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Cours master methodologie de recherche 2018

méthodologie de recherche en sciences de gestion

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METHODOLOGIE DE
RECHERCHE
Pr: Khalid FIKRI
FSJES Oujda
Master GFF/ Semestre 3
AU: 2018/2019
Plan des enseignements
I- Introduction épistémologique
II-Types de recherches et finalité scientifique
III- Le processus de recherche
IV-Guide pour la rédaction et la présentation
des mémoires de recherche
V- Evaluation d’un travail de recherche
Contractez et commentez!
L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion
sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des
questions que nous ne savons pas formuler clairement.
Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et
quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne
se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du
problème qui donne la marque du véritable esprit
scientifique.
Pour un esprit scientifique, toute connaissance est
une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il
ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de
soi. Rien n'est donné. Tout est construit. » Bachelard
LA RECHERCHE
La recherche: poser une question, un problème et y répondre
La méthodologie d’un travail de recherche se base sur quatre thèmes
interdépendants :
1. Comment se formule une question de recherche ?
2. Quelle méthodologie répond au questionnement ?
3. Comment se négocie son terrain ?
4. Comment appliquer la stratégie retenue pour la recherche
I- Introduction épistémologique
1- Questions épistémologiques
a- Qu’est ce que la science ?
b- Sciences sociales et sciences exactes
c- La recherche en sciences de gestion
2- Epistémologie générale : les théories de validation
Epistémologie: Définition
a- la démarche inductive
b- la démarche déductive
c- Le falsificasionnisme de Karl Popper
d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS
e- Les paradigmes de Thomas KHUN
f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND
3- Démarche scientifique
a- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif
b- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif
c- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal
d- Le système Hegelien (Hegel): Synthético-conflictuel.
1- Questions épistémologiques
a- Qu’est ce que la science ?
b- Sciences exactes et sciences sociales
c- Epistémologie et recherche en sciences
de gestion
a- Qu’est ce que la science ?
• La science est définit comme une
représentation causale et objective de la
réalité. La science est la connaissance qui
fait l’accord général des esprits.
• A ce titre, elle doit respecter les conditions
de généralisation, de reproductibilité.
a- Qu’est ce que la science ?
• causale : la cause d’un phénomène sera
l’ensemble des antécédents dont
l’intervention nous permet de comprendre
ce phénomène (le phénomène est expliquée)
• Objective : qui appartient à l’objet ; Un
objet constitue une réalité en soi, existant
dans le monde de l’expérience et qui
s’impose à tous.
La causalité
• La causalité d’un phénomène doit être un
fait sensible :
• La causalité d’un phénomène doit être un
autre fait sensible :
la démarche scientifique refuse qu’un phénomène ait sa cause en lui-même
La causalité
Exemples de la relation cause-effet:
- Acupunture- mal de tête
- Frustration-agressivité
La causalité
Frustration-agressivité
(causalité scientifique: logique et cohérente)
≠
(méchanceté –agressivité)
(causalité substantielle)
Problème de causalité
La cohérence et la logique ne sont pas fermée :
Est ce que toute agressivité provient d’une frustration
affective ?
• La recherche de la frustration affective n’est jamais
assurée : ce qui est frustration pour l’un ne l’est pas pour
l’autre
• Certaines agressivités ne proviennent pas d’une
frustration affective, mais d’un manque de sommeil par
ex
La causalité
• La causalité est scientifique, lorsqu’elle est
capable de relier un phénomène réel à un
autre phénomène réel de façon logique et
cohérente (relation expliquée):
Pour qu’on puisse considérer que A est bien la
cause de B, il faut qu’on puisse comprendre le
cheminement qui va de A et B
(la relation entre les deux doit être expliquée).
La causalité scientifique
la causalité scientifique apparaît comme le fait de relier un phénomène
réel à un autre phénomène réel par un cheminement ou un
raisonnement logique et cohérent : c'est-à-dire qui ne comporte pas de
contradiction.
Pour que ce cheminement soit logique, il faut qu’il soit formalisé
(méthdologie). Cela peut les formes suivantes:
• Prémisses-------------------- Démarche--------------------- Conclusion
• Cause ------------------------- Cheminement ---------------- Effet
• Hypothèses------------------- Démonstration ----------------- Conclusion
L’objectivité
- Objectivité : qui appartient à l’objet
L’objectivité constitue une réalité en soi et s’impose à tous. Cette
réalité possède ses propres lois ; l’homme ne fait que les découvrir
- Objectivité : qui fait l’accord général des esprits
Lorsque tous les sujets s’accordent sur un secteur donné de
connaissance alors celle-ci est scientifique
problème
• Ce sont les hommes qui affirment que telle propriété est
objective et qu’elle appartient à l’objet : qu’est qui leur permet de dire
cela ? Quel est le critère de cette affirmation :
l’évidence qui s’impose à tous les esprits.
• Alors que l’évidence n’est pas stable :
- ex : les gens disaient que la terre est plate objectivement, ou que le
soleil est au centre de la terre
- contre exemple pour les enfants quant ils apprennent que la terre est
ronde : ils demandent immédiatement comment les gens situés aux
antipodes ne tombent pas.
• L’objectivité n’est pas absolu éternel mais contingente,
actuelle, relative à la théorie d’aujourd’hui
La production d’un fait objectif
(scientifique)
• Le réel existe en dehors de la pensée
• La pensée ne peut appréhender le réel
qu’au moyen de structures logico-
mathématique: juger le phénomène tel qui l’est sans
subjectivité.
Synthèse
• Le savoir scientifique est un savoir qui a
fait ses preuves. Les théories scientifiques
sont tirées de façon rigoureuse des faits
livrés par l’observation et l’expérience.
• Il n’y a pas de place dans la science pour
les opinions personnelles, goûts et
spéculations de l’imagination.
• La science est objective, on peut se fier à
la connaissance scientifique car c’est une
connaissance objectivement prouvée
1- Questions épistémologiques
a- Qu’est ce que la science ?
b- Sciences exactes et sciences sociales
c- Epistémologie et recherche en sciences
de gestion
b- Sciences exactes et
Sciences sociales
Il n’existe pas une science mais des sciences
b- Sciences sociales et
sciences exactes
D’un côté, on a des sciences -travaillant sur des objets-
qui élaborent des lois précises et ne souffrent semble- t-il
aucune exception. La connaissance produite est dite
prouvée.
De l’autre côté, des sciences -travaillant sur des sujets-
qui semblent ne proposer que des lois approximatives,
susceptibles d’être invalidés dans telle ou telle
circonstance. Ainsi, la connaissance produite n’est pas
prouvée, mais probablement vraie.
 Le premier critère de différenciation de ces deux groupes soit
« l’exactitude ».
Mais pourquoi les sciences sociales ne sont
elles pas généralement exactes ?
• Les sciences sociales sont des sciences jeunes OST
• Dans les sciences sociales, le sujet est en même
temps objet
• L’existence d’obstacles: psychologique, social, pratique.
• Le problème de valeurs (pas de devoirs pour les enfants ≠ encourager la paresse, Loi
35)
Se pose donc le problème de méthode (laboratoire vs terrain social)
Remarques
• Les représentations du réel social
appartiennent au réel social:
- Prophéties auto-réalisatrices
- Prophéties contra-réalisatrices
1- Questions épistémologiques
a- Qu’est ce que la science ?
b- Sciences exactes et sciences sociales
c- Epistémologie et recherche en sciences
de gestion
c- La recherche en sciences de
gestion
Les sciences de gestion
La science de gestion se définit par
son projet : c’est la représentation
intelligible des interventions des
acteurs au sein des organisations….
C’est une discipline en quête d’invention
d’actions possibles dans les organisations
La recherche en sciences de
gestion
• A la différence des autres sciences
sociales, qui sont positives les sciences
de gestion sont fondamentalement
normatives.
• L’importance et l’urgence des problèmes que
rencontrent les entreprises invitent les
gestionnaires à produire concepts, méthodes et
outils censés permettre la résolution de ceux là
Epistémologie et recherche en
sciences de gestion
• Se pose le problème de la généralisation des résultats et
par conséquence le problème d’universalité en sciences
de gestion. Cela étant, les chercheurs en gestion sont
invités à entreprendre des réflexions poussées par
rapport à des questions telles que :
• Qu'est-ce qu’une connaissance objective ?
• Quelle méthodologie?
• Quel terrain?
• Comment la connaissance prend-elle forme ?
• Quelles sont les limites de la connaissance produite ?
I- Introduction épistémologique
1- Questions épistémologiques
a- Qu’est ce que la science ?
b- Sciences sociales et sciences exactes
c- La recherche en sciences de gestion
2- Epistémologie générale : les théories de validation
Epistémologie: Définition
a- la démarche inductive
b- la démarche déductive
c- Le falsificasionnisme de Karl Popper
d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS
e- Les paradigmes de Thomas KHUN
f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND
3- Démarche scientifique
a- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif
b- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif
c- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal
d- Le système Hegelien (Hegel): Synthético-conflictuel.
2- Epistémologie générale : les
théories de validation
a- La démarche inductive – L’induction
b- La démarche déductive (la déduction- le raisonnement
logique)
c- Le falsificasionnisme (réfutabilité)- Karl POPPER
d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS : le
réfutationisme sophistiqué
e- Les paradigmes de Thomas KHUN : ou la structure des
révolutions scientifiques
f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul
FEYERABEND
Épistémologie: définition
• L’épistémologie est la science des sciences. C’est une philosophie
de la pratique scientifique qui se pose des questions sur les
conditions de la production et la validité des sciences. Elle cherche
à légitimer des connaissances produites sur un phénomène : pour le
chercheur c’est poser la question : qu’est ce qui m’autorise à écrire
ou dire cette affirmation.
• L’épistémologie désigne l’étude critique des sciences. C'est la
réflexion sur ce qu'est le savoir, sur les moyens d'y accéder (leurs
motivations, leurs validité, etc.)
Épistémologie: définition
L’épistémologie est l’étude critique de la
science
• Epistémologie et recherche en sciences exactes
• Epistémologie et recherche en sciences sociales
• Epistémologie et recherche en sciences de gestion
2- Epistémologie générale : les
théories de validation
a- La démarche inductive – L’induction
b- La démarche déductive (la déduction- le raisonnement
logique)
c- Le falsificasionnisme (réfutabilité)- Karl POPPER
d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS : le
réfutationisme sophistiqué
e- Les paradigmes de Thomas KHUN : ou la structure des
révolutions scientifiques
f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul
FEYERABEND
a- La démarche inductive – L’induction
LOIS ET
THEORIES
Induction Déduction
Faits établis Prédictions et
par l’observation explications
La progression continue de la science, A.F. CHALMERS, 1987, p 28
a- La démarche inductive –
L’induction
• Pour l’induction, la science commence par
l’observation en utilisant les sens.
Le chercheur doit rendre compte fidèlement de ce qu’il voit,
entend, etc, en accord avec la situation qu’il observe et qui
doit être dénué de tout préjugés
• Les énoncés sur les faits ou les sujets
d’observation doivent être justifiés ou établis
comme vrais de façon directe
a- La démarche inductive –
L’induction
• Postulat de base : L'induction consiste à passer de cas
singuliers à une proposition générale (généralisation)
Problème?
• par quels procédés passe-t-on des énoncés singuliers
résultants de l’observation aux énoncés universels et
généralisables = le savoir scientifique
a- La démarche inductive –
L’induction
Pour produire une loi universelle, 3 conditions
doivent être respectées:
1. Le nombre d’énoncés d’observation doit être élevé
2. Les observations doivent être répétées dans une grande
variété de situations
3. Aucun énoncé d’observation accepté ne doit être
contradictoire avec la loi universelle
Exemple1
Exemple 1 : Loi (théorie) universelle : Les métaux se dilatent lorsqu’ils sont chauffés
Condition de validation1 : multiplier le nombre d’observation
EX : Chauffer une barre de métal unique à de nombreuses reprises
Condition de validation2 : les observations doivent couvrir des conditions différentes
Ex : Chauffer des métaux différents : - barres de fer longues, courtes
barres d’argent
barres de cuivre
- à hautes et basses pressions, à hautes et basses températures
Si dans tous les cas, tous les métaux se dilatent, on peut alors généraliser.

 Condition de validation 3 : il suffit qu’une seule observation contredit la loi, alors la généralisation n’est
pas possible ;
Ex : un métal ne se dilate pas quand on le chauffe….la théorie n’est pas valide La condition 3 est alors essentielle
Exemple 2
Exemple 2- Conjecture : Les entreprises qui pratiquant une gestion participative obtiennent de meilleurs résultats
que les entreprises qui pratiquent gestion directive
Condition de validation1 : multiplier le nombre d’observation
EX : vérifier l’efficacité de la gestion participative à de nombreuses reprises dans une seule entreprise
Condition de validation2 : les observations doivent couvrir des conditions différentes
Ex : vérifier l’efficacité du style dans : - grandes et petites entreprises
- Entreprises industrielles, entreprises du secteur tertiaire
- entreprises locales, nationales, étrangères
Si dans tous les cas, ce style s’avère efficace, on peut alors généraliser.
Condition de validation 3 : il suffit qu’une seule observation contredit la loi, alors la généralisation n’est pas
possible ;
b- La démarche déductive
(la déduction)
• Le point de départ de la déduction est la
théorie
• Contrairement à l’induction, la déduction
part d’une loi générale pour expliquer ou
prédire une situation singulière
• Une fois en possession de lois et théories
universelles, un chercheur pourra tirer
diverses conséquences qui seront
l’explication et les prédictions.
Exemple
• en partant du fait que toutes les facultés
d’économie intègrent le cours de
comptabilité en première année, on
conclu, ou on déduit que la fac d’économie
d’Oujda intègre le cours de compta en
1ère année.
• Ce raisonnement est appelé déductif ; la
déduction diffère de l’induction.
Exemple 2 de raisonnement
déductif
1- Tous les livres traitant de fiscalité sont ennuyeux
2- Ce livre traite de fiscalité
3- Ce livre est ennuyeux
- Dans ce raisonnement, 1 et 2 sont les prémisses et 3 la conclusion
- On considère comme une évidence que puisque 1 et 2 sont vrais, 3 doit être vrais
- Si 1 et 2 sont vrais et 3 faux, il ya alors contradiction
Une déduction logiquement valide se caractérise par le fait que, si
les prémisses sont vraies, alors la conclusion doit nécessairement
être vraie
Le problème de déduction
Une légère modification nous donnera un exemple d’une déduction qui n’est pas
valide. Reprenons l’exemple d’avant ;
1- De nombreux livres traitant de fiscalité sont ennuyeux
2- Ce livre traite de fiscalité
3- Ce livre est ennuyeux
Dans cet exemple 3 ne découle pas nécessairement de 1 et 2. Il est possible que 1 et
2 soient vraies, mais 3 est faux. Car 3 peut faire partie des livres de fiscalité qui ne
sont pas ennuyeux.
Le problème de déduction)
La logique ne permet pas de savoir si oui ou non les prémisses sont
vraies. Un raisonnement peut être une déduction logique parfaite même
s’il comprend une prémisse qui est fausse.
1- Tous les constructeurs automobiles fabriquent des voitures à 5
roues
2- Fiat est un constructeur automobile
3- Fiat fabrique des voitures à 5 roues
- Ceci est une déduction parfaite est valide. Car si 1 et 2 sont vrais, 3 doit être vrai.
Or, dans cet exemple 1 et 3 sont fausses.
- c’est pourquoi, pour les inductivistes, la vérité ne vient pas de la logique mais de
l’observation et l’expérience
synthèse
Un scientifique recourant à la méthode scientifique selon la
démarche inductive et déductive utilisera le
cheminement logique suivant :
- D’abord, tous les faits seraient observés et enregistrés
sans sélection
- Ensuite, les faites observés et enregistrés seraient
analysés, comparés et classés sans hypothèses
- Puis, l’analyse des faits induit des énoncés généraux
Enfin, les recherches ultérieures seraient déductives tout
autant qu’inductives
c- Le falsificasionnisme de Karl Popper
(la réfutabilité)
Le falsificasionnisme part du postulat selon
lequel le point de départ de la science
C’est la théorie.
A ce titre, le falsificasionnisme admet les
limites de l’induction et la supériorité de la
théorie sur l’observation.
Les critères de scientificité
selon les falsificationnistes
• Pour acquérir le statut de loi ou de théorie scientifique
généralisable, toute théorie ou hypothèse doit satisfaire une
condition fondamentale : être falsifiable
• Une hypothèse est falsifiable si la logique autorise l’existence
d’un énoncé d’observation qui lui est contradictoire: c'est-à-
dire, qui la falsifierait s’il se révélait vraie.
• Une très bonne théorie est celle qui résiste aux falsifications
(via l’observation et l’expérience) chaque fois qu’elle est
soumise à un test. Il faut éliminer les théories incapables de
résister aux tests et les remplacer par d’autres théories
• Une fois qu’une théorie nouvelle a réussi à classer sa rivale,
elle devient à son tour la cible de nouveaux tests
Les critères de scientificité
selon les falsificationnistes
• La science progresse par essais- erreurs /
conjectures- réfutation. On ne s’autorisera
jamais à dire d’une théorie qu’elle est vraie
mais on tendra d’affirmer qu’elle est la
meilleure disponible et qu’elle dépasse
toutes celles qui l’on procédée.
Exemples d’énoncés simples qui sont
falsifiables au sens désiré :
1. Tous les corps se dilatent lorsqu’ils sont chauffés
2. La Baisse du chômage provoque une hausse de l’inflation
3. Le style autoritaire permet d’avoir les meilleurs résultats sur le plan
de la production
• L’énoncé 1 est falsifiable : il suffit qu’un corps X ne se dilate pas
pour éliminer cet énoncé
• L’énoncé 2 est falsifiable : il suffit que le taux d’inflation se
stabilise ou baisse suite à une baisse de chomage
• L’énoncé 3 est falsifiable : il suffit qu’un autre style donne de
meilleurs résultats que le style autoritaire
• N.B : Faire la différence entre théorie
falsifiable et falsifiée
Synthèse
• Pour les falsificationnistes, le but de l’activité scientifique
consiste à s’efforcer de falsifier des théories en
établissant comme vrais des énoncés d’observation qui
les contredisent.
• Une théorie continue à être vraie en subissant
continuellement des tests, jusqu’à preuve du contraire.
d- Le programme de recherche
de Imre LAKATOS
d- Le programme de recherche
de Imre LAKATOS
• Lakatos propose un réfutationnisme sophistiqué : les
scientifiques travaillent dans le cadre de programmes de
recherche scientifique qui comportent un noyau dur (se trouve
au centre du modèle de recherche) et une ceinture protectrice
d'hypothèses auxiliaires.
• le noyau est considéré comme infalsifiable, Seules les
hypothèses auxiliaires sont soumises à réfutation.
• Si le noyau, enrichi par les chercheurs, est détruit par des
preuves scientifiques qui s'opposent, Lakatos prédit un
changement du programme de recherche.
d- Le programme de recherche
de Imre LAKATOS
• Lakatos souligne que les scientifiques acceptent difficilement le résultat des
expériences cruciales qui réfutent leurs constructions théoriques. Le plus souvent,
face à un résultat qui remet en cause leurs conjectures, les scientifiques
commencent par développer des stratégies immunisatrices.
• Lakatos rejette les « expériences cruciales de falsifications » entre deux grandes
théories isolée
• donc un réfutationnisme sophistiqué : les scientifiques travaillent dans le cadre de
programmes de recherche scientifique qui comportent un noyau dur et une ceinture
protectrice d'hypothèses auxiliaires. Seules ces dernières sont soumises à réfutation.
Un programme de recherche est caractérisé à la fois par une heuristique positive (ce
qu'il faut chercher et à l'aide de quelle méthode) et une heuristique négative (les
domaines dans lesquels il ne faut pas chercher et les méthodes qu'il ne faut pas
employer).
• Le noyau contient toutes les hypothèses fondamentales et se trouve au centre du
modèle de recherche. Lakatos considère le noyau comme infalsifiable par décision
méthodologique du chercheur.
• Si le noyau, enrichi par les chercheurs, est détruit par des preuves scientifiques qui
s'opposent, Lakatos prédit un changement du programme de recherche.
e- Les paradigmes de Thomas
KHUN
e- Les paradigmes de Thomas
KHUN
• Khun développe la thèse d'une science progressant de
manière fondamentalement discontinue, -non par
accumulation mais par rupture.
• La recherche se déroule dans un cadre normal (un
paradigme)…..Rompu ou interrompu par une «révolution
scientifique»….une rupture paradigmatique.
• Un paradigme peut remplacer un ancien ou coexister
avec lui lorsque chaque paradigme permet de résoudre
certains problèmes et, de là, les paradigmes seraient
incommensurables.
• La médecine En Asie et en Europe
• Kuhn défend contre Popper l'idée que les théories
scientifiques ne sont pas rejetées dès qu'elles ont été
réfutées, mais seulement quand elles ont pu être remplacées.
• Ce remplacement est pour parti un phénomène social, dans
le sens où il engage une communauté de scientifiques en
accord sur un agenda centré sur l'explication de certains
phénomènes ou de certaines expériences.
e- Les paradigmes de Thomas
KHUN
• Khun développe la thèse d'une science progressant de manière
fondamentalement discontinue, c'est-à-dire non par accumulation
mais par rupture. Ces ruptures, appelées révolutions scientifiques,
sont selon Kuhn analogues à un renversement des représentations
des savants (ce que les psychologues de la perception appellent un
gestalt switch).
• Mettant l'accent sur la discontinuité dans le processus de la construction
scientifique, Thomas Kuhn discerne des périodes relativement longues
pendant lesquelles la recherche est qualifiée de « normale », c'est-à-dire
qu'elle s'inscrit dans la lignée des paradigmes théoriques dominants,
périodes pendant lesquelles de brefs et inexplicables changements
constituent une véritable « révolution scientifique ». Le choix entre les
paradigmes n'est pas fondé rationnellement. Cette posture implique que
chaque paradigme permet de résoudre certains problèmes et, de là, les
paradigmes seraient incommensurables.
f- La théorie anarchiste de la connaissance de
Paul FEYERABEND
f- La théorie anarchiste de la connaissance
de Paul FEYERABEND
• Feyerabend a affirmé que la science ne méritait pas son statut privilégié dans les
sociétés occidentales. Puisque les scientifiques ne peuvent parvenir à adopter un
point de vue universel qui garantirait la qualité de leurs observations, il n'y a pas
pour lui de raison que les assertions de la science soit privilégiées par rapports à
celles d'autres idéologies comme les religions ou les mythes.
• les grands succès scientifiques ont historiquement comportés des éléments non
scientifiques. L'inspiration du scientifique lui provient au moins en bonne partie du
mythique ou du religieux.
• Feyerabend a défendu l'idée qu'il n'existe pas de règles méthodologiques (ou
universelles) immuables
• Il a reproché à la méthodologie prescriptive de limiter le champ d'activité des
scientifiques et de restreindre par là même le progrès scientifique.
• Il défend le pluralisme méthodologique. Il existe selon lui une très grande variété
de méthodes différentes adaptées à des contextes scientifiques et sociaux
toujours différents.
Plus on sait, moins on affirme
• Tout observateur doit s’auto-observer en
même temps qu’il pratique une
observation.(edgar morin)
• Les arabes lisent 6 min, les occidentaux
lisent 200 heures
Edgar morin
Deux ennemis de la pensée:
• la disjonction qui sépare l'inséparé;
• la réduction que croit connaitre un tout
complexe à partir d'un élément.
Citation du jour
"Un homme sage ne croit que la
moitié de ce qu’il lit. Plus sage
encore, il sait laquelle".
• « La pratique sans théorie est aveugle ; la
théorie sans pratique est vide. »
Emmanuel KANT
• « Une question de recherche n’est pas
limitée à un thème sans finalité ni
démarche ; c’est une combinaison d'un
thème (quoi étudier), d’une finalité
(pourquoi) et d’une démarche
(comment procéder).»
• Hazem BEN AISSA (2001, p. 5)
• « La seule façon de comprendre
véritablement une activité est de côtoyer
ceux qui l’exercent. » Van DE VEN (1999)
• «Si un homme raisonne mal, c’est qu’il
n’a pas les données pour raisonner
mieux», disait Diderot en 1771.
3- Démarche scientifique
a- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif
b- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif
c- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal
- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif
De l'observation concrète, on construit à l'aide de la théorie et du
raisonnement des lois générales.
- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif
Partant d'une ou de plusieurs hypothèses, on applique un raisonnement
déductif, c'est-à-dire des dispositions générales, connues d'avance, à une
situation particulière
- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal
Il essaie de réunir les deux démarches précédentes: Il associe les lois et
les raisonnement généraux des différents champs scientifiques à
l'observation-expérimentation particulière. La synthèse résultante permet
la progression de la connaissance.
- Le système Hegelien (Hegel): Synthético-conflictuel.
La dialectique de l'affrontement, de la contradiction est utilisée pour
analyser systématiquement les processus de formation d'un fait à étudier.
• Une grande partie de la démonstration
hégélienne consiste à prouver que la
conscience morale (...), celle qui obéit à la
justice et à la vérité comme si ces valeurs
existaient hors du monde, compromet,
précisément, l'avènement de ces valeurs
(Camus, Homme rév.,1951, p. 169).
• Paradoxe:……
Méthode et méthodologie
• Une méthodologie, c’est une science de la méthode…
une Meta-méthode en somme… La méthodologie serait
davantage l'ensemble des méthodes utilisées
• une méthode, c’est une démarche rationnelle et organisé
dans le but d’obtenir un résultat souhaité.
• une méthode est une application particulière d'une
méthodologie (concepts généraux).
II-Types de recherches et finalité scientifique
- La recherche est déclenchée suite à l’intérêt
qu’on porte sur un « sujet », «phénomène », «
un fait », une « causalité»
- Une fois le sujet identifié, on lui associe
une problématique: une question de
recherche
- La problématique n’est formulée qu’après
définition de sa finalité.
II-Types de recherches et finalité scientifique
1- Explorer
2- Décrire, Comprendre
3- Expliquer
4- Prédire
5- Prescrire
Type de recherche selon la finalité scientifique (Marshall & Rossmann 95: 41)
Finalité Questions typiques Approches Méthodes
Exploratoire
 Etude de nouveaux
phénomènes
 Préparation d’une autre
étude
- Qu’est ce qui se passe dans
ce programme ?
- Comment fonctionne cette
organisation ?
 Etude de cas
 Field study
 Observation participante
 Entretien en profondeur
 Entretien d’élite
Explicative
Explication des forces qui
causent un phénomène
Quels événements,
comportements,
croyances…résultent dans ce
phénomène
 Etude comparative
de cas
 Etude historique
 Field study
 Ethnographie
 Observation participante
 Entretien en profondeur
 Entretien d’élite
 Questionnaires
 Analyse de documents
Descriptive/compréhe
nsive
Documentation d’un
phénomène
compréhension
Quels sont les événements,
structures et processus
constituant ce phénomène
 Field study
 Etude de cas
 Ethnographie
 Observation participante
 Entretien en profondeur
 Entretien d’élite
Questionnaires
 Analyse de documents
 Mesures non intrusives
Prédictive
 Prédiction globales
 Prédiction d’événements
ou comportements
Quel est le résultat d’un
phénomène ?
 Expérience
 Quasi expérience
 Statistiques
 Simulation
 Questionnaires
 Analyses de contenu
(quantitatives)
Ingénierie/intervention
 Faire un produit
 Etablir des guidelines
 Tester des guidelines
- Quel est le problème ?
- Comment créer un outil ?
- Est-ce qu’il marche ?
Informatique, droit,
management, pédagogie
 Plutôt qualitatives
III- Le processus de recherche
• La phase conceptuelle
• La phase méthodologique
• La phase de traitement
• La phase de rédaction
III- Le processus de recherche
- La phase conceptuelle
1- Choisir un thème, un sujet de recherche
2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix
3- Formuler une problématique, une question de recherche
4- Préciser les objectifs de la recherche
5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique
6- Définir les variables de la recherche
7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature
- La phase méthodologique
8- Choisir un terrain de recherche
9- Définir une stratégie d’accès au terrain
10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données
11- Procéder à la collecte des données
- La phase de traitement
12- Présenter les résultats
13- Interpréter et discuter les résultats
- La phase de rédaction
14- Mettre en forme le mémoire
Agencement des éléments du plan de recherche
Méthodologie
(Design de recherche)
Approches d’analyses
Echantillonnage
Etude de cas
Techniques d’analyse
Résultats
Théories et approches
du domaine à traiter
(lecture, synthèse, classements)
- Cadres théoriques,
- Méthodes
- Résultats
Problématique
Questions de recherches
Hypothèses
1- Choisir un thème de recherche
• quel thème choisir ?
• le sujet m’intéresse vraiment ?
• Intéresse-t-il les lecteurs, évaluateurs ou
utilisateurs ?
• ai-je éventuellement les moyens pour
mener à bien une recherche sur le dit
thème ?
2- Interêt du choix
Intérêt du sujet
Nouveauté Pertinence Caractère réaliste Caractère urgent
3- La problématique
La science est bien moins dans les
réponses que dans les questions que l’on
pose. (A. EINSTEIN)
3- La problématique
Avant de formuler une problématique, le chercheur peut emprunter le cheminement
suivant :
Question de départ
Problématisation
Problématique
(Question ou hypothèse centrale de recherche)
3- La problématique
Les caractéristiques d’une bonne
problématique:
• Claire: précise
• Faisable: réaliste (sur le plan personnel, matériel et technique)
• Pertinente: qui répond au besoin
Qu’est ce qu’une bonne
problématique ?
Caractéristiques
d’une bonne
problématique
Clarté Pertinence Faisabilité
Pour résumer
Une problématique de recherche est une
combinaison entre:
- Un thème: quoi étudier?
- Une finalité: pourquoi?
- D’une méthode: Comment procéder?
III- Le processus de recherche
- La phase conceptuelle
1- Choisir un thème, un sujet de recherche
2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix
3- Formuler une problématique, une question de recherche
4- Préciser les objectifs de la recherche
5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique
6- Définir les variables de la recherche
7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature
- La phase méthodologique
8- Choisir un terrain de recherche
9- Définir une stratégie d’accès au terrain
10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données
11- Procéder à la collecte des données
- La phase de traitement
12- Présenter les résultats
13- Interpréter et discuter les résultats
- La phase de rédaction
14- Mettre en forme le mémoire
4- Préciser les objectifs de la
recherche
Partant de la problématique, le chercheur précise:
- L’objectif central de la recherche
• Exprime l’intention du chercheur et le résultat global de sa recherche.
• Usage des verbes comme : analyser, définir, étudier, expliquer, décrire,
vérifier, réfuter, confirmer, proposer ou construire
- Les objectifs spécifiques
•Opérationnels et expriment les étapes à parcourir pour répondre à la
problématique (ou atteindre l’objectif central)
•Usage des verbes d’action comme : identifier, mesurer, préciser
5- Hypothèses
• Une réponse provisoire à une question de
recherche
• Une hypothèse est un énoncé affirmatif
déclarant formellement les relations
plausibles entre deux variables ou plus
Types d’hypothèse
• H. Inductive:
• H. Déductive:
Types d’hypothèse
• H. Inductive: Elle trouve sa source dans
l’expérience, l’intuition, le raisonnement du
chercheur Par sa vérification, il peut
dégager des phénomènes généralisables
qui seront la source de théorie ou loi
• H. Déductive: peut être déduite de
théories connues déjà formulées
Problématique
(Question centrale)
Hypothèses de
recherches.
H1 ; H2 ; H3…
Hypothèses
inductives
Sous questions de
recherche
Q1 ; Q2 ; Q3…
Hypothèses
Déductives
III- Le processus de recherche
- La phase conceptuelle
1- Choisir un thème, un sujet de recherche
2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix
3- Formuler une problématique, une question de recherche
4- Préciser les objectifs de la recherche
5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique
6- Définir les variables de la recherche
7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature
- La phase méthodologique
8- Choisir un terrain de recherche
9- Définir une stratégie d’accès au terrain
10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données
11- Procéder à la collecte des données
- La phase de traitement
12- Présenter les résultats
13- Interpréter et discuter les résultats
- La phase de rédaction
14- Mettre en forme le mémoire
6- Les variables
il existe deux types de variables:
• la variable indépendante :
• la variable dépendante :
Dans une recherche, les variables sont énoncées dans une hypothèse
Ex: l’effet de l’audit fiscal sur la prévention des risques fisacaux
Les variables
il existe d:eux types de variables:
• la variable indépendante : elle est l’élément mobile de l’hypothèse. Le chercheur
au cours de l’expérimentation la manipule, la fait bouger pour permettre le jeu de la
recherche. Elle est la cause, la condition qui influence une autre (ou plusieurs
autres).
• la variable dépendante : elle est celle dont le chercheur mesure la modification pour
démontrer l’impact de la variable indépendante. Elle est l’effet qui subit l’influence de
la cause.
Dans une recherche, les variables sont énoncées dans une hypothèse
Ex: l’effet de l’audit fiscal sur la prévention des risques fisacaux
L’opérationnalisation
Mesurer un concept, une variable par des
observations spécifiques
- Mesurer l’optimisation fiscale par:
Déclaration fiable, gains reçu, cout réduit
- Mesurer le climat social par:
Nombre d’absence, conflit,
III- Le processus de recherche
- La phase conceptuelle
1- Choisir un thème, un sujet de recherche
2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix
3- Formuler une problématique, une question de recherche
4- Préciser les objectifs de la recherche
5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique
6- Définir les variables de la recherche
7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature
- La phase méthodologique
8- Choisir un terrain de recherche
9- Définir une stratégie d’accès au terrain
10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données
11- Procéder à la collecte des données
- La phase de traitement
12- Présenter les résultats
13- Interpréter et discuter les résultats
- La phase de rédaction
14- Mettre en forme le mémoire
7- La revue de littérature
• Lecture Intelligible des travaux théorisés
• Sélection d’un corpus pertinent
• Le chercheur approche et discute
«théoriquement » les concepts clés contenus
dans la problématique et propose une réponse
théorique à la problématique
• Le chercheur propose un débat: thèses, anti-
thèses, synthèse
• Prise de position
• Personnalisation: reformulation, résumé,
schéma et tableau récapitulatif
Recommandations Utiles
• Les principales sources sont : les ouvrages, articles, revues,
thèses et mémoires, internet, bases de données en plus de la
littérature dite « grise » composée de rapports d’études ou rapports
d’activités.
• Il est conseillé de faire usage des écrits les plus récents.
• Pour que la revue de littérature ait plus de valeur et de légitimité, le
chercheur donne la priorité aux revues «scientifiques».
• Pour les sources webographiques, il est fortement recommandé
d’utiliser des moteurs de recherche spécialisés dans la littérature a
visée académique et universitaire Comme :scholar.google.com
• Toutes les sources ne sont pas bonnes à prendre (Attention aux
wikis et aux blogs). En cas de doute, le chercheur peut par exemple
consulter le site HON pour s’assurer de la fiabilité des sources
(www.hon.ch)
Ex: Modèle théorique
Figure 5 : Modèle conceptuel du rapport éthique-diminution des risques-performance
Source : fait par nous même
Management
éthique formalisé
Management
éthique informel
Comportement
plus éthique et
attitudes
positives au
travail
Sentiment
de justice
et d’équité
Confiance
Coopération et
engagement
organisationnel
Responsabilité
sociale
Diminution des
comportements
déviants et
contreproductifs
Réduction
des risques et
fraudes
Allégement
du contrôle
interne
Performance
Efficacité
commerciale
Protection
de l’image
III- Le processus de recherche
- La phase conceptuelle
1- Choisir un thème, un sujet de recherche
2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix
3- Formuler une problématique, une question de recherche
4- Préciser les objectifs de la recherche
5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique
6- Définir les variables de la recherche
7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature
- La phase méthodologique
8- Choisir un terrain de recherche
9- Définir une stratégie d’accès au terrain
10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données
11- Procéder à la collecte des données
- La phase de traitement
12- Présenter les résultats
13- Interpréter et discuter les résultats
- La phase de rédaction
14- Mettre en forme le mémoire
• « La pratique sans théorie est aveugle ; la
théorie sans pratique est vide. »
Emmanuel KANT
• « Une question de recherche n’est pas
limitée à un thème sans finalité ni
démarche ; c’est une combinaison d'un
thème (quoi étudier), d’une finalité
(pourquoi) et d’une démarche
(comment procéder).»
• Hazem BEN AISSA (2001, p. 5)
La phase méthodologique
RAPPEL!!!!
La méthodologie est la logique de
justification d’une démarche de
généralisation (savoir scientifique légitimé).
La phase méthodologique
8- Choisir un terrain de recherche
9- Définir une stratégie d’accès au terrain
10- Choisir les méthodes et les outils de
collecte des données
11- Procéder à la collecte des données
8- Choisir un terrain de
recherche
Le terrain ou le champ peut être:
- restreint (une organisation, un
département, population ou acteurs
spécifiques, une ville,)
- ou étendu (secteur d’activité, population,
échantillon d’organisations)
9- Définir une stratégie d’accès
au terrain
• « La seule façon de comprendre
véritablement une activité est de côtoyer
ceux qui l’exercent. » Van DE VEN (1999)
9- Définir une stratégie d’accès
au terrain
- Le choix d’un échantillon (Administration de
questionnaire)
- L’étude de cas
La recherche action
- La recherche expérimentale
- Les études comparatives
- Exploitation des données collectées
auprès des entreprises
(Possibilité de combinaison)
L’étude de cas
• « une analyse spatiale et temporelle d’un
phénomène complexe par les conditions,
les évènements, les acteurs et les
implications».
La recherche action
• Une recherche-intervention en sciences
de gestion, entend résoudre un "problème
de gestion" (au sens large) qu'une
entreprise (généralement la direction d'une
entreprise ou d’un service de celle-ci)
soumet au chercheur ainsi qu’au
laboratoire de recherche auquel il est
attaché
L’étude expérimentale
consiste à expérimenter une technique ou
tout simplement prouver si une théorie est
correcte
10- Choisir les méthodes et les
outils de collecte des données
- Méthode quantitative: questionnaire
- Méthode qualitative: Observation,
entretiens, analyse documentaire.
Les techniques d’enquête
(les outils de collecte)
• Le questionnaire
• L’interview
• L’observation
• L’étude des documents
Le questionnaire
• Construire un questionnaire et typologies
de questions
L’interview -entretien
• Types d’entretien
L’observation
• L’observation participative ou active:
l’observateur prend part à la situation
qu’elle observe
• L’observation non participative ou passive
ou observation «libre» ou ouverte
l’observateur observe la situation de
manière ouverte ou cachée mais
n’intervient pas
L’étude documentaire
Le choix entre les différentes
techniques
• Lorsque l’on veut savoir ce que pensent
les gens: Interview/ Questionnaire écrit
• Lorsque l’on veut savoir ce que font les
gens: Observation
Explicitation des
données à collecter
Choix d’une méthode
quantitative
Techniques et instruments de
collecte :
-Le questionnaire d’enquête
- Exploitation de statistiques
brutes
Choix d’une
méthode qualitative
Techniques et instruments
de collecte :
- Observation
- Entretiens
- Etude documentaire
Approche quantitative Approche qualitative
Méthodologie
- Échantillon représentatif
- Questionnaire structuré et
standardisé
- Traitement statistique
- Petit nombre de sujets
interrogés
- Guide d'entretien
- Traitement intensif en
profondeur
Type de résultats
obtenus
- Répond aux questions
COMMENT et COMBIEN
- Champs d'investigation :
comportements, faits,
opinions, préférences et
appréciations, perceptions,
attentes
- Répond à la question
POURQUOI
- Champ d'investigation :
attitudes, motivations,
processus de décision
Avantages
- Permet d'inférer des
conclusions au niveau de la
population globale étudiée
- Précision
- Mise en évidence des motifs
sous-jacents aux
comportements
- Flexibilité
- Richesse des résultats
Inconvénients
- Ne permet pas d'expliquer le
POURQUOI
- Biais dus à l'influence de la
question directe et de la
situation d'enquête
- Rigidité
- Perte de profondeur
- Ne se prête pas à l'analyse
statistique
- Ne peut fournir des résultats
extrapolables
- Manque de précision
Synthèse
- Valider au niveau de la réalité
du marché
- Comprendre, formuler des
hypothèses
11- Procéder à la collecte des
données
Le chercheur procède à la collecte des données
en s’interrogeant sur la situation la plus
favorable pour appliquer l’instrument au groupe
identifié en termes de :
• Les interlocuteurs
• Lieu
• Temps
• Conditions
Précautions méthodologiques
• La sincérité des informations: sont-elles exactes ?c’est-à-dire
reflètent-elles la « réalité » ?
• l’authenticité des informations : un acteur peut être sincère- il ne
ment pas- sans être tout à fait authentique. Il peut par exemple
omettre de donner certaines informations car il les juge
confidentielles ;
• la fiabilité des informations : certaines informations peuvent être
fausses, partielles, périmés…ce qui rend leur usage délicat ;
• la stabilité des informations : dans des domaines mouvants ou
lorsqu’on collecte des opinions ou des projets de décision, on est
souvent confronté à des informations peu stables dans le temps
Miles et Huberman, 1991, p.415)
(Savall et Zardet, 2004, p. 208)
Précautions et validité des données
collectées par observation
• vérifier par des questions ou des interviews les éléments
observés personnellement ;
• procéder à des recoupements entre versions de
plusieurs informateurs différents pour vérifier un même
élément ;
• vérifier, en se mettant en situation d’observateur non
participant ce qui a été noté en position d’observateur
participant ;
• s’assurer que ce qui a été noté est bien authentique.
(Hilger: 1954)
La phase de traitement
12- Présenter les résultats
Lorsque l’étude est de type quantitatif, « l’analyse statistique » permet de
décrire le phénomène et de dégager les relations entre les variables.
Les méthodes d’analyse les plus utilisées sont : la transformation de
variables, l’analyse univariée, l’analyse bi-variée, l’analyse en
composantes principales ou encore l’analyse en séries
chronologiques.
Lorsque l’étude est de type qualitatif, « l’analyse qualitative » permet de
résumer et catégoriser les données sous une forme narrative. La méthode
d’analyse couramment utilisée pour traiter les données qualitative est
« l’analyse du contenu ». Celle-ci présente plusieurs variétés comme
l’analyse thématique, l’analyse formelle ou encore l’analyse structurale. La
présentation peut se faire à l’aide de texte ou tableaux. :
•
Analyse des données
Après dépouillement des données, le chercheur procède à l’analyse
statistiques:
- D’abord tester la fiabilité et la validité de l'ensemble des échelles de mesure
appliquées: (Analyse factorielle exploratoire et confirmatoire)
- Ensuite confirmer la validité statistique des concepts théoriques et
- Enfin vérifier la validité des différentes relations dégagées, c’est-à-dire
valider ou invalider les hypothèses formulées en réalisant les tests
adéquats du modèle intégrateur (la méthode des équations structurelles)
13- Interpréter et discuter les résultats
• Le chercheur, à partir des informations traitées et vérifiées,
procède à la comparaison des résultats observés avec les
hypothèses émises au départ.
•Il est fortement recommandé au chercheur de structurer sa
démarche d’analyse de manière à mettre en rapport
résultats/hypothèses de départ.
Partant de là, il pourra :
• Formuler une nouvelle théorie
• Faire des déductions
• Fournir des explications et interpréter des écarts
• Faire des inférences
• Généraliser les résultats
• Tirer des conclusions
• Proposer des solutions
• Faire des prescriptions ou des prédictions.
La phase de rédaction
Voir document à distribuer
- Exemple d’un plan de
rédaction
Dédicaces
Epigraphe
Remerciements
Glossaire, index d’abréviation
Avant-propos
Introduction générale
Situation, Intérêt, problématique, plan
Première Partie: Postulats théoriques
Chapitre 1-
Section 1-
1-1-
1-2-
Section 2-
2-1-
2-2-
Chapitre 2-
Section 1-
1-1-
1-2-
Section 2-
2-1-
2-2-
Deuxième Partie: Etude validation empirique
Chapitre 3-
Section 1-
1-1-
1-2-
Section 2-
2-1-
2-2-
Chapitre 4-
Section 1-
1-1-
1-2-
Section 2-
2-1-
2-2-
Conclusion générale
Rappel de l’objectif, résumé de partie, principaux apports, limites, ouvertures
Bibliographie
Table des matières
Table des illustrations
Annexes
VI- Evaluation d’un travail de
recherche
1) Que cherchent les membres du jury ? Exemple de fiche-type de dépouillement de
mémoire (selon habitude jury de soutenance PFE): forme et fond.
Numéro
Note : /20
INTRODUCTION non traité ou
absent
très insuffisant médiocre assez bien excellent
Intérêt
Définition des concepts du sujet
Clarté de l’annonce de plan
CONTENU
Références théoriques : Richesse,
Intérêt et pertinence
Enchaînement des paragraphes et
des idées/transitions
Richesse des Idées
Existence d’une problématique
réelle et pertinente
Mode et outillage de collecte des
données
Résultats et qualité des analyses et
des recommandations.
Clarté d’ensemble
CONCLUSION
intérêt
ouverture
FORME
Orthographe
Equilibre entre parties
Tableaux, Schémas et illustrations
Règles de formes
style
clarté des idées
lisibilité
Soutenance du candidat
Qualité de la présentation PPT
Qualité de l’expression
Aptitude à aller à l’essentiel
(Concision et précision des
propos)
Capacités d’argumentation,
Réactivité et vivacité d’esprit
Thématiques finance
• La Gestion de la trésorerie dans les petites et moyennes
entreprises/ hopital/secteur public
• Essai de budgétisation de la fonction commerciale : cas
de l’entreprise
• Instauration d’un système de pilotage opérationnel pour
le département financier
• Analyse financière à travers la méthode des ratios
• La gestion des risques financiers
• Le besoin de financement à court terme
• Solvabilité des entreprises et appréciation bancaire
Thématique fiscalité
1) La responsabilité fiscale des dirigeants de sociétés commerciales,
2) le contrôle fiscal des prix de transfert au Maroc,
3) La fiscalité applicable aux zones franches,
4) quelle fiscalité pour la régionalisation avancée?
5) Les avantages fiscaux au profit du logement social,
6) La fiscalisation de l'économie numérique,
7) La fiscalité des sociétés en difficultés,
8) La dynamisation de la bourse des valeurs par la fiscalité,
9) L'adéquation entre les incitations et les dépenses fiscales,
10) La fiscalisation du secteur agricole au Maroc,
11) L'audit fiscal et son impact sur la limitation des risques,
12 Les conséquences fiscales des options comptables pour les entreprises de travaux immobiliers,
13) Le traitement comptable et fiscal des redressements fiscaux suite à un contrôle fiscal,
14) La fiscalité des valeurs mobilières au Maroc,
15) La transformation de la forme juridique: aspect comptable et fiscal,
16) la gestion fiscale des amortissements,
17) La fiscalité applicable aux produits financiers alternatifs,
18) L'impact du passage aux normes IFRS,

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  • 1. METHODOLOGIE DE RECHERCHE Pr: Khalid FIKRI FSJES Oujda Master GFF/ Semestre 3 AU: 2018/2019
  • 2. Plan des enseignements I- Introduction épistémologique II-Types de recherches et finalité scientifique III- Le processus de recherche IV-Guide pour la rédaction et la présentation des mémoires de recherche V- Evaluation d’un travail de recherche
  • 3. Contractez et commentez! L'esprit scientifique nous interdit d'avoir une opinion sur des questions que nous ne comprenons pas, sur des questions que nous ne savons pas formuler clairement. Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du problème qui donne la marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique. Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit. » Bachelard
  • 4. LA RECHERCHE La recherche: poser une question, un problème et y répondre La méthodologie d’un travail de recherche se base sur quatre thèmes interdépendants : 1. Comment se formule une question de recherche ? 2. Quelle méthodologie répond au questionnement ? 3. Comment se négocie son terrain ? 4. Comment appliquer la stratégie retenue pour la recherche
  • 5. I- Introduction épistémologique 1- Questions épistémologiques a- Qu’est ce que la science ? b- Sciences sociales et sciences exactes c- La recherche en sciences de gestion 2- Epistémologie générale : les théories de validation Epistémologie: Définition a- la démarche inductive b- la démarche déductive c- Le falsificasionnisme de Karl Popper d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS e- Les paradigmes de Thomas KHUN f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND 3- Démarche scientifique a- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif b- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif c- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal d- Le système Hegelien (Hegel): Synthético-conflictuel.
  • 6. 1- Questions épistémologiques a- Qu’est ce que la science ? b- Sciences exactes et sciences sociales c- Epistémologie et recherche en sciences de gestion
  • 7. a- Qu’est ce que la science ? • La science est définit comme une représentation causale et objective de la réalité. La science est la connaissance qui fait l’accord général des esprits. • A ce titre, elle doit respecter les conditions de généralisation, de reproductibilité.
  • 8. a- Qu’est ce que la science ? • causale : la cause d’un phénomène sera l’ensemble des antécédents dont l’intervention nous permet de comprendre ce phénomène (le phénomène est expliquée) • Objective : qui appartient à l’objet ; Un objet constitue une réalité en soi, existant dans le monde de l’expérience et qui s’impose à tous.
  • 9. La causalité • La causalité d’un phénomène doit être un fait sensible : • La causalité d’un phénomène doit être un autre fait sensible : la démarche scientifique refuse qu’un phénomène ait sa cause en lui-même
  • 10. La causalité Exemples de la relation cause-effet: - Acupunture- mal de tête - Frustration-agressivité
  • 11. La causalité Frustration-agressivité (causalité scientifique: logique et cohérente) ≠ (méchanceté –agressivité) (causalité substantielle)
  • 12. Problème de causalité La cohérence et la logique ne sont pas fermée : Est ce que toute agressivité provient d’une frustration affective ? • La recherche de la frustration affective n’est jamais assurée : ce qui est frustration pour l’un ne l’est pas pour l’autre • Certaines agressivités ne proviennent pas d’une frustration affective, mais d’un manque de sommeil par ex
  • 13. La causalité • La causalité est scientifique, lorsqu’elle est capable de relier un phénomène réel à un autre phénomène réel de façon logique et cohérente (relation expliquée): Pour qu’on puisse considérer que A est bien la cause de B, il faut qu’on puisse comprendre le cheminement qui va de A et B (la relation entre les deux doit être expliquée).
  • 14. La causalité scientifique la causalité scientifique apparaît comme le fait de relier un phénomène réel à un autre phénomène réel par un cheminement ou un raisonnement logique et cohérent : c'est-à-dire qui ne comporte pas de contradiction. Pour que ce cheminement soit logique, il faut qu’il soit formalisé (méthdologie). Cela peut les formes suivantes: • Prémisses-------------------- Démarche--------------------- Conclusion • Cause ------------------------- Cheminement ---------------- Effet • Hypothèses------------------- Démonstration ----------------- Conclusion
  • 15. L’objectivité - Objectivité : qui appartient à l’objet L’objectivité constitue une réalité en soi et s’impose à tous. Cette réalité possède ses propres lois ; l’homme ne fait que les découvrir - Objectivité : qui fait l’accord général des esprits Lorsque tous les sujets s’accordent sur un secteur donné de connaissance alors celle-ci est scientifique
  • 16. problème • Ce sont les hommes qui affirment que telle propriété est objective et qu’elle appartient à l’objet : qu’est qui leur permet de dire cela ? Quel est le critère de cette affirmation : l’évidence qui s’impose à tous les esprits. • Alors que l’évidence n’est pas stable : - ex : les gens disaient que la terre est plate objectivement, ou que le soleil est au centre de la terre - contre exemple pour les enfants quant ils apprennent que la terre est ronde : ils demandent immédiatement comment les gens situés aux antipodes ne tombent pas. • L’objectivité n’est pas absolu éternel mais contingente, actuelle, relative à la théorie d’aujourd’hui
  • 17. La production d’un fait objectif (scientifique) • Le réel existe en dehors de la pensée • La pensée ne peut appréhender le réel qu’au moyen de structures logico- mathématique: juger le phénomène tel qui l’est sans subjectivité.
  • 18. Synthèse • Le savoir scientifique est un savoir qui a fait ses preuves. Les théories scientifiques sont tirées de façon rigoureuse des faits livrés par l’observation et l’expérience. • Il n’y a pas de place dans la science pour les opinions personnelles, goûts et spéculations de l’imagination. • La science est objective, on peut se fier à la connaissance scientifique car c’est une connaissance objectivement prouvée
  • 19. 1- Questions épistémologiques a- Qu’est ce que la science ? b- Sciences exactes et sciences sociales c- Epistémologie et recherche en sciences de gestion
  • 20. b- Sciences exactes et Sciences sociales Il n’existe pas une science mais des sciences
  • 21. b- Sciences sociales et sciences exactes D’un côté, on a des sciences -travaillant sur des objets- qui élaborent des lois précises et ne souffrent semble- t-il aucune exception. La connaissance produite est dite prouvée. De l’autre côté, des sciences -travaillant sur des sujets- qui semblent ne proposer que des lois approximatives, susceptibles d’être invalidés dans telle ou telle circonstance. Ainsi, la connaissance produite n’est pas prouvée, mais probablement vraie.  Le premier critère de différenciation de ces deux groupes soit « l’exactitude ».
  • 22. Mais pourquoi les sciences sociales ne sont elles pas généralement exactes ? • Les sciences sociales sont des sciences jeunes OST • Dans les sciences sociales, le sujet est en même temps objet • L’existence d’obstacles: psychologique, social, pratique. • Le problème de valeurs (pas de devoirs pour les enfants ≠ encourager la paresse, Loi 35) Se pose donc le problème de méthode (laboratoire vs terrain social)
  • 23. Remarques • Les représentations du réel social appartiennent au réel social: - Prophéties auto-réalisatrices - Prophéties contra-réalisatrices
  • 24. 1- Questions épistémologiques a- Qu’est ce que la science ? b- Sciences exactes et sciences sociales c- Epistémologie et recherche en sciences de gestion
  • 25. c- La recherche en sciences de gestion
  • 26. Les sciences de gestion La science de gestion se définit par son projet : c’est la représentation intelligible des interventions des acteurs au sein des organisations…. C’est une discipline en quête d’invention d’actions possibles dans les organisations
  • 27. La recherche en sciences de gestion • A la différence des autres sciences sociales, qui sont positives les sciences de gestion sont fondamentalement normatives. • L’importance et l’urgence des problèmes que rencontrent les entreprises invitent les gestionnaires à produire concepts, méthodes et outils censés permettre la résolution de ceux là
  • 28. Epistémologie et recherche en sciences de gestion • Se pose le problème de la généralisation des résultats et par conséquence le problème d’universalité en sciences de gestion. Cela étant, les chercheurs en gestion sont invités à entreprendre des réflexions poussées par rapport à des questions telles que : • Qu'est-ce qu’une connaissance objective ? • Quelle méthodologie? • Quel terrain? • Comment la connaissance prend-elle forme ? • Quelles sont les limites de la connaissance produite ?
  • 29. I- Introduction épistémologique 1- Questions épistémologiques a- Qu’est ce que la science ? b- Sciences sociales et sciences exactes c- La recherche en sciences de gestion 2- Epistémologie générale : les théories de validation Epistémologie: Définition a- la démarche inductive b- la démarche déductive c- Le falsificasionnisme de Karl Popper d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS e- Les paradigmes de Thomas KHUN f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND 3- Démarche scientifique a- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif b- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif c- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal d- Le système Hegelien (Hegel): Synthético-conflictuel.
  • 30. 2- Epistémologie générale : les théories de validation a- La démarche inductive – L’induction b- La démarche déductive (la déduction- le raisonnement logique) c- Le falsificasionnisme (réfutabilité)- Karl POPPER d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS : le réfutationisme sophistiqué e- Les paradigmes de Thomas KHUN : ou la structure des révolutions scientifiques f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND
  • 31. Épistémologie: définition • L’épistémologie est la science des sciences. C’est une philosophie de la pratique scientifique qui se pose des questions sur les conditions de la production et la validité des sciences. Elle cherche à légitimer des connaissances produites sur un phénomène : pour le chercheur c’est poser la question : qu’est ce qui m’autorise à écrire ou dire cette affirmation. • L’épistémologie désigne l’étude critique des sciences. C'est la réflexion sur ce qu'est le savoir, sur les moyens d'y accéder (leurs motivations, leurs validité, etc.)
  • 32. Épistémologie: définition L’épistémologie est l’étude critique de la science
  • 33. • Epistémologie et recherche en sciences exactes • Epistémologie et recherche en sciences sociales • Epistémologie et recherche en sciences de gestion
  • 34. 2- Epistémologie générale : les théories de validation a- La démarche inductive – L’induction b- La démarche déductive (la déduction- le raisonnement logique) c- Le falsificasionnisme (réfutabilité)- Karl POPPER d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS : le réfutationisme sophistiqué e- Les paradigmes de Thomas KHUN : ou la structure des révolutions scientifiques f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND
  • 35. a- La démarche inductive – L’induction LOIS ET THEORIES Induction Déduction Faits établis Prédictions et par l’observation explications La progression continue de la science, A.F. CHALMERS, 1987, p 28
  • 36. a- La démarche inductive – L’induction • Pour l’induction, la science commence par l’observation en utilisant les sens. Le chercheur doit rendre compte fidèlement de ce qu’il voit, entend, etc, en accord avec la situation qu’il observe et qui doit être dénué de tout préjugés • Les énoncés sur les faits ou les sujets d’observation doivent être justifiés ou établis comme vrais de façon directe
  • 37. a- La démarche inductive – L’induction • Postulat de base : L'induction consiste à passer de cas singuliers à une proposition générale (généralisation) Problème? • par quels procédés passe-t-on des énoncés singuliers résultants de l’observation aux énoncés universels et généralisables = le savoir scientifique
  • 38. a- La démarche inductive – L’induction Pour produire une loi universelle, 3 conditions doivent être respectées: 1. Le nombre d’énoncés d’observation doit être élevé 2. Les observations doivent être répétées dans une grande variété de situations 3. Aucun énoncé d’observation accepté ne doit être contradictoire avec la loi universelle
  • 39. Exemple1 Exemple 1 : Loi (théorie) universelle : Les métaux se dilatent lorsqu’ils sont chauffés Condition de validation1 : multiplier le nombre d’observation EX : Chauffer une barre de métal unique à de nombreuses reprises Condition de validation2 : les observations doivent couvrir des conditions différentes Ex : Chauffer des métaux différents : - barres de fer longues, courtes barres d’argent barres de cuivre - à hautes et basses pressions, à hautes et basses températures Si dans tous les cas, tous les métaux se dilatent, on peut alors généraliser.   Condition de validation 3 : il suffit qu’une seule observation contredit la loi, alors la généralisation n’est pas possible ; Ex : un métal ne se dilate pas quand on le chauffe….la théorie n’est pas valide La condition 3 est alors essentielle
  • 40. Exemple 2 Exemple 2- Conjecture : Les entreprises qui pratiquant une gestion participative obtiennent de meilleurs résultats que les entreprises qui pratiquent gestion directive Condition de validation1 : multiplier le nombre d’observation EX : vérifier l’efficacité de la gestion participative à de nombreuses reprises dans une seule entreprise Condition de validation2 : les observations doivent couvrir des conditions différentes Ex : vérifier l’efficacité du style dans : - grandes et petites entreprises - Entreprises industrielles, entreprises du secteur tertiaire - entreprises locales, nationales, étrangères Si dans tous les cas, ce style s’avère efficace, on peut alors généraliser. Condition de validation 3 : il suffit qu’une seule observation contredit la loi, alors la généralisation n’est pas possible ;
  • 41. b- La démarche déductive (la déduction) • Le point de départ de la déduction est la théorie • Contrairement à l’induction, la déduction part d’une loi générale pour expliquer ou prédire une situation singulière • Une fois en possession de lois et théories universelles, un chercheur pourra tirer diverses conséquences qui seront l’explication et les prédictions.
  • 42. Exemple • en partant du fait que toutes les facultés d’économie intègrent le cours de comptabilité en première année, on conclu, ou on déduit que la fac d’économie d’Oujda intègre le cours de compta en 1ère année. • Ce raisonnement est appelé déductif ; la déduction diffère de l’induction.
  • 43. Exemple 2 de raisonnement déductif 1- Tous les livres traitant de fiscalité sont ennuyeux 2- Ce livre traite de fiscalité 3- Ce livre est ennuyeux - Dans ce raisonnement, 1 et 2 sont les prémisses et 3 la conclusion - On considère comme une évidence que puisque 1 et 2 sont vrais, 3 doit être vrais - Si 1 et 2 sont vrais et 3 faux, il ya alors contradiction Une déduction logiquement valide se caractérise par le fait que, si les prémisses sont vraies, alors la conclusion doit nécessairement être vraie
  • 44. Le problème de déduction Une légère modification nous donnera un exemple d’une déduction qui n’est pas valide. Reprenons l’exemple d’avant ; 1- De nombreux livres traitant de fiscalité sont ennuyeux 2- Ce livre traite de fiscalité 3- Ce livre est ennuyeux Dans cet exemple 3 ne découle pas nécessairement de 1 et 2. Il est possible que 1 et 2 soient vraies, mais 3 est faux. Car 3 peut faire partie des livres de fiscalité qui ne sont pas ennuyeux.
  • 45. Le problème de déduction) La logique ne permet pas de savoir si oui ou non les prémisses sont vraies. Un raisonnement peut être une déduction logique parfaite même s’il comprend une prémisse qui est fausse. 1- Tous les constructeurs automobiles fabriquent des voitures à 5 roues 2- Fiat est un constructeur automobile 3- Fiat fabrique des voitures à 5 roues - Ceci est une déduction parfaite est valide. Car si 1 et 2 sont vrais, 3 doit être vrai. Or, dans cet exemple 1 et 3 sont fausses. - c’est pourquoi, pour les inductivistes, la vérité ne vient pas de la logique mais de l’observation et l’expérience
  • 46. synthèse Un scientifique recourant à la méthode scientifique selon la démarche inductive et déductive utilisera le cheminement logique suivant : - D’abord, tous les faits seraient observés et enregistrés sans sélection - Ensuite, les faites observés et enregistrés seraient analysés, comparés et classés sans hypothèses - Puis, l’analyse des faits induit des énoncés généraux Enfin, les recherches ultérieures seraient déductives tout autant qu’inductives
  • 47. c- Le falsificasionnisme de Karl Popper (la réfutabilité) Le falsificasionnisme part du postulat selon lequel le point de départ de la science C’est la théorie. A ce titre, le falsificasionnisme admet les limites de l’induction et la supériorité de la théorie sur l’observation.
  • 48. Les critères de scientificité selon les falsificationnistes • Pour acquérir le statut de loi ou de théorie scientifique généralisable, toute théorie ou hypothèse doit satisfaire une condition fondamentale : être falsifiable • Une hypothèse est falsifiable si la logique autorise l’existence d’un énoncé d’observation qui lui est contradictoire: c'est-à- dire, qui la falsifierait s’il se révélait vraie. • Une très bonne théorie est celle qui résiste aux falsifications (via l’observation et l’expérience) chaque fois qu’elle est soumise à un test. Il faut éliminer les théories incapables de résister aux tests et les remplacer par d’autres théories • Une fois qu’une théorie nouvelle a réussi à classer sa rivale, elle devient à son tour la cible de nouveaux tests
  • 49. Les critères de scientificité selon les falsificationnistes • La science progresse par essais- erreurs / conjectures- réfutation. On ne s’autorisera jamais à dire d’une théorie qu’elle est vraie mais on tendra d’affirmer qu’elle est la meilleure disponible et qu’elle dépasse toutes celles qui l’on procédée.
  • 50. Exemples d’énoncés simples qui sont falsifiables au sens désiré : 1. Tous les corps se dilatent lorsqu’ils sont chauffés 2. La Baisse du chômage provoque une hausse de l’inflation 3. Le style autoritaire permet d’avoir les meilleurs résultats sur le plan de la production • L’énoncé 1 est falsifiable : il suffit qu’un corps X ne se dilate pas pour éliminer cet énoncé • L’énoncé 2 est falsifiable : il suffit que le taux d’inflation se stabilise ou baisse suite à une baisse de chomage • L’énoncé 3 est falsifiable : il suffit qu’un autre style donne de meilleurs résultats que le style autoritaire
  • 51. • N.B : Faire la différence entre théorie falsifiable et falsifiée
  • 52. Synthèse • Pour les falsificationnistes, le but de l’activité scientifique consiste à s’efforcer de falsifier des théories en établissant comme vrais des énoncés d’observation qui les contredisent. • Une théorie continue à être vraie en subissant continuellement des tests, jusqu’à preuve du contraire.
  • 53. d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS
  • 54. d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS • Lakatos propose un réfutationnisme sophistiqué : les scientifiques travaillent dans le cadre de programmes de recherche scientifique qui comportent un noyau dur (se trouve au centre du modèle de recherche) et une ceinture protectrice d'hypothèses auxiliaires. • le noyau est considéré comme infalsifiable, Seules les hypothèses auxiliaires sont soumises à réfutation. • Si le noyau, enrichi par les chercheurs, est détruit par des preuves scientifiques qui s'opposent, Lakatos prédit un changement du programme de recherche.
  • 55. d- Le programme de recherche de Imre LAKATOS • Lakatos souligne que les scientifiques acceptent difficilement le résultat des expériences cruciales qui réfutent leurs constructions théoriques. Le plus souvent, face à un résultat qui remet en cause leurs conjectures, les scientifiques commencent par développer des stratégies immunisatrices. • Lakatos rejette les « expériences cruciales de falsifications » entre deux grandes théories isolée • donc un réfutationnisme sophistiqué : les scientifiques travaillent dans le cadre de programmes de recherche scientifique qui comportent un noyau dur et une ceinture protectrice d'hypothèses auxiliaires. Seules ces dernières sont soumises à réfutation. Un programme de recherche est caractérisé à la fois par une heuristique positive (ce qu'il faut chercher et à l'aide de quelle méthode) et une heuristique négative (les domaines dans lesquels il ne faut pas chercher et les méthodes qu'il ne faut pas employer). • Le noyau contient toutes les hypothèses fondamentales et se trouve au centre du modèle de recherche. Lakatos considère le noyau comme infalsifiable par décision méthodologique du chercheur. • Si le noyau, enrichi par les chercheurs, est détruit par des preuves scientifiques qui s'opposent, Lakatos prédit un changement du programme de recherche.
  • 56. e- Les paradigmes de Thomas KHUN
  • 57. e- Les paradigmes de Thomas KHUN • Khun développe la thèse d'une science progressant de manière fondamentalement discontinue, -non par accumulation mais par rupture. • La recherche se déroule dans un cadre normal (un paradigme)…..Rompu ou interrompu par une «révolution scientifique»….une rupture paradigmatique. • Un paradigme peut remplacer un ancien ou coexister avec lui lorsque chaque paradigme permet de résoudre certains problèmes et, de là, les paradigmes seraient incommensurables. • La médecine En Asie et en Europe
  • 58. • Kuhn défend contre Popper l'idée que les théories scientifiques ne sont pas rejetées dès qu'elles ont été réfutées, mais seulement quand elles ont pu être remplacées. • Ce remplacement est pour parti un phénomène social, dans le sens où il engage une communauté de scientifiques en accord sur un agenda centré sur l'explication de certains phénomènes ou de certaines expériences.
  • 59. e- Les paradigmes de Thomas KHUN • Khun développe la thèse d'une science progressant de manière fondamentalement discontinue, c'est-à-dire non par accumulation mais par rupture. Ces ruptures, appelées révolutions scientifiques, sont selon Kuhn analogues à un renversement des représentations des savants (ce que les psychologues de la perception appellent un gestalt switch). • Mettant l'accent sur la discontinuité dans le processus de la construction scientifique, Thomas Kuhn discerne des périodes relativement longues pendant lesquelles la recherche est qualifiée de « normale », c'est-à-dire qu'elle s'inscrit dans la lignée des paradigmes théoriques dominants, périodes pendant lesquelles de brefs et inexplicables changements constituent une véritable « révolution scientifique ». Le choix entre les paradigmes n'est pas fondé rationnellement. Cette posture implique que chaque paradigme permet de résoudre certains problèmes et, de là, les paradigmes seraient incommensurables.
  • 60. f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND
  • 61. f- La théorie anarchiste de la connaissance de Paul FEYERABEND • Feyerabend a affirmé que la science ne méritait pas son statut privilégié dans les sociétés occidentales. Puisque les scientifiques ne peuvent parvenir à adopter un point de vue universel qui garantirait la qualité de leurs observations, il n'y a pas pour lui de raison que les assertions de la science soit privilégiées par rapports à celles d'autres idéologies comme les religions ou les mythes. • les grands succès scientifiques ont historiquement comportés des éléments non scientifiques. L'inspiration du scientifique lui provient au moins en bonne partie du mythique ou du religieux. • Feyerabend a défendu l'idée qu'il n'existe pas de règles méthodologiques (ou universelles) immuables • Il a reproché à la méthodologie prescriptive de limiter le champ d'activité des scientifiques et de restreindre par là même le progrès scientifique. • Il défend le pluralisme méthodologique. Il existe selon lui une très grande variété de méthodes différentes adaptées à des contextes scientifiques et sociaux toujours différents.
  • 62. Plus on sait, moins on affirme
  • 63. • Tout observateur doit s’auto-observer en même temps qu’il pratique une observation.(edgar morin)
  • 64. • Les arabes lisent 6 min, les occidentaux lisent 200 heures
  • 65. Edgar morin Deux ennemis de la pensée: • la disjonction qui sépare l'inséparé; • la réduction que croit connaitre un tout complexe à partir d'un élément.
  • 66. Citation du jour "Un homme sage ne croit que la moitié de ce qu’il lit. Plus sage encore, il sait laquelle".
  • 67. • « La pratique sans théorie est aveugle ; la théorie sans pratique est vide. » Emmanuel KANT
  • 68. • « Une question de recherche n’est pas limitée à un thème sans finalité ni démarche ; c’est une combinaison d'un thème (quoi étudier), d’une finalité (pourquoi) et d’une démarche (comment procéder).» • Hazem BEN AISSA (2001, p. 5)
  • 69. • « La seule façon de comprendre véritablement une activité est de côtoyer ceux qui l’exercent. » Van DE VEN (1999)
  • 70. • «Si un homme raisonne mal, c’est qu’il n’a pas les données pour raisonner mieux», disait Diderot en 1771.
  • 71. 3- Démarche scientifique a- Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif b- Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif c- Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal
  • 72. - Le système Lockien (Lock): expérimentalo-inductif De l'observation concrète, on construit à l'aide de la théorie et du raisonnement des lois générales. - Le système Leibnizien (Leibniz): Hypothético-déductif Partant d'une ou de plusieurs hypothèses, on applique un raisonnement déductif, c'est-à-dire des dispositions générales, connues d'avance, à une situation particulière - Le système Kantien (Kant): Synthético-multimodal Il essaie de réunir les deux démarches précédentes: Il associe les lois et les raisonnement généraux des différents champs scientifiques à l'observation-expérimentation particulière. La synthèse résultante permet la progression de la connaissance. - Le système Hegelien (Hegel): Synthético-conflictuel. La dialectique de l'affrontement, de la contradiction est utilisée pour analyser systématiquement les processus de formation d'un fait à étudier.
  • 73. • Une grande partie de la démonstration hégélienne consiste à prouver que la conscience morale (...), celle qui obéit à la justice et à la vérité comme si ces valeurs existaient hors du monde, compromet, précisément, l'avènement de ces valeurs (Camus, Homme rév.,1951, p. 169). • Paradoxe:……
  • 74. Méthode et méthodologie • Une méthodologie, c’est une science de la méthode… une Meta-méthode en somme… La méthodologie serait davantage l'ensemble des méthodes utilisées • une méthode, c’est une démarche rationnelle et organisé dans le but d’obtenir un résultat souhaité. • une méthode est une application particulière d'une méthodologie (concepts généraux).
  • 75. II-Types de recherches et finalité scientifique - La recherche est déclenchée suite à l’intérêt qu’on porte sur un « sujet », «phénomène », « un fait », une « causalité» - Une fois le sujet identifié, on lui associe une problématique: une question de recherche - La problématique n’est formulée qu’après définition de sa finalité.
  • 76. II-Types de recherches et finalité scientifique 1- Explorer 2- Décrire, Comprendre 3- Expliquer 4- Prédire 5- Prescrire
  • 77. Type de recherche selon la finalité scientifique (Marshall & Rossmann 95: 41) Finalité Questions typiques Approches Méthodes Exploratoire  Etude de nouveaux phénomènes  Préparation d’une autre étude - Qu’est ce qui se passe dans ce programme ? - Comment fonctionne cette organisation ?  Etude de cas  Field study  Observation participante  Entretien en profondeur  Entretien d’élite Explicative Explication des forces qui causent un phénomène Quels événements, comportements, croyances…résultent dans ce phénomène  Etude comparative de cas  Etude historique  Field study  Ethnographie  Observation participante  Entretien en profondeur  Entretien d’élite  Questionnaires  Analyse de documents Descriptive/compréhe nsive Documentation d’un phénomène compréhension Quels sont les événements, structures et processus constituant ce phénomène  Field study  Etude de cas  Ethnographie  Observation participante  Entretien en profondeur  Entretien d’élite Questionnaires  Analyse de documents  Mesures non intrusives Prédictive  Prédiction globales  Prédiction d’événements ou comportements Quel est le résultat d’un phénomène ?  Expérience  Quasi expérience  Statistiques  Simulation  Questionnaires  Analyses de contenu (quantitatives) Ingénierie/intervention  Faire un produit  Etablir des guidelines  Tester des guidelines - Quel est le problème ? - Comment créer un outil ? - Est-ce qu’il marche ? Informatique, droit, management, pédagogie  Plutôt qualitatives
  • 78. III- Le processus de recherche • La phase conceptuelle • La phase méthodologique • La phase de traitement • La phase de rédaction
  • 79. III- Le processus de recherche - La phase conceptuelle 1- Choisir un thème, un sujet de recherche 2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix 3- Formuler une problématique, une question de recherche 4- Préciser les objectifs de la recherche 5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique 6- Définir les variables de la recherche 7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature - La phase méthodologique 8- Choisir un terrain de recherche 9- Définir une stratégie d’accès au terrain 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données 11- Procéder à la collecte des données - La phase de traitement 12- Présenter les résultats 13- Interpréter et discuter les résultats - La phase de rédaction 14- Mettre en forme le mémoire
  • 80. Agencement des éléments du plan de recherche Méthodologie (Design de recherche) Approches d’analyses Echantillonnage Etude de cas Techniques d’analyse Résultats Théories et approches du domaine à traiter (lecture, synthèse, classements) - Cadres théoriques, - Méthodes - Résultats Problématique Questions de recherches Hypothèses
  • 81. 1- Choisir un thème de recherche • quel thème choisir ? • le sujet m’intéresse vraiment ? • Intéresse-t-il les lecteurs, évaluateurs ou utilisateurs ? • ai-je éventuellement les moyens pour mener à bien une recherche sur le dit thème ?
  • 82. 2- Interêt du choix Intérêt du sujet Nouveauté Pertinence Caractère réaliste Caractère urgent
  • 83. 3- La problématique La science est bien moins dans les réponses que dans les questions que l’on pose. (A. EINSTEIN)
  • 84. 3- La problématique Avant de formuler une problématique, le chercheur peut emprunter le cheminement suivant : Question de départ Problématisation Problématique (Question ou hypothèse centrale de recherche)
  • 85. 3- La problématique Les caractéristiques d’une bonne problématique: • Claire: précise • Faisable: réaliste (sur le plan personnel, matériel et technique) • Pertinente: qui répond au besoin
  • 86. Qu’est ce qu’une bonne problématique ? Caractéristiques d’une bonne problématique Clarté Pertinence Faisabilité
  • 87. Pour résumer Une problématique de recherche est une combinaison entre: - Un thème: quoi étudier? - Une finalité: pourquoi? - D’une méthode: Comment procéder?
  • 88. III- Le processus de recherche - La phase conceptuelle 1- Choisir un thème, un sujet de recherche 2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix 3- Formuler une problématique, une question de recherche 4- Préciser les objectifs de la recherche 5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique 6- Définir les variables de la recherche 7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature - La phase méthodologique 8- Choisir un terrain de recherche 9- Définir une stratégie d’accès au terrain 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données 11- Procéder à la collecte des données - La phase de traitement 12- Présenter les résultats 13- Interpréter et discuter les résultats - La phase de rédaction 14- Mettre en forme le mémoire
  • 89. 4- Préciser les objectifs de la recherche Partant de la problématique, le chercheur précise: - L’objectif central de la recherche • Exprime l’intention du chercheur et le résultat global de sa recherche. • Usage des verbes comme : analyser, définir, étudier, expliquer, décrire, vérifier, réfuter, confirmer, proposer ou construire - Les objectifs spécifiques •Opérationnels et expriment les étapes à parcourir pour répondre à la problématique (ou atteindre l’objectif central) •Usage des verbes d’action comme : identifier, mesurer, préciser
  • 90. 5- Hypothèses • Une réponse provisoire à une question de recherche • Une hypothèse est un énoncé affirmatif déclarant formellement les relations plausibles entre deux variables ou plus
  • 91. Types d’hypothèse • H. Inductive: • H. Déductive:
  • 92. Types d’hypothèse • H. Inductive: Elle trouve sa source dans l’expérience, l’intuition, le raisonnement du chercheur Par sa vérification, il peut dégager des phénomènes généralisables qui seront la source de théorie ou loi • H. Déductive: peut être déduite de théories connues déjà formulées
  • 93. Problématique (Question centrale) Hypothèses de recherches. H1 ; H2 ; H3… Hypothèses inductives Sous questions de recherche Q1 ; Q2 ; Q3… Hypothèses Déductives
  • 94. III- Le processus de recherche - La phase conceptuelle 1- Choisir un thème, un sujet de recherche 2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix 3- Formuler une problématique, une question de recherche 4- Préciser les objectifs de la recherche 5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique 6- Définir les variables de la recherche 7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature - La phase méthodologique 8- Choisir un terrain de recherche 9- Définir une stratégie d’accès au terrain 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données 11- Procéder à la collecte des données - La phase de traitement 12- Présenter les résultats 13- Interpréter et discuter les résultats - La phase de rédaction 14- Mettre en forme le mémoire
  • 95. 6- Les variables il existe deux types de variables: • la variable indépendante : • la variable dépendante : Dans une recherche, les variables sont énoncées dans une hypothèse Ex: l’effet de l’audit fiscal sur la prévention des risques fisacaux
  • 96. Les variables il existe d:eux types de variables: • la variable indépendante : elle est l’élément mobile de l’hypothèse. Le chercheur au cours de l’expérimentation la manipule, la fait bouger pour permettre le jeu de la recherche. Elle est la cause, la condition qui influence une autre (ou plusieurs autres). • la variable dépendante : elle est celle dont le chercheur mesure la modification pour démontrer l’impact de la variable indépendante. Elle est l’effet qui subit l’influence de la cause. Dans une recherche, les variables sont énoncées dans une hypothèse Ex: l’effet de l’audit fiscal sur la prévention des risques fisacaux
  • 97. L’opérationnalisation Mesurer un concept, une variable par des observations spécifiques - Mesurer l’optimisation fiscale par: Déclaration fiable, gains reçu, cout réduit - Mesurer le climat social par: Nombre d’absence, conflit,
  • 98. III- Le processus de recherche - La phase conceptuelle 1- Choisir un thème, un sujet de recherche 2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix 3- Formuler une problématique, une question de recherche 4- Préciser les objectifs de la recherche 5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique 6- Définir les variables de la recherche 7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature - La phase méthodologique 8- Choisir un terrain de recherche 9- Définir une stratégie d’accès au terrain 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données 11- Procéder à la collecte des données - La phase de traitement 12- Présenter les résultats 13- Interpréter et discuter les résultats - La phase de rédaction 14- Mettre en forme le mémoire
  • 99. 7- La revue de littérature • Lecture Intelligible des travaux théorisés • Sélection d’un corpus pertinent • Le chercheur approche et discute «théoriquement » les concepts clés contenus dans la problématique et propose une réponse théorique à la problématique • Le chercheur propose un débat: thèses, anti- thèses, synthèse • Prise de position • Personnalisation: reformulation, résumé, schéma et tableau récapitulatif
  • 100. Recommandations Utiles • Les principales sources sont : les ouvrages, articles, revues, thèses et mémoires, internet, bases de données en plus de la littérature dite « grise » composée de rapports d’études ou rapports d’activités. • Il est conseillé de faire usage des écrits les plus récents. • Pour que la revue de littérature ait plus de valeur et de légitimité, le chercheur donne la priorité aux revues «scientifiques». • Pour les sources webographiques, il est fortement recommandé d’utiliser des moteurs de recherche spécialisés dans la littérature a visée académique et universitaire Comme :scholar.google.com • Toutes les sources ne sont pas bonnes à prendre (Attention aux wikis et aux blogs). En cas de doute, le chercheur peut par exemple consulter le site HON pour s’assurer de la fiabilité des sources (www.hon.ch)
  • 101. Ex: Modèle théorique Figure 5 : Modèle conceptuel du rapport éthique-diminution des risques-performance Source : fait par nous même Management éthique formalisé Management éthique informel Comportement plus éthique et attitudes positives au travail Sentiment de justice et d’équité Confiance Coopération et engagement organisationnel Responsabilité sociale Diminution des comportements déviants et contreproductifs Réduction des risques et fraudes Allégement du contrôle interne Performance Efficacité commerciale Protection de l’image
  • 102. III- Le processus de recherche - La phase conceptuelle 1- Choisir un thème, un sujet de recherche 2- Démontrer l’intérêt du sujet et justifier son choix 3- Formuler une problématique, une question de recherche 4- Préciser les objectifs de la recherche 5- Formuler des Hypothèses/questionnements fondés sur la problématique 6- Définir les variables de la recherche 7- Préparer l’étude du terrain par une revue de la littérature - La phase méthodologique 8- Choisir un terrain de recherche 9- Définir une stratégie d’accès au terrain 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données 11- Procéder à la collecte des données - La phase de traitement 12- Présenter les résultats 13- Interpréter et discuter les résultats - La phase de rédaction 14- Mettre en forme le mémoire
  • 103. • « La pratique sans théorie est aveugle ; la théorie sans pratique est vide. » Emmanuel KANT
  • 104. • « Une question de recherche n’est pas limitée à un thème sans finalité ni démarche ; c’est une combinaison d'un thème (quoi étudier), d’une finalité (pourquoi) et d’une démarche (comment procéder).» • Hazem BEN AISSA (2001, p. 5)
  • 105. La phase méthodologique RAPPEL!!!! La méthodologie est la logique de justification d’une démarche de généralisation (savoir scientifique légitimé).
  • 106. La phase méthodologique 8- Choisir un terrain de recherche 9- Définir une stratégie d’accès au terrain 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données 11- Procéder à la collecte des données
  • 107. 8- Choisir un terrain de recherche Le terrain ou le champ peut être: - restreint (une organisation, un département, population ou acteurs spécifiques, une ville,) - ou étendu (secteur d’activité, population, échantillon d’organisations)
  • 108. 9- Définir une stratégie d’accès au terrain • « La seule façon de comprendre véritablement une activité est de côtoyer ceux qui l’exercent. » Van DE VEN (1999)
  • 109. 9- Définir une stratégie d’accès au terrain - Le choix d’un échantillon (Administration de questionnaire) - L’étude de cas La recherche action - La recherche expérimentale - Les études comparatives - Exploitation des données collectées auprès des entreprises (Possibilité de combinaison)
  • 110. L’étude de cas • « une analyse spatiale et temporelle d’un phénomène complexe par les conditions, les évènements, les acteurs et les implications».
  • 111. La recherche action • Une recherche-intervention en sciences de gestion, entend résoudre un "problème de gestion" (au sens large) qu'une entreprise (généralement la direction d'une entreprise ou d’un service de celle-ci) soumet au chercheur ainsi qu’au laboratoire de recherche auquel il est attaché
  • 112. L’étude expérimentale consiste à expérimenter une technique ou tout simplement prouver si une théorie est correcte
  • 113. 10- Choisir les méthodes et les outils de collecte des données - Méthode quantitative: questionnaire - Méthode qualitative: Observation, entretiens, analyse documentaire.
  • 114. Les techniques d’enquête (les outils de collecte) • Le questionnaire • L’interview • L’observation • L’étude des documents
  • 115. Le questionnaire • Construire un questionnaire et typologies de questions
  • 117. L’observation • L’observation participative ou active: l’observateur prend part à la situation qu’elle observe • L’observation non participative ou passive ou observation «libre» ou ouverte l’observateur observe la situation de manière ouverte ou cachée mais n’intervient pas
  • 119. Le choix entre les différentes techniques • Lorsque l’on veut savoir ce que pensent les gens: Interview/ Questionnaire écrit • Lorsque l’on veut savoir ce que font les gens: Observation
  • 120. Explicitation des données à collecter Choix d’une méthode quantitative Techniques et instruments de collecte : -Le questionnaire d’enquête - Exploitation de statistiques brutes Choix d’une méthode qualitative Techniques et instruments de collecte : - Observation - Entretiens - Etude documentaire
  • 121. Approche quantitative Approche qualitative Méthodologie - Échantillon représentatif - Questionnaire structuré et standardisé - Traitement statistique - Petit nombre de sujets interrogés - Guide d'entretien - Traitement intensif en profondeur Type de résultats obtenus - Répond aux questions COMMENT et COMBIEN - Champs d'investigation : comportements, faits, opinions, préférences et appréciations, perceptions, attentes - Répond à la question POURQUOI - Champ d'investigation : attitudes, motivations, processus de décision Avantages - Permet d'inférer des conclusions au niveau de la population globale étudiée - Précision - Mise en évidence des motifs sous-jacents aux comportements - Flexibilité - Richesse des résultats Inconvénients - Ne permet pas d'expliquer le POURQUOI - Biais dus à l'influence de la question directe et de la situation d'enquête - Rigidité - Perte de profondeur - Ne se prête pas à l'analyse statistique - Ne peut fournir des résultats extrapolables - Manque de précision Synthèse - Valider au niveau de la réalité du marché - Comprendre, formuler des hypothèses
  • 122. 11- Procéder à la collecte des données Le chercheur procède à la collecte des données en s’interrogeant sur la situation la plus favorable pour appliquer l’instrument au groupe identifié en termes de : • Les interlocuteurs • Lieu • Temps • Conditions
  • 123. Précautions méthodologiques • La sincérité des informations: sont-elles exactes ?c’est-à-dire reflètent-elles la « réalité » ? • l’authenticité des informations : un acteur peut être sincère- il ne ment pas- sans être tout à fait authentique. Il peut par exemple omettre de donner certaines informations car il les juge confidentielles ; • la fiabilité des informations : certaines informations peuvent être fausses, partielles, périmés…ce qui rend leur usage délicat ; • la stabilité des informations : dans des domaines mouvants ou lorsqu’on collecte des opinions ou des projets de décision, on est souvent confronté à des informations peu stables dans le temps Miles et Huberman, 1991, p.415) (Savall et Zardet, 2004, p. 208)
  • 124. Précautions et validité des données collectées par observation • vérifier par des questions ou des interviews les éléments observés personnellement ; • procéder à des recoupements entre versions de plusieurs informateurs différents pour vérifier un même élément ; • vérifier, en se mettant en situation d’observateur non participant ce qui a été noté en position d’observateur participant ; • s’assurer que ce qui a été noté est bien authentique. (Hilger: 1954)
  • 125. La phase de traitement
  • 126. 12- Présenter les résultats Lorsque l’étude est de type quantitatif, « l’analyse statistique » permet de décrire le phénomène et de dégager les relations entre les variables. Les méthodes d’analyse les plus utilisées sont : la transformation de variables, l’analyse univariée, l’analyse bi-variée, l’analyse en composantes principales ou encore l’analyse en séries chronologiques. Lorsque l’étude est de type qualitatif, « l’analyse qualitative » permet de résumer et catégoriser les données sous une forme narrative. La méthode d’analyse couramment utilisée pour traiter les données qualitative est « l’analyse du contenu ». Celle-ci présente plusieurs variétés comme l’analyse thématique, l’analyse formelle ou encore l’analyse structurale. La présentation peut se faire à l’aide de texte ou tableaux. : •
  • 127. Analyse des données Après dépouillement des données, le chercheur procède à l’analyse statistiques: - D’abord tester la fiabilité et la validité de l'ensemble des échelles de mesure appliquées: (Analyse factorielle exploratoire et confirmatoire) - Ensuite confirmer la validité statistique des concepts théoriques et - Enfin vérifier la validité des différentes relations dégagées, c’est-à-dire valider ou invalider les hypothèses formulées en réalisant les tests adéquats du modèle intégrateur (la méthode des équations structurelles)
  • 128. 13- Interpréter et discuter les résultats • Le chercheur, à partir des informations traitées et vérifiées, procède à la comparaison des résultats observés avec les hypothèses émises au départ. •Il est fortement recommandé au chercheur de structurer sa démarche d’analyse de manière à mettre en rapport résultats/hypothèses de départ. Partant de là, il pourra : • Formuler une nouvelle théorie • Faire des déductions • Fournir des explications et interpréter des écarts • Faire des inférences • Généraliser les résultats • Tirer des conclusions • Proposer des solutions • Faire des prescriptions ou des prédictions.
  • 129. La phase de rédaction Voir document à distribuer
  • 130. - Exemple d’un plan de rédaction
  • 131. Dédicaces Epigraphe Remerciements Glossaire, index d’abréviation Avant-propos Introduction générale Situation, Intérêt, problématique, plan Première Partie: Postulats théoriques Chapitre 1- Section 1- 1-1- 1-2- Section 2- 2-1- 2-2- Chapitre 2- Section 1- 1-1- 1-2- Section 2- 2-1- 2-2- Deuxième Partie: Etude validation empirique Chapitre 3- Section 1- 1-1- 1-2- Section 2- 2-1- 2-2- Chapitre 4- Section 1- 1-1- 1-2- Section 2- 2-1- 2-2- Conclusion générale Rappel de l’objectif, résumé de partie, principaux apports, limites, ouvertures Bibliographie Table des matières Table des illustrations Annexes
  • 132. VI- Evaluation d’un travail de recherche
  • 133. 1) Que cherchent les membres du jury ? Exemple de fiche-type de dépouillement de mémoire (selon habitude jury de soutenance PFE): forme et fond. Numéro Note : /20 INTRODUCTION non traité ou absent très insuffisant médiocre assez bien excellent Intérêt Définition des concepts du sujet Clarté de l’annonce de plan CONTENU Références théoriques : Richesse, Intérêt et pertinence Enchaînement des paragraphes et des idées/transitions Richesse des Idées Existence d’une problématique réelle et pertinente Mode et outillage de collecte des données Résultats et qualité des analyses et des recommandations. Clarté d’ensemble CONCLUSION intérêt ouverture FORME Orthographe Equilibre entre parties Tableaux, Schémas et illustrations Règles de formes style clarté des idées lisibilité Soutenance du candidat Qualité de la présentation PPT Qualité de l’expression Aptitude à aller à l’essentiel (Concision et précision des propos) Capacités d’argumentation, Réactivité et vivacité d’esprit
  • 134. Thématiques finance • La Gestion de la trésorerie dans les petites et moyennes entreprises/ hopital/secteur public • Essai de budgétisation de la fonction commerciale : cas de l’entreprise • Instauration d’un système de pilotage opérationnel pour le département financier • Analyse financière à travers la méthode des ratios • La gestion des risques financiers • Le besoin de financement à court terme • Solvabilité des entreprises et appréciation bancaire
  • 135. Thématique fiscalité 1) La responsabilité fiscale des dirigeants de sociétés commerciales, 2) le contrôle fiscal des prix de transfert au Maroc, 3) La fiscalité applicable aux zones franches, 4) quelle fiscalité pour la régionalisation avancée? 5) Les avantages fiscaux au profit du logement social, 6) La fiscalisation de l'économie numérique, 7) La fiscalité des sociétés en difficultés, 8) La dynamisation de la bourse des valeurs par la fiscalité, 9) L'adéquation entre les incitations et les dépenses fiscales, 10) La fiscalisation du secteur agricole au Maroc, 11) L'audit fiscal et son impact sur la limitation des risques, 12 Les conséquences fiscales des options comptables pour les entreprises de travaux immobiliers, 13) Le traitement comptable et fiscal des redressements fiscaux suite à un contrôle fiscal, 14) La fiscalité des valeurs mobilières au Maroc, 15) La transformation de la forme juridique: aspect comptable et fiscal, 16) la gestion fiscale des amortissements, 17) La fiscalité applicable aux produits financiers alternatifs, 18) L'impact du passage aux normes IFRS,