REPÈRES JURIDIQUES
Apports du projet de loi de santé pour
le traitement des données de santé à
caractère personnel
20 mai ...
I. Le cadre juridique de l’échange et du partage de données de santé entre
professionnels (art 25)
II. L’identification de...
I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de
données de santé entre professionnels
Le régime actuel de l’échange e...
I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de
données de santé entre professionnels
Apports du projet de loi de san...
I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de
données de santé entre professionnels
3) Définition de l’équipe de so...
I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de
données de santé entre professionnels
20 mai 2015 6
4) Les textes d’a...
II - Le NIR comme identifiant de santé
Pourquoi ?
L’objectif de la réforme est de permettre l’utilisation d’un identifiant...
II - Le NIR comme identifiant de santé – Article
L1111-8-1 du CSP modifié
Le numéro d’inscription au répertoire national d...
III - L’hébergement des données de santé
Le principe de l’agrément des hébergeurs de données de santé à caractère
personne...
III - L’hébergement des données de santé
La procédure d’agrément est fixée par le décret du 4 janvier 2006 pris après
avis...
III - L’hébergement des données de santé
Apports de la loi de santé
1. Elargir le champ d’application de l’article L.1111-...
III - L’hébergement des données de santé
4. Une réforme par voie d’ordonnance : article 51 du PLS (Titre V, mesures de sim...
IV - La consécration d’une assise législative
unique pour les référentiels de sécurité et
d’interopérabilité
En l’état act...
VII- Un cadre juridique pour la destruction des
dossiers médicaux numérisés
Les établissements et professionnels de santé ...
REPÈRES JURIDIQUES
Merci de votre attention
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

2015-05-20 Atelier N°8 SSA 2015 "Eclairages sur la loi de modernisation de notre système de santé"

1 488 vues

Publié le

Atelier N°8 "Éclairages sur la loi de modernisation de notre système de santé" avec Kahina Haddad (ASIP Santé) & Lorraine Maisnier-Boché (ASIP Santé)

Publié dans : Santé
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

2015-05-20 Atelier N°8 SSA 2015 "Eclairages sur la loi de modernisation de notre système de santé"

  1. 1. REPÈRES JURIDIQUES Apports du projet de loi de santé pour le traitement des données de santé à caractère personnel 20 mai 2015
  2. 2. I. Le cadre juridique de l’échange et du partage de données de santé entre professionnels (art 25) II. L’identification des patients: l’INS = NIR (art 47) III. La simplification du cadre juridique de l’hébergement des données de santé: de l’agrément à la certification (art 51) IV. La clarification de la base juridique des référentiels opposables: sécurité et interopérabilité (art 25) V. Un cadre juridique pour la destruction des dossiers médicaux numérisés (art 51) 20 mai 2015 2
  3. 3. I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de données de santé entre professionnels Le régime actuel de l’échange et du partage de données de santé : Art. L 1110-4 du CSP « Toute personne prise en charge par un professionnel, un établissement, un réseau de santé ou tout autre organisme participant à la prévention et aux soins a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant. » Trois régimes d’échange et de partage des données personnelles de santé: 20 mai 2015 3 Partage de données de santé entre professionnels de santé exerçant au sein d’un même établissement de santé L’équipe de soins – Information – droit d’opposition Partage de données de santé entre professionnels de santé exerçant au sein d’un même établissement de santé L’équipe de soins – Information – droit d’opposition Echange de données de santé entre professionnels de santé en dehors d’un établissement de santé Continuité des soins - Information – droit d’opposition Echange de données de santé entre professionnels de santé en dehors d’un établissement de santé Continuité des soins - Information – droit d’opposition Partage de données de santé entre professionnels de santé au sein d’une maison ou d’un centre de santé PS adhérent au projet de santé – consentement exprès Partage de données de santé entre professionnels de santé au sein d’une maison ou d’un centre de santé PS adhérent au projet de santé – consentement exprès
  4. 4. I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de données de santé entre professionnels Apports du projet de loi de santé – modification de l’article L1110-4 1)Réaffirmation du principe du secret 2)Mise à plat du régime d’échange et de partage des données personnelles de santé en l’articulant autour de la notion d’équipe de soins: 20 mai 2015 4 Partage de données de santé entre professionnels exerçant au sein de la même équipe de soins Continuité des soins/ coordination / suivi médico-social – Information – droit d’opposition Partage de données de santé entre professionnels exerçant au sein de la même équipe de soins Continuité des soins/ coordination / suivi médico-social – Information – droit d’opposition Echange de données de santé entre professionnels identifiés participant à la coordination, continuité des soins / suivi médico-social – Information – droit d’opposition Echange de données de santé entre professionnels identifiés participant à la coordination, continuité des soins / suivi médico-social – Information – droit d’opposition Partage de données de santé entre professionnels ne faisant pas partie de la même équipe de soins Continuité des soins/ coordination / suivi médico-social – – consentement exprès (par tout moyen) – droit d’opposition Partage de données de santé entre professionnels ne faisant pas partie de la même équipe de soins Continuité des soins/ coordination / suivi médico-social – – consentement exprès (par tout moyen) – droit d’opposition
  5. 5. I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de données de santé entre professionnels 3) Définition de l’équipe de soins – nouvel article L1110-12 CSP Ensemble de professionnels qui participent directement au profit d’un même patient à la réalisation d’un acte diagnostique, thérapeutique, de compensation du handicap ou de prévention de perte d’autonomie, ou aux actions nécessaires à leur coordination, et qui : 1° Soit exercent dans le même établissement de santé, ou dans le même établissement ou service social ou médico-social mentionné au I de l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, ou dans le cadre d’une structure de coopération, d’exercice partagé ou de coordination sanitaire ou médico-sociale figurant sur une liste fixée par décret ; 2° Soit se sont vu reconnaître la qualité de membre de l’équipe de soins par le patient qui s’adresse à eux pour la réalisation des consultations et des actes prescrits par un médecin auquel le patient a confié sa prise en charge; 3° Soit exercent dans un ensemble, comprenant au moins un professionnel de santé, présentant une organisation formalisée et des pratiques conformes à un cahier des charges fixé par un arrêté du ministre chargé de la santé. » ; 20 mai 2015 5
  6. 6. I - Le cadre juridique de l’échange et du partage de données de santé entre professionnels 20 mai 2015 6 4) Les textes d’application attendus • Définition des conditions de l’expression du consentement du patient (y compris dématérialisé) pour le partage d’informations entre des professionnels de santé ne faisant pas partie de la même équipe de soins.  Décret pris après avis de la CNIL • Conditions d’échange et partage d’information entre professionnels de santé et non professionnels de santé du champ social et médico-social.  Décret en CE pris après avis de la CNIL • Cahier des charges d’organisation d’une équipe de soins dans le cadre d’un parcours de soins  Arrêté du ministre chargé de la santé
  7. 7. II - Le NIR comme identifiant de santé Pourquoi ? L’objectif de la réforme est de permettre l’utilisation d’un identifiant unique par les professionnels et structures de prise en charge des patients pour indexer les dossiers des patients qu’ils prennent en charge. L’adoption d’un dispositif unique et commun d’identification des patients est une condition nécessaire de l’interopérabilité des systèmes d’information des acteurs de santé et donc de leur capacité à échanger et partager facilement et de façon sécurisée des données de santé. 20 mai 2015 7
  8. 8. II - Le NIR comme identifiant de santé – Article L1111-8-1 du CSP modifié Le numéro d’inscription au répertoire national d’identification des personnes physiques est utilisé comme identifiant de santé des personnes pour leur prise en charge à des fins sanitaires et médico-sociales dans les conditions prévues à l’article L. 1110-4. Les données de santé rattachées à l’identifiant de santé sont collectées, transmises et conservées dans le respect du secret professionnel et des référentiels de sécurité et d’interopérabilité mentionnés à l’article L. 1110-4-1. Précisions apportées par amendement adopté par l’AN: Les dispositions de la loi Informatique et Libertés prescrivant une procédure particulière d’autorisation à raison de l’utilisation du NIR dans un traitement de données personnelles ne sont pas applicables aux traitements qui utilisent ce numéro exclusivement dans les conditions prévues à l’article L.1111-8-1. Le traitement de l’identifiant de santé peut être autorisé à des fins de recherche dans le domaine de la santé, dans les conditions prévues au chapitre IX de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 précitée. Un décret en Conseil d’État pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés fixe les modalités qui autorisent l’utilisation de cet identifiant et qui en empêchent l’utilisation à des fins autres que sanitaires et médico-sociales. 20 mai 2015 8
  9. 9. III - L’hébergement des données de santé Le principe de l’agrément des hébergeurs de données de santé à caractère personnel est prévu par la loi (article L1111-8 du code de la santé publique) Les professionnels de santé, les établissements de santé ou la personne concernée peuvent déposer de telles données chez un hébergeur agréé. Les données concernées sont celles recueillies ou produites à l’occasion des activités de prévention, de diagnostic ou de soins. L’hébergement exige le consentement exprès de la personne concernée et les traitements nécessaires à l’hébergement sont réalisés dans le respect des dispositions de la loi Informatique et Libertés. Les hébergeurs et les personnes placées sous leur autorité qui ont accès aux données déposées sont astreintes au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues à l’article 226- 13 du code pénal. 20 mai 2015 9
  10. 10. III - L’hébergement des données de santé La procédure d’agrément est fixée par le décret du 4 janvier 2006 pris après avis de la CNIL et des ordres professionnels La procédure d’agrément s’applique à toute base de données recueillies ou produites à l’occasion des activités de prévention, de diagnostic ou de soins: le champ de la recherche et le secteur assurantiel sont donc concernés. La prestation d’hébergement est présentée dans le dossier de demande d’agrément : sont ainsi évalués la capacité financière du candidat, la finalité du service d’hébergement de données de santé proposé, le niveau de sécurité mi sen œuvre et les conditions du respect des principes de la protection des données personnelles. L’agrément est délivré pour trois ans par le ministre chargé de la santé après avis de la CNIL et du comité d’agrément des hébergeurs (CAH). Le texte exige la présence chez l’hébergeur d’un médecin, garant du secret professionnel. Les contrôles: audits de la CNIL ( Loi Informatique et Libertés) et de l’IGAS (art. L1111-8 CSP) 20 mai 2015 10
  11. 11. III - L’hébergement des données de santé Apports de la loi de santé 1. Elargir le champ d’application de l’article L.1111-8 du code de la santé publique L’alinéa 1 de l’article L 1111-8 dispose que peuvent déposer des données de santé à caractère personnel auprès de prestataires agréés « les professionnels de santé ou les établissements de santé ou la personne concernée ». Novelle rédaction: « Toute personne qui héberge des données de santé à caractère personnel, recueillies à l’occasion d’activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi social et médico-social, pour le compte de personnes physiques ou morales à l’origine de la production ou du recueil desdites données ou pour le compte du patient lui-même doit être agréée à cet effet. Cet hébergement, quel qu’en soit le support, papier ou électronique, est réalisé après que la personne prise en charge en a été dûment informée et sauf opposition pour un motif légitime. » ; 2. Supprimer l’obligation de recueil du consentement 3. Des amendements à l’article 25-I 4° ont été proposés 20 mai 2015 11
  12. 12. III - L’hébergement des données de santé 4. Une réforme par voie d’ordonnance : article 51 du PLS (Titre V, mesures de simplification) Harmonisation avec la procédure du code du patrimoine relatives aux archives publiques (art. L.212-4) Médecin de l’hébergeur – reconnaissance du droit d’accès aux données personnelles Remplacer l’agrément par une évaluation de conformité technique par un organisme certificateur accrédité par le COFRAC (ou équivalent) 1. Amendement adopté par l’AN : Cette certification de conformité porte notamment sur le contrôle des procédures, de l’organisation et des moyens matériels et humains ainsi que sur les modalités de qualification des applications hébergées ; 20 mai 2015 12
  13. 13. IV - La consécration d’une assise législative unique pour les référentiels de sécurité et d’interopérabilité En l’état actuel des textes, les responsables des systèmes d’information de santé sont tenus de respecter deux grandes catégories de référentiels, dont les champs d’application (catégories de personnes visées et activités couvertes) se recoupent sans pour autant se superposer. Les référentiels visés aux articles R1110-1 et R1110-2 dans leur rédaction issue du décret n°2007-960 du 15 mai 2007 (dit décret confidentialité) pris en application de l’article L1110-4 dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 dite « HPST » et ceux cités à l’article L1111-8 alinéa 4 introduit par la loi du 21 juillet 2009 précitée. Le nouvel article L1110-4-1 consacre une assise législative unique aux référentiels de sécurité et d’interopérabilité. Il supprime en outre la référence à la CPS (carte de professionnel de santé). Il prévoit que les référentiels visant à garantir la qualité et la sécurité des données sont élaborés et maintenus par l’ASIP Santé. Ils sont approuvés par voie d’arrêtés pris le ministre chargé de la santé après avis de la CNIL et publiés au JORF. 20 mai 2015 13
  14. 14. VII- Un cadre juridique pour la destruction des dossiers médicaux numérisés Les établissements et professionnels de santé conservent actuellement les documents sur support papier jusqu’à l’expiration des délais réglementaires de conservation (notamment celui des dossiers patients prévu à l’art. R1112-7 du Code de la Santé publique), afin de ne pas encourir de risques juridiques du fait de l’absence d’exigences techniques garantissant la valeur probante des données produites par le secteur de la santé. L’article 51 habilite le gouvernement à agir par voie d’ordonnance afin de fixer un cadre juridique et technique pour la destruction des dossiers sur support papier après numérisation. Nécessité de prévoir concomitamment les règles consacrant la valeur probante des dossiers dès lors que l’original conservé sur support autre que numérique pourra désormais être détruit. - Amendement adopté par l’AN: donner une valeur probante aux documents comportant des données de santé nativement numériques 20 mai 2015 14
  15. 15. REPÈRES JURIDIQUES Merci de votre attention

×