(La france veut “marquer sa souveraineté”)

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(La france veut “marquer sa souveraineté”)

  1. 1. Publié sur Les Nouvelles de Tahiti (http://www.lesnouvelles.pf)Accueil > La France veut “marquer sa souveraineté”La France veut “marquer sa souveraineté”Par Lucie RabréaudCréé le 30/04/2013 01:00Le livre blanc de la défense et de la sécurité nationale pose les principes pour les cinq années à venir. Ce sont sur ces principes que lesmoyens seront déterminés. De manière globale, les auteurs du texte annoncent que l’effort de la France en matière de défense s’élèveraà 364 milliards d’euros (43 436 milliards de Fcfp environ) sur la période 2014-2025, dont 179 milliards d’euros (21 360 milliards de Fcfpenviron) pour les années 2014 à 2019. Il n’y a pas d’autre précision en matière de budget, notamment sur celui qui sera alloué à laPolynésie en matière de défense et de sécurité. Le livre blanc de 2008 avait posé le processus de réduction des effectifs et aujourd’hui,ceux-ci ont baissé d’environ 24% en Polynésie. En 2010, les forces armées en Polynésie française représentaient 1 948 personnes. Fin2012, on compte 1 480 personnels, militaires et civils. Le livre blanc poursuit la réduction des effectifs : 34 000 postes seront supprimésentre 2014 et 2019 (essentiellement dans le soutien, les administrations et les services). Cependant, il est aussi écrit que “s’agissant dela protection des outre-mer, le dispositif militaire qui y est déployé sera dimensionné sur la base d’une analyse rigoureuse des enjeux desécurité et de défense propres à chaque territoire concerné. En parallèle, une remontée en puissance des capacités civiles seraconduite. Afin d’optimiser les capacités disponibles dans les outre-mer, un programme quinquennal d’équipements mutualisés seraélaboré dès 2013”. De manière générale, la France entend “marquer sa souveraineté”. Jean-Louis Vichot, ex-commandant en chef desforces armées du Pacifique, a peut-être été entendu. Celui-ci avait expliqué, le 17 janvier au Sénat, que “le Pacifique sera la premièresource d’emploi pour la France” et que “l’outre-mer sera crucial pour les ressources minérales, alimentaires, biologiques, pour ledéveloppement de la recherche au XXIe siècle”.Des paragraphes concernent particulièrement cet outre-mer cher à la France dans le livre blanc car “leur situation stratégiquerequiert une attention renforcée, notamment en raison de nombreuses richesses recelées dans leurs espaces maritimes et desphénomènes illégaux qui se développent dans leur voisinage immédiat”. On peut facilement comprendre qu’il s’agit de la Guyane et del’orpaillage clandestin mais sans doute aussi des importantes ressources en terres rares que possède le fenua. Plus loin dans le texte, ilest clairement établi que la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis et Futuna font de la France “une puissance politique etmaritime dans le Pacifique”. Où elle dispose de “ressources halieutiques et minérales importantes”. Et justement, dans le Pacifique, “laFrance assume pleinement ses responsabilités de puissance politique et maritime présente dans la région”. Comme une démonstrationpour notre président indépendantiste, il est précisé que l’accord de partenariat signé avec l’Australie en 2012 “confirme l’intérêt renouvelédes pays de la zone pour la présence française”.Une autre ligne pourrait concerner la Polynésie, sans que celle-ci soit pour autant nommée : “Cette capacité à préserver notresouveraineté, dans l’hexagone comme dans les outre-mer, n’est jamais définitivement acquise”. La France entend donc “marquer sasouveraineté” mais également rayonner culturellement. “La France a des intérêts globaux justifiant le maintien d’un réseau diplomatiqueétendu.” La République a des “intérêts” sur tous les continents grâce à ses territoires d’Outre-mer. Et elle espère bien les préserver.Le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationaleLe dernier Livre blanc datait de 2008. C’est dans sa lettre de mission du 13 juillet 2012, que le président de la République, FrançoisHollande, demande de mener une réflexion sur un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. “J’ai considéré que l’étatdu monde appelait de nouvelles évolutions stratégiques”, a-t-il déclaré. Une commission a été constituée et son travail rendu hier. Letexte devra être ensuite déposé au Parlement avant une discussion prévue à l’automne prochain. Le processus conduit à la loi deprogrammation militaire (LPM) qui déterminera le budget de l’État en matière de défense et de sécurité nationale.“Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale décrit une stratégie de défense et de sécurité nationale qui repose sur deuxfondements essentiels et complémentaires : la France préservera sa souveraineté, en se donnant les moyens de l’action et de l’influence; elle contribuera à la sécurité internationale, en inscrivant ses actions dans une légitimité nationale et internationale.”“La stratégie française a évolué dans le temps. Dans le Livre blanc de 1972, elle était centrée sur la dissuasion nucléaire. Dans celui de1994, puis lors de la décision de professionnalisation de nos forces en 1996, la capacité d’action extérieure conventionnelle a été placéeau cœur de notre doctrine et de nos moyens. Le Livre blanc de 2008 a été marqué par l’extension de notre stratégie à la sécuriténationale. Aujourd’hui, l’évolution du contexte international et sécuritaire impose une convergence accrue entre les cinq grandesfonctions stratégiques identifiées en 2008, qui restent pleinement valables : connaissance et anticipation, dissuasion, protection,prévention et intervention.”Et ailleurs...• Sur le Pacifique• Sur l’outre-mer• Sur le nucléaire• Sur l’Asie“La Nouvelle-Calédonie et les collectivités de Polynésie française et de Wallis et Futuna font de la France une puissance politique etmaritime dans le Pacifique. Elle y dispose de ressources halieutiques et minérales importantes. Cette situation confère à notre pays unaccès à de nombreuses organisations régionales : Forum du Pacifique Sud, Agence des pêches, etc. Nos enjeux de souverainetédoivent y être défendus, de même que doit être garantie la sécurité de nos concitoyens dans des zones exposées aux aléas climatiques,notamment au travers des Accords Franz (France Australie Nouvelle-Zélande). La France contribue à la protection générale despopulations et des ressources de l’océan Pacifique. À ce titre, elle développe des relations de coopération avec nombre d’États voisins,en particulier l’Australie avec laquelle elle a noué un partenariat stratégique.”“La France a des intérêts globaux justifiant le maintien d’un réseau diplomatique étendu. Son positionnement politique dans le monde,les valeurs qu’elle défend, l’empreinte territoriale et maritime associée aux outre-mer, son rayonnement culturel particulier, confèrent ànotre pays des intérêts sur tous les continents.”“Dans le Pacifique, la France assume pleinement ses responsabilités de puissance politique et maritime présente dans la région. Elle aconclu un accord de partenariat stratégique avec l’Australie en 2012. Celui-ci marque la convergence croissante des intérêts des deuxpays sur un grand nombre de sujets internationaux et régionaux, relatifs au Pacifique et à l’océan Indien. Il confirme également l’intérêtLa France veut “marquer sa souveraineté” http://www.lesnouvelles.pf/print/263632?title=La France veut “marquer...1 sur 3 30/04/2013 09:33
  2. 2. renouvelé des pays de la zone pour la présence française qui apparaît comme un facteur de stabilité, susceptible en outre d’apporterune aide immédiate, notamment en cas de catastrophe naturelle, grâce aux moyens de l’État prépositionnés dans les outre-mer.”“Dans un contexte de tension sur l’accès aux ressources, la France doit être en mesure de marquer sa souveraineté et de défendre sesintérêts dans les outremer. Cela signifie qu’elle doit pouvoir surveiller, contrôler et éventuellement agir militairement face à une menaceportant atteinte à l’intégrité de son territoire. Cette menace, plus probable sous une forme non-étatique, impose une présence visible etdissuasive de forces militaires. Dans le cas, moins probable, où la menace serait étatique, la France devrait pouvoir mettre en œuvrerapidement des moyens d’intervention adaptés. Cela suppose la préservation sur place de points d’entrée (ports et aéroports) ainsi quela présence de certaines capacités.”Autrement dit la France souhaite préserver sa présence outremer. En 2008, le livre blanc redimensionnait la présence militaire dans lesoutre-mer en fonction des besoins. Cette nouvelle répartition devait répondre aux missions des armées et renforcer les moyens civils.“Il devait assurer le maintien de la souveraineté (sur des territoires éloignés et isolés), la lutte contre les trafics, la lutte contre la pêcheillicite, la lutte contre l’orpaillage illégal, la protection du centre spatial guyanais, la gestion des catastrophes naturelles et celle des crisesd’ordre public.” Mais ce souhait n’a été que “partiellement suivi d’effet”. Des questions d’équipement notamment dans le domainemaritime et aérien restent posées.“Il en résulte aujourd’hui un risque important de rupture capacitaire à court et moyen terme, qui pourrait entraîner l’État à ne plus pouvoirremplir de façon appropriée l’ensemble des missions qui lui incombent dans les outre-mer”, est-il encore écrit.“Le dispositif militaire implanté dans les outre-mer doit être dimensionné pour tenir compte des problèmes de sécurité et de défense dechaque territoire. La défense et la sécurité des outre-mer doivent prendre en compte de façon systématique leur environnement régional.Ainsi, s’agissant de la lutte contre la pêche illicite ou contre l’orpaillage clandestin en Guyane ou contre l’immigration irrégulière àMayotte, la France doit s’employer à mieux associer ses voisins, notamment le Brésil et l’Union des Comores, à la lutte qu’elle poursuitcontre ces menaces et leurs conséquences.”“La dissuasion nucléaire est l’ultime garantie de notre souveraineté. Cette capacité à préserver notre souveraineté, dans l’hexagonecomme dans les outre-mer, n’est jamais définitivement acquise. La France s’emploie depuis des siècles à la construire et à l’entretenir.Cette capacité s’ancre dans notre aptitude à peser sur la scène internationale et à mobiliser les ressources nécessaires, en quantité eten qualité, pour faire face aux risques et aux menaces.”“Le développement économique et la persistance des tensions géopolitiques sont à l’origine d’un effort d’armement considérable. Aucours des dix dernières années, les dépenses militaires des pays d’Asie ont doublé et le rythme de cette croissance s’est nettementaccéléré depuis 2005. En particulier, la Chine a poursuivi l’effort de modernisation de sa défense à un rythme encore plus soutenu,notamment en ce qui concerne le développement et la modernisation de son arsenal nucléaire, de ses capacités de projection depuissance et de cyberattaques. En 2012, le total des budgets militaires des quatre premiers pays de la région Chine, Corée du Sud, Indeet Japon a dépassé pour la première fois celui de l’ensemble des pays de l’Union européenne.”DÉCRYPTAGE• L’effort de la France en matière de défense s’élèveraà 364 milliards d’euros (43 436 milliards de Fcfp environ) sur la période 2014-2025• Dont 179 milliards d’euros (21 360 milliards de Fcfpenviron) pour les années 2014 à 2019• La capacité opérationnelle des forces terrestres sera de l’ordre de 66 000 hommes• 200 chars lourds, 250 chars médians, 2 700 véhicules blindés multirôles et de combat, 140 hélicoptères de reconnaissance etd’attaque, 115 hélicoptères de manœuvre et une trentaine de drones tactiques composeront la force terrestre• Les forces navales disposeront de 4 sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, de 6 sous-marins nucléaires d’attaque, d’un porte-avions, de 15 frégates de premier rang, d’une quinzaine de patrouilleurs, de 6 frégates de surveillance, de 3 bâtiments de projection etde commandement, d’avions de patrouilleur maritime• Pour les forces aériennes, il faudra compter 225 avions de chasse, une cinquantaine d’avions de transport tactique, 7 avions dedétection et de surveillance aérienne, 12 avions ravitailleurs multirôles, 12 drones de surveillance, des avions légers de surveillance et dereconnaissance et 8 systèmes sol-air de moyenne portée• 34 000 postes seront supprimés au sein du ministère de la Défense durant la période 2014-2019• La stratégie de défense et de sécurité nationale sera désormais révisée tous les 5 ans• 3 millions de personnes vivent en Outre-mer• En Polynésie, les forces armées (hors GSMA et gendarmerie) représentaient en 2010 : 1 418 militaires et 530 civils (1 948 personnes).Fin 2012, on peut compter 1 070 militaires et 410 civils (1 480 personnes)La France veut “marquer sa souveraineté” http://www.lesnouvelles.pf/print/263632?title=La France veut “marquer...2 sur 3 30/04/2013 09:33
  3. 3. Photos / vidéosAuteur :Légende : Le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale ne détaille pas les moyens qui seront mis en œuvre mais lesprincipes. Ainsi, la situation stratégique de l’Outre-mer “requiert une attention renforcée, notamment en raison de nombreusesrichesses recelées dans leurs espaces maritimes et des phénomènes illégaux qui se développent dans leur voisinage immédiat”.Visuel 1:Voter0URL source: http://www.lesnouvelles.pf/article/ca-fait-la-une/la-france-veut-%E2%80%9Cmarquer-sa-souverainete%E2%80%9DLa France veut “marquer sa souveraineté” http://www.lesnouvelles.pf/print/263632?title=La France veut “marquer...3 sur 3 30/04/2013 09:33

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