SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  125
Télécharger pour lire hors ligne
ANGIOPLASTIE /
CORONAROGRAPHIE
1- DEFINITION
Examen invasif à visée diagnostique ou curative effectué en imagerie interventionnelle
permettant d’avoir accès aux coronaires. Plusieurs points de ponction sont possibles, le choix est
réalisé par l’angiologue : radiale droite ou gauche, fémorale droite ou gauche. L’examen est
réalisé avec un produit de contraste iodé et sous rayons X.
2- RAPPEL ANATOMIQUE
Coronaires : artères recouvrant et irriguant le muscle cardiaque, elles naissent au niveau de
l’aorte. L’artère coronaire gauche se divise en deux :
L’artère interventriculaire antérieure (IVA) : passe dans le sillon interventriculaire antérieur
L’artère circonflexe : passe dans le sillon auriculo-ventriculaire postérieur
L’artère coronaire droite suit généralement la forme du cœur ou dessine un « C » pour irriguer le
ventricule droit et la partie basse du ventricule gauche. Elle donne naissance à de nombreuses
artères.
3- PREPARATION A L’EXAMEN
Fait par le patient :
Le patient doit réaliser quelques jours avant l’examen, un ​bilan biologique (NFS, CRP,
ionogramme, urée, créatinine, TP, TCA, INR, hémostase). Certains cardiologues demandent un
complément avec une recherche de perturbations du bilan hépatique et pour les patients
diabétiques une hémoglobine glyquée.
Prendre la prémédication anti allergique pour les patients réagissant à l’iode injectée.
Prescription médicale.
Fait dans le service :
L’équipe soignante explique l’examen et fait signer les consentements au patient, la dépilation et
préparation cutanée, ​pose d’une perfusion au bras opposé de la zone d’examen. Suivant le
centre hospitalier, un ​électrocardiogramme​ peut être réalisé à l’arrivée du patient.
Dépilation : zone de la peau où les poils sont coupés au plus court à l’aide d’une tondeuse (pas
de rasoir mécanique ou d’épilateur électrique car risque de micro lésion cutanée). La dépilation
prend en compte les habitudes des angiologues du CH ou de la Clinique où vous êtes. Pour une
ponction en radiale, il faut monter de la main à mi-avant-bras. Pour la fémorale, il faut dépiler en
short de bain les deux fémorales. Il est nécessaire de préparer toutes les voies d’abord dans le
service.
Préparation cutanée : douche iodée type Bétadine avant et après dépilation, la première pouvant
être réalisée au domicile du patient. Si le patient est allergique, un produit non iodé type
Hibiscrub peut être préconisé.
Pose de la perfusion : elle doit être sur le bras opposé à la zone de ponction en radiale. Si cela
n’est pas possible (capital veineux pauvre, fistule artério-veineuse etc…), il faut effectuer la pose
aussi loin que possible du point de ponction de l’artère radiale (proche du coude ou au niveau du
triceps).
4- LA CORONAROGRAPHIE
L’examen se réalise dans une salle identifiée et respectant des normes fixées. (Norme HAS,
Anap, Iso comme les blocs…). Le patient est installé dans la salle et recouvert d’un champ
stérile. L’angiologue est habillé en stérile avec tabliers de plomb (jupe, casaque et protège
thyroïde). Il peut décider d’être seul ou avec un second angiologue ou un infirmier (selon les
centres hospitaliers et les cliniques), en stérile et avec tabliers de plomb. Il commencera par
ponctionner l’artère choisie (radiale ou fémorale) afin de monter un guide jusqu’aux coronaires
(passage par la coronaire gauche souvent prioritaire mais reste en fonction de l’anatomie). A ce
moment, diffusion du produit de contraste sous rayon X.
Si rien de particulier, l’examen est arrêté et le patient remonte en chambre pour surveillance.
Si plaque d’athérome peu importante, un traitement médical peut être débuté ou continué.
Si nécessaire, pose d’un stent, sorte de ressort que l’on place dans l’artère afin d’assurer un flux
sanguin efficace. Il existe plusieurs types de stents.
Stent actif : stent ayant une substance anti proliférative qui limite la resténose.
Stent nu : stent sans substance.
Kissing ballon
Il est parfois nécessaire d’utiliser d’autres techniques.
​Le kissing ​balloon utilisé dans les bifurcations
​Le rotablator ​:​ fraise rotationnelle permettant de réaliser des athérectomie
Mise en place d’une contre pulsion intra-aortique : dispositif temporaire d’assistance
myocardique mécanique.
rotoblator
Durant tout l’examen, le patient est conscient et a un suivi de ses constantes en permanence.
5- SURVEILLANCES
La surveillance post interventionnelle est réalisée dans un service de médecine de cardiologie ou
une unité de soins continus de cardiologie (USC cardio) ou une unité de soins intensifs de
cardiologie (USIC). Le choix du service est fait en fonction du motif de coronarographie et du
déroulement de l’examen.
La surveillance est souvent protocolée sur 4 heures.
H0 : ​ECG​, constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du
bracelet en radial de 2 cc
H+1 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du
bracelet en radial de 2 cc
H+2 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du
bracelet en radial de 2 cc
H+3 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du
bracelet en radial de 2 cc
H+4 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, ablation du bracelet
en radial, reprise de l’alimentation, autorisation de lever
En fémoral : autorisation de lever 24h après l’examen, recherche du pouls pédieux et tibial.
Durant les 4 heures, le patient doit boire 2 litres d’eau afin de faciliter l’élimination rénale du
produit iodé.
Pour une coronarographie normale le patient entré le matin peut avoir l’autorisation de sortir le
soir au domicile. Si pose d’un ou plusieurs stent, la sortie ne se fera que le lendemain matin dans
les meilleurs des cas.
6- AUTRES EXAMENS EN SALLE D’IMAGERIE
INTERVENTIONNELLE
Il est possible de réaliser d’autres examens durant une coronarographie. Je vais vous les citer et
les décrire rapidement.
OCT : tomographie permettant de visualiser les structures micrométriques interne aux tissus
biologiques.
Image en coupe et coupe longitudinale
Cathétérisme droit : examen permettant une évaluation de débit cardiaque, régime de
pression, oxymétrie étagée, étude du trajet à la recherche de shunts.
7- RISQUES
Hémorragique : ponction artérielle, dose de charge d’anti agrégant plaquettaire, thérapeutique
du patient, hématome au point de ponction
Infectieux : ponction artérielle
Allergique : au produit iodé
Modèle trifocal :​ exemple incomplet pour aider à comprendre
Sources des images :
www.invasivecardiology.wordpress.com
www.bostonscientific.com
www.cardio-paramed.com
www.stentys.com
www.cardiagora.com
Guide du patient
La coronarographie
L’angioplastie coronaire
8 rue Dr Calmette - CS 10043 - 38028 GRENOBLE CEDEX 1
Tél : 04 76 70 70 54 Fax : 04 76 70 71 45
secr.cardiologie@ghm-grenoble.fr
www.ghm-grenoble.fr
2
Bienvenue au GHM de Grenoble
Madame, Monsieur,
L’équipe de cardiologie interventionnelle souhaite vous accueillir
dans les meilleures conditions possibles.
Ce livret, réalisé à votre attention par nos équipes, contient les
informations destinées à vous donner, ainsi qu’à vos proches, des
informations relatives à vos soins et à vos démarches administratives.
Si des questions persistent, nos équipes demeurent à votre entière
disposition et à l’écoute de vos observations.
Christian Jarry
Président du GHM de Grenoble
Sommaire
Votre cœur˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲3
La coronarographie
Qu’est-ce qu’une coronarographie ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲3
Quels sont les risques d’une coronarographie ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲4
L’angioplastie
Pourquoi me propose-t-on une angioplastie coronaire
(dilatation) ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲5
Qu’est-ce qu’une angioplastie ? ˲˲˲ ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲5
L’angioplastie comporte-t-elle des risques ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲6
Pourquoi n’a-t-on pas réalisé l’angioplastie en même temps que
la coronarographie ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲6
Votre hospitalisation
Votre dossier administratif ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲7
Préparez votre admission ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲8
A votre arrivée ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲9
Le jour de l’examen ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲10
A votre sortie ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲11
Et après ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲12
3
Votre cœur
Le cœur, pour fonctionner, a besoin
d’oxygène, fourni par le sang,
circulant dans les artères coronaires.
Ces artères peuvent être rétrécies ou
obturées par l’athérosclérose (dépôt
de graisse, de calcaire et de caillots).
Les facteurs de risques de
l'athérosclérose sont, entre autres,
l’hérédité, le tabac, le cholestérol, le
diabète ou encore l'hypertension
artérielle. Il est possible de limiter ces
risques en adoptant une
meilleure hygiène de vie (alimentation, activité physique, etc.).
Cette pathologie se nomme la maladie coronarienne, elle est
responsable de l’angine de poitrine (artère coronaire rétrécie) ou de
l’infarctus du myocarde (artère coronaire obturée).
Qu’est-ce qu’une coronarographie ?
La coronarographie est l’examen radiologique
qui permet d’observer les artères coronaires et
leurs éventuelles anomalies.
Coronarographie
4
Quels sont les risques d’une coronarographie ?
Malgré les progrès techniques et l’expérience des médecins,
la coronarographie comporte, comme tout geste invasif ou
chirurgical, un risque d’incidents ou d’accidents, notamment :
– complications allergiques le plus souvent liées à l’utilisation de
produits radiologiques iodés ou d’anesthésique local. Si vous avez
déjà présenté des manifestations allergiques, il faut absolument
en informer le médecin ;
– complications au niveau du point de ponction de l’artère. La
complication la plus fréquente est la formation d’une ecchymose
ou d’un hématome au point de ponction, qui peut persister
plusieurs jours mais qui est habituellement sans conséquence.
Cependant l’augmentation de volume dans les jours qui suivent
l’examen doit vous conduire à consulter rapidement. Plus
rarement, le maniement des sondes peut occasionner des
blessures vasculaires et nécessiter une réparation chirurgicale et
(ou) une transfusion sanguine, ou décrocher un fragment
d’athérome responsable d’une embolie;
– complications cardiaques et vasculaires. Au cours de l’examen,
peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des
palpitations liées à un trouble du rythme.
– exposition aux rayonnements ionisants : la radiologie
interventionnelle comme tout acte médical comporte des risques
qui sont bien inférieurs aux bénéfices attendus. L’exposition aux
rayons X fait partie de ces risques. Les effets de l’exposition aux
rayonnements ionisants sont généralement exceptionnels et
tardifs, il est donc important d’en informer votre médecin traitant
si des réactions cutanées persistent dans les semaines qui suivent
l’examen. (rougeurs, inflammations au niveau du dos)
Les complications graves sont quant à elles très rares. À titre indicatif,
dans une revue publiée dans la littérature médicale, sur une grande
série de patients, on note un risque de décès de 0,8/1 000, de
perturbations neurologiques (notamment paralysies) de 0,6/1 000,
5
Un stent (ou ressort) est un
dispositif médical métallique
utilisé pour maintenir une
artère ouverte.
d’infarctus du myocarde de 0,3/1 000. D’autres complications moins
sévères ont été rapportées, leur fréquence est inférieure à 1%.
En cas de complications ou de situations imprévues, une angioplastie
ou une intervention chirurgicale de pontage coronaire ou toute autre
action peuvent être nécessaires en urgence, selon l’état clinique.
Pourquoi me propose-t-on, une angioplastie
coronaire (dilatation) ?
Dans certains cas, la coronarographie met en évidence un
rétrécissement d‘une ou plusieurs artères. Diverses méthodes
permettent de rétablir un flux sanguin normal au niveau des artères
coronaires par :
- des médicaments,
- un pontage (intervention chirurgicale),
- une angioplastie (non chirurgicale).
Le choix de la méthode se fera en fonction de l’analyse de votre
coronarographie et suite à une concertation entre l’équipe de
cardiologie interventionnelle, votre cardiologue et vous-même.
Qu’est-ce qu’une angioplastie ?
L’angioplastie est une technique
médico-chirurgicale traitant une artère
coronaire rétrécie en la dilatant afin
d’améliorer le flux sanguin. Cette
intervention dure de 20 minutes à 2
heures.
La technique consiste à amener, dans
l’artère coronaire, un ballonnet
gonflable au niveau de la zone rétrécie.
Une fois gonflé, ce ballonnet écrase la
plaque d’athérome, et agrandit ainsi le
diamètre de l’artère.
Dans la majorité des cas, une prothèse (stent)
peut être mise en place.
PlaquePlaque
Artère
Cathéter
Ballon
Stent
Plaque compressée
6
L’angioplastie comporte-t-elle des risques ?
Malgré les progrès techniques et l’expérience des médecins,
l’angioplastie coronaire comme tout geste invasif ou chirurgical
comporte un risque d’incident ou d’accident.
Ce sont les mêmes que ceux identifiés pour la coronarographie (cf.
page 4). A ceux-ci s’ajoutent des risques propres à l’angioplastie :
lésion d’une artère, échec de la dilation, etc.
Dans le cas de la pose de stent, les risques sont:
- Un excès de cicatrisation
- L’apparition d’un caillot dans le stent.
Afin de limiter ces risques, un traitement pour fluidifier le sang vous
est prescrit. Il est indispensable de ne jamais arrêter ce traitement
sans l’avis de votre médecin traitant ou cardiologue.
Pourquoi n’a-t-on pas réalisé l’angioplastie en
même temps que la coronarographie ?
L’équipe de cardiologie a pris la décision de faire une angioplastie
après une analyse de votre dossier et de votre coronarographie.
Dans certaines situations, il peut être nécessaire de laisser un
intervalle de temps entre la coronarographie et l’angioplastie pour
initier un traitement médical approprié et/ou déterminer le
traitement le plus adapté à votre cas en concertation collégiale, enfin
l’angioplastie pourra être reportée en fonction de votre situation
clinique (état rénal, anatomie, etc.).
7
Votre hospitalisation
Votre dossier administratif
Lorsque votre hospitalisation est confirmée, nous vous invitons à
vous présenter au bureau des entrées (site Alembert, niveau 0), afin
de constituer votre dossier de pré-admission1
, muni des documents
suivants :
Carte d’identité ou passeport ou titre de séjour en cours de
validité.
Convocation ou bulletin d’inscription remis par le médecin.
Carte vitale ou attestation sécurité sociale à jour ou attestation de
la Caisse des Français à l’Etranger (CFE).
Adhérent à une complémentaire santé : attestation de prise en
charge faisant apparaître sa participation au ticket modérateur, au
forfait journalier, à la chambre particulière et aux éventuels
dépassements d’honoraires.
Bénéficiaire de la CMU-C (Couverture Maladie Universelle) ou AME
(Aide Médicale d’Etat): attestation à jour.
Nom, prénom et numéro de téléphone de la personne à prévenir
en cas de besoin.
1
Si vous êtes dans l’impossibilité de vous déplacer, votre dossier de pré-
admission pourra être constitué avant votre admission
8
Vos effets personnels
Nécessaire de toilette : savon,
rasoir, brosse à dents, dentifrice,
etc.
Linge de toilette : serviettes de
bain, gants de toilette (Compter
1 serviette et 1 gant par jour)
Chemise de nuit ou pyjama,
pantoufles, robe de chambre ou
peignoir.
Etui à lunettes, à appareil
dentaire ou auditif.
Objets et valeurs : ne conservez
aucune valeur ou objet (montre,
bijoux, moyens de paiement, etc.).
L’établissement ne peut pas être
déclaré responsable de la
disparition ou de la détérioration
des objets que vous avez
conservés sous votre
responsabilité.
Votre dossier médical
Résultats de laboratoire
(dernière prise de sang).
Ordonnance des traitements
en cours.
Formulaire « Désignation de
la personne de confiance »
complété.
Formulaire « Recueil du
consentement libre et éclairé
du patient » complété
Préparer votre admission
Le jour de votre admission, munissez-vous de :
9
A votre arrivée (la veille de l’examen)
Rendez-vous à partir de 15 heures au 5ème
étage du site Eaux-Claires,
vous serez accueilli(e) par l’équipe soignante du service cardiologie :
- Remise
- Des ordonnances des traitements en cours,
- Des formulaires « Désignation de la personne de
confiance » et « Consentement libre et éclairé ».
- Pose
- D’un bracelet d’identification,
- D’un cathéter pour la perfusion.
- Réalisation d’un électrocardiogramme.
- Dépilation des poignets, si nécessaire – cette préparation
peut être réalisée par vos soins à domicile exclusivement à la
crème dépilatoire.
- Réalisation de la douche pré-opératoire avec un savon
antiseptique (cf protocole de la douche opératoire page 13 du
Livret d’accueil)
- Accueil et examen par l’interne.
- Visite en fin de journée du médecin responsable de l’examen
pour vous expliquer les modalités de l’examen, et répondre à
vos questions.
- Si vous êtes anxieux, dites-le à l’équipe : un sédatif pourrait
vous être administré.
- Vous devez être à jeun : interdiction de boire, manger et
fumer à partir de minuit.
10
Le jour de l’examen
Le matin
Le jour de l’examen, vous devrez de nouveau prendre une douche
pré-opératoire avec un savon antiseptique (cf protocole de la douche
opératoire page 13 du Livret d’accueil).
Votre traitement vous sera donné par l’infirmière selon la
prescription du médecin.
Avant l’examen, vous serez invité à aller aux toilettes.
L’examen
- Accueil et installation par l’équipe soignante.
- Mise en place des dispositifs de surveillance
(électrocardiogramme, tension artériel, etc.).
- Installation d’un champ stérile qui vous recouvre
complétement.
- Anesthésie locale et pose du cathéter pour l’examen.
- Injection d’un produit permettant de dilater l’artère créant
une sensation de fraicheur ou de chaleur pendant 7 à 10
secondes.
- A plusieurs moments, le médecin vous demande de prendre
une grande inspiration et de ne pas bouger.
- Si vous ressentez une douleur, une gêne quelconque, que
vous êtes inconfortable ou que vous avez envie de bouger,
signalez-le.
- A la fin de l’examen le médecin
place un bracelet pour permettre à
votre artère de cicatriser. N’y
touchez pas.
Il sera desserré par l’infirmier(ière)
peu après votre retour en chambre
et enlevé 3 à 4 heures après.
- Si la ponction est faite au pli de l’aine, le
médecin met en place un pansement compressif.
Bracelet compressif
11
Après l’examen
Le brancardier vous remonte dans votre chambre où l’infirmier(ière)
vous accueille.
- Veillez à ne pas forcer avec le bras et la main sur lesquels a eu
lieu l’examen.
- Si l’examen est réalisé par le pli de l’aine, vous restez
allongé(e) 3 à 4 heures.
- N’hésitez pas à appeler l’infirmière en cas de saignement,
douleur, malaise, etc.
- Il est important de respecter les consignes données par
l’équipe.
- Un plateau repas vous est proposé.
A votre sortie
La durée moyenne d’hospitalisation est de 48 heures, pour votre
sortie :
- L’infirmier(ière) retire le pansement compressif.
- Le médecin vous communique les résultats de l’examen et
fait les prescriptions médicales avant d’autoriser votre sortie.
- Un CDrom de l’intervention vous est remis et vous devrez le
transmettre à votre cardiologue traitant.
- Un courrier détaillé sera adressé à votre médecin traitant et à
votre cardiologue.
- Votre sortie doit se faire avant 11h00 le matin.
- Présentez-vous au bureau des entrées/sorties pour retirer le
bulletin de situation nécessaire à la perception des
indemnités journalières et régler les éventuels frais
(téléphone, télévision, chambre particulière, etc.).
- Pensez à remettre votre questionnaire de satisfaction au
personnel du service.
- Evitez les efforts pendant 24 à 48 heures pour limiter le
risque d’hématome.
12
Et après
Votre cardiologue traitant continuera à vous suivre et vous prescrira
les examens nécessaires.
N’arrêtez pas vos traitements sans l’avis de votre médecin.
En cas de douleur thoracique prolongée ou autres urgences,
composer le 15
8 rue Dr Calmette - CS 10043
38028 GRENOBLE CEDEX 1
Tél : 04 76 70 70 54 Fax : 04 76 70 71 45
secr.cardiologie@ghm-grenoble.fr
www.ghm-grenoble.fr
IP - PCP - CAR - 001 version 7
LE DÉROULEMENT DE L'EXAMEN
L'ACCUEIL DU PATIENT
​La qualité de l'accueil du patient dans le service des explorations cardiologiques invasives
est une étape clef dans la prise en charge d'un patient bénéficiant d'une coronarographie.
En effet, le paramédical est le premier contact du patient dans un environnement très
technique et quelque peu déroutant pour ne pas dire angoissant. A nous paramédicaux du
service de coronarographie d'informer et de rassurer le patient, de répondre à ses ultimes
questions.
Comme nous le savons tous, une bonne préparation psychologique avant l'examen permet
souvent d'éviter certaines complications.
Par un interrogatoire, il vérifie
● l'identité du patient
● le jeûne du patient depuis au moins 6h
● la prise des médicaments
● l'absence des prothèses dentaires
● la connaissance d'un épisode allergique au décours d'un examen avec
injection de produit de contraste iodé (PCI)
● l'information donnée au patient de l'examen et de son déroulement, des
risques et conséquences
De visu, il s'assure
● d'une voie d'abord veineuse de qualité qui permettra les éventuelles injections
au décours de l'examen ainsi que de pouvoir procéder à un remplissage
rapide et efficace en cas d'un simple réflexe vagal ou d'une complication plus
sérieuse
● de la préparation du champ opératoire (tonte des scarpas pour la voie
fémorale, tonte de l'avant-bras pour la radiale)
●
LE DOSSIER PATIENT
Il doit être complet et répondre aux exigences d'un examen vasculaire tel qu'une
coronarographie.
○ un bilan biologique comprenant
○ un taux de créatinine
○ la carte de groupe sanguin
○ une Numération Formule Sanguine
■ globules blancs
■ globules rouges
■ plaquettes
■ taux d'hémoglobine
○ une glycémie à jeun
○ un ionogramme (potassium, sodium...)
○ le taux de cholestérolémie ou de triglycéridémie
○ le dosage des enzymes cardiaques (taux de troponine, de
Créatine PhosphoKinase)
○
○ le taux de thyréostimuline (TSH)
○ la coagulation
■ les taux de prothrombine et d'INR chez les patients
sous ​AVK
■ un TCA (Temps de Céphaline Activée) si le patient
a été anti-coagulé (​HNF​)
○ l'anamnèse du patient et l'indication de la coronarographie
○ les antécédents cardiaques et/ou vasculaires du patient
○ angioplastie coronaire (quelle artère traitée? Quel type de stent implanté?)
○ chirurgie aorto-coronarienne (et dans ce cas, bonne connaissance du nombre
et du type de pontage - s'assurer du compte-rendu chirurgical notamment en
cas de doute ou d'imprécision concernant le type ou le nombre de pontage
réalisés)
○ chirurgie valvulaire
○ infarctus du myocarde
○ chirurgie de l'aorte ou des axes ilio-fémoraux (en cas de pontage, s'assurer de son
type et de sa nature - contre-indication à une voie d'abord fémorale?)
● son traitement habituel
● son traitement instauré en vue de l'examen
○ administration d'une prémédication
○ traitement anti-allergique (en fonction de la prescription médicale
et/ou du protocole existant)
○ traitement anti-agrégants plaquettaires
○ administration d'​anti GPIIbIIIa
○ ​Anti-glycoprotéines IIbIIIa
● pour les diabétiques non-insulino dépendants
○ il n'est plus nécessaire d'arrêter les biguanides 48h avant
l'examen. La reprise de la métformine, anti-diabètique oral le plus
utilisé, se fera après contrôle de la fonction rénale, au minimum
48h après l'injection de PCI
● pour les diabétiques insulino-dépendants
○ l'insulino-thérapie ne doit pas être arrêtée
○ compte tenu de la nécessité pour le patient d'être à jeun, une
perfusion de glucosé est recomandée jusqu'à la reprise de
l'alimentation, avec un jeûne qui ne doit pas dépasser 6 heures
● un ECG réalisé avant que le patient ne quitte le service dans lequel il est
hospitalisé pour venir en salle d'explorations cardio-vasculaires
● les examens complémentaires cardiaques réalisés et leurs résultas
○ scintigraphie myocardique, épreuve d'effort, échographie
cardiaque...
● les ​tests d'Allen​ et au saturomètre réalisés et leur score (positivité ou négativité)
en cas d'abord de l'artère radiale
http://www.systadmin.net/bibliotheques/41912/Fichiers_pdf/Test_dAllen.pdf
​https://youtu.be/TqU7L_zHr0E
<iframe width="425" height="350" src="https://www.youtube.com/embed/TqU7L_zHr0E" frameborder="0" allow="autoplay;
encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
● le diagramme des pouls des membres inférieurs et supérieurs
● le consentement éclairé du patient, daté et signé
● la feuille de liaison
● http://www.cardio-paramed.com/Fichiers_pdf/fiche_de_liaison.pdf
●
● remplie par les équipes soignantes du service d'hospitalisation du patient
● la lettre du cardiologue ou du médecin prescripteur de l'examen
Toutes ces données seront répertoriées dans une base de données informatique, base de
données obligatoire à l'heure actuelle dans toute salle de cathéterisme interventionnel.
L'INSTALLATION DU PATIENT
L'installation du patient est une étape importante qui permettra le bon déroulement de
l'examen, aussi bien pour le patient que pour l'opérateur. Il faut que l'opérateur travaille dans
de bonnes conditions (ponction artérielle, accès au pupitre de commande de la table pour la
réalisation des incidences...). Le patient est installé sur la table d'examen de telle façon qu'il
soit le plus "confortable" possible, allongé sur un matelas à mémoire de forme, des
repose-bras soulageant les membres supérieurs qui restent le long du corps durant tout
l'examen ; bien évidemment il restera au chaud et couvert jusqu'au dernier moment
précédent le badigeonnage et le champage.
La surveillance du patient durant l'examen se fera par le biais de la baie d'hémodynamique
qui affichera en salle
● ​un monitoring ECG avec l'enregistrement d'au moins deux dérivations
● une saturomètrie pulsée (SpO2) à l'aide d'un oxymètre de pouls placé au bout
d'un doigt
● une tension artérielle automatique à l'aide d'un brassard, prise toutes les cinq
minutes
Cette baie doit être préparée à l'avance, avant l'examen coronarographique, et va assurer
une prise des pressions artérielles
● soit aortique (raccordement de la tête de pression avec le désilet artériel)
● soit en bout de cathéter (diagnostic de spasme ou de sténose coronaire)
● soit en intra-cavitaire (pression dans le ventricule gauche)
Il est primordial pour l'exactitude des valeurs enregistrées que le ​"zéro"​ ait été effectué pour calibrer la
tête de pression.
LA TABLE STÉRILE
La préparation de la table stérile :
Elle comprend des housses de protection stériles pour le capteur plan (9) et l'écran plombé accroché
à une suspension plafonnière (10), un champ stérile qui servira à recouvrir le patient, des sets
absorbants, des compresses.
Puis le matériel spécifique à l'examen :
- les sondes de coronarographies +/- la Pigtail pour la ventriculographie (1)
- le guide métallique 0,035'' (2)
- le désilet artériel recommandé par le médecin (3)
- une seringue préparée pour l'injection des dérivés nitrés (4)
- une cupule remplie de sérum hépariné (5)
- une cupule pour l'anesthésie locale (6)
- une cupule remplie de PCI (7)
- un conteneur hermétique dans lequel seront purgés les seringues et cathéters souillés (8)
- une tubulure qui reliera le désilet artériel ou le cathéter à une poche de pression (solution
isotonique pour perfusion - NaCl 0,9 %) elle-même reliée à une tête de pression
Cette préparation est rigoureuse et respecte toutes les règles d'hygiène et d'asepsie. Les
cathéters sont parfaitement rincés avec le sérum hépariné pour éviter tout envoi d'embols
gazeux et la formation de thrombus.
LA TECHNIQUE
Après une anesthésie du point de ponction (Xylocaïne 2%), l'opérateur ponctionne l'artère
fémorale ou radiale selon la technique de Seldinger. Pour éviter ou diminuer les
complications liées à ce geste, cette ponction devra être antérieure, non-transfixiante,
angulée entre 30 et 45° pour l'artère fémorale commune, entre 30 et 60° pour l'artère
radiale.
https://youtu.be/g4TzZkP6R-o
​Ponction académique selon Seldinger pour l'abord fémoral ou radial d'une coronarographie
La ponction de l'artère se termine par la mise en place d'un désilet (système élaboré par
Desilet et Hoffman) qui a la particularité d'avoir
● une valve étanche au reflux sanguin et à travers laquelle le cardiologue pourra
passer les cathéters (1)
● une bretelle de sortie que l'on raccorde à la tête de pression pour avoir une
tension sanglante (2)
La taille du désilet couramment utilisé est du 4 voire 5F (1F = 0,33mm).
Ponction artérielle fémorale selon Seldinger
https://youtu.be/g4TzZkP6R-o
La montée de la sonde coronaire (en général de même taille que le désilet inseré dans
l'artère) se fait sous radioscopie avec prudence, sans résistance, un guide métallique 0,035"
à l'intérieur de la sonde servant de tuteur pour rendre le cathétérisme le plus atraumatique
possible.
Les artères coronaires naissant à la base de l'aorte, le couple guide-cathéter s'arrête au
niveau de la valve aortique, dans la cusp (ou sigmoïde) droite pour le cathétérisme du
réseau coronaire gauche, dans la cusp gauche pour le réseau droit. Le guide est alors retiré,
l'opérateur place l'extrémité du cathéter sélectivement dans l'ostium du tronc commun pour
l'exploration de la coronaire gauche ou dans celui de la coronaire droite pour l'exploration de
celle-ci.
​Exemple de cathétérisme coronaire gauche par
voie radiale
​Exemple de cathétérisme coronaire droite par voie
radiale
Cette intubation ou cathétérisme se fait par des sondes pré-formées, dédiées à l'exploration
de ces vaisseaux. Ces sondes sont en général conçues en polyéthylène ou polyuréthane et
renforcées par un treillis métallique interne qui leur permettra de garder les différentes
formes et courbures. Les plus connues étant les sondes coronaires gauche et droite de
Judkins et d'Amplatz, du nom de leurs inventeurs en 1967.
Sondes de coronaire gauche de Judkins
appelées "JL" (Judkins Left)
Sondes de coronaire droite de Judkins
appelées "JR" (Judkins Right)
L'opérateur raccorde le cathéter soit à une seringue de contraste qu'il teste pour vérifier le
reflux de sang (ce geste est primordial pour exclure l'occlusion du vaisseau par le cathéter)
soit à un injecteur automatique. Les derniers réglages liés à la radioprotection effectués, tout
est en place pour enregistrer la première séquence d'une artère coronaire opacifiée.
​Opacification du réseau coronaire
gauche
​Opacification du réseau coronaire
droit
La coronarographie est une "luminographie" qui permet de voir les artères coronaires en 2D.
Elle se fait selon différentes ​incidences ​qui permettent de dégager toutes les branches des
artères coronaires. En général, entre 5 et 8 incidences pour la coronaire gauche et entre 3 et
4 pour la coronaire droite suffisent à explorer les 2 réseaux et établir un diagnostic.
Le bilan coronarographique d'un patient ponté nécessite l'utilisation de cathéters différents
pour rechercher les pontages veineux ou artériels. Il est indispensable de connaître le
nombre et le type de pontage (double/triple pontage, ​VSI​/artériel). Des sondes dédiées ou
spécifiques pour cette exploration sont préconisées, telles que la "​sonde mammaire interne​",
les sondes RCB (Right Coronary Bypass) ou LCB (Left Coronary Bypass)​.
LE TEST AU MÉTHERGIN
Devant un tableau clinique d'angor et une coronarographie paraissant indemne de toute
anomalie, la réalisation d'un test au Méthergin ou "épreuve pharmacologique" reste l'examen
idéal pour lever le doute sur une maladie coronaire spastique.
Ce test consiste à injecter sur deux minutes 0,4 mg de méthergin en IVD, de surveiller l'état
clinique du patient et de refaire un contrôle coronarographique. Le test est dit positif quand
les trois critères suivants sont réunis :
● douleur thoracique
● modifications électriques de l'ECG
● spasme coronaire de certaines artères lors du contrôle coronarographique
Ce test n'est pas anodin, la surveillance des patients devra être redoublée au moment et
dans les minutes qui suivent l'injection de la méthylergométrine car la complication peut être
majeure, notamment en cas de spasme du tronc commun ou pluri-artériel.
Il faudra être vigilant à une modification électrique, une chute de tension ou une douleur
thoracique liées à l'induction du spasme coronaire et qui sont en général résolues par
l'injection de dérivés nitrés.
Coronarographie normale chez ce patient
de 49 ans (épreuve d'effort positive avec
sus-décalage dans le territoire antérieur -
FDR : tabac et hypercholestérolémie)
Spasme IVA 2 provoqué après injection de
methergin (2 ampoules IVD) 2 minutes
après l'injection
​Spasme IVA 2 levé après injection de dérivés
nitrés
​La coronarographie peut être précédée ou suivie d'une ​ventriculographie gauche​, examen
indispensable à l'analyse quantitative et qualitative de la fonction pompe du coeur gauche.
Cet examen se termine par l'ablation du désilet sur table de coronarographie ou en SSPI
(Salle de Surveillance Post-Interventionnelle) par compression manuelle ou par fermeture
mécanique percutanée si la taille du désilet est ≥ 5F et si le patient est catalogué à haut
risque hémorragique (patient fortement anti-coagulé, thrombolysé ou sous anti GPIIbIIIa).
Rappelons que le geste de la compression manuelle ou de ​la fermeture percutanée​ reste un
acte médical.
https://youtu.be/D6NOkgs1IRM
Nota Bene :
dans le cas d'abord fémoral et la mise en place en place d'un pansement compressif après la
compression, les avis sont partagés. Pour certains, cette compression supplémentaire par le biais
d'un pansement compressif est inutile voire dangereuse dans la mesure où ce pansement n'équilibre
le plus souvent que la pression veineuse (risque de phlébite) et insuffisamment la pression artérielle
(risque d'hématome qui se développe de façon d'autant plus insidieuse qu'il est masqué par le
pansement compressif). D'autres la réservent aux sujets agités ou qui toussent.
Dans tous les cas, ce pansement compressif doit être surveillé de près pour les pouls périphériques :
comparer avec le diagramme des pouls avant l'examen afin de ne pas méconnaître un risque
d'ischémie débutante en cas de la disparition d'un pouls présent avant le début de l'examen
1, bis, Av. JD Maillard – 1217 Meyrin – Suisse
Tél. : 022 719 66 70 Fax 022 719 66 71
email cabinetedb@latour.ch www.edebenedetti.com
Cabinet de cardiologie
Dr Edoardo De Benedetti
Spécialiste FMH en cardiologie
Cardiologie interventionnelle
F.E.S.C.
Service de Cardiologie T 022 719 62 22
Unité de Cardiologie invasive F 022 719 62 63
Consentement éclairé pour le diagnostic de
la maladie coronarienne par cathétérisme cardiaque
J’ai été informé/e de l’intervention qui m’est proposée et donne mon accord à ce type
d’investigation. J’ai notamment reçu des explications sur le but, le déroulement et les risques liés à
cette intervention, ainsi que sur les autres possibilités de traitement.
Je déclare en particulier avoir été informé/e sur les buts et le déroulement de cet examen. J’ai pris
connaissance en tout état de cause des risques liés à cette procédure. Je sais que, dans de rares
cas, il peut se produire un saignement, par exemple au point de ponction, et que des troubles du
rythme cardiaque, nécessitant un traitement spécifique, peuvent survenir au cours de l’examen.
Beaucoup plus rarement, dans moins de 1% des cas, des complications graves peuvent se produire
(allergie sévère aux médicaments utilisés, formation de caillots dans les artères, troubles
circulatoires des jambes, problèmes rénaux, attaques cérébrales, etc.).
Dans les cas où une intervention (angioplastie coronaire) me serait proposée, les modalités et les
risques de la procédure me seront exposés et je pourrai poser toutes les questions nécessaires à
mon médecin avant de donner mon accord éventuel.
Signature du patient Signature du médecin
-------------------------------- ----------------------------------
Lieu et date Lieu et date
----------------------- ------------------------
Suivi :
Au cas où le médecin procède à une angioplastie (dilatation coronarienne par ballonnet), je suis
d’accord pour que mes données soient récoltées de manière anonyme sous forme électronique.
J’accepte également d’être contacté téléphoniquement, dans 6 et 12 mois, pour répondre
brièvement (10-15 min) à des questions qui me seront posées par un infirmier de recherche.
Oui  Non 
Nom et prénom du patient/de la patiente :
-------------------------------------------------------------------------
Coronarographie 
Informations et surveillance du cathétérisme cardiaque
(coronarographie)
La coronarographie est un examen réalisé en hémodynamie pour
visualiser les artères coronaires (artères qui nourrissent le muscle
cardiaque).
Vidéo de la coronarographie sur Youtube
Le rasage pré-cathétérisme​ :
- Rasage des 2 aines jusqu’à mi-cuisse (le tour complet des cuisses
grandeur bermuda)
- Rasage des 2 poignets
Buts du cathétérisme :
- Évaluer les artères coronaires;
- Évaluer le muscle cardiaque;
- Observer l’état des valves cardiaques
Préparation :
- Arrêt du coumadin 4 jours avant l’examen (ou selon recommandation du
médecin)
- Aviser si allergie à l’iode (désensibilisation avec cortisone)
- Garder à jeun à minuit la veille de l’examen
Le matin de l’examen :
- Prendre la médication habituelle le matin de l’examen sauf les
hypoglycémiants et les diurétiques
- Avoir en main la liste des médicaments et la posologie
- Installation d’un soluté
Déroulement du cathétérisme cardiaque​ :
Dans la salle d’examen vous serez couché sur une table. Le personnel
procédera à la désinfection des aines et du poignet et à l’installation d’un
grand champ stérile pour maintenir un haut niveau d’asepsie.De plus, des
électrodes seront installées pour suivre votre rythme cardiaque durant
l’examen. Cet examen se fait sous anesthésie locale. Le médecin va geler
la peau avant d’introduire le cathéter. L’introduction du cathéter peut
vous donner une légère sensation de pression dans la région où il est
introduit. Durant l’examen, le cardiologue injectera à travers le cathéter le
liquide radio-opaque à base d’iode (le colorant). Un appareil à rayons-X se
déplacera au-dessus de la table d’examen pour permettre de suivre et
d’enregistrer l’examen. Nous aurons besoin de votre collaboration
pendant l’examen, lors de certaines injections de colorant, il vous sera
demandé de prendre une grande inspiration et de la garder quelques
secondes, ceci pour mieux visualiser vos artères. Il est possible que l’on
vous demande de tousser, pour éliminer plus rapidement le colorant de
vos artères coronaires. On vous demandera de placer les bras au-dessus
de la tête pendant que l’appareil à rayons-X se déplace dans différentes
positions.
Le cardiologue et le personnel vous demanderont de leur faire part de
tous nouveaux symptômes ou malaises survenant au cours de l’examen.
Au début ou vers la fin de l’examen, on vous préviendra de la possibilité
de ressentir une bouffée de chaleur dans tout le corps, d’une durée
d’environ 20 secondes. Il s’agit de la ventriculographie, pratiquée afin
d’évaluer la fonction du muscle cardiaque. À ce moment, certains patients
peuvent ressentir des nausées.
Options de traitement
A. Médicaments
B. Chirurgical (pontage ou dilatation)
Le pontage consiste à prélever un vaisseau sanguin (greffon) sur une
autre partie du corps (ex : saphène, mammaire) pour la greffer et «
enjamber »le blocage au niveau des coronaires. Le greffon veineux est
ensuite suturé à l’aorte (la grosse artère qui naît du coeur) et à l’artère
coronaire au-dessous du blocage. Le sang riche en oxygène emprunte
l’aorte, puis le greffon constitué par la veine saphène, évitant ainsi le
blocage dans l’artère coronaire, et vient nourrir le muscle cardiaque.
L’angioplastie transluminale percutanée (dilatation) consiste à introduire
un cathéter-guide dans les coronaires. Dans le cathéter, on introduit un
mince tube muni à son extrémité d’un ballonnet afin d’atteindre le lieu de
rétrécissement de l’artère coronaire. Une fois arrivé au point de blocage,
on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le
ballonnet grossit, il écrase et étale les dépôts de gras présents dans la
paroi de l’artère. L’artère est ainsi agrandie pour permettre au sang de
s’écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite
enlevé. On peut laisser en place un extenseur coronarien.
Risques de l’examen
Les risques de complications majeures sont de l’ordre de 1/1000 pour un
cathétérisme et de 1/100 pour l’angioplastie.
autres complications :
- réaction allergie au colorant
- détérioration de la fonction rénale
- infarctus
- AVC
- problèmes vasculaires
Recommandations et surveillance après l’examen
- Aviser sans délai si vous ressentez une douleur
- Aviser si vous observez ou sentez un écoulement au site d’insertion
Si examen fait par l’aine :
- Immédiatement après l’examen, rester immobile
- Un pansement compressif sera fait après une compression
- Ne pas lever la tête ​(exerce une traction au point d’insertion du
cathéter et augmente les risques de saignement)
- Si vous devez tousser, éternuer ou vomir, faite une pression avec votre
main sur le pansement
N.B. Pour le retrait du pansement en milieu hospitalier, se référer à la
technique du centre.
Si examen fait par le poignet :
- Un bracelet compressif sera installé pour quelques heures
- Éviter les mouvements brusques du bras
N.B. Pour le retrait du bracelet en milieu hospitalier, se référer à la
technique du centre.
Exemple de note d’évolution au retour d’une coronarographie
2008-03-09 14 :00 Retour de coronarographie de l’ICM en transporteur
adapté, accompagné d’une infirmière. Installé au lit, repos ad 18 h.
Pansement compressif aine droite, propre. MID mobile, peau tiède et
rosée. Bonne sensibilité du MID. Pouls pédieux drt. bien perceptible.
Soluté NaCl 0,9 % 1L. perfuse à 75 ml/h. via jelco # 20 avant-bras G.,
site sans particularités. Se dit épuisé de sa journée, T.A. 120/78 Pls 80
RR 20 SaO​2​98 % AA. Nadia Morin e.i.a
N.B. Lors de la prochaine note d’évolution de votre patient, vous pourrez
noter au dossier, la chaleur, coloration, mobilité et sensibilité en utilisant
CCMS normal, s’il n’y a rien de spécifique à mentionner.
Coronarographie
AVANT L' EXAMEN
Préparation psychologique :
Lui expliquer le but, le principe et le déroulement de l'examen (la salle de
coronarographie possède un équipement pour la surveillance et la réalisation de
l'examen qui fait penser à un bloc opératoire)
Lui expliquer la préparation à l'examen et la surveillance des 24h post examen
Dédramatiser, le rassurer
Préparation physique :
* ​La veille de l'examen
Préparation cutanée du site de ponction (artère fémorale) : désinfection, rasage,
badigeonnage avec un antiseptique des plis inguinaux et de la région pelvienne
Réaliser les examens prescrits : bilans sanguins (urémie, créatinémie, coagulation
(TP, TCA), NFS, groupe sanguin), E.C.G., radio du thorax : s'assurer que tous les
résultats soient rangés dans le dossier du patient
Arrêter toute héparinothérapie en cours après s'être assuré de l'heure de la dernière
injection
Patient à jeun 12h avant l'examen (en cas d'accident pendant la coronarographie,
une intervention urgente peut être décidée)
Vérifier la prescription éventuelle d'une prémédication et/ou d'une antibiothérapie de
couverture (prévention du risque infectieux)
* ​Le jour de l'examen
Préparer le dossier du patient Contrôler : pouls, TA, température : signaler toute
anomalie et/ou modification qui seraient méconnues
Faire uriner le patient
Retirer les éventuelles prothèses dentaires
Administrer la prémédication éventuellement prescrite
Poursuivre les traitements en cours (sauf hypoglycémiants et héparinothérapie)
Poser une voie d'abord veineuse
APRES L' EXAMEN
Prévenir le risque d'hémorragie abondante du point de ponction fémoral
Expliquer au patient la nécessité de rester allongé pendant 24h et de ne pas bouger
la jambe du côté ponctionné pour l'examen, d'éviter les efforts de toux ou
mouvements brusques
Surveillance de la TA : au moins toutes les heures pendant 6h puis toutes les 2h
Pansement compressif au niveau du point de ponction à surveiller (rechercher un
début de saignement)
Prévenir le risque d'accident embolique artériel
Surveiller l'état des membres inférieurs (coloration, chaleur, pouls périphériques) :
signaler tout changement
Vérifier la sensibilité et la motricité des extrémités
Remettre en route le traitement anticoagulant prescrit
Prévenir le risque de complication infectieuse
Surveillance de la température rectale toutes les 3h (ne doit pas dépasser 38° le soir
de l'examen et se normaliser ensuite)
Poursuivre sur prescription médicale l'antibiothérapie préventive
Rechercher la survenue de troubles du rythme cardiaque et/ou d'autres
complications hémodynamiques
Surveiller la fréquence, le rythme et l'amplitude des pulsations toutes les heures
pendant 6h puis toutes les 2h
E.C.G. dans les 2h qui suivent l'examen
Demander au patient de signaler si malaise, dyspnée, ou douleur angineuse
Favoriser l'élimination rénale du produit de contraste utilisé pendant l'examen
Expliquer au patient la nécessité de boire au moins 1,5 l d'eau au cours de la
journée
Surveillance de la diurèse des 24h
Le lendemain : urée, créatinémie
S'assurer du confort du patient au cours de cette immobilisation
L'aider à s'installer dans son lit pour le repas (alimentation normale après l'examen)
L'aider pour les soins d'hygiène
Laisser à sa portée bassin (ou urinal), sonnette...
1, bis, Av. JD Maillard – 1217 Meyrin – Suisse
Tél. : 022 719 66 70 Fax 022 719 66 71
Cabinet de cardiologie
Dr Edoardo De Benedetti
Spécialiste FMH en cardiologie
Cardiologie interventionnelle
F.E.S.C.
DEMANDE D’EXAMEN
(à faxer au 022 719 66 71)
DONNEES CONCERNANT LE PATIENT
Nom : Prénom :
Adresse :
Téléphone privé : Mobile :
Date de naissance : Assurance :
EXAMEN A ORGANISER

Consultation Enregistrement Holter
Electrocardiogramme au repos Enregistrement Remler 
Echographie standard Enregistrement R-Test
Echographie de stress à l’effort Cardioversion électrique
Echographie de stress à la Scintigraphie myocardique sous
Dobutamine/Persantine Persantine
Test d’effort Scintigraphie myocardique à l’effort
Consultation avant examen invasif IRM cardiaque de stress
(coronarographie, angioplastie, dénervation
rénale, fermeture de l’auricule, fermeture FOP, TAVI)
INDICATIONS
Renseignements cliniques :
Traitement en cours :
DATE TAMPON DU MEDECIN DEMANDEUR
Résultats à envoyer par fax/mail/courrier
Prescription
La coronarographie peut être
programmée ou pratiquée en urgence.
Coronarographie programmée
Une coronarographie pourra vous être prescrite par votre cardiologue pour connaître l’état de
vos artères. Il le fera généralement en fonction des symptômes que vous pouvez présenter mais
aussi au regard des résultats de votre électrocardiogramme, d’une épreuve d’effort et
éventuellement d’une échographie cardiaque ou d’une scintigraphie myocardique.
Les coronaires, comme toutes les artères du corps, subissent avec l’âge un phénomène de
rétrécissement progressif par l’accumulation de dépôts dans les parois des artères (plaques
d’athérome), appelée athérosclérose. Cette maladie est favorisée par des FACTEURS DE
RISQUES dont les plus importants sont : tabac, excès de cholestérol, hypertension artérielle,
diabète et surpoids.
Lorsqu’une coronaire est trop rétrécie, elle ne peut plus amener suffisamment de sang à la
région du coeur qu’elle irrigue. Cette région, mal oxygénée va entrer en souffrance et causer une
douleur thoracique appelée angine de poitrine ou angor. Si l’artère apporte suffisamment de
sang lorsque le cœur est au repos, la douleur n’apparaît que lorsque le cœur a besoin d’un
surcroît de sang, en particulier à l’effort. On parle alors d’angor d’effort. Si on laisse la maladie
évoluer, le rétrécissement va augmenter et la douleur va survenir pour des efforts de plus en
plus mimines jusqu’à être présente même au repos.
Parfois, bien que les coronaires soient rétrécies, aucune douleur ni aucun symptôme ne va se
manifester, ce sont donc les examens qui pourront amener votre cardiologue à vous prescrire
cet examen.
En pratiquant une coronarographie, on pourra donc savoir quelles sont les coronaires malades
ou à risque. En fonction des résultats, votre cardiologue pourra, si nécessaire, ré-ouvrir les
artères rétrécies et mettre en place un traitement médical approprié.
Coronarographie en urgence
La coronarographie en urgence est indiquée principalement au moment d’un d’infarctus.
Contrairement au phénomène d’athérosclérose qui est lentement évolutif, l’infarctus est un
phénomène brutal. Il peut survenir sur des coronaires saines ou bien malades.
Il se produit au niveau d’une plaque d’athérome. Ces plaques qui sont sans conséquence sur le
bon écoulement du sang sont présentes chez une majorité de la population adulte. Pour une
raison qui reste encore incomplètement précisée, cette plaque va soudainement se déstabiliser
et entraîner la libération locale de produits activateurs de la coagulation. Des plaquettes vont
alors s’agglomérer et des filaments de fibrine vont emprisonner les globules rouges. Un caillot va
alors se former et empêcher le passage du sang, et boucher l’artère. La zone du cœur
concernée va entrer en souffrance aiguë et provoquer une douleur très intense, présente même
au repos, irradiant éventuellement dans les bras et la mâchoire.
Une prise en charge en urgence (CENTRE 15) s’impose, en effet au bout de six heures,
l’ensemble des cellules musculaires concernées auront péri en faisant perdre définitivement à la
zone concernée sa capacité de contraction.
Une coronarographie en urgence permettra de connaître précisément l’artère qui est touchée et
surtout de retirer le caillot obstructif et de rouvrir l’artère. Ainsi, le flux sanguin pourra être rétabli,
ce qui fera disparaître la douleur et permettra d’épargner les cellules musculaires.
Préparation
La semaine avant l’examen
Une semaine avant votre hospitalisation, certains de vos traitements devront être stoppés en
concertation avec votre médecin traitant, votre cardiologue, et le cardiologue qui va effectuer
l’examen (certains anti diabétiques et psychotropes).
La veille de l’examen
Vous entrez à l’hôpital en hospitalisation la veille de l’examen, vous vous rendez alors au bureau
des entrées qui effectue les formalités administratives.
A votre arrivée dans le service, vous êtes reçu par une infirmière du service qui vous indique
votre chambre.
Dans l’après-midi de votre arrivée, un aide soignant vient raser la zone où va être introduit le
cathéter pour l’examen. On utilise préférentiellement l’avant-bras droit, mais pour prévenir le cas
où le passage par cette zone se révèlerait impossible, l’avant-bras gauche et la région de l’aine
sont eux aussi rasés.
On vous indique ensuite comment réaliser une douche antiseptique à la bétadine et l’on vous
remet les produits nécessaires.
Plus tard dans l’après-midi, une infirmière vient poser un cathéter nécessaire pour l’intervention.
Elle réalise dans le même temps un bilan sanguin d’entrée et un électrocardiogramme de
contrôle.
Vous pourrez alors visionner un document de quelques minutes sur votre téléviseur vous
expliquant l’examen en images de synthèse.
Dans la soirée, un des médecins du service viendra vous voir. Il vérifie vos traitements, vous
réexplique alors le déroulement de l’examen du lendemain et répond à vos questions
éventuelles.
On vous apporte enfin votre repas du soir, vous devez rester à jeun, sans boire ni manger, à
partir de minuit.
Le jour de l’examen
Vous restez à jeûn depuis la veille jusqu’à votre examen. Dans la matinée, une infirmière vient
mettre en place une perfusion sur le cathéter mis en attente la veille. Elle colle ensuite un
pansement anesthésique sur l’endroit où doit se faire la coronarographie, le plus souvent
l’avant-bras droit.
En cas d’allergie à l’iode, un traitement spécifique vous sera donné.
Votre examen pourra avoir lieu entre 8 h et 17 heures, en fonction du programme et des
éventuelles urgences. Vingt minutes avant, un infirmier viendra vous chercher et vous emmènera
dans votre lit jusqu’à la salle de coronarographie.
Déroulement de l'examen
A votre arrivée en salle de coronarographie, vous êtes pris en charge par le personnel infirmier
qui s’assure que tout se passe bien et retire le pansement anesthésiant. Le médecin qui va
effectuer l’examen vient vous accueillir et répond à vos éventuelles questions.
Vous êtes ensuite conduit en marchant jusqu’à la table d’examen où vous êtes installé. Les
infirmiers mettent alors en place un brassard à tension et collent des électrodes qui permettront
de surveiller vos paramètres cardiaques tout au long de l’examen.
Pendant ce temps-là le médecin effectue une désinfection chirurgicale de ses mains et revêt une
blouse et des gants stériles.
La désinfection peut alors commencer, on vous dénude complètement pour quelques minutes.
Un produit désinfectant à base d’iode est tout d’abord badigeonné sur la région des aines. Dans
le cas où l’examen ne pourrait être pratiqué par le bras, la cuisse pourrait être ainsi utilisée.
Ensuite, l’avant-bras droit est désinfecté. Vous êtes alors recouvert d’un champ opératoire stérile
qui vous couvre complètement à l’exception de votre tête. ​Vous êtes ainsi parfaitement à l’aise
pour respirer et pour dialoguer avec le cardiologue au cours de l’examen.
Mise en place de la sonde
Après avoir désinfecté une nouvelle fois la région de l’avant bras, le médecin effectue une
anesthésie de la zone située autour de l’artère de l’avant-bras. Vous ne ressentez pas de
douleur lors de cette injection, votre peau étant anesthésiée par le patch.
Dès que l’anesthésie de profondeur a fait effet, le médecin met en place un premier cathéter
dans votre artère, ce cathéter permet de passer une premier guide dans votre artère.
Le cardiologue va alors préparer votre artère pour le passage de la sonde de coronarographie. Il
va injecter successivement deux produits au niveau de l’introducteur. Vous allez ressentir une
sensation d’échauffement qui va durer une dizaine de secondes.
La sonde de coronarographie peut alors être engagée dans l’introducteur, le médecin la fait
remonter dans l’artère du bras jusqu’à la naissance de l’aorte au niveau du cœur. ​Vous ne
ressentez aucune douleur pendant la remontée de la sonde, vous avez parfois juste la
sensation de son passage.
Le médecin suit sa progression sur les écrans vidéo montrant les images radiologiques animées
prises par le coronarographe.
Tout au long de l’examen, le médecin vous explique ses gestes et vous demande si vous
ressentez une douleur ou un inconfort.
La phase diagnostique de la coronarographie peut alors débuter.
Étape diagnostique : repérage de lésions
Dans l’introducteur, dont le nom technique est désilet, le médecin peut alors faire remonter la
sonde de coronarographie.
Le médecin va introduire successivement une sonde dans chacune des deux coronaires, il
pourra ainsi injecter le produit de contraste spécifiquement dans chacune des deux artères afin
de les visualiser.
Le cardiologue va déplacer l’appareil de radiographie au-dessus de votre thorax et de votre tête
pour prendre des images selon différents axes. Dans certains cas, on vous demandera de
tourner la tête sur le côté ou de gonfler les poumons pour permettre certains clichés.
Le médecin pourra ainsi mettre en évidence, les éventuelles zones malades ou rétrécies sur vos
artères.
Si on ne retrouve aucune anomalie ou si les atteintes sont mineures et ne nécessitent pas de
traitement, l’examen est terminé.
Étape thérapeutique : traitement des lésions
Si les clichés réalisés mettent en évidence des zones rétrécies qui peuvent bénéficier d’un
traitement, le médecin va réaliser une dilation de ces lésions, appelée angioplastie, afin de
permettre au flux sanguin de circuler à nouveau normalement.
Pour cela, il fait tout d’abord remonter dans le sonde de coronarographie un ballonnet monté sur
un guide minuscule qu’il doit ensuite faire cheminer dans la coronaire malade jusqu’à la zone
rétrécie.
Une fois en place, il gonfle le ballonnet à une pression de 12 à 22 bars (jusqu’à dix fois la
pression des pneus d’une voiture). En se gonflant, le ballon va écraser la plaque d’athéromes
contre les parois de l’artère et donc rouvrir le vaisseau.
Pendant le temps où le ballonnet est gonflé, de 15 à 30 secondes, la circulation du sang dans
l’artère est complètement interrompue, vous pouvez alors ressentir une oppression thoracique
transitoire. Elle cède dès le dégonflage du ballon
Afin d’éviter que l’artère ne se referme dans les semaines qui suivent l’intervention, un «ressort»
(prothèse grillagée métallique) appelé stent est souvent monté sur le ballon. Il s’ouvre au
moment du gonflage et s’impacte dans la paroi de l’artère où il agit comme une sorte d’étayage
en évitant la refermeture. Il reste dans l’artère définitivement.
La mise en place d’un stent nécessite après l’intervention la prise d’un traitement spécifique qui
va éviter l’agrégation plaquettaire. ​Ce traitement devra être ensuite poursuivi définitivement
et ne pourra être interrompu sans l’avis d’un cardiologue.
Une fois la lésion traitée, le cardiologue effectue des nouveaux clichés de l’artère pour s’assurer
que le flux sanguin est rétabli. Il peut alors comparer à ceux effectués avant la dilation.
L’examen est alors terminé.
Suivi de l'examen
Une fois l’intervention terminée, le médecin retire la sonde de coronarographie puis
l’introducteur. Il met en place, au point de ponction, un pansement compressif pour éviter la
formation d’un hématome. Ce pansement sera gardé jusqu’au lendemain de l’intervention.
Il vous explique ensuite les anomalies éventuelles qu’il a pu mettre en évidence et les
traitements qu’il a mis en œuvre. Il vous fait ensuite les recommandations d’usage après une
coronarographie :
● Garder le bras sur la poitrine pendant deux heures
● Ne pas se lever et ne pas manger pendant les deux heures qui suivent l’examen
● Ne pas faire d’effort violent ou répété avec le bras ponctionné pendant quatre jours
En cas de pose de stent (ressort) importance de la prise des traitements antiagrégants
plaquettaires dès la fin de l’intervention et ensuite quotidiennement
On vous raccompagne ensuite dans votre lit dans le sas d’attente de coronarographie. Vous êtes
alors reconduit jusqu’à votre chambre par un brancardier.
Vous restez ensuite dans le service une première nuit en surveillance.
Le lendemain de l’intervention
Le lendemain de l’intervention, une infirmière vient retirer le pansement compressif et vérifier le
point de ponction. Elle réalise aussi un électrocardiogramme qui sera comparé à l’examen
d’entrée.
Dans l’après-midi, un médecin vient vous rencontrer au cours de sa visite. Il vous explique les
résultats de l’examen et vous indique les modifications éventuelles de votre traitement
cardiologique, en particulier si un stent a été mis en place.
Le médecin ou une infirmière vous remet ensuite le compte-rendu de votre coronarographie ainsi
que vos ordonnances, votre fiche d’hospitalisation ainsi que votre carte de porteur de stent en
cas d’angioplastie. Un rendez-vous de consultation de suivi auprès de votre cardiologue habituel
vous est aussi donné.
Si vous avez bénéficié d’une coronarographie simple, vous sortez le lendemain de l’intervention.
Si vous avez bénéficié d’une angioplastie avec pose de stent, vous restez une nuit de plus en
surveillance dans le service.
A votre sortie du service, vous passez par le bureau des entrées afin de régler les formalités
administratives.
Les résultats
La coronarographie permettra de renseigner le cardiologue sur l’état de vos coronaires, en
particulier sur la présence de rétrécissement de ces artères, qui peuvent entraîner des douleurs
thoraciques, un essoufflement, ou des signes d’insuffisance cardiaque à l’effort ou au repos.
Si des lésions sont trouvées, trois cas de figures sont alors possibles :
Les lésions sont minimes et ne nécessitent que la poursuite du traitement médical. Une nouvelle
coronarographie pourra alors être programmée à un certain délai et votre traitement
cardiologique pourra être modifié par votre cardiologue habituel.
Des lésions sont présentes, le médecin réalise alors une dilatation de ces lésions et met en
place des stents (ressorts). Le flux sanguin est alors rétabli et les symptômes d’origine cardiaque
disparaissent.
Les lésions retrouvées ne sont pas accessibles au traitement par angioplastie. Le médecin vous
propose dans ce cas une modification de votre traitement cardiologique. Parfois, il peut aussi
vous orienter vers un chirurgien cardiovasculaire pour une réalisation de pontage.
Les bénéfices et les risques
Les bénéfices
La coronarographie permet de faire un bilan exact des atteintes (rétrécissement ou occlusion) de
vos artères coronaires.
Selon les résultats de la coronarographie et de l’ensemble du bilan clinique, des médicaments
vous seront ou non prescrits à long terme.
En fonction des lésions observées, il est possible d’envisager un geste de revascularisation qui
va consister en une dilatation des zones de rétrécissement artériel par angioplastie.
La coronarographie contribuera à déterminer le geste le plus approprié à votre état, afin de
diminuer le risque de complications ultérieures et d’améliorer le confort de votre vie.
La décision thérapeutique sera naturellement prise en charge en accord avec vous-même et
votre cardiologue.
Les risques
Malgré les progrès techniques et l’expérience des médecins, le cathétérisme cardiaque et
l’artériographie coronaire comportent, comme tout geste invasif ou chirurgical, un risque
d’incidents ou d’accidents :
Les complications allergiques dans 1 à 4% des cas. Elles sont le plus souvent liées à l’utilisation
de produit radiologique iodé ou d’anesthésique local. Si vous avez déjà présenté des
manifestations allergiques,
il faut en informer le médecin car des protocoles spécifiques seront alors mis en place.
Les complications au niveau du point de ponction de l’artère 1% des cas. La complication la plus
fréquente est la formation d’une ecchymose (bleu) ou d’un hématome au point de ponction qui
peut persister plusieurs jours, mais qui est habituellement sans conséquence. Plus rarement, le
maniement des sondes peut occasionner des blessures vasculaires et nécessiter une réparation
chirurgicale et (ou) une transfusion sanguine ou décrocher un fragment d’athérome responsable
d’une embolie.
Les complications cardiaques et vasculaires : au cours de l’examen, peuvent survenir des
malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations liées à un trouble du rythme.
Les complications graves sont, quant à elles, très rares. On note un risque d’insuffisance rénale,
d’infarctus ou de décès évalué à 0,1 à 0,5% des cas.
Des complications liées à la refermeture de l’artère appelée resténose. Elle nécessite une
nouvelle intervention dans 3 à 15% des cas.
D’autres complications moins sévères ont été rapportées, leur fréquence est inférieure à 1%.
Le 08-03-05
Soins Infirmiers aux personnes atteintes
d’affections cardio-vasculaires
Mme GRENET
SOINS INFIRMIERS AUPRES D’UNE PERSONNE BENEFICIANT D’UNE
CORONAROGRAPHIE ET / OU ANGIOPLASTIE
Introduction
A – Généralités
La coronarographie est un examen qui fait suite à un épisode d’insuffisance coronarienne (5 % de la
population en serait affectée) La pathologie principale reste l’atteinte par IDM, elle reste à elle seule la
1ère
cause de mortalité des accidents cardiovasculaires. Elle représente 50 000 morts annuelles. Elle reste
2 fois plus fréquente chez l’homme que la femme.
Les facteurs de risque sont l’hérédité l’âge, le sexe, le cholestérol, les triglycérides, le diabète, le
tabagisme, l’HTA, le mode de vie et la pilule contraceptive.
B – Définition
C’est une visualisation des artères coronaires par injection d’un produit de contraste.
I – Indications – Contre indications – Risques encourus
A – Indications
• Evaluation de lésions athéromateuses
• Bilan diagnostique d’un IDM
• Anomalies congénitales + / - génétiques
• Orientations thérapeutiques (choix entre le traitement médicale ou chirurgical)
• Contrôle post dilatation ou post pontage
• Bilan devant un tableau de récidive
• Coronaire bouchée
B – Contre indications : il n’existe pas de réelle contre indications, mais seulement quelques relatives à
savoir
• Allergie à l’iode (nécessité d’une prescription médicale)
• Insuffisance coronarienne aigue
• TDR ou insuffisance cardiaque non stabilisée
• Insuffisance rénale sévère (prévoir une prescription médicale parfois une séance de dialyse)
• Age (environ supérieur à 75 ans)
C – Risques encourus
• Un décès pour 1 000 examens
• Hématome au point de ponction
• Thrombose de l’artère ponctionnée
• Obstruction coronarienne donc IDM
• AVC
• FV
II – Période pré, per et post opératoire
A – Préparation avant l’examen
• Préparation du patient, soit la programmation de son hospitalisation ou de son examen avec le
centre d’explorations cardiovasculaires
• Préparation du bilan spécifique, c’est-à-dire le bilan sanguin avec NFS, coagulation = TP, TCA,
plaquettes, créatinine et urée, ionogramme sanguin : bilan électrolytique en regard des risques de
TDR par hypo ou hyperkaliémie, enzymes cardiaques
• ECG et radio pulmonaire
• Préparation cutanée (toilette selon protocole, rasage ou tonte des zones concernées, marquage des
pouls distaux)
• Pose d’une voie veineuse de gros calibre
• Prescription médicale la veille au soir et le matin
• Demande d’examen : bon de radio avec indication
• Signature de la fiche de consentement par le patient
• Explications du déroulement de l’examen et des débouchées éventuels de celui-ci
• Patient à jeun à 0h00, blouse de bloc, ablation des prothèses
• Constantes à jour
B – Déroulement de l’examen
• Salle de radiologie interventionnelle
• Table d’examen
• Injecteur de produits de contraste
• Chariot d’urgence avec respirateur et défibrillateur
• Equipe de médecin cardiologue, manipulateur radio, 2 IDE
Quelques principes techniques :
• Introduction d’un cathéter court dans l’artère (désilet) qui reste en place durant l’examen et
permet le passage de chaque sonde qui correspond à chaque temps de l’examen soit coronaire
gauche, coronaire droite, ventricule gauche. Il y a donc visualisation des 3 zones de vascularisation
et de la force de contraction du ventricule gauche selon plusieurs angles scopiques
• Position de décubitus dorsal, main derrière la tête, scopé (surveillance du tracé et des pressions)
• Badigeon des zones de ponction, introduction du désilet, KT et différentes sondes
• Enregistrement des clichés sur cd-rom
• Participation du patient pour obtenir des clichés de bonne qualité, nécessité de retenir sa respiration
lors de chaque injection
Complications possibles :
• Allergie à l’iode et / ou au produit d’anesthésie locale
• Point de ponction (hématome, hémorragie)
• Cardiaques et vasculaires : TDR, migration de caillot, IDM, AVC ou autre complication
neurologique, perforation vasculaire avec + / - état de choc…
C – Surveillance post-interventionnelle
Elle se déroule en 2 temps en fonction de la façon dont se sera déroulé l’examen et des suites à y donner
immédiatement ou ultérieurement.
• Soit l’examen s’arrête là et le désilet est retiré, un point de compression puis un pansement
compressif sont réalisés et le patient pourra remonter dans le service
• Soit l’examen est suivi d’un ou de plusieurs dilatations coronariennes + / - pose de stent
• Durée totale = 1h
Surveillance dans le service à son retour selon protocole ou cas particulier :
• ECG de contrôle
• Fiche de suivi faisant suite à la fiche de liaison établie en salle d’examen précisant l’aspect du point
de ponction (hématome ou non, le délimiter, douleur, saignement)
o Membre (coloration, chaleur, douleur, sensibilité)
o Surveillance des pouls distaux (+ ou -) TA et pouls, douleur thoracique (+ ou -) diurèse
(bonne élimination du produit de contraste)
• Boisson possible mais repas léger 1h après
• Position à observer en fonction du lieu de ponction
o Voie radiale ou humérale : lever le soir même mais membre immobilisé dans une attelle
o Voie fémorale : repos strict à plat, sans plier la jambe pendant 24h
L’utilisation de matériel de plus en plus fin permet au patient de retrouver une mobilité de plus
en plus rapidement
• Vérification des enzymes cardiaques et test de la fonction rénale
• Réfection et ablation du pansement
III – Suites interventionnelles
A – Les résultats
Ils permettent d’orienter les suites de soins pour le patient et d’évaluer le degré de gravité des lésions
coronariennes.
3 types de situation :
• Traitement médicamenteux (mise en place ou réajustement)
• Angioplastie
• Chirurgie (pontages)
B – Vers l’angioplastie
• Définition = dilatation d’une ou plusieurs artères coronaires à l’aide de ballonnets suivi + / - de la
pose de stents (ou petits ressorts) L’artère coronaire est ouverte pour permettre le flux sanguin
• Technique = elle peut se dérouler dans la foulée de la coronarographie avec l’introduction de
matériel un peu plus gros (cf calibre)
• Cette technique connaît un essor important et présente une réussite relativement intéressante avec
environ 96 % et un taux de survie non négligeable.
C – Suivi du patient
• ECG
• Bilan biologique
• Consultations avec un cardiologue
• Mesures d’hygiène de vie à mettre en place ou poursuivre et à respecter à long terme
Conclusion
Techniques spécifiques, invasives, taux de réussite +++
Soins infirmiers en cardiologie
TARTERET Nicolas IDE
Réanimation chirurgicale cardiovasculaire
et thoracique
27/10/2014
U.E 2,8 S3 C4 Processus Obstructifs
Sommaire
• 1) Anatomie et physiologie cardiaque
• 2)L’ECG
• 3) Les Syndromes Coronariens Aigues (SCA)
• 4) Cas chirurgicaux
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 2
Anatomie du cœur
• Le cœur :
Oreillette droite
Ventricule droit
Oreillette gauche
Ventricule gauche
Septum interventriculaire
Veine cave inférieure
Veine cave supérieure
Valve tricuspide
Valve
pulmonaire
Artère pulmonaire
Veines pulmonaires
Valve mitrale
Valve aortique
Aorte
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 3
Anatomie du cœur
• Le réseau coronarien
Racine aortique
Tronc commun gauche
Artère interventriculaire
antérieure (IVA)
Artère circonflexe (Cx)Tronc de la coronaire
droite
Coronaire droite (CD)
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 4
Physiologie cardiaque
• Sens de circulation
Vers les poumons Vers les
poumons
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 5
Physiologie cardiaque
• Définitions :
- Artère : C’est un vaisseau qui quitte le cœur
- Veine : C’est un vaisseau qui arrive au cœur
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 6
Physiologie cardiaque
• Définitions :
- Diastole : relâchement musculaire
Phase de remplissage des cavités cardiaques.
- Systole : contraction musculaire
Phase d’éjection des cavités cardiaques.
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 7
Physiologie cardiaque
• Définitions :
- Ischémie : privé d’oxygène
- Angor stable : douleur thoracique survenant à l’effort et réversible
- Angor instable : douleur thoracique liée à une obstruction
- Sténose : rétrécissement pathologique
- Cardiomyopathie = myocardiopathie : groupe de maladie touchant
au myocarde, et responsable d’un dysfonctionnement de ce muscle
- Occlusion : rupture totale ou partielle d’un flux
- Fibrinolyse = thrombolyse : dissolution médicamenteuse d’un
caillot
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 8
Physiologie cardiaque
• Réseau droit :
- Sang veineux chargé en dioxyde de carbone provenant
de tous les organes de l’organisme
- Circuit cardio-pulmonaire appelé petite circulation
- Faible pression à l’intérieur des cavités
- Siège du réseau « électrique » cardiaque avec le nœud
sinusal situé dans l’OD, le nœud auriculo-ventriculaire
entre les valves tricuspide et mitrale et le faisceau de
His situé dans le septum interventriculaire
- Pathologies associées : HTAP, flutter auriculaire, BAV,
…
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 9
Physiologie cardiaque
• Réseau gauche :
- Sang artériel provenant des veines pulmonaires
chargé en oxygène afin d’être redistribué à
l’ensemble des organes pour leur
fonctionnement cellulaire : appelé grande
circulation ou circulation systémique
- Pressions élevées, permet la mesure de la PA
- Pathologies associées : valvulopathies, OAP,
coronaropathies, anévrysme, dissection aortique,
…
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 10
L’électrocardiogramme de surface
• Principes :
- Mesure de l’activité électrique du cœur
- Enregistre l’activité de millions de potentiels
d’actions des cellules cardiaques
- Reflet des différentes étapes du cycle
cardiaque
- Réalisé à l’aide d’un électrocardiographe
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 11
Anatomie électrique cardiaque
Sinus coronaire
Nœud sinusal
Nœud auriculo-
ventriculaire
Faisceau de
His
Branche droite du
faisceau de His
Branches
gauches du
faisceau de His
Fibres de Purkinje
Valve mitrale
Valve tricuspide
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 12
Anatomie électrique cardiaque
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 13
Le complexe électrique cardiaque
* L’onde P : dépolarisation des
oreillettes, l’influx nerveux active la
contraction auriculaire
* Le complexe QRS : ne peut être
dissocier car très rapide < 1 ms,
correspond à la dépolarisation des
ventricules
Au même moment, il y a une
repolarisation des oreillettes
* Le segment ST : début de la
repolarisation ventriculaire
Il est suivit de la ligne iso-électrique
* L’onde T : repolarisation
ventriculaire c’est-à-dire que les
fibres musculaires ventriculaires se
relâchent
Ligne iso-
électrique
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 14
L’électrocardiogramme : 12
dérivations
• Placement des électrodes :
Dérivations précordiales :
V1 : 4e espace intercostal droit au
bord du sternum
V2: symétrique à V1 par rapport au
sternum
V3 : Entre V2 et V4
V4 : 5e espace intercostal au
niveau de la ligne médio-
claviculaire
V5 : entre V4 et V6 (sous la ligne
axillaire antérieure)
V6 : sous la ligne axillaire moyenne
Dérivations standards ou
bipolaires :
Rouge : épaule droite
Jaune: épaule gauche
Noir : crête iliaque droite
Vert : crête iliaque gauche
Ligne médio-claviculaire
gauche
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 15
L’électrocardiogramme de surface
Positionnement des électrodes
précordiales
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 16
Les dérivations
Les dérivations
unipolaires :
Différence de potentiels
entre le cœur et le membre
- aVR
- aVL
- aVF
Triangle de Einthoven
aVR aVL
aVF
D1
D2
D3 Les dérivations bipolaires :
Différence de potentiels entre les
membres
- D1 (entre aVR et aVL)
- D2 (entre aVR et aVF)
- D3 (entre aVL et aVF)
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 17
L’électrocardiogramme de surface
• Conditions de réalisation :
- Patient allongé voire demi-assis et au repos
- Torse nu
- Les bras sont le long du corps et les jambes
décroisées
- Pendant l’enregistrement le patient ne doit
pas bouger, ni parler, ni tousser
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 18
L’électrocardiogramme de surface
• Traçabilité :
- Ecrire le Nom, Prénom, Date de naissance ou
mettre une étiquette patient
- Préciser le jour d’hospitalisation et l’heure
- Le faire voir par un médecin et le faire signer
- Le ranger dans le dossier médical dans la
pochette ECG
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 19
L’électrocardiogramme 18 dérivations
• Cas particuliers : appelé aussi ECG à dérivations
postérieures ou dérivations droites
• Indications :
- Patient ayant un ECG modifié faisant penser à un IDM
- Patient se plaignant de douleurs thoraciques suspectes
- Analyse plus précise du territoire postérieur et du
ventricule droit afin de diagnostiquer une éventuelle
expansion de l’IDM (met en évidence le miroir)
- Hypertrophies ventriculaires droites
- Insuffisance coronarienne
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 20
L’électrocardiogramme 18 dérivations
Ligne médio-claviculaire
droite
V4R
V3R V1
V6
V8
V7
V9
V1 reste inchangée
V2 devient V3R, situé entre V1 et V4R
V3 devient V4R, situé sur la ligne médio-
claviculaire droite
V4 devient V7, situé entre V6 et V8
V5 devient V8, situé sous la pointe
de la scapula
V6 devient V9, situé entre V8 et la
colonne vertébrale
scapula
Placement des
électrodes :
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 21
L’électrocardiogramme de surface
• Correspondance entre les dérivations précordiales
et les territoires myocardiques
- V1 V2 V3 V4 : face antérieure du VG : IVA
- V5 V6 D1 aVL : face latérale du VG : Circonflexe
- D2 D3 aVF : face inférieure du VG : Coronaire droite
- V7 V8 V9 : face latéro-inférieure du VG
- V3R et V4R : ventricule droit
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 22
Le complexe électrique lors d’un
infarctus du myocarde
• Critère primordial :
- Décalage du segment ST associé à un effet
miroir
Sus-décalage du segment ST (SCA ST +) :
Coronaire occluse avec phénomène
d’ischémie myocardique associée
Sous-décalage du segment ST (SCA ST-) :
Coronaire sténosée : calibre de l’artère
rétrécit
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 23
ECG lors d’un SCA ST+
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 24
ECG lors d’un SCA ST+
Phase initiale de l’IDM
Le sus-décalage englobe le QRS et le segment ST
Cette particularité porte le nom d’onde de Pardee
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 25
ECG lors d’un SCA ST+
Sus décalage des dérivations : D2 D3 aVF V5 et V6
Effet miroir entre V1 V2 et V3
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 26
SCA ST-
Causes des SCA
ST- :
- Insuffisance coronarienne :
angor stable
- Bloc de branche
- Hypertrophie ventriculaire
- Epanchement péricardique
- Lésion sous-endocardique
- Imprégnation à
l’amiodarone
- Imprégnation aux
digitaliques
- Hypokaliémie
- Hypercalcémie
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 27
Infarctus du myocarde
• Les signes cliniques :
- Douleur thoracique rétro sternale irradiant
dans la mâchoire et le bras gauche
- Apparition brutale
- Sensation de mort imminente
- Réponse à la trinitrine ?
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 28
Infarctus du myocarde
• Les signes mineurs
- Peau moite, sueurs froides
- Nausées/vomissements, crampes intestinales
- Palpitations
- Syncope
- Dyspnée
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 29
Infarctus du myocarde
Il faut aller vite !
• Plus le temps de prise en charge est long, plus
la nécrose myocardique est importante
• Le territoire lésé ne récupère jamais si la
lésion est prise tardivement : il est remplacé
par du tissu fibreux
> Pas de propriété contractile et d’excitabilité
> Diminue la fonction cardiaque
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 30
Prise en charge infirmière
• En phase aigue :
- C’est une urgence vitale, prise en charge par le
SAMU
- Patient transféré en salle de coronarographie
- Surveillance continue des paramètres
hémodynamiques : pouls, pression artérielle et
saturation en oxygène
- Oxygène : 2L/min minimum
- 2 voies veineuses périphériques de bon calibre
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 31
Prise en charge infirmière
- Bilan sanguin : dosage de la troponine,
ionogramme sanguin, bilan de coagulation,
groupage sanguin et RAI
- Administration IV des traitements :
Anti-agrégant plaquettaire : Aspégic® 250 mg
Lovenox® en SC et un bolus IV
Inhalation de trinitrine (action vasodilatatrice,
attention à la PA !!!)
Morphinique pour calmer la douleur
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 32
Prise en charge infirmière
- Surveillance clinique du patient : respiration,
marbrures, sueurs, état de conscience,
douleurs
- Lui mettre une chemise ouverte
- Renforcer les électrodes à ECG par du
Sparadrap® (agitations et sueurs lors de l’état
de choc)
- Expliquer au patient la situation et le rassurer
- Noter une personne à prévenir
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 33
Prise en charge infirmière
• Phase hospitalière :
- Accueil du patient en salle de coronarographie
- L’objectif principal : re-perméabiliser la ou les
artères sténosées au plus vite afin de limiter
la nécrose du territoire myocardique
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 34
Prise en charge infirmière
• 2 axes thérapeutiques :
La fibrinolyse du caillot : efficace les 6 premières
heures après le début des signes cliniques
Possibilité d’une thrombo-aspiration du caillot
L’angioplastie coronaire par stent nu ou stent actif
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 35
En salle de coronarographie
• Installer le patient sur la table avec une chemise
ouverte
• Lui retirer ses appareils dentaires
• Lui mettre des électrodes pour l’électrocardioscope, la
pince à SpO2 et un masque à O2 à 8L/min
• Sécuriser le patient en le contentionnant à la table
• Réaliser une détersion du poignet droit (voie d’abord
radiale) et les plis de l’aine (voie d’abord fémorale)
• Régler les alarmes des scopes en fonction des
paramètres du patient
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 36
En salle de coronarographie
• Avant le début de la ponction par le cardiologue
• Consultation d’anesthésie :
- Antécédents médicaux et chirurgicaux
- Allergie à des médicaments
- Heure du dernier repas
- Score de Cormack s’il faut intuber
- Prescription d’une sédation : mélange d’un hypnotique
(Hypnovel®, …), d’un analgésique (Sufentanil®, …) et d’un
anesthésique par inhalation (Kalinox®, …) réalisé par un IADE
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 37
Salle de coronarographie
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 38
Installation du patient
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 39
Installation du patient
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 40
Installation du patient
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 41
Coronarographie
Tronc commun
gauche
IVA
Cx
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 42
Coronarographie
Tronc de la
coronaire droite
Coronaire
droite
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 43
Coronarographie
Sténose
serrée de la
1ère partie de
la Cx
Sténose
intermédiaire
de la 2e
partie de
l’IVA
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 44
Coronarographie
Tronc
commun de
la coronaire
droite
Sténose serrée
de la 1ère partie
de la coronaire
droite
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 45
Ballon
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 46
Stent monté sur un ballon
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 47
Stents
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 48
Système de fermeture par voie radiale
TR Band®
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 49
Complications
Fluctuation de la PA
> Baisse de la PA : remplissage vasculaire
Si non efficace, introduction d’amines
> Hausse de la PA : Introduction d’un PSE de Risordan® (vasodilatation et
augmentation de la perfusion coronarienne)
Troubles du rythme : de l’extrasystole ventriculaire jusqu’à la fibrillation
ventriculaire et l’arrêt cardiaque
Perforation ou dissection d’une artère
Saignements au point de ponction
Hémopéricarde
Globe vésicale ou insuffisance rénale aiguë lié au produit
de contraste
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 50
En fin d’intervention
• Passage en salle de réveil
• Surveillance pendant 30 minutes toutes les 5
minutes du pouls, de la PA, de la SpO2, de la
fréquence respiratoire, du réveil et de la douleur
• Surveillance du point de ponction et du
pansement compressif
• Sevrer le masque à oxygène par des lunettes
• Faire un ECG post-angioplastie
• Remplir la feuille de liaison IDE
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 51
Pansement compressif
• Réalisation :
- Compression manuelle aussi longtemps que nécessaire
- Bandes d’élastoplast® croisées avec des compresses
stériles au niveau du point de ponction sur un petit
pansement sec
• Surveillance :
- Gonflement, douleur, apparition d’un hématome
- Pouls périphérique, chaleur des extrémités
- Propreté du pansement
- Laissé en place minimum 4h
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 52
Pansement compressif en radial
- Mettre un petit pansement
sec
- Plier une compresse stérile
en 4
-Appliquer deux bandes
d’élastoplast® croisées les
unes par rapport aux autres
- Même système à appliquer
après un prélèvement de gaz
du sang artériel
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 53
Prise en charge infirmière aux soins
intensifs cardiologiques
• Patient installé dans un lit, scopé (surveillance du pouls,
de la PA, de la SpO2, de la fréquence respiratoire, de la
diurèse et de la température)
• Administration des traitements
• Surveillance clinique du patient : point de ponction,
pansement compressif à retirer à H+6
• Contrôler si sa douleur est atténuée : EVA
• Contrôle des marqueurs biologiques cardiaques : cycle
de troponine par 6h
• Puis les autres jours : ionogramme, urée, créatinine, NFP,
coagulation et bilan lipidique
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 54
Prise en charge infirmière aux soins
intensifs cardiologiques
• Traitements :
- β-bloquant (Sectral®, Cardensiel®, …) : action bradycardisante avec
légère baisse de la PA, limite les effets de vasoconstriction et de
bronchoconstriction
- Inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) (Coversyl®, Triatec®, …) :
action vasodilatatrice ainsi qu’une diminution de la PA sans
influence sur la fréquence cardiaque.
Les IEC permettent de développer les myocytes plutôt que les
fibroblastes qui font du collagène et de la fibrine sans propriétés
contractiles.
- Anti-agrégant plaquettaire (Aspégic®, Kardégic®, …) : limite
l’agrégation plaquettaire afin de diminuer le risque de re-sténose
intra-stent
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 55
Prise en charge infirmière en soins
intensifs cardiologiques
- Anti-thrombotique (Plavix®, Efient®, Brilique®, …) :
limiter le risque de re-sténose intra-stent
Attention aux antécédents des patients !
- Statine (Tahor®, Crestor®, …) : effet hypolipidémiant
avec baisse du cholestérol total
- Anticoagulant (Héparine, Calciparine®, Lovenox®, …) :
prévention du risque thrombo-embolique à la phase
aigue
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 56
Prise en charge infirmière aux soins
intensifs cardiologiques
• Assurer les soins d’hygiènes du patient : éviter les
efforts pour le patient
• L’installer dans des positions confortables car ses
mouvements seront limités (scope, oxygène,
tubulures, …)
• Réaliser les préventions d’escarres au niveau des
points d’appuis
• Etre à l’écoute du patient, le prendre au sérieux
s’il se plaint de nouveau de douleurs à la poitrine
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 57
Les suites pour le patient
- Si aucunes complications ne se présentent
mutation à partir de J1 en service de
cardiologie
- Contrôle par échographique trans-thoracique
(ETT) de la fonction cardiaque globale
- ECG
- Surveillances biologiques
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 58
Les suites pour le patient
• L’éduquer sur ses nouveaux traitements ainsi que
l’observance des médicaments
• Lister avec lui ses facteurs de risques
• Lui proposer un séjour en rééducation cardiaque :
conseils diététiques, travaux sur les facteurs de risques
cardiovasculaires, changements dans ses habitudes de
vie, lui expliquer ses traitements et les effets à
surveiller
• Arrêt de travail d’un mois et selon les lésions
cardiaques voire pour une reconversion
professionnelle
• Patient bénéficie d’une ALD à la suite d’un IDM
• Avoir un suivi bi-annuel par un cardiologue
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 59
Cas chirurgicaux
• Lorsque les lésions sont placées sur les 3
troncs coronariens : atteinte tri-tronculaire
• Lorsque le patient est très instable sur le plan
hémodynamique : choc cardiogénique avec
atteinte de la fonction ventriculaire gauche
• Lorsqu’il fait de nombreux troubles du rythme
difficilement contrôlable
• Proposition d’assistance coronarienne
temporaire
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 60
Contre pulsion par ballonnet intra-
aortique (CPBIA)
• Principe : améliore la perfusion coronarienne ainsi que la
FEVG et fait diminuer les apports en oxygène pour les
cellules myocardiques
• Indications (en post-IDM) :
- Choc cardiogénique
- Atteintes coronariennes sévères avant la chirurgie
cardiaque
- Altération de la fraction d’éjection ventriculaire gauche
• Fonctionnement :
- Ballonnet se déclenche soit par l’ECG, soit par la Pression
Artérielle Sanglante (PAS) placé dans l’artère fémorale
- Ballonnet gonflé par de l’hélium
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 61
Contre pulsion par ballonnet intra-
aortique (CPBIA)
Systole Diastole
Crosse
aortique
Artère rénale
Ballon
dégonflé
Ballon gonflé
Artère sous-
clavière gauche
Artère fémoral
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 62
Surveillance infirmière
• Hémodynamique : surveillance de la PA, du pouls, de la SpO2
• Hémorragique : aspect du pansement, voie d’abord artérielle
fémorale, PSE d’héparine
• Infectieux : surveillance de la température, portes d’entrées
nombreuses avec les différents cathéters, asepsie rigoureuse !!!
• Surveillance des traitements administrés et des résultats
biologiques (TCA : ratio entre 2 et 3, troponine, NFP, ionogramme,
urée, créatinine)
• Pouls périphérique : vérifier qu’il y ait toujours un pouls pédieux du
côté de la CPBIA
• Diurèse : relever des diurèses horaires
• Patient allongé strict, aucun lever possible, au besoin contentionner
le patient
• Surveillance des points d’appuis, réalisation des soins de nursing
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 63
Chirurgie cardiaque :
Pontage aorto-coronarien (PAC)
Cx
IVA
Artère coronaire
droite
Artère mammaire
gauche
Artère
mammaire droite
Artère sous-clavière
gauche
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 64
Chirurgie cardiaque :
Pontage aorto-coronarien (PAC)
Pontage
veineux
Pontage veineux :
- Durée de vie inférieure
au pontage artériel
- Toujours disposé en
greffon libre
- Prélevé au niveau des
saphènes
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 65
Bibliographie
• Dale DUBIN, Lecture accélérée de l’ECG, 370 p.
• Elaine MARIEB et René LACHAINE, Biologie
humaine : Prince d’anatomie et de
physiologie, 631 p.
• Dr MARTEL-BOURCIER, A. Sémiologie de l’ECG,
Clinique de Fontaine, 16 mai 2013
• Dr BRUNET, D. Interprétation de l’ECG,
Clinique de Fontaine, 25 juin 2013
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 66
Sitographie
• www.cardio-paramed.com
• www.e-cardiogram.com
• www.ednes.com
• www.chirvasculaire-dijon.fr
TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 67
201 avenue d’Alsace
B.P. 20129
68003 COLMAR Cedex
Fiche de liaison
Services / Radiologie
cardio vasculaire
Réf : DPA/FOR/DSO/089
Version : 3.1
Etat : Applicable
Mise en application :
18/07/2013
DSQ : Radiologie cardio-vasculaire, services de soins A4 R/V
Service :
Date :
Intervention prévue :
Nom + Paraphes
PREPARATION DU DOSSIER :
Labo RAI Date : ______________ Groupe ECG RX ……………………………………
Demande d’examens Etiquettes …………………………..…………………………………………………
PREPARATION CUTANEE :
Douche la veille Savon antiseptique utilisé :……………………………………………………………………
Douche/toilette à J0 Savon antiseptique utilisé :……………………………………………………………….
Propreté vérifiée (ombilic, ongles, espaces interdigitaux…..) …………………………………………………
Dépilation à minima …………………………Information donnée ……………….…………………………..
SECURITE :
Préparation anti-allergique ………………………………………………………………………………………..
Patient à jeun …………………………………………..…………………………………………………………..
Patient prémédiqué La Veille : Oui Non Le matin : Oui Non
A uriné avant l’examen : Oui Non Pénilex Sonde urinaire ……………….………………..
Ablations : Bijoux Vernis à ongles Prothèses dentaires Inf Sup ……………………………
Lentilles de Contact Sous-vêtements Lunettes Maquillage …………………..
Feuille d’informations donnée et consentement signé Oui Non ………………………………………..
COMPORTEMENT : Calme Anxieux Euphorique Désorienté ……………………………
INFORMATIONS UTILES :
Patient Diabétique Non Francophone ………………………………………………………………………
Malentendant : Appareillé Non appareillé ………………………………………………………………...
Patient porteur d’une prothèse : Genou Hanche Pace
Colonisation/Infection à BMR Si oui coller le logo correspondant
AUTRE : …………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………….
Etiquette patient
Coronarographie
Coronarographie
Coronarographie
Coronarographie
Coronarographie

Contenu connexe

Tendances

Drainage thoracique
Drainage thoraciqueDrainage thoracique
Drainage thoracique
goudaivaa
 
Splénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabetSplénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabet
killua zoldyck
 

Tendances (20)

Ponction pleurale
Ponction pleurale  Ponction pleurale
Ponction pleurale
 
Guide des examens biologiques
Guide des examens  biologiquesGuide des examens  biologiques
Guide des examens biologiques
 
Exercice radio thorax
Exercice radio thorax Exercice radio thorax
Exercice radio thorax
 
Réalisation d'un ECG / Formation SAU 2015
Réalisation d'un ECG / Formation SAU 2015Réalisation d'un ECG / Formation SAU 2015
Réalisation d'un ECG / Formation SAU 2015
 
La rédaction du certificat médical de décès en Algérie.pdf
La rédaction du certificat médical de décès en Algérie.pdfLa rédaction du certificat médical de décès en Algérie.pdf
La rédaction du certificat médical de décès en Algérie.pdf
 
Syndrome bronchique
Syndrome bronchiqueSyndrome bronchique
Syndrome bronchique
 
ECG du SCA - Diplôme Universitaire Urgences Vitales Paris VI
ECG du SCA - Diplôme Universitaire Urgences Vitales Paris VIECG du SCA - Diplôme Universitaire Urgences Vitales Paris VI
ECG du SCA - Diplôme Universitaire Urgences Vitales Paris VI
 
Imagerie scannographique du thorax
Imagerie scannographique du thoraxImagerie scannographique du thorax
Imagerie scannographique du thorax
 
Hypertension portale
Hypertension portaleHypertension portale
Hypertension portale
 
Urgences abdominales traumatiques
Urgences abdominales traumatiquesUrgences abdominales traumatiques
Urgences abdominales traumatiques
 
Sca externes.1
Sca externes.1Sca externes.1
Sca externes.1
 
Les cardiopathies cyanogènes et non cyanogènes(corrigee)
Les cardiopathies cyanogènes et non cyanogènes(corrigee)Les cardiopathies cyanogènes et non cyanogènes(corrigee)
Les cardiopathies cyanogènes et non cyanogènes(corrigee)
 
Embolie pulmonaire
Embolie pulmonaireEmbolie pulmonaire
Embolie pulmonaire
 
Drainage thoracique
Drainage thoraciqueDrainage thoracique
Drainage thoracique
 
neuro chirurgieSoins infirmiers en_neurochirurgie
neuro chirurgieSoins infirmiers en_neurochirurgieneuro chirurgieSoins infirmiers en_neurochirurgie
neuro chirurgieSoins infirmiers en_neurochirurgie
 
Hepatomegalies
HepatomegaliesHepatomegalies
Hepatomegalies
 
Endocardite infectieuse
Endocardite infectieuseEndocardite infectieuse
Endocardite infectieuse
 
Etiologies et Classifications des Accidents Ischémiques Cérébraux
Etiologies et Classifications des Accidents Ischémiques CérébrauxEtiologies et Classifications des Accidents Ischémiques Cérébraux
Etiologies et Classifications des Accidents Ischémiques Cérébraux
 
Temps de saignement
Temps de saignementTemps de saignement
Temps de saignement
 
Splénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabetSplénomégalie dr merabet
Splénomégalie dr merabet
 

Similaire à Coronarographie

Chirurgie cardiaque fp 12 06 12
Chirurgie cardiaque fp 12 06 12Chirurgie cardiaque fp 12 06 12
Chirurgie cardiaque fp 12 06 12
raymondteyrouz
 
Caderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptx
Caderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptxCaderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptx
Caderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptx
SimoChabbai
 
030 035 francisco corrige
030 035 francisco corrige030 035 francisco corrige
030 035 francisco corrige
sfa_angeiologie
 
Les systèmes de fermeture artérielle
Les systèmes de fermeture artérielleLes systèmes de fermeture artérielle
Les systèmes de fermeture artérielle
Hervé Faltot
 
Atelier echo doppler arteres
Atelier echo doppler arteresAtelier echo doppler arteres
Atelier echo doppler arteres
sfa_angeiologie
 
Atelier echo doppler arteres mi final samedi
Atelier echo doppler arteres mi final samediAtelier echo doppler arteres mi final samedi
Atelier echo doppler arteres mi final samedi
sfa_angeiologie
 

Similaire à Coronarographie (20)

2016-Les-voies-centrales-.pdf
2016-Les-voies-centrales-.pdf2016-Les-voies-centrales-.pdf
2016-Les-voies-centrales-.pdf
 
Chirurgie cardiaque fp 12 06 12
Chirurgie cardiaque fp 12 06 12Chirurgie cardiaque fp 12 06 12
Chirurgie cardiaque fp 12 06 12
 
Jlar role iade
Jlar role iadeJlar role iade
Jlar role iade
 
Avc aux urgences
 Avc aux urgences Avc aux urgences
Avc aux urgences
 
1 prise en charge des cardiopath2
1 prise en charge des cardiopath21 prise en charge des cardiopath2
1 prise en charge des cardiopath2
 
Caderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptx
Caderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptxCaderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptx
Caderno Médico para Doenças by Slidesgo-1.pptx
 
Angioplastie
AngioplastieAngioplastie
Angioplastie
 
030 035 francisco corrige
030 035 francisco corrige030 035 francisco corrige
030 035 francisco corrige
 
1514891807 (1).pdf
1514891807 (1).pdf1514891807 (1).pdf
1514891807 (1).pdf
 
Les systèmes de fermeture artérielle
Les systèmes de fermeture artérielleLes systèmes de fermeture artérielle
Les systèmes de fermeture artérielle
 
Angiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomie
Angiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomieAngiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomie
Angiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomie
 
Angiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomie
Angiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomieAngiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomie
Angiographie vertébromédullaire. technique et radioanatomie
 
Ma pire procédure comment je m'en suis sortie (coronaire)
Ma pire procédure comment je m'en suis sortie (coronaire)Ma pire procédure comment je m'en suis sortie (coronaire)
Ma pire procédure comment je m'en suis sortie (coronaire)
 
POLYTRAUMATISME.ppt
POLYTRAUMATISME.pptPOLYTRAUMATISME.ppt
POLYTRAUMATISME.ppt
 
Cathéter longue durée
Cathéter longue duréeCathéter longue durée
Cathéter longue durée
 
Les prélèvements de sang
Les prélèvements de sang   Les prélèvements de sang
Les prélèvements de sang
 
GESTION DES COMPLICATIONS DES CATHÉTERS EN HEMODIALYSE
GESTION DES COMPLICATIONS DES CATHÉTERS EN HEMODIALYSEGESTION DES COMPLICATIONS DES CATHÉTERS EN HEMODIALYSE
GESTION DES COMPLICATIONS DES CATHÉTERS EN HEMODIALYSE
 
CTO et bagage paramédical
CTO et bagage paramédicalCTO et bagage paramédical
CTO et bagage paramédical
 
Atelier echo doppler arteres
Atelier echo doppler arteresAtelier echo doppler arteres
Atelier echo doppler arteres
 
Atelier echo doppler arteres mi final samedi
Atelier echo doppler arteres mi final samediAtelier echo doppler arteres mi final samedi
Atelier echo doppler arteres mi final samedi
 

Plus de Patou Conrath

Bbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifiee
Bbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifieeBbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifiee
Bbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifiee
Patou Conrath
 
Respi evita xl notice d utilisation_evita_xl_drager
Respi evita xl notice d utilisation_evita_xl_dragerRespi evita xl notice d utilisation_evita_xl_drager
Respi evita xl notice d utilisation_evita_xl_drager
Patou Conrath
 
Respi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateur
Respi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateurRespi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateur
Respi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateur
Patou Conrath
 
Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)
Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)
Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)
Patou Conrath
 

Plus de Patou Conrath (20)

4. dermatoses bulleuses
4. dermatoses bulleuses4. dermatoses bulleuses
4. dermatoses bulleuses
 
Notice bbraun perfusor-spaceversionn
Notice bbraun perfusor-spaceversionnNotice bbraun perfusor-spaceversionn
Notice bbraun perfusor-spaceversionn
 
bbraun pompe perfusion Manuel utilisateurinfusomat-space
bbraun pompe perfusion Manuel utilisateurinfusomat-spacebbraun pompe perfusion Manuel utilisateurinfusomat-space
bbraun pompe perfusion Manuel utilisateurinfusomat-space
 
Bbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifiee
Bbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifieeBbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifiee
Bbraun Perfusor space-ficheprogrammationsimplifiee
 
Rea respi rea det respi3 2-1 echanges gazeux 2
Rea respi rea det respi3 2-1 echanges gazeux 2Rea respi rea det respi3 2-1 echanges gazeux 2
Rea respi rea det respi3 2-1 echanges gazeux 2
 
Respi evita xl notice d utilisation_evita_xl_drager
Respi evita xl notice d utilisation_evita_xl_dragerRespi evita xl notice d utilisation_evita_xl_drager
Respi evita xl notice d utilisation_evita_xl_drager
 
Respi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateur
Respi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateurRespi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateur
Respi monnal t60 canada yl180117-mu-monnal-t60-manuel-utilisateur
 
Boulot ira et covid
Boulot ira et covidBoulot ira et covid
Boulot ira et covid
 
Agilia pompefcf manuel agiliavp
Agilia pompefcf manuel agiliavpAgilia pompefcf manuel agiliavp
Agilia pompefcf manuel agiliavp
 
Boulot hemostase et covid
Boulot hemostase et covidBoulot hemostase et covid
Boulot hemostase et covid
 
Ofcf manuel agiliasp
Ofcf manuel agiliaspOfcf manuel agiliasp
Ofcf manuel agiliasp
 
Agilia ps ereapoussesseringuesagiliaofcf tech-agiliasp_mc
Agilia ps ereapoussesseringuesagiliaofcf tech-agiliasp_mcAgilia ps ereapoussesseringuesagiliaofcf tech-agiliasp_mc
Agilia ps ereapoussesseringuesagiliaofcf tech-agiliasp_mc
 
Agilia pompefcf manuel agiliavp
Agilia pompefcf manuel agiliavpAgilia pompefcf manuel agiliavp
Agilia pompefcf manuel agiliavp
 
Burncenterventilation
BurncenterventilationBurncenterventilation
Burncenterventilation
 
Mes 190701-evita infinity-drager
Mes 190701-evita infinity-dragerMes 190701-evita infinity-drager
Mes 190701-evita infinity-drager
 
Mes 190701-evita infinity-drager (1)
Mes 190701-evita infinity-drager (1)Mes 190701-evita infinity-drager (1)
Mes 190701-evita infinity-drager (1)
 
Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)
Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)
Is1.48 vari fit_and_facefit_niv_mask_fr_issue_3_web (1)
 
Burncenterventilation
BurncenterventilationBurncenterventilation
Burncenterventilation
 
Lit arjo message d'erreur
Lit arjo message d'erreurLit arjo message d'erreur
Lit arjo message d'erreur
 
respi d'anesthesie prismus dragger Notice d'utilisation primus
respi d'anesthesie prismus dragger Notice d'utilisation primusrespi d'anesthesie prismus dragger Notice d'utilisation primus
respi d'anesthesie prismus dragger Notice d'utilisation primus
 

Coronarographie

  • 1. ANGIOPLASTIE / CORONAROGRAPHIE 1- DEFINITION Examen invasif à visée diagnostique ou curative effectué en imagerie interventionnelle permettant d’avoir accès aux coronaires. Plusieurs points de ponction sont possibles, le choix est réalisé par l’angiologue : radiale droite ou gauche, fémorale droite ou gauche. L’examen est réalisé avec un produit de contraste iodé et sous rayons X. 2- RAPPEL ANATOMIQUE Coronaires : artères recouvrant et irriguant le muscle cardiaque, elles naissent au niveau de l’aorte. L’artère coronaire gauche se divise en deux : L’artère interventriculaire antérieure (IVA) : passe dans le sillon interventriculaire antérieur L’artère circonflexe : passe dans le sillon auriculo-ventriculaire postérieur L’artère coronaire droite suit généralement la forme du cœur ou dessine un « C » pour irriguer le ventricule droit et la partie basse du ventricule gauche. Elle donne naissance à de nombreuses artères.
  • 2. 3- PREPARATION A L’EXAMEN Fait par le patient : Le patient doit réaliser quelques jours avant l’examen, un ​bilan biologique (NFS, CRP, ionogramme, urée, créatinine, TP, TCA, INR, hémostase). Certains cardiologues demandent un
  • 3. complément avec une recherche de perturbations du bilan hépatique et pour les patients diabétiques une hémoglobine glyquée. Prendre la prémédication anti allergique pour les patients réagissant à l’iode injectée. Prescription médicale. Fait dans le service : L’équipe soignante explique l’examen et fait signer les consentements au patient, la dépilation et préparation cutanée, ​pose d’une perfusion au bras opposé de la zone d’examen. Suivant le centre hospitalier, un ​électrocardiogramme​ peut être réalisé à l’arrivée du patient. Dépilation : zone de la peau où les poils sont coupés au plus court à l’aide d’une tondeuse (pas de rasoir mécanique ou d’épilateur électrique car risque de micro lésion cutanée). La dépilation prend en compte les habitudes des angiologues du CH ou de la Clinique où vous êtes. Pour une ponction en radiale, il faut monter de la main à mi-avant-bras. Pour la fémorale, il faut dépiler en short de bain les deux fémorales. Il est nécessaire de préparer toutes les voies d’abord dans le service. Préparation cutanée : douche iodée type Bétadine avant et après dépilation, la première pouvant être réalisée au domicile du patient. Si le patient est allergique, un produit non iodé type Hibiscrub peut être préconisé. Pose de la perfusion : elle doit être sur le bras opposé à la zone de ponction en radiale. Si cela n’est pas possible (capital veineux pauvre, fistule artério-veineuse etc…), il faut effectuer la pose aussi loin que possible du point de ponction de l’artère radiale (proche du coude ou au niveau du triceps).
  • 4. 4- LA CORONAROGRAPHIE L’examen se réalise dans une salle identifiée et respectant des normes fixées. (Norme HAS, Anap, Iso comme les blocs…). Le patient est installé dans la salle et recouvert d’un champ stérile. L’angiologue est habillé en stérile avec tabliers de plomb (jupe, casaque et protège thyroïde). Il peut décider d’être seul ou avec un second angiologue ou un infirmier (selon les centres hospitaliers et les cliniques), en stérile et avec tabliers de plomb. Il commencera par ponctionner l’artère choisie (radiale ou fémorale) afin de monter un guide jusqu’aux coronaires (passage par la coronaire gauche souvent prioritaire mais reste en fonction de l’anatomie). A ce moment, diffusion du produit de contraste sous rayon X. Si rien de particulier, l’examen est arrêté et le patient remonte en chambre pour surveillance. Si plaque d’athérome peu importante, un traitement médical peut être débuté ou continué. Si nécessaire, pose d’un stent, sorte de ressort que l’on place dans l’artère afin d’assurer un flux sanguin efficace. Il existe plusieurs types de stents. Stent actif : stent ayant une substance anti proliférative qui limite la resténose. Stent nu : stent sans substance.
  • 5. Kissing ballon Il est parfois nécessaire d’utiliser d’autres techniques. ​Le kissing ​balloon utilisé dans les bifurcations ​Le rotablator ​:​ fraise rotationnelle permettant de réaliser des athérectomie Mise en place d’une contre pulsion intra-aortique : dispositif temporaire d’assistance myocardique mécanique. rotoblator Durant tout l’examen, le patient est conscient et a un suivi de ses constantes en permanence.
  • 6. 5- SURVEILLANCES La surveillance post interventionnelle est réalisée dans un service de médecine de cardiologie ou une unité de soins continus de cardiologie (USC cardio) ou une unité de soins intensifs de cardiologie (USIC). Le choix du service est fait en fonction du motif de coronarographie et du déroulement de l’examen. La surveillance est souvent protocolée sur 4 heures. H0 : ​ECG​, constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc H+1 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc H+2 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc H+3 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, dégonflage du bracelet en radial de 2 cc H+4 : constantes, douleur, recherche du pouls vers le point de ponction, ablation du bracelet en radial, reprise de l’alimentation, autorisation de lever En fémoral : autorisation de lever 24h après l’examen, recherche du pouls pédieux et tibial. Durant les 4 heures, le patient doit boire 2 litres d’eau afin de faciliter l’élimination rénale du produit iodé.
  • 7. Pour une coronarographie normale le patient entré le matin peut avoir l’autorisation de sortir le soir au domicile. Si pose d’un ou plusieurs stent, la sortie ne se fera que le lendemain matin dans les meilleurs des cas. 6- AUTRES EXAMENS EN SALLE D’IMAGERIE INTERVENTIONNELLE Il est possible de réaliser d’autres examens durant une coronarographie. Je vais vous les citer et les décrire rapidement. OCT : tomographie permettant de visualiser les structures micrométriques interne aux tissus biologiques. Image en coupe et coupe longitudinale Cathétérisme droit : examen permettant une évaluation de débit cardiaque, régime de pression, oxymétrie étagée, étude du trajet à la recherche de shunts.
  • 8. 7- RISQUES Hémorragique : ponction artérielle, dose de charge d’anti agrégant plaquettaire, thérapeutique du patient, hématome au point de ponction Infectieux : ponction artérielle Allergique : au produit iodé Modèle trifocal :​ exemple incomplet pour aider à comprendre Sources des images :
  • 10. Guide du patient La coronarographie L’angioplastie coronaire 8 rue Dr Calmette - CS 10043 - 38028 GRENOBLE CEDEX 1 Tél : 04 76 70 70 54 Fax : 04 76 70 71 45 secr.cardiologie@ghm-grenoble.fr www.ghm-grenoble.fr
  • 11. 2 Bienvenue au GHM de Grenoble Madame, Monsieur, L’équipe de cardiologie interventionnelle souhaite vous accueillir dans les meilleures conditions possibles. Ce livret, réalisé à votre attention par nos équipes, contient les informations destinées à vous donner, ainsi qu’à vos proches, des informations relatives à vos soins et à vos démarches administratives. Si des questions persistent, nos équipes demeurent à votre entière disposition et à l’écoute de vos observations. Christian Jarry Président du GHM de Grenoble Sommaire Votre cœur˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲3 La coronarographie Qu’est-ce qu’une coronarographie ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲3 Quels sont les risques d’une coronarographie ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲4 L’angioplastie Pourquoi me propose-t-on une angioplastie coronaire (dilatation) ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲5 Qu’est-ce qu’une angioplastie ? ˲˲˲ ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲5 L’angioplastie comporte-t-elle des risques ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲6 Pourquoi n’a-t-on pas réalisé l’angioplastie en même temps que la coronarographie ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲6 Votre hospitalisation Votre dossier administratif ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲7 Préparez votre admission ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲8 A votre arrivée ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲9 Le jour de l’examen ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲10 A votre sortie ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲11 Et après ? ˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲˲12
  • 12. 3 Votre cœur Le cœur, pour fonctionner, a besoin d’oxygène, fourni par le sang, circulant dans les artères coronaires. Ces artères peuvent être rétrécies ou obturées par l’athérosclérose (dépôt de graisse, de calcaire et de caillots). Les facteurs de risques de l'athérosclérose sont, entre autres, l’hérédité, le tabac, le cholestérol, le diabète ou encore l'hypertension artérielle. Il est possible de limiter ces risques en adoptant une meilleure hygiène de vie (alimentation, activité physique, etc.). Cette pathologie se nomme la maladie coronarienne, elle est responsable de l’angine de poitrine (artère coronaire rétrécie) ou de l’infarctus du myocarde (artère coronaire obturée). Qu’est-ce qu’une coronarographie ? La coronarographie est l’examen radiologique qui permet d’observer les artères coronaires et leurs éventuelles anomalies. Coronarographie
  • 13. 4 Quels sont les risques d’une coronarographie ? Malgré les progrès techniques et l’expérience des médecins, la coronarographie comporte, comme tout geste invasif ou chirurgical, un risque d’incidents ou d’accidents, notamment : – complications allergiques le plus souvent liées à l’utilisation de produits radiologiques iodés ou d’anesthésique local. Si vous avez déjà présenté des manifestations allergiques, il faut absolument en informer le médecin ; – complications au niveau du point de ponction de l’artère. La complication la plus fréquente est la formation d’une ecchymose ou d’un hématome au point de ponction, qui peut persister plusieurs jours mais qui est habituellement sans conséquence. Cependant l’augmentation de volume dans les jours qui suivent l’examen doit vous conduire à consulter rapidement. Plus rarement, le maniement des sondes peut occasionner des blessures vasculaires et nécessiter une réparation chirurgicale et (ou) une transfusion sanguine, ou décrocher un fragment d’athérome responsable d’une embolie; – complications cardiaques et vasculaires. Au cours de l’examen, peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations liées à un trouble du rythme. – exposition aux rayonnements ionisants : la radiologie interventionnelle comme tout acte médical comporte des risques qui sont bien inférieurs aux bénéfices attendus. L’exposition aux rayons X fait partie de ces risques. Les effets de l’exposition aux rayonnements ionisants sont généralement exceptionnels et tardifs, il est donc important d’en informer votre médecin traitant si des réactions cutanées persistent dans les semaines qui suivent l’examen. (rougeurs, inflammations au niveau du dos) Les complications graves sont quant à elles très rares. À titre indicatif, dans une revue publiée dans la littérature médicale, sur une grande série de patients, on note un risque de décès de 0,8/1 000, de perturbations neurologiques (notamment paralysies) de 0,6/1 000,
  • 14. 5 Un stent (ou ressort) est un dispositif médical métallique utilisé pour maintenir une artère ouverte. d’infarctus du myocarde de 0,3/1 000. D’autres complications moins sévères ont été rapportées, leur fréquence est inférieure à 1%. En cas de complications ou de situations imprévues, une angioplastie ou une intervention chirurgicale de pontage coronaire ou toute autre action peuvent être nécessaires en urgence, selon l’état clinique. Pourquoi me propose-t-on, une angioplastie coronaire (dilatation) ? Dans certains cas, la coronarographie met en évidence un rétrécissement d‘une ou plusieurs artères. Diverses méthodes permettent de rétablir un flux sanguin normal au niveau des artères coronaires par : - des médicaments, - un pontage (intervention chirurgicale), - une angioplastie (non chirurgicale). Le choix de la méthode se fera en fonction de l’analyse de votre coronarographie et suite à une concertation entre l’équipe de cardiologie interventionnelle, votre cardiologue et vous-même. Qu’est-ce qu’une angioplastie ? L’angioplastie est une technique médico-chirurgicale traitant une artère coronaire rétrécie en la dilatant afin d’améliorer le flux sanguin. Cette intervention dure de 20 minutes à 2 heures. La technique consiste à amener, dans l’artère coronaire, un ballonnet gonflable au niveau de la zone rétrécie. Une fois gonflé, ce ballonnet écrase la plaque d’athérome, et agrandit ainsi le diamètre de l’artère. Dans la majorité des cas, une prothèse (stent) peut être mise en place. PlaquePlaque Artère Cathéter Ballon Stent Plaque compressée
  • 15. 6 L’angioplastie comporte-t-elle des risques ? Malgré les progrès techniques et l’expérience des médecins, l’angioplastie coronaire comme tout geste invasif ou chirurgical comporte un risque d’incident ou d’accident. Ce sont les mêmes que ceux identifiés pour la coronarographie (cf. page 4). A ceux-ci s’ajoutent des risques propres à l’angioplastie : lésion d’une artère, échec de la dilation, etc. Dans le cas de la pose de stent, les risques sont: - Un excès de cicatrisation - L’apparition d’un caillot dans le stent. Afin de limiter ces risques, un traitement pour fluidifier le sang vous est prescrit. Il est indispensable de ne jamais arrêter ce traitement sans l’avis de votre médecin traitant ou cardiologue. Pourquoi n’a-t-on pas réalisé l’angioplastie en même temps que la coronarographie ? L’équipe de cardiologie a pris la décision de faire une angioplastie après une analyse de votre dossier et de votre coronarographie. Dans certaines situations, il peut être nécessaire de laisser un intervalle de temps entre la coronarographie et l’angioplastie pour initier un traitement médical approprié et/ou déterminer le traitement le plus adapté à votre cas en concertation collégiale, enfin l’angioplastie pourra être reportée en fonction de votre situation clinique (état rénal, anatomie, etc.).
  • 16. 7 Votre hospitalisation Votre dossier administratif Lorsque votre hospitalisation est confirmée, nous vous invitons à vous présenter au bureau des entrées (site Alembert, niveau 0), afin de constituer votre dossier de pré-admission1 , muni des documents suivants : Carte d’identité ou passeport ou titre de séjour en cours de validité. Convocation ou bulletin d’inscription remis par le médecin. Carte vitale ou attestation sécurité sociale à jour ou attestation de la Caisse des Français à l’Etranger (CFE). Adhérent à une complémentaire santé : attestation de prise en charge faisant apparaître sa participation au ticket modérateur, au forfait journalier, à la chambre particulière et aux éventuels dépassements d’honoraires. Bénéficiaire de la CMU-C (Couverture Maladie Universelle) ou AME (Aide Médicale d’Etat): attestation à jour. Nom, prénom et numéro de téléphone de la personne à prévenir en cas de besoin. 1 Si vous êtes dans l’impossibilité de vous déplacer, votre dossier de pré- admission pourra être constitué avant votre admission
  • 17. 8 Vos effets personnels Nécessaire de toilette : savon, rasoir, brosse à dents, dentifrice, etc. Linge de toilette : serviettes de bain, gants de toilette (Compter 1 serviette et 1 gant par jour) Chemise de nuit ou pyjama, pantoufles, robe de chambre ou peignoir. Etui à lunettes, à appareil dentaire ou auditif. Objets et valeurs : ne conservez aucune valeur ou objet (montre, bijoux, moyens de paiement, etc.). L’établissement ne peut pas être déclaré responsable de la disparition ou de la détérioration des objets que vous avez conservés sous votre responsabilité. Votre dossier médical Résultats de laboratoire (dernière prise de sang). Ordonnance des traitements en cours. Formulaire « Désignation de la personne de confiance » complété. Formulaire « Recueil du consentement libre et éclairé du patient » complété Préparer votre admission Le jour de votre admission, munissez-vous de :
  • 18. 9 A votre arrivée (la veille de l’examen) Rendez-vous à partir de 15 heures au 5ème étage du site Eaux-Claires, vous serez accueilli(e) par l’équipe soignante du service cardiologie : - Remise - Des ordonnances des traitements en cours, - Des formulaires « Désignation de la personne de confiance » et « Consentement libre et éclairé ». - Pose - D’un bracelet d’identification, - D’un cathéter pour la perfusion. - Réalisation d’un électrocardiogramme. - Dépilation des poignets, si nécessaire – cette préparation peut être réalisée par vos soins à domicile exclusivement à la crème dépilatoire. - Réalisation de la douche pré-opératoire avec un savon antiseptique (cf protocole de la douche opératoire page 13 du Livret d’accueil) - Accueil et examen par l’interne. - Visite en fin de journée du médecin responsable de l’examen pour vous expliquer les modalités de l’examen, et répondre à vos questions. - Si vous êtes anxieux, dites-le à l’équipe : un sédatif pourrait vous être administré. - Vous devez être à jeun : interdiction de boire, manger et fumer à partir de minuit.
  • 19. 10 Le jour de l’examen Le matin Le jour de l’examen, vous devrez de nouveau prendre une douche pré-opératoire avec un savon antiseptique (cf protocole de la douche opératoire page 13 du Livret d’accueil). Votre traitement vous sera donné par l’infirmière selon la prescription du médecin. Avant l’examen, vous serez invité à aller aux toilettes. L’examen - Accueil et installation par l’équipe soignante. - Mise en place des dispositifs de surveillance (électrocardiogramme, tension artériel, etc.). - Installation d’un champ stérile qui vous recouvre complétement. - Anesthésie locale et pose du cathéter pour l’examen. - Injection d’un produit permettant de dilater l’artère créant une sensation de fraicheur ou de chaleur pendant 7 à 10 secondes. - A plusieurs moments, le médecin vous demande de prendre une grande inspiration et de ne pas bouger. - Si vous ressentez une douleur, une gêne quelconque, que vous êtes inconfortable ou que vous avez envie de bouger, signalez-le. - A la fin de l’examen le médecin place un bracelet pour permettre à votre artère de cicatriser. N’y touchez pas. Il sera desserré par l’infirmier(ière) peu après votre retour en chambre et enlevé 3 à 4 heures après. - Si la ponction est faite au pli de l’aine, le médecin met en place un pansement compressif. Bracelet compressif
  • 20. 11 Après l’examen Le brancardier vous remonte dans votre chambre où l’infirmier(ière) vous accueille. - Veillez à ne pas forcer avec le bras et la main sur lesquels a eu lieu l’examen. - Si l’examen est réalisé par le pli de l’aine, vous restez allongé(e) 3 à 4 heures. - N’hésitez pas à appeler l’infirmière en cas de saignement, douleur, malaise, etc. - Il est important de respecter les consignes données par l’équipe. - Un plateau repas vous est proposé. A votre sortie La durée moyenne d’hospitalisation est de 48 heures, pour votre sortie : - L’infirmier(ière) retire le pansement compressif. - Le médecin vous communique les résultats de l’examen et fait les prescriptions médicales avant d’autoriser votre sortie. - Un CDrom de l’intervention vous est remis et vous devrez le transmettre à votre cardiologue traitant. - Un courrier détaillé sera adressé à votre médecin traitant et à votre cardiologue. - Votre sortie doit se faire avant 11h00 le matin. - Présentez-vous au bureau des entrées/sorties pour retirer le bulletin de situation nécessaire à la perception des indemnités journalières et régler les éventuels frais (téléphone, télévision, chambre particulière, etc.). - Pensez à remettre votre questionnaire de satisfaction au personnel du service. - Evitez les efforts pendant 24 à 48 heures pour limiter le risque d’hématome.
  • 21. 12 Et après Votre cardiologue traitant continuera à vous suivre et vous prescrira les examens nécessaires. N’arrêtez pas vos traitements sans l’avis de votre médecin. En cas de douleur thoracique prolongée ou autres urgences, composer le 15 8 rue Dr Calmette - CS 10043 38028 GRENOBLE CEDEX 1 Tél : 04 76 70 70 54 Fax : 04 76 70 71 45 secr.cardiologie@ghm-grenoble.fr www.ghm-grenoble.fr IP - PCP - CAR - 001 version 7
  • 22. LE DÉROULEMENT DE L'EXAMEN L'ACCUEIL DU PATIENT ​La qualité de l'accueil du patient dans le service des explorations cardiologiques invasives est une étape clef dans la prise en charge d'un patient bénéficiant d'une coronarographie. En effet, le paramédical est le premier contact du patient dans un environnement très technique et quelque peu déroutant pour ne pas dire angoissant. A nous paramédicaux du service de coronarographie d'informer et de rassurer le patient, de répondre à ses ultimes questions. Comme nous le savons tous, une bonne préparation psychologique avant l'examen permet souvent d'éviter certaines complications. Par un interrogatoire, il vérifie ● l'identité du patient ● le jeûne du patient depuis au moins 6h ● la prise des médicaments ● l'absence des prothèses dentaires ● la connaissance d'un épisode allergique au décours d'un examen avec injection de produit de contraste iodé (PCI) ● l'information donnée au patient de l'examen et de son déroulement, des risques et conséquences De visu, il s'assure ● d'une voie d'abord veineuse de qualité qui permettra les éventuelles injections au décours de l'examen ainsi que de pouvoir procéder à un remplissage rapide et efficace en cas d'un simple réflexe vagal ou d'une complication plus sérieuse ● de la préparation du champ opératoire (tonte des scarpas pour la voie fémorale, tonte de l'avant-bras pour la radiale) ●
  • 23. LE DOSSIER PATIENT Il doit être complet et répondre aux exigences d'un examen vasculaire tel qu'une coronarographie. ○ un bilan biologique comprenant ○ un taux de créatinine ○ la carte de groupe sanguin ○ une Numération Formule Sanguine ■ globules blancs ■ globules rouges ■ plaquettes ■ taux d'hémoglobine ○ une glycémie à jeun ○ un ionogramme (potassium, sodium...) ○ le taux de cholestérolémie ou de triglycéridémie ○ le dosage des enzymes cardiaques (taux de troponine, de Créatine PhosphoKinase) ○ ○ le taux de thyréostimuline (TSH) ○ la coagulation ■ les taux de prothrombine et d'INR chez les patients sous ​AVK ■ un TCA (Temps de Céphaline Activée) si le patient a été anti-coagulé (​HNF​) ○ l'anamnèse du patient et l'indication de la coronarographie ○ les antécédents cardiaques et/ou vasculaires du patient ○ angioplastie coronaire (quelle artère traitée? Quel type de stent implanté?) ○ chirurgie aorto-coronarienne (et dans ce cas, bonne connaissance du nombre et du type de pontage - s'assurer du compte-rendu chirurgical notamment en cas de doute ou d'imprécision concernant le type ou le nombre de pontage réalisés) ○ chirurgie valvulaire ○ infarctus du myocarde ○ chirurgie de l'aorte ou des axes ilio-fémoraux (en cas de pontage, s'assurer de son type et de sa nature - contre-indication à une voie d'abord fémorale?) ● son traitement habituel ● son traitement instauré en vue de l'examen ○ administration d'une prémédication ○ traitement anti-allergique (en fonction de la prescription médicale et/ou du protocole existant) ○ traitement anti-agrégants plaquettaires
  • 24. ○ administration d'​anti GPIIbIIIa ○ ​Anti-glycoprotéines IIbIIIa ● pour les diabétiques non-insulino dépendants ○ il n'est plus nécessaire d'arrêter les biguanides 48h avant l'examen. La reprise de la métformine, anti-diabètique oral le plus utilisé, se fera après contrôle de la fonction rénale, au minimum 48h après l'injection de PCI ● pour les diabétiques insulino-dépendants ○ l'insulino-thérapie ne doit pas être arrêtée ○ compte tenu de la nécessité pour le patient d'être à jeun, une perfusion de glucosé est recomandée jusqu'à la reprise de l'alimentation, avec un jeûne qui ne doit pas dépasser 6 heures ● un ECG réalisé avant que le patient ne quitte le service dans lequel il est hospitalisé pour venir en salle d'explorations cardio-vasculaires ● les examens complémentaires cardiaques réalisés et leurs résultas ○ scintigraphie myocardique, épreuve d'effort, échographie cardiaque... ● les ​tests d'Allen​ et au saturomètre réalisés et leur score (positivité ou négativité) en cas d'abord de l'artère radiale http://www.systadmin.net/bibliotheques/41912/Fichiers_pdf/Test_dAllen.pdf ​https://youtu.be/TqU7L_zHr0E <iframe width="425" height="350" src="https://www.youtube.com/embed/TqU7L_zHr0E" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen></iframe>
  • 25. ● le diagramme des pouls des membres inférieurs et supérieurs ● le consentement éclairé du patient, daté et signé ● la feuille de liaison ● http://www.cardio-paramed.com/Fichiers_pdf/fiche_de_liaison.pdf ● ● remplie par les équipes soignantes du service d'hospitalisation du patient ● la lettre du cardiologue ou du médecin prescripteur de l'examen Toutes ces données seront répertoriées dans une base de données informatique, base de données obligatoire à l'heure actuelle dans toute salle de cathéterisme interventionnel. L'INSTALLATION DU PATIENT L'installation du patient est une étape importante qui permettra le bon déroulement de l'examen, aussi bien pour le patient que pour l'opérateur. Il faut que l'opérateur travaille dans de bonnes conditions (ponction artérielle, accès au pupitre de commande de la table pour la réalisation des incidences...). Le patient est installé sur la table d'examen de telle façon qu'il soit le plus "confortable" possible, allongé sur un matelas à mémoire de forme, des
  • 26. repose-bras soulageant les membres supérieurs qui restent le long du corps durant tout l'examen ; bien évidemment il restera au chaud et couvert jusqu'au dernier moment précédent le badigeonnage et le champage. La surveillance du patient durant l'examen se fera par le biais de la baie d'hémodynamique qui affichera en salle ● ​un monitoring ECG avec l'enregistrement d'au moins deux dérivations ● une saturomètrie pulsée (SpO2) à l'aide d'un oxymètre de pouls placé au bout d'un doigt ● une tension artérielle automatique à l'aide d'un brassard, prise toutes les cinq minutes Cette baie doit être préparée à l'avance, avant l'examen coronarographique, et va assurer une prise des pressions artérielles ● soit aortique (raccordement de la tête de pression avec le désilet artériel) ● soit en bout de cathéter (diagnostic de spasme ou de sténose coronaire) ● soit en intra-cavitaire (pression dans le ventricule gauche) Il est primordial pour l'exactitude des valeurs enregistrées que le ​"zéro"​ ait été effectué pour calibrer la tête de pression. LA TABLE STÉRILE
  • 27. La préparation de la table stérile : Elle comprend des housses de protection stériles pour le capteur plan (9) et l'écran plombé accroché à une suspension plafonnière (10), un champ stérile qui servira à recouvrir le patient, des sets absorbants, des compresses. Puis le matériel spécifique à l'examen : - les sondes de coronarographies +/- la Pigtail pour la ventriculographie (1) - le guide métallique 0,035'' (2) - le désilet artériel recommandé par le médecin (3) - une seringue préparée pour l'injection des dérivés nitrés (4) - une cupule remplie de sérum hépariné (5) - une cupule pour l'anesthésie locale (6) - une cupule remplie de PCI (7) - un conteneur hermétique dans lequel seront purgés les seringues et cathéters souillés (8) - une tubulure qui reliera le désilet artériel ou le cathéter à une poche de pression (solution isotonique pour perfusion - NaCl 0,9 %) elle-même reliée à une tête de pression Cette préparation est rigoureuse et respecte toutes les règles d'hygiène et d'asepsie. Les cathéters sont parfaitement rincés avec le sérum hépariné pour éviter tout envoi d'embols gazeux et la formation de thrombus.
  • 28. LA TECHNIQUE Après une anesthésie du point de ponction (Xylocaïne 2%), l'opérateur ponctionne l'artère fémorale ou radiale selon la technique de Seldinger. Pour éviter ou diminuer les complications liées à ce geste, cette ponction devra être antérieure, non-transfixiante, angulée entre 30 et 45° pour l'artère fémorale commune, entre 30 et 60° pour l'artère radiale. https://youtu.be/g4TzZkP6R-o ​Ponction académique selon Seldinger pour l'abord fémoral ou radial d'une coronarographie La ponction de l'artère se termine par la mise en place d'un désilet (système élaboré par Desilet et Hoffman) qui a la particularité d'avoir ● une valve étanche au reflux sanguin et à travers laquelle le cardiologue pourra passer les cathéters (1) ● une bretelle de sortie que l'on raccorde à la tête de pression pour avoir une tension sanglante (2)
  • 29. La taille du désilet couramment utilisé est du 4 voire 5F (1F = 0,33mm). Ponction artérielle fémorale selon Seldinger https://youtu.be/g4TzZkP6R-o La montée de la sonde coronaire (en général de même taille que le désilet inseré dans l'artère) se fait sous radioscopie avec prudence, sans résistance, un guide métallique 0,035" à l'intérieur de la sonde servant de tuteur pour rendre le cathétérisme le plus atraumatique possible.
  • 30. Les artères coronaires naissant à la base de l'aorte, le couple guide-cathéter s'arrête au niveau de la valve aortique, dans la cusp (ou sigmoïde) droite pour le cathétérisme du réseau coronaire gauche, dans la cusp gauche pour le réseau droit. Le guide est alors retiré, l'opérateur place l'extrémité du cathéter sélectivement dans l'ostium du tronc commun pour l'exploration de la coronaire gauche ou dans celui de la coronaire droite pour l'exploration de celle-ci. ​Exemple de cathétérisme coronaire gauche par voie radiale ​Exemple de cathétérisme coronaire droite par voie radiale Cette intubation ou cathétérisme se fait par des sondes pré-formées, dédiées à l'exploration de ces vaisseaux. Ces sondes sont en général conçues en polyéthylène ou polyuréthane et renforcées par un treillis métallique interne qui leur permettra de garder les différentes formes et courbures. Les plus connues étant les sondes coronaires gauche et droite de Judkins et d'Amplatz, du nom de leurs inventeurs en 1967.
  • 31. Sondes de coronaire gauche de Judkins appelées "JL" (Judkins Left) Sondes de coronaire droite de Judkins appelées "JR" (Judkins Right) L'opérateur raccorde le cathéter soit à une seringue de contraste qu'il teste pour vérifier le reflux de sang (ce geste est primordial pour exclure l'occlusion du vaisseau par le cathéter) soit à un injecteur automatique. Les derniers réglages liés à la radioprotection effectués, tout est en place pour enregistrer la première séquence d'une artère coronaire opacifiée. ​Opacification du réseau coronaire gauche ​Opacification du réseau coronaire droit La coronarographie est une "luminographie" qui permet de voir les artères coronaires en 2D. Elle se fait selon différentes ​incidences ​qui permettent de dégager toutes les branches des artères coronaires. En général, entre 5 et 8 incidences pour la coronaire gauche et entre 3 et 4 pour la coronaire droite suffisent à explorer les 2 réseaux et établir un diagnostic.
  • 32. Le bilan coronarographique d'un patient ponté nécessite l'utilisation de cathéters différents pour rechercher les pontages veineux ou artériels. Il est indispensable de connaître le nombre et le type de pontage (double/triple pontage, ​VSI​/artériel). Des sondes dédiées ou spécifiques pour cette exploration sont préconisées, telles que la "​sonde mammaire interne​", les sondes RCB (Right Coronary Bypass) ou LCB (Left Coronary Bypass)​. LE TEST AU MÉTHERGIN Devant un tableau clinique d'angor et une coronarographie paraissant indemne de toute anomalie, la réalisation d'un test au Méthergin ou "épreuve pharmacologique" reste l'examen idéal pour lever le doute sur une maladie coronaire spastique. Ce test consiste à injecter sur deux minutes 0,4 mg de méthergin en IVD, de surveiller l'état clinique du patient et de refaire un contrôle coronarographique. Le test est dit positif quand les trois critères suivants sont réunis : ● douleur thoracique ● modifications électriques de l'ECG ● spasme coronaire de certaines artères lors du contrôle coronarographique Ce test n'est pas anodin, la surveillance des patients devra être redoublée au moment et dans les minutes qui suivent l'injection de la méthylergométrine car la complication peut être majeure, notamment en cas de spasme du tronc commun ou pluri-artériel. Il faudra être vigilant à une modification électrique, une chute de tension ou une douleur thoracique liées à l'induction du spasme coronaire et qui sont en général résolues par l'injection de dérivés nitrés. Coronarographie normale chez ce patient de 49 ans (épreuve d'effort positive avec sus-décalage dans le territoire antérieur - FDR : tabac et hypercholestérolémie) Spasme IVA 2 provoqué après injection de methergin (2 ampoules IVD) 2 minutes après l'injection
  • 33. ​Spasme IVA 2 levé après injection de dérivés nitrés ​La coronarographie peut être précédée ou suivie d'une ​ventriculographie gauche​, examen indispensable à l'analyse quantitative et qualitative de la fonction pompe du coeur gauche. Cet examen se termine par l'ablation du désilet sur table de coronarographie ou en SSPI (Salle de Surveillance Post-Interventionnelle) par compression manuelle ou par fermeture mécanique percutanée si la taille du désilet est ≥ 5F et si le patient est catalogué à haut risque hémorragique (patient fortement anti-coagulé, thrombolysé ou sous anti GPIIbIIIa). Rappelons que le geste de la compression manuelle ou de ​la fermeture percutanée​ reste un acte médical. https://youtu.be/D6NOkgs1IRM
  • 34. Nota Bene : dans le cas d'abord fémoral et la mise en place en place d'un pansement compressif après la compression, les avis sont partagés. Pour certains, cette compression supplémentaire par le biais d'un pansement compressif est inutile voire dangereuse dans la mesure où ce pansement n'équilibre le plus souvent que la pression veineuse (risque de phlébite) et insuffisamment la pression artérielle (risque d'hématome qui se développe de façon d'autant plus insidieuse qu'il est masqué par le pansement compressif). D'autres la réservent aux sujets agités ou qui toussent. Dans tous les cas, ce pansement compressif doit être surveillé de près pour les pouls périphériques : comparer avec le diagramme des pouls avant l'examen afin de ne pas méconnaître un risque d'ischémie débutante en cas de la disparition d'un pouls présent avant le début de l'examen
  • 35. 1, bis, Av. JD Maillard – 1217 Meyrin – Suisse Tél. : 022 719 66 70 Fax 022 719 66 71 email cabinetedb@latour.ch www.edebenedetti.com Cabinet de cardiologie Dr Edoardo De Benedetti Spécialiste FMH en cardiologie Cardiologie interventionnelle F.E.S.C. Service de Cardiologie T 022 719 62 22 Unité de Cardiologie invasive F 022 719 62 63 Consentement éclairé pour le diagnostic de la maladie coronarienne par cathétérisme cardiaque J’ai été informé/e de l’intervention qui m’est proposée et donne mon accord à ce type d’investigation. J’ai notamment reçu des explications sur le but, le déroulement et les risques liés à cette intervention, ainsi que sur les autres possibilités de traitement. Je déclare en particulier avoir été informé/e sur les buts et le déroulement de cet examen. J’ai pris connaissance en tout état de cause des risques liés à cette procédure. Je sais que, dans de rares cas, il peut se produire un saignement, par exemple au point de ponction, et que des troubles du rythme cardiaque, nécessitant un traitement spécifique, peuvent survenir au cours de l’examen. Beaucoup plus rarement, dans moins de 1% des cas, des complications graves peuvent se produire (allergie sévère aux médicaments utilisés, formation de caillots dans les artères, troubles circulatoires des jambes, problèmes rénaux, attaques cérébrales, etc.). Dans les cas où une intervention (angioplastie coronaire) me serait proposée, les modalités et les risques de la procédure me seront exposés et je pourrai poser toutes les questions nécessaires à mon médecin avant de donner mon accord éventuel. Signature du patient Signature du médecin -------------------------------- ---------------------------------- Lieu et date Lieu et date ----------------------- ------------------------ Suivi : Au cas où le médecin procède à une angioplastie (dilatation coronarienne par ballonnet), je suis d’accord pour que mes données soient récoltées de manière anonyme sous forme électronique. J’accepte également d’être contacté téléphoniquement, dans 6 et 12 mois, pour répondre brièvement (10-15 min) à des questions qui me seront posées par un infirmier de recherche. Oui  Non  Nom et prénom du patient/de la patiente : -------------------------------------------------------------------------
  • 36. Coronarographie  Informations et surveillance du cathétérisme cardiaque (coronarographie) La coronarographie est un examen réalisé en hémodynamie pour visualiser les artères coronaires (artères qui nourrissent le muscle cardiaque). Vidéo de la coronarographie sur Youtube Le rasage pré-cathétérisme​ : - Rasage des 2 aines jusqu’à mi-cuisse (le tour complet des cuisses grandeur bermuda) - Rasage des 2 poignets Buts du cathétérisme : - Évaluer les artères coronaires; - Évaluer le muscle cardiaque; - Observer l’état des valves cardiaques Préparation : - Arrêt du coumadin 4 jours avant l’examen (ou selon recommandation du médecin) - Aviser si allergie à l’iode (désensibilisation avec cortisone) - Garder à jeun à minuit la veille de l’examen Le matin de l’examen : - Prendre la médication habituelle le matin de l’examen sauf les hypoglycémiants et les diurétiques - Avoir en main la liste des médicaments et la posologie - Installation d’un soluté Déroulement du cathétérisme cardiaque​ : Dans la salle d’examen vous serez couché sur une table. Le personnel procédera à la désinfection des aines et du poignet et à l’installation d’un grand champ stérile pour maintenir un haut niveau d’asepsie.De plus, des électrodes seront installées pour suivre votre rythme cardiaque durant l’examen. Cet examen se fait sous anesthésie locale. Le médecin va geler la peau avant d’introduire le cathéter. L’introduction du cathéter peut vous donner une légère sensation de pression dans la région où il est introduit. Durant l’examen, le cardiologue injectera à travers le cathéter le liquide radio-opaque à base d’iode (le colorant). Un appareil à rayons-X se déplacera au-dessus de la table d’examen pour permettre de suivre et d’enregistrer l’examen. Nous aurons besoin de votre collaboration pendant l’examen, lors de certaines injections de colorant, il vous sera demandé de prendre une grande inspiration et de la garder quelques secondes, ceci pour mieux visualiser vos artères. Il est possible que l’on
  • 37. vous demande de tousser, pour éliminer plus rapidement le colorant de vos artères coronaires. On vous demandera de placer les bras au-dessus de la tête pendant que l’appareil à rayons-X se déplace dans différentes positions. Le cardiologue et le personnel vous demanderont de leur faire part de tous nouveaux symptômes ou malaises survenant au cours de l’examen. Au début ou vers la fin de l’examen, on vous préviendra de la possibilité de ressentir une bouffée de chaleur dans tout le corps, d’une durée d’environ 20 secondes. Il s’agit de la ventriculographie, pratiquée afin d’évaluer la fonction du muscle cardiaque. À ce moment, certains patients peuvent ressentir des nausées. Options de traitement A. Médicaments B. Chirurgical (pontage ou dilatation) Le pontage consiste à prélever un vaisseau sanguin (greffon) sur une autre partie du corps (ex : saphène, mammaire) pour la greffer et « enjamber »le blocage au niveau des coronaires. Le greffon veineux est ensuite suturé à l’aorte (la grosse artère qui naît du coeur) et à l’artère coronaire au-dessous du blocage. Le sang riche en oxygène emprunte l’aorte, puis le greffon constitué par la veine saphène, évitant ainsi le blocage dans l’artère coronaire, et vient nourrir le muscle cardiaque. L’angioplastie transluminale percutanée (dilatation) consiste à introduire un cathéter-guide dans les coronaires. Dans le cathéter, on introduit un mince tube muni à son extrémité d’un ballonnet afin d’atteindre le lieu de rétrécissement de l’artère coronaire. Une fois arrivé au point de blocage, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet grossit, il écrase et étale les dépôts de gras présents dans la paroi de l’artère. L’artère est ainsi agrandie pour permettre au sang de s’écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé. On peut laisser en place un extenseur coronarien. Risques de l’examen Les risques de complications majeures sont de l’ordre de 1/1000 pour un cathétérisme et de 1/100 pour l’angioplastie. autres complications : - réaction allergie au colorant - détérioration de la fonction rénale - infarctus - AVC - problèmes vasculaires Recommandations et surveillance après l’examen - Aviser sans délai si vous ressentez une douleur - Aviser si vous observez ou sentez un écoulement au site d’insertion
  • 38. Si examen fait par l’aine : - Immédiatement après l’examen, rester immobile - Un pansement compressif sera fait après une compression - Ne pas lever la tête ​(exerce une traction au point d’insertion du cathéter et augmente les risques de saignement) - Si vous devez tousser, éternuer ou vomir, faite une pression avec votre main sur le pansement N.B. Pour le retrait du pansement en milieu hospitalier, se référer à la technique du centre. Si examen fait par le poignet : - Un bracelet compressif sera installé pour quelques heures - Éviter les mouvements brusques du bras N.B. Pour le retrait du bracelet en milieu hospitalier, se référer à la technique du centre. Exemple de note d’évolution au retour d’une coronarographie 2008-03-09 14 :00 Retour de coronarographie de l’ICM en transporteur adapté, accompagné d’une infirmière. Installé au lit, repos ad 18 h. Pansement compressif aine droite, propre. MID mobile, peau tiède et rosée. Bonne sensibilité du MID. Pouls pédieux drt. bien perceptible. Soluté NaCl 0,9 % 1L. perfuse à 75 ml/h. via jelco # 20 avant-bras G., site sans particularités. Se dit épuisé de sa journée, T.A. 120/78 Pls 80 RR 20 SaO​2​98 % AA. Nadia Morin e.i.a N.B. Lors de la prochaine note d’évolution de votre patient, vous pourrez noter au dossier, la chaleur, coloration, mobilité et sensibilité en utilisant CCMS normal, s’il n’y a rien de spécifique à mentionner.
  • 39. Coronarographie AVANT L' EXAMEN Préparation psychologique : Lui expliquer le but, le principe et le déroulement de l'examen (la salle de coronarographie possède un équipement pour la surveillance et la réalisation de l'examen qui fait penser à un bloc opératoire) Lui expliquer la préparation à l'examen et la surveillance des 24h post examen Dédramatiser, le rassurer Préparation physique : * ​La veille de l'examen Préparation cutanée du site de ponction (artère fémorale) : désinfection, rasage, badigeonnage avec un antiseptique des plis inguinaux et de la région pelvienne Réaliser les examens prescrits : bilans sanguins (urémie, créatinémie, coagulation (TP, TCA), NFS, groupe sanguin), E.C.G., radio du thorax : s'assurer que tous les résultats soient rangés dans le dossier du patient Arrêter toute héparinothérapie en cours après s'être assuré de l'heure de la dernière injection Patient à jeun 12h avant l'examen (en cas d'accident pendant la coronarographie, une intervention urgente peut être décidée) Vérifier la prescription éventuelle d'une prémédication et/ou d'une antibiothérapie de couverture (prévention du risque infectieux) * ​Le jour de l'examen Préparer le dossier du patient Contrôler : pouls, TA, température : signaler toute anomalie et/ou modification qui seraient méconnues Faire uriner le patient Retirer les éventuelles prothèses dentaires Administrer la prémédication éventuellement prescrite Poursuivre les traitements en cours (sauf hypoglycémiants et héparinothérapie) Poser une voie d'abord veineuse
  • 40. APRES L' EXAMEN Prévenir le risque d'hémorragie abondante du point de ponction fémoral Expliquer au patient la nécessité de rester allongé pendant 24h et de ne pas bouger la jambe du côté ponctionné pour l'examen, d'éviter les efforts de toux ou mouvements brusques Surveillance de la TA : au moins toutes les heures pendant 6h puis toutes les 2h Pansement compressif au niveau du point de ponction à surveiller (rechercher un début de saignement) Prévenir le risque d'accident embolique artériel Surveiller l'état des membres inférieurs (coloration, chaleur, pouls périphériques) : signaler tout changement Vérifier la sensibilité et la motricité des extrémités Remettre en route le traitement anticoagulant prescrit Prévenir le risque de complication infectieuse Surveillance de la température rectale toutes les 3h (ne doit pas dépasser 38° le soir de l'examen et se normaliser ensuite) Poursuivre sur prescription médicale l'antibiothérapie préventive Rechercher la survenue de troubles du rythme cardiaque et/ou d'autres complications hémodynamiques Surveiller la fréquence, le rythme et l'amplitude des pulsations toutes les heures pendant 6h puis toutes les 2h E.C.G. dans les 2h qui suivent l'examen Demander au patient de signaler si malaise, dyspnée, ou douleur angineuse Favoriser l'élimination rénale du produit de contraste utilisé pendant l'examen Expliquer au patient la nécessité de boire au moins 1,5 l d'eau au cours de la journée Surveillance de la diurèse des 24h Le lendemain : urée, créatinémie S'assurer du confort du patient au cours de cette immobilisation L'aider à s'installer dans son lit pour le repas (alimentation normale après l'examen) L'aider pour les soins d'hygiène Laisser à sa portée bassin (ou urinal), sonnette...
  • 41.
  • 42. 1, bis, Av. JD Maillard – 1217 Meyrin – Suisse Tél. : 022 719 66 70 Fax 022 719 66 71 Cabinet de cardiologie Dr Edoardo De Benedetti Spécialiste FMH en cardiologie Cardiologie interventionnelle F.E.S.C. DEMANDE D’EXAMEN (à faxer au 022 719 66 71) DONNEES CONCERNANT LE PATIENT Nom : Prénom : Adresse : Téléphone privé : Mobile : Date de naissance : Assurance : EXAMEN A ORGANISER  Consultation Enregistrement Holter Electrocardiogramme au repos Enregistrement Remler  Echographie standard Enregistrement R-Test Echographie de stress à l’effort Cardioversion électrique Echographie de stress à la Scintigraphie myocardique sous Dobutamine/Persantine Persantine Test d’effort Scintigraphie myocardique à l’effort Consultation avant examen invasif IRM cardiaque de stress (coronarographie, angioplastie, dénervation rénale, fermeture de l’auricule, fermeture FOP, TAVI) INDICATIONS Renseignements cliniques : Traitement en cours : DATE TAMPON DU MEDECIN DEMANDEUR Résultats à envoyer par fax/mail/courrier
  • 43. Prescription La coronarographie peut être programmée ou pratiquée en urgence. Coronarographie programmée Une coronarographie pourra vous être prescrite par votre cardiologue pour connaître l’état de vos artères. Il le fera généralement en fonction des symptômes que vous pouvez présenter mais aussi au regard des résultats de votre électrocardiogramme, d’une épreuve d’effort et éventuellement d’une échographie cardiaque ou d’une scintigraphie myocardique. Les coronaires, comme toutes les artères du corps, subissent avec l’âge un phénomène de rétrécissement progressif par l’accumulation de dépôts dans les parois des artères (plaques d’athérome), appelée athérosclérose. Cette maladie est favorisée par des FACTEURS DE RISQUES dont les plus importants sont : tabac, excès de cholestérol, hypertension artérielle, diabète et surpoids. Lorsqu’une coronaire est trop rétrécie, elle ne peut plus amener suffisamment de sang à la région du coeur qu’elle irrigue. Cette région, mal oxygénée va entrer en souffrance et causer une douleur thoracique appelée angine de poitrine ou angor. Si l’artère apporte suffisamment de sang lorsque le cœur est au repos, la douleur n’apparaît que lorsque le cœur a besoin d’un surcroît de sang, en particulier à l’effort. On parle alors d’angor d’effort. Si on laisse la maladie évoluer, le rétrécissement va augmenter et la douleur va survenir pour des efforts de plus en plus mimines jusqu’à être présente même au repos. Parfois, bien que les coronaires soient rétrécies, aucune douleur ni aucun symptôme ne va se manifester, ce sont donc les examens qui pourront amener votre cardiologue à vous prescrire cet examen. En pratiquant une coronarographie, on pourra donc savoir quelles sont les coronaires malades ou à risque. En fonction des résultats, votre cardiologue pourra, si nécessaire, ré-ouvrir les artères rétrécies et mettre en place un traitement médical approprié. Coronarographie en urgence La coronarographie en urgence est indiquée principalement au moment d’un d’infarctus. Contrairement au phénomène d’athérosclérose qui est lentement évolutif, l’infarctus est un phénomène brutal. Il peut survenir sur des coronaires saines ou bien malades. Il se produit au niveau d’une plaque d’athérome. Ces plaques qui sont sans conséquence sur le bon écoulement du sang sont présentes chez une majorité de la population adulte. Pour une raison qui reste encore incomplètement précisée, cette plaque va soudainement se déstabiliser et entraîner la libération locale de produits activateurs de la coagulation. Des plaquettes vont alors s’agglomérer et des filaments de fibrine vont emprisonner les globules rouges. Un caillot va alors se former et empêcher le passage du sang, et boucher l’artère. La zone du cœur
  • 44. concernée va entrer en souffrance aiguë et provoquer une douleur très intense, présente même au repos, irradiant éventuellement dans les bras et la mâchoire. Une prise en charge en urgence (CENTRE 15) s’impose, en effet au bout de six heures, l’ensemble des cellules musculaires concernées auront péri en faisant perdre définitivement à la zone concernée sa capacité de contraction. Une coronarographie en urgence permettra de connaître précisément l’artère qui est touchée et surtout de retirer le caillot obstructif et de rouvrir l’artère. Ainsi, le flux sanguin pourra être rétabli, ce qui fera disparaître la douleur et permettra d’épargner les cellules musculaires. Préparation La semaine avant l’examen Une semaine avant votre hospitalisation, certains de vos traitements devront être stoppés en concertation avec votre médecin traitant, votre cardiologue, et le cardiologue qui va effectuer l’examen (certains anti diabétiques et psychotropes). La veille de l’examen Vous entrez à l’hôpital en hospitalisation la veille de l’examen, vous vous rendez alors au bureau des entrées qui effectue les formalités administratives. A votre arrivée dans le service, vous êtes reçu par une infirmière du service qui vous indique votre chambre. Dans l’après-midi de votre arrivée, un aide soignant vient raser la zone où va être introduit le cathéter pour l’examen. On utilise préférentiellement l’avant-bras droit, mais pour prévenir le cas où le passage par cette zone se révèlerait impossible, l’avant-bras gauche et la région de l’aine sont eux aussi rasés. On vous indique ensuite comment réaliser une douche antiseptique à la bétadine et l’on vous remet les produits nécessaires. Plus tard dans l’après-midi, une infirmière vient poser un cathéter nécessaire pour l’intervention. Elle réalise dans le même temps un bilan sanguin d’entrée et un électrocardiogramme de contrôle. Vous pourrez alors visionner un document de quelques minutes sur votre téléviseur vous expliquant l’examen en images de synthèse. Dans la soirée, un des médecins du service viendra vous voir. Il vérifie vos traitements, vous réexplique alors le déroulement de l’examen du lendemain et répond à vos questions éventuelles. On vous apporte enfin votre repas du soir, vous devez rester à jeun, sans boire ni manger, à partir de minuit.
  • 45. Le jour de l’examen Vous restez à jeûn depuis la veille jusqu’à votre examen. Dans la matinée, une infirmière vient mettre en place une perfusion sur le cathéter mis en attente la veille. Elle colle ensuite un pansement anesthésique sur l’endroit où doit se faire la coronarographie, le plus souvent l’avant-bras droit. En cas d’allergie à l’iode, un traitement spécifique vous sera donné. Votre examen pourra avoir lieu entre 8 h et 17 heures, en fonction du programme et des éventuelles urgences. Vingt minutes avant, un infirmier viendra vous chercher et vous emmènera dans votre lit jusqu’à la salle de coronarographie. Déroulement de l'examen A votre arrivée en salle de coronarographie, vous êtes pris en charge par le personnel infirmier qui s’assure que tout se passe bien et retire le pansement anesthésiant. Le médecin qui va effectuer l’examen vient vous accueillir et répond à vos éventuelles questions. Vous êtes ensuite conduit en marchant jusqu’à la table d’examen où vous êtes installé. Les infirmiers mettent alors en place un brassard à tension et collent des électrodes qui permettront de surveiller vos paramètres cardiaques tout au long de l’examen. Pendant ce temps-là le médecin effectue une désinfection chirurgicale de ses mains et revêt une blouse et des gants stériles. La désinfection peut alors commencer, on vous dénude complètement pour quelques minutes. Un produit désinfectant à base d’iode est tout d’abord badigeonné sur la région des aines. Dans le cas où l’examen ne pourrait être pratiqué par le bras, la cuisse pourrait être ainsi utilisée. Ensuite, l’avant-bras droit est désinfecté. Vous êtes alors recouvert d’un champ opératoire stérile qui vous couvre complètement à l’exception de votre tête. ​Vous êtes ainsi parfaitement à l’aise pour respirer et pour dialoguer avec le cardiologue au cours de l’examen. Mise en place de la sonde Après avoir désinfecté une nouvelle fois la région de l’avant bras, le médecin effectue une anesthésie de la zone située autour de l’artère de l’avant-bras. Vous ne ressentez pas de douleur lors de cette injection, votre peau étant anesthésiée par le patch. Dès que l’anesthésie de profondeur a fait effet, le médecin met en place un premier cathéter dans votre artère, ce cathéter permet de passer une premier guide dans votre artère. Le cardiologue va alors préparer votre artère pour le passage de la sonde de coronarographie. Il va injecter successivement deux produits au niveau de l’introducteur. Vous allez ressentir une sensation d’échauffement qui va durer une dizaine de secondes. La sonde de coronarographie peut alors être engagée dans l’introducteur, le médecin la fait remonter dans l’artère du bras jusqu’à la naissance de l’aorte au niveau du cœur. ​Vous ne ressentez aucune douleur pendant la remontée de la sonde, vous avez parfois juste la sensation de son passage.
  • 46. Le médecin suit sa progression sur les écrans vidéo montrant les images radiologiques animées prises par le coronarographe. Tout au long de l’examen, le médecin vous explique ses gestes et vous demande si vous ressentez une douleur ou un inconfort. La phase diagnostique de la coronarographie peut alors débuter. Étape diagnostique : repérage de lésions Dans l’introducteur, dont le nom technique est désilet, le médecin peut alors faire remonter la sonde de coronarographie. Le médecin va introduire successivement une sonde dans chacune des deux coronaires, il pourra ainsi injecter le produit de contraste spécifiquement dans chacune des deux artères afin de les visualiser. Le cardiologue va déplacer l’appareil de radiographie au-dessus de votre thorax et de votre tête pour prendre des images selon différents axes. Dans certains cas, on vous demandera de tourner la tête sur le côté ou de gonfler les poumons pour permettre certains clichés. Le médecin pourra ainsi mettre en évidence, les éventuelles zones malades ou rétrécies sur vos artères. Si on ne retrouve aucune anomalie ou si les atteintes sont mineures et ne nécessitent pas de traitement, l’examen est terminé. Étape thérapeutique : traitement des lésions Si les clichés réalisés mettent en évidence des zones rétrécies qui peuvent bénéficier d’un traitement, le médecin va réaliser une dilation de ces lésions, appelée angioplastie, afin de permettre au flux sanguin de circuler à nouveau normalement. Pour cela, il fait tout d’abord remonter dans le sonde de coronarographie un ballonnet monté sur un guide minuscule qu’il doit ensuite faire cheminer dans la coronaire malade jusqu’à la zone rétrécie. Une fois en place, il gonfle le ballonnet à une pression de 12 à 22 bars (jusqu’à dix fois la pression des pneus d’une voiture). En se gonflant, le ballon va écraser la plaque d’athéromes contre les parois de l’artère et donc rouvrir le vaisseau. Pendant le temps où le ballonnet est gonflé, de 15 à 30 secondes, la circulation du sang dans l’artère est complètement interrompue, vous pouvez alors ressentir une oppression thoracique transitoire. Elle cède dès le dégonflage du ballon Afin d’éviter que l’artère ne se referme dans les semaines qui suivent l’intervention, un «ressort» (prothèse grillagée métallique) appelé stent est souvent monté sur le ballon. Il s’ouvre au moment du gonflage et s’impacte dans la paroi de l’artère où il agit comme une sorte d’étayage en évitant la refermeture. Il reste dans l’artère définitivement. La mise en place d’un stent nécessite après l’intervention la prise d’un traitement spécifique qui va éviter l’agrégation plaquettaire. ​Ce traitement devra être ensuite poursuivi définitivement et ne pourra être interrompu sans l’avis d’un cardiologue.
  • 47. Une fois la lésion traitée, le cardiologue effectue des nouveaux clichés de l’artère pour s’assurer que le flux sanguin est rétabli. Il peut alors comparer à ceux effectués avant la dilation. L’examen est alors terminé. Suivi de l'examen Une fois l’intervention terminée, le médecin retire la sonde de coronarographie puis l’introducteur. Il met en place, au point de ponction, un pansement compressif pour éviter la formation d’un hématome. Ce pansement sera gardé jusqu’au lendemain de l’intervention. Il vous explique ensuite les anomalies éventuelles qu’il a pu mettre en évidence et les traitements qu’il a mis en œuvre. Il vous fait ensuite les recommandations d’usage après une coronarographie : ● Garder le bras sur la poitrine pendant deux heures ● Ne pas se lever et ne pas manger pendant les deux heures qui suivent l’examen ● Ne pas faire d’effort violent ou répété avec le bras ponctionné pendant quatre jours En cas de pose de stent (ressort) importance de la prise des traitements antiagrégants plaquettaires dès la fin de l’intervention et ensuite quotidiennement On vous raccompagne ensuite dans votre lit dans le sas d’attente de coronarographie. Vous êtes alors reconduit jusqu’à votre chambre par un brancardier. Vous restez ensuite dans le service une première nuit en surveillance. Le lendemain de l’intervention Le lendemain de l’intervention, une infirmière vient retirer le pansement compressif et vérifier le point de ponction. Elle réalise aussi un électrocardiogramme qui sera comparé à l’examen d’entrée. Dans l’après-midi, un médecin vient vous rencontrer au cours de sa visite. Il vous explique les résultats de l’examen et vous indique les modifications éventuelles de votre traitement cardiologique, en particulier si un stent a été mis en place. Le médecin ou une infirmière vous remet ensuite le compte-rendu de votre coronarographie ainsi que vos ordonnances, votre fiche d’hospitalisation ainsi que votre carte de porteur de stent en cas d’angioplastie. Un rendez-vous de consultation de suivi auprès de votre cardiologue habituel vous est aussi donné. Si vous avez bénéficié d’une coronarographie simple, vous sortez le lendemain de l’intervention. Si vous avez bénéficié d’une angioplastie avec pose de stent, vous restez une nuit de plus en surveillance dans le service. A votre sortie du service, vous passez par le bureau des entrées afin de régler les formalités administratives. Les résultats
  • 48. La coronarographie permettra de renseigner le cardiologue sur l’état de vos coronaires, en particulier sur la présence de rétrécissement de ces artères, qui peuvent entraîner des douleurs thoraciques, un essoufflement, ou des signes d’insuffisance cardiaque à l’effort ou au repos. Si des lésions sont trouvées, trois cas de figures sont alors possibles : Les lésions sont minimes et ne nécessitent que la poursuite du traitement médical. Une nouvelle coronarographie pourra alors être programmée à un certain délai et votre traitement cardiologique pourra être modifié par votre cardiologue habituel. Des lésions sont présentes, le médecin réalise alors une dilatation de ces lésions et met en place des stents (ressorts). Le flux sanguin est alors rétabli et les symptômes d’origine cardiaque disparaissent. Les lésions retrouvées ne sont pas accessibles au traitement par angioplastie. Le médecin vous propose dans ce cas une modification de votre traitement cardiologique. Parfois, il peut aussi vous orienter vers un chirurgien cardiovasculaire pour une réalisation de pontage. Les bénéfices et les risques Les bénéfices La coronarographie permet de faire un bilan exact des atteintes (rétrécissement ou occlusion) de vos artères coronaires. Selon les résultats de la coronarographie et de l’ensemble du bilan clinique, des médicaments vous seront ou non prescrits à long terme. En fonction des lésions observées, il est possible d’envisager un geste de revascularisation qui va consister en une dilatation des zones de rétrécissement artériel par angioplastie. La coronarographie contribuera à déterminer le geste le plus approprié à votre état, afin de diminuer le risque de complications ultérieures et d’améliorer le confort de votre vie. La décision thérapeutique sera naturellement prise en charge en accord avec vous-même et votre cardiologue. Les risques Malgré les progrès techniques et l’expérience des médecins, le cathétérisme cardiaque et l’artériographie coronaire comportent, comme tout geste invasif ou chirurgical, un risque d’incidents ou d’accidents : Les complications allergiques dans 1 à 4% des cas. Elles sont le plus souvent liées à l’utilisation de produit radiologique iodé ou d’anesthésique local. Si vous avez déjà présenté des manifestations allergiques, il faut en informer le médecin car des protocoles spécifiques seront alors mis en place. Les complications au niveau du point de ponction de l’artère 1% des cas. La complication la plus fréquente est la formation d’une ecchymose (bleu) ou d’un hématome au point de ponction qui
  • 49. peut persister plusieurs jours, mais qui est habituellement sans conséquence. Plus rarement, le maniement des sondes peut occasionner des blessures vasculaires et nécessiter une réparation chirurgicale et (ou) une transfusion sanguine ou décrocher un fragment d’athérome responsable d’une embolie. Les complications cardiaques et vasculaires : au cours de l’examen, peuvent survenir des malaises, des douleurs dans la poitrine, des palpitations liées à un trouble du rythme. Les complications graves sont, quant à elles, très rares. On note un risque d’insuffisance rénale, d’infarctus ou de décès évalué à 0,1 à 0,5% des cas. Des complications liées à la refermeture de l’artère appelée resténose. Elle nécessite une nouvelle intervention dans 3 à 15% des cas. D’autres complications moins sévères ont été rapportées, leur fréquence est inférieure à 1%.
  • 50. Le 08-03-05 Soins Infirmiers aux personnes atteintes d’affections cardio-vasculaires Mme GRENET SOINS INFIRMIERS AUPRES D’UNE PERSONNE BENEFICIANT D’UNE CORONAROGRAPHIE ET / OU ANGIOPLASTIE Introduction A – Généralités La coronarographie est un examen qui fait suite à un épisode d’insuffisance coronarienne (5 % de la population en serait affectée) La pathologie principale reste l’atteinte par IDM, elle reste à elle seule la 1ère cause de mortalité des accidents cardiovasculaires. Elle représente 50 000 morts annuelles. Elle reste 2 fois plus fréquente chez l’homme que la femme. Les facteurs de risque sont l’hérédité l’âge, le sexe, le cholestérol, les triglycérides, le diabète, le tabagisme, l’HTA, le mode de vie et la pilule contraceptive. B – Définition C’est une visualisation des artères coronaires par injection d’un produit de contraste. I – Indications – Contre indications – Risques encourus A – Indications • Evaluation de lésions athéromateuses • Bilan diagnostique d’un IDM • Anomalies congénitales + / - génétiques • Orientations thérapeutiques (choix entre le traitement médicale ou chirurgical) • Contrôle post dilatation ou post pontage • Bilan devant un tableau de récidive • Coronaire bouchée B – Contre indications : il n’existe pas de réelle contre indications, mais seulement quelques relatives à savoir • Allergie à l’iode (nécessité d’une prescription médicale) • Insuffisance coronarienne aigue • TDR ou insuffisance cardiaque non stabilisée • Insuffisance rénale sévère (prévoir une prescription médicale parfois une séance de dialyse) • Age (environ supérieur à 75 ans) C – Risques encourus • Un décès pour 1 000 examens • Hématome au point de ponction • Thrombose de l’artère ponctionnée • Obstruction coronarienne donc IDM • AVC • FV
  • 51. II – Période pré, per et post opératoire A – Préparation avant l’examen • Préparation du patient, soit la programmation de son hospitalisation ou de son examen avec le centre d’explorations cardiovasculaires • Préparation du bilan spécifique, c’est-à-dire le bilan sanguin avec NFS, coagulation = TP, TCA, plaquettes, créatinine et urée, ionogramme sanguin : bilan électrolytique en regard des risques de TDR par hypo ou hyperkaliémie, enzymes cardiaques • ECG et radio pulmonaire • Préparation cutanée (toilette selon protocole, rasage ou tonte des zones concernées, marquage des pouls distaux) • Pose d’une voie veineuse de gros calibre • Prescription médicale la veille au soir et le matin • Demande d’examen : bon de radio avec indication • Signature de la fiche de consentement par le patient • Explications du déroulement de l’examen et des débouchées éventuels de celui-ci • Patient à jeun à 0h00, blouse de bloc, ablation des prothèses • Constantes à jour B – Déroulement de l’examen • Salle de radiologie interventionnelle • Table d’examen • Injecteur de produits de contraste • Chariot d’urgence avec respirateur et défibrillateur • Equipe de médecin cardiologue, manipulateur radio, 2 IDE Quelques principes techniques : • Introduction d’un cathéter court dans l’artère (désilet) qui reste en place durant l’examen et permet le passage de chaque sonde qui correspond à chaque temps de l’examen soit coronaire gauche, coronaire droite, ventricule gauche. Il y a donc visualisation des 3 zones de vascularisation et de la force de contraction du ventricule gauche selon plusieurs angles scopiques • Position de décubitus dorsal, main derrière la tête, scopé (surveillance du tracé et des pressions) • Badigeon des zones de ponction, introduction du désilet, KT et différentes sondes • Enregistrement des clichés sur cd-rom • Participation du patient pour obtenir des clichés de bonne qualité, nécessité de retenir sa respiration lors de chaque injection Complications possibles : • Allergie à l’iode et / ou au produit d’anesthésie locale • Point de ponction (hématome, hémorragie) • Cardiaques et vasculaires : TDR, migration de caillot, IDM, AVC ou autre complication neurologique, perforation vasculaire avec + / - état de choc… C – Surveillance post-interventionnelle Elle se déroule en 2 temps en fonction de la façon dont se sera déroulé l’examen et des suites à y donner immédiatement ou ultérieurement. • Soit l’examen s’arrête là et le désilet est retiré, un point de compression puis un pansement compressif sont réalisés et le patient pourra remonter dans le service • Soit l’examen est suivi d’un ou de plusieurs dilatations coronariennes + / - pose de stent • Durée totale = 1h
  • 52. Surveillance dans le service à son retour selon protocole ou cas particulier : • ECG de contrôle • Fiche de suivi faisant suite à la fiche de liaison établie en salle d’examen précisant l’aspect du point de ponction (hématome ou non, le délimiter, douleur, saignement) o Membre (coloration, chaleur, douleur, sensibilité) o Surveillance des pouls distaux (+ ou -) TA et pouls, douleur thoracique (+ ou -) diurèse (bonne élimination du produit de contraste) • Boisson possible mais repas léger 1h après • Position à observer en fonction du lieu de ponction o Voie radiale ou humérale : lever le soir même mais membre immobilisé dans une attelle o Voie fémorale : repos strict à plat, sans plier la jambe pendant 24h L’utilisation de matériel de plus en plus fin permet au patient de retrouver une mobilité de plus en plus rapidement • Vérification des enzymes cardiaques et test de la fonction rénale • Réfection et ablation du pansement III – Suites interventionnelles A – Les résultats Ils permettent d’orienter les suites de soins pour le patient et d’évaluer le degré de gravité des lésions coronariennes. 3 types de situation : • Traitement médicamenteux (mise en place ou réajustement) • Angioplastie • Chirurgie (pontages) B – Vers l’angioplastie • Définition = dilatation d’une ou plusieurs artères coronaires à l’aide de ballonnets suivi + / - de la pose de stents (ou petits ressorts) L’artère coronaire est ouverte pour permettre le flux sanguin • Technique = elle peut se dérouler dans la foulée de la coronarographie avec l’introduction de matériel un peu plus gros (cf calibre) • Cette technique connaît un essor important et présente une réussite relativement intéressante avec environ 96 % et un taux de survie non négligeable. C – Suivi du patient • ECG • Bilan biologique • Consultations avec un cardiologue • Mesures d’hygiène de vie à mettre en place ou poursuivre et à respecter à long terme Conclusion Techniques spécifiques, invasives, taux de réussite +++
  • 53. Soins infirmiers en cardiologie TARTERET Nicolas IDE Réanimation chirurgicale cardiovasculaire et thoracique 27/10/2014 U.E 2,8 S3 C4 Processus Obstructifs
  • 54. Sommaire • 1) Anatomie et physiologie cardiaque • 2)L’ECG • 3) Les Syndromes Coronariens Aigues (SCA) • 4) Cas chirurgicaux TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 2
  • 55. Anatomie du cœur • Le cœur : Oreillette droite Ventricule droit Oreillette gauche Ventricule gauche Septum interventriculaire Veine cave inférieure Veine cave supérieure Valve tricuspide Valve pulmonaire Artère pulmonaire Veines pulmonaires Valve mitrale Valve aortique Aorte TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 3
  • 56. Anatomie du cœur • Le réseau coronarien Racine aortique Tronc commun gauche Artère interventriculaire antérieure (IVA) Artère circonflexe (Cx)Tronc de la coronaire droite Coronaire droite (CD) TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 4
  • 57. Physiologie cardiaque • Sens de circulation Vers les poumons Vers les poumons TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 5
  • 58. Physiologie cardiaque • Définitions : - Artère : C’est un vaisseau qui quitte le cœur - Veine : C’est un vaisseau qui arrive au cœur TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 6
  • 59. Physiologie cardiaque • Définitions : - Diastole : relâchement musculaire Phase de remplissage des cavités cardiaques. - Systole : contraction musculaire Phase d’éjection des cavités cardiaques. TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 7
  • 60. Physiologie cardiaque • Définitions : - Ischémie : privé d’oxygène - Angor stable : douleur thoracique survenant à l’effort et réversible - Angor instable : douleur thoracique liée à une obstruction - Sténose : rétrécissement pathologique - Cardiomyopathie = myocardiopathie : groupe de maladie touchant au myocarde, et responsable d’un dysfonctionnement de ce muscle - Occlusion : rupture totale ou partielle d’un flux - Fibrinolyse = thrombolyse : dissolution médicamenteuse d’un caillot TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 8
  • 61. Physiologie cardiaque • Réseau droit : - Sang veineux chargé en dioxyde de carbone provenant de tous les organes de l’organisme - Circuit cardio-pulmonaire appelé petite circulation - Faible pression à l’intérieur des cavités - Siège du réseau « électrique » cardiaque avec le nœud sinusal situé dans l’OD, le nœud auriculo-ventriculaire entre les valves tricuspide et mitrale et le faisceau de His situé dans le septum interventriculaire - Pathologies associées : HTAP, flutter auriculaire, BAV, … TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 9
  • 62. Physiologie cardiaque • Réseau gauche : - Sang artériel provenant des veines pulmonaires chargé en oxygène afin d’être redistribué à l’ensemble des organes pour leur fonctionnement cellulaire : appelé grande circulation ou circulation systémique - Pressions élevées, permet la mesure de la PA - Pathologies associées : valvulopathies, OAP, coronaropathies, anévrysme, dissection aortique, … TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 10
  • 63. L’électrocardiogramme de surface • Principes : - Mesure de l’activité électrique du cœur - Enregistre l’activité de millions de potentiels d’actions des cellules cardiaques - Reflet des différentes étapes du cycle cardiaque - Réalisé à l’aide d’un électrocardiographe TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 11
  • 64. Anatomie électrique cardiaque Sinus coronaire Nœud sinusal Nœud auriculo- ventriculaire Faisceau de His Branche droite du faisceau de His Branches gauches du faisceau de His Fibres de Purkinje Valve mitrale Valve tricuspide TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 12
  • 65. Anatomie électrique cardiaque TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 13
  • 66. Le complexe électrique cardiaque * L’onde P : dépolarisation des oreillettes, l’influx nerveux active la contraction auriculaire * Le complexe QRS : ne peut être dissocier car très rapide < 1 ms, correspond à la dépolarisation des ventricules Au même moment, il y a une repolarisation des oreillettes * Le segment ST : début de la repolarisation ventriculaire Il est suivit de la ligne iso-électrique * L’onde T : repolarisation ventriculaire c’est-à-dire que les fibres musculaires ventriculaires se relâchent Ligne iso- électrique TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 14
  • 67. L’électrocardiogramme : 12 dérivations • Placement des électrodes : Dérivations précordiales : V1 : 4e espace intercostal droit au bord du sternum V2: symétrique à V1 par rapport au sternum V3 : Entre V2 et V4 V4 : 5e espace intercostal au niveau de la ligne médio- claviculaire V5 : entre V4 et V6 (sous la ligne axillaire antérieure) V6 : sous la ligne axillaire moyenne Dérivations standards ou bipolaires : Rouge : épaule droite Jaune: épaule gauche Noir : crête iliaque droite Vert : crête iliaque gauche Ligne médio-claviculaire gauche TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 15
  • 68. L’électrocardiogramme de surface Positionnement des électrodes précordiales TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 16
  • 69. Les dérivations Les dérivations unipolaires : Différence de potentiels entre le cœur et le membre - aVR - aVL - aVF Triangle de Einthoven aVR aVL aVF D1 D2 D3 Les dérivations bipolaires : Différence de potentiels entre les membres - D1 (entre aVR et aVL) - D2 (entre aVR et aVF) - D3 (entre aVL et aVF) TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 17
  • 70. L’électrocardiogramme de surface • Conditions de réalisation : - Patient allongé voire demi-assis et au repos - Torse nu - Les bras sont le long du corps et les jambes décroisées - Pendant l’enregistrement le patient ne doit pas bouger, ni parler, ni tousser TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 18
  • 71. L’électrocardiogramme de surface • Traçabilité : - Ecrire le Nom, Prénom, Date de naissance ou mettre une étiquette patient - Préciser le jour d’hospitalisation et l’heure - Le faire voir par un médecin et le faire signer - Le ranger dans le dossier médical dans la pochette ECG TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 19
  • 72. L’électrocardiogramme 18 dérivations • Cas particuliers : appelé aussi ECG à dérivations postérieures ou dérivations droites • Indications : - Patient ayant un ECG modifié faisant penser à un IDM - Patient se plaignant de douleurs thoraciques suspectes - Analyse plus précise du territoire postérieur et du ventricule droit afin de diagnostiquer une éventuelle expansion de l’IDM (met en évidence le miroir) - Hypertrophies ventriculaires droites - Insuffisance coronarienne TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 20
  • 73. L’électrocardiogramme 18 dérivations Ligne médio-claviculaire droite V4R V3R V1 V6 V8 V7 V9 V1 reste inchangée V2 devient V3R, situé entre V1 et V4R V3 devient V4R, situé sur la ligne médio- claviculaire droite V4 devient V7, situé entre V6 et V8 V5 devient V8, situé sous la pointe de la scapula V6 devient V9, situé entre V8 et la colonne vertébrale scapula Placement des électrodes : TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 21
  • 74. L’électrocardiogramme de surface • Correspondance entre les dérivations précordiales et les territoires myocardiques - V1 V2 V3 V4 : face antérieure du VG : IVA - V5 V6 D1 aVL : face latérale du VG : Circonflexe - D2 D3 aVF : face inférieure du VG : Coronaire droite - V7 V8 V9 : face latéro-inférieure du VG - V3R et V4R : ventricule droit TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 22
  • 75. Le complexe électrique lors d’un infarctus du myocarde • Critère primordial : - Décalage du segment ST associé à un effet miroir Sus-décalage du segment ST (SCA ST +) : Coronaire occluse avec phénomène d’ischémie myocardique associée Sous-décalage du segment ST (SCA ST-) : Coronaire sténosée : calibre de l’artère rétrécit TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 23
  • 76. ECG lors d’un SCA ST+ TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 24
  • 77. ECG lors d’un SCA ST+ Phase initiale de l’IDM Le sus-décalage englobe le QRS et le segment ST Cette particularité porte le nom d’onde de Pardee TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 25
  • 78. ECG lors d’un SCA ST+ Sus décalage des dérivations : D2 D3 aVF V5 et V6 Effet miroir entre V1 V2 et V3 TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 26
  • 79. SCA ST- Causes des SCA ST- : - Insuffisance coronarienne : angor stable - Bloc de branche - Hypertrophie ventriculaire - Epanchement péricardique - Lésion sous-endocardique - Imprégnation à l’amiodarone - Imprégnation aux digitaliques - Hypokaliémie - Hypercalcémie TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 27
  • 80. Infarctus du myocarde • Les signes cliniques : - Douleur thoracique rétro sternale irradiant dans la mâchoire et le bras gauche - Apparition brutale - Sensation de mort imminente - Réponse à la trinitrine ? TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 28
  • 81. Infarctus du myocarde • Les signes mineurs - Peau moite, sueurs froides - Nausées/vomissements, crampes intestinales - Palpitations - Syncope - Dyspnée TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 29
  • 82. Infarctus du myocarde Il faut aller vite ! • Plus le temps de prise en charge est long, plus la nécrose myocardique est importante • Le territoire lésé ne récupère jamais si la lésion est prise tardivement : il est remplacé par du tissu fibreux > Pas de propriété contractile et d’excitabilité > Diminue la fonction cardiaque TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 30
  • 83. Prise en charge infirmière • En phase aigue : - C’est une urgence vitale, prise en charge par le SAMU - Patient transféré en salle de coronarographie - Surveillance continue des paramètres hémodynamiques : pouls, pression artérielle et saturation en oxygène - Oxygène : 2L/min minimum - 2 voies veineuses périphériques de bon calibre TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 31
  • 84. Prise en charge infirmière - Bilan sanguin : dosage de la troponine, ionogramme sanguin, bilan de coagulation, groupage sanguin et RAI - Administration IV des traitements : Anti-agrégant plaquettaire : Aspégic® 250 mg Lovenox® en SC et un bolus IV Inhalation de trinitrine (action vasodilatatrice, attention à la PA !!!) Morphinique pour calmer la douleur TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 32
  • 85. Prise en charge infirmière - Surveillance clinique du patient : respiration, marbrures, sueurs, état de conscience, douleurs - Lui mettre une chemise ouverte - Renforcer les électrodes à ECG par du Sparadrap® (agitations et sueurs lors de l’état de choc) - Expliquer au patient la situation et le rassurer - Noter une personne à prévenir TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 33
  • 86. Prise en charge infirmière • Phase hospitalière : - Accueil du patient en salle de coronarographie - L’objectif principal : re-perméabiliser la ou les artères sténosées au plus vite afin de limiter la nécrose du territoire myocardique TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 34
  • 87. Prise en charge infirmière • 2 axes thérapeutiques : La fibrinolyse du caillot : efficace les 6 premières heures après le début des signes cliniques Possibilité d’une thrombo-aspiration du caillot L’angioplastie coronaire par stent nu ou stent actif TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 35
  • 88. En salle de coronarographie • Installer le patient sur la table avec une chemise ouverte • Lui retirer ses appareils dentaires • Lui mettre des électrodes pour l’électrocardioscope, la pince à SpO2 et un masque à O2 à 8L/min • Sécuriser le patient en le contentionnant à la table • Réaliser une détersion du poignet droit (voie d’abord radiale) et les plis de l’aine (voie d’abord fémorale) • Régler les alarmes des scopes en fonction des paramètres du patient TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 36
  • 89. En salle de coronarographie • Avant le début de la ponction par le cardiologue • Consultation d’anesthésie : - Antécédents médicaux et chirurgicaux - Allergie à des médicaments - Heure du dernier repas - Score de Cormack s’il faut intuber - Prescription d’une sédation : mélange d’un hypnotique (Hypnovel®, …), d’un analgésique (Sufentanil®, …) et d’un anesthésique par inhalation (Kalinox®, …) réalisé par un IADE TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 37
  • 90. Salle de coronarographie TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 38
  • 91. Installation du patient TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 39
  • 92. Installation du patient TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 40
  • 93. Installation du patient TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 41
  • 95. Coronarographie Tronc de la coronaire droite Coronaire droite TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 43
  • 96. Coronarographie Sténose serrée de la 1ère partie de la Cx Sténose intermédiaire de la 2e partie de l’IVA TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 44
  • 97. Coronarographie Tronc commun de la coronaire droite Sténose serrée de la 1ère partie de la coronaire droite TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 45
  • 99. Stent monté sur un ballon TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 47
  • 101. Système de fermeture par voie radiale TR Band® TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 49
  • 102. Complications Fluctuation de la PA > Baisse de la PA : remplissage vasculaire Si non efficace, introduction d’amines > Hausse de la PA : Introduction d’un PSE de Risordan® (vasodilatation et augmentation de la perfusion coronarienne) Troubles du rythme : de l’extrasystole ventriculaire jusqu’à la fibrillation ventriculaire et l’arrêt cardiaque Perforation ou dissection d’une artère Saignements au point de ponction Hémopéricarde Globe vésicale ou insuffisance rénale aiguë lié au produit de contraste TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 50
  • 103. En fin d’intervention • Passage en salle de réveil • Surveillance pendant 30 minutes toutes les 5 minutes du pouls, de la PA, de la SpO2, de la fréquence respiratoire, du réveil et de la douleur • Surveillance du point de ponction et du pansement compressif • Sevrer le masque à oxygène par des lunettes • Faire un ECG post-angioplastie • Remplir la feuille de liaison IDE TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 51
  • 104. Pansement compressif • Réalisation : - Compression manuelle aussi longtemps que nécessaire - Bandes d’élastoplast® croisées avec des compresses stériles au niveau du point de ponction sur un petit pansement sec • Surveillance : - Gonflement, douleur, apparition d’un hématome - Pouls périphérique, chaleur des extrémités - Propreté du pansement - Laissé en place minimum 4h TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 52
  • 105. Pansement compressif en radial - Mettre un petit pansement sec - Plier une compresse stérile en 4 -Appliquer deux bandes d’élastoplast® croisées les unes par rapport aux autres - Même système à appliquer après un prélèvement de gaz du sang artériel TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 53
  • 106. Prise en charge infirmière aux soins intensifs cardiologiques • Patient installé dans un lit, scopé (surveillance du pouls, de la PA, de la SpO2, de la fréquence respiratoire, de la diurèse et de la température) • Administration des traitements • Surveillance clinique du patient : point de ponction, pansement compressif à retirer à H+6 • Contrôler si sa douleur est atténuée : EVA • Contrôle des marqueurs biologiques cardiaques : cycle de troponine par 6h • Puis les autres jours : ionogramme, urée, créatinine, NFP, coagulation et bilan lipidique TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 54
  • 107. Prise en charge infirmière aux soins intensifs cardiologiques • Traitements : - β-bloquant (Sectral®, Cardensiel®, …) : action bradycardisante avec légère baisse de la PA, limite les effets de vasoconstriction et de bronchoconstriction - Inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) (Coversyl®, Triatec®, …) : action vasodilatatrice ainsi qu’une diminution de la PA sans influence sur la fréquence cardiaque. Les IEC permettent de développer les myocytes plutôt que les fibroblastes qui font du collagène et de la fibrine sans propriétés contractiles. - Anti-agrégant plaquettaire (Aspégic®, Kardégic®, …) : limite l’agrégation plaquettaire afin de diminuer le risque de re-sténose intra-stent TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 55
  • 108. Prise en charge infirmière en soins intensifs cardiologiques - Anti-thrombotique (Plavix®, Efient®, Brilique®, …) : limiter le risque de re-sténose intra-stent Attention aux antécédents des patients ! - Statine (Tahor®, Crestor®, …) : effet hypolipidémiant avec baisse du cholestérol total - Anticoagulant (Héparine, Calciparine®, Lovenox®, …) : prévention du risque thrombo-embolique à la phase aigue TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 56
  • 109. Prise en charge infirmière aux soins intensifs cardiologiques • Assurer les soins d’hygiènes du patient : éviter les efforts pour le patient • L’installer dans des positions confortables car ses mouvements seront limités (scope, oxygène, tubulures, …) • Réaliser les préventions d’escarres au niveau des points d’appuis • Etre à l’écoute du patient, le prendre au sérieux s’il se plaint de nouveau de douleurs à la poitrine TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 57
  • 110. Les suites pour le patient - Si aucunes complications ne se présentent mutation à partir de J1 en service de cardiologie - Contrôle par échographique trans-thoracique (ETT) de la fonction cardiaque globale - ECG - Surveillances biologiques TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 58
  • 111. Les suites pour le patient • L’éduquer sur ses nouveaux traitements ainsi que l’observance des médicaments • Lister avec lui ses facteurs de risques • Lui proposer un séjour en rééducation cardiaque : conseils diététiques, travaux sur les facteurs de risques cardiovasculaires, changements dans ses habitudes de vie, lui expliquer ses traitements et les effets à surveiller • Arrêt de travail d’un mois et selon les lésions cardiaques voire pour une reconversion professionnelle • Patient bénéficie d’une ALD à la suite d’un IDM • Avoir un suivi bi-annuel par un cardiologue TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 59
  • 112. Cas chirurgicaux • Lorsque les lésions sont placées sur les 3 troncs coronariens : atteinte tri-tronculaire • Lorsque le patient est très instable sur le plan hémodynamique : choc cardiogénique avec atteinte de la fonction ventriculaire gauche • Lorsqu’il fait de nombreux troubles du rythme difficilement contrôlable • Proposition d’assistance coronarienne temporaire TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 60
  • 113. Contre pulsion par ballonnet intra- aortique (CPBIA) • Principe : améliore la perfusion coronarienne ainsi que la FEVG et fait diminuer les apports en oxygène pour les cellules myocardiques • Indications (en post-IDM) : - Choc cardiogénique - Atteintes coronariennes sévères avant la chirurgie cardiaque - Altération de la fraction d’éjection ventriculaire gauche • Fonctionnement : - Ballonnet se déclenche soit par l’ECG, soit par la Pression Artérielle Sanglante (PAS) placé dans l’artère fémorale - Ballonnet gonflé par de l’hélium TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 61
  • 114. Contre pulsion par ballonnet intra- aortique (CPBIA) Systole Diastole Crosse aortique Artère rénale Ballon dégonflé Ballon gonflé Artère sous- clavière gauche Artère fémoral TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 62
  • 115. Surveillance infirmière • Hémodynamique : surveillance de la PA, du pouls, de la SpO2 • Hémorragique : aspect du pansement, voie d’abord artérielle fémorale, PSE d’héparine • Infectieux : surveillance de la température, portes d’entrées nombreuses avec les différents cathéters, asepsie rigoureuse !!! • Surveillance des traitements administrés et des résultats biologiques (TCA : ratio entre 2 et 3, troponine, NFP, ionogramme, urée, créatinine) • Pouls périphérique : vérifier qu’il y ait toujours un pouls pédieux du côté de la CPBIA • Diurèse : relever des diurèses horaires • Patient allongé strict, aucun lever possible, au besoin contentionner le patient • Surveillance des points d’appuis, réalisation des soins de nursing TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 63
  • 116. Chirurgie cardiaque : Pontage aorto-coronarien (PAC) Cx IVA Artère coronaire droite Artère mammaire gauche Artère mammaire droite Artère sous-clavière gauche TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 64
  • 117. Chirurgie cardiaque : Pontage aorto-coronarien (PAC) Pontage veineux Pontage veineux : - Durée de vie inférieure au pontage artériel - Toujours disposé en greffon libre - Prélevé au niveau des saphènes TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 65
  • 118. Bibliographie • Dale DUBIN, Lecture accélérée de l’ECG, 370 p. • Elaine MARIEB et René LACHAINE, Biologie humaine : Prince d’anatomie et de physiologie, 631 p. • Dr MARTEL-BOURCIER, A. Sémiologie de l’ECG, Clinique de Fontaine, 16 mai 2013 • Dr BRUNET, D. Interprétation de l’ECG, Clinique de Fontaine, 25 juin 2013 TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 66
  • 119. Sitographie • www.cardio-paramed.com • www.e-cardiogram.com • www.ednes.com • www.chirvasculaire-dijon.fr TARTERET Nicolas IDE27/10/2014 67
  • 120. 201 avenue d’Alsace B.P. 20129 68003 COLMAR Cedex Fiche de liaison Services / Radiologie cardio vasculaire Réf : DPA/FOR/DSO/089 Version : 3.1 Etat : Applicable Mise en application : 18/07/2013 DSQ : Radiologie cardio-vasculaire, services de soins A4 R/V Service : Date : Intervention prévue : Nom + Paraphes PREPARATION DU DOSSIER : Labo RAI Date : ______________ Groupe ECG RX …………………………………… Demande d’examens Etiquettes …………………………..………………………………………………… PREPARATION CUTANEE : Douche la veille Savon antiseptique utilisé :…………………………………………………………………… Douche/toilette à J0 Savon antiseptique utilisé :………………………………………………………………. Propreté vérifiée (ombilic, ongles, espaces interdigitaux…..) ………………………………………………… Dépilation à minima …………………………Information donnée ……………….………………………….. SECURITE : Préparation anti-allergique ……………………………………………………………………………………….. Patient à jeun …………………………………………..………………………………………………………….. Patient prémédiqué La Veille : Oui Non Le matin : Oui Non A uriné avant l’examen : Oui Non Pénilex Sonde urinaire ……………….……………….. Ablations : Bijoux Vernis à ongles Prothèses dentaires Inf Sup …………………………… Lentilles de Contact Sous-vêtements Lunettes Maquillage ………………….. Feuille d’informations donnée et consentement signé Oui Non ……………………………………….. COMPORTEMENT : Calme Anxieux Euphorique Désorienté …………………………… INFORMATIONS UTILES : Patient Diabétique Non Francophone ……………………………………………………………………… Malentendant : Appareillé Non appareillé ………………………………………………………………... Patient porteur d’une prothèse : Genou Hanche Pace Colonisation/Infection à BMR Si oui coller le logo correspondant AUTRE : ………………………………………………………………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………………………. Etiquette patient