EXPOSITION                        SOMMAIRE             DE LA DOCTRINE                          DE LANOUVELLE ÉGLISE       ...
EXPOSITION SOMMAIRE              DE LADOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE
SA1NT,AMAND (CHER). - IMPRIMERIE DANIEL-CHAMBON. . . .        29, Rue POlte.M~lin.!il . .  ~
EXPOSITION                       SOMMAIRB           DE LA DOCTRINE                         DE LANOD_VELLE ÉGLISE        QU...
APOCALYPSE, XXI. 2,5.  1   Moi, Jean, je vis la Ville sainte, Jérusalem nouvelle, descendant deDieu, du Clêl, parée comme ...
1                  EXPOSITION SOMMAIRE                                  nE LADOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE             QU...
EXPOSITION SOM&UIRE               1 L .ans la suite, traité des Discordances entre les dogmes de­lÉgli~e daujourdhui et ce...
fi"   4.    DE LA DOCTRI!E DK L.~ ."OUVELLE IiGLISE.         3  ment pour les notres, mais encore pour ceux du Monde  enti...
EXPOSITI02; SOMMAIRE  il nous fait justes, cest-à-dire, celle dont il nous gratifie  et par laquelle nous sommes renouvelé...
DE 1•..1. DOCTRINE DE LA NOVVELLE ÉGLISE        5  point parfaitement avec le Christ, et ne fait point lhom­  me membre vi...
6                   EXPOSlTlON SOMMAIREnOI1~, Sess. VI. Ch. 16. - (Ij) Parce que par nous-mêmesnous ne pouvons rien comme ...
1°7      DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE             7 JUSTIFICATION, TIRÉ;; DES DÉCRETS DU CONCILE DE TRENTE,SONT EN...
EXPOSITION SOMMAIREvres sont méritoires; mais parce quelles se fontdaprès la grAce et par lEsprit Saint, et que le Christ ...
DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLIllE   _      9     1i.   SUR LA JUSTIFICATION PAR LA Foi.   LES   DOCTRINAUX Co~nIUNS   ...
10                   EXPOSITIO:<" SOMMAIREverses manières àlntter,mais cependant ils suivent la Loi volontairement, et ain...
N 12      DE   LA   DOCTRL(E DE   LA   NOUYELLE ÉGLISE   11 nes œmres sont nécessaires an salut, est rejetée et con­ damné...
i2                   EXPOSITION SOmlAIRE               i013 parce quils luttent avec le péché qui reste dans la chairpenda...
N° 13     DE LA. DOCTRI:iE DE   LA   NOUVELLE ÉGLISE   13720, 721. - (t) Les Renés doivent lutter avec le vieilAdam, et la...
14                  EXPOSiTiOX S01n1AlRg lEvangile, pag. 76; 684.. - (c) La promesse de la ré­ mission des péchés et de la...
Dg LA DOCTRlIŒ DE LA NOUVELLE    KGUSE  nous avouons que la vie éternelle est une réco œpense,  parce que cest une chose d...
t6                 EXPOSITION SOMMAIREchute, avant la régénération, il nest demeuré ou il nereste pas même une étincelle d...
DE   A DOCTRI:<E DE LA NOUVELLE ReLISE         t7 sont point conformes aux paroles sacrées, pag. 582, 583. - (k) Lhomme rI...
-18                  EXiO~YflO:   SOM)lAIRE~                     ESQ..UISSE                          ~RINAUXDE~A NOUVELLE ...
N° 16.       DE LA DOCTRI.lE Dg r.~ .OUVELLE (:GLI;E.              t9  III. Du Jugement Dernier.  IV. De la Now.:elle Égli...
20                  EXPOSlTlO.   SO~lM.IRE          KO 18                    COURTE ANALYSE.   18. Les Églises séparées de...
N° 19      DE LA DOCTRIXE DE L. NOUVELLE r.:GLlSE           2inité de personnes dans la Divinite, semblables SUl le Pechéo...
22                    EXPOSITION SOMMAIRE                N 21.Calvin, 011t retenu tous les Dogmes .Ur la T)inité de Per­so...
N° 23       DE LA DOGTRI:-Œ DE L.- NOUVELLE ÉGLISE        2~      (a). Il dit aussi que la Foi vient par louïe lorsquon éc...
24                   EXPOSITIO:-i SOMMAIRElhomme comme dafl.~ un .ujet ptl-s&:f, tandis que les Catho­liqu,s- Romains le.~...
,     N° 26   DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ~;GLIS E             25   daprès la grâce fait que ses dons sont des mérites p...
26                     RXPO~ITJON   SOMY.UR Epeuvent non seulement entendre la Parole de Dieu, maisencore y donner leur as...
N° 31     DK LA DOCTRliŒ DE LA NOU"KLLE 11GLISF.           27écrit après le temps des Apôtres; le Symbole de Nicée,dansle ...
28                    EXPOSITlO;, SOMMAIRE               lo 33.symbole dAthanase, où la Trinité de personnes cst ensei­gné...
N 34      DE LA DOCTRINE DE LA NOUYELLE ÉGLISE          29unanimes et accold; car lorsquune substance ou uneessence seule ...
30                  EXPOSITION SOmlAIRE                N° 36 Jus/e et Sa.uuur point, exœpté AIoi. ~ - Esaïe, XLV, 2i,  22....
N° 38      DR LA DOCTRINE DR LA NOUVELLR ÉGLISIl            31or.ois en un seul Dieu, qui .est nne unique Essence, danslaq...
32                   EXPOSITION SO)DVIRE                  N° 4,0                                      tendement bien éveil...
N 42      DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE           33sidérée comme étant la seule qui sauve, parce quelle esten un s...
34                  EXPO~ITION   SOmlAIRE   être laits par lhomme comme par ItlÏ·mémp, maü il d9it   croire que cest par I...
DE   LA   DOCTRINE DE   LA   NOUmE ÉGLISE     35Divinité habite corporellement en Lui, - Coloss. II. 9 j- et selon Ésaïe: ...
36                  EXPOSITION SOMMAIREparticulière, Voir ci-après les Nos H6 et 117; tout ce quilscontiennent sera démont...
N° 46       DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE              37  conjonction, mai~ une adjonction, et une sorte dacces­  ...
38                    EXPOSITIOS   ~ml~A:RE  jointe li la chmité, ni produire r.ucun des fluits qui sont  les bonnes ŒUV1e...
35  au vrai; ou, dans lopposé, dont lun se réfère au bien  et lautre au fallx; par conséquent aucuoe œuvre ne peut être co...
40                  EXPOSITIO:i SOMM . I.JRE                      COURTE ANALYSE   52. Cest ce que prouve lexpérience; com...
N· 52      DE L. DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE            4-1du diable, tll ne pourrais pas en être préservé par deslégio...
42la foi, doit étle dans sa lumière ct ètle vu, autrement onpeut cloire le faux, Les Paradoxes qui découlent dunetelle foi...
".... "       .. .n .;).)  moire: que lhomme daplès cette Lumière naturelle  puisse coafirmer tout ce qui lui plait, les f...
44                      EXPOSITlO:,/ SOMMAIRE                7 0 5ï   retourné au Père de Qui il était issu; ces choses ét...
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Emanuel Swedenborg, traduction de son ouvrage : Summaria Expositio Doctrinae Novae Hierosolymae... ab Emanuele Swedenborg, Sueco... Amstelodami, 1769

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Em swedenborg-exposition-sommaire-de-la-doctrine-de-la-nouvelle-jerusalem-le boysdesguays-1904

  1. 1. EXPOSITION SOMMAIRE DE LA DOCTRINE DE LANOUVELLE ÉGLISE QUI EST ENTENDUE DANS LAPOCALYPSE par LA NOUVELLE JÉRUSALEM PAR• • • ABVB. BWBD • • • OB. TRADUITE DU LATIN PAR J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS, SUR· L)j:J;lIJ,ION .fEB,!NCJU>S (~M.SI:JHIP~M, 1,769) ET PUBLIÉE ,Par une SOl:lit,derllaçiplea dùet!e)D!PlTQ~E (~ROISIÈME ~DITION PA RI S A la Librairie de la SOCIÉTÉ SWÉDENBORGIENIŒ 12, RUE THOUlN, V ARR (PA~THÉON) LONDRES SWEDENBORG SOCIETY BLOOMSBURY STREET, 36. - f904 ­
  2. 2. EXPOSITION SOMMAIRE DE LADOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE
  3. 3. SA1NT,AMAND (CHER). - IMPRIMERIE DANIEL-CHAMBON. . . . 29, Rue POlte.M~lin.!il . . ~
  4. 4. EXPOSITION SOMMAIRB DE LA DOCTRINE DE LANOD_VELLE ÉGLISE QUI EST ENTENDUE DANS LAPOCALYPSE par LA NOUVELLE JÉRUSALEM PAR• • • &.V.. S • • • 1I.8 • • • TRADUITE DU LATIN PAR J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS, SUR L~ÉDItION ~R.INClUS (~ltISl:~~M, 1,769) ET PUBLIÉE , , , Par uni ,Soclité deAnlcipl~1 dUIUI )D~T~"E ~ROfSIÈME ~OITION PARI S A la Librairie de la SOCIÉTÉ SWÉDENBORGIE:-INE 12, RUE TaOUIN, V ARR (P.NTHk:ON) LONDRES SWEDENBORG SOCIETY BLOOMSBURY STREET, 36. -f904 ­
  5. 5. APOCALYPSE, XXI. 2,5. 1 Moi, Jean, je vis la Ville sainte, Jérusalem nouvelle, descendant deDieu, du Clêl, parée comme une Fiancée ornée par son mari. Et CeluiqUI était assis SUI" le Trône dit : Voici, nouvelles toutes choses je fais;et Il me dit; Écris, car ces paroles sontvéritables et certaines .•
  6. 6. 1 EXPOSITION SOMMAIRE nE LADOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE QUI EST ENTENDUE DANS LAPOCALYPSE PAR LA NOUVELLE JÉRUSALEM t .Après avoir publié dans lespace de peu dannées quelquesOuvrages et quelques Opuscules sur la NOUVELLE JÉRUSA-l-KM, par laquelle est entendue la Nouvelle Église qui doitêtre instaurée par le Seigneur, et après que lApocalypseeut été révélé d, je formai Ip dessein de mettre au jour laDoctrine de cette Église dans la plénitude, ainli la doc-trine entière; mais, comme cest un travail qui exigeraquelques années, jai pris la résolution den présenterune sorte dEsquisse (Sciagraphie), afin quon ait dabordune idée générale de cette Église et de sa Doctrine, puis,que, quand les notions communes précèdent toutes leschoses, en général et en particulier, qui sont comprisesdans leur étendue, apparaissent ensuite dans la lumière, car elleS entrent dans les nolions communes comme deshomogènes dans leurs réceptacles Toutefois, ce t Abrégé nest pas soumis aux jugements pour la discm1sion, mais·il est seulement communiqué pour la connaissance dusujet, attendu que tout le contenu en sera pleinementdémontré dans lOuvrage même (1). Mais comme il sera, (1) Swedenborg, né en 1686, était dans sa quatre-vingt-deuxieme année1769) quand il publia cet Abrégé. LOuvrage dont il est ici palIé, à savoir(LA VRAIE ltELIGION CKKtTI""NK,contenant la ThéokJgie Universelle de laNouvelle É{Jlise. a été mis sous la presse environ deux ans après;Swedenborg était alolS dans sa quatre-vingt-quatrième année. et ilquitta notre monde au commencement de 1772. peu de temps après lapublication de cet important Traité, 1.
  7. 7. EXPOSITION SOM&UIRE 1 L .ans la suite, traité des Discordances entre les dogmes de­lÉgli~e daujourdhui et ceux de la Nouvelle Eglise je vaisdabord présenter les Doctrinaux daujourdhui sur laJustification.DOCTRINAUX DES CATHOLIQUES-RoMAINS SUR LA JUSTIFICA~ DAPRÈS LE CONCILE DE TRENTE. _~ ~------ 2. Dans la Bulle donnée par PIE IV, PO:<TIFE ROMAIN, lan i56~, aux Ides de Novembre, on lit ces paroles: « Jem­brasse et reçois tout ce qui,en général ct en particulier, aété arrêté et déclaré, touchant le PÉOHÉ ORIGINEL ct la Jus­TIFICATION, dans le S. CONCILE DE TRENTE.I) 3. DÉCISIONS DU CONCILE DE TRENTE SUR LE PÉCHÉ ORIGI­ NEL. - (a) Adam par lolf~nse de prévarication a été en­tièrement détérioré quant au corps et à lâme; la préva­rication dAdam 1> nui, non-seul~ment à Adam, maisencore à. sa postérité; et cette prévarication a transmis dans tout le genre humain, non seulementIa mort et les peines du corps, mais aussi le péché, qui est la mort de lâme, Sess. V. 1, 2. - (b) Ce péché dAdam, qui est un par origine, et qui est transmis par propagation etnon par imitation, est dans chaque homme le sien propre,et ne peut être enlevé par aucun autre moyen que par leMérite du seul Sauveur, notre Seigneur Jésus-Christ, quinous a réconciliés à Dieu da.ns son sang, étant devenupour nous la Justice, la Sanctification et la Rédemption,Ses•. V. 3. - (c) Tous les hommes, dans la prévaricationdAdam, ont perdu linnocence, et ils sont deveDus impurs,et par nature enfants de colère, Sess. VI. Ch. i. 4. SUR LA JUSTIFICATION. - (a) Le Père Céleste, le Père des miséricordes, a envoyé aux hommes le Christ Jésus,son Fils, quand lheureuse plénitude du templ fut arrivée,non-seulement aux Juifs qui étaient sous la loi, maisaUlisi aux Gentils qui ne suivaient pas la justice,. afinquils se missent en possession de la.:JustÎce, et que tousreçussent ladoption de fils. Dieu a~~proposé.ce Propitia­teur par la foi en son sang pour les péchés, non seule,..
  8. 8. fi" 4. DE LA DOCTRI!E DK L.~ ."OUVELLE IiGLISE. 3 ment pour les notres, mais encore pour ceux du Monde entier, Sess. VI. Ch, 2. - (b) Cependan~ tous ne reçoi­ vent pas le bénéfice de Sa mort, mais seulement ceux à qui le Mérite de Sa passion est communiqué; ainsi, à. moins quon ne renaisse en Christ on ne peut nullemtnt,être justifié, Sess. VI. Ch. 3. - Cc) Le principe de la Jus­.tification doit lltre tiré de la grâce de Dieu venant en outre par Jésus-Christ, cest-à-dirl, de sa vocation, Sess. VI. Ch. 5. - (c) Les hommes sont disposés à. la jus1ice, lorsque, excités par la grâce Divine, recevant la foi par louïe, ils sont librement mUil en Dieu, croyant vrai tout ce qui a été Divinement révélé et promis, et principale­ ment ce point, que Dieu justifie limpie par Sa grâce, par la Rédemption qui est en Jésus-Christ, et lorsque se comprenant pécheurs daprès la crainte de la justice Di­ vine, crainte dont ils sont utilement frappés, ils sont élevés à lespérance, se confiant sur ce que ilieuleur sera propice à cause du Christ, Sess. VI. Ch. 6. :..- (d) Cette dis­ position et cette préparation sont suivies de la Justifica­ bon elle·m6me, qui est, non pas la seule rémis:.ion des péchés, mais aussi la sanctification et la rénovation de lhomme intérieur par la réception de la grâce et Qes dons, par suite desquels lhomme dinjuste devient juste, et dennemi ami, pour être selon son espérance héritierde la vie éternelle, Sess. VI. Ch. 7. - (e) La Cause finale dela Justification est la gloire de Dieu et du Christ, et la vieéternelle. La Cause efficiente est Dieu qui purifie et sanc­tifie gratuitement. La Cause méritoire est le Bien-AiméFils Unique de Dieu, notre Seigneur Jésus·Christ, qui. lorsque nous étions ennemis, dans lexcessive Cllaritédont il nous a .aimés, no.us a mérité la justification parsa très-sainte passion sur le bois de la croix, et a satis­fait Dieu le Père poU/ nous. La. Cause instrumentale est leSacrement du baptême, qui est le sacrement de la foi,sans laquelle personne ne peut obtenir la justification.La Cause formelle unique est la justice de Dieu, non cellapal laquelle il est juste lui-même, mais celle par laquelle
  9. 9. EXPOSITI02; SOMMAIRE il nous fait justes, cest-à-dire, celle dont il nous gratifie et par laquelle nous sommes renouvelés par lesprit de notre mental; et non seulement nous sommes réputés justes, mais nous en avons vraiment le nom et nous le sommes réellement, chacun selon sa mesure que lEsprit Saint lui répartit comme il veut, Sess. VI. Ch. 7, § 2. - (f) La Justification est la translation de cet état, dans lequel lhOmme nait enfant du premier Adam, dan~ lé­ tat de grâce et dans ladoption 4es enfants de Dieu par le Second Adam notre Sauveur Jésus Christ, Sess. VI. Ch. 4. 5. SUR LA FOI, LA CIIAR1TÉ, LES BONNES ŒUVRES ET LES MÉRITES. - (a) Quand lApôtre dit que lhomme est jus­ tifié par la foi et gratuitement, ces paroles doivent être entendues dans ce sens que le consentement perpétuel de lEglise Catholique a maintenu et exprimé, à savoir, que nous sommes dits être justifiés par la foi, parce que la. foi est le commencement du salut. humain, le fonde­ ment et la racine de tou te j ustifi ~ation, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, et de parvenir à la socié­ té de ses enfants: nous sommes dits êlre justifiés gratui­ tement, parce que rien de ce qui précède la justification, soit la foi,soit les œuvres,ne mérite pas la grâce même de la justification ; pn effet, si cest une grâce, elle rie pro­ vient pas des œuvres, autrement ce ne serait pas une irâce, Sess. VI. Ch. 8. - (b) Quoique personne ne puis­ se être juste, sinon celui à qui les Mérites de la passion de notre Seigneur Jésus-Christ sont communiqués, cela ce­ pendant se fait dans la Justification, lorsque par le Mérite de cette très-sainte passion la charité de Dieu est répan­ {lue par lEsprit Saint dans les cœurs de ceux qui sont justifiés, et quelle y est inhérente: de là dans la Justifi­ cation même lhomme reçoit avec la rémission des pé­ ~hés toutes les choses en même temps infuses par Jésus­ Christ, auquel il est uni par la foi, lespérance et la cha­ rité ; car la foi, si la charité ne sen approche pas, nunit
  10. 10. DE 1•..1. DOCTRINE DE LA NOVVELLE ÉGLISE 5 point parfaitement avec le Christ, et ne fait point lhom­ me membre vivant de son corps, Sess. VI. Ch. 7, § 3. ­ (C) Le Christ est non -seulement le Rédempteur auquel on doit se confier, mais aussi le Législateur auquel on doit obéir, Sess. VI. Ch. 16. Cano 21. - (d) La Foi sans les œuvres est morte et oisive, parce que dans ,Jésus-Christ ce nest ni la circoncision ni le prépuce qui ont de la va­ leur, mais cest h foi qui opèle par la charité ; car la foi; sans lespérance et sans la charité, ne peut point donner la vie ételllel1e ; de là et aus~itôt on entend cet­ te Parole du Christ: " Si tu veux entrer dans la vie, gar­ de les commandements.» Cest pourquoi il est ordonné. à ceux qui reçoi vent la juslice véritable et Chrétienne, dès quils sont renés, de la conserver blanche et sans t;­ che, comme une première robe qui leur a été donnée par Jésus-Christ, à la place de celle quAdam par sa désobéis­ sance a perdue pour lui et pour nous, afin quils la repré­ sentent devant le tribunal de notre Seigneur Jésus-Christ, et quils aient la vie éternelle, Sess. VI, Ch. 7, § ~. - (e) Jésus-Christ Lui-Même, comme la Tête dans les memb~es, et comme le Cep dans les sarments, influe continuelle­ ment par une vertu dans ceux qui ont été justifiés; cette vertu précède toujours leurs bonnes œuvres,les accompa. gne et les suit ; et, sans elle, elles ne poulraien L être, en aucune manière, ni agréables à. Dieu ni méritoires; cest pourquoi on doit croire quil ne manque plus rien li. ceux qui ont été justifiés d3utant moins que parees même .:euvres, qui ont été faites en Dieu, ils sont censés avoir mérité la vie étcrnelle,qui1s doivent aussi obtenir en son temps, Sess. VI. Ch. 16. - (f) Notre propre justice nest pas établie comme étant propre daprès nous ; car celle qui est dile notre justice est de Dieu, parce que Dieu linfuse en nous par le mérite du Christ: que lhomme Chrétien sabstienne donc ou de se contier ou de se glo­ rifier en lui-même, et non dans le Seigneur, dont la boni,. té envers nous, hommes, est SI grande quil veut que les choses qui sont des dons de lui soient des mérites pour r.
  11. 11. 6 EXPOSlTlON SOMMAIREnOI1~, Sess. VI. Ch. 16. - (Ij) Parce que par nous-mêmesnous ne pouvons rien comme venant de nous-même, :,uîqui nous fortifie coopérant, nous pouvons tout : ainsilhomme na rien dont il puisse se glorifier, mais toutenotre gloire est dans le Christ, dans lequel nous vivons,dans lequel nou~ mériton~, dans lequel nous sati~faisons,faisant deg fruits dignes d/ pénitenr.e qui pl.r Lui ont dela force, par Lui sont offerts au Père, et à cause de Luisont acceptés par le Père, Sess. XIV.Ch. 8. - (h) Siquelquun dit que lhomme peut être justifié devant Dieupar ses œuvres, qui sont faites, ou parles forces de la na­ture humaine, ou par la doctrine de la loi, sans la grâceDivine par Jésus-Christ, quil soit anathème, Sess. VI. Can1. - (i) Si quelquun dit que, sans quil y ait auparavantune inspiration et uJ1e aide de lEsprit Saint, lhommepeut croire, espérer et aimer (cest· à-dire, dvoir la foi,lespérance et la ch<lri!é) commA il le faut, pour que lagrâce de la justification lui soit conférée, quil SOit ana­thème, Sess, VI. Cano 2. -(k) Si quelquun dit que lhom­me peut être justifié sans la justice du Christ, par laquel­le il a mérité pour nous, quil soit anathème, Sess. VI.Cano 10 ; et en outre plusieurs autres articles, principa-·lement ~ur la conjonction de la foi et de la ,:harité ou desbonnes œuvres, et. SUl ln condamnation de lenr sépa­ration. 6. SUR LE LIBRE ARBITRE. - (a) Le Libre Arbitre naété nullement détruit par le péché dAdam, quoiquil aitété atténué et diminué en forces, Sess. VI-. Ch. 1. ,-- (b)Si quelquun dit que le Libre arbitre de lhomme. mu etexcité par Dieu, ne coopère en lien en donnant sonassentiment à Dieu qui lexcite et lappelle, pour quil sedispose et prépare à obtenir la grâce de la justification, etquil ne pent refuser son assentiment, sil le veut, maisque semblable à quelque chose dinanimé, il ne fait abso­J.ument rien et est purement passif, quil sOit anathème,Sess, VI. Cano 4. 7 • .LES DOCTRINA.UX DES CATHOLIQUES-RoMAINS SUR LA.
  12. 12. 1°7 DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE 7 JUSTIFICATION, TIRÉ;; DES DÉCRETS DU CONCILE DE TRENTE,SONT EN SOMME ET EN SÉRIE TEl.S QUIL SUIT. Le péché dAdam a élé transmis à toulle Genre humain; de là son-:état, et par suite celui de tous les Il mmes, a été perverti et éloigné de Dieu, et ainsi ils sont devenus ennemis et enfants"de colère; cest pour-:;,uoi Dieu le Père par sa grâce a envoyé son Fils, afin quil réconciliât, quil expiât quil fit propitiation, quil satisfit, et par conséquent ra­.chetât, et que par là il fût fait Justice. Le Christ a-achevé et accompli tout cela, en soffrant à Dieu le Père en sa­ crifice sur le bois de la croix, ainsi par sa passion et par -son sang. Le Chril"t Seul a mérité, et son mérite est im­ puté daprès la grâce par Dieu le Père au moyen de lEs­ prit Saint, à lhomme qui le reçoit, il lui est attribué, appliqué, et il est transféré en lui; et le péché dAdam est ainsi éloigné de lhomme; toutefois il reste en lui une concupiscence qui lexcite à pécher. La Justification est la rémission des péchés, et pal suite il se fait une inno­ vation de lhomme intérieur, doù lhomme dennemi de­ vient ami, et denfant de colère devient enfant de grâce;-et ainsi il se fait une union avec le Christ, et le rené de­-vient membre vivant dans le corps du Christ. S. La foi vient par louïe, lorsque lhomme tient pour vrai ce qui a été divinement révélé, et quil croit aux promesses de Dieu. La foi est le commencement du salut humain, le fondement et la racine de toute justification, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu, et de ve­ nir dans la société de ses enfants: la Justification se fait par la foi, lespérance et la charité, et la foi à moins que lespérance et la charité ne sen approchent, nest point une foi vive, mais cest une foi morte qui nunit p int avec Christ. Lhomme doit coopérer; il peut ~approcher et sé[oi~ner, autrement rien ne pourrait lui être donné, parce quil serait comme un corps inanimé. Puisque la réception de la justification renouvelle lhomme, et que cela se fait par lapplication du mérite du Christ en lui, lhomme coopérant, il sensuit que les œu­
  13. 13. EXPOSITION SOMMAIREvres sont méritoires; mais parce quelles se fontdaprès la grAce et par lEsprit Saint, et que le Christ Seula mélité, Dieu fait que ses dons sont des mériles chezlhomme; de là il résulte que personne ne peut sattri ­buer quelque chose du mérite, DOCTRINAUX DES PROTESTANTS SUR LA JUSTIFICATION, DAPRÈS LA FORMULE DE CONCORDE. 9. Ce livre, doù les passages. suivan ts on télé extraits.~t appelé FORMULE DE CONCORDE, et a été écrit par des Hommes attachés il. la Confession dAugsbourg; etcomme je citerai les pages de ce livre, où se trouvent les~assages qui vont être donnés, javertis que je me suisservi de lEdition de Leipsik, de lAnnée i756. 10. DAPRÈS LA FORMULB DE CONCORDE, SUR LE PÉCHÉ ORIGINEL. - (a) Après la chute dAdam, tous les hommespropagés selon la nature naissent de lui avec le péché quidamne et apporte la mort éternelle à ceux qui ne renais­sent point, et le Ménte du Christ est lunique moyen parlequel on lenait, ainsi lunique remède par lequel on estguéri, pag, 9, iO, 52, 33, 55, 317, 641, 644" et A.ppendice,pag i38, 139. - (b) Le péché dorigine est une corrup­tion dune nature si profonde, que rien nest spirituelle ­ ment sain dans le corps et dans làme de lhomme, nidans ses forces, pag. 574. - (cl Il est la sonree de tousles péchés actuels pag. 317, 577,639, MO, 642, Append.pag. :t39. - (d) Il est un manque total ou unç privationtotale de limage de Dieu, pag. 640. - (e) On doit faireune distinction entre notre nature telle quelle a été crééepar Dieu, et le péché dorigine qui habite dans notrenature, pag. 645. - (n En ottlre, le Péché dorigine y estappelé ouvrage du diable, venin spirituel, racine de tousles maux, accident et qualité; et la Nature y es appeléeouvrage et créature de Dieu, personne, substance etessence de lhomme, et il y est fait une distinctioncomme entre lhomme infecté de maladie el la maladiemême.
  14. 14. DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLIllE _ 9 1i. SUR LA JUSTIFICATION PAR LA Foi. LES DOCTRINAUX Co~nIUNS sont ceux-ci: - (a) Par la Parole et les Sacre- ments ceux qui écoutent lÉvangile sont glatifiés de lEs- prit Saint qui produit la foi où et quand il convient.- (b) La contrition, la Justification par la foi lJnnovalion, et les bonnesœuvressesuiventen ordre; il faut bien distinguer ces choses; la contrition et les bonnes œuvres ne font rien pour le salut, la foi seule fait tout. - (c) La Justification par la foi, seule est la rémission des péchés, labsolu- tion de la damnation, la réconciliation du Père, ladop- tion comme·fils, et cela se fait par limputation du mérite ou de la justice du Christ. - (d) De Hl, la foi est e1le- même cette justice par laquelle nous sommes réplttés justes devant Dieu, et elle est une assurance en la grâce et une confiance. - (e) La Rénovation qui suit est la vi-vification, la régénération et la sanctification. - CD Après cette rénovation "iennent les bonnes œuvres, qui sont les fruits de la foi, étant en elles-mêmes des œuvres de lEsprit. - Cg) Cette foi est perdue par des maux graves. - L(;;s DOCTRINAUX COMllUNS SUR U: LOI ET SUR LÉVAN- GlU: sont les suivants: - (11,) Il faut bien distinguer en· tre la Loi et lEvangile, et entre les œuvres de la Loi ct les œuvres de lEsprit qui sont les Fruits de la foi. - (i) La loi est la doctrine qui montre que lhomme est. dans les péchés, et ainsi dans la damnation, et dans la colère de Dieu, doctrine qui par suite effraie; et lEvan- gile est la doctrine sur lExpiation, par le Christ, des pé- chés, et de la damnation, et ainsi une doctrine de conso- lation. - (k) Il Y a trois usages de la Loi: Réprimer les impies; amener les hommes à la reconnaissance des péchés, et enseigner les règles de la vie à ceux quisont renés. - (l) Les Renés sont dans la lo.i, et non sous la. loi, mais SOus la grâce. - (m) Les Renés doivent sexer- cer dans la Loi, parce que, tant quils vivent dans le Monde, ils sont par la chair excités à pécher, mais après la mort ils deviennent purs et parfaits. - (n) Les Renés sont allssi réprimandés par lEsprit Saint,et sont exercés de di-
  15. 15. 10 EXPOSITIO:<" SOMMAIREverses manières àlntter,mais cependant ils suivent la Loi volontairement, et ainsi ils vivent enfants de Dieu dansla Loi. - (0) Chez ceux qui ne sont pas renés le voile de Moïse reste encore devant les yeux, et le vieil Adamdomine, mais chez ceux qui sont Renés le voile de Moïsea été ôté, et le vieil Adam a été mortifié. 12. SUR LA JUSTIFICATION P.A.R LA FOI SA1iS LES .oEUVRESDE LA LOI, DOCTRI:;AUX PAR11CULIERS DAPRÈS LA FORMULE DE CONCORDE. - (a) La foi est imputée à justice sans lesœuvres, à canse du Mérite du Christ, dont la fùi sempare, pag. 78, 79, 80, 584.689. _. (b) La Charité suit la Foi quijustifie, mais la foi ne justifie pas, en tant quelle a étéformée par la charité, comme sexpriment les Catholi-ques-Romains, pag. 81,89, 94, Hi, 688, 691, App. pag.169. - (c) Ni la contrition qui précède, ni la rénova-tion et la sanctification qUi suivent, ni les bonnes œuvresalors, ne concernent laffaire de la ju!tice de la foi, pag.688, 689. - (d) Cest une folie de simaginer que les œu-vres de la Seconde Table du Décalogue justifient devantDieu, car par cette seconde Table nous agissons avec leshommes, et non proprement avec Dieu, et dans la justi-fication on doit agir avec Dieu et apaiser sa colère, pag.102. - (e) Si donc quelquun croit obtenir la rémissiondes péchés, parce quil a la charité, il fait injure auChrist, parce que cest une confiance impie et vaine de lapropre justice. pag. 87,89. - (f) Les bonnes œuvres doi-vent êt.re entiè,ement exclues, quand il sagit de la justi.fi cati on et de la vie éternelle, pag. 589. - (g) Les bonnesœuvres ne sont point nécessaires comme cause mélltoiredu salut, et nentrent point dans lacte de la justificaliOn,pag. 589, 590, 702,704, App. pag. 173. - (h) On doit re-jeter la proposition que les bonnes œuvres sont nécessai-res au salut, parce que cela ôte la consolation de lÉvan-gile, fournit une occasion de douter de la grâce de Dieu,donne une opinion de la propre justice, et parce que lesœuvres sont acceptées par les Papistes pour soutenir UIiêm~l1vaise cause, pag. 704. - (i) Cette phrase, que les bon.
  16. 16. N 12 DE LA DOCTRL(E DE LA NOUYELLE ÉGLISE 11 nes œmres sont nécessaires an salut, est rejetée et con­ damnée, pag. 591. - (k) Les phrases concernant les bon­ nes œuvres nécessaires au salut doivent, non pas êtreen­ seignées ni soutenues, mais plutôt être condamnées et re­ jetées comme fausses par les Églises, pag. 705. - (l) Lès œuvres qui ne partent point de la vraie foi sont en réali­ té des péchés devant Dieu, cest-à.-dire, ont été souillées de péchés, puisquun mauvais arbre ne peut porter debons fruits, pag. 700. - (m) La foi et le salut ne sont ni conservés ni relenus pal les. bonnes œuvres, parce quelles sont seulement des témoignages que lEsprit Saint est présent et habite en nous, pag, 590, 705, App. pag. 04. - (n) On doit avec raison rejeter le décret du Concile de Trente, que les bonnes œuvres conservent le salut, ou que la justice de la foi quon a saillie, ou la foi elle-même, est retenue et conservée par nos œUres ou en totalité ou du moins en partie, pag. 707. 13. SUR LRS FRUITS DE LA FOI, DOCTRINAUX PARTICULIERS DAPRÈS LA FORMULE DE CONCORD~. - (a) On doit obser­ ver llne différence entre les OEuvres de la Loi et les OEuvres de lEsprit ; et les OEuvres lque le René fait par- lEsprit librement et premptement sont, non pas des œuvres de la Loi, mais ;dcs œuvres de lEsprit; ce sont <;les fruÏls de la foi, parce que les Renés sont,· ·non pas sous la loi, mais sous la grâce, pag. 589, 590, 721, 722. - (b) Les bonnes œuvres sont les fruits de la pénitence, pag. :1:2. - (c) Les Renés par la foi reçoivent une vie nouvelle, de nouvelles affections, et de nouvelles œuvres, et ces choses scnt da­ près la foi dans la pénitence, pag, 134. - (d) Lhomme après sa conversion et sa justification commence à être renouvelé par le mental, et enfin par lentendement, et alors sa volonté dans les exercices journaliers de la péni­ tence nest point oisive, pag. 582, 673, 700. - (e) On doi t faire pénitence tant pour le péché originel que pour les péchés actuels, pag. 321, App. pag. 159. ­ (f) La pénitence dans les Chrétiens dure jusquà la mort,
  17. 17. i2 EXPOSITION SOmlAIRE i013 parce quils luttent avec le péché qui reste dans la chairpendant taule la vie, pag. 327. - (g) Il faut que la Loi duDécalogue soit commencée en nous et quelle soil faite de plus en plus, pag. 85,86. - (h) Quoique les Renés aientété délivrés de la malédicliqn de la loi, cependant ils doi­ vent toujours sexercer dans ln Loi divine, pag. 718. ­(i) Les Renés ne sont poinl sans la loi, et cependant ils nesont point sous la loi, car ils vivent selon la loi du Sei­ gneur, pag. 722.- ,k} La Loi pour les renés doit être la règle de la religion, pag. 596, 717, App. pag. 156. - Cl)Les Renés font les bounes œuvres, non par contrainte,mais volontairement et librement, comme sils navaientreçu aucun précepte, entendu aucune menace, et attenduaucune récompense, pag. 596, 701. - (m) La foi chezceux-ci qlland ils agissent est toujours occupée, et celuiqui ne fait pas ainsi les bonnes œuvres, manque de vraiefoi, car où est la foi, là sont les bonnes œuvres, pag. 70-.- (n) La charité el les bons fruits suivent la foi el la ré­génération, pag. 121,122, 171,188, 692. - (0) La foi etles œuvres saccordent bien et sont inséparablement liées.mais la foi seule saisit la bénédiction sans les œuvres, etcependant elle nest pas seule; de là vient que la foi sansles œuvre~ est morte, pag. 692, 693. - (p) Après ql1elhomme est justifié par la foi, cette foi vraie et vive estefficace par la charité, car les bonnes œuvres suivent tou­jours la foi justifiante, et sont saisies très-certainementavec elle; en effet, la foi nest jamais seule, sans avoiravec elle la charité et lespérance, pag. 586. - (q) Nousavouons que là où les bonnes œuvres ne suivent point,la foi est fausse et non véritable, pag. 336. - (r) Il estaussi impossible de séparEr les bonnes œuvres davec lafoi, que de séparer la chaleur et la lumière davec le feupag. 701. - (s) Comme le vieil Adam est toujours attachédans la nature elle-même, les Renés ont besoin duncontinuel avertissement de la loi, de doctrine, de mena­ces. et aussi de corrections; car ils sont réprimandés etcorrigés par lEsprit Saint au moyen de la loi, pag. 71g,
  18. 18. N° 13 DE LA. DOCTRI:iE DE LA NOUVELLE ÉGLISE 13720, 721. - (t) Les Renés doivent lutter avec le vieilAdam, et la partie de la chail doit être réprimée par lesexhortations, les menaces et les punitions, puisque la ré­novation de la vie par la foi est seulement commencéedans cette vie, pag. 595, 596, 724, - (u) Il reste une lutteperpétuelle entre la chair et lesprit dans les élus et lesvrais Renés, pag. 675, 679. - (x) Si le Christ.annonce larémission des péchés aux bonnes œuvres, cest paIcequelles suivent la réconciliation, et allssi parce que lesbons fruits doivent nécessairement suivre, et parce quilssOnt les signees de la promesse, pag. li6, 117. - (y) Lafoi qui sauve nest pas en ceux dans lesquels il nya pas la charité, car la charité est le fruit quisuit très-certainement et nécessairement la vraie foi,pag. 688. - (z) Les bonnes œuvres ·sont nécessaires enbeaucoup de manières, mais non comme cause méritoirepag. 11, n, 64,95, 133, 589,590,702, App. pag. 172 ­(aa) Le René doit COopéIcr avec lEsprit Saint, daprès lesnouvelles forces et les nou vea nx dons quil a reçus, maisdune certaine manière, pag. 582, 583, 674, 675, App. pag.14<1-. - (bb) Dans la CONFESSION DES ÉGLISES BELGES, qui aété Jeçue dans le SYNODE DE DORDRECHT, on lit ce quisuit : « La foi sainte ne peut être oisive dans lhomm"e,car la foi est efficace par la charité; et les œuvres quipartent de la bonne racine de la foi sont bonnes devarü Dieu et sont acceptées, comme les fruits dun bon arbre; car par les bonnes œmres nous sommes attachés à Dieu, mais non Dieu à nous, puisque Dieu les fait chez nous. 14. SUR LES MÉRITES, DAPRcÈS LA FORMULE DE CON­ CORDE. - (a) Il est faux que nos œuvres méritent la ré­ mission des péchés j il est faux que les hommes soient réputés justes par la justice de la raison j et il est faux que la raison par ses propres forces puisse aimer Dieu par-dessus toutes choses, et faire la ioi de Dieu, page 6i. - (b) La foi ne justifie pas par cela quelle estelle-mèm", une bonne œuvre et une vertu excellente, mais parce quelle saisit le Mérite du Christ dans la promesse M
  19. 19. 14 EXPOSiTiOX S01n1AlRg lEvangile, pag. 76; 684.. - (c) La promesse de la ré­ mission des péchés et de la justification à cause du Christ ne renferme point la condition des mérites, puisquelle est offerte gratuitement, pag. 67. - (d) Lhomme pécheur devant Dieu est justifié ou absous de ses péchés, et du jugement dune très juste damnation. et il est adopté an nombre des enfants de Dieu, sans aucun mérite de sa part, et sans aucune de ses œuvres passées, présentes oufutures, daprès une pure grâce, seulement à cause du mérite unique du Christ, qui nous est imputé i!. justice,pag. 684. - (e) Les bonnes œuvres suivent la fOi, la rémis­sion des péchés et la régénération, et ce quil y a enelles dimpm et dimparfait nest réputé ni péché, ni dé­faut, et cela à cause du Christ; et ainsi lhomme tout en· tier, tant quant à 11l. personne que quant aux œuvres, estjuste et saint et nommé tel, daprès la pure grâce et la pure miséricorde répandues, étendues et agrandies sur nousda!ls le Christ i cest pourquoi nous ne pouvons nous glp­rifier pour des mérites, pag. 74, 92, 93, 336. - (f) Celuiqui se confie dans le mérite. de ses œuvres, méprise lemérite et la grâce du Christ, et cherche le chemin duciel par ses propres forces sans le Christ, pag. 16, :1.7,18, :1.9. - (g) Si quelquun veut mêler les bonnes œuvres •à lArticle de la justification, et mériter par elles la grâcede Dieu, les œuvres dun tel homme sont pour lui, non­seulement inutiles, mais encore pernicieuses, pag. 708..- (h) Sont énumérées les œuvres du Décalogue et plu­sieurs autrcs qui doivent être faites, et que Dieu embellitpar des récompenses, pag. 1,6, :1.98. - (i) Nous ensei­gnons que les bonnes œuvres sont méritoires, non pas dela rémission des péchés, ni de la grâce, ni de la justifi­cation, mais des autres récompenses corporelles, commeaussi des récompenses spirituelles dans cette vie et aprèscette vie, parce que Paul dit: « Chacun recevra une ré­compense selon son travail, et le Chlist !Jera votre granderécompense dans les Cieux; Il et il est dit très souventquil sera rendu à. chacun selon ses œuvres icest pourquoi
  20. 20. Dg LA DOCTRlIŒ DE LA NOUVELLE KGUSE nous avouons que la vie éternelle est une réco œpense, parce que cest une chose due à cause de la promesse, et parce que Dieu couronne ses dons, mais non à cause de nos mérites, pag. 96, 133, 134, 135, 136, 137, 138. - (k) Lorsque les bonnes œuvres, dans ceux: qui croient, sont faites pour les v ~ritables causes et se réfèrent aux véri- tables fins, corn Ue Dieu le:. exige des Renés, elles son t les indices du salut éternel; et Dieu le Père les accepte et les a pour agréables à ClUse du ChrIst; et il promet à ceux-là les brillantes récompenses de cette vie et de la vie futme, pag. 708. - (l) Quoique les bonnes œuvres méritent des récompenses, cependant elles ne méritent la rëmission des péchés ou la gloire de la vie éternelle.. ni parce qudIes en sont dignes, ni parce quelles sont. convenables, pag. 96, 135, 139, et suiv., App. pag. 174.. _. (m) Le Christ, au jugement dernier, doit porter une sentence sur les bonnes et sur les mauvai.ses œuvres, comme étant des effets propres et servant de témoignage à la foi des hommes, pag. i 34, App. pag. 187. - (n). Dieu récompense les bonnes œuv/es, mais cest par grâce quil couronne ses dons, DANS LA CONFESSION DES EGLISES. BELGES. 15. Du LIBRE ARBITRE, DAPRÈS LA FORMULE DE CON- CORDE . ......, (a) Lhomme est dans une impuissance com- plète dans les choses spirituellEls, pag, 15, 18, 219, 318. 579, 656 et suiv., App pag. 141. - (b) Lhomme par la chute de nos premiers parents a été entièrement cor- rompu, au point que dans les choses spirituelles, qui concernent la conversion et le salut, il est aveugle par nature, et regarde la Parole de Dieu comme une chose extravagante, et quil est et demeure ennemi de Dieu. jusquà ce que par la vertu de lEsprit Saint, au moyen de la Parole prêchée et entendue, il soit converti, gratifié de la foi, régénéré et renouvelé, par pure grâce, sans aucune coopération de sa part, pag. 656, 657. - (c) Lhomme est entièrement corrompu et mort pour le bien, au point que dans la nature de lhomme après la.
  21. 21. t6 EXPOSITION SOMMAIREchute, avant la régénération, il nest demeuré ou il nereste pas même une étincelle de forces spirituelles, parlesquelles il puisse par lui-m6me être préparé à la gracede Dieu, ou saisir une grâce offerte, ou être de lui-mêmeet par lui-même capable de recevoir cette grâce; ou,dans les choses spirituelles, capable de comprendre, deCroire, de sattacher, de penller, de vouloir, de commen­cer, de perfectionner, dagir, dopérer, de coopérer, oude sappliquer à la grâce ou de sy rendre propre, ou defaire quelque chose pour sa conversion, soit en tout, soitpar moitié, soit en la plus petite pal"tie, pag. 656, 658. ­(d) Lhomme dans les choses spirituelles et Divines, quiregardent le salut de lâme, est comme la statue de selde la femme de Loth, et semblable à un tronc darbre età une pierre privés de vie, lesquels nont pas lusage desyeux, de la bouche ou daucun autre sens, pag. 661, 662.- (e) Lhomme néanmoins a la puissance de se mouvoir,ou de diriger ses membres externes, dassister aux assem­blées publiques, et il peut entendre la Parole et lÉvan­gile ; cependant dans ses pensées secrètes il lls méprise(omme choses extravllgantes ; ct en cela il est pire quuntronc darbre, à moins que lEsprit Saint ne soit efficaceen lui, pag. 662, .671, 672, 6ï3. - (f) Toutefois, il nenest pas de lhomme dans la conversion comme lorsquunestatue ~st formée avec ,une pierre, ou ltlrsquun sceau estimprimé dans de la cire, lesquels nont ni connaissance,ni sens, ni volonté, pag. 662, 681. - (g) Lnomme dans laconversion est un sujet purement passif et non actif, pag.662,681. - (h) Lhomme dans la conversion ne coopèreen aucune manière avec lEsprit Saint, pag. 21.9,579,583,672, 676, App. pag. 143, 144. - (h) Lhomme après lachute a retenu et possède les forces de connaître leschoses naturelles, comme aussi le libre arbitre de choisiren quelque manière le bien naturel et civil, pag. 14, 218, 641., 664. App. pag. H2. - (i) Les assertions de quelques Pères et de quelques Docteurs Modernes, que Dieu attire lhomme, mais volontairement de la part de celui-ci, ne
  22. 22. DE A DOCTRI:<E DE LA NOUVELLE ReLISE t7 sont point conformes aux paroles sacrées, pag. 582, 583. - (k) Lhomme rImé par la vpr(u de lE prit Saint coopère, quoiquavec beaucoup de faiblesse, daprès les nouvellesforces et les nouveaux dons que lESP1il Saint a ébauchés dans la conversion, et cest non par contrainte, mais vo­10ntiiiremFnt, pag. 582 et suiv., 673,674,675, App, pag.144. - (l) Non srulement les dons de Dieu, mais aussi le Christ, habitent par la foi, comme dans leurs Tem­ples, dans ceux qui sont renés, pag. 695, 697, 698, App.pag. t30. - (m) Il y a une grande Jifférence. entre les hommes baptisés et ceux qui ne le sont pas; car il est conforme a la doctrine de Paul, que tous ceux qui ontété bap1isés ont revêtu le Christ et sont véritablementrenés; ceux-ci ont déjà larbitre rendu libre, cest-a·direquils ont été de nouveau délivrés, comme le Christ laf­fiJme ; de la, non seulement ils écoulent la Parole deDieu, mais enr,ore ils peuvent, quoique non sans boau­ eoup de faiblesse, y donner leur assentimen-t, et sy atta­ cher par la foi, pag. 675. Il faut bien observer que les Propositions précédentesont été tirées du Livre appelé FORMULE DE CONCORDE, écrit par des Hommes attachés à la confession dAugs­ bourg; mais que néanmoins des Propositions semblables sur la JUSTIFICATION PAR LA FOI SEULE sont publiées et enseignées par les Réformés en Angleterre et en Hollande;ce::.t poulquoi ce qui suit les concerne tous j "oir aussi.ci-après les nOS n,t8 _. i",
  23. 23. -18 EXiO~YflO: SOM)lAIRE~ ESQ..UISSE ~RINAUXDE~A NOUVELLE ÉGLlV 16. Voici maintenant une Exposition sommaire de la Doctrine ~e la Nouvelle Église, qui est entendue par la Nouvelle Jérusalem dans lApocalypse, Chap. XXI et XXII: cette Doctrine, qui est non seulement doctrine de foi, mais aussi doctrine de vie, sera divisée dans lOu­ vrage même En Trois Parties. LA PREMIF.R& PARTIE traitera: 1. Du Seig~ur Die;: Sauveur et de la Divine Trinité en Lui. II. De lEClit1lre Sainte, de ses deux Sens, le Naturel et le Spirituel, et de la Sainteté qui en procède. HI. Ve lamow elwers Dieu et de lAmoUl à régard du p,ochain, et de la Concordance de ces-deux amours. IV. De la Foi, et de sa Conjonction m)ec ces deux amours. V. Doctrine de vie dap,ès les préceptes du Décalogue. VI. De la Réfôrmation et de la Régénération . . VII. Du Libre Albitre, et de la Coopé1yttion de lhomme avec le Seigneur par le libre albitre. VIII. Du Baptême. IX. De la Sainte Cène. X. Du ciel et de lEnfer. XI. De la Conjonction des hommes avec le Ciel et lEnfer,. et de leur état de vie aprës la mmt selon la conjonGtion. XII. De la Vie Éte11lelle. LA SECONnE PARTIE traitera: 1. De la Consom17wtion du Siècle, ou fin de lÉgl~e dau­ jourdhui. II. De lAvènement du Seigneur.
  24. 24. N° 16. DE LA DOCTRI.lE Dg r.~ .OUVELLE (:GLI;E. t9 III. Du Jugement Dernier. IV. De la Now.:elle Église, qui est la Nouvelle Jérus(ûem. LA TROISlhfE PARTIK montrera les DISCORDANCES quiex.istent entre les dogmes de lÉglise daujourdhui etceux de la Nouvelle Église (l). Mais ici nous nous arlête­rous un :peu sur ces discordances; et cela, parce que lePrêtre et le Laïque croient que lÉglise daujourdhui estdans la lumière même de lÉvangile, et dans ses vél:itésqJli ne petlVent être infirmées, ébranlées, ni attaquées,même par un Ange,sil en descendait un du Ciel: lÉgliseaujourdhui ne voit pas non plus autre chose, parce quede la foi eHe a soustrait lentendement, et que néanmoinselle a contilmé les dogmes par une sorte de vue an-des­sous de lentendement, et parce qne les faussetés y peu­vent ètIe confirmées au point de paraître comme desvérités, et les faussetés qui y ont été confirmées emprun­tent une lumière trompeuse, devant laquelle la lumièredes vérités semble être des ténèbres. Cest pour cetteraison que nous nous auêterons ici quelque peu, en pro­duisant les Discordances,et en les illustrant par de courtesno.1Jes, afin que devant un Entendement, qni na pas étéb,6llché par Ulac foi avellgle, elles soient vues commedans la lumière du crépuscole, et ensuite comme danscelle du mfitin, et enfin dans lOuvrage même commedans la clurtéftu jonr. Les Discordances sont en généralcelles-ci: 17. Les Églises separees de lÉglise Catholique-Romainepar la Réforme sont en dissidence sur (l~tferents points, maistoutes sont daccord sur ces A1ticles : la Trinité de Personnesdans la Divinite; lOligine du peché par Adam; lImputa­tion du merite du Christ; et la Justification par la foiseule. (t) Lauteul na point suivi cette Division en trois ParUes; lOuvrage,publié par!ui it Amsterdam, en t77i, est divisé en quatorze Chapitres.
  25. 25. 20 EXPOSlTlO. SO~lM.IRE KO 18 COURTE ANALYSE. 18. Les Églises séparées de lÉgli~e Ca.thùliquc-Romainepar Ja Réforme sc composent de ceux qui se nommentÉvangéliques et Réformés, cn même temps Protestants,ou, du nom dcs Chefs, Luthériens el Calvinistes; p3rmi ellrs )"j~glise Anglicane tient le milieu: qu~t à~lÉgliseGrecquc, qni depuis un temp~ ancien a été séparée delÉglisë Catholique-Romaine.il nen est point question icI.QÎîe les Églises des Protestants soient en dissidence surdivers points, plincipalement sur la Sainte Cène, Je Bap­tême, lÉlection et la Personne du Christ, cest ce qui estconnu de plusieurs; mais quelles soient toutes daccordsur les Al,ticles qui concernent la Trinité de personnesdans la Divinité, le Péché Originel, lImputation du mé­rite du Christ, et la Justification par la foi seule, cestce qui nest pas généralement connn; cela vient de cequil y a peu cie personnes qui sappliquent à rechèrchùquels sonlles dogmes qui diffèrent parmi les Églises, etpar suite quels sont ceux qui saccordent: les Ecclésias­tiques puisent seulement les choses dogmatiques de leurÉglise, et les Laïques les examinent rarement quant auxintéricurs, et par conséquent ne cherchent pas non pluscn quoi ils diffèrent. Que cependant ils soient daccordsur ces quatre Articles, dans les communs et dans laplupart des particuliers, cest ce quon peut voir par leursLivres si on les examine, et par leurs Sermons si on lesécoute attentivement. Mais ceci est davance ûlis en con­naissance il cause de ce qui va suivre; 19. Les Catholiques-Romains, aDant la Réforme, ont e~seigné sur les quatle Articles ci-dessus nommés des choses .absolument semblables à celles que les &folmès ont ensei­gnées après cette Réforme, à savoir, semblables sur la Tli­
  26. 26. N° 19 DE LA DOCTRIXE DE L. NOUVELLE r.:GLlSE 2inité de personnes dans la Divinite, semblables SUl le Pechéoriginel, semblables SUI LImput<ttion du merite du Chlist, etsemblables sur la Justification pal let foi en cette imputation,avec la seule différence quils ont conjoint la même foi avecla charité ou les bonnes Œlltles. COURn; A:-lALYSE 20. Quil y ait entre les Catholiques-Romains et les Protestants sur ces quatre Altide.s une telle Conformité, quà peine existe-I.-i1 une différence de qup!ql.lC impor­ tance, .excepté que les p,emiers ont conjoint la foi et la charité ct que les seconds lcs ont s<lparées, cest ce qui a été à peine connu de qnelquun, et même tellementignoré, que les Doctes vont être eux-mêmes surpris delénonciation de ce fait: la raison de celle ignorance,cest que les Catholiques-Romains sadressent il Dieunotre Sauveur, rarement, mai., il sa place au Papc commevicaire, et aussi aux Saints; de là ils ont tenu profondé­ment assoupis Ir urs dogmes sur lImputation du Méritedu Christ et sur la Justification par la foi; 4ue cette im­putation ct cette justification soient cependant au nom­b.e des dogmes reçus et reCOllnllS pal eux, cest ce quonvoit claitement par les Décrets du Concile de Trente,rapportés ci-dessus, no 3, ~, 5. 6, 7, 8, et con fi rmés parle Pape Pie IV, N° 2; et, si on les compare avec lesdogmes tirés de la Con fession dAugsbourg, et rapportésdaprès la Formule de Concorde, nOS 9,10, H, 12, onpeut "oi, que les diftér~nccs qui existent sont plutôt ver­bales que réelles. Les Docteurs de lÉglise, en les lisantet en les conférant, peuvent voir, il est vrai, quils sontconformes, mais non toutefois avec une pleine évidence;or, atin que ceux-ci, et ceux qui sont moins Doctes, etaussi les Laïques, voient cette conformité, quelqueséclaircissements seront ajoutés dans ce qui suit : @ 21. Les Chefs de la Réforme, Luther, Mélanchton et
  27. 27. 22 EXPOSITION SOMMAIRE N 21.Calvin, 011t retenu tous les Dogmes .Ur la T)inité de Per­sonnes dans la Divinité, sur le Péché Oliuincl, SU" 11:n.­pula/ion du Mhite du Christ, tt SU) la .Justification parla foi, tels quils étaient alors et alJQient été r,hl-z les Ca­thoiiques-&mains ; mais ils ont sépO)é la Chmité ou le,çBonnes ŒUl1es davec (ette foi, et déclaré qu.elles nétaient71Q5 en.çemùle sIlvi{iqufs, afin de rompre avec les Catl101i­ques-Romllms quant a1JX e,~sentùls liernes de lÉglise; quisont la Foi et la Charité. COURTE ANALYSE 22. Que les qualre Articles ci-dessus nommés, tels quils sont aujourdhui enseignés dans les Eglises Réformées, naient été ni nouveaux, ni forgés dabord par ces Trois Chefs, mais quils daten t de lépoque du Concile de Nicée, et aient, après ce concile, été transmis par les Écrivains, et par suite été conservés dans lÉglise Catholique-Ro: maioe, 00 le voit clairement daprès les Livres de lHis ­ toÎle Ecclésiastique. Que les Catholiqnes-Romains et les Réformés saccordent sur lArticle de la Trinité de Per ­sonnes dans la Divinité, cest parce que les lins et les autres reconnaissent les Trois Symboles dans lesquels la Trinité est enseignée, il ~avoir, le Symbole Apostolique, celui de Nic(e et celui dAthana~e. Quils saccordent sur l~rticle de Jfmputationdu mérite du Christ, on le voit clairement par les passages extraits du Concile dl) Trente, N 3 il 8, conféré::- avec ceux qui ont été tirés de la For ­ mule de Concorùe, N° 10 il t5, Quils saccordent aussi sur lArticle de la Justification, cest ce qui va être main­ tenant soumis à lexamen. 23. Le Concile de Trente sexprime ainsi sur 1_ Foi ju~­ tifiante : c( Le consentement perpétuel de lÉglise Catho ­ lique a été, que la Foi est le commencement du salut humain, le fondement et la racine de toute justification, sans laquelle il est impossihle de plaire à Dieu et de par ­ venil à la société de ses enfants;. toi? ci-dessus, N a
  28. 28. N° 23 DE LA DOGTRI:-Œ DE L.- NOUVELLE ÉGLISE 2~ (a). Il dit aussi que la Foi vient par louïe lorsquon écou- te la Parole de Dieu, N° 4 (c). Que ce Concile Catholique Romain ait conjoint la foi et la charité, ou la foi et les bonnes œuvres, cest ce que prouvent pleinement les pas- sages rapportés ci-dessus, N°s ~. 5. ï, 8. Mais que les Égli- ses Réformées, à partir de leurs Cbefs, les aient séparées, en décrarant que le salvifique e!.t dans la foi, et non en même temps dans la charité ou les œUHcs, afin de rom- pre avec les Catholiques-Romains quant aux essentiels mêmes de lÉglise, qui sont la Foi et la Cbarité, ce~t ce que jai quelquefois entendu dire par ces Chefs mêmes, ci-dessus nommés; comme aussi, quïls avaient affermi eeHe séparation par ces principes : Cl Que· personne par soi-même ne peut faire le bien qui contribue au sa.lut ; ni ne peut remplir la 10i; puis, de peur que par là le mérite de lhomme nentre daus la foi. » Que ce soit da- près ces principes, et pour cette fiu·, quils aient séparé les biens de la cbarité davec la foi, et aussi pal consé- quent davec le salut, on le voit par les extraits de la For- mule de concorde, cités ci-dessus, 10 12, parmi lesquels sont ceux-ci: « Que la foi ne justifie pas, en tant quelle a été formée par la charité, comme sexpriment les Ca- tholiques-Romains,l) N° 12 (b). « Quon doit rejeter la proposition que les bonnes œuvres sont nécessaites au salut, pour plusieurs motifs, et aussi parce quelles sont acceptées par les Papistes pour soutenir une mauvaise cause, » N° 12 (h). « Quon doit avec raison rajetel le dé- cret du Concile de Trente, que les bonnes œuvres·con- servent et retiennent le salul et la foi, » N° 12 (n) ; et en outre plusieurs autles. Que les Réformés cependant con- joignent la foi et la charité ensemble en un seul salviti~ que, avec la seule différence de la qualité des œuvres, en va le voir dans le Lemme suivant:. 0) 24. àpendant le.~ Chefs de la Re{o11ne oot adJoint à leur foi les bonnes œUI:1es,et les ont aussi conjDintes" mais dans •
  29. 29. 24 EXPOSITIO:-i SOMMAIRElhomme comme dafl.~ un .ujet ptl-s&:f, tandis que les Catho­liqu,s- Romains le.~ conjoignent dans lh.omme cort,medans un sujet aClif: " erwndant entr, les Uf/S et les c.fttres­il y a, en actul11ité. con(O?mité, ~uant à. la foi, aux œu­"Tes et aux mérites. COURTE ANALYSE. 25. Que les Chefs de la Réforme, bien quils aient sépa­ré la foi et la charité, les aient cependant adjointes, et enfin conjointes. mai" ne veuillent pas quelles soient unou forment un !;alvifique simultané, cest ce quon voitpar leurs Livres, par IeUJ s Sermons et par lcursDiscours ;car aplès quils les ont séparées. ils I(>s conjoignent, etmême ils expriment la conjonction par dlS paroles expres.ses etnon susceptibles dnn double sens,à savoir, par celles­ci: Que la Foi après la jnstification nest jamais seule, sans a"oil ave" elle la charité ou les bonnes œuvres, et gue,sil enestautrement,la foi est non vivante,maismorle;voirci-dessus, N° 13 (0) (p) (q) (1) (y) (bb). Et même qne lesbonnes œuvres suivent ntcessailcment la foi, N° t3 (x)(y) (z). Et enfin, que le René par lcs nouvelles forces etles nouveaux dons coopè re avec lEsprit Saint. N° 13 (aa).Que des choses abSllument semblables soient enseignéespar les Catholiques-Romains, cest ce quon voit claire­ment par les pas!oages extraits du Concile de Trente.No, 4, 5,6,7,8. 26. Que sur les mérites des œuvres les Réformateursenseignent à peu près les mêmes choses que les Catho­liques-Romains, on le voit par ces passages tirés de laFormule de Concorde : Que les bonnes œuvres sont ré­tribuées daprès la force de la promesse et daprès lagrâce, el que par là elles méritent les récompenses c 1­porelles, ct aussi les récompenses spirituelles, • t4 (t)(k) (l) (n). Et que Dieu courônne dune récompense sesdons, N° 14 (h) (n). Des chosfs parfai1ement semblablessont dites dans le Concile de Trenle, à savoir: Que Dieu
  30. 30. , N° 26 DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ~;GLIS E 25 daprès la grâce fait que ses dons sont des mérites pour nous, N° 5 (f). Et, en outre, que le Salut vient, nOT) pas des œuvres,mais de la promesse et de la grâce, parce que Dieu ]rs opère pal lEsplit Saint, N 5 (e) (f) (9) (h) (il (k). 27 D,<,p"ès les uns et les autres, il semble, au premier aspect, quil~ a une entière conformité, mais afin quelle nex.iste pas, le.; Réformateurs ont dislingué entre les œuvres de la loi prolenant de lintention et de la volonté, et les œuvres de lesprit provenant de la foi comme dune source libre et spontauée, et ces œuvres-ci ils les ont appelées fl"uits de la foi; VOÙ ci-dessus, N° il (h) (l), et N° 13 (a) (i) (l), et N° 1;S (k). Ces choses bien examinées et conférées, on y voit, non la différence des œuvres mêmes, mais seulement la différence de la qua-, lité des œuvres, à ~avoir, en ce que les unes partent de, lhomme comme dun sujet passif, et lés autres comme dun sujet actif; ,n conséquence celles-là, spontanément comme daprès lentendementdelhomme,et non en même temps daplès sa volonté: cela lst dit,parce quil 03 im­ possible que lhomme nait pas conscience de ses œuvfes quand elles se font, puisquil les fait,et que cest par len- . telldrment quil en a conscience. Cependant comme les Réfo"més prêchent aussi les exercices de la pénitence et les lutles avec la chair, N 13 (d) (e) (fl (g) (h) (k), et que ces choses ne peuvent être faites par lhomme, si ce nest daprès son intentiQn et sa volonté,et ainsi par lui comrne de lui-même, il sensuit que néanmoins en actualité il y a conformité. 28. Quant à ce qui concelOe le Libre arbitre dans la conversion ou dans lacte de la justification, il semble quil y ait opposition complète entre eux, mais néan­ moins on peut voir quils saccordent, si lon examine avec attention et si lon compare ce qui a été extrait du Concile de Trente, N" 6 (a) (b), avec ce qui a été tiré de la Formule de Concorde, No 15 (m) : en effet, dans le Christianisme tous ont été baptisés, et sont par là dans larbilre rendu libre (in libcrato arbttlio), de sorte quils
  31. 31. 26 RXPO~ITJON SOMY.UR Epeuvent non seulement entendre la Parole de Dieu, maisencore y donner leur assentiment, et lembrasser par lafoi; par conséquent nnl ny est comme un tronc d·ar­bre. 1 29. Daprès cela, on voit maintenant avec clarlé lesvérit.és avancées, NS i 9 et 21, que les RéformateulS ontreçu des Catholiques-Romains leurs dogmes sur la Tri­nité de personnes dans la Divinité,sur le Péché Originel,snI lImputation du mérite du Christ, et sur la Justifica..­tion par la foi. Ces choses ont été rapportées, pour mon­trer lorigine de leurs dogme!, principalement lQIiginede la séparation de la fOl davec les bonnes œuvres,.oude la doctrine sur la foi seule et faire voir quils nQnt aiiainsi que pour rompre entièrement avec les Catholiques­Romains,et,que cependant le dissentiment est verbal plu­t6t que réel. Daprès ce qui vient dêtre dit, on vojtclairement sur quel fondement a été construite la Foidans les Églises réformét!, et à quelle inspiration eHedoit son origine. . Ci) ,.­ 30. Toute la Theologie aujow,t}.hui. dan~ le Monde Ch)"é­tien, a ete fondee SUl" lidée de Trois Dieux, laquP.lle tire sonorigine de la Trinite de }er.~onnes. C0URTE ANALYSE. 31. Il sera dabord dit quelque chose sur lorig.ine, oul;ur la son lce dail a découlé lidée de la Trinité de Per­sonnes dans la Divinité, et par suite lidée de trois Dieux.Il y a trois Symboles, qui sont appelés Symbole Apost9­lique, Symbole de Nicée. et Symbole dAthanase, lesquelsenseignent spécialement la TrinIté; les deux premiers laTrinité elle-même, ct celui dAthanase la· Trinité de per­ sonnes. Ces trois Symboles se trouvent dans plusieursLivres de Psaumes, le Symbole Apostolique dans le Psau­me qui est chanté, celui de Nicée après le Décalogue, etcelui dAthanase à part, là. Le Symbole Apostolique a été
  32. 32. N° 31 DK LA DOCTRliŒ DE LA NOU"KLLE 11GLISF. 27écrit après le temps des Apôtres; le Symbole de Nicée,dansle Concile tenu à Nicée, ville de Bithynie, auquel furentconvoqué:> par lEmpereur Constantin tous les Évêques delAsie, de lAfrique et de lEurope, lAn 325. Mais le Sym­bole dAthanase a été composé, aprè3 ce Concile, par unepersonne ou par plusieurs personnes, pOUl renverserentièrement les Ariens, ct ensuite i a aussi ét~ acceptépar les Eglises comme OEcuménique. Par les deux pre­miers SymlJOlcs a brillé la confession de la Trinité, maispar le tloisième ou par celui dAthanase sest répan­due la profession de la Tt"inilé de personnes; que de là~oit pro lenlie lidée de trois Dieux, on le verra dans cequi va suivre. 32.: Quil y ait une Divine Trinité, cela est bil4D évidentdaprès les Paroles du Seigneur, dans Matthieu : (1 Jésusdit: Allez, faites disciples toutes les nation.s,les baptisant auNom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. ) - XXVIII. 19;- et daprès ces paroles dans le Même: « Jésus ayant etébaptisé, voici, les Cieux Lui furent ouvelts, et ii vit lEspritde Dieu descendant comme une colombe, el venant sur Lui.Et voici, une voix du Cie:: Celui·ci est mon Füs bien-aiméen qui je Mc suis complu.» - III. 16, ï;.- Si le S<>iglleura envoyé les Disciples baptisel an Nom du Père, du Filset dn Saint Esprit, cétait parce quen Lui alors I.(loritié,il y avait la Divine Trinitr ; cal dans ce Chap. XX vru, ildit àu Vers. f8, qui précède: « li liia clé donné tout pou-tair dans le Ciel et sw TelTe; » et au Vers. 20, qui suit:« Voici, MOI, avec vous je suis tous les jours jusqu à la Con­sommatio1/. du siècle; )l ainsi, il parle dr. Lui Seul, et nonde Trois: et dans Jean: « Il. ny avait pas encore EspritSaint, plrce que Jésus navait pas encore ctc glorifié. » - _VH. 39 ; - et ces paroles, il les a dites aprè" la Glorifica­tion, et la Glorification a été lunion plénière avec sonPère, Qui était le Divin Même en Lui pal la conception jet lEsprit Saint était le Divin plocédant de Lui glorifié,- Jean, XX. 22. 33. Si lidée de Trois Dieux a principalement découlé du
  33. 33. 28 EXPOSITlO;, SOMMAIRE lo 33.symbole dAthanase, où la Trinité de personnes cst ensei­gnée, cest palce que le nom de Personne enfante celte~d~, et aussi parce qlie les paroles suivantesdc ;;eSY,11­bole limplantent: Ct Autre est la Per,wnne du Pére, attilecelle du Fils, aUl~e celle de lE.,pritSaint; » et ensuile:V, PèTe e,~t Oieu et Sf;igneur, le Fûs e~t Diet< ct Seigleur,et l Esprit Saint est DIeu et :Seignpui ; mais principale­ment celles-ci: « Comme nous sO/nlnn forcés daprès I_a Vérité C41ét-ienne dp conreRs~" que chaque /Jerson,.e sepa­lémellt Ist iJieu et Sei,qneul, de 11.ême il no-u est défenlu, duprè-~lâ llel-igion CnUwlique de dire trois Dw-ux IJU troisSe-igneurs; ) de ces paroles il résulte que, daprès la Vé­rité Chrétienne, il faut con fesser et reconnaitre troisDicux et trois Seigneurs, mais que daprès la ReligionCatholiquc il nest pas permis de c!ilc on de nommer troisDieux ni trois Seigneurs; quainsi il faut avoi., lidée detrois DICUX et de tlois Seigneurs, mais quil est défrn!ÎlIde la vouer de bouche, Que cependan t la Doct/we de-laTrinité dll.llS le symbole dAthanase concordc toujoursavec la vérité, pourvu quà la Trinité de personncs on ysubstitue la Tlinité de la Personne, Trinité qui est dansI.e Dieu Sauvei;.r Jésus-Chlist, on le voit dans la Doc­TRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM SUR LE SEIGNEUR, pu­bliée en 1763 à Amsteldam, N 55 à 61. 34:, Il faut retcnir quil est dit dans le Symbole Aposto­lique: Je crois en D-ieu le Pe1e, M Jtlsus-r.hrfst et en lEs­prit Saint, dans le Symbole de Nicée: « Je crois en unSeul DIPU, le fèle; en un Seul Sei{jl.pur J,lsvs·Christ, eten lEsprit Saint, ainsi seulement en nn seul Dieu; maisdans le Symbole dA,thanase: Je croi en Dieu le Père, enDieu le Ftls, et en bieu lEsprLt Saint, ainsi en tIois Dieux.Mais comme les Auteurs et les Partisans de ce dernierSymbole ont vu clairement que lidée de t1ois Dienx ré­sulterait inévitablement de ces expressions, en consé­quence pour y remédier, ils ont dit que les Trois ont uneseule Substance ou une Seule Essence; mais il nest pointprovenu de là line idée autrc que celle de Trois Dieux
  34. 34. N 34 DE LA DOCTRINE DE LA NOUYELLE ÉGLISE 29unanimes et accold; car lorsquune substance ou uneessence seule et indivisible se dit de TIois, elle nenlèvepas lidée de Tlùis, mais elle la met dans la confusion,parce que cest nne expression métaphysiquc, et qne cettescience avec tout son art ne pent, de Trois Personnesdont chacune est Dieu, faire un; elle peut faire un dans labouche, mais nullement dans lidée. 35. - QUI: toute la Théologie Chrétienne aujourdhuisoit fondée sur lidée de Trois Diel1x, on le voit claire­ment par la Doctline de la Justification, qui est la Têtedes Doctrines de lEglise chez les Chrétiens, tant Catholi·ques-Homains que Protestants: cette DoctrIne enseigneque Dieu le Père a envoyé Je Fils pour racheter et. sauverles hommes, ct quil donne lE~prit Saint qui opr.re .ceschoses: quiconque entend, lit ou dit cela, ne peut danssa pensée, cest-tl-(hre, dans son idée, faire autrementque de partager Dieu en Trois, et de percevoir quunDieu en a envoyé un Autre, ct que lopération est faitepal un T,oisième. Que la même Pensée sur la Trinité Di­vine disti nguée en POIsonnes, dont chacune est Dieu,passe dans tOU.5 les autres doctrinaux de lEglise daujour­-dhui, comme de la Tète dans le Corps, cest ce qui seradémontré en son lieu. En attendant, ..consulte ce qui pré­eède sur la Justification, consulte en général et en parti­culier les traités de Théologie, ct en même temps con­sulte-toi toi-même, et vois, quand dans les Temples tuécoutes les plédications, ou que chez toi tu pries, si tuperçois et si par suite tu penses autre chose que troisDieux, et surtout quand dans tes prières ou dans teschants tu tadresses séparément à lun et séparément auxdeux autres, comme il arrive très-souvent. Daprès ceschoses se trouve confirmée la Vérité de la ProposiLion,que toute la Théologie aujourdhui, dans le Mond e Chré­tien, a été fondée sur lidée de Trois Dieux. 36. Quune Trinité de Dieux soit contraire à lÉcritureSainte, cela est notoire, car on y lit : « Ne suis-je pal,Moi, Jehovah ? et point dautre Dieu que Moi, de Dieu
  35. 35. 30 EXPOSITION SOmlAIRE N° 36 Jus/e et Sa.uuur point, exœpté AIoi. ~ - Esaïe, XLV, 2i, 22. - « Moi.. Jéhovf1,h, ton Dieu, (je suis). et de Die·u, e:x;cepté Moi. tu ne reconn!lîtras point, et de Sauveur point,excepté Moi. ,) - Ros. XIII. 4. - Il Ainsi a dit JéhOOah le Roi dIsraël et .çon Rédempteur, Jehovah -Sé­ lIaoth : Moi, Premier, et Moi, Dernier (je suis), pt excepte Moi, point de Dieu. 1) - Esaïe. XUV; 6. - « JéhOrJah Sé. baoth (est) son Nom; et Con Rédempteur, le Saint dIs­ rael, Dieu de toute la terre sera appe/li. Il - Esaïc, UV. !L - « En ce jour-là sera Jéhovah Roi sur taute la terre; en ce jour-là sera Jéhovah un, et son Nom un. » - Zach. XIV. 9. -- Outlc plusieurs autres passages aiilenrs. 37. Quune Trinité de Dieux: soit contraire à la raison illustrée, cest ce quon peut voir de bien des manièrcs; quel homme, doué dune saine raison, peut entflndre dire que Trois Dieux ont créé le monde; ou entendre dire que la Création et la Conservation, la Rédemption et la Salvation, la Réformation et la Régénération sont lœuvre de trois Dieux et non dun seul Dieu? Et, vice versâ, quel est lhomme, doué dune saine raison, qui ne veuiJie pas entendre dire que Dieu, qui nous a créés,n<ros a rachetés, et quil nous régénère et nous sauve? Comme celte der­ nière Proposition entJ:e dans la -raison et non lautre,cest puur cela qne dans tout lunivers il ny a pas une Nation qui, ayant une religion et une raison saine, ne recon­ naisse un seul Dieu. On sait que les Mœhométans et quel­ ques Nations de lAsie et de lAfrique abhorrent le Cp.ris­ tianilmc. parce quils croient quil y a en lui le culte de trois Djeux ; ct lon sait quà ce reproche les Chré­ tiens répondent s~ulement que les Trois ont une sellie. Essence, et quainsi ils sont un seul Dieu. Je puis affir­ mer que, daprès la Raison qui ma été donnée, jë peux voir quêni le Monde, ni le Ciel Angélique, ni lEglise, ni rien de ce quils renferment, na pu exister et ne peut subsister que par un seul Dieu. 38. A eela jajouterai ce passag~ de la CONFESSION I)ES EGL~SItS BELGES r()çue dans le SYNODE DE DORDRECHT: "Je
  36. 36. N° 38 DR LA DOCTRINE DR LA NOUVELLR ÉGLISIl 31or.ois en un seul Dieu, qui .est nne unique Essence, danslaqnelle sont troisPersônues dans des propriétés com­municables, de toute éternité réeliement et effectivementdistinctes, à savoir, le Pèle, le Fils: et -lEsprit Salut; lePère est la Ca use, lOrigine elle Principe de toutes chosestant visiblps quinvisibles; le Fils estle Verbe, la Sagesseet lImage du Père; lEsprit S~.int est la Vertu ct la Puis­sance éternelle procédant du Père et du Fils. Toute­fOis on doit avouer que celte doctrine excède de beaucoupla conception de lesprit humain, mais nous en attendonsla connaissance parfaite dans les Cieux». 39. Les Dogmes de cette Théologie pa,raissent elronés,aplèsquon a 1ejeté lidée de la Trillité de Pe1sonnes et par suitelidée de Trois Dieux et quon ya substitué lidée dun settlDieu; en qui est la Divine Trinité. COURTE ANALYSE, 40. Si les Dogmes de lEglise .danjouldhui, qui sontfondés sur lidée de trois Dieux, tirée de .la doctrine dela Trinité de ,Personnes entendue selon le sens queHeprésente, paraissent erronés, après quo;o a remplacécette idée pir celle dlill seul Dieu en Qui est la Div,ineTrinité, ce"t parce que ce qui est erroné ne peut pas êtrevu auparavant; en effet, il en est de cela comme dunhomme qui pendant la nuit à la lumière de quelquesétoiles voit diverses choses, surtout des simulacres, etles prend pOUl des hommes vivants, ou qui dans son litau crépuscule avant le lever du soleil volt dans lair desespèces de fantômes et les prend pour des Anges, ou quidans une foIle lumièle de fa.ntaisie voit plusieurs choseset les prend pour des êtres réel~; on sait que de telsobjets ne sc,montrent pas et ne sont pasver.çus tels quHssont en eux-mêmes,avanl qoe lhomme ne parv.ienne dansla lomière du jour, cest-à.-dire,dans la lumière de len­
  37. 37. 32 EXPOSITION SO)DVIRE N° 4,0 tendement bien éveillé. Il en e~t de même des_ cho~es spiri­ ueHes- de lÉglise,qui ont été perçues et aussi confirmées dune tnrlDière crronée et fausse; elles sont mises en évi-e: dence, qU<jnd l,s vrais mêmes sont dans leur lumière,qui est la lumière du Cip,!. Quel cst lhomme qui ne puisse com­ prendre que tous dogmes fondés SlIr lidée de troi~ Dieux sontpar lintériPUlcrronés et faux? Il est dit par lintérieur parf~e que lïdép de Dieu entre dans tout cc qui concerne lEgÜse, la Religion et le CuIte; or, les choses TMologi­ que.. résident dans les mentaIs hnmains au-dessus detoutes les autres, et là dans les snprêmes est lidée deDieu ; ~i donc cetle idée est faussf, tout"s celles qui sni­vent tircnt du principe doù elles découlent quellps sontfausses ou falsifiées: en fflet, le suprên1c. qui est aus~ilintlme, constitue lEsse-nce ml>me des choses qui suiventet lEssence, de même que lâme, les forme en un corpsà son image, et quand dans sa descente elle tombe surdes vrais, elles les infecte de sa tache et de son eneu.r.Lidée de Trois Dieux dans les choses Théologiques peutêtre comparée à une maladie inhérente au cœur et aupoumon, dans Iltqnelle le malade croit être sain, parceque le Médecin qui ne la connait pas le lui pelsuade;mais quand le médecin la connaît et que néanmoins illui persuade quil est sain, il doit avec raison être taxédune malignité outre mesure. 4,:1. Alors la Foi vraiment salvifique, qui est en un seulDieu, unie aux bonnes œuvres. est reconnue et reçue. COURTE ANALYSE. 42. Si cette foi, qui est en un seul Dieu, est reconnueet reçue comme vraiment saI vifique, quand la foi précé­dente, qui est en trois Dieux, est mise de côté, cest parceque la foi en un seul Dieu ne peut pas aupar.avant êtrevue dans sa face; en effet, la Foi daujourdhui est con­
  38. 38. N 42 DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE 33sidérée comme étant la seule qui sauve, parce quelle esten un seul Dieu, et parce queUe est dans le Sauveur;mais toujours .est-il què cette foi a deux Faces, lune In­terne, et lautre Externe; lInterne a été formée daprèl:1la perception de trois Dieux; qui est-ce qui perçoit oupense autrement? Que chacun se consulte. Ces deuxFaces sont absolument discordantes entre elles, au point-que lExterne nest pas reconnue par lInterne, et quelInterne nest pas connue de lExterne. De cette discor­dance, et de la séparation de lune de la présence de lau­tre, a été conçl1e et est née une idée confuse sur les cho­ses qui ploeurent le salut dans lEglise. Il en est autre­ment quand les Faces Interne et Externe concordent, sevoient mutuellement corn ne un tout unanime et se con­naissent; 1 est bien évident que cela arrive quand non­seulement on perçoit par le mental, mais quon recon­naît aussi de bouche q-qi! y a un seul Dieu en Qui estla Divine Trinilé. Qualors soit détruit le Dogme de lirri­tatlon du Père contre le Genre humain; et de sa Récon­.ciliation aVèC lui, et quil s()rte de là une Doctrine abso­ lument ditfélente sur !Imputation, la Rémis:>ion des pé­chés, la Régénération et la Salvation, cest ce que, danslOuvrage annoncé, lon verra distinctement dans la lu­mière de la raison illustrée par les Divins vrais daprèslEcriture Sainte. Il est dit la Foi unie aux bonnes œu­vres, parce que la Foi en un seul Dieu neit }Jas donnéesans lunion avec elles. 43. Et cette Foi est en Dieu Sauveur Jésu.-Chrùt, etdans sa forme simple elle est telle: 1. Il Y a un seul Dieu,en Qui est la Di1)ine Trintté, et ce Dieu est le SeigneurJéaus-Ch{tSl. II. La Foi Salf>ifique est de croire en Lui. III. Il faut {uir les maua:, parce quils sont du diable etviennent du diable. IV. Il taut {aire les biens, parce quill.çont dt Dieu et f>iennent de Dieu. V. Et lu biens doivent 1
  39. 39. 34 EXPO~ITION SOmlAIRE être laits par lhomme comme par ItlÏ·mémp, maü il d9it croire que cest par III Sdgfleur quils wr.t chez lut et faits pal lui. COURTE ANALYSE 44. Telle est la Foi de la Nouvelle Eglise dans la for "0 simple; on la verra dans une forme plus étendue dans lAppendice, et dans une forme large dans la Pre.mièro Partie de lOuvrage même, où il sera traité du Seignenr Dieu Sanveur et de la Trinilé en Lui; de lAmour envers Dieu et dé lAmour à Jég !rd du prochain; puis, de la Foi et de la conjon.clion de la foi avec ~e! deu1 Amour;; et aussi dans les autres Articles qui, là, se suivent en ordrr. Mais il est important que ce préliminaire sur cette foi soit illuslré ici ln peu de mots; el. son PRE,IIER POI~T : « Il y a un seul Dieu, en Qui est la Diine Trinité, et ce Dieu est le Seigneur Jésus-Christ, » est sommairement illustré par ce qui suit: Une vérité certaine et constante, cest que Dieu est un, que son Essence est i-ndi visibie, et quil y a une Trinité; puis clonc que Dieu est uu, et que ion Essence est indivi!ible, il sensuit que Dieu est une . seule Personne, et que, puisquil est une seubPersonne, la Tripité est dans cette Personne: que celle Personne soit, le Seigneur Jésus-Christ, cest ce qui estévident en ce quil a été conçu de Dieu le Pèle, - Luc, 1. 34, 35 ; - lt quainsi il est Dieu quant à lAme et à la vie même; et que par suite, comme il la dit Lui-Même, le Père pt Lui sont un, - Jean, X. 30; - que Lui-Même est dans le Père et le Père en Lui, -- Jean, XIV. 10, if; _. que celui qui Le voit et Le connaît, voit et connaît le Père, - Jean, XIV· 7, 9 ; - que personne ne voit et ne canDaUle Père, que Lui qui est dans le sein du Père, - Jean, 1. 18; - ql}e tout ce qui appartIent au Père est 11. Lui, - Jean, III, 35, XIV. i5; - quil est Je Chemin, la Vérité et la Vie, et que personne ne vient au Père que par Lili, - Jean, XVI. 6, - par conséquent de Lui (ob Ipso) parce quil est en Lui ~t ainsi Lui; el selon Paul, qne toute la. plénitude de la
  40. 40. DE LA DOCTRINE DE LA NOUmE ÉGLISE 35Divinité habite corporellement en Lui, - Coloss. II. 9 j- et selon Ésaïe: Il Un enfant nous est né, un fils nousa été donné, dont le nom est Dieu, PÈRE DÉTERNITÉ. » ­IX. 5. - Et quen outre il a pouvoir sur toute chair, ­Jean, XVII. 2; - et quil Lui a été donné tout pouvoirdans le Ciel et sur Terre, - Matthieu, XXVIII. 18; ­doù il suit quil est le Dieu du Ciel et de la Terre. - LeSECOND POINT: « La Foi Salvifiqùe est de croire en Lui, »est illustré par ces passages: « Jésus dit: Celui qui croiten Moi ne mourra point, à éternité, mais il vivra. » ­Jean, XI. 25, 26. - « Cest la volonté du Père, que qui­conque croit au Fils ait la vie éternelle. )) - Jean, VI.40. - « Dieu a tellement aimé le Monde, que son FilsUnique-Engendré il a donné, afin que quiconque croit enLui ne périsse point, mais quil ait la vie éternelle. » - .Jean, III. 15, 16. - « Qui croit au Fils a la vie éternelle,mais qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais lacolère de Dieu demeure sur lui. » - Jean, III. 36. - LesTROIS AUTRES POINTS: « Il faut fuir les maux, parce quilssont du diable et viennent. du diable; il faut faire lelibiens, parce quils sont de Dieu et viennent de Dieu;mais lhomme doit croire que cest par le Seigneur queles biens sont chez lui et faits par lui, » nont pas besoindêtre illustrés ni démont.rés j car toute lEcriture Saintedepuis le commencement jusquà la fin les confirme; ilny est en somme enseigné autre chose que de fuir Îesmaux, de faire les biens, et de croire en un seul SeigneurDieu. Et de plus, sans ces trois points, il ny a aucunereligion, car la Religion appartient à la vie, et la vie est de fuir les maux et de faire les biens, et lhomme ne peut faire ceux-ci ni fuir ceux-là, si ce nest cumme Jl~r lui-même; si donc tu repousses de lEglise ces trois points, tu en repousses lEcriture Sainte, et tu en· repousses aussi la Religion, lesquelles étant repoussées, lEglise nest point Eglise. En {)utre, pour ce qui concerne la Foi de la Nouvelle Eglise dans la forme universelle et dans la forme
  41. 41. 36 EXPOSITION SOMMAIREparticulière, Voir ci-après les Nos H6 et 117; tout ce quilscontiennent sera démontré dans lOuvrage Même. @ 45. La Foi daujourdhlti a séparé de lEglise la Religion,qui consiste dans la reconnaissance dun seul Dieu, et dansle culte de ce Dieu daprès la foi de la charité. COURTE ANALYSE . 46. Quelle est, sur tout le Globe, la Nation qui, ayant une religion et une raison saine, ne sache et ne croiequil y a un Dieu, que faire les maux cest être contre..Luiet faire les biens être avec Lui; que lhomme doit fuir lesuns et faire les autres de toute son âme, de tout _soncœur, et de toutes ses forces, bien que ce soit par uninflux de Dieu, et que ce sont là les choses qui consti­tuent la Religion? Qui donc ne voit pas, que confessertrois Personnes dans la Divinité, et déclarer que dans lesbonnes œuvres il ny a rien qui appartienne au ·sa-lut,cest séparer la Religion davec lÉglise? En effet, il estdéclaré que les bonnes œuvres ne font rien pour le salut,par ces paroles: La foi justifie sans les bonnes œuvres,N° 12 (a) (b); les Œuvres ne sont nécessaires ni au salutni à la foi, parce que le salut et la foi ne sont ni conser­vés ni retenus par les bonnes œuvres, N° 12 (g) (h) (m)(n) ; il ny a donc point de lien de conjonction de la foiavec les bonnes œuvres. Si par un retour il est dit queles bonnes œuvres suivent t.oujours delles-mêmes la foi,comme les fruits procèdent de larbre, N f3 (l) (n), alorsqui les fait, et même qui pense il elles, et qui est portéde plein gré vers elles, quand on sait et que lon croitquelles ne font rien pour le salut, et encore, que per­sonne ne peut de soi-même faire aucun bien pourle salut, etc? Si lon dit que néanmoins ils ont con­joint la foi avec les bonnes œuvres, je répondrai quecette conjonction examinée à fond est, non pas une
  42. 42. N° 46 DE LA DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE 37 conjonction, mai~ une adjonction, et une sorte dacces­ soire, qui ne cohère et narlhère autrement que comme une ombre quon ajoute à nn tableau pOUl nndre ce ta­ bleau plus vivant; et, puisque la Beligion appartient à la "ie, et que la vie consiste dans les bonnes œuvrps faitM selon les vrais de la foi, il tlst bien évident que la Reli­ gion elle-mArne est celte vic,et non pas un tel accessOIre; bien pins, il est évident que chez plusieurs cet accessoire est comme une Queue de cheval qne lon coupe à son gré parce quelle ne sert à ri"n. Qnel est celui qui conclut autrement daprès la raison, quand il perçoit, dans le sens quelles présentent,des Propositions comme celle-ci: « Cest une folie de simaginer que les œu lles de la se­ conde taLle du Décalogue justifient devant Dieu, ~ N° i2 (d) ; puis, celle-ci: « Si donc quelquun croit obtenil le salut palce quil a la charité, il fait injure au Christ, 1) N° i2 (e); comme encoie celle· ci : « Les bODnes œuvres doivent être entièrement exclues, quand il sagit de la Justification et de la Vie éternelle, Il N° i2 (f); ct plu­ sieurs autres? Quel est dO,nc celui qui, lorsquil lit en­ suite, « que les bonnes OEuvres suivent nécessaÏIement la foi, et que 3i elles ne la. sui ven t point, la foi est fausse et non véritable, Il N° 13 (p) (g) (y), etc., fasse attention à cela? et, sil y fait attention, sera-ce avec perception?or, le bien .qui émane de lhomme sans la perception estinanimé comme sil venait dune statue. Mait; si lon pé­nètre plus profondément dans la cause ~e cette Doctrine,il.devient évident que les Chefs de la Réforme ont da­bord pris pour règle la Foi seule, afin de rompre avecles Catholiques-Romains, comme il a été dit ci·dessus,N" 2i, 22, 23, et quensuite ils ont. adjoint les œuvres dela charité, afin qlle leur doctrine ne soit pas contraire àlÉcritUle Sainte, et afin quelle paraisse comme une re­ligion, et quen conséquence elle soit rendue saine. @ ~7. La foi de lÉglise daujouIdhui ne peut être con­
  43. 43. 38 EXPOSITIOS ~ml~A:RE jointe li la chmité, ni produire r.ucun des fluits qui sont les bonnes ŒUV1es. • COURTE ANAI.YSE 48. Avant que ce point soit démontré, il faut dabord dévoiler devant lentendement doù vient la charité ct ce que cest que la charité, doù vient la foi et ce que (;est que la foi, et ainsi doù viennent les Lonnes œUHes qui sont appelées fruils, et ce que cest que ces œuvres: La Foi e"t la YéJité ; la doctl ine de la foi est donc la doc­ trine de la vérité; 01, la doctrine de la vérité appartient à lentendement, ct pal suiLo il la pensée, cl daprès la pensée au langage; cette doctrine enseigne donc cc qilon doit vouloir el cc quon dOll faire, elle enseigne par con­ séquent quon doit fuir les maux el quels maux on doit fuir, et quon doit fuire les biens et quels biens on doit faire; quanil pal suite lhomme fait les billns, les biens se conjoililJent aux Ta;g, parce que la volonté se con­ joint il lentendement, car 1" bien üppalticnt à la volonté et le vrai appartient il lentendement; daprès cette con­ jonction ex.istent laffection du bien, laquelle da!lS son essence est la charité,et laaecLion du vlai, laquelle dans son essence est la foi, et ces deux unies ensemble font un mariage; cie ce mariage naissent Irs bonn,es œUVJe~ comme d~ larbre nai~;,ei,t les flllils; el CCl sont pal suite es fruits ùt: biun p,t Ips fruits du l ,ai; dans la paro},.J [esfruits du "r"i sont signilié~ par les misins, et ksfruit" du bieu par le~ ülins, 49. Daprès cPlt~ lIénéraliun des bonnes œnvres, il estévident qli( la ;oi lcule Ile peut en aucune manière pro­duire ou enfanté! quelques ~lvres qui soient nomméesdes fruits, de même absoll1nlent qne la f,~mme s~111e ne­peut engendlel sap" lhotrlwr, cest puurqnoi lexplesslOll(1 les fruits de la hi " est une loculion aine ct un sim­ple mol. Ontre cela., dans le ?ionde entivi;Jamais aucanechose na été produite, ni ne;;t p,oduile qUè par 1:In 1Tl3­riag(?, ent)!:: dlnx, dunt lun se réfère au Lien et lautle
  44. 44. 35 au vrai; ou, dans lopposé, dont lun se réfère au bien et lautre au fallx; par conséquent aucuoe œuvre ne peut être conçue, ni à plus forte raison ne peut naître que de leul mariage, les bonnes œuvres, du mariage du bien et du vrai, et les Mauvaises œuvres, dll mariage du-mal et du raux. 50. Si la charité ne pe.ut être c--,njointe avec la foi de lÉglise daujoUldhui, et silnen P:"lt naitledaprès quel­({ue mariage une bonne œune, c,;st parce que lImputa­ tion lempliL tout; elle remflles délits, elle justifie, régé­ nère, sanctifie, donne la vie du Gifl, et ain~.i le saL1t, et cela gratuitement sans aucune œllTe de lhomme; que seraiL alors la charité, dont Je mariage doit avoir lieu avec la foi, sinon une chose superflue et vaine, et sinon un ;.ccesscire et uo gage de limpu!ation et de la justifi­ cation accessoire qui cepcndant na de rorce pour ~ucunechose? De olus, la roi rundée su-r lidée de trois Dieux eilt erronée, ainsi quil a été montré ci-dessus, Nos 39, 40; et la charité, qui en soi est chalHé, ne peut pa> être unie à. Ine foi (,lronée, 00 croit quil nexiste pas de lien eotre-cctte foi et la charité, pour drux raisons : La Première, ,)arCIl quils Cont leur roi spidtuel1e, tandi3 quiLs regar­{1tmt la charilé comme natulclle-m,oraLe, pensant quil Ilexis~e <t(lCUVe conjonction du spirituel a-ec le nalurel. La Seconde mison, cest. quils craignent que dans 1~lrFoi. uniquement salvifique, iL ninflue quelque choso de lhomme, et par suite quelque chose du mélite, Dail­leurs, il oexiste pas de lieu de la charité avec ceUe Foi,mais i"en existe un avec la Foi nou,elle, qui sera expo­; ée ci-d.e~sous, N" 116, 117. 5f. De la. Foi de lÉglise dauiourdhui "ejaillit un Cultede bouche et non un culte de vie, tandis que cependant le,cûte de bouche est àccepté du Seigneur selon le culte de1iie.
  45. 45. 40 EXPOSITIO:i SOMM . I.JRE COURTE ANALYSE 52. Cest ce que prouve lexpérience; combien y ena-t-il aujourdhui qui vivent par religion suivant les pré­ceptes du Décalogue et les autr~s commandements duSeigneur? et combien y en a-t-il aujourdhui qui veulentvoir en face leurs maux, faire une pénitence actuelle, etentrer ainsi dans le culte de vie? et quel est lhommequi, se livrant à la piété, fasse dautre pénitence quune·pénitence de bouche et doraisons, en savouant pécheur,et en priant, daprès la doctrine de lÉglise, que Dieu lePère, - par miséricorde à cause de son Fils qui a souf­fert la croix.pour les péchés des hommes, enlevé leurdamnation et fait expiation par son sang, - lui remettreses délits, afin quïl paraisse sans tache devant le trônede son jugement? QIti ne voit pas que ce Culte appartientau poumon seul, et non au c.:eur, quainsi il est ex.terneet non interne? car cet homme prie pOUl la rémissiondes péchés, et c·ependant il ne conn ait aucun péché chez. ui; et, sil en connaissait, il les voilerait par la Iaveur.et lindulgence, ou par la foi qui purifie et qui absoutsans les œuvres. Mais il en est de cela comme dun ser­ viteur qui, savançant le visage et le vêtement couverts de suie et dordure, sapprocherait de son maitre, et lui dirait: Maître, nettoie-moi; le maître ne lui dirait-il pas: Serviteur insensé, que dis-tu? Voici là de leau,· du savon ~t du linge, nas-tu ·pas des mains, et ne peux-tu ten servir? lave·toi toi-même. Ainsi le Seigneur Dieu dira: Les moyens de purification viennent de Moi, et aussi ton vouloir et ton pouvoir viennent de Moi, use donc de mes présents et de mes dons comme sils tap­ partenaient, et tu seras purifié. Soit enc<1re un exemple pour illustration: Qu,and mille fois tu prierais dans ta maison et dans les temples, que Dien le. Père en faveur de son Fils te préserve du diable, si toi-même, daprès le libre dans lequel tu es continuellement tenu par le Seigneur, tu ne te préservais pas du mal, par conséquent
  46. 46. N· 52 DE L. DOCTRINE DE LA NOUVELLE ÉGLISE 4-1du diable, tll ne pourrais pas en être préservé par deslégions dAnges envoyées par le Seigneur; car le Seigneurne peut pas agir contre son ordre Divin, et son ordre estque lhomme sexamine, voie ses maux, y résiste, et celacomme par lui-même, quoique ce soit par le Seigneur.Cela, il est vrai, ne paraît pas aujourdhui comme Évan­gile, mais cela lest néanmoins; car lÉvangile, cest dê­tre sauvé par le Seigneur. Que le Culte de bouche soi taccepté du Seigneur selon le culte de vie, cest parce quedevant Dieu et devant les Anges le langage de lhommerésonne daprès laffection de.son :monr et de sa foi, etque lamour et la foi sont dans lhomme selon la vie; !idonc lamour et la foi de Dieu sont dans ta vie, le son deton langage est comme celui de la colombe: mais si dansta vie il ya lamour de toi-même et la confiance en toi­même, le son de ton langage est comme celui du hibou,de quelque manière que tu adoucisses ta voix pour imi­ LeI celle de la tourterelle; le Spirituel, qui est intérieu­ rement dans le son, est ce qui produit cela. 53. La Doctrine de lÉglise daujourdhui a été liée en unfaisceau pa? plusieurs Paradoxes, qui doivent être embras­sés par la foi; et cest pour cela que les dogmes de cette doc­trine entrent seulement dans la memoire, et non dans quel­quentende1nent au-dessus de la mémoire, mais seule1nentdans des confirmations au-dessous de la mémoire•. COlRTE ANALYSE 54., Les Chefs de lÉglise insistent fOItement pour quelEntendement soit soumis à l"obéissance de la foi; bienplus, ils disent que la Foi de linconnu; qui est une foiaveugle ou nocturne, est proprement la foi; cest là unplemier Paradoxe, car la foi appartient au vrai, et leV1ai appartient à la foi; et le vrai, pour quil devienne de
  47. 47. 42la foi, doit étle dans sa lumière ct ètle vu, autrement onpeut cloire le faux, Les Paradoxes qui découlent dunetelle foi sont en grand nombre; par ûxemple, que Dieu lePère a engendré un Fils de toute éternité; que lEspritSaint procède de lun et de lautre, et que ch~cun est parsoi-même une Personne, et est Dieu; que le Seigneur,tant quant il lâme que quant au corps, est issu dunemère; que ces trois Personnes, ainli ces trois Dieux, ontcréé luni vers, et que lun deux Post descendu et a prislHumain, pour réconcilier les homme.; alec le Père. etainsi pOUl les sauver; qUli Y a ~alut par limputation,lapplication et III tJanslation de la jllsjce du Fil~ en ceuxqui par la grâce acquièrent la foi et croient ces para ­doxes ; que lhommt il la première réception de cutte foiDst comme une statue, un tlonc dilrbre on une jpierre, etque l.t foi influe par la .seule audition de la Parole; quela foi donne seule le saint, sans les œuvles de la toi, etsans avoir été rormée daprès la. charité; qu·elle opère larémission des péchés, sans avoir été pléc~dée de la péni­tence ; que daprès cette seule rémission des péchés, lim ­pénit~nt est justifié, régénéré ct sanctifié, et qucnsuite la .charité, les bonnes œUlTes ct la résipiscence wivent<lelle!i-mêQHl,s; outre plusieurs paradoxes semblables,qui tous dècoulent de la doctrine fondée SUI lidée del:ois Dieux, comme une liguée denfanls issus dune cou­(;~e illégitime. 55. Quel est le Sage qui ne voie p:lS que ces dogmes <!ltrent seulement dans la mémoire, et non dans lenlen ­ (kment au-dessus de la mémoire, quoiquils puissent être confirmés par des raisonnements tilés des apparen­ ces et de~ illusions au-dessous de cette mémoire? en effet, il y a pour lEntendement humain deux fumières, lune venant du Ciel, et lautre venant du Monde; la Lu­ mière du Ciel, qui est spirituelle, influa dans les menlals.hamains au-desslls·de la mémoire, mais la Ltllllière du Monde, qui est naturelle, in fltue au-dessous de la mé ­
  48. 48. ".... " .. .n .;).) moire: que lhomme daplès cette Lumière naturelle puisse coafirmer tout ce qui lui plait, les faux. aussi bien que les vrais, et quaprès la confirmation il voie les faux. absolument comme vrai.;, cest ce qui a été montré dans un MÉMoR ....BLE,inséré Jans le Traité dernièrement publié sur lAMOUR CONJUGAL. N 233. 56. A ce qui [ilécè:ie sera ajouté cet Arcane du Ciel. Tous ces Paradox.es 5.. 100 leurs coo!illnations sattachent aux. Mental;; 11lln~ajn;;, étant liés comme en un ~ctll fais .. ceau, ou roulé;; com:llC Cil un seul peloton, et ils entrent ensemble dans chaque chose particulière quon énonce sur la doctrine de lÉglise; par exemple, lorsquon parle de la foi, ou de la d~a:ilé, ou de la pénitence, et plus encore, si cest de limputation ou de la justification; lhomme ne V,)jt pas !lli-Ill~rne cette ma!;se confuse 01 lamas de ces paradoxes, mais les Anges qui sOÇlt chez lbornml. la "oient, el ils iappelleut MALUA, cest"-Ïl-dire, Confusion el obscurité. tii. Je prév,)is quaujourdhui b(<)ucoup dhommes, imprégnés ùes p:tradox% ~e cette foi, diront: « Com- ment lES Ch~S3S TlIé)L1~(q!13S p(uvent-elle~ être pelçuespal [enlenJeml)ut, ne sont-ce pas des.Spirituels qui sont.au-des .;us de ta con,:eption ? Ouvre donc, si tn pel~){, le mystère de lu. Réd,lflptio:J et de la Ju::;l.ification, afin quela raison le voie et y u<:quiesce")) Gela donc s,~:a ou- vert ainsi: Qui ne sait que Dieu est un et quil nyen apoint dautre que Lui Seul; que Iiiell est lAmOlli" Mêmeel la Sagesse Même, ou qllil est le Bien Même et le VraiM~me ; et qlle ce Diel1 quant au Divin Vrai, qui est hLParole, est descendu et a pris lHumain pour éloign~I delhomme les Enf"Js, et ainsi la damnation; et quil a faitcela par des combats et par des victoires remportées surle diable, cE~t-à-dire, sur tous les enfera, qui alors iDfestaient el lnaient Spilituellemcnl tout homme venant dansle Monde; et qutnsaïtc il a glorifié son Humain, en c} quïl a UnI ~n Lui le Dilin Vrai a::tI~jriiJ Dion, et est ainsi
  49. 49. 44 EXPOSITlO:,/ SOMMAIRE 7 0 5ï retourné au Père de Qui il était issu; ces choses étant perçues, on comprend ce passage dans Jean: « fa Parole iJtlit chez Dieu, et Dieu el le était, la Parole! tt la Parole Chai? a été (aite. " - I. f, j 1. - Et aussi ce passage. dans le Même: « Je suis issu du Père, et Je suis venu dans le Monde, et (te nouveau je quitte le Monde, et je m.en vaù au Pêrp-. Il - XVI. 28. - Par là il est encore évident que sans lAvènement du Seigneur dans le Monde nul mortel naurait pu être sauvé, et que ceux qui croient en Lui et vivent bien sont sauvés. Cette face de la foi se montre au jonr devant la vue illustrée par la Parole, et cest la face de la foi de la Nouvelle Eglise. VOIr LA FOI. DU NOUVEAU CIEL ET· DE LA NOUVELLE EGLISE, DANS LA FORME UNIVERSELLE, ET DANS LA FORME PARTICULIÈRE, ci­ dessous, Nos 116, ~ 17 . 58. Lu Dogmes de lEglise daujourdhui ne peuvent Ure apllis quavec beaucoup de difficulté, ni être ,etenus sans quil,~ séchappent, et ils ne peuvent être prêchés et ensei­ gnés quavec beaucoup de ménagement et de précaution, tie peur que leur nudité ne paraisse, et cela, parce que la vraie Raison ne les plJrçoit pas et ne les reçott pas .. COURTE ANAI.YSE 59, La Proposition que lEnlendement doit êtIe soumisà lobéissance de la foi, est comme une affiche placée de·vant les Dogmes de lEglise daujourdhui, pour indiquerque les intérieurs sont des choses mystiques ou des ar­canes, qui, en raison de leur transcendance, ne peuventni influer dans la région supérieure de lentendement, niêtre pe)çus ; voir N° 54. Ceux des Minislres de lEglise,qui ambitionnent de sélever par une réputation de Sa­gesse et de passer pour des Oracles dans les choses Spiri­tuelles, simprègnent et se pénètrent, dam; les Universi­tés, principalemen de ces choses qui sont au-dessus de

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