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DOCTRINEDE   LA   NOUVELLE JÉRUSALEM                      SUR-    LÉCRITURE SAINTE            rUBLIÉE EN LATIii           ...
DOCTRINE    DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM                            SUll       LÉCRITURE SAINTELÉCRITURE SAINTE OU LA PAROLE E...
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8            DOCTRINE   DE   LA NOUVELLE JÉRUSALEMpar le grand souper auquel tous ont été invités par lAnge,qui se tenait ...
SUR LÉCRITURE SAINTE.                   9que le sens spirituel est au dedans de chaque partie de ladescription, comme lâme...
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SUR Li.r.RITURE SAINTE.                    11fermée, quenfin personne ne saurait où la Sainteté Divineserait cachée. De mê...
t2        DOCTHINE DE LA NOUVELLE JÉR USALEiIfiés les faux dans les extrêmes, tels quils sont chez ceuxqui sont devenus se...
SUR LÉCRITURE SAINTE.                    13 XXII. 19. - Il en est de même des Livres des Prophètes de lAncien Testament; e...
14              DOCTRINE IlE LA NOUVELLE JÉRUSALEMson sens spirituel; par les Anges avec trompette et voixgrande, le Ciel ...
SLilt r:Ù:RITURE SAINTE.                lS       retirera de dessus ton épaule, et son joug de dessus       ton cou. Il vi...
16              DOCTRINE DE LA NOUVELLE .TJ<~RUSALEMfaux par ignorance, et qui ne se sont pas laissé séduire parles maux, ...
son Ll;CnlTORE SAINTE.                           17vers lEuphrate, - Jérém" XIII. 1 à 7 j - pourquoi il aété ordonné au Pr...
18          DOCTRIKE DE LA NOUV.I<..LLE JÉRUSALEMparlé par correspondances ainsi spirituellement en mêmetemps quil parlait...
sun LÉCRITuRE SAINTE.                   Hlspirituelle; par aoheter, acquérir pour soi·même; pav allervors ceux qui vendent...
20          DOCTRHŒ DE LA NOUVELLE JÉRUSALEMau sujet du Seigneur et de la Parole écouteraient et obéi­raient; par les mort...
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22       nOCTIUKE lm LA KOUYF.LLE JÉnUSALE)!       cèdres du Liban et les fait sauter comme un veau, le       Liban et Sci...
SUR r:I~CHITUrŒ SAI~TF..                  23ci-dessus, N° 6; mais ce Sens ne peut être. facilementexposé, car il ne tombe ...
24       DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM      de plus, tous les Statuts et Jugements qui concernaient      leur culte et...
sun. LÉCRITURE SAINTE.                   25des Spirituels, ni par conséquent rien des Correspon.dances.   23. Si, dans les...
26          nor.TnTNI·: DE LA ~OIYELL1; Jl::nmULlDI exemple, lolivier le bieh de lamour, la vigne le vrai daprès ce bien, ...
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2R       DOCTRINE DE LA NOlJVELLI!: JÉRUSALE~Irituel ne sera pas connu, et que cela sera uniquement dû àlinfluence de ceux...
SUR LÉCIUTURE SAINT!;.                29rubins dans la Parole. Que des Gardes aient été placés,cest ce qui ma été représen...
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SUR LÉCRITURE   SAHiTE.                 31      veuve. » - 1 Rois, XVII. 21. - « Élie ordonna de ré­      pandre TROIS FOl...
32        DOCTHINE DE   LA   NOUVELLE JÉRUSALEMdéveloppés, autant que possible, dans les Traités dont il .a été parlé dans...
· SUR LÉCRITUlŒ SAINTE.                         33dans l~saïe, que Jéhovah crée sur toute gloire une cou­vertU1e. - IV. 5,...
34              DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEMraître chauve: cest pour ce motif, et non pour un autreque le Prophète, a...
SUR LÉCRITURE SAINTJ~.                  J;:     laiment apparaissent avec une belle chevelure. Sur ce     sujet, voir auss...
36             DOGTIU~E DE LA NO{)VELLE JÉRUSALE~l     lOrdre simultané, et les infimes de lOrdre successif de·     vienne...
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Quelle traduction pour "sensus spiritualis Verbi" ? (11 occurrences)... à notre avis, il faut traduire par "Verbe au sens d'Esprit", c.a.d : le mot "Verbe" en son acception de Philosophie-Sagesse, en son acception de "Logos"... De même,"sensus literae Verbi" (14 occurrences) doit être traduit par "Verbe au sens d'Ecrit", c.a.d.: le mot "Verbe" en son acception de Lettre, Ecrit, Ecriture. Les expressions "le sens Spirituel de la Parole", et "le sens de la Lettre de la Parole" sont malvenus et constituent des contresens. Les latinistes devraient examiner sérieusement la possibilité de traduire ces deux expressions ainsi qu'il est indiqué.

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  1. 1. /0: ~~ ~ p ~ ~ ~ ~ ..~ ~ ~
  2. 2. r:: ., CIÎ z ., z " ., ., Qj .~~.
  3. 3. DOCTRINEDE LA NOUVELLE JÉRUSALEM SUR- LÉCRITURE SAINTE rUBLIÉE EN LATIii PAH EMMA.NUEL SWEDENBORG EN 1763 PARIS LIBRAIRIE FISCHBACHER (Societe anonyme) 33, RUE DE SEIN}:, 33 1901
  4. 4. DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM SUll LÉCRITURE SAINTELÉCRITURE SAINTE OU LA PAROLE EST LE DIViN VRAI MÊiŒ 1. On dit généralement que la Parole est de Dieu,quelle a été Divinement inspirée, et que par suite elle estSainte; mais on a toujours ignoré, jusquà présent, oùréside en elle le Divin; car la Parole, dans la lettre, paraîtcomme un Écrit vulgaire, dun style étrange, nayant nila sublimité, ni léclat que présentent en apparence lesÉcrits du siècle. De là vient que lhomme, qui adore lanature au lieu de Dieu, et qui par suite tire ses penséesde lui-même et de son propre, et non du Seigneur par leciel, peut facilement tomber dans lerreur au suj et de laParole, avoir du mépris pour elle, et dire en lui-mêmequand il la lit : Quest-ce que ceci? Quest.ce que cela?Est-<,le que ceci est Divin? Est-ce que Dieu, dont laSagesse est infinie, peut parler ainsi? Où est la Saintetéde ce Livre et doù vient-elle, sinon :dune religiosité etde la persuasion qui en résulte? . 2. Mais celui qui pense ainsi ne considère pas queJéhovah Lui-même, qui est le Dieu du Ciel et de la Terre,a prononcé la Parole par Moïse et par les Prophètes, etque par suite elle ne peut être que le Divin Vrai Même,carce que Jéhovah prononce Lui·Même est ce Vrai; il neconsidère pas non plus que le Seigneur, qui est le mêmeque Jéhovah, a prononcé la Parole contenue dans les F:CIIiTURE st<. l
  5. 5. 2 DOCTRUŒ DE LA NOUVELLB JÉRUSALEMÉvangélistes, la plus grande partie de sa propre bouche,et le reste daprè:s lEsprit de sa bouche, qui est lEspritSaint. De là vient quil dit Lui·même que dans ses Parolesil y la Vie, quil est Lui·même la Lumière qui éclaireet quil est la Vérité. Que Jéhovah Lui-Même ait prononcéla Parole par les Prophètes, cela a été montré dans laDOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALBM SUR LB SEIGNEUR,N° 52, 53. Que les paroles que le Seigneur Lui-Même aprononcées dans les Évangélistes soient la vie, on le voitdans Jean: Cl Les paroles que Moi je vous dis sont Esprit, et sont Vie. )) - VI. 63. Dans le Même : « Jésus dit il la femme qui était près de la fontaine de Jacob: Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire, tu lui(en) aurais demandé, et il taurait donné de lEau vive. Celui qui boira de lEau que Moi je lui donnerai nauna point soifdurant léternité; mais lEau que je lui donnerai deviend1a en lui une fontaine dEau qui jaillira jus­ quà la vie éternelle. ;) - IV. 6, 10, 14. Par la fontaine de Jacob est signifiée la Parole, commeaussi au Deutéronome, - XXXIII. 28; - cest même pourcela que le Seigneur sassit là, et parla avec la femme; etpar leau est signifié le vrai de la Parole. . Dans le Même : « Jésus dit: Si quelquun a soif, quil vienne à Moi et quil boive. Quiconque croit en Moi, comme dit lÉ· criture, des fleuves deau vive couleront de lui. » VII. 37, 38. Dans le Même : «Piene dit à Jésus: Tu as les paroles de la vie éter­ nelle. )) - VI. 68. Cest pourquoi le Seigneur dit dans Marc: cr Le Ciel et la Terre passeront, mes paroles ne pas;,eront point. )) - XIII. 31.
  6. 6. SUR Ll~CllnURE SAINT!!:. 3 Que les Paroles du Seigneur soient la Vie, cest parcequil est Lui-Même la Vie et la Vérité, comme il lenseignedans Jean: « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. 1) - XIV.G. Et dans le Même : « Au commenCement était la Parole, et la Parole était chez Dieu, et la Parole était Dieu, en Elleétait la Vie, et la Vie était la Lumière des hommes. Il - I. 1, 4. Ici, par "la Parole est entendu le Seigneur quant auDivin.Vrai, dans lequel seul est la Vie et la Lumière.Cest de là que la Parole, qui vient dJ Seigneur, et qui estle Sèigneur, est appelée: « Fontaine deaux viocs. - Jérém., 11.13. XVI!. 13. XXXI. 9; - « Fontaine de salut, » - Esaie, XII. 2, 3; - « Fontaine, li - Zachar., XIII. 1; - et Fleuve dcoHL vive, 1) - Apoc. XXII., 1 j - et quil est dit que Cl lA- gneau, qui (est) au milieu du trône, les paîtra et les conduira aux Soulces Vives des eaux. l) Apoc., - VII. 17. Il Y a en outre dautres pa~sages où la Parole est appe-lée le Sanctuaire et le Tabernacle dans lequel le Sei-gneur habite avec lhomme. 3. Mais néanmoins lhomme naturel ne peut, par cequi précède, être amené à croire que la Parole est leDivin Vrai même et quelle renferme la Sag-esse et la VieDivines j en effet, il ne soccupe que de son style danslequel il ne voit ni cette sagesse ni cette vie. Cependantle Style de la Parole est le Style Divin même, avec lequeltout autre. style, quelque sublime "et quelque excellentquil paraisse, ne peut être mis en comparaison, car ceserait comparer lobscurité à la lumière. Le Style de laParole est tel, que le Saint est dans chaque sens, danschaque mot, et même en certains endroits dans les lettres elles· mêmes ; cest par là que la Parole conjoint lhommeavec 1<." Seigneur et ouvre le Ciel. fI y a deux choses qui procèdent du Seigneur, le Divin Amour et la Divine Sagesse, ou, ce qui revient au même) le Divin Bien et le
  7. 7. 4 DOCTllINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALE~IDivin Vrai, car le Divin Bien appartient au Divin Amourdu Seigneur, et le Divin Vrai appartient à sa DivineSagesse; la Parole dans son Essence est lun et lautre;ct comme elle conjoint lhomme avec le Seigneur et ouvrele Ciel, ainsi quil a été dit, cest pour cela que, lorsquelhomme la lit en ayant rtlcours au Seigneur, et non passeulement à ses propres lumières, elle le remplit du biende lamour et des vrais de la sagesse; elle remplit savolQn1(é du bien de lamour, et son entendement des vraisde la sagesse; cest ainsi que lhomme a la vie par laParole. 4. Cest pourquoi, afin que lhomme. ne puisse douterque la Parole ne soit telle quil vient dêtre dit, le Seigneurmen a révélé le Sens interne, qui, dans son Essence, estSpirituel. Ce Sens interne est renfermé dans le Sensexterne ou Naturel, comme lâme dans le corps; il estlEsprit qui vivifie la lettre; aussi peut.il être un témoi­gnage de la Divinité et de la Sainteté de la Parole, etconvaincre même lhomme naturel, sil veut être con·vaincu.l DANS LA PAROLE IL Y A UN SENS SPI1UTUEL IGNORÉ--------~ JUSQUA PRÉSENT. Ce sujet sera exposé dans lordre suivant :(p Ce quecest que le Sens spirituel. Q!"": Ce Sens spirituel est danstoute la Parole et dans chacune de ses parties.®~ Cesten raison de ce Sens que la Parole a été divmementinspirée et quelle est Sainte dans chacune de ses expres­sions.@> Ce sens a· été ignoré jusquà présent.~) Et ilne sera désormais donné quà celui qui est par le Seigneurdans les vrais :réels. 5(1) Oe que cest que le Sens Spirituel : Le sens quise dégage daprès le sens de la lettre de la Parole, quandquelquun scrute et explique la Parole pour confirmerquelque dogme de lÉglise, nest pas le sens spirituel;cest le sens littéral de la Parole. Le sens spirituel ne semontre pas dans le sens de la lettre; il est au dedans
  8. 8. SUt LÉCRITURE SAINTE. 5 de lui, comme lâme dans le corps, comme la pensée dans les yeux, et laffection dans la face, choses qui font un comme la cause et leffet. Cest surtout par ce Sens que la Parole est spirituelle, non seulement pour les hommes, mais encore pour les Anges j cest pourquoi, par ce sens, la Parole communique avec les Cieux. 6. Du Seigneur procèdent, lun après lautre, le CÉLESTE, le SPIRITUEL et le NATUREL. On appelle CÉLESTE ce qui procède de son Divin Amour, cest le Divin Bien; on appelle SPIRITUEL ce qui procède de sa Divine Sagesse, cest le Divin Vrai; le NATUREL vient de lun et de lautre, il les contient dans le dernier (degré). Les Anges du Royaume céleste du Seigneur, qui composent le Troisième Ciel ou Ciel Suptême, sont dans le Divin qui prooède du Seigneur et qui est appelé Céleste, car ils sont, par le Sei­ gneur, dans le bien de lamour. Les Anges du Royaume spirituel du Seigneur, qui composent le Second Ciel ou Ciel Moyen, sont dans le Divin qui procède du Seigneur et qui est appelé Spirituel, car ils sont) par le Seigneur, dans les vrais de la Sagesse (1). Mais les hommes de lEglise dans le Monde sont dans le Divin Naturel, qui procède aussi du Seigneur. Il suit de là que le Divin, procédant du Seigneur jusquà ses derniers, descend par trois Degrés, et se nomme Céleste, Spirituel et Naturel. Le Divin, qui descend du Seigneur vers les hommes, descend par ces trois Degrés, et lorsquil est descendu, il con1.ient en lui ces trois Degrés: tout Divin procède de la sorte; cest pour.quoi, quand il est dans son Dernier degré, il est danssa plénitude. Telle est la Parole. Dans son dernier sens, elle est Naturelle j dans son sens intérieur, elle est Spiri­ tuelle; dans son sens intime, elle est Céleste j et dans ehaque sens, elle est Divine. Que telle soit la Parole, cela ne parait pas dans le sens de sa lettre, qui est Naturel, par cette raison que lhomme du monde jusquà présent navait rien su des Cieux, et que par suite il ignorait ce l,:) Les Cieux consistent en deux Royaumes, dont lun est appeléRoyaume Céleste et lautre Royaume Spirituel. Voir le Traité DUCIEL ET DE LENFER, Nos 20 à 2R.
  9. 9. 6 DOCTRINE Or-: LA KOIVELLE Jj:;IUISALEMque cest que le Spirituel et ce que oest que le Céleste, etpar conséquent la différence entre eux et le Naturel. 7. La différence entre ces Degrés ne peut être connue,si lon ne connaît pas la Correspondance; car ces troisDegrés sont entièrement distincts entre eux, comme laFin, la Cause et lEffet, ou comme lAntérieur, le Posté·rieur et le Dernier, mais ils font un par les correspon­dances; en effet, le Naturel correspond au Spirituel, etaussi au Céleste, Ce que cest que la Correspondance, onpeut le voir dans le Traité ne CIEL ET DE LENFER, où il aété question de la Correspondance de toutes les chosesdu Ciel avec toutes celles de l homme, WB 87 à 102; etde la COlrespondance du Ciel avec toutes les choses dela terre, WB 103 à 115 ; et de plus on le verra parles exemples tirés de la Parole, qui seront rapportés ci­après. 8. Cest parce que la Parole est Spirituelle et Célesteintérieurement quelle a été écrite pa.r de pures Corres­pondances ; et ce qui a été écrit par de pures Corres­pondances a été écrit, dans le sens dernier, dun style telque celui des Prophètes et des ~~vangélistes qui, malgréson apparence vulgaire, renferme en soi la Sag-esse Divineet toute Sagesse Angëlique. 9.@ Le Sens Spi7ituel est dans toutes et dans cha­cune des choses de la Parole: on ne saurait mieux le voirque par des exemples; soient les suivants: Jean dit, danslApocalypse: cc Je 1Jis le Ciel ouvert, et voici un Cheval blanc; et Celui qui était monté dessus est appelé Fidèle et Véritable; et en justice il juge et combat. Et ses yeux, comme une flamme de feu, Il avait sur sa tête, beaucoup dll diadèmes; et un Nom éClit que personne ne connaît que Lui-Même; et Il était revêtu dun vêtement teint de sang; et Il sappelle : LA PAROLE DE DIEU. Ses ar­ mées dans le Ciel Le suivaient sur des Chevaux blancs, vêtues de fin lin blanc et net. Il a sur sari vêtement et sur sa cuisse un Nom écrit; ROI DES ROIS ET SEIGNEUR DES SEIGNEURS. Et je vis un Ange se tenant ·dans le Soleil, et il cria dune voix grande: l!enpz et
  10. 10. SUR L "CRITURE SAINTE. E 7 assemblez-vous pour le souper du Grand Dieu, afin que vous mangiez chairs de rois, et chairs de kiliar­ ques, et chairs de puissants, et chairs de chevaux et de ceux qui les montent, et chairs de tous, libres et esclaves, et petits et grands. » - , XIX. 11 à 18. Ce que ces choses signifient, personne ne peut le voir que daprès le Sens Spirituel de la Parole, et personne ne ----------~ connaît le Sens Spirituel que daprès la Science des cor­ respondances ; car tous les mots sont des correspon­ dances, et aucun mot ny est inutile. La Seience des cor­ respondances enseigne ce qui est signifié par le Cheval blanc, par Celui qui était monté dessus, par ses yeux qui étaient comme une flamme de feu, par les diadèmes qui étaient sur sa tête, par le vêtement teint de sang, par le fin lin blanc dont étaient vêtus ceux qui sont de son armée1 dans le Ciel, par lAnge qui se tenait dans le Soleil, par le grand Souper pour lequel on doit venir et sassembler, et par les chairs de rois, de kiliarques, etc., que lon doit manger. Quant à ce que signifie chacune de ces choses dans le sens spirituel, on le voit dans r9p1.!l?~e CH~~~NG, où elles ont été expliquées; il serait donc inutile den dire davantage sur ce sujet. Dans cet Opus­ cule, il a été montré que le Seigneur est décrit ici quant à la Parole; que par ses yeux qui étaient comme une flamme de feu, par les diadèmes sur sa têt€, et par le Nom . qut: personne ne connaît que Lui.Même, il est entendu le sens spirituel de la Parole, et que Personne ne le connaît que.-le Seigneur et celui à qui il veut le révéler; puis aussi, que par le vêtement teint de sang, il est entendu le sens naturel de la Parole, qui est le sens de la lettre, auquel il a été fait violence. Que ce soit la. Parole qui est ainsi décrite, cela est très évident, car il est dit: ET IL SAPPELLE: LA PAROLE DE DIEU; et que ce soit le Sei­ gneur qui est entendu, cela est encore très évident, car il est dit que le Nom de Celui qui était monté sur le cheval est: ROI DES ROIS ET SEIGNEUR DES SEIGNEURS. Que le sens spirituel de la Parole dût être ouvert à la, fin de lÉglise, cëia est signifié, non seuement par ce qui viènt dêtre dit du Cheval et de Celui qui était monté dessus, mais encore
  11. 11. 8 DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEMpar le grand souper auquel tous ont été invités par lAnge,qui se tenait dans le soleil, à venir et à manger chairs derois, de kiliarques, de puissants, de chevaux et de ceuxqui les montent, et de tous, libres et esclaves. Toutes cesexpressions seraient des paroles vaines privées de Vie etde spiritualité, si le spirituel nétait intérieurement en elles,comme lâme est dans le corps. 10. Dans lApocalypse, Chap. XXI, la Sainte Jérusalemest ainsi décrite: « Sa lumière était semblable à une pie1re très précieuse, telle quune pierre de jaspe resplendissant comme du cristal. Elle avait une muraille grande et élevée, ayant douze portes, et sur les portes douze Anges, et des Noms inscrits qui sont (ceux) des douze T1ibus dIsraël. Sa muraille était de cent quarante-quatre coudées, mesure dHomme, laquelle est (mesure) dA nge. La muraille était Mtie de jaspe, et ses fon­ dementsde toute pierre précieuse, de jaspe, de saphir, de calcédoine, démeraude, de sardonix, de sar­ doine, de chrysolithe, de béril, de topaze, de chryso­ prase, dhyacinthe et daméthyste. Les douze Portes. (étaient) douze perles. La Yille elle-même (était) dor pur semblable à un verre pur. Elle était quadrangu­ Laire; sa longueur sa largeur et sa hauteur étaient égales, de douze mille stades, ~tc. » - (11, 12, 16, 17, 18,19,20,21.). Que toutes ces choses doivent être entendues spirituelle­ ment, on peut le voir en ce que par la Sainte Jérusalem est signifiée une Nouvelle ~Jglise qui doit être établie par le Seigneur, comme il a été montré dans la DOCTRINE SUR 1,1: SEIGNEUR, N°S 62 à 65 ; et comme par .Jérusalem il est signifié ici lÉglise, il sensuit que tout ce qui est dit de Jérusalem, comme Ville, de ses portes, de sa muraille, des fondements de la muraille, et de leurs mesures, con­ tient un sens spirituel, car ce qui appartient à lÉglise est spirituel. Quant à ce que signifie chacune de ces choses, cela a été expliqué dans le TRAITÉ DE LA NOUVELLE JÉRU­ SALEM, publié à Londres en 1758, N° 1; il serait donc superflu de lexpliquer davantage. Il suffit quon sache
  12. 12. SUR LÉCRITURE SAINTE. 9que le sens spirituel est au dedans de chaque partie de ladescription, comme lâme est au dedans du corps, et quesans un pareil sens, on ne pourrait appliquer à lÉgliseaucune des choses qui y sont écrites; par exemple, quecette ville était dor pur, ses portes de perles, sa muraillede jaspe, les fondements de la muraille de pierres pré-cieuses, que la muraille était de cent quarante-quatrecoudées, mesure dhomme, laquelle est mesure dAnge,et que la ville était dune longueur, dune largeur et dunehauteur de douze mille stades, etc. Mais celui qui, daprèsla Science des Correspondances, connaît le sens spirituel,comprend ces choses j par exemple, il comprend que laMuraille et ses fondements signifient la Doctrine daprèsle sens littéral de la Parole i et que les nombres douze,cent quarante-quatre, douze mille signifient des chosessemblables, à savoir, tous les vrais et tous les biens delÉglise dans leur ensemble. 11. Dans lApocalyse, Chap. VII, il est dit: « Quil y eut cent quarante-quatre mille marqués dentre toutes les Tribus dIsraël, douze mille de chaque Tribu; à savoir, des Tribus de Juda, de Ruben, de Gad, dAsser, de Nephthali, de Manassé, de Siméon, de Lévi, dIssacar, de Zabulon, de Joseph et de Ben- jamin. » - (4 à 8.) Le sens spirituel de ces paroles, cest que tous ceuxchez qui par le Seigneur il y a lÉglise sont sauvés; eneffet, dans le sens spirituel, par être marqué au front ourecevoir lempreinte dun sceau, il est signifié être reconnupar le Seigneur et être sauvé; par les douze Tribus dIs-raël sont signifiés tous ceux qui sont de cette l~glise i pardouze, douze mille et cent quarante-quatre mille, tous;par Israël, lÉglise, èt par chaque Tribu, quelque partiespéciale de lÉglise. Celui qui ne connait pas le spirituelde ces paroles peut penser que ceux qui doivent être sau-vés ne dépasseront pas le nombre fixé, et quils serontseulement de la nation Israélite et Juive. 12. Dans lApocalyse, chap. VI il est dit: « Que lorsque lAgneau eut ouvert le Premier sceau du
  13. 13. 10 DOC:TRINE DE LA NOUVELLE JÉRU8ALlm Livre, il sortit un Cheval blanc; que celui qui était monté dessus avait un arc, et quil lui fut donné une couronne; que lorsquil eut ouuert le Second sceau, il sortit un Cheval roux, et quune grande épée fut donnée à celui qui était monté dessus: que lorsquil eut ouvert le Troisième sceau, il sortit un Cheval noir, et que celui qui était monté dessus avait une balance en sa main; et que lorsquU eut ouvert le Quatrième sceau, il sortit un Cheval p~le, et que celui qui était monté dessus avait nom la Mort. Il (1 à 8.) La signification de ces choses ne peut être donnée quepar le sens spirituel; on en a une notion complète quandon sait ce que signifie louverture des sceaux, le cheval, etc.Ce passage renferme une description des états successifsde lÉglise, depuis son commencement jusquà sa fin,quant à lentendement de la Parole. Louverture dessceaux du Livre par lAgneau signifie la manifestation deces états de lÉglise par le Seigneur; le Cheval signifielentendement de la Parole; le Cheval blanc lentende­ment du vrai daprès la parole dans le premier état denJglise; larc de celui qui est monté sur ce cheval signi­fie la Doctrine de la charité et de la foi combattant contreles faux; la couronne sigrlifie la vie éternelle, récom­pense de la victoire; le Cheval roux, signifie lentende·ment de la Parole entièrèment perdu, quant au bien, dansle second état de lÉglise; la grande épée signifie le fauxcombattant contre le vrai; le Cheval noir lentendementde la Parole entièrement perdu, quant au vrai, dans letroisième état de lÉglise; la balance, lestimation du vraisi petite quelle est presque nulle: le Cheval pâle, signifielentendement de la Parole rendu nul, par les maux de lavie et par les faussetés qui en proviennent, dans le qua­trième ou dernier état de lÉglise; la mort signifie ladamnation éternelle. Que ce soit là ce qui est signifié dansle Sens Spirituel, cest ce qui ne se manifeste pas dans lesens littéral ou naturel; cest pourquoi, si le SeD!~ Spirituelnétait pas une fois ouvert, la Parole, quant à ce passageet quant à tout le reste dans lApocalypse, serait tellement
  14. 14. SUR Li.r.RITURE SAINTE. 11fermée, quenfin personne ne saurait où la Sainteté Divineserait cachée. De même personne ne saurait ce qui estsignifié par les quatre Chevaux et les quatre Chars quisortent dentre deux montagnes dairain, dans Zacharie,Chap. VI. Vers. 1 à 8.. 13. Dans lApocalyse, Chap. IX, on lit: « Le cinquième Ange sonna de la trompette, et je vis une Étoile, tombée du Ciel sur la terre, et il lui fut donné , la clef du puits de labîme. Et elle ouvrit le puits de labîme, et il monta du puits cO."1me une fumée dune grande fourna.ise, et le soleil et la.ir furent obscurcis pa.r la fumée du puits. Et de la fumée sortirent des Sauterelles sur la terre; et il leur fut donné un pou~ voir, de même quont un pouvoir les scorpions de la terre. Et ces Sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour la guerre; et sur leurs tétes, comme des couronnes semblables à de lor; et leurs faces, comme des faces d hommes. Et elles avaient des che­ veux comme des cheveux de femmes; et leurs dents étaient comme de lions. Et elles avaient des cui­ rasses comme des cuirasses de fer; et la voix de leurs ailes, comme une voix de chariots à plusieurs che­ vaux courant en guerre. Et elles avaient des queues semblables à des scorpions, et il y avait des aiguillons à leurs queues; et leur pouvoir (était) de nuire aux hommes penàant cinq mois. Et elles avaient sur elles pour roi lAnge de labîme, lequel a nom, en hébreu, Abaddon, et en grec Apollyon. » ~ (1,2,3,7,8,9, 10, Il.) Nul ne pourrait comprendre ces paroles, si le Sens Spirituel ne lui en avait été révélé, car rien ny a été dit en vain; tout, jusquà la moindre particularité, a Ra signification. Il sagit là de létat de lÉglise, lorsque toutes les connaiSRances du vrai daprès la Parole ont été entièrement perdues, et que par suite lhomme devenu sensuel se persuade que les faussetés sont des vérités. Parlétoile tombée du ciel sont signifiées les connaissances du,vrai entièrement perdues; par le soleil et lair obscurcis est signifiée la lumière du vrai devenue obscurité j par les sçu~terelles, qui sortiront de la fumée du puits, sont signi·
  15. 15. t2 DOCTHINE DE LA NOUVELLE JÉR USALEiIfiés les faux dans les extrêmes, tels quils sont chez ceuxqui sont devenus sensuels, et qui voient ·et jugent toutdaprès cies illusions; par le scorpion est signifié leur per­suasif; les sauterelles, qùi apparurent comme des chevauxpréparés pour la guerre, signifient leurs raisonnementsqui semhlent provenir de lentendement du vrai; les cou­ronnes semblables à de lor que les sauterelles avaientsur leurs têtes, et leurs faces comme des faces dhommes,signifient quil leur semble être victoritmx et sages; leurscheveux, comme des· cheveux de femmes, signifient quilsse croient dans laffection du vrai; leurs dents comme delions, signifient que les sensuels, qui sont les derniers delhomme naturel, apparaissent comme ayant la puissancesur toutes choses; leurs cuirasses comme des cuirasses defer, signifient les argumentations tirées des illusions, parlesquelles ils combattent et ont de la force; la voix deleurs ailes, comme une voix de chariots à plusieurs che­vaux courant en guerre, signine les raisonnements quisemblent fondés sur les vérités de la doctrine tirées de laParole, pour lesquels on doit combattre; leurs queuessemblables à d·es scorpions signifient les persuasions, lesaiguillons à leurs queues signifient les artifices pourtromper par la persuasion; leur pouvoir d,e nuire auxhommes pendant cinq mois signifie quils produisent dela stupeur chez ceux qui sont dans lentendement du vraiet dans la perception du bien; elles avaient sur elles pourroi lange de labîme, lequel a nom Abaddon ou Apollyon,signifie que leurs faux venaient de lenfer, où habitentceux qui sont purement naturels et dans la propre intel­ligence. Tel est le sens spirituel de ces paroles, et rien dece sens ne se montre dans le sens de la lettre. Il en est demême partout dans lApocalypse. Il faut quon sache que,dans le sens spirituel, tout se tient par un enchaînementcontinu que chaque mot du sens littéral ou naturel con­tribue à former; cest pourquoi, si le moindre mot étaitretranché, lenchaînement serait rompu et la liaisondétruite; en conséquence, pour empêcher que cela nar­ rivât, il a été ajouté à la fin de ce Livre prophétiquEt « quon ne doit pas en retrancher un mot. >1- Apoc.,
  16. 16. SUR LÉCRITURE SAINTE. 13 XXII. 19. - Il en est de même des Livres des Prophètes de lAncien Testament; et pour que rien nen fût retranché, il est arrivé, par la Divine Providence du Seigneur, que les Massorètes ont signalé les particularités que ren­ ferment ces Livres, jusquà en compter les lettres. 14. Le Seigneur, parlant devant ses Disciples de la Consommation du siècle, qui est le dernier temps de lÉglise, dit à la fin des prédictions sur ses changements détat successifs : I( A ussiMt après la.ffliction de ces jours, le t?oleil sera obscurci, et la Lune ne donnera point sa clarté, et les ~~toiles tomberont du Ciel, et les puissances des Cieux seront ébranlées. Et alors apparaîtra le signe du Fils de lhomme dans le Ciel, et alors gémiront toutes les tribus de la terre; et elles verront le Fils de lhomme venir dans les nuées du Ciel avec puissance et beaucoup de gloire. Et il enVB1ra ses Anges avec trompette et voix grande: et ils assembleront ses éhis des quatre vents, dune extrémité des cieux à l(autre) extrémité. ») - Matth., XXIV. 29,30, 31. Par ces paroles, dans le sens spirituel, il nest pas en­ tendu que le Soleil et la Lune sobscurciraient, ni que les étoiles tomberaient du Ciel, ni que le signe du Seigneur apparaîtrait dans le Ciel, ni quon le verrait lui-même dans les nues, et en même temps les Anges avec des trom­ pettes; mais par chacune des paroles de ce passage il est entendu des spirituels qui concernent lÉglise, dont létat final est ici décrit; en effet, dans le sens spirituel, par le Soleil qui sera obscurci, il est entendu le Seigneur quant à lamour; par la lune quine donnera point sa clarté, le Sei­ gnenr quant à la foi; par les Étoiles qui tomberont du Ciel, les connaissances du bien et du vrai qui doivent périr; par le signe du Fils de lhomme dans le Ciel: lapparition du Divin Vrai; par les tribus de la terre qui gémiront, le• manque de tout vrai qui appartient à la foi et de tout bien qui appartient à lamour; par lavènement du Fils de lhomme dans les nuées du Ciel avec puissance et gloire, la présence du Seigneur dans la Parole et la révélation; par les nuées, le sens littéral de la Parole, et par la gloire
  17. 17. 14 DOCTRINE IlE LA NOUVELLE JÉRUSALEMson sens spirituel; par les Anges avec trompette et voixgrande, le Ciel doù vient le Divin Vrai; par assembler lesélus des quatre vents dune extrémité des Cieux à lautreextrémité, un renouvellement de lÉglise quant à lamouret à la foi. Quil ne soit entendu ici ni obscurcissement ùusoleil et de la lune, ni ohute des étoiles sur la terre, on levoit olairement par les Prophètes qui ont dit de semblableschoses à propos de létat der Église à la venue du Seigneurdans le monde; ainsi on lit dans Ésaïe: (( Voici, le jour de Jéhovah vient, cruel, et demportement de colère; les Étoiles des cieux et leurs astres ne brilleront point de lew lumière; le Soleil sera obs­ curci à son lever, et la Lune ne fera point resplendir sa clarté; je chLHierai le monde pour sa méchanceté. » - XIII. 9, 10, 11. Dans Joël: Cl Il vient, le jour de Jéhovah, JOUI de tenèbres et dobscu­ rité; le Soleil et la Lune selont obscurcis, et les Étoiles retireront leur lumière. II - III. 4. IV. 15. Dans Éz.échiel : (( Je couVJirai les Cieux el jobsculGÏlai les Étoiles; je couvrirai le Soleil dune m~ée et la J,une ne fera point luire sa lumière j je couvr-irai tous les lt~mi­ nuires de lumière et je mettrai des ténèbres sur la terre. - XXXII. 7, 8. Par le jour de Jéhovah est entendu lAvènement du Sei­gneur; cet Avènement eutlieu quand il ny eut plus danslÉglise ,aUcun reste de bien, ni de vrai, ni aucune con­naissance du Seigneur. 15. Afin quon puisse voir que les éorits prophétiquesde lAncien Testament sont inintelligibles en beaucoupdendroits si lon na recours au sens spirituel, jajouteraiquelques passages, tels que celui-ci dans Ésaïe: ( Alors Jéhovah agitera le fouet contre lAssyrien, comme lors de la plaie de Madian au rocher de Horeb; et il lèvera son bâton sur la mer, dans le chemin de ll~­ gypte. Et il arrivera en ce jour-là que son fardeau se
  18. 18. SLilt r:Ù:RITURE SAINTE. lS retirera de dessus ton épaule, et son joug de dessus ton cou. Il viendra contre Hajath, ilpassela!l Migron, cont1e Micmas il donnera des ordres par ses armes; ils passeront par Mébarah; Guébah (sera) not1e hôtel­ lerie; elle tremblera, Rama j Guibhath de Saùl sen­ fuira. Gémis de ta voix, fille de Gallim; écoute Laïs , ô malheweuse A nathoth! Errante sera Madména; les habitants de Guébim se rassemb,leront. (Est-il) encore un j our dans N ob pour sarrêter? E Ile agitera sa main, la montagne de la fille de Sion, la colline de Jérusalem. Jéhovah coupera les fourrés de la forêt àvec le fer, et le Liban Sera renversé par le Magnifi­ que. » - X. 26 à 34. On ne rencontre là que des Noms, dont on ne peut rientirer sans le secours du Sens Spirituel, dans lequel tousles Noms, dans la Parole, signifient des choses du Ciel etde lÉglise: daprès ce Sens, ces mots signifient que toutelÉglise a été dévastée par les Scientifiques, qui pervertis­sent tout vrai et confirment tout faux. Ailleurs, dans lemême Prophète: « En ce jour-là cessera lajalousie dÉphraïm, et les enne­ ,mis de Juda seront retranchés. Éphraïm ne jalou­ sera point Juda, et Juda ne resserrera point Éphraïm. Mais ils voleroni sur lépaule des Philistins vers la mer; ensemble ils pille1ont les {ils de lOrient; ils porteront leuT main sur Édom et Moab. Dun autre ctlté Jahouah fera disparaitre la langue de met de ll!~gypte, et il agitera sa main sur le fleuve avec lü véhémence de son souffle; et il le frappera en sept ruisseaux pour faire chemin. avec les souliers. Alors il y aura un sentier pour les restes de son peuple, qui seront de reste dAsstL1. » - XI. 13 à 16. Ici encore, à moins quon ne sache ce que chacun de cesnoms signifie, rien de divin napparaît, alors cependantquil sagit là de lAvènement du Seigneur et des circons­tances qui laccompagnèrent, comme cela résulte évidem­ment des versets 1 à 10. CO,mment donc, sans le secoursdu sens spirituel, verrait-on que par ces mots ct après leurenchaînement il est signifié que ceux qui sont dans les
  19. 19. 16 DOCTRINE DE LA NOUVELLE .TJ<~RUSALEMfaux par ignorance, et qui ne se sont pas laissé séduire parles maux, sapprocheront du Seigneur, et que les faux neleur seront plus nuisibles, et qualors lÉglise comprendrala Parole. Il en est de même pour les passages qui ne ren­ferment pas de noms propres, comme dans Ézéchiel: <J. Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih : Fils de lhomme, dis aux oiseaux de toute plume et il. toutes bêtes des champs: Assemblez-vous, et venez. Assemblez-vous de toutes parts pour mon Sacrifice, que je sacrifie pour vous, sacrifice grand sur les montagnes dIsraël, afin que vous mangiez de la chair et que vous buviez du sang. Chair des forts vous mangerez et sang des princes de la terre vous boirez. Vous mangerez de la graisse à satiété, et boirez du sang jusquà livresse, de mon sacrifice qne je sacrifie pour vous. Vous serez rassasiés sur ma table, de cheval et de char, et de (mt et de tout homme de guerre. Cest ainsi que je don.:. nerai ma gloire parmi les nations. » - XXXIX. 17 à 21. Celui qui ne sait pas, daprès le sens spirituel, ce qui estsignifié par le sacrifice, par la chair et le sang, par le che­val, le char, le fort et lhomme de guerre, ne peut que sa­voir quils doivent manger et boire de telles choses; maisle sens spirituel enseigne que, par manger la chair ethoire le sang du sacrifice que le Seigneur Jéhovih ferasur les montagnes dIsraël) il est signifié sapproprier leDivin Bien et le Divin Vrai daprès la Parole; car il sagitde la convocation de tous pour le Royaume du Seigneur,et spécialement de linstauration de lÉglise parmi lesGentils par le Seigneur. Qui ne peut voir quici par chairil nest pas entendu de la chair, ni par sang du sang, parexemple, quils boiront du sang jusquà livresse, et quilsseront rassasiés de cheval, de char, de fort et de touthomme de guerre? Pareillement en mille autres passagesdans les Prophètes. 16. Sans le Sens Spirituel, personne ne saurait pour­quoi il a été ordonné au Prophète Jérémie de sacheterune ceinture et de la mettre sur ses reins, de ne la pointpasser par leau, et de la cacher dans un trou du rocher
  20. 20. son Ll;CnlTORE SAINTE. 17vers lEuphrate, - Jérém" XIII. 1 à 7 j - pourquoi il aété ordonné au Prophète Esaïe de délier le sac de dessusses reins, dôter son soulier de son pied, et daller nu etdéchaussé pendant trois ans. - Ésaïe, XX. 2, 3 j - pour·quoi il a été ordonné au Prophète Ézéchiel de passer unrasoir sur sa tête et sur sa barbe, de diviser ensuite ce quiaurait été rasé, den brùler un tiers au milieu de la ville,den frapper un tiers par lépée, de disperser au vent lautretiers et cl en lier quelques brins dans les pans de sonmanteau, et enfin den jeter au milieu du feu, - Ézéch.,V. 1 à 4 j - pourquoi il a été ordonné au même Prophètede coucher trois cent quatre-vingt-dix jours sur son côtégauche, et quarante jours sur son côté droit j de se faireun gâteau de froment, dorge, de millet et dépeautre avecdes excréments de bœuf, et de le manger, et de fairependant ce temps-là un retranchement et un rempartcontre Jérusalem, et de lassiéger. - Ézéch., IV. 1 à 15 j- pourquoi il a été ordonné deux fois au ProphèteOsée de prendre pour épouse une femme prostituée.­Osée,I. 2 à 9. III. 2, 3; - et pourquoi tant dautres chosessemblables ont été ordonnées. En outre, qui saurait,sans le Sens Spirituel, ce qui est) signifié par toutes leschoses du Tabernacle; par exemple, par lArche, lePropitiatoire, les Chérubins, le Chandelier, lAutel desparfums, les ,Pains des faces sur la table, les Voiles et lesRideaux? Sans le Sens Spirituel, qui saurait ce que si­gnifient les vêtements de sainteté dAharon, la Tunique,le Manteau, lÉphod, lDrim et le Thumim, la Tiare et plusieurs autres parties de son vêtement? Sans le Sens Spirituel, qui saurait ce qui est signifié par toutes les choses qui ont été commandées au sujet des Holooaustes, des Sacrificel:l, des Minchahs et des Libations j puis, au sujet des Sabbats et des Fêtes? La vérité est quil na pas été fait le moindre commandement qui nait signifié quel­ que chose concernant le Seigneur, le Ciel et lÉglise. Par ce peu dexemples, on peut voir clairement quil y a un Sens Spirituel dans toutes et dans chacune des choses de la Parole. 17. Que le Seigneur, quand il était dans le monùe, ait i:CItITUItL Sl •. 2
  21. 21. 18 DOCTRIKE DE LA NOUV.I<..LLE JÉRUSALEMparlé par correspondances ainsi spirituellement en mêmetemps quil parlait naturellement, on peut le voir daprèsses Paraboles, dans chaque mot desquelles il yale SensSpirituel. Soit pour exemple la parabole des dix Vierges:il dit: « Le Royaume des Cieux est semblable à dix Vierges, qui, prenant leurs lampes, sortilent à la rencontre du Fiancé. Cinq dentre elles étaient prudentes, et cinq folles; celles qui étaient folles, en prenant leurs lam­ pes, navaient point p1is dhuile; mais les prudentes avaient pris de lhuile dans leurs lampes. Or, comme le Fiancé tardait, elles sassoupirent toutes, et elles sendormirent i mais au milieu de la nuit, un cri se fit: Voici, le Fiancé vient, sortez à sa rencontrel A lors toutes ces Vierges furent réveillées et elles p1é­ parèrent leurs lampes. 01, les insensées disaient aux prudentes: Donnez-nous de votre huile, parce que nos lampes sont éteintes i mais les prudentes lépar.­ daient en disant: Peut-être quelle ne suffirait pas pour nous et pourvous; allez plut6tvers ceux qui (e[) vendent, et achetez-(en) pour vous-m~mes. 01, pen­ clant quelles allaient (en) acheter, arriva le Fiancé; et celles qui ét~ient prêtes entrèrent avec Lui aux noces, et la porte fut fermée. Et enfin vinrent aussi les autres Vierges, disant: Seigneur, Seigneul, ouvre-nous; mais Lui, répondant, dit: En vérité, je vous dis: Je ne vous connais point. » - Matth., XXV. i à 12. Que dans chacun de ces mots il y ait un Sens Spirituel, etpar suite une Sainteté Divine, personne ne le voit que celuiqui sait quil existe un sens spirituel, et quel est ce sens.Dans le Sens Spirituel, par le Hoyaume des Cieux il estentendu le Ciel et lÉglise; par le Fiancé, le Seigneur; parles Noces, le mariage du Seigneur avec le Ciel et lÉglise parle bien de lamour ct de la foi j par les Vierges, ceux qui sontde lÉglise; par dix, tous j par cinq, une partie; par les lam·pes, les viais de la foi; par lhuile, le bien de lamour;par dormir et être réveillé, la vie de lhomme dans lemonde,vie qui est naturelle, et sa vie après la mort, vie qui est
  22. 22. sun LÉCRITuRE SAINTE. Hlspirituelle; par aoheter, acquérir pour soi·même; pav allervors ceux qui vendent et acheter de lhuile, acquérir desautres pour soi-même le bien de lamour après la mort; etcomme alors il· nest plus possible de lacquérir, voilàpourquoi, bien quavec leurs lampes et lhuile quellesavaient achetée, elles fussent venues à la porte du lieu oùse faisaient les noces, le Fiancé cependant leur dit: « .Jene vous conqais point; » et rela, parce que lhomme, aprèsla vie dans le monde, reste tel quil a vécu dans le monde.Daprès cela, il est bien évident que le Seigneur a parlépar de pures correspondances, et èela, parce quil parlaitdaprès le Divin qui était en Lui et qui Lui appartenait.Que par le Fianoé il soit signifié le Seigneur; par JeRoyaume des Cieux, lÉglise; par les Noces, le mariage duSeigneur avec lÉglise par le bien de lamour et de la foi;par les Vierges, ceux qui sont de lÉglise; par Dix, tous;par Cinq, une partie; par Dormir, létat naturel ; par Ache­ter, acquérir pour soi; par la Porte, lentrée dans le Oiel;et que par ne pas connaitre, quand cela est dit par le Sei·gneur, ce soit ne pas être dans Son Amour, on peut le voirpar beaucoup de passages dans la Parole Prophétique oùces expressions signifient de semblables choses, Oommeles Vierges signifient ceux qui sont de lÉglise, cest pourcela que, dans la Parole p,rophétique, il est si souvent ditla Vierge et la Fille de Sion, de Jévusalem et dIsraël; et comme lHuile signifie le bien de lamour, cest pour cela que toutes les choses saintes de ll~glise Israélite étaient ointes dhuile. Il en est de même pour toutes les autres Paraboles, et pour toutes les paroles que le Seig·neur prononça, et que les Évangélistes écrivirent; de là vient que le Seigneur dit que ses Paroles sont Esprit et Vie, - Jean VI. 63. - Il en est de même de tous les Miracles du Seigneur, qui étaiont Divins, parce quils ont signillé les différents états de ceux chez lesquels lÉglise devait être instaurée par le Seigoeur; ainsi, par les aveugle::; qui recouvraient la vue, il était signifié que ceux qui avaient été dans lignorance du vrai recevraient,Ilintel· ligence; par les sourds qui recouvraient louïe, il était sig-nifié que ceux qui auparavant navaient rien entendu
  23. 23. 20 DOCTRHŒ DE LA NOUVELLE JÉRUSALEMau sujet du Seigneur et de la Parole écouteraient et obéi­raient; par les morts qui étaient ressuscités, il était signifiéque ceux qui, autrement, auraient péri spirituellementdeviendraient vivants; et ainsi du reste: cela est entendupar la réponse du Seigneur aux disciples de Jean, qui luifaisaient demander sil était Celui qui devait venir: « Happo1tez à Jean les choses que vous entendez et que vous voyez: Les Aveugles voient, les Boiteux mar­ chent, les Lépreux sont nettoyés, les Sourds enten­ dent, les Morts ressuscitent et lÉvangile est annon­ cé aux pauvres. » - Matth., XI. 3, 4, 5. De plus, tous les Miracles, rapportés dans la Parole con­tiennent en eux de semblables choses qui se réfèrent auSeigneur, au Ciel et à lÉglise j cest ainsi quils sont de~Miracles Divins, et quon les distingue dès Miracles quine sont pas Divins. Ces quelques explications permettentde voir ce quest le Sens Spirituel, et de montrer aussi quece sens est dans toute la Parole et dans chacune de sesparties. 18.@ Cest à cause du Sens Spirituel que la Paroleest divinement inspirée, et quelle est Sainte dans cha­cune de ses expressions: on dit, dans lÉglise, que laParole est Sainte; et cela, parce que Jéhovah Dieu laprononcée; mais comme ce qui est Saint ne se mani­feste pas dans la lettre seule, il en résulte que celui qui, àcause de cela, doute une fois de sa Sainteté, se confirmeensuite dans ce doute par plusieurs passages de la Parolequand HIa lit ; car il dit alors en lui-même: Est-ce quececi est Saint? est·ce que cela est Divin? Afin donc dévi­ter quune telle pensée pénètre dans lesprit de plusieurs,quelle sy établisse et quainsi périsse la conjonctiondu Seigneur avec lÉglise dans laquelle est la Parole, il aplu au Seigneur de révéler maintenant le Sens Spirituelde la Parole pour quon sache où cette Sainteté est cachée.Mais des exemples vont mettre cela en lumière : Dansla Parole, il est question tantôt de lÉgypte, tantôtdAssur, tantôt dÉdom, de Moab, des fils dAmmon, deTyr et de Sidon, de Gog j celui qui ne sait pas que par
  24. 24. sen r:J:CRITunE SAINTE. 21ces Noms sont signifiées des choses du Ciel et de lÉglisepeut être induit en erreur et croire que la Parole soccupebeaucoup des nations et des peuples, et fort peu du Cielet de lÉ~lise, ainsi beaucoup des choses terrestres et fortpeu des choses célestes; mais quand celui-là sait cè quiest signifié par ces nations et ces peuples ou par leursnoms, il peut être ramené de lerreur à la vérité. Il en estde même, lorsque dans la Parole il voit quil est si sou­vent parlé de Jardins, de Bocages, de Forêts; puis, deleurs Arbres, tels que lOlivier, la Vigne, le Cèdre, le Peu­plier, le Chêne; et si souvent question dAgneaux, deBrebis, de Boucs, de Veaux et de Bœufs, et aussi de Mon­tagnes, de Collines, de Vallées, et des Fontaines, Fleuveset Eaux qui sy trouvent, et de beaucoup dautres objetsnaturels; celui qui ne sait rien du Sens Spiri~~l_ d~J~Parole ne peut faire autrement que de croire que ce sonts~ment ces objets qui sont entendus; cal il ne sait pasque par le jardin, le bocage et la forêt, sont entendues lasagesse, lintelligence et la science; que par lolivier, lavigne, le cèdre, le peuplier et le chêne, sont entendus lebien et le vrai de lÉglise, sous leurs différents caractèresde céleste, spirituel, rationnel, naturel et sensuel j que parlagneau, la brebis, le bouc, le veau, le hœuf sont enten­dues linnocence, la charité et laffection naturelle j quepar les montagnes, les collines et les vallées, sontentendus les supérieurs, les inférieurs, et les infimes delÉglise; que par lÉgypte il est signifié la science; parAssur, la raison; par Édom, le naturel j par Moab, ladul·tération du bien j par les fils dAmmon, ladultération duvrai; par Tyr et Sidon, les connaissances du vrai et dubien; par Gog, le culte externe sans linterne j mais, quandil connaît ces significatiolls, il peut alors penser que laParole ne traite que de choses célestes, et que ces objetsterrestres ne sont que les sujets dans lesquels elles sontrenfermées. Mais un exemple pris dans la Parole vaencore éclaircir cela; on lit dans Dayid : « La voix de.Jéhovah (est) sur les eaux, le Dieu cle gloire fait tonner, Jéhovah (est) SUl les grandes eaux. La voix de Jéhovah brise les cèd-res, Jéhovah broie les "
  25. 25. 22 nOCTIUKE lm LA KOUYF.LLE JÉnUSALE)! cèdres du Liban et les fait sauter comme un veau, le Liban et Scirjon comme un faon de licorne. La voix de Jéhovah tranche comme une flamme de feu. La voix cle Jéhovah fait trembler le désert, elle fait trem· bler le désert de Kadès. La voix de Jéhovah fait met· tre bas les biches etdépouille les forêts; mais dans son Temple chaèun publiesa gloire.» - Ps. :XXIX. 3 à 9. Celui qui ne sait pas que dans chacun de ces mots il ya une Divine Sainteté, peut dire en lui-même, sil est pure­ment naturel: Quest-ce que cela? Jéhovah se tient sur leseaux! par sa voix il brise les cèdres! il les fait sautercomme un veau, et le Liban comme un faon de licorne!il fait mettre bas les biches! etc. ; en effet, il ne sait pasque la puissance du Divin Vrai ou de la Parole a été décritepar ces expressions dans le Sens Spirituel; car dans ceSens, par la voix de Jéhovah, qui là est le tonnerre, estentendu le Divin Vrai ou la Parole dans sa puissanc;e ; parles grandes eaux sur lesquelles se tient Jéhovah sontentendus ses vrais; par les cèdres et le Liban, quil briseet quil broie, sont entendus les faux de lhomme rationnel;par le veau et le faon de la licorne, les faux de lhommenaturel et sensuel; par la flamme de feu il est entendulaffection du faux; par le désert et par le désert de Kadès,lÉglise où il ny.a aucun vrai ni aucun bien; par lesbiches, que la voix de Jéhovah fait mettre bas, sontentendues les nations qui sont dans le bien naturel, et parles forêts quelle dépouille sont entendues les sciences etles connaissances que la Parole leur ouvre; cest pourcela quil est dit ensuite que dans son Temple chacunpublie sa gloire, par quoi il est entendu que dans chaquechose de la Parole il ya des Divins Vrais; car le Templesignifie le Seigneur, et par suite la Parole, puis le Ciel etlÉglise; et la gloire signifie le Divin Vrai. Daprès cesexplications, il est évident quici il ny a pas un mot qui ne décrive la Divine puissance de la Parole contre les faux de tout genre chez les hommes naturels, et sa Divine puissance pour réformer les nations. 19. Il Y a dans la Parole un Sens plus intérieur qui est appelé CI~LESTI~, clont il a dè}r étéaitqueIque chose
  26. 26. SUR r:I~CHITUrŒ SAI~TF.. 23ci-dessus, N° 6; mais ce Sens ne peut être. facilementexposé, car il ne tombe pas dans la pensée de l entende~ment comme il tombe dans laffection de la volonté. Sil ya dans la Parole un Sens encore pl~intérieur, qui estappelé céleste, cest parce que du Seigneur proCèdent leDivin Blen et le Divin Vrai; le Divin Bien daprès sonDivin Amour; et le Divin Vrai j daprès sa Divine Sagesse;il Y a lun et lautre dans la. Parole; car la Parole est leDivin Procédant; et comme il y a lun et lautre, cestpour cela que la Parole vivifie ceux qui la lisent sainte~ment. Mais il en sera dit davantage sur ce sujet danslArticle où il sera démontré que dans chaque chose de laParole il yale mariage du Seigneur et de lÉglise, et parsuite le mariage du bien et du vrai. 20@ Le Sens Spirituel de la Parole a été ignoréjusquà présent. Que toutes et chacune des choses quisont dans la nature correspondent àdes choses spirituelles,et quil en soit de même de toutes et de chacune des chosesqui sont dans leoorpshumain, oestce qui a été montré dansle traité du CIEL ET DE LENFER, N°S 87 à 115. Mais quest-ce que la correspondance? Jusquà présent on la ignoré;cependant, dans les temps Très-Anciens elle était bienconnue; car pour ceux qui vivaient alors, la Soience desCorrespondances était la Science des sciences, et si uni-verselle que tous leurs Codes et tous leurs Livres ont étéécrits par Correspondances. Le Li vre de Job, qui est un Livredes Anciens , est plein de correspondances. Les Hiéroglyphesdes Êgyptiens,et aussi les fictions fabuleuses de lAntiquité,ne furent pas autre chose; toutes les Églises Anciennes fu-retltdes Églises Représentatives des Célestes j leurs rites, etaussi les statuts, selon lesquels leur culte avait été institué,consistaient en pures correspondances; de même toutesles choses de lÉglise chez les fils de Jacob; les Holocausteset les Sacrifices, avec tout ce qui y avait rapport, étaientdes Correspondances; pareillement le Tabernacle avectout ce quil renfermait; puis aussi leurs Fêtes, ~ telles quela Fête des azymes, la Fète des tabernacles et la Fète desprémices; de même le Sacerdoce dAharonet des Lévites,et aussi les Vêtements de Sainteté dAharonet de sesUIs;
  27. 27. 24 DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM de plus, tous les Statuts et Jugements qui concernaient leur culte et leur vie. Or, comme dans le monde les Divins se manifestent par des correspondances, voilà pourquoi la Parole a été écrite par de pures correspondances; cest pour cela que le Seigneur, parce quil parlait daprès son Divin, parla par des Correspondances, car ce qui vient du Di vin tombe dans la nature dans des choses qui correspon­ dent aux Divins, et qui alors renferment dans leur sein les Divins qui sont appelés Célestes et Spirituels. 21. Jai su que les hommes de la Très-Ancienne Église, qui exista avant le Déluge, étaient dun génie si céleste, quils parlaient avec les Anges du Ciel, et quils pouvaient parler avec eux par les correspondances; de là létat de leur sagesse devint tel, que tout ce quils voyaient sur la terre, non seulement ils y pensaient naturellement, mais encore en même temps spirituellement, aussi par consé­ quent conjointement avec les Anges. De plus, jai su que Chanoch, dont il est parlé dans la Genèse, - V. 21 à 24,l,11 - et ceux de sa société, recueillirent de leur bouche les correspondances, et en transmirent la Science à leur pos­ térité, doù il arriva que la science des Correspondances fut non seulement connue, mais encore cultivée dans un grand nombre de Royaumes de lAsie, surtout dans la terre de Canaan, dans lÉgypte, lAssyrie, la Chaldée, la Syrie, lArabie, à Tyr, à Sidon, à Ninive, et que des côtes maritimes elle fut transportée en Grèce; mais là elle fut changée en récits fabuleux, comme on peut le voir par les écrits des plus anciens Auteurs de cette contrée. 22. Mais lorsque les Représentatifs de lÉglise, qui étaient des Correspondances, eurent été, avec le temps, changés en idolâtrie et aussi en magie, cette Science, daprès la divine Providence du Seigneur, tomba succes­ sivement dans loubli, et chez la nation Israélite et Juive elle fut entièrement perdue et anéantie. A la vérité, le culte de cette nation consistait en pures Correspondances, et par suite était représentatif des choses célestes; mais néan­ moins les Israélites et les Juifs ne savaient pas ce que ce culte signifiait; car cétait des hommes tout à fait naturels, et par suite ils ne voulaient et ils ne pouvaient rien savoir:1
  28. 28. sun. LÉCRITURE SAINTE. 25des Spirituels, ni par conséquent rien des Correspon.dances. 23. Si, dans les temps anciens, les Idolâtries des Na·tions ont tiré leur orip;ine de la Science des Correspon·dances, cela vient de ce que toutes les choses que lonvoit sur la terre correspondent; ainsi, non seulementles arbres, mais encore les bêtes et les oiseaux de toutgenre, et aussi les poissons, etc. Les Anciens, qui étaientdans la Science des Correspondances, sétaient fait desimages qui correspondaient aux choses célestes, :et trou­vaient du plaisir à voir ces images, parce quelles signi­fiaient des choses qui appartenaient au Ciel et par suite àlÉglise, et en conséquence ils les plaçaient, non seule­ment dans leurs temples, mais aussi dans leurs maisons,non pour en faire des objets dadoration, mais pour rap­peler à leur souvenir la chose céleste quelles signifiaient;de là, en Égypte et ailleurs, il y eut, en image, des veaux,des bœufs, des serpents; puis des enfants, des vieillards,des vierges, parce que les veaux et les bœufs signifiaientles affections et les forces de lhomme naturel; les ser·pents, la prudence de lhomme sensuel; les enfants, lin­nocence et la cha,rité; les veillards, la sagesse; et les vier·ges, les affections du vrai, et ainsi du reste. Quand luScience des correspondances eut été oblitérée, les descen­dants commencèrent à adorer comme choses Saintes lesimages et les simulacres placés par les Anciens, parcequils les trouvèrent dans .les Temples et près des Tem­ples, et enfin à les adorer comme des Divinités. Il en futde même chez les autres nations; ainsi, les Philistins dansAscdod adorèrent Dagon, - 1 Samuel, V. 1 à 12, ­dont la partie supérieure ressemblait à un homme, et lapartie inférieure à un poisson; cette image avait été in­ventée parce que lhomme signifie lintelligence, et lepoisson la science, choses qui font un. Cest aussi de làque les Anciens avaient un culte dans des jard.ins et dansdes bocages, selon les espè<.les darbres; puisaussi, sur desmontagnes et sur des collines; car les jardins et les boca­ges signifiaient la sagesse et lintelligence, et chaque ar­bre quelque chose de la sagesse et de lintelligence; par
  29. 29. 26 nor.TnTNI·: DE LA ~OIYELL1; Jl::nmULlDI exemple, lolivier le bieh de lamour, la vigne le vrai daprès ce bien, le cèdre le bien et le vrai rationnels, la montagne le Ciel suprême, et ]a colline le Ciel qui est au-dessous. Que la Science des correspondances soit restée chez plu­ sieurs orientaux jusquà lAvènement du Seigneur, on peut le voir daprèsles sages de lOrient qui vinrent à la nais· sance du Seigneur; cest pourquoi, une étoile allait devant eux, et ils portaient avec .eux des présents, de lOr, de lEncens et. de la Myrrhe, - Matth., II. 1, 2, 9, 10, 11; .-..; en effet, lÉtoile qui allait devant eux signifiait la con­ naissance venant du Ciel: lor signifiait le bien céleste, lencens le bien spirituel, et la myrrhe le bien naturel, tout culte dépendant de ces trois biens. Néanmoins la Scienoe des Correspondanl:es était entièrement nulle chez la na­ tion Israélite et Juive, quoique toutes les choses de leur culte, tous les jugements et tous les statuts, qui leur avaient été donnés par Moïse, et toutes les choses de la Parole, fussent de pures correspondances: cela venait de ce quils étaient idolâtres de cœur, et par suite tels, quils ne voulaient pas même savoir que quelque chose de leur cuIte signifiait le Céleste et le Spirituel; car ils voulaient que toutes les choses de leur cuIte fussent saintes par elles­ mêmes et pour eux seuls. Si donc les célestes et les spiri..­. tuels leur eussent été découverts, non seulement il les auraient rejetés, mais ils les auraient même profar1és; cest pour cela que le Ciel fut si bien fermé pour eux, quils savaient à peine quil y avait une vie éternelle; que cela fût ainsi, on le voit clairement en ce quils ne recon· nurent point le Seigneur, quoique toute lÉcriture Sainte eût piophétisé sur Lui, et eût prédit son avènement; ils là rejetèrent poùrcette seule raison, quil leur parlait dun Royaume céleste, et non dun Royaume terrestre; car ils voulaient un Messie qui les élevât au-dessus de toutes les nations du monde,. et non un Messie qui pourvût à leur salut éternel. De plus, ils affirment que la Parole contient en elle beaucoup darcanes quils nomment m:ystiques, mais ils ne veulent pas savoir que ces aroanes concernent le Seigneur; cependant il les veulent savoir, quand on leur dit quil y est question dor.
  30. 30. sun LJ~CRITURE SAINTE. 27 24. Si la Science des Correspondances, par laquelleest donné le Sens Spirituel de la Parole, na pas étédévoilée dans l;;-te~ps postéri"ëù~ parce qua lesOhrétiensdans la primitive Église étaient dune trop grandesimplicité, pour quelle pùt être découverte devant eux jcar si elle leur avait été découverte, elle ne leur aurait étédaucun usage, et naurait pas été comprise. Depuis cettepremière épogue du Christianisme, des ténèbres séle-vèrënfsur toute la Chrétienté par suite de la Dominationpapale j et ceux qui sont sous cette domination, et qui sesont confirmés dans ses faux, ne peuvent et Ile veulent riencomprendre de spirituel, ni par conséquent saisir ce quecest que la correspondance des choses naturelles avecles choses spirituelles dans la Parole j en effet, ils seraientainsi convaincus que par Pierre il est entendu, non pasPierre mais le Seigneur comme étant la Pierre, et ilsseraient encore convaincus que la Parole est Divine jus-que dans ses intimes, et que relativement à elle lesdécrets du Pape ne sont rien. Après la Réformation,comme on se mit à distinguer entre la foi et la oharité, età adorer Dieu sous trois Personnes, ainsi trois Dieux quonimaginait ne faire quun, les vérités célestes restèrent encorecachées j et si elles eussent été découvertes, on les auraitfalsifiées, et on les aurait employées à confirmer la foiseule, sans on appliquer aucune à la charité et à lamour jainsi lon se serait même fermé le Ciel. 25. Si le Sens ~pirit,:!el de _~a Parole est aujourdhuidéVoilé par le Seigneur, cest parce quê1a Doctrine du vrairéel est maIntenant révélée j or, cette Doctrine seule, sac-corde avec le sens spirituel de la Parole et aucune autrene peut saccorder ~ec lui. Ce sens aUssi est signifié parlapparition du S~igneur clans les nuées du Ciel avec gloireet puissance, - Matth., XXIV. 30,31 j - dans ce Cha-pitre, il sagit de la consommation du siècle, par laquelleest entendu le dernier temps de lÉglise. Louverture de la Parole quant à son Sens spirituel a été aussi promise dans lApocalyse; là, ce sens estentendu par le Cheval blanc, et par le grand Souper auquel tous seront invités - XIX. 11 à 18. - Que pendant longtemps le sens spi-
  31. 31. 2R DOCTRINE DE LA NOlJVELLI!: JÉRUSALE~Irituel ne sera pas connu, et que cela sera uniquement dû àlinfluence de ceux qui sont dans .les faussetés de la doc­trine, surtout au sujet du Seigneur, et qui par conséquentnadmettent pas les vérités, cest ce qui est entendu par laBête et par les Rois de la terre qui doivent faire la guerrecontre celui qui est assis sur le Cheval blanc, - Apoc.,XIX. 19; - par la Bête sont entendus les Catholiques­Romains, comme dans le Chapitre XVII, Vers. 3; et parles Rois de la terre, les Réformés qui sont dans les faus·setés de la doctrine. 26@ Le ~ns Spirituel de la Parole ne sera donnédésormais quà celui qui est par le Seigneur dans lesvrais réels. En voioi la oause : On ne peut voir le sensspirituel que par le Seigneur Seul, et si lon est par Luidans les vrais réels; en effet, dans le Sens Spirituel de laParole, il ne sagit que du Seigneur et de son Royaume,et cest dans ce sens que sont ses Anges dans le Ciel; carcest là que réside Son Divin Vrai. Lhomme peut violerce vrai sil est dans la Science des Correspondances, etquil veuille par elle explorer le Sens Spirituel de la Parolesans autre aide que sa propre intelligence; il peut, eneffet, par la connaissanoe de quelques correspondances en pervertir le sens et lappliquer à confirmer même le faux,ce qui serait faire violence au Divin Vrai, et au Ciel; cest pourquoi, si quelquun veut ouvrir ce sens par lui·mêmeel non par le Seigneur, le Ciel se ferme, et dès quil est.fermé, ou lhomme ne voit rieI;l de vrai, ou il tombe dans des extravagances spirituelles. Il y a aussi. une autreoause, cest que le Seigneur enseigne chacun par la Parole, et il le fait par le moyen des véritée qui sont chez lhomme, sans en répandre immédiatement de nouvelles; si donc lhomme nest pas dans les Divins Vrais, ou sil. est seulement dans un petit nombre de vrais et en même temps dans des faux, il peut par oeux-ci falsifier les vrai5, ce que fait aussi, comme on le sait, tout hérétique pour le sens de la lettre de la Parole: cest pourquoi, afin que personne nentre dans le sens spirituel de la Parole, ou ne pervertisse le vrai réel qui dépend dé oe sens, le Sei· gneur a placé des gardes qui sont entendus par les Ché·
  32. 32. SUR LÉCIUTURE SAINT!;. 29rubins dans la Parole. Que des Gardes aient été placés,cest ce qui ma été représenté comme il suit: ft Il ma été" donné de voir de grandes bourses, qui ressemblaient à« des sacs, dans lesquelles on avait renfermé une grande« quantité dargent, et comme elles étaient ouvertes, il me« semblait que chacun pouvait en retirer largent qui sy« trouvait, et même lemporter; mais auprè~ de cesft bourses étaient assis deux Anges qui les gardaient;" le lieu où elles étaient déposées ressemblait à uneft crèche dans une étable : dans une Chambre voisine je« vis des Vierges modestes avec une Épouse chaste; et(1 près de cette Chambre se tenaient deux Enfants; il me« fut dit quavec eux il ne fallait pas jouer dune manière« enfantine, mais avec sagesse; après cela il apparut une« Femme débauchée, puis un cheval étendu mort. Aprèst( avoir vu ces choses, jappris quelles représentaient le« sens de la lettre de la Parole, dans lequel est le sens« spirituel. Ces grandes bourses pleines dargent signi­« fiaient les connaissances du vrai en grande abondance; ft quelles fussent ouvertes, et cependant gardées par des « Anges, signifiait que chacun pouvait en tirer les con­ « naissances du vrai, mais quil avait été pris soin que « personne ne falsifiât le sens spirituel, dans lequel sont « les vérités pures; la crèche dans Pétable, où les bourses, (e étaient placées, signifiait linstruction spirituelle pour « lentendement; la crèche a cette signification, parce que « le cheval, qui mange là, signifie lentendement; les « vierges modestes, qui furent vues dans la Chambre « voisine, signifiaient les affections du vrai; lépouse « chaste la conjonction du bien et du vrai; les enfants " signifiaient linnocence de la sagesse dans cette con­ t( jonction; cétait des Anges du troisième Ciel, où tous (1 apparaissent comme ùes enfants; la femme débauchée « avec le Cheval mort signifiait la falsification de la " Parole par un grand nombre aujourdhui, falsification « par laquelle périt tout entendement du vrai; la femme u. débauchée signifie la falsification, et le cheval mort « lentendement du vrai devenu nul. n
  33. 33. 30 DOCTRI:<F. DE LA NOUVELLE JÉRUS!LEMLl!; SENS DE LA LETTRE DE IJA PAROLE EST LA BASE, Ll~ CONTE­ NANT ET LE SOUTIEN DE SON SENS SPIRITUEL ET DE SON SENS CÉLESTE. 27. Dans toute Œuvre Divine il y a un Premier, unMoyen et un Dernier, et le Premier va par le Moyen jus­quau Dernier, et par cela même existe et subsiste; de làle Dernier est la BASE. Le Premier aussi est dans leMoyen, et par le Moyen dans le Dernier, ainsi le Dernie/x­est le CONTENANT. Et comme le Dernier est le Contenantet la Base, il est aussi le SOUTIEN. 28. Lhomme érudit comprend quon peut appeler cesTROIS: Fin, Cause et Effet, puis aussi: Être, Devenir etExister, et que la Fin cest lÊtre, la Cause le Devenir, etlEffet lExister; en conséquence que dans toute chosecomplète il y a un Trine, quon appelle: Premier, Moyen etbernier, et aussi: Fin, Cause et Effet, puis encore: Être,Devenir et Exister. Quand on a compris cela, on comprendaussi que toute Œuvre Divine est complète et parfaitedans le Dernier, et quaussi dans le Dernier, qui est leTrine, Tout est compris parce que le Premier et le Moyensy trouvent. . 29. De là vient que, dans la Parole, par le lOmbreTROIS est entendu dans le sens spirituel le complet et leparfait, puis le tout ensemble; et comme ce nombre acette signification, voilà pourquoi il est employé dans laParole toutes les fois quil sagit de désigner une chosecomplète et parfaite, comme dans ces passages: « Ésaïe marcha nu et d~chaussé TROIS ANS~ Il - ÉI3~iEl, XX. 3. - « Jéhovah appela lROIS FOIS Samuel, et : Samuel courut lfiaIS FOIS vels Üie, et ce fut à la TROI­ SIÈME FOIS qul~lie (·omprit. ») - 1 Samuel, III. 1 à 8.­ « Jqnathan dit à David de se cacher lBOIS JOURS dans le champ; puis Jonathan lança TnOlS FI,BCHES sur le côté de la pi81~re; et aplès cela David se prosterna TROIS FOIS devant Jonathan. Il - 1 Samuel, XX. 5, 12 ft 41. - « Élie sétendü TROIS FOIS sur le {ils de la
  34. 34. SUR LÉCRITURE SAHiTE. 31 veuve. » - 1 Rois, XVII. 21. - « Élie ordonna de ré­ pandre TROIS FOlscle leau suTlholocauste. » - 1 Rois, XVIII. 34. - « Jésus dit que le Royaume des Cieux est semblable à du levain qu,une femme, après lavoir pris, cacha dans T.ols MESURES de farine jusquà ce que le tout eût fermenté.)) - Matth., XIII. 33 .. ­ Cl Jésus dit à Pierre quil le renierait TROIS FOIS. » ­ Matth .. XXVI. 34. - « Le Seigneur dit TROIS FOIS à Pierre: Maimes·tu y)) - Jean, XXI. 15, 16, 17. ­ « Jonas fut dans le ventre de la baleine TROIS JOURS et TROIS NUITS. » - Jonas, II. 1. - « Jésus dit que si on détruisait le Temple, Lui le rebâtirait en TROIS JOURS. » - Jean, II. 19. Matth., XXVI. 61. - « ,Jésus pria TROIS FOIS dans Gethsémané. )) ~ Matth,; XXVI. 39 à 44. ~ « Jésus ressuscita le TROISIÈME JOUR. - Matth., XXVIII. l, Et en outre dans beaucoup dautres passages où lenombre Trois est mentionné; et il est mentionné quand ilsagit dune œuvre finie et parfaite, parce que cest là oequi est signifié par ce nombre. 30. Ces préliminaires ont pour but de faciliter lintelli­gence de ce qui va suivre, et ici en particulier de fairecomprendre que le Sens naturel de la PaIole, qui est leSens de sa lettre, est la Base, le Contenant et le Soutiende son Sens spirituel et de son Sens Céleste. 31. Il a été dit ci-dessus, N°S 6 et 19 que dans la Paroleil y a trois sens; puis aussi, que le Sens Céleste est sonPremier, le Sens Spirituel son Moyen, et le Sens Naturelson Dernier; de là lhomme rationnel peut conclure que,clans la Parole, le Premier qui est céleste, va par son:Moyen, qui est spirituel, à son Dernier qui est naturel; etquainsi son Dernier est la BASE; puis aussi, que son Fre­mier, qui est üéleste, est dans son Moyen qui est spirituel,et par celui-ci dans son Dernier qui est naturel; que parsuite son Dernier, qui est naturel et est le sens de la lettrede la Parole, est le CONJENANT, et quétant le Contenantet la base, il est aussi le SOUTIEN. 32,. Mais eomment se font ces choses, cest ce qui nepeut pas être dit en peu de mots; ce sont même desArcanes dans lesquels sont les Anges du Ciel; ils seront
  35. 35. 32 DOCTHINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEMdéveloppés, autant que possible, dans les Traités dont il .a été parlé dans la Préface de la DOCTRINE SUR LE SEI­GNEUR, à savoir, dans les Traités àe la Sagesse Angéliquesur LA DIVINE PROVIDENCE, LA TOUTE-PUISSANCE, LATOUTE-PRÉSENCE, LA TOUTE-SCIENCE, sur LE DIVIN AMOURET LA DIVINE SAGESSE, et sur LA VIE. Pour le moment ilsuffit que, daprès ce qui vient dêtre dit, on puisse con­clure que la Parole, - lœuvre Divine Même pour le Salutdu Genre Humain, - quant à son dernier sens, qui estNaturel et est appelé Sens de la lettre, est la Base, le Con·tenant etle Soutien des deux Sens intérieurs. 33. Il suit de là que la Parole, sans le Sens de salettre, serait comme un Palais sans fondement, ainsicomme un Palais dans lair et non sur terre, ce qui neserait que lombre dun palais et sévanouirait. Sans lesens de sa lettre, la Parole serait aussi comme un Temple,dans lequel il y a plusieurs choses Saintes et dans sonmilieu un Sanctuaire, sans Toit et sans Murailles qui ensont les Contenants; si ces contenants nexistaient pas ouétaient enlevés, les choses Saintes du temple seraientpillées par des voleurs, ou dévastées par les bêtes de laterre et par les oiseaux du ciel, et ainsi seraient dissipées.Pareillement, elle serait comme le Tabernacle, dans lin­time duquel il y avait lArche dalliance, et dans le milieuduquel il y avait le Chandelier dor, lAutel dor desparfums et la Table des pains des faces, ce qui en consti-.tuait les choses Saintes, si ce Tabernacle neût pas eu sesderniers, qui étaient les Rideaux et les Voiles. De plus, sans le sens de sa lettre, la Parole serait comme le Corpshumain sans ses Téguments qui sont appelés Peaux, etsans ses Supports qui sont appelés Os; sans les uns et les autres, tous ses Intérieurs se répandraient de côté et dautre. Elle serait aussi comme le Cœur et le Poumon dans la Poitrine, sans leur tégument qui est appelé Plèvre, et sans leurs supports qui sont appelés Côtes j ou, comme le Cerveau sans son enveloppe qui est appelée Dure-Mère, et sans son Tégument commun, son Contenant et son Soutien qui est appelé Crâne. Il en serait de même de la Parole sans le sensde sa lettre; cest pourquoi il est dit,
  36. 36. · SUR LÉCRITUlŒ SAINTE. 33dans l~saïe, que Jéhovah crée sur toute gloire une cou­vertU1e. - IV. 5, 34. Il en serait de même des Cieux où sont les Anges,sans le Mondeoù sont les Hommes; le Genre Humain en estla Base, le Contenant et le Soutien, et la Parole est chezles. hommes et dans eux. En effet, tous les Cieux ont étédistingués en deux Royaumes, qui sont appelés RoyaumeCéleste et Royaume Spirituel; ces deux Royaumes sontfondés sur le Royaume Naturel, dans lequel sont leshommes; il en est donc de même de la Parole, qui estchez les hommes et dans les hommes. Que les Cieux An­géliques aient été distingués en deux Royaumes, le Célesteet le Spirituel. On peut le voir, dans le Traité du CIEL ETDE LENFER, No 20 à 28. 35. Les Prophètes de lAncien Testament représen­taient le Seigneur quant à la Parole, et par suite signi­1laient la Doctrine de lÉglise, tirée de la Parole. De làvient qùils furent appelés Fils de lhomme, comme il estmontré plus haut dans la DOCTRINE SUR LE SEIGNEUR, N°l8;il suit de là que par les différents traitements quils souf­frirent et supportèrent, ils ont représenté la violence faitepar les Juifs au sens de la lettre de la Parole. Ainsi, leProphète Ésaïe a reçu lordre de délier le sac de dessusses reins, et dôter s.on soulier de son pied, et daller nuet déchaussé pendant trois ans, - Ésaïe, XX. 2, 3.­Pareillement, le Prophète Ézéchiel a reçu lordre de pas­ser un rasoir des barbiers sur sa tête et sur sa barbe; debrûler un tiers des poils dans le milieu de la ville, denfrapper un tiers par lépée, et den disperser un tiers auvent; den serrer un petit nombre dans les pans de sonmanteau, et en1ln den jeter dans le milieu du feu et deres brûler, - Éz., V. 1 à 4, - Comme les Prophètes,ainsi quil a été dit, représentaient la Parole, et par là signi11aient la Doctrine de lÉglise daprès la Parole, cet ordre fut donné à Ézéchiel, parce que la tête signi1lait la sagesse qui vient de la Parole et par suite la chevelure etla barbe signi1laient le Dernier du vrai. Cest à cause de cette signi1lcation que cétait un signe de grand deuil et aussi un grand déshonneur de raser sa chevelure et de pa- ÉCIIITUHt: s". 3
  37. 37. 34 DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEMraître chauve: cest pour ce motif, et non pour un autreque le Prophète, afin de représenter létat de lÉgliseJuive quant à la Parole, rasa les cheveux de sa tête et sabarbe: cest pour ce motif, et non pour un autre que lesquarantt;l.deux enfants (( qui appelaient Élisée chauve»furent déchirés par deux ourses) II Rois. 23, 24 i car leProphète ainsi quil a déjà été dit, représentait la Parole,et chauve signifiait la Parole privée de son dernier sens.Que les Nazaréens aient représenté le Seigneur quant àla Parole dans ses derniers, on le verra dans un Articlesuivant, N" 49; cest pourquoi, il fut statué quils laisse·raient croître leur chevelure, et quils nen couperaientaucune partie; et même Nazaréen dans la langue Hé·braïque signifie Chevelure. Il fut, aussi statué que legrandPrêtre ne se raserait pas la tête, - Lévit., XXI. 10. - Ilen était de même pour le Père de famille, - Lévit., XXI.5. - De là vient que la Calvitie était pour eux un granddéshonneur, comme on peut le voir par ces passages: cc Toutes les têtes seront chauves et ils raseront tous leur barbe. Il - Ésaie, xv. 2. Jérémie, XLVIII. 37. - La confusion sera sur tous les visages et toutes les têtes seront rasées.» - Ézéch., VII. 18. - « Toute tête ,est devenue chauve, et toute épaule a été pelée. » -Ézéch., XXIX. 18.- et. .Te mettrai le sac sur tous les reins, et je 1end1ai chauves toutes les Mtes. Il - Amos, VIII. 10. - « A la calvitie réduis-toi et tonds-toi, à cause des fils de tes délices; élargis ta calvitie, parce quils ont émigré loin de toi. Il - Mich., I. 16. Ici, par se réduire à la calvitie et lélargir, il est signifiéfalsifier les vrais de la Parole dans ses derniers; quandces vrais sont falsifiés) comme ils.lont été par les Juifs,toute la Parole est détruite; car les derniers de la Parolesont ses appuis et ses supports; et même, chaque mot eetun appui et un support de ses vérités célestes et spiri­tuelles. Comme la Chevdure signifie le Vrai dans les der­niers, voilà pourquoi, dans le Monde Spirituel, tous ceuxqui méprisent la Parole et falsifient le sens de sa lettreapparaissent chauves; mais ceux qui lhonorent et qui
  38. 38. SUR LÉCRITURE SAINTJ~. J;: laiment apparaissent avec une belle chevelure. Sur ce sujet, voir aussi ce qui est dit plus loin, N° 49. 36. La Parole dans le sens dernier ou naturel, qui est le sens de sa lettre, est aussi signifiée par la Muraille de la Sainte Jérusalem, qui était bâtie de Jaspe, et par les Fondemente; de la muraille, qui étaient des Pierres pré­ cieuses, puis aussi par les Portes, qui étaient des Perles, - Apoc., XXI. 18 à 21 ; -- car par Jérusalem est signifiée lBglise quant à la Doctrine: mais, sur ce sujet, il en sera dit davantage dans lArticle suivant. Maintenant, daprès a ce qui été rapporté, on peut voir que le sens de la lettre. de la Parole; qui est le sens naturel, est la Base, le Conte­ nant et le Soutien de ses sens intérieurs, qui sont le sens spirituel et le sens céleste.~ -LE DIVIN VRA:-~~~E SENS ilE LA LETTRE m; LA PAHOL8,f) EST DANS SA PI,ÉNITUDE, DANS SA SAINTJ~TÉ ET DANS SAL PUISSANCE. 37. La Parole, dans le sens de la lettre, est dans sa plénitude, dans sa sainteté et dans sa puissance, parce que les deux sens antérieurs ou intérieurs, qui sont appe­ lés sens spirituel et sens céleste, sont ensemble dans le sens naturel, qui est le sens de la lettre, comme il a été dit ci-dessus, ~o 31, mais comment y sont-ils ~nsemble, cest ce qui va être dit maintenant en peu de mots. 38. Il Ya dans le Ciel et dahs le monde un prdre suc­ ·cessif et un ordre simultané: Dans lOrdre successif les choses se succèdent et se suivent depuis les suprêmes jus­ quaux infimes j dans lOrdre simultané, au contraire, elles sont lune à côté de lautre depuis les intimes jusquaux derniers. LOrdre successif est comme unè Colonne avec des degrés depuis le sommet jusquau bas; lOrdre simul­ tané, au contraire, est comme un Ouvrage cohérent avee ce qui lentoure depuis le centre jusquà la surface. Main­ tenant;·il sera· dit comment, dans son Dernier, lOrdre suc­ cessif devient Ordre simultané; cela arrive ainsi : Les su­ prêmes de lOrdre suecessif deviennent le~ intimes de
  39. 39. 36 DOGTIU~E DE LA NO{)VELLE JÉRUSALE~l lOrdre simultané, et les infimes de lOrdre successif de· viennent les derniers de lOrdre simultané; cest, par compa· raison, comme une Colonne de degrés qui, en saffaissant, devient un corps cohérent dans un plan. Ainsi, le simul~ tané est formé du Successif; et cela dans toutes et dans chacune des choses du Monde naturel, et dans toutes et dans chacune des choses du Monde spirituel; car partout il y a Premier, Moyen et Dernier; et le Premier, par le Moyen, tend vers son Dernier. Maintenant, quant à la Pa­ role, le Céleste, le Spirituel et le Naturel procèdent du Sei­ gneur en Ordre successif, et dans le Dernier ils sont en ordre simultané; ainsi le sens céleste et le sens spirituel de la Parole sont ensemble dans son sens naturel. Quand cela • est compris, on peut voir comment le sens naturel de la Parole, qui est le sens de sa lettre, est la ,base, le contenant et le soutien de son sens spirituel et de son sens céleste; et comment, dans le sens littéral de la Parole, le Divin Bien et le Divin Vrai sont dans leur plénitude, leur sain­Il teté et leur Puissance. 39. Daprès ces explications, on peut voir que la Pa­ role, dans le sens de la lettre, est la Parole même; carj dans ce sens il y a intérieurement esprit et vie; le sens{ spiritueL est son esprit, et le sens céleste sa vie. Cest là ce que le Seigneur dit: « Les paroles que je vous dis sont esprit et vie. )J - Jean, VI. 63. Le Seigneur a prononcé ses paroles devant le Monde et dans le sens naturel. Le sens spirituel et le sens céleste, sans le sens naturel, qui est le sens de la lettre, ne sont pas la Parole; car ils sont aussi comme lesprit et la vie sans le corps; ils sont comme un palais qui na pas de fon.de­ ment, ainsi quil a été dit précédemment, N° 33. 4:0. Une partie des vérités du sens littéral de la Parole, ne sont pas des "érités nues, mais elles sont des appa­ rences de vérités, et comme des similitudes et des com­ paraisons, prises de choses qui sont dans la nature, et qui, par des accommodements, sont mises à la portée des simples et à celle des enfants: mais, comme ces choses
  40. 40. SUR r}ÉCRITUIIF. SAINTE. :nsont des Correspondances, elles sont les récipients et leshabitacles du vrai réel, et elles sont comme des vases quile renferment et le contiennent, de même quune coupe decristal renferme un vin généreux, et quun plat dargentcontient des mets délicats; elles sont aussi comme des vê­tements qui couvrent le corps: des langes pour un enfant,une belle robe pour une vierge; elles sont encore commoles scientifiques de lhomme naturel, qui comprennent eneux les perceptions et les affections du vrai de lhommespirituel. Les vérités nues elles-mêmes qui sont renfer·mées, contenues, revêtues et enveloppées, sont Clans le sensspirituel de la Parole, et les biens nus dans son sens cé­leste. Mais cela va être éclairci par la Parole: (1 Jésus dit: Malheur à vous, Scribes et Pharisiens, car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, pen­ dant quau dedans vous êtes pleins de rapine et din­ tempérance! Pharisien aveugle, nettoie première­ ment le dedans de la coupe et du plat afin que ce qui est dehols del)ienne aussi net. » - Matth" XXTIL 25, 26. Ici, le Seigneur a parlé au moyen des Derniers quisont les Contenants, et a dit la coupe et Je plat, et par lacoupe il est entendu le vin, et par le vin le vrai de la Parole,et par le plat il est entendu la nourriture, et par la nour·riture le bien de la Parole; par nettoyer lintérieur de lacoupe et du plat, il est entendu purifier les intérieurs,qui appartiennent à la volonté et à la pensée, et ainsi àlamour et à la foi, au moyen de la Parole; par Il afinquainsi lextérieur devienne net» il est entendu quainsiseraient purifiés les extérieurs, qui sont les œuvres et lelangage, car ces extérieurs tirent des intérieurs leuressence. En outre « Jésus dit: Il y avait un homme riche, qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui se traitait magnifique­ ment tous les jours; il Y avait aussi un pauvre, nom· mé Lazare, qui était couché à "la porte, et qui était couvert dulcères. » - Luc, XVI. 19, :!ü.
  41. 41. ;{8 DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM Ici aussi le Seigneur a parle par des naturels, qui étalent des Correspondances et contenaient les spirituels j par lhomme riche est entendue la Nation Juive, qui est appelée riche parce quelle avait la Parole dans laquelle sont les richesses spirituelles j par la pourpre et le fin lin: dont il se vêtait, il est signifié le bien et le vrai de la Parole, par la pourpre le bien, et par le fin lin le vrai j paIl se traiter magnifiquement tous les jours est signifié le plaisir davoir la Parole et de la lire j par Lazare le pauvre, sonf entendues les Nations qui navaient pas la Parole j par Lazare couvert dulcères, couché à la porte du riche, il est signifié que les Nations étaient méprisées et rejetées par les Juifs. Si les Nations sont entendues par Lazare, cest parce que le Seigneur aimait les Nations, comme il aimait La7.are, quil a ressuscité des morts,- Jean, XI. 3, 5,36; - quil appelle son ami, ­ Jean, XI. 11; - et. avec lequel il ~e mit à tahle, ­ Jean, XII. 2. - Daprès ces deux passages, il est évident que les vrais et les biens du sens de la lettre de la Parole sont comme les vases et comme les vêtements du vrai et du bien nus qui sont cachés dans le sens spirituel et dans le sens céleste de la Parole. 41. Comme telle est la Parole dans le sens de la let~re,. il en résulte que ceux qui sont dans les Divins Vrais, et dans la foi que la Parole renferme intérieurement en elle la Sainteté Divine, et encore plus ceux qui sont dans la foi que la Parole est telle daprès son sens spirituel et son sens céleste, voient les Divines Vérités dans la lumière naturelle lorsquils sont éclairés par le Seigneur en lisant la Parole; car la lumière du Ciel, dans laquelle est le seqs spirituel d~ I~Yarole, influe dans la lumière natu-;;ne, dans la.quelle est-le sens de la lettre de la Parole) et éclaire 1inteliectuel de lhomme, qui est appelé le rationnel, et fait quil voit et reconnaît les Divins Vrais où ils existent et où ils sont cachés: ces vrais avec la lumière du Ciel int1uent chez quelques-uns, parfois même à leur .insu. 42. Notre Parole dans 80n intime, par la vertu de son sens céleste, étant comme une flamme qui embrase, et
  42. 42. SUR r:J<~()RITURE SAINTE. 39 dans son intérieur, par la vertu de Ilon sens spirituel, comme une lumière qui éclaire, il en résulte que dans son dernier, par la vertu de son sens naturel, dans lequel sont les deux sens intérieurs, elle est comme un rubis et comme un diamant, comme un rubis daprès la flamme célef?te, et comme un diamant daprès la 11;1mière Rpirituelle. Comme telle est la Parole dans le sens de la lettre daprès là transparence, voilà pourquoi la Parole dans ce sens est entendue par LES FONDEMENTS DE LA MURAILLE DE JÉRUSALEM; par LUmM ET LE THUMIM sur lÉphod dAharon; par LE JARDIN DÉDEN dans lequel avait été le roi de Tyr; puis aussi, par LES RIDEAUX ET LES VOILES DU TABERNACLE; et par LES EXTERNES DU TEMPLE DE JÉRUSALEM; mais la Parole a été représentée clans sa gloire par LE SEIGNEUR QUAND IL SEST TRANSFIGURÉ.@ - 43. Que les vrais du sens de la lettre de la Parole soient entendus par les Fondements de la muraille de la Nouvelle Jérusalem dans lApocalyse, Chapitre XXI, cest ce qui résulte de ce que, par la Nouvelle Jérusalem, il est entendu la Nouvelle Église quant à la Doctrine, comme il a été montré dans la DOCTRINE SUR LE SEIGNEUR, Nol 62, 63; cest pourquoi, par sa muraille et par les fon· dements de sa muraille, il ne peut pas être entendu autre chose que lExterne de la Parole, qui est le sens de sa lettre; car cest daprès ce sens quil y a la Doctrine, et par la Doctrine lÉglise; et ce sens est comme une muraille avec ses fondements, qui entoure une ville et la met en sûreté. Voici ce quon lit, dans lApooalyse, au sujet de la muraille de la Nouvelle Jérusalem et de ses fonde­ ments : u LAnge mesura la muraille de la ville de Jélusalem, cent quarante-qtVJ,tre coudées, mesure dHomme, la­ quelle est (mesure) dAnge. Et la muraille avait douze fondements: ils étaient ornés de toutes Pierres pré­ cieuses. Le plemier fondement était de Jaspe ; le second de Saphir; le troisième de Calcédoine; le quatrième dÉmeraude; le cinquième de Sardonix j le sixième de Sardoine; le septièmede Chrysolithe j le huitième de BérU; le neuvième de Topaze; le dixième de
  43. 43. 40 nOCTRINE nE LA NOUVELLE JÉRUSALEèr Ch1ysoplase; le onzième dHyacinthe; le douzième dAméthyste. )l - XXI. 17, 18, 19,20. Par le nombre cent quarante-quatre sont signifiés tous les vrais et tous les biens de 1}1~gIise daprès la doctrine tirée du sens de la lettre de la Parole; pareillement par douze; par lhomme est signifiée lintelligence; par lAnge le Divin Vrai doù procède lintelligence; par la mesure leur qualité; par la muraille et pades fondements le sens de la lettre de la Parole; et par les pierres précieuses les vrais et les biens de la Parole dans leur ordre, daprès lesquels existe la Doctrine, et par la Doctrine lÉglise.0­ 44. Les vrais et les bie~s ~u sens de la l~ttle de .la Parole sont entendus par l Urtm et le Thumtm. LUmu et le Thumim étaient sur lÉphod dAharon, dont le Sacer­ doce représentait le Seigneur quant au Divin Bien et quant à lŒuvre du salut, par les habits du sacerdocé ou habits de sainteté était représenté le Divin Vrai daprès le Divin Bien; par lÉphod était représenté le Divin Vrai dans son dernier, ainsi la Parole dans le sens de la lettre, car cest là le Divin Vrai dans son dernier, comme il a déjà été dit; de là, par les douze pierres précieuses, avec les noms des douze tribus dIsraël, qui formaient lDrim et le Thumim, étaient représentés les Divins Vrais daprès le Divin Bien dans tout leur ensemble. Voici ce quon lit sur ce sujet dans Moïse: u Ils feront lEphod dhyacinthe et de pourpre, décarlate double- teint et de fin lin tissu; ensuite ils feront un Pectoral de jugement comme loul,rage dÉphod, et tu le rempliras de remplage de pierre; quatle rangs de pierres : Rubis, Topaze, Bmeraude, premier rang; Chrysoprase, Saphir et Diamant, second rang; Lazuli, Agathe et A méthyste, troisième rang; Cry­ solithe, Sardoine etJaspe, quatrième rang. Ces pierres seront daprès les Noms des fils dIsraël, à gravures de sceau, à chacun daprès son Nom, elles seront poU? les douze Tribus. Et Aharon portera sur le Pectoral du jugement les Urim et les Thumim; quils soient sur le cœur dAharon, quand il entrera devant Jého­ vah, 1 1 - Exod., XXVIII. 6, 15, fi à 21, 30.
  44. 44. ) SUR LÉCRITURE SAINTE. 41 Ce qui a été représenté par 1eR habits dAharon, par son Éphod, son Manteau, sa Tunique, sa Tiare, sa Cein­ ture, a été expliqué dans les ARCANES CÉLESTES sur ce Chapitre de lExode; il a été aussi montré dans les ARCANES CÉLESTES que par lÉphod était représenté le Divin Vrai dans son dernier; que par les Pierres pré­ cieuses étaient représentés les vrais qui brillent daprès le bien j par les douze pierres précieuses, tous les vrais der­ niers qui brillent dans leur ordre daprès le bien de lamour; par les douze Tribus dIsraël, toutes les choses de lÉglise; par le Pectoral, le Divin Vrai daprès le Divin Bien; par les Drim et les Thumim, léclat du Divin Vrai daprès le Divin Bien dans les derniers; car Drim, cest un feu qui luit, et Thumim, cest léclat dans la langue angé­ lique, et lintégrité dans la langue hébraïque; il Y a aussi été montré que le8 réponses étaient données par des varia· tions de la lumière, et alors en même temps par une per­ ception tacite, ou de vive voix, etc. Daprès cela, on peut voir que par ces pierres précieuses ont aussi été signifiés les vrais daprès le bien dans le dernier sens de la Parole; les réponses du Ciel ne sont données que par ces vrais, parce que dans ce sens le Divin procédant est dans sa Plé­ nitude. Que les Pierres précieuses et les Diadèmes signi­ fient les Divins Vrais dans leurs derniers, tels que sontles vrais du sens de la lettre de la Parole, cest ce qui est devenu manifeste pour moi par les Pierres précieuses et par les Diadèmes qui sont dans le Monde spirituel chez les Anges et chez les esprits, et que jai vus sur eux, et aussi .dans leurs cassettes; et il ma été donné de savoir que ces pièrreries correspondaient aux vrais dans les derniers, et que cest même de ces vrais quelles tirent leur origine et leur apparence. Cest parce que les diadèmes et les pierres précieuses ont cette signification, que Jean vit des diadèmes sur la tête du Dragon, - Apoc., X[I. 3; - sur les cornes de la.Bête, - Apoc., XII. 1; et des pierres pré­ cieuses sur la Prostituée assise sur la bête écarlate, ­ Apoc., XVII. 4; - il en fut ainsi, parce que par le Dragon, la Bête et la Prostituée sont signifiés ceux chez qui, dans le Monde Chrétien, il y a la Parole.

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