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Les Pionniers du cinéma
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De la photographie à l’image animée
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Le "Pas à Pas" d'Evelyne Aguilée, CPD Arts Visuels en Essonne sur "Les pionniers du Cinéma"

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Dossier pédagogique "Les pionniers du cinéma"

  1. 1. Dossier pédagogique
  2. 2. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 1 « PAS A PAS » Les Pionniers du cinéma LES PISTES PEDAGOGIQUES PROPOSEES SONT NOMBREUSES. A VOUS DE CHOISIR LES AXES QUI VOUS PARAISSENT LES PLUS PERTINENTS EN FONCTION DE LA RECEPTION DU FILM PAR VOS ELEVES. Ce programme de courts-métrages est proposé pour les cycles 2 et 3. Programme de 13 courts-métrages de 1895 à 1914, noir & blanc / couleur Réalisateurs multiples : Auguste et Louis Lumière, Gabriel Veyre, Georges Méliès, Segundo de Chomon, Emile Cohl, Winsor Mc Cay, Edwins S. Porter Durée du programme : 57 min. LE PROGRAMME 1. L’accès aux rubriques du cahier de notes sur : http://www.enfants-de-cinema.com/2011/films/pionniers-cinema.html Extraits des génériques et résumés Sortie d'usine Louis Lumière. Muet, noir et blanc, 1895, 39’’ A la fin de la journée, les employés sortent des Usines Lumière, d’abord les ouvrières, puis les cadres. Attelage d'un camion Auguste et Louis Lumière. Muet, noir et blanc, 1896, 41’’ Au carrefour d’une ville française, un attelage de douze chevaux blancs traverse le plan. Il tire un camion, qui clôt le défilé. Arrivée d’un train en gare de la Ciotat Louis Lumière. Muet, noir et blanc, 1895, 1’ Un train à locomotive à vapeur entre en gare de La Ciotat. Sur le quai, des gens accueillent les voyageurs qui descendent des wagons. Les Pyramides Inconnu. Muet, noir et blanc, 1897, 58’’ Exécution de pyramides humaines et de sauts périlleux par une troupe d’enfants. Le Village de Namo Gabriel Veyre. Muet, noir et blanc, 1900, 58’’ Panorama pris d’une chaise à porteur dans le village de Namo en Indochine Française (aujourd’hui Vietnam). Des enfants courent après ce qu’ils ne savent pas être la caméra, entrant et sortant du champ au gré de leur euphorie. La Petite fille et son chat Louis Lumière, Muet, noir et blanc, 1899, 1’ Dans un jardin, une petite fille donne à manger à un chat. Son expression joviale s’effare quand le chat résiste à la mise en scène. Le déshabillage impossible Georges Méliès. Avec : Georges Méliès. Muet. Noir et Blanc, 1900, 1’52’’ Rentré chez lui, un homme ne parvient pas à se déshabiller. Dès qu’il ôte un vêtement, un nouveau apparaît. Kiriki, acrobates japonais Segundo de Chomon, muet, colorisé, 1907, 2’37’’ Défiant apparemment la pesanteur, onze personnages japonais enchaînent des figures acrobatiques. Ces figures sont réalisées sur le sol et filmées par une caméra en plongée verticale.
  3. 3. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 2 Fantasmagorie Emile Cohl, muet, noir et blanc, animation, 1908, 1’17’’. Un personnage empêché de voir un film au cinéma par le chapeau d’une femme qui s’est assise devant lui proteste. Un jeu de métamorphoses et de graphisme étend la représentation de la salle de cinéma à une abstraction de formes et de traits. Sculpteur moderne Segundo de Chomon, muet, colorisé, 1908, 5 min. Une maîtresse de cérémonie présente des sculptures. Une sculpture en argile animée se transforme en vieille femme humaine. Gertie the dinosaur Winsor McCay, muet, noir et blanc, animation, 1914, 15’56’’. Devant le squelette d’un dinosaure du Museum d’Histoire Naturelle, Winsor Mac Cay promet qu’il peut faire revivre l’animal au moyen de dessins. Lors d’un dîner, pour ses convives, le réalisateur tient ses promesses. The great train robbery Edwin S. Porter et Blair Smith, muet, colorisé, 1903, 11’ Des bandits s’introduisent dans une gare et prennent le contrôle d’un train lors de sa station. Ils dévalisent les voyageurs avant de s’enfuir, mais sont rattrapés par des cavaliers qui tentent de leur barrer la route. Après une poursuite à cheval et un affrontement à coups de révolver, ils parviennent à s’enfuir. L’un d’eux vide son chargeur face au public, en regardant caméra. Le voyage dans la lune Georges Méliès, muet, noir et blanc en version colorisé par l’auteur, 1902, 15’39’’ Lors d'un colloque d'astronomie, le professeur Barbenfouillis crée l'événement en faisant part à l'assemblée de son projet de voyage dans la Lune. Il organise ensuite la visite à ses confrères de l'atelier où l’obus spatial est en chantier. Il sera propulsé en direction de la Lune au moyen d'un canon géant. Le lancement réussit. Les spationautes embarqués découvrent l'environnement lunaire et assistent à un « lever de terre ». Faits prisonniers par les Sélénites, population autochtone de la Lune, ils parviennent à s'échapper. L'un des poursuivants reste accroché au fuselage de l'obus qui reprend le chemin de la Terre. De retour, les savants sont accueillis en héros et exposent triomphalement leur capture. L’intégralité du point de vue de Rochelle Fack, en version pdf. téléchargeable : http://www.enfants-de-cinema.com/2011/telecharger/point-vue/pionniers-point.pdf L’intégralité du Cahier de notes sur… téléchargeable à partir de : http://www.cnc.fr/web/fr/ecole-et-cinema1/-/ressources/5306955 2. L’accompagnement musical « Christian Leroy a composé la musique qui accompagne les films du programme, hormis celle du Voyage dans la lune, qui est l’œuvre du groupe Air, qui fut composée en 2012 à l’occasion de la ressortie du film en copie colorisée… ». Lire la suite p. 8 et 9 du Cahier de notes sur… 3. L’affiche Pour ce programme, il n’y a pas d’affiche spécifique. Par contre, en pages 2 et 3 du Cahier de notes sur… vous disposez d’un photogramme pour chaque film.
  4. 4. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 3 1 4. L’analyse de séquence Elle correspond à l'analyse du court métrage Le village de Namo, s’intitule Le champ magnétique et se trouve séquence p.21 et 22 du Cahier de notes sur… 5. Les vidéos L’accès à certaines vidéos des courts-métrages à partir du document pédagogique du Val d’Oise, p.2 http://www.pedagogie95.ac- versailles.fr/plugins/fckeditor/userfiles/file/arts_visuels/propositions_activites_dispositifs_cinema/Les_pionniers _du_cinema.pdf Attention, les films ne sont pas toujours de bonne définition et certains liens ne fonctionnent plus. 1 http://www.cinematheque.fr/fr/musee-collections/actualite-collections/actualite-patrimoniale/art- affiche-cinema-franc.html
  5. 5. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 4 Les 5 films ci-dessous sont accessibles en suivant d’autres liens : - Le déshabillage impossible https://www.youtube.com/watch?v=lI5GNV9ibvE - The great train robbery https://www.youtube.com/watch?v=Bc7wWOmEGGY - Gertie the trained dinosaur https://www.youtube.com/watch?v=lmVra1mW7LU - Le voyage dans la lune http://education.francetv.fr/videos/le-voyage-dans-la-lune-de-georges-melies-v108205 - Kiriki, acrobates japonais https://www.youtube.com/watch?v=GKeGePpx2oM 6. Les frères Lumière Auguste (1862- 1954) et Louis (1864- 1948) sont deux ingénieurs et industriels français qui ont joué un rôle primordial dans l’histoire du cinéma… Voir la suite sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_et_Louis_Lumi%C3%A8re A partir de ce lien, l’essentiel : - 170 brevets déposés, essentiellement dans le domaine de la photographie - Ce ne sont pas les réalisateurs des premiers films du cinéma. C’est Thomas Edison (et son assistant William Kennedy Laurie Dickson) qui tournent dès 1891, quelques soixante-dix films. - En 1894, Antoine Lumière, le père d'Auguste et de Louis, assiste à Paris à une démonstration du kinétoscope, l'appareil qui permet aux films d'Edison d'être vus par un seul spectateur à la fois. Il assiste également à une projection des premiers dessins animés du cinéma, dessinés par Emile Raynaud qui les présente au public rassemblé dans son Théâtre optique. - Durant l'été 1894, dans l'usine Lumière de Lyon-Monplaisir, Louis met au point un mécanisme ingénieux qui se différencie de ceux du kinétographe et du kinétoscope. - S'il n'a pas fait les premiers films, Louis Lumière (et, par contrat, son frère Auguste) est généralement considéré comme l'inventeur du cinéma en tant que spectacle photographique en mouvement projeté devant un public assemblé. Un accès au Musée lumière http://www.institut-lumiere.org/musee/pr%C3%A9sentation.html • La villa lumière Vous y trouverez des photos de la Villa lumière (architecture extérieure et décoration intérieures), expression des tendances « Art nouveau ». Construite entre 1899 et 1902 par les architectes lyonnais Alex et Boucher, cette Villa était nommée le château lumière par les habitants du quartier.
  6. 6. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 5 « Conçue pour être la demeure familiale, cette villa fastueuse ne fut, en fait, habitée que quelques années par Jeanne-Joséphine Lumière, épouse d'Antoine. » • Le hangar du premier film Le Hangar est le premier décor de l’histoire du Cinématographe, visible dans la Sortie des usines Lumière, le premier film de Louis Lumière. • Le cinématographe Lumière Une exploration en 3D du cinématographe (l’appareil cinématographique) • La première séance publique payante Vous pouvez y retrouver, numérisés, les 10 films qui la composaient. Affiche Brispot "Premier film" (1896), Foule spectateurs au Grand Café • Les autochromes Lyon, le 17 décembre 1903, les frères Lumière inventent la photographie en couleurs. Gabriel Veyre, Casablanca 1908 7. Georges Mélies Des éléments biographiques sur http://www.cinemathequemelies.eu/index.php?pages/Petite-bio Bibliographie Georges Méliès – À la conquête du cinématographe, par l’agence Ipanema, 2011, Studio Canal (cet ouvrage Collector contient 3 DVD de films)
  7. 7. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 6 Un livre avec les DVD de ses films restaurés, des images de ses ateliers de fabrication de décors et de tournage Un article sur les débuts de Méliès en tant que réalisateur en suivant le lien : http://www.tourisme93.com/georges-melies-studios-montreuil.html Extrait : «Tour à tour producteur, réalisateur, scénariste, décorateur, machiniste et acteur. Il a créé à Montreuil le premier studio de cinéma français. Le 28 décembre 1895, Georges Méliès est invité à la première projection publique du cinématographe des frères Lumières. Il propose immédiatement aux deux frères d’acheter leur appareil. Leur père, Antoine Lumière, tente de l’en dissuader arguant que, cette invention n’ayant que peu d’avenir, Méliès pourrait s’y ruiner. De toute façon, les deux frères refusent et Auguste, l’aîné des deux dit à Méliès : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n'a aucun avenir commercial ! ». Après ce refus, Méliès fabrique sa propre caméra, fonde une société de production, la Star Film, et projette son premier film dans son théâtre. Ses premiers films sont classiques et ressemblent à ceux des frères Lumière avec des scènes de la vie quotidienne mais aussi ses tours de magie qu’il filme. Méliès abandonne progressivement la prestidigitation et le théâtre Robert-Houdin lui sert de salle de projection pour ses propres films. En 1897, pour 50 centimes, le spectateur peut assister à une séance de trois quarts d’heure pour voir, par exemple, Le Prestidigitateur et le chapeau de Tabarin ou Le Château hanté, le premier « grand film » mesurant soixante mètres au lieu d’une moyenne de dix-sept auparavant. Afin de renouveler le genre et attiser l’intérêt du public, Méliès a l'idée non plus de tourner des scènes de la vie quotidienne, mais de monter des fictions. Cette idée, née par hasard, surgit lorsqu'il visionne avec un technicien une scène de rue avec un omnibus tournée sur les grands boulevards. Pendant le tournage, la manivelle s'est bloquée, si bien que lors du visionnage, au lieu de l'omnibus, c’est un corbillard qui passait par là qui apparaît. Son technicien s’apprête à jeter la pellicule, mais Méliès réalise le ressort comique de l'incident et décide d'exploiter le « cinéma dans sa voie théâtrale spectaculaire ». Comme les tournages en extérieur ne sont pas simples, Georges Méliès imagine la création d’un grand studio où l’on pourrait effectuer des prises de vues de scènes d’extérieur. Il investit la maison paternelle qui avait été acquise à Montreuil en 1860, au lieu-dit « le Bout de la ville ». C’est dans cette propriété d’un demi-hectare, au n°3 rue François-Debergue, qu’il fait construire ses deux studios, les premiers en France : le A en 1897 et le B en 1907. Il y tournera l’intégralité de ses films, soit environ cinq cents, colorisés à la main, image par image. »
  8. 8. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 7 Les trucages « Dans le cadre de ses missions de valorisation patrimoniale, la Cinémathèque française développe sur son site Internet des « Zooms » dont le discours original et scientifique s'appuie sur ses collections et « décortique » dans le détail un trésor du patrimoine de la Cinémathèque. » En suivant le lien http://www.cinematheque.fr/zooms/melies/index.html (puis cliquer sur Entrer) vous aurez accès à différentes rubriques sur le film L’homme à la tête en caoutchouc de Georges Méliès dont le dessin préparatoire et l’explication d’un trucage. PISTES PÉDAGOGIQUES « Ce programme, spécialement conçu pour le dispositif Ecole et Cinéma est une véritable malle aux trésors. Un voyage dans le temps où les films étaient tous des courts métrages, la composition des plans chargés de poésie et où le bruit du projecteur suffisait pour transporter les spectateurs. Un petit travail sur l’histoire du cinéma avec vos élèves est indispensable avant de les emmener voir ce programme. Il faudra qu’ils se mettent dans la peau des premiers spectateurs. Ceux qui pensaient que le cinéma était un spectacle de magie et qui se reculaient instinctivement lorsque le célèbre train de la Ciotat arrivait en gare. À l’heure où les enfants manipulent les images et les écrans tactiles comme on collectionnait les timbres, rien de mieux qu’un petit voyage dans le temps pour comprendre comment de simples trucages suffisent à manipuler des salles entières. »2 2http://www.transmettrelecinema.com/film/les-pionniers-du-cinema/#synopsis
  9. 9. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 8 Avant la projection La projection d’un film, dans le cadre du dispositif Ecole et cinéma, nécessite une préparation. 1. Recueillir les représentations des élèves sur le cinéma. L’origine du mot cinéma3 « Le cinématographe, du grec κίνηµα / kínēma, « mouvement » et γράφειν / gráphein, « écrire », est le nom de l’appareil de projection dont le brevet a été déposé en 1892 par Léon Bouly, inventeur français. Orthographié cynématographe lors du dépôt de brevet, le nom de cet appareil destiné à l’analyse et la synthèse des mouvements, est corrigé l’année suivante par son créateur et devient le cinématographe. Ce nom aurait pu tomber dans l’oubli, comme l’objet qu’il désigne et dont il n’existe plus que deux exemplaires, exposés au musée des arts et métiers (musée du conservatoire national des ats et métiers – CNAM), si Léon Bouly avait payé les redevances de ses brevets… Le mot devenu « libre » est repris en 1895 par les frères Lumière pour désigner leur invention. Depuis, il s’est diversifié, abrégé en « cinéma » familier en « cinoche ». Polysémique, il peut désigner l’art (le 7e art !) la technique, le lieu, la salle dans laquelle les films sont projetés. Il peut aussi, complété par un déterminant, désigner un ensemble d’œuvres classées selon un genre - film d’aventure -, une origine culturelle et /ou géographique - cinéma américain -, une technique - cinéma parlant - une école artistique - cinéma néo-réaliste - ou encore, s’employer pour désigner un ensemble lié à son activité, à l’histoire et aux sciences humaines, dans certaines expressions comme « métiers du cinéma », « histoire du cinéma », « philosophie du cinéma »… » => S’interroger sur l’origine du mot « cinéma ». Selon le niveau des élèves, les recherches (sur internet ou dans le dictionnaire) seront plus ou moins accompagnées. Essayer de situer l’apparition du cinéma dans une chronologie. La salle de cinéma « L’invention du cinéma en entraîna une autre, sur laquelle il peut être important de s’arrêter un peu : celle de la salle de projection… Mais qu’est-ce qu’une salle de cinéma ? Que propose-t-elle qu’il n’y ait pas ailleurs ?... Une projection est une expérience commune, civique, sociale… » Lire l’article p. 29 et 30 du Cahier de notes sur… => Qu’est-ce qu’une salle de cinéma aujourd’hui ? Qu’est-ce qu’aller au cinéma pour eux ? 2. Le titre du programme S’interroger sur le terme « pionniers » et questionner les élèves sur ce qu’ils imaginent voir. => Quels sont pour eux les films qu’ils considèrent comme les plus anciens films ? (ceux de Charlie Chaplin ?) => Qu’est-ce qui, pour eux, caractérise un vieux film ? (noir et blanc, muet ?) 3. Des affiches Présenter éventuellement quelques affiches en lien avec le programme afin d’émettre des hypothèses sur les thèmes, les genres, les réalisateurs des films qui sont au programme. 3 http://www.leslyriades.fr/spip.php?article405
  10. 10. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 9 4 5 Affiche, conçue par Georges Méliès Affiche présentée aujourd’hui pour promouvoir son film auprès des forains de la Foire du trône en 1902 6 7 8 4 http://www.cinematheque.fr/fr/musee-collections/actualite-collections/actualite-patrimoniale/art-affiche- cinema-franc.html 5 http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-10070/photos/detail/?cmediafile=19728752 6 A la conquête du cinématographe, Georges Méliès, Studio canal, p. 63
  11. 11. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 10 Après la projection 1. Avant tout, l’approche sensible. Faire verbaliser les élèves pour qu’ils puissent d’une part, se remémorer collectivement les différents films du programme, d’autre part livrer leurs émotions, leurs ressentis, leurs points de vue. L’évocation d’un film peut également se faire par le dessin. => Qu’avez-vous vu ? => Qu’est-ce qui a semblé curieux, étrange ? => Est-ce-que certains films les ont plus marqués que d’autres ? Lesquels ? Pourquoi ? 2. Activités possibles à partir de ces films Une approche globale du programme • Retrouver le titre des films en associant titre et photogramme (cf p.3 du Pas à Pas) • Écrire un résumé Pour certains films, vous pouvez proposer aux élèves d'écrire un court texte résumant le film, en dictée à l'adulte éventuellement, ou leur demander de lire les textes p.1 et 2 du pas à pas et les associer aux photogrammes. Ces textes sont bien sûr à aménager en fonction du niveau des élèves. • Comparer ces films anciens aux films récents - relever les différences entre ces films et ceux d'aujourd'hui - s’interroger sur la sonorisation de ces films - se questionner sur les procédés permettant la compréhension dans les films sans paroles - repérer les trucages utilisés dans certains films de ce programme et les comparer à ceux des films actuels Une analyse plus fine de chaque film Pour pouvoir rentrer dans une analyse plus précise et approfondir sa réflexion, retrouver un ensemble de propositions pour des questionnements sur chacun des films en suivant le lien : http://www.clermont- filmfest.com/03_pole_regional/11_medias/3347_LesPionniersduCinemadossierpedagogiqueenseignants .pdf Extrait : « Sortie d’usine de Louis Lumière Qui sont les gens qui sortent (se référer au titre du film)? Les tenues vous semblent-elles «logiques» pour des travailleurs? Que pensez-vous de l’attitude des individus à l’écran? Comment savaient-ils où se diriger quand ils sortaient de l’usine? Le but de ce questionnement est de «casser» le caractère «fortuit» de cette vue Lumière et montrer qu’elle est pensée/structurée. Les personnes qui sortent de l’usine Lumière sont des ouvriers (d’abord les femmes travailleuses puis les cadres). Il faut savoir que le film a été tourné 3 fois. Les élèves ont visionné la troisième version qui fut tournée après la messe du dimanche, Auguste Lumière ayant demandé aux employés de revenir. En effet, sur les prises précédentes, ne pouvant tourner que 45 secondes, il n’arrivait 7 http://www.examiner.com/review/classic-movies-the-great-train-robbery-1903 8 http://fr.wikipedia.org/wiki/Gertie_le_dinosaure
  12. 12. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 11 pas à obtenir l’action dans son ensemble. Le film est tourné avec une grande profondeur de champ. Aucun ouvrier ne va dans la direction de la caméra ou n’obstrue le champ car ils avaient sûrement des instructions (contrairement aux personnes présentes dans L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat). Il est également possible d’avoir une entrée par corpus de films La projection du programme commence par la diffusion d’un texte qui défile à l’écran et qui est également lu en voix off : « Le 28 décembre 1895 a lieu la première séance du Cinématographe Lumière. On y découvre un train arrivant en gare, une sortie d’usine, des images de pays lointains. Des vues d’à peine une minute, muettes et en noir et blanc ; le monde projeté sur grand écran. Puis très vite, les films deviennent plus longs, on les accompagne avec de la musique, on y met de la couleur. C’est le temps des départs sur la lune, des dinosaures apprivoisés et des attaques de train par des bandits. Premières fictions, premiers trucages, premiers dessins animés, premier western : Les Pionniers du cinéma ouvrent à tous les possibles. En 13 films, le programme raconte leur histoire, nous emmène à leur rencontre, nous invite à la découverte de ces premières fois. » • Demander aux élèves de trier puis regrouper les différentes prises de vues selon des critères qu’ils feront émerger (auteur, esthétique, durée, thème). • En dehors des regroupements que proposeront les élèves, un autre regroupement possible est celui proposé dans les Cahiers de notes sur… dont s’inspire celui qui suit. - « Avec le cinéma arrive le plan, une image qui comprend du temps et du mouvement ». (p. 12) Dans ce corpus sont regroupées les « minutes lumière »: Sortie d’usine Attelage d’un camion Arrivée d’un train en gare de la Ciotat Les pyramides Le village de Namo La petite fille et son chat - « Le cinéma restitue le mouvement et témoigne du temps. Pourquoi ne prescrirait-il pas le mouvement à des corps inertes ? …Il ne s’agit plus, dans ces films animés, de décomposer le mouvement en images fixes, les photogrammes, pour le leur rendre avec la projection comme c’est le cas dans les films en prose de vues réelles. Il s’agit là d’enregistrer des objets immobiles, image par image, et de les faire bouger grâce à la projection. » (p. 13) Fantasmagories Gertie Sculpteur Moderne - les films « films à trucs » comme on appelait alors les films qui utilisaient le trucage. Le déshabillage impossible Kiriki, acrobates japonais Sculpteur moderne pourrait aussi être classé dans cette rubrique. Il est intéressant de comparer Kiriki, acrobates japonais avec la minute lumière Les pyramides, filmé en plan séquence et sans trucage. - des films dans lesquels la fiction est première mais qui utilisent chacun des procédés narratifs différents Le voyage sur la lune
  13. 13. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 12 The great train robbery « Méliès persiste dans la narration d’une histoire linéaire dans laquelle l’espace et le temps sont des unités liées et qui s’enchainent. Chez Porter/Smith, temps et espace ne sont plus liés, l’action des bandits progresse simultanément avec l’action de la cavalerie. »9 La création d’une affiche Pour certains films au choix, il est possible de demander aux élèves de réaliser une affiche avec les caractéristiques : le titre, le nom du réalisateur, un visuel, une phrase d'accroche, une police adaptée, ... Une ressource pédagogique sur le blog national école et cinéma Cette année dans le département de l’Isère, un travail de mutualisation a été imaginé pour les 740 classes inscrites au dispositif, autour de l’affiche de cinéma. L’ensemble des affiches ainsi que la ressource pédagogique sont visibles sur le site Education artistique et culturelle en Isère (Emmanuel Burlat, CPAV de l’Isère). Un accès direct à partir des liens suivants : http://www.ac-grenoble.fr/educationartistique.isere/spip.php?article502 http://vimeo.com/107271112 Quelques propositions pour travailler sur la bande son d’un film muet ou le « mettre en voix » • « Imaginer un dialogue pour un dessin animé muet Présenter un court dessin animé en N/B ou en couleur mais sans aucune bande sonore. *Premier niveau de travail : - Se mettre d’accord sur un synopsis collectif ; une narration simple. Déterminer les caractères et rôle des différents protagonistes. - Travail en deux groupes : un groupe acteurs/ un groupe observateurs. Les dialogues sont joués par les acteurs face à la diffusion du dessin animé. Les observateurs proposent d’éventuels réajustements. - Une fois les dialogues calés, enregistrer la bande si cela est possible de manière à ce que tous puissent l’entendre. *Deuxième niveau de travail : Ecouter une bande sonore de film animé (au choix). De quoi est-elle composée ? Un dialogue mais aussi de la musique, des bruitages… Réflexion sur ces différents composants avec l’aide éventuelle de l’intervenant musique de l’école. »10 9 Ecole et Cinéma 63 - Ciné Parc/ Bureau Art & Culture - août 2014 10 Ecole et cinéma 63-CinéParc/Bureau Art et Culture- août 2014
  14. 14. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 13 La réalisation d’un trucage « Un peu d’histoire : Le terme «trucage» a une connotation artisanale et surannée mais c’est par lui que les effets spéciaux ont fait leur apparition au cinéma. C’est le français George Méliès qui inventa le premier trucage, un peu par hasard! « Veut-on savoir comment me vint la première idée d’appliquer le truc au cinématographe ? Bien simplement, ma foi. Un blocage de l’appareil dont je me servais au début (appareil rudimentaire dans lequel la pellicule se déchirait ou s’accrochait souvent et refusait d’avancer) produisit un effet inattendu, un jour que je photographiais prosaïquement la place de l’Opéra ; une minute fut nécessaire pour débloquer la pellicule et remettre l’appareil en marche. Pendant cette minute, les passants, omnibus, voitures, avaient changé de place, bien entendu. En projetant la bande, ressoudée au point où s’était produite la rupture, je vis subitement un omnibus Madeleine-Bastille changé en corbillard et des hommes changés en femmes. Le truc par substitution, dit truc à arrêt, était trouvé... » (G. Méliès, Revue du cinéma, 15 octobre 1929). Georges Méliès se spécialisera dans les films à trucs et en réalisera cinq cents en quinze ans dans lesquels on pourra découvrir des figures essentielles de l’effet spécial : apparition, disparition, transformation, dédouble- ment... Apparition et disparition (avec une caméra numérique ou la fonction vidéo d’une tablette ou d’un téléphone portable) Pour que ce trucage marche, il faut mettre la caméra sur un pied pour que le cadre soit fixe (ou sinon faire son maximum pour ne pas bouger le cadre). C’est une des conditions de réussite de ce trucage. Filmer de 5 à 7 secondes votre sujet situé en premier plan (humain / animal etc…). Mettre sur pause, puis filmer à nouveau durant 5 à 7 secondes la même scène mais sans le sujet au premier plan. Même sans montage, l’effet est réussi. Avec cette pratique de substitution par arrêt de la caméra, vous pouvez jouer avec les disparitions, les appari- tions, les accumulations... Par exemple un élève de la classe peut faire apparaître ses camarades de classe avec une baguette magique ou les faire tous disparaître! Parfois les trucages ne réussissent pas du premier coup. Pour que cela fonctionne, il faut que tout le monde sache ce qu’il doit faire : celui qui est derrière la caméra (quand il doit l’arrêter ou la remettre en marche), les acteurs (quand ils doivent ne pas bouger, s’enlever de l’image, etc.). Il ne faut pas hésiter à s’entrainer, essayer avant de faire la bonne prise, c’est aussi cela le cinéma! Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez tester d’autres trucages : ouvrir une porte avec un fil invisible, faire un décor qui défile, filmer à l’envers (ce dernier trucage nécessite un peu de traitement informatique après le tournage. Il faut faire la vidéo puis la mettre à l’envers à l’aide d’un logiciel simple et gratuit : http://www.xander.free.fr/info/Time_Reversal/)11 La réalisation d’une minute lumière « La vue Lumière est un plan fixe, un cadre fixe et une séquence courte de 30 secondes maximum. Elle peut mettre en scène un (la petite fille et son chat), deux, trois personnages ou plus (sortie d’usine). Elle propose une scène du quotidien dans son déroulement, sans forcément un début et une fin. Les personnages peuvent entrer et sortir du cadre. On peut, alors, en réaliser en variant les contraintes en fonction de différents paramètres: place de la caméra, hauteur, perspective, personnages, entrées, sorties, déplacements, etc… »12 Elle peut être réalisée avec un appareil photo numérique, un téléphone portable. Ce à quoi il faut penser pour réaliser une minute lumière : 11 Ecole et cinéma 63-CinéParc/Bureau Art et Culture- août 2014 12 M CLOUIN 2014
  15. 15. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 14 - quel point de vue faire adopter à la caméra (plongée, contre-plongée, de face) - à quelle hauteur placer la caméra (en hauteur, au ras du sol, à hauteur de d’homme ou d’enfant) - combien de personnages - les personnages se déplaceront-ils ? - si oui, quel sera la direction de leur déplacement ? (de gauche à droite, de droite à gauche, sur place, vers l’avant-plan, vers l’arrière-plan) - quelle sera la perspective (vers la droite, vers la gauche, vers le centre) - les entrées et sorties des personnages (vers la droite, la gauche, vers la caméra) Ce sera l’occasion d’aborder les notions de cadre, de champ et de hors-champ, d’angle de vue, voire d’échelles de plan. Vous pouvez visionner des réalisations d’élèves en suivant le lien : « Quelques minutes lumière réalisées sur le bateau mouche » http://blog.cinematheque.fr/100ans20132014/ La colorisation (Lire p. 25 du Cahier de notes sur…) « Réaliser des colorisations d’image à l’origine en noir et blanc : - mieux comprendre la démarche ; mieux saisir l’importance des choix des surfaces à colorer, des couleurs à utiliser pour des intentions plastiques et émotionnelles. - travailler sur informatique avec des programmes comme : PhotoFiltre ; Photoshop (http://www.youtube.com/watch?v=yy5RvhlUPoE); ... - utiliser simplement mais tout aussi harmonieusement et efficacement des encres. => Laisser libre choix aux élèves parmi un certain nombre de documents (pourquoi pas des photocopies de photographies personnelles en N/B). => Distribuer le même document à l’ensemble de la classe et demander aux élèves de choisir librement de coloriser un certain nombre d’éléments (pas plus de 3 par exemple). Confronter les productions pour mieux appréhender l’impact de la couleur selon les emplacements. Que se passe-t-il ? Découvre-t-on le document de la même manière ? Par quoi l’œil est-il attiré en premier ? Quelles émotions ? (On pourrait même imaginer de travailler à partir d’un document initial colorisé, que l’on aurait imprimé en N/B et qui serait présenté en toute fin afin de confronter les points de vue de la classe et ceux de l’auteur). »13 Le précinéma Le cinéma est né à la fin du XIX e siècle. Pour désigner les recherches qui mènent à l’invention du cinéma, donc avant les premiers films en 1891, on parle de précinéma. • Un site qui donne accès à une frise chronologique recensant les différentes inventions qui ont contribué à faire naître le cinéma : http://interne.ciclic.fr/misterfrise/frises/Genealogie-pe.html 13 Ecole et Cinéma 63 - Ciné Parc/ Bureau Art & Culture - août 2014 »
  16. 16. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 15 Cette frise est plus particulièrement destinées aux enseignants. Pour les enfants, il est préférable de construire une frise simplifiée avec les éléments suivants : la chambre noire (XIe siècle) la lanterne magique (1659) le thaumatrope (1820) le phénakistiscope (1829) le zootrope (1834) La décomposition du galop du cheval (1878)
  17. 17. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 16 le théâtre optique (1888) le kinetoscope (1891) le cinématographe (1895) • Un site à découvrir, celui de la cinémathèque française et un lien pour accéder à des explications et au visionnage de deux films du théâtre optique d’Emile Raynaud : http://www.cinematheque.fr/zooms/reynaud/index_fr.htm • Toujours à la cinémathèque, un lien pour en savoir plus sur la lanterne magique : http://www.laternamagica.fr/ • Des fiches techniques à télécharger vous permettant de réaliser différents appareils du précinéma tels que le thaumatrope, le zootrope, le folioscope (ou flip book) http://upopi.ciclic.fr/transmettre/parcours-pedagogiques/la-decouverte-du-precinema • Lire aussi p.24 et25 des Cahiers de notes sur…
  18. 18. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 17 De la photographie à l’image animée => 24 images par secondes pour faire naitre l’illusion du mouvement…Voir le site : http://www.animage.org/ Animage.org est un musée numérique retraçant les différentes étapes qui ont contribué à la naissance du Septième Art. Vous trouverez donc des informations sur la lanterne magique, les premières photographies, la naissance de l'animation et du Cinématographe des frères Lumière. Pour apprendre en s'amusant, des ateliers numériques vous permettent de créer des animations. Comprendre et représenter le mouvement par le dessin Avant de réaliser des objets du précinéma, il est possible d’aborder la question du mouvement d’un point de vue plastique. • Mémoriser la décomposition d’un mouvement : - demander à un élève de s’allonger au sol ou de s’adosser contre un mur - un camarade trace un premier contour de l’élève - demander à l’élève de se déplacer très légèrement (un ou deux membres ou l’ensemble du corps) - le camarade refait un deuxième tracé qui va en partie se superposer au premier - et ainsi de suite… • On peut utiliser un gabarit qu’on déplace progressivement et dont on trace les contours. Colorier la dernière superposition. Ou encore travailler à partir de l’ombre projetée d’un élève. Réalisation à main levée • Pour ceux qui souhaitent s’y essayer, on peut imaginer de faire ces tracés à main levée (voir ci- dessus) L’essentiel étant que celui qui bouge garde la pose entre chaque mouvement. Il est plus simple dans ces cas- là, de ne bouger qu’une partie du corps (bras, jambe, tête). Celui qui dessine doit comprendre qu’il s’agit de tracer des lignes sans s’attacher aux détails. Il est donc préférable de faire ces tracés à la craie (grasse). Cela évite précisément la possibilité de travailler dans le détail.
  19. 19. Evelyne Aguilée, CPAV, Coordinatrice Ecole et cinéma 91 Page 18 Mise en résonance La chronophotographie- Jules Marey (1882) Giacomo Bella, Effets dynamiques d’un chien en laisse (1912) La danse Matisse (1902) Marcel Duchamp, Nu descendant un escalier n°2 (1912)

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