mm - une glace de 4 mm recouverte d'une fine couche transparente à base d'argent Phonique 10.10.4 Feuilleté 44/2.12.4 Double vitrage composé d'une glace de 10 mm - un Double vitrage composé de deux glaces de 4 mm liées par espace d'air de 10 mm - une glace de 4 mm (disponible un film transparent de résine - un espace d'air de 12 mm - selon modèle en ITR Gaz) une glace de 4 mm (disponible selon modèle en ITR Gaz) 9.3 Triple vitrage : Appelé aussi fenêtre « basse énergie » ou « passive », il réduit encore les pertes d’énergie et accroît l’isolation acoustique. Les vitrages sont revêtus de couches tendres de microparticules métalliques et séparés par un remplissage de gaz rare (argon). Leur utilisation est pour l'instant réservée aux constructions à THPE. http://www.actu-environnement.com/ae/news/performance_thermique_cstb_fenetre_3680.php4 Olivier PONSAINT2009 P15/39
  16. 16. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES Vitrage et performances thermiques 9.4 9.4.1 U, K ou P : perméance thermique ou Coefficient de transmission thermique d'une paroi Coef [W/[m²C°]] La perméance thermique U en [W/m²K]= [W/m²C°] (K=1/R ou R est la résistance thermique) indique la quantité de chaleur en Watt qui se propage : en 1 seconde, à travers 1 m² d'une couche de matériau, d'une épaisseur déterminée, lorsque la différence de température entre les deux faces est de 1 K (ou 1°C). L’isolation thermique d'un vitrage est caractérisée par le coefficient U ; plus il est faible, meilleure est la performance thermique. Pour des conditions identiques de mise en œuvre et d'environnement (vent, température), le coefficient U dépend essentiellement des caractéristiques de l'espace de gaz (nature et épaisseur), des composants verriers (émissivité et dans une moindre mesure de leur épaisseur), et de la nature de l'intercalaire. Un vitrage devient isolant grâce à une lame d'air sec emprisonnée entre deux vitres. Plus cette lame est épaisse, meilleure est l'isolation thermique. Le double vitrage standard 4/10/4 (lame d'air de 10mm entre deux vitres de 4mm) réduit les notes de chauffage et augmente le confort. Olivier PONSAINT2009 P16/39
  17. 17. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 9.4.2 L’émissivité L’émissivité est une propriété de surface. Quand deux surfaces sont en regard l’une de l’autre et à des températures différentes, elles échangent de la chaleur par rayonnement. Cet échange de chaleur est proportionnel à l'émissivité des surfaces. L’émissivité normale du verre classique est égale à 0,89, celle des vitrages “couche peu émissive” est de l'ordre 0,10. Un produit présentant une surface faiblement émissive échangera moins de chaleur avec son environnement qu'une surface fortement émissive. Ce type de vitrage (VIR) garantit une isolation thermique renforcée pour les doubles vitrages, avec une réduction de la condensation. Au moment de la fabrication, une couche dure d’oxydes métalliques est déposée sur la surface externe du verre intérieur.. Elle renvoie la chaleur dans la pièce tout en bénéficiant des apports énergétiques gratuits du soleil. Elle supprime l'effet de paroi froide et la condensation sur les vitres. L'isolation augmente de 70% par rapport à une simple vitre et de 40% par rapport au 4/10/4 standard. Ce pouvoir isolant permet d'agrandir la surface vitrée, d'ou un supplément de clair de jour de 33%. En remplaçant l'air par un gaz (argon) non conducteur, on accroît encore la performance thermique. A noter, au-dessus de 900 m d'altitude, la pression à l'intérieur du double vitrage doit impérativement être équilibrée avec la pression extérieure. Enfin, il faut également savoir qu'un double vitrage thermique n'améliore pas sensiblement l'isolation acoustique. 9.5 Vitrage phonique L'indice R donne en dB (A) le niveau d'affaiblissement acoustique apporté par un produit. Plus il est élevé, meilleure est la performance. Ainsi, l'indice R d'un simple vitrage de 4mm est de 22dB (A) bruit route, avec un 6/6/4 il grimpe à 3 dB (A). Pour obtenir un vitrage isolant acoustique on augmente l'épaisseur de l'une des deux vitres. Plus le verre est épais, meilleure est l'isolation. En ville, le niveau de bruit extérieur est en moyenne de 70dB (A). En intégrant un double vitrage 6/10/14 dans une fenêtre performante, on obtient chez soi une ambiance sonore de 35dB (A), soit le calme de la campagne. Dans un environnement plus bruyant, l'isolation acoustique est renforcée à l'aide d'un verre feuilleté acoustique. Sans oublier la menuiserie qui assure un gain supplémentaire de 2 à 5dB (A) selon ses propres performances. Un double vitrage acoustique combine forcément isolations phonique et thermique. 9.6 Les vitrages trempés ou « SECURIT » Le vitrage trempé a subi un traitement thermique (chauffe au point de ramollissement et refroidissement brutal pour créer des tensions internes). Sa résistance aux contraintes mécaniques et aux chocs thermiques est considérablement améliorée. En cas de casse il se fragmente en petits morceaux non vulnérants. Olivier PONSAINT2009 P17/39
  18. 18. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 9.7 Performances des différents vitrages Exemple : Performances de fenêtres PVC en fonction des vitrages utilisés 9.8 Le double vitrage quot;contrôle solairequot; planistar Facteur solaire : Le facteur solaire est la quantité d’énergie solaire, exprimée en pourcentage, que l’on retrouve derrière un système verrier exposé au rayonnement solaire. Il s’exprime en % ou en centième 0,01. Les nouvelles réglementations thermiques prennent de plus en plus en compte le confort d'été. Afin de limiter ses besoins en climatisation. Il est donc important de veiller à limiter les apports énergie solaire l'été. Ces doubles vitrages, sont conçus pour limiter les apports en rayonnement dans votre maison. Par exemple, en plein été, ces vitrages permettent de limiter la chaleur à l'intérieur de votre habitation sans pour autant avoir recours à la climatisation. 9.9 Vitrages « auto-nettoyants » C'est la dernière évolution en date de la fenêtre ! Un revêtement spécial (dioxyde de titane) est appliqué sur la face extérieure du vitrage. L'exposition aux rayons ultraviolets (UV) déclenche une réaction chimique qui décolle les saletés. L'eau de pluie (ou d'un jet d'eau) permet ensuite d'évacuer les saletés. Olivier PONSAINT2009 P18/39
  19. 19. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 9.10 Vitrage et teinte (NF EN 572-1) 9.10.1 Verre extra-clair La composition de ce type de verre se distingue par sa très faible teneur en oxyde de fer, ce qui lui confère une transmission lumineuse la plus élevée. 9.10.2 Verre clair Le verre est défini comme « clair » lorsqu'il n'est pas coloré et que la transmission lumineuse du matériau verre seul a une valeur de transmission lumineuse supérieure ou égale à la valeur donnée dans le tableau 1, extrait de la norme NF EN 572-1. Exemple : Un verre <« extra-clair » d'épaisseur 6mm peut avoir une transmission lumineuse de 91 %. Un verre « clair » d'épaisseur 6mm peut avoir une transmission lumineuse de 89 %. 9.10.3 Verre coloré ou verre teinté La matière constitutive du verre de silicate sodo-calcique peut, lors de sa fusion, être colorée dans la masse par addition de composants appropriés. Les coloris les plus connus sont les tons bronze, bleu, vert, havane... Du fait de leur coloration, la transmission lumineuse des vitrages teintés (tout comme les facteurs énergétiques) varie par rapport à celle du vitrage clair. Le verre coloré présente par nature une sensibilité aux chocs thermiques. 9.11 Les vitrages anti-reflets Grâce à une projection de magnétron sur les deux faces du verre, le taux de réflexion lumineuse est réduit à moins de 1%. La vision au travers de ce verre n'est pas gênée par le reflet quot;fantômequot; du spectateur lui-même dans la vitre. Le support extra-blanc permet en plus une meilleure perception des couleurs des objets exposés. 9.12 Les petits bois intégrés Tous les fabricants de fenêtres proposent leur gamme de petits bois intégrés au double vitrage qui permettent un nettoyage plus aisé. Moins onéreux, profilés collés sur les faces du vitrage, restituent l'aspect des menuiseries d'autrefois. (1) Petits bois laiton incorporés (2) Grille petits bois sur charnière inox (3) Petits bois collés horizontaux. Olivier PONSAINT2009 P19/39
  20. 20. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10 CARACTÉRISATION DES PERFORMANCES 10.1 Marquage NF Les menuiseries marquées NF sont conformes aux normes françaises définies par l'AFNOR. 10.2 Avis technique CSTB Les menuiseries PVC ne disposent pas encore de DTU spécifique. Il y a lieu de se référer à l'avis technique de chaque produit. 10.3 Classement des menuiseries A*E*V* CSTB Les menuiseries extérieures sont classées selon leur : perméabilité à l'air (A*), étanchéité à l'eau (E*), résistance au vent (V*), L'astérisque * indique qu'il s'agit du nouveau classement conforme avec les normes européennes à ne pas confondre avec l'ancien classement AEV. 10.3.1 Classement A* (NF EN 1026 - NF EN 12207) On mesure le débit d'air qui passe à travers la menuiserie soumise à une pression et à une dépression. Quatre classes existent (de A1 : forte perméabilité à A4 : faible perméabilité). 10.3.2 Classement E* (NF EN 1027 - NF EN 12208) On mesure la pression maximale sous laquelle la menuiserie reste étanche à l'eau. Deux méthodes d'essais notées A et B sont utilisées. On classe la menuiserie de 1A ou 1B (mauvaise étanchéité) à 9A ou 7B (bonne étanchéité) 10.3.3 Classement V* (NF EN 12211 - NF EN 12210) On applique trois types de pression : pression permettant de mesurer les déformations de la menuiserie, pression de pulsation (application de cycles pression/dépression) et la pression de sécurité. Après essai, la fenêtre doit rester utilisable, sans projection de composants. On classe la menuiserie de VA1 (faible résistance) à VC4 (forte résistance). Les classes A, B et C étant des critères de flèche maximale observée. Olivier PONSAINT2009 P20/39
  21. 21. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10.3.4 Choix des fenêtres et portes extérieures en fonction de leur exposition (fascicule FD P 20-201) Ce fascicule de documentation est destiné aux maîtres d'œuvre afin de leur permettre l'élaboration de leurs pièces écrites. Il s'applique : aux fenêtres, portes-fenêtres, fenêtres composées, ensembles menuisés avec ou  sans coffre de volet roulant intégré, fenêtres de toit et portes participant à l'enveloppe extérieure d'un bâtiment, aux constructions neuves ainsi qu'aux réhabilitations d'immeubles en France  métropolitaine dans les DOM et éventuellement dans les TOM, aux bâtiments d'usage courant tels que les logements, les bâtiments scolaires,  les immeubles de bureaux, de forme courante, quelle que soit la pente des fenêtres installées dans l'ouvrage.  Il ne s'applique pas : aux fenêtres mises en œuvre à une hauteur au-dessus du sol > 100 m ;  aux bâtiments de forme non courante, c'est-à-dire à géométrie particulière,  ainsi qu'aux tours isolées, ou à proximité d'autres tours pour lesquelles des essais en soufflerie doivent être prescrits. Il faut prendre en compte trois paramètres :  la zone dans laquelle se situe le projet : la norme NF P 06-002 (règles NV 65) distingue 5 zones en France : Olivier PONSAINT2009 P21/39
  22. 22. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES la situation d'environnement de la construction : 4 situations  *situation a: à l'intérieur des grands centres urbains, *situation b: villes petites et moyennes, zones industrielles, zones forestières, *situation c: rase campagne, *situation d: bord des lacs, proximité bord de mer, la hauteur de la fenêtre au dessus du sol.  Classes de performances minimum des menuiseries à mettre en œuvre en fonction de la zone de vent et de la hauteur de la fenêtre. Si l'ouvrage est partiellement ou totalement protégé de la pluie se reporter au fascicule. Le classement A.E.V. est un préliminaire indispensable au label ACOTHERM. Pour plus de simplicité, le CSTB a mis en ligne un outil d'aide au choix des fenêtres : http://software.cstb.fr/OCF/ Olivier PONSAINT2009 P22/39
  23. 23. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10.3.5 Ventilation Dans le cadre du fonctionnement normal des installations de VMC simple flux, il faut laisser entrer l'air dans les pièces principales et les chambres. Les menuiseries étant étanches, il faut y pratiquer des entrées d'air calibrées (auto ou hygro- réglables). Ces entrées d'air sont généralement pratiquées dans la traverse haute de la menuiserie. Remarque : Le classement AEV a été effectué sur des fenêtres dépourvues d'entrées d'air. Attention, chaque entrée d'air est une « porte ouverte » vers l'extérieur qui dégradera les performances acoustiques de la fenêtre. 10.4 ACOTHERM Le certificat ACOTHERM permet de classer les produits les uns par rapport aux autres au regard de leurs performances acoustiques et thermiques, toutes conditions égales par ailleurs. http://www.ctba.fr/document_produit/RGT%20ACOTHERM.pdf 10.4.1 Isolation phonique : classement AC Acotherm Acotherm définit 4 classes de fenêtres, de AC1 à AC4, suivant la valeur minimale de leur coefficient d’affaiblissement acoustique C : Olivier PONSAINT2009 P23/39
  24. 24. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10.4.2 Isolation thermique : classement Th Acotherm Acotherm définit 7 classes thermiques Th, de Th5 à Th11, suivant la performance d'isolation thermique de la fenêtre. Le coefficient de déperdition thermique est noté Uw (w : window = fenêtre en anglais). Classement opérationnel pour les fenêtres et porte-fenêtres. 10.5 Fermeture : certification NF VEMCROS 10.5.1 Classement V :Vent La rigidité des lames du tablier du volet est testée en appliquant une charge uniformément répartie sur l'ensemble du volet. Principe de classification retenu : V1 à V3 (le plus résistant) 10.5.2 Classement E :Endurance Durée de vie du volet face aux sollicitations mécaniques (ouverture / fermeture) Principe de classification retenu : E1 (7000 cycles) à E3 (14000 cycles) 10.5.3 Classement M : manœuvre Effort à produire pour manœuvrer la fermeture et résistance du volet aux fausses manœuvres. Principe de classification retenu : M1 (petit effort) à M2 (effort plus important). 10.5.4 Classement C : Résistance aux Chocs Aptitude à l'emploi des volets soumis à des chocs durs et des chocs mous. Principe de classification retenu : C1 (risques faibles) à C3 (risques sévères) Classement R : Comportement à l'ensoleillement Sous exposition partielle ou totale au soleil, l'essai consiste à déterminer si le fonctionnement du volet est perturbé (jeu insuffisant ou courbure des lame par dilatation). 10.5.5 Classement O : Occultation Capacité de la fermeture à limiter le passage de la lumière. 10.5.6 Classement S :Corrosion Deux pathologies étudiées : altération de l'aspect et désordres de fonctionnement. Principe de classification retenu : S1 (conditions d'utilisation courantes) à S2 (conditions d'utilisation sévères). Olivier PONSAINT2009 P24/39
  25. 25. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10.6 Résistance à l'effraction : label A2P APSAD (serrures) + EN356 (vitrages) La structure de la fenêtre ou de la porte (points d'ancrage ouvrant/dormant) et les serrures sont homologués par l'APSAD. Le label comporte 1 à 3 étoiles mesurant le temps de résistance de la menuiserie à l'effraction. A2P 1 étoile : résistance 5 minutes A2P 2 étoiles : résistance 10 minutes A2P 3 étoiles : résistance 20 minutes Exemple : Solution globale pour une fenêtre ou porte fenêtre en RDC accessible : Se reporter à la EN 356 pour les performances à l'effraction des vitrages, protection Classe 1 à 5. Olivier PONSAINT2009 P25/39
  26. 26. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10.7 Résistance à l'incendie : classement PF x ou CF x La résistance vis à vis de l'incendie nécessite une homogénéité des constituants de la menuiserie : joints entre menuiserie et gros œuvre traités incendie (joints intumescents) joints internes (ouvrant/dormant, vitrage/ouvrant) de bonne qualité vitrage résistant à l'incendie : réunion de 2 glaces par un intercalaire pare flamme, qui échauffé par l'incendie se transforme en mousse faisant barrage au feu et à la fumée. Qualité des blocs baie en PVC : certification CSTBat 1 à 4 Étoiles Le développement des blocs baie (fenêtre PVC + Fermeture de type volet roulant) a conduit le CSTB a créer une certification simple reprenant le système des étoiles (de 1 à 4 étoiles). Pour obtenir un certain nombre d'étoile, il faut respecter un classement AEV minimum le bloc baie et un classement VEMCROS minimum pour la fermeture. 1 étoile = A3 E2 V2 mini + V2 E1 M1 C2 R O S1 mini 2 étoiles = A3 E3 V2 mini + V2 E1 M1 C2 R O S1 mini 3 étoiles = A3 E3 V2 mini + V2 E1 M2 C2 R O S1 mini 4 étoiles = A3 E3 V2 mini + V2 E2 M2 C2 R O S1 mini 10.8 Protection solaire 10.8.1 Typologie des protections solaires Olivier PONSAINT2009 P26/39
  27. 27. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 10.8.2 Avantages et inconvénients des différents types de protections 10.8.3 Par stores : certification NF TOILE 10.8.3.1 Classement T : Thermique Le comportement thermique des toiles s'apprécie par l'IPS : Indice de Protection Solaire. L'IPS précise la réduction des apports énergétiques par la toile associée à un vitrage de référence. Une même gamme présente des IPS différents suivant les coloris, les motifs et la position de la toile par rapport au vitrage. Principe de classification : 10 classes de T10 à T100 ( T20 correspond à IPS situé entre 10 et 20%) 10.8.3.2 Classement O : Optique Évaluation du confort visuel à partir de la transmission lumineuse (proportion de rayonnement transmis à travers la toile). Principe de classification : 5 classes de O1 à O5 (O1 correspond à une transmission de 20 à 30 % du rayonnement) pour la transmission lumineuse 2 classes pour le contrôle de l'opacité ; 10.8.3.3 Classement I : Résistance Mécanique Résistance à la traction, à la déchirure, à la pliure et stabilité au fluage. Principe de classification retenu : 3 classes de I1 à I3. 10.8.3.4 Classement L : Longévité Durabilité de la toile mesurée sous les effets de la température, de l'ensoleillement, des UV, de la pluie, de l'humidité. Principe de classification retenu : 3 classes de L1 à L3 (toiles les plus résistantes). 10.8.3.5 Classement E : Étanchéité à l'eau Capacité de la toile à résister à la pénétration de l'eau. Principe de classification retenu : 3 classes de E1 à E3. Lorsque l'étanchéité n'est pas demandée ni vérifiée, les gammes sont classées E. Olivier PONSAINT2009 P27/39
  28. 28. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 11 MISE EN ŒUVRE Il est dans tous les cas important préoccuper soigneusement de se de l'étanchéité :  de la menuiserie avec le gros œuvre,  de la menuiserie en elle même : étanchéité dormant/ouvrant et ouvrant/vitrage. 11.1 Fixations Elles sont conçues pour transmettre au gros œuvre les efforts appliqués à la menuiserie sans altération de celle-ci ni des ouvrages voisins. Ces fixations peuvent être : des pattes en acier associées à des vis ou à des pattes de scellement des vis+chevilles associées ou non à des cales Dans le cas de baies mises en œuvre dans les murs recevant des doublages intérieurs, la fixation de la menuiserie doit être réalisée entièrement sur le mur, indépendamment du doublage. Les organes de fixation de la pièce d'appui et éventuellement de la tablette formant ébrasement doivent permettre de supporter une charge concentrée statique de 100 daN sans altération de menuiserie ou du doublage. Pour chaque type de menuiserie et selon le type de support, il y a lieu de se référer au DTU ou AT correspondant. Olivier PONSAINT2009 P28/39
  29. 29. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 11.2 Étanchéité On réalise l'étanchéité dormant/gros œuvre par un calfeutrement réalisé sur tout le pourtour de la jonction. Il existe 3 modes de réalisation : 11.2.1 Mode 1 : Calfeutrement humide Exécution d'un bourrage au mortier de ciment entre la maçonnerie et la menuiserie, mis en place après la pose de la menuiserie. 11.2.2 Mode 2 : Calfeutrement humide renforcé Idem mode 1 plus une rainure recevant un joint extrudé à la pompe. 11.2.3 Mode 3 : Calfeutrement sec : le plus courant aujourd'hui Il s'agit d'un cordon d'étanchéité mis en place entre le gros- œuvre et la menuiserie :  le fond de joint : bande de mousse compressible imprégnée livrée en rouleaux, il a pour fonctions la mise en place homogène du joint et la facilitation du lissage, SNJF le joint mastic : joint élastomère de 1ère catégorie labélisé  extrudé à la pompe. Olivier PONSAINT2009 P29/39
  30. 30. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 12 RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES 12.1 VITRAGES DTU 39 : Miroiterie – Vitrerie Documents Généraux d'A.T. (G.S. N°6) : Vitrages isolants : conditions générales de mise en œuvre. NF P 78 - ... : Miroiterie : vocabulaire des joints NF P 78 – 303 : Vitrage feuilleté NF B 32 – 002 : Verre étiré : généralités NF B 32 – 003 : Glace non colorée 12.2 MENUISERIES EN BOIS DTU 36.1 : Menuiseries en bois. NF P 23 - ... : Menuiseries en bois NF P 23 – 101 : Terminologie Cahier du CSTBn° 3183 de Décembre 1999, Cahier du CSTBn° 3253 de Septembre 2000. 12.3 MENUISERIES MÉTALLIQUES DTU 37.1 : Menuiseries métalliques. NF P 24 - ... : Menuiseries métalliques NF P 24 – 101 : Terminologie 12.4 MENUISERIES EN PVC cahier CSTB N°3521 + avis technique NF P 24 - 500 : Caractéristiques des profilés en PVC extrudé Documents Généraux d'A.T. (G.S. N°6) : Menuiseries PVC : Conditions générales de mise en œuvre. 12.5 CHOIX DES MENUISERIES (Classement AEV) NF EN 12211, NF EN 1027, NF EN 1026 : méthodes d'essais des fenêtres  NF EN 12207, NF EN 12208, NF EN 12210 : classification des fenêtres,  Mémento pour les maîtres d'œuvre - Choix des fenêtres et des portes en fonction de l'exposition NF FD P 20 - 201  Olivier PONSAINT2009 P30/39
  31. 31. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 13 FINANCEMENTS DISPONIBLES ? En terme de coût, comptez 150€/m² pour le double vitrage seul, et de 200 à 350€/m² pour des vitrages à isolation renforcée. Le retour sur investissement en termes d’économie d’énergie est de l’ordre de deux ans environ. Le surinvestissement n’est pas donc pas inconsidéré quand on sait que la durée de vie d’une fenêtre peut atteindre 30 ans. (valeurs 2006) Des solutions existent pour vous aider à financer vos travaux d’isolation. 13.1 État : Crédit d’impôt L’État par l’intermédiaire du crédit d’impôt offre une aide de 25 à 40 % du montant matériel TTC pour l’installation d’équipements d’isolation. Pour obtenir cette aide : • le projet doit concerner une habitation principale, • le matériel doit répondre à des normes précises (voir document Crédit d’impôt sur le revenu), • le matériel doit être fourni et installé par une seule et même entreprise, • il suffit de joindre à votre déclaration de revenu de l’année durant laquelle vous effectué vos travaux, la facture acquittée de fin de travaux remise par l’installateur. 13.2 ANAH L’ANAH (Agence National pour l’Amélioration de l’Habitat) peut accorder une aide complémentaire, soumise à plafond de ressources, aux bâtiments de plus de 15 ans. Pour tout renseignement, consultez le site www.anah.fr. Attention, le dossier de demande doit être déposé avant tout démarrage des travaux. 13.3 Banques : plans de financement Certaines banques peuvent proposer des plans de financement à taux bonifiés pour ce type d’installation. 13.4 Les autres aides Les mairies et les régions donnent aussi des aides. Se référer aux espaces info énergie : http://www.ademe.fr/particuliers/PIE/InfoEnergie.html 14 PERSPECTIVES 14.1 Rappels : précarité des combustibles énergétiques Au rythme de consommation actuel, les réserves prouvées sont de : 40 années de pétrole, 63 de gaz 218 ans de charbon 70 ans d’uranium. Pire : si on intègre le taux de croissance annuel de la consommation d’énergie (2%/an), en 2115 ce sont les réserves ultimes d’énergie qui seraient épuisées (les réserves ultimes sont les réserves maximum que l’on pense exister et qu’il serait possible d’extraire). Nos descendants proches seront touchés…… http://sidler.club.fr/docs/Enjeuxenergie.pdf Olivier PONSAINT2009 P31/39
  32. 32. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 14.2 Fenêtre et environnement Les fenêtres et les portes assurent un nombre croissant de fonctions (protection incendie, thermique, acoustique, ...). Les profilés s'affinent et les ouvrants cachés permettent d'augmenter le clair de jour. Les vitrages innovent et deviennent peu émissifs. Le marché de la rénovation en croissance constante (73 % des ventes) due à l'accélération des évolutions technologiques en réponse aux exigences de réduction des gaz à effet de serres du protocole de KYŌTO. Il faut cependant avoir en mémoire les éléments d’information suivants : les menuiseries alu sont très énergivores en énergies grises et peu performantes thermiquement parlant, elles sont en revanche recyclables. http://fr.wikipedia.org/wiki/%c3%89nergie_grise les menuiseries pvc sont issues du pétrole et produisent des dioxines et du chlore si elles sont incinérées lors de leur recyclage. les menuiseries bois doivent provenir de forêts locales (par rapport au lieu de construction) durablement gérés (cf. labels). http://130.104.235.38/ibge-guide/docs/MAT04_FR.pdf 14.3 De Kyoto à Copenhague : perspectives d'un nouvel accord mondial sur le climat pour l'après-2012 http://www.actu-environnement.com/ae/news/fonte_glacier_SMSG_4726.php4 Le réchauffement planétaire s'accroît, de même que la soif d'énergie de l'économie mondiale, entraînant une augmentation des prix énergétiques. Ce scénario nécessite de toute urgence la mise en place d'une stratégie de production d'énergie durable et d’économie d’énergie. L'Union européenne avait tenté à Bali (2008) d'amener dès maintenant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40 % d'ici 2020. Dans la quot;feuille de route de Baliquot;, cet objectif n'apparaît cependant qu'en note de bas de page. L'Union européenne avait déjà promis auparavant à KYOTO de réduire d'ici 2020 ses émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport au niveau de 1990. Globalement, il n'y a pas d'autre choix que de réduire à l'échelle mondiale de près de 30 % les gaz à effet de serre émis par les pays industrialisés, et ce d'ici 2020. Olivier PONSAINT2009 P32/39
  33. 33. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 15 VOCABULAIRE COURANT DE LA FENÊTRE 1 Dormant ou Bati Ouvrage d'encadrement fixe, en général à feuillures, scellé à la maçonnerie, autour de l'ouverture d'une baie destiné à recevoir une porte, une croisée (ou fenêtre), une fenêtre de toit ou une trappe. Sur le dormant s'articulent un ou plusieurs vantaux, ou ouvrants. 2 Châssis Cadre menuisé, fixe ou ouvrant, rapporté dans un dormant et recevant un vitrage ou un élément de remplissage. 3 Vantail ou battant Partie mobile des fenêtres. 4 Montant Partie constituant un des cotés verticaux des ouvrages. 5 Montant de rive Montant d'un vantail recevant les organes de fixation 6 Montant de battement Montant d'un vantail ou d'un châssis qui vient, à la fermeture, soit s'appuyer sur le bâti ou le dormant, soit joindre le montant correspondant des vantaux ou châssis voisins. 7 Meneau Montant dormant séparant deux vantaux ou deux parties fixes dans un panneau menuisé. 8 Traverse Pièce constituant un des cotés horizontaux des ouvrages et parties d'ouvrages. 9 Pièce d'appui Traverse placée à la partie inférieure du dormant sur le rejingot de l'appui ou du seuil de la baie. 10 Jet d'eau Pièce rapporté ou non sur la traverse inférieure du Châssis ayant pout but de rompre le cheminement de l'eau et/ou de rejeter l'eau vers l'extérieur. 11 Traverse d'imposte Traverse du dormant séparant une imposte du ou des châssis inférieurs dans un ouvrage composé. 12 Petit bois Pièce de faible section divisant les Châssis pour en permettre le vitrage par des vitres plus ou moins grandes. 13 Parclose Pièce de faible section servant au maintien des vitrages ou des parties pleines dans les feuillures ou les châssis. 14 Caisson Assemblage de parties dormantes destiné à contenir les organes de manœuvre, de suspension, de roulement ou de glissement des fenêtres coulissantes ou des volets roulants, stores, .. avec leurs organes de manœuvre. Olivier PONSAINT2009 P33/39
  34. 34. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES 16 GLOSSAIRE -------------------------------------------------------------------------------- A Abattant : (v.a: fenêtre à soufflet). Fenêtre à un vantail, ouvrant par rotation autour d'un axe horizontal situé le long de la traverse basse. About : Extrémité d'une pièce, d’un profilé. Ajours : Ouvertures de faible importance (petits trous, petites fentes, ...) ménagées dans un tablier de fermeture permettant le passage d'une certaine quantité d'air et de lumière et, éventuellement, réglables. Alaise : Élément, disposé sur les chants de la menuiserie, destiné, principalement, à habiller pour des raisons d'aspect et permettre, éventuellement, l'ajustage. Allège : partie maçonnée séparant le sol de la fenêtre et située sous l'appui d'une baie ; par extension : partie fixe basse sur une menuiserie, formant avec la fenêtre un ensemble menuisé. Elle comporte un vitrage ou un élément de remplissage. Âme : Élément central d'un vantail de porte, généralement enfermé entre le cadre et les parois. Âme pleine : Âme d'un vantail composée de panneaux de bois (pressés à plat et/ou extrudés), de PVC, de mousse isolante, etc., remplissant entièrement l'intérieur de la porte. Appui : (v.a. : pièce d'appui, cornière d'appui, appui reconstitué) pièce basse du dormant d'une menuiserie venant s'appuyer sur la maçonnerie. Appui de baie : Partie inférieure de la maçonnerie (appui maçonné) ou de l'encadrement de baie (appui menuisé), généralement dans l’alignement ou en saillie intérieure, destinée à recevoir le dormant de la menuiserie ou le précadre. Arbre d'un volet roulant : axe permettant la rotation du tablier. Peut être appelé « tube ». Armature : Ensemble des éléments supportant les parois, composé généralement de vantaux et de dormants. Désigne aussi les renforts (acier, alu ou composites) insérés à l’intérieurs des profils PVC pour les rigidifier. Arrêt : Dispositif permettant de limiter l'ouverture de la fenêtre. Assemblage de « fil », de « bout » : assemblage permettant de réaliser des profilés complexes (par exemple tubulaires) à partir de profilés de forme plus simple (exemple : assemblages par soudure, par vissage ou rivetage, par clipsage, par emboîtement). Assemblage d'angle : assemblage permettant de réaliser des cadres à partir de profilés (exemples : par soudage ou brasage, par équerre ou sans équerre, à onglets). -------------------------------------------------------------------------------- B Baie : (v.a. : réservation, encadrement) ouverture pratiquée dans un mur pour faire une porte ou une fenêtre; Peut aussi désigner la fenêtre. Barillet : cylindre manœuvrable par clef permettant la condamnation d'une fenêtre ou d'une porte. Bâti : (v.a. : dormant, huisserie) partie fixe de la fenêtre, de la porte qui est scellée au gros œuvre, ou fixée au dormant existant (rénovation). Barre de seuil : (v.a : seuil) Pièce horizontale fermant le cadre dormant d'une porte dans sa partie basse. Battant : (v.a : vantail) partie mobile de la menuiserie permettant l’ouverture. En vocabulaire usine : désigne un montant du vantail. Battement : (v.a. : meneau central, battée) partie montante et centrale d'une fenêtre à deux vantaux, il peut être rapporté ou monobloc, large ou étroit. Monté sur l’ouvrant secondaire, il reçoit en appui extérieur l’ouvrant principal. Battement rapporté ou fausse côte ou embrevé : (v.a. : battée) Pièce rapportée sur le chant du vantail libre, assurant la jonction entre deux vantaux : elle recouvre le vantail crémone à l‘extérieur et elle est recouverte par le listel de ce dernier à l'intérieur. Battée: (v.a. : meneau central, battement, battue) partie contre laquelle vient s’appuyer l’extérieur de l’ouvrant en position de fermeture. Battue : (v.a. : battement) profil rapporté sur la face extérieure ou intérieure (on parle alors de contre battue ou de listel) d'un vantail et destinée à recouvrir lejoint de deux vantaux contigus. Battue centrale intérieure : (contre battue ou listel) partie central de la fenêtre venant établir la symétrie visuelle et pouvant supporter la poignée. Battue centrale extérieure : (v.a : Battée) partie central de la fenêtre venant établir la symétrie visuelle extérieure et protégeant des intempéries la jonction entre les deux ouvrants. Peut être appelée « petite battée ». Bec de cane : Serrure comportant uniquement un pêne demi-tour commandé par un fouillot. Becquet : (v.a : jet d’eau, larmier) Dispositif d'arrêt des ruissellements. Bloc Baie : Ensemble formé d’une menuiserie (fenêtre porte-fenêtre, coulissant…) et d’une fermeture (volet roulant, volet battant, persienne…) Bloc-fenêtre : (v.a : bloc baie) Ensemble formé par la fenêtre et son environnement (vitrage, fermeture), monté en usine et livré prêt à être mis en œuvre. Bloc-porte : Ensemble dormant et vantail (ou vantaux), ferré et ajusté en usine et dont tous les éléments restent associés lors de la pose (plus couramment utilisé pour les portes intérieures). Bourrage : (v.a : étanchéité) Opération assurant la continuité du calfeutrement après la pose de la fenêtre ou de la porte et généralement réalisée avec du ciment (étanchéité humide) ou avec un silicone et un fond de joint (étanchéité sèche). Bride : (v.a : fixation, patte) Dispositif assurant la liaison entre le gros œuvre et la menuiserie. Busette (v.a : exutoire) : Dispositif permettant l'évacuation des eaux d'infiltration à l'extérieur. Butée : zone ou pièce servant d’arrêt Butée souple : Pièce en matériau mou (matériau de synthèse) servant d'arrêt. Olivier PONSAINT2009 P34/39
  35. 35. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES -------------------------------------------------------------------------------- C Cache paumelles/fiches : dispositif permettant de cacher les organes de rotations (les paumelles ou les fiches) du vantail sur le dormant. Cache joues (d'un volet roulant) : dispositif permettant de masquer les côtés du caisson de volet roulant (les joues). Cadre dormant : Cadre destiné à recevoir le (ou les) cadre(s) fixe(s) ou ouvrant(s) fixé et calfeutré dans la baie. Cadre fixe : Partie fixe pouvant recevoir un vitrage ou un élément de remplissage. Cadre ouvrant (ou vantail) : Cadre mobile des fenêtres destiné à recevoir un vitrage ou un autre élément de remplissage. Cadre à petit bois : Cadre constitué de pièces de faible section, rapporté sur un ou deux parements du vantail libre d'une porte, découpant un grand vitrage en aires transparentes plus petites. Cadre de porte : Partie de l'armature entourant l'âme, comportant habituellement deux montants et deux traverses. Caisson : Assemblage de parties dormantes, horizontales ou verticales, destiné à contenir les organes de manœuvre, de suspension, de roulement ou de glissement des fenêtres à guillotine ou coulissantes ou des volets roulants (coffre), stores, fermetures diverses avec leurs organes de manœuvre. Calage du verre : Opération qui consiste à interposer des cales entre le verre et la feuillure d'une menuiserie et à les positionner pour • assurer un positionnement correct du vitrage dans les châssis ; • transmettre au châssis, en des points préférentiels judicieusement choisis, le poids du vitrage ainsi que les efforts qu'il supporte ; • éviter une déformation éventuelle de certains châssis ouvrants ; • éviter que le verre ne vienne en contact du châssis. Cales : Dispositif assurant le calage du verre ou de tout autre élément de remplissage dans sa feuillure. Calfeutrement : Remplissage du vide entre le gros œuvre et la fenêtre, réalisé au pourtour de la baie, à l'aide de mortier (calfeutrement humide) et/ou d'un matériau d'étanchéité (calfeutrement humide renforcé - calfeutrement sec), et destiné à assurer en tout point l'imperméabilité à l'air et l'étanchéité à l'eau de l'ouvrage. Calfeutrement humide : Calfeutrement exécuté par bourrage au mortier. Calfeutrement humide renforcé : Calfeutrement humide renforcé par un cordon d'étanchéité (joint extrudé à la pompe). Calfeutrement sec : Système sans mortier, faisant uniquement appel à des garnitures d'étanchéité. Chambranle : Habillage du bâti d'une porte ou d'une huisserie. Chant : Face étroite perpendiculaire au parement et parallèle à la plus grande dimension de la porte ou de la fenêtre. Les extrémités inférieure ou supérieure de la porte portent le nom de bouts. Cintre : mise en forme concave d'une menuiserie permettant d'épouser un arc architectural, il existe des pleins cintres (demi rond) des cintres surbaissés (portion d’arc), des demi cintres (quart de rond)… Châssis : (v.a. : croisée, fenêtre) élément fixe ou ouvrant à un vantail, recevant un vitrage ou un remplissage grillagé, plein ou à claire-voie et positionné dans l’ouverture d’un mur. Clair de jour/clair de vue : surface de vitrage permettant la vue, l’entrée de la lumière. Cochonnet : sur les côtés et en traverse haute, partie visible du dormant de la menuiserie (vu de l’extérieur). Coefficient K ou U : appelé conductance, il s'exprime en w/m²C° (watt/mètre carré/degré Celsius), et permet de qualifier les qualités d'isolation thermique d'un matériau. Il peut aussi être exprimé en w/m²K° (watt/mètre carré/degré Kelvin), Coefficient Uf : appelé coefficient surfacique de la menuiserie, il s'exprime en w/m²C° (watt/mètre carré/degré Celsius), et permet de qualifier les qualités d'isolation thermique des profilés ou plus précisément l’ensemble des matériaux constituants le cadre de la fenêtre (profilés dormants et ouvrants + battements + joints + quincailleries). Coefficient Ug : appelé coefficient surfacique du vitrage, il s'exprime en w/m²C° (watt/mètre carré/degré Celsius), et permet de qualifier les qualités d'isolation thermique de l’ensemble verrier ou plus précisément l’ensemble des matériaux constituants le vitrage (vitres (simple, doubles ou triples + séparateur + lame(s) intercalaires constituées d’air sec, de gaz…). Coefficient Uw : appelé coefficient de transmission thermique de la fenêtre, il s'exprime en w/m²C° (watt/mètre carré/degré Celsius), et permet de qualifier les qualités d'isolation thermique de la fenêtre ou plus précisément l’ensemble des matériaux constituants la fenêtre (profilés + complexes verriers + quincailleries). Coffre de volet roulant : (v.a : caisson) Ensemble constitué d’un lambrequin (pièce extérieure), d’un parement haut (planche de dessus), d’une face avant (trappe ou trappe de visite), d’une sous face (planche de dessous) et de joues (cotés) et constituant le caisson dans lequel vient se loger le tablier et les mécanismes de manœuvre du volet roulant. Coulisse : pièce verticale permettant le guidage du tablier du volet roulant. Conduit de rejet d'eau : Profilé fixé sur la traverse dormante basse, servant de butée à l'ouvrant, à la récupération et à l'évacuation des eaux d'infiltration Contre-bâti : Ouvrage dormant scellé sur l'arête d'une baie ouverte dans un mur et sur le parement opposé au bâti. Le contre-bâti reçoit la porte. Cordon d'étanchéité : Cordon constitué par un mastic du type plastique ou élastique mis en place après pose de la menuiserie et exécution du calfeutrement. Cote : appelé aussi Gueule de loup : partie femelle du battement d’une fenêtre à deux vantaux. Couvre-joint : Pièce généralement de faible section, destinée à masquer le joint intérieur de la liaison menuiserie - gros œuvre. Crémone : quincaillerie interne permettant la condamnation multipoint d'un vantail et appareil de fermeture à rappel dans lequel la rotation d'un organe de manœuvre, généralement simple et non amovible, est transmise par un mécanisme soit à une tringle unique (fermeture monopoint), soit à deux tringles se déplaçant simultanément en sens inverse. La crémone, dont le boîtier est encastré dans le montant d'une menuiserie bois appartient à l'un des trois types suivants : • A ENCASTRER, lorsque la mortaise destinée à recevoir le boîtier est perpendiculaire aux faces de la menuiserie. • A ENTAILLER, lorsque le logement est ménagé à partir de deux faces perpendiculaires du montant. • A LARDER, lorsque la mortaise est parallèle aux faces de la menuiserie et aménagée dans son épaisseur. Crémone en applique : Crémone dont la boîte et les garnitures sont en applique et par suite, en général, les tringles apparentes. Peut être fausse dans un but de décoration (quot;crémone à l'anciennequot;). Croisée : (v.a. : fenêtre) ouverture aménagée dans le mur d’une habitation et pouvant être ouverte ou fermée, généralement une fenêtre à deux vantaux. Croisillons : Petits bois horizontaux et verticaux découpant la surface vitrée en plusieurs morceaux. -------------------------------------------------------------------------------- D Dégondage : Action de sortir l'ouvrant des axes de rotation (gonds) fixés sur le dormant. Demi-gamme : Ensemble des modèles (soit fenêtre, soit porte-fenêtre) caractérisé par un même type d'ouverture, un même profil. Les demi-gammes de menuiseries à la française comportent, habituellement, 3 ou 4 modèles (1, 2, 3 et, éventuellement, 4 vantaux). Dimensions hors tout : hauteur / largeur extérieures de la menuiserie (dormant compris). Dimensions (en) tableau : Dimensions nominales de la fenêtre (fenêtre vue de l'extérieur). Elles correspondent aux dimensions de la baie maçonnée finie. Elles sont égales aux dimensions hors tout moins la mise en œuvre. Lorsque le terme « dimension » est employé seul, il sous-entend « dimension tableau ». Dispositif de guidage : Dispositif équipant les portes de placards coulissantes ayant une hauteur supérieure à 1,50 m ; ce dispositif peut être une coulisse en bois dur ou en autre matériau résistant à l'usure. Dormant : (v.a. : bâti, huisserie) partie fixe de la fenêtre, de la porte qui est scellée au gros œuvre, ou fixée au bâti existant (rénovation)… Double vitrage : ensemble verrier composé de 2 vitrages séparés par une lame d'air ou de gaz. Douilles : Éléments incorporés au gros œuvre à l'aide desquels la fenêtre est fixée. Drainage : Le « drainage », a pour objet de permettre d'obtenir une feuillure la plus sèche possible même dans les cas défavorables en : • équilibrant les pressions partielles de vapeur d'eau de l'air extérieur et de l'air dans la feuillure ; • équilibrant les pressions d'air pour éviter les pénétrations d'eau par différence de pression entre l'extérieur et la feuillure ; • évacuant vers l'extérieur l'eau qui pénétrerait accidentellement dans la feuillure (condensations, défaillance éventuelle d'une garniture d'étanchéité). Drainage rapide : Disposition particulière du système servant à drainer une feuillure, souvent placée en intérieure et en traverse basse, et chargée de collecter les eaux de condensations (sur anciennes menuiseries Bois et Acier). Olivier PONSAINT2009 P35/39
  36. 36. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES -------------------------------------------------------------------------------- E Ébrasement : Biais donné aux côtés de l'embrasure d'une baie pour faciliter l'ouverture des vantaux ou donner plus de lumière. Embrasure : Dégagement pour la baie. Embrevé : voir « Battement rapporté ». Dans les fenêtres à battement mouton/gueule de loup, désigne la pièce sur laquelle est rapportée la gueule de loup ou cote. Encadrement : (v.a. : réservation, baie) ouverture pratiquée dans un mur (le plus souvent dans le cas de maisons à ossature bois ou acier) pour faire une porte ou une fenêtre. Encadrement de baie : Ensemble des parties de façade en contact avec les profilés de la menuiserie. L'encadrement peut être constitué par la baie ou encore par un élément rapporté destiné à recevoir la fenêtre, la fermeture (volets, etc.) et autres équipements (stores, etc.). Épaisseur : L'épaisseur nominale des fenêtres est l'épaisseur finie de ses ouvrants. Élément de remplissage : Ensemble de matériaux simples ou composites qui s'insèrent dans l'ossature de la façade, d'un panneau ou dans un cadre pour en remplir les vides. Élargisseur : (v.a : fausse tapées, fourrures) pièce rapportée à l'extérieur du bâti destinée à compenser un manque de largeur ou de hauteur. Élargisseur de dormant : Cette pièce est liée au gros œuvre et participe à l'étanchéité de la liaison menuiserie/gros œuvre. Elle facilite souvent la mise en place des manœuvres de volets roulants par tringle ou sangle, de tiré-laché pour les systèmes de désenfumages… Élargisseur de feuillure (dormant ou ouvrant) : Cette pièce est positionnée dans la feuillure du dormant ou de l’ouvrant afin de masquer un élément extérieur (retombée de linteau, coffre de volet extérieur) ou de permettre la mise en place de quincailleries ou de systèmes de ventilation spécifiques. Empennage : Action de la tringle ou du pêne à se positionner dans la gâche Ensemble verrier : (v.a. : vitrage, double vitrage, triple vitrage) mot désignant une combinaison de vitrages assemblés entre eux à l’aide d’intercalaires et de mastic Espagnolette : ferrure à poignée tournante servant à fermer et à ouvrir des volets. -------------------------------------------------------------------------------- F Face d'appui : Partie supérieure horizontale de l'appui où repose la menuiserie. Fausse cote : voir battement rapporté. Fausse tapée : (v.a : fourrure, tapées) : Pièce rapportée sur chant à l'extérieur ou à l'intérieur du dormant et destinée à compenser, notamment, l'épaisseur de l'isolation. Fenêtre : (v.a : croisée, châssis) Ouvrage placé dans une baie servant, principalement à l'éclairage et, généralement, à la ventilation. [pour plus de détails se reporter à la rubrique types de fenêtres]. Fermetures : volets pleins, volets roulants, persiennes, portes de garage, jalousies, volets à lames. Ferrage : Opération consistant à équiper une porte, porte-fenêtre ou fenêtre de ses éléments de quincaillerie. Feuillure : rainure permettant de loger une pièce, un vitrage… Feuillure de la baie : Emplacement réservé à la périphérie de la baie pour y insérer une menuiserie ou son précadre. Feuillure de vitrage : Logement destiné à permettre la mise en place du vitrage ou de l'élément de remplissage dans un cadre ouvrant ou fixe y compris le système d'étanchéité. Elle peut être soit fermée par parclose (le plus courant), soit ouverte (avec un mastic de vitrage), soit en portefeuille (le remplissage est emprisonné à l’assemblage). Fiche : (v.a. : paumelle) Organe permettant la rotation de l'ouvrant sur le dormant. La fiche male équipe le dormant et est souvent vissée par l'intermédiaire d'une platine, la femelle se monte sur l'ouvrant et est très souvent vissée directement (on dit : ficher une menuiserie). Fixations : (v.a : brides) Dispositifs conçus pour assurer la liaison entre le cadre dormant et le gros œuvre et dimensionnés pour transmettre à ce dernier les efforts mécaniques dus à l'action du vent ou à la manœuvre des ouvrants. Fond de joint : Matériau rapporté qui limite la profondeur du joint mastic et en définit donc la section. Il convient à la bonne mise en œuvre des mastics. Format : Les dimensions largeur et hauteur nominales d'une fenêtre constituent son format. Fourrure : (v.a tapées, fausse tapées) pièce rapportée à l'extérieur du bâti permettant d'augmenter l'épaisseur de la fenêtre jusqu'au droit du complexe isolant ou pièce destinée à compenser un manque de largeur (v.a : élargisseur). Cette pièce est liée au gros œuvre et participe à l'étanchéité de la liaison menuiserie/gros œuvre. -------------------------------------------------------------------------------- G Gâche : pièce en métal ou en matériaux de synthèse, plate, coudée ou formant boîtier, dans laquelle s'effectue l'empennage par engagement du pêne d'une serrure ou d’un galet de condamnation. Gainage de drain : Tube qui permet de canaliser l'eau d'infiltration à travers un profilé et d'empêcher sa stagnation dans celui-ci. Gamme : La gamme comporte la série des fenêtres (demi-gamme de fenêtres) et la série des portes-fenêtres (demi-gamme de portes-fenêtres). Une gamme de menuiseries à la française est habituellement composée de 7 ou 9 modèles : 3 ou 4 modèles de fenêtres (1, 2, 3, et 4 vantaux). 3 ou 4 modèles de portes-fenêtres (1, 2, 3 ou 4 vantaux). 1 ensemble composé (fixe + ouvrants) Garniture d'étanchéité : (v.a : joint) Profilé rapporté dans la liaison ouvrant/dormant, caractérisé par sa capacité à assurer le contact entre ouvrant et dormant et donc à contrôler la perméabilité de la liaison. C'est donc un composant présentant de la souplesse, soit par le choix du matériau (caoutchouc ou analogues, PVC plastifiés ...) soit par la géométrie (languette en acier, inox, ...). Il est souvent désigné par le terme de « joint ». Glace : Verre monolithique plan avec faces parallèles ou polies, épaisseur de 3 mm et plus. Gorge de récupération des eaux : Rainure permettant la collecte et l’évacuation vers les drainages et drainages rapides des eaux. Gorge de récupération extérieure : Rainure arrêtée ou non de la pièce d'appui ou du seuil, située le plus près du parement extérieur, destinée à recevoir l'eau qui s'infiltre entre les profils sous le dispositif d'arrêt du vantail ou du châssis. Gorge de récupération intérieure : Rainure arrêtée ou étanchée à ses extrémités (éventuellement avec des embouts rapportés) destinée à récupérer les eaux de condensation et d'éventuelles infiltrations et située à l'intérieur par rapport à la gorge de récupération extérieure. Elle peut être usinée sur un profil rapporté. Grugeage : Action d'effectuer une découpe dans une pièce profilée avec un emporte-pièce. Goutte d'eau : Rainure à concavité orientée vers le bas dont l'arête extérieure est vive et suffisamment éloignée de l'arête intérieure et destinée à rompre le cheminement d'eau. Elle est usinée sous le jet d'eau et sous la traverse basse des vantaux ou tout autre dispositif d'arrêt d'eau. Gond : pièce de fer coudée en équerre, sur laquelle tournent les pentures d'un volet. -------------------------------------------------------------------------------- H Habillage : On entend par habillage, les moulures, couvre-joints, chambranles, socles, plinthes et alaises… Huisserie : (v.a : bâti, dormant) partie fixe d’une porte (plus généralement d’une porte intérieure) qui est scellée aux murs ou aux cloisons. -------------------------------------------------------------------------------- I Indice Rw : appelé indice d’affaiblissement acoustique de la fenêtre, il s'exprime en décibel « dB(A) », et permet de qualifier les qualités d'isolation acoustique de la fenêtre ou plus précisément de l’ensemble des matériaux constituants la fenêtre (profilés + complexes verriers + quincailleries). La mesure se fait sur un spectre sonore moyen. Indice RA : La mesure se fait sur un spectre sonore aigu et est utilisée pour qualifier les bruits à l'intérieur d'une même construction, d'un appartement à un autre par exemple, mais également à proximité des aéroports, bruits aériens (anciennement appelé bruit Rose) Indice RA,tr : La mesure se fait sur un spectre sonore grave et est utilisée pour qualifier les bruits provenant de l’extérieur, bruits de circulations, bruits souterrains… (anciennement appelé bruit Route) Imposte : partie supérieure d'une porte ou d'une fenêtre. Elle peut être fixe, pleine ou équipée d'un système d'ouverture à soufflet. Olivier PONSAINT2009 P36/39
  37. 37. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES -------------------------------------------------------------------------------- J Jet d'eau : (v.a : becquet, larmier) pièce rapportée ou intégrée sur la traverse basse d'un vantail permettant d'évacuer vers l'extérieur les eaux ruisselantes sur le vitrage. Elle comporte une goutte d’eau. Ce terme est également employé pour désigner la traverse inférieure des châssis munis de ce dispositif. Joint : (v.a : garniture d’étanchéité) élément souple permettant l'étanchéité entre deux pièces. Par exemple entre le vitrage et l’ouvrant, entre l’ouvrant et le dormant et entre le dormant et le gros œuvre. Joint profilé : Point de contact ou de jonction de l'ouvrant sur le dormant. On utilise fréquemment une « garniture de joint » (languette de matériau plastique, d'acier inoxydable, etc.) pour l'améliorer. Joue : pièce latérale du coffre de volet roulant supportant l'arbre et recevant le mécanisme de manœuvre. Jeu : Distance (faible) entre 2 pièces prévue pour reprendre les déformations dues aux variations dimensionnelles (dilatation, hygrométrie), mais aussi pour assurer le bon fonctionnement des éléments mobiles sans frottement et risque d’usure. -------------------------------------------------------------------------------- L Lambrequin : Pièce ou Ouvrage extérieur fixe ou démontable, destiné à habiller la face extérieure d'un coffre ou d'un caisson. Lambrissage : Ouvrage composé d'un cadre comportant montant et traverse dans lequel sont assemblées des lames juxtaposées formant panneau. Souvent utilisé en partie basse des ouvrants de portes fenêtres il porte aussi le nom de lambris d’assemblage ou de soubassement lambrissé. Largeur utile : Largeur de passage effective quand le vantail est ouvert à 90°. Larmier : (v.a : jet d’eau, becquet) Dispositif formant rejet d'eau sur toutes les pièces débordantes (pièces d'appui, bavette,...) Listel : Partie proéminente d'un montant après l'exécution d'une feuillure. Linteau : pièce horizontale (de bois, pierre, métal) placée au-dessus de la baie d'une fenêtre ou d'une porte et qui forme la partie supérieure (traverse) d'une ouverture et soutient la maçonnerie. -------------------------------------------------------------------------------- M Manœuvre : Opération consistant à ouvrir ou fermer une menuiserie. Mastic : Matériau (bien souvent à base de silicone ou de polyuréthane) appliqué dans un joint, à l'état non formé, qui constitue un calfeutrement en adhérant aux surfaces appropriées à l'intérieur de ce joint. Meneau : (v.a : battement) Montant dormant séparant deux vantaux ou deux parties fixes dans un panneau menuisé. Le « meneau libre » désigne quelquefois le battement pour les fenêtres. Menuiserie : Terme générique désignant des ouvrages extérieurs destinés au bâtiment : portes, fenêtres, volets,... mais aussi des éléments intérieurs en bois : revêtements muraux, parquets, plinthes, cloisons, façades de placards… Menuiserie à recouvrement : Châssis dont les parements ouvrants et le dormant ne sont pas dans le même plan. L'ouvrant couvre le dormant. Mise en bois : C'est la mise du (ou des) vantail (aux) dans le dormant. Modèle : Terme employé pour signaler toutes les menuiseries extérieures caractérisées par un même nombre d'ouvertures, un même type de vantaux, un même profil, quelles que soient les dimensions de la menuiserie. Exemple : toutes les fenêtres à la française à deux vantaux, ayant le même profil, sont considérées comme un même modèle. Montant : Pièce constituant un des côtés verticaux des ouvrages et parties d'ouvrages (vantails, dormants…). Montant de battement : Montant d'un vantail ou d'un châssis recevant la quincaillerie de verrouillage et qui, à la fermeture, vient : • soit s'appuyer sur le bâti ou le dormant, • soit joindre le montant correspondant des vantaux ou châssis voisins. Montant de rive : (ou mont de rive, montant ferré, montant charnier) Montant d'un vantail qui reçoit les organes de rotation ou de ferrage Moraillon : Pièce métallique mobile qui vient s'encastrer dans une pièce fixe (utilisée bien souvent pour assurer un meilleur maintien de s oscillo- battant) ou sur le vantail de service. Mouton/gueule de loup : dénomination du battement central des anciennes menuiseries bois à 2 vantaux. L’ouvrant secondaire (mouton) s’encastrant dans l’ouvrant principal qui supporte la crémone et que l’on nomme gueule de loup. -------------------------------------------------------------------------------- N Nervure (à brique) Rainure réalisée sur le dormant d'une fenêtre, d'une porte pour recevoir le mur de brique, ou le doublage isolant Nez de l'assise : (v.a : Appui de baie, Rejingot) Partie supérieure de l’appui maçonné ou de l'encadrement de baie destinée à recevoir la traverse basse ou la pièce d’appui du dormant de la menuiserie. Nœud de paumelle : Partie visible de la paumelle qui comporte l'axe de rotation. Noix/contre noix : dénomination de l'articulation dormant et ouvrant des anciennes menuiseries bois. L’ouvrant (noix) s’encastrant dans le dormant (contre noix). Noue : point de jonction entre plusieurs menuiseries. -------------------------------------------------------------------------------- O Oculus : Ouverture pratiquée dans une porte et destinée au passage de la lumière et/ou de la vision. Organes de verrouillage : Pièces qui assurent l'immobilisation et empêchent les vibrations des ouvrants en position fermée. Ouverture à la française : Principe d’ouverture vers l’intérieur des ouvrants sur un axe de rotation vertical (système d’ouverture le plus courant en France). Ouverture à l’anglaise : Principe d’ouverture vers l’extérieur des ouvrants sur un axe de rotation vertical (système d’ouverture utilisé pour les portes servant à l’évacuation des locaux). Ouverture à l’italienne : Principe d’ouverture à projection vers l’extérieur des ouvrants sur un axe de rotation horizontal bas. Ouverture à guillotine : principe d’ouverture par translation (déplacement vertical) du ou des ouvrants avec contrepoids et/ou crémaillère. Ouverture à soufflet : Principe d’ouverture à projection vers l’intérieur d’un ouvrant sur un axe de rotation horizontal bas. Ouverture à l’australienne : Principe d’ouverture à projection vers l’extérieur d’un ouvrant sur un axe de rotation horizontal haut et vers l’intérieur d’un ouvrant sur un axe de rotation horizontal bas (combinaison d’un ouvrant à l’italienne mais articulé en traverse haute et d’un soufflet reliés par des biellettes) Ouverture basculante : Principe d’ouverture faisant pivoter l’ouvrant sur un axe de rotation horizontal et central. Une moitié de l’ouvrant pivote vers l’intérieur, une autre vers l’extérieur. Ouverture Coulissante : principe d’ouverture par translation (déplacement latéral) du ou des ouvrants. Ouverture Coulissante à frappe : principe d’ouverture combinant une ouverture à soufflet puis une ouverture par déboîtement et par translation (déplacement latéral) d’un ouvrant. Appelée aussi « oscillo-coulissante ». Ouverture coulissante à galandage : principe d’ouverture par translation (déplacement latéral) du ou des ouvrants derrière une cloison laissant ainsi complètement libre le passage. Ouverture Oscillo-battante : combinaison sur un même ouvrant des ouvertures « à soufflet » et à la française, et permettant soit l’ouverture, soit le basculement pour l’aération de la pièce en toute sécurité. Ouverture pivotante : Principe d’ouverture faisant tourner l’ouvrant sur un axe de rotation vertical, central ou excentré. Une moitié de l’ouvrant pivote vers l’intérieur, une autre vers l’extérieur. Ouvrant : (v.a. :battant, vantail) élément mobile de la menuiserie. Olivier PONSAINT2009 P37/39
  38. 38. TECHNOLOGIE DES SYSTÈMES CONSTRUCTIFS Ŕ GUIDE DES MENUISERIES EXTÉRIEURES -------------------------------------------------------------------------------- P Panneau de battement : Panneau de vantail situé à l'opposé du panneau de rive. Panneau de façade menuisé : Menuiserie composée insérée sur ses quatre côtés dans le gros œuvre. Chaque partie peut être fixe ou ouvrante, équipée d'une ou plusieurs fenêtre(s) des catégories ci-avant ou remplie d'un vitrage fixe ou d'un élément de remplissage (EdR). Panneau de rive : Panneau de vantail articulé sur la tapée ou sur le tableau Pare tempête : capots de protection se positionnant sur les perçages d’évacuation d’eau (drainages) pour éviter les reflux et les sifflements causés par le vent Parois : Ensemble des éléments fixés de part et d'autre de l'armature, synonyme : parements ou faces. Partie fixe : Aire de cadre dormant recevant directement un vitrage ou un élément de remplissage. Patte (de fixation) : (v.a : bride, fixation) Pièce métallique (en forme de pointe, de plat ou d’équerre) servant de liaison entre le gros œuvre et la menuiserie (utilisée pour fixer les dormants à la maçonnerie...). Paumelle : (v.a. : fiche) organe de rotation constitué de 2 pièces métalliques mobiles entre elles et assurant la liaison entre l'ouvrant et le dormant de la menuiserie. Paumelle invisible : organe de rotation dissimulé dans l'épaisseur des profils améliorant l'esthétique et les performances des fenêtres et portes fenêtres. Parclose : pièce de petite section servant au maintien des vitrages ou des remplissages dans le châssis. Penture : Bande métallique ou ferrure qui soutient sur ses gonds une porte ou un volet Petit bois : pièce de faible section verticale ou horizontale divisant la surface du vitrage. Ils peuvent être : 1. Véritables : on parle alors de petits bois menuisés, et ils séparent des vitrages entre eux, 2. collés ou montés sur cadre ou clippés : posés directement sur un seul vitrage, il donne l’impression que celui-ci est coupé en plusieurs morceaux. 3. Intra-verre : ils sont intégrés dans l’épaisseur de la lame d’air du double vitrage, ou sculptés dans l’épaisseur du verre Quand le vitrage est découpé de petits bois horizontaux et verticaux on parle de croisillons. Pièce d'appui : Traverse placée à la partie inférieure d'un cadre dormant et reposant sur le rejingot de l'appui ou du seuil de la baie, formant rejet d'eau. Elle peut être complétée par des pièces de faible section en saillie ou en débord plus important appelées « bavettes » comportant des joues, supportées ou non, en extrémité. Porte : Ouvrage mobile plein ou vitré, à un ou plusieurs vantaux, placé dans un bâti, ou une huisserie et destiné, lorsqu'il est fermé, à s'opposer au passage. On désigne sous ce nom l'ensemble formé par le bâti ou l'huisserie et les vantaux, ainsi que leurs accessoires de quincaillerie, appelé aussi bloc-porte. Plaxage : technique qui consiste à coller à chaud un film décor en PVC d'une épaisseur de 20μ sur un profilé PVC. Porte fenêtre : (v.a. : fenêtre) ouverture vitrée aménagée dans le mur d’une habitation pour laisser entrer l’air et la lumière, pouvant être ouverte ou fermée, et permettant le passage vers l’extérieur (ouverture jusqu’au sol). Pose en applique : Pose au nu intérieur avec une partie du dormant appuyée contre le mur. Pose traditionnelle en construction neuve en France. Nécessite la mise en place de dormants larges ou de tapées pour reprendre l’épaisseur du doublage d’isolation intérieure. Pose entre tableau : Pose en tunnel, dans l’épaisseur du mur, dans l’encadrement. Dite aussi pose monolithique, cette technique de mise en œuvre millénaire est classique dans tous les pays. Pose en extérieur : Pose au nu extérieur, en façade. Courante dans la plupart des pays d’Europe, on la rencontre en France sur les maisons isolées par l’extérieur et sur les bâtiments tertiaires (bureaux, usine) en principe de façade rideau. Poteau : voir montant. Prébâti : Pièce de bois composée d'une feuillure, pour recevoir le bâti d'une fenêtre ou d'une porte, le prébâti peut être positionné au moment du gros œuvre. Précadre : Ensemble préfabriqué (en métal ou en bois,...) mis en place avant la menuiserie et servant à lier celle-ci au gros œuvre. Profilé : pièce de PVC, de bois, ou d'aluminium, servant de base à la fabrication des menuiseries. Profilé multi chambre : profilé PVC ou aluminium comportant plusieurs chambres d'isolation. Profilé de jonction : Pièces rapportées sur le gros œuvre servant à reconstituer une feuillure pour la mise en œuvre de la fenêtre. Protection provisoire : Support de protection mis en place pour une période déterminée (exemple : protection provisoire contre les reprises d'humidité, film de protection) dans l'attente de la mise en œuvre de la protection définitive ou du nettoyage de la menuiserie. -------------------------------------------------------------------------------- Q Quincaillerie : Ensemble des pièces utilisées comme éléments d'assemblage, de mouvement, de manœuvre ou de condamnation d'une porte ou d'une fenêtre -------------------------------------------------------------------------------- R Raidisseur : (v.a : renforts) Elément en matériau bois, ou autre, ayant comme rôle le maintien de pièces de bois en position normale, malgré les différences hygrométriques (évite les déformations du bois), élément apportant de l’inertie (par exemple lors de l’accouplement de menuiseries entre elles), élément apportant une résistance mécanique pour contrer les effets de la dilatation des profilés PVC... Reconstitution d'appui : Profilé ou cornière continu reconstituant l'assise de l'appui (rejingot) et permettant le calfeutrement. Recouvrement : Partie où se chevauche le dormant et l’ouvrant (qui reçoit généralement le joint d’étanchéité). Appelé aussi « portée » ou « frappe ». Rejingot : Extrémité de l’appui maçonné sur lequel vient se poser la menuiserie. Renfort : Profilé en acier ou en matériau composite (pour ne pas perturber les qualités d’isolation thermique et acoustique) de forme spécifique inséré dans les profilés en PVC pour rigidifier et ainsi limiter la flèche (et éviter la casse du vitrage), la dilatation et la rétraction liées aux variations de températures. Réservation : (v.a. : baie, encadrement) ouverture pratiquée dans un mur (le plus souvent dans le cas de constructions en béton banché) pour faire une porte ou une fenêtre. Rupture de pont thermique : procédé permettant d'améliorer les capacités isolantes d'un profil aluminium par la mise en place entre les parements intérieur et extérieur de séparation (barrettes) en polyamide, polyuréthane ou PVC. Est aussi utilisée dans la construction pour assurer la jonction entre les murs et les dalles en béton et éviter les transferts thermiques. -------------------------------------------------------------------------------- S Sens d'ouverture (de la menuiserie) : Par convention pour représenter le sens d'ouverture, il y a lieu : pour les menuiseries extérieures, de considérer l'observateur placé à l'intérieur de l'habitation et regardant la menuiserie, pour les menuiseries intérieures, de considérer l'observateur côté feuillure (la feuillure du dormant est ouverte vers l'observateur, la menuiserie s'ouvre donc vers lui). Seuil : traverse basse du dormant d'une fenêtre ou d'une porte fenêtre ou d'une porte d'entrée. Soubassement : (v .a. : allége) partie basse d'une fenÀ

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