Clohars Fouesnant
LE TRESOR D’ORFEVRERIE DE L’EGLISE SAINT-HILAIRE
par Yves-Pascal CASTEL
Tout d"abord, une précision sur ...
Bibliographie: AUZAS (P.-M.), L'orfèvrerie religieuse bretonne, p. 76.
CASTEL (Y.-P.), DANIEL (T.),
THOMAS
(G.-M.),
Artist...
6. Coquille de baptême. ..1737... Argent repousséciselé; L. 11 cm. Poinçons (sur les ailes): 1)
maître Jean-Marie Amblard:...
Sa cuiller ne porte ni le poinçon de charge ni celui de décharge du fermier général Eloy
Brichard qui attesteraient le pai...
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  1. 1. Clohars Fouesnant LE TRESOR D’ORFEVRERIE DE L’EGLISE SAINT-HILAIRE par Yves-Pascal CASTEL Tout d"abord, une précision sur le titre. Pour le sujet analogue concernant Pleuven nous avions intitulé Le trésor d"orfèvrerie de la paroisse. A la relecture le mot traditionnel de paroisse nous a paru susceptible d’induire le lecteur dans l’ambiguïté. Car en fait il faut distinguer l’affectation des objets qui est proprement paroissiale, de leur propriété qui est communale. Il est bon de le préciser. Car dans un pays où entre l’Eglise et l’Etat n’existe pas de Concordat, le régime de propriété des églises est en général mal connu du grand public. L’on croit que tout cela est à l’évêque Or les églises sont propriété communales et pour ce qui est du mobilier qu’elles contiennent, c"est aussi propriété communale, du moins ce qui en faisait partie lors des Inventaires de 1905. Il faut dire que depuis lors les choses ont évolué dans les esprits. Ce qui a paru être à l’origine aux yeux des fidèles une usurpation du patrimoine s’est par la suite tourné à son bénéfice. Ainsi~ nul ne peut aliéner sans formalités le mobilier des églises. Et quand cela ce produit ce n"est pas normal. Ceux qui ont de la mémoire se souviennent du reliquaire de Commana... Cette affaire ayant fait jurisprudence, c"est une leçon. Chaque responsable doit veiller sur un patrimoine d’église qui est communal face à I"avidité jamais assouvie du commerce d’objets anciens. Ainsi, titrant Le trésor de l’église, nous confirmons que le trésor de Clohars appartient tout comme 1’édifice lui-même à la commune et qu’il est inalténable. Tout citoyen de Clohars quel que soit son sentiment religieux, doit être au courant qu’il y a ici une part importante d"un patrimoine qui est sien. *** Le trésor compte dix pièces d’orfèvrerie antérieures à la Révolution. Forgées et ciselées par des orfèvres bretons cet ensemble constitue une véritable leçon de l’évolution de l’orfèvrerie dans la basse Bretagne. En particulier la comparaison des calices et des ciboires nous promène sur trois siècles, du début du XVI ème avec le calice de François Mocam, au XVlll ème avec le ciboire de Jean-Jacques Moreau de Vannes et le calice de 1782 de Jacques Joseph Vée de Ouimper, ultime pièce d’un trésor que les fontes de la Révolution ont singulièrement épargné. Et si nous en énumérons les pièces dans le détail c’est pour, en cas de disparition, permettre ces repérages précis qui sont la base de toute enquête. Le trésor de Clohars dépasse en valeur ce que l’on peut déclarer aux assurances. Perdu ou volé il serait irremplaçable. 1. Calice et patène n° 1. Premier quart XVI è siècle. Argent, dorures. Christ du pied soudé à l'étain. H.: 0,23m, diam. pied: 0,17 m, diam. coupe: 0,10m., poids 420 g. Patène: D.: 15,5 m, poids: 100 g.27. Poinçons (sous un lobe du pied en partie recouverts par une soudure maladroite. I) maître François Mocam: lettres F et M couronnées; 2) une hermine passante avec des lettres peu lisibles, ville de Quimper ? M. H. : classement le 15 septembre 1957. 1/4
  2. 2. Bibliographie: AUZAS (P.-M.), L'orfèvrerie religieuse bretonne, p. 76. CASTEL (Y.-P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.-M.), Artistes en Bretagne dictionnaire des artistes artisans... en Cornouaille et en Léon sous l’Ancien Régime, p. 263. COUFFON (R.), Recherches sur les ateliers d'orfèvrerie quimpérois, p. 45. COUFFON (R.), LE BARS (A.), Nouveau Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et de Léon p. 66. Exposition: Pont Aven, 1955 Le calice fait partie d'une série caractérisée par un pied à six accolades et par une tige à deux niveaux. Le premier est une petite architecture gothique avec des contreforts, le second, ou noeud proprement dit, est une grosse boule chargée de bouquets ciselés avec six boutons ornés. Mais ici, pas de flammes comme au calice et au pied analogue de Kergloff, la fausse coupe se réduisant à une courte terrasse de feuilles. L'importance de ce calice nous a amené à donner la même notice que nous lui accordons dans l'important ouvrage qui va paraître en 1992 sous le titre Les orfèvres de Basse-Bretagne édité par le Ministère de la Culture. 2. Calice et patène n° 2. Vers 1630. Argent repoussé ciselé, H.: 0,26,5 m, diam. pied: 0,17,5 m, diam. coupe: O,ll m. poids: 820 g. Patène: D: 0,17 m. Poids: 120 g. Classé M. H. le 17 sept. 1957. Inscription sous la bâte du pied: A CLOZAR. Poinçon (sur la coupe) lettres F et L séparées par une hermine, un oiseau au-dessus, maître François Lapous de Morlaix. Couffon signale un second poinçon de Morlaix, que nous n'avons pas réussi à voir: hermine passante avec au-dessous la lettre M et au-dessus la lettre F (Couffon, R. Recherches sur les ateliers d'orfèvrerie quimpérois, p. 45). Le profil "à la romaine", vers les années 1630 remplace le profil à la fois médiéval et Renaissance tel qu'on le voit sur le calice n°1. Le dessin à la romaine comporte des anges au noeud. Ici les Instruments de la Passion au pied rappellent que le culte de la messe fut renouvelé à la suite du concile de Trente. 3. Calice et patène n° 3. 1782-1784. Argent, repoussé ciselé, fonte. H.: 0,26m, diam. pied: 0,15,5 m, diam. coupe: 0,6 m. Poids: 500g. Patène: D.: 0,15 m, poids: 120 g. Poinçonssous le pied et sur la patène. 1) lettres I I et V, séparées par une hermine, une couronne au-dessus, maître Jacques-Joseph Vée, Quimper; 2) un 9 fleuroné et couronné, poinçon de charge de la Généralité de Rennes, 1781-1789; 3) une croche, poinçon de décharge de la Généralité de Rennes, 1781-1789; 4) lettre B courronnée, ville de Quimper, 1782-1784. Calice de forme classique avec le noeud en toupie et d'ornementation baroque, avec les canaux tors à la bordure du pied. Le calice servait à la chapelle du Drennec. 4. Ciboire n°1 Vers 1672. Argent, dorures au mercure, repoussé ciselé, estampes. Coupe moderne H.: 0,24 m, diam. pied: 0,12 m, diam. coupe: 0,115 m. Poinçons (sous le pied, 1 et 2, dessus le 3): 1) lettre I et P une hermine et une fleur de lis les séparant, deux grains de remède, une couronne, maître Innocent Peltier de Quimper; 2) lettre K trois hermines en ligne au-dessus, le tout couronné, marque de Quimper vers 1675; 3) lettre K, décharge de Quimper? La coupe a été refaite pour satisfaire aux nécessités de la liturgie moderne. 5. Ciboire n° 2. 1760-1764. Argent, repoussé ciselé. Poinçons (sous le pied): 1) lettres R et L séparées par une hermine, un M au-dessous, une couronne au-dessus, maître René-Louis Moreau, Vannes; 2) incomplet, hermine passante, une couronne au-dessus, une hermine héraldique entre les pattes, charge de Vannes, 1727-1760...; 3) lettre D, une fleur de lis audessous, un point à gauche, une couronne au-dessus, ville de Vannes, 1760-1764; 4) espèce d'hermine, décharge de Vannes. L'ornemention rocaille, mise à part la croix du couvercle, ne comportant aucun élémént religieux, est bien de son époque. 2/4
  3. 3. 6. Coquille de baptême. ..1737... Argent repousséciselé; L. 11 cm. Poinçons (sur les ailes): 1) maître Jean-Marie Amblard: lettres I et A séparées par une hermine et une fleur de lis, deux grains de remède et une couronne au-dessus; 2) charge de Quimper: un sanglier (?) sur deux massues en sautoir; 3) décharge de Quimper: une rosette à trois pétales couronnée. Bibliographie: AUZAS (P.-M.), L’orfèvrerie..., p. 54, n° 5. CASTEL (Y.P.), Les orfèvres de Brest..., p. 204-205.. CASTEL (V.-P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.-M.), Artistes..., p.20. COUFFON (R.), Recherches sur les ateliers...quimpérois~ p.41-71. COUFFON (R.), LE BARS (A.), Nouveau Répertoire, p. 66. GRANGES DE SURGERES (A.-L.), Orfèvrerie bretonne~ p. 20, n° 4. D'inspiration naturaliste la coquille reproduit exactement la coquille Saint-Jacques connue sous le nom de Pecten maximus. On peut le vérifier en comptant le nombre de côtes qui s'élève à 13. (Comme le calice n° I, la coquille de Clohars figurera dans I~ouvrage e n préparation cité plus haut). 7. Croix de procession. Datée 1713. Argent, repoussé ciselé, fonte. H.: 0,75 m; L.: 0,42 cm. Inscription sur le manchon: M I SOVDER R (ECTEUR) DE CLOHAR 1713. Poinçons sur la douille: 1) lettres I et B séparées par une hermine, un C au-dessous, une couronne au-dessus: maître Jean-Baptiste Coqueteaux, de Quimper; 2) Lettre K couronnée flanquée d'une demi fleur de lis, charge de Quimper, 17061724; 3) couronne fermée, décharge de Quimper17061724. Croix de procession simple, avec comme de coutume, une Vierge à l'enfant au revers du crucifix. 8. Encensoir. 1741-1768. Argent, repoussé-ciselé. Classé, M. H. 17 sept. 1957, Exposition Pont-Aven, 1955. Couffon, Recherches sur les ateliers d'orfèvrerie quimpérois, p. 15. Poinçons 1) lettres C et A séparées par deux points, une couronne au-dessus, maître Claude Apert de Quimper; 2) charge lettre T italique couronnée; 3) illisible; 4) illisible. La disparition de cet encensoir qui était classé parmi les monuments historiques et réparé par les soins de l'Administration en 1962, montre combien il faut être attentif à la conservation du patrimoine religieux. 9. Navette. 1786. Argent, repoussé-ciselé. Classé le 17 sept. 1957, H.: 0,085 m, L: 0,14m., 1.0,07 m, poids: 200 g. Poinçons à l'intérieur ): 1) lettres V et Q couronnées; maître Urbain Quéméneur de Rennes; 2) un 9 fleuronné et couronné, poinçon de charge de la Généralité de Rennes, 1781-1789; 3) une cruche, poinçon de décharge de la Généralité de Rennes, 17811789; 4) un singe avec les chiffres 86, ville de Rennes pour 1786. 9 bis. Cuiller à encens. Argent. Quatre poinçons: 1) lettre X couronnée, Paris, 1761, ce poinçon est frappé trois fois; dans l'une des frappes il couvre en partie le poinçon de l'orfèvre 2) lettres I et P couronnées, maître de Paris non identifié, XVIII e siècle; 3) une lyre, poinçon des ouvrages vieux entre 1780 et 1789. Cette cuiller est un bel exemple de la manière dont un objet peut raconte son histoire au travers des poinçons qu'il porte. Lors de sa fabrication, à Paris, en 1761, c'était une petite cuiller à café bien ordinaire d'une série de six ou de douze. Elle fut forgée chez un petit cuilleriste aux initiales I P, un petit malin, nous l'allons voir. En plus de sa propre marque, il fait apposer sur l'objet le poinçon de la maison des orfèvres, en ayant soin de le faire frapper trois fois dont une sur son propre poinçon afin qu'on ne puisse pas le reconnaître. Cette triple frappe fera croire à l'acheteur que la cuiller porte la série des quatre poinçons habituels. En fait, notre cuilleriste fraude. 3/4
  4. 4. Sa cuiller ne porte ni le poinçon de charge ni celui de décharge du fermier général Eloy Brichard qui attesteraient le paiement des droits dus au Roi... Un tel procédé frauduleux était Assez fréquent. Le temps passe. La petite cuiller rentrée dans le commerce à une date que l'on ne connaît pas arrive à Rennes dans la boutique d'Urbain Querméneur, maître orfèvre. Ayant à munir une navette commandée pour Clohars, sans doute par l'intermédiaire d'un confrère de Quimper, d'une cuiller à encens, c'était une aubaine pour Querméneur que d'utiliser cette petite cuiller à café parisienne sans doute dépareillée, dont il n'aurait su que faire autrement! Mais, plus exact dans son métier que le parisien, il va faire de nouveau marquer la cuiller à café d'occasion qui va devenir une cuiller à encens neuve. C'est ainsi que l'on y relève sur la branche le poinçon à la lyre, un poinçon de contrôle, réservé pour marquer les objets vieux comme on disait! Un poinçon qui garantissait le paiement des droits, et qui fut en usage de 1780 à 1789 dans toute la France. 10. Reliquaire de Saint- Vital. XVIII e siècle. Bois habillé de velours rouge, garnitures argent. H.: 0,28m, L. 0,20 m. Reliquaire d'une forme courante au XVIII e siècle, on a tenu, à l'époque de sa fabrication sans doute, à insérer sur le sommet le vestige d'un objet du XVI e siècle représentant un évêque. LISTES SUPPLEMENTAIRE Boîte aux saintes huiles. XIX e siècle. Laiton argenté. A I'intérieur deux ampoules en argent. Ostensoir n° I. 1819-1838. Argent. Repoussé ciselé. Deux rayons manquent au soleil. H.:0,50 m, L. 0,23 m. poids: 0,700 k. Poinçons (intérieur du pied, sur les rayons du haut): I) tête de femme grecque, poinçon de l'Association des orfèvres de Paris, 2) Cérès, garantie de 1819-1838; 3) Raphaël, chiffre 2, deuxième titre de l'argent, 1819-1838. Ostensoir N° 2, XIX e siècle. Laiton. 4/4

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