Morlaix 2014.1126

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Morlaix 2014.1126

  1. 1. STADES UN BAIN DE SOLEIL POUR LES PELOUSES MÉTÉO 2014 sur le podium des années les plus chaudes Page 5 VLADIVOSTOK Un dernier sas avant le grand large... Photo Claude Prigent Photo AFP Photo Didier Deniel IVG : LA LOI VEIL A 40 ANS Un drôle d’engin a fait ses premiers « pas » hier sur le terrain du Roudourou, à Guingamp : un photosynthétiseur de 13 m de long par 7 m de large qui donne un bain de soleil artificiel à la pelouse pour favoriser sa croissance à n’importe quelle saison. L’entreprise Sparfel, basée à Ploudaniel, développe ce produit futuriste. Page 8 Vieilles Charrues Muse revient et défie le ciel breton Page 12 Les marins russes auraient été autorisés à transférer leurs affaires personnelles à bord du Vladivostok, à Saint-Nazaire. Le navire de type Mistral, commandé par la Russie, a été remorqué jusqu’à une nouvelle écluse, le dernier sas avant le large. Mais hier, François Hollande a précisé que la livraison du BPC était suspendue « jusqu’à nouvel ordre ». Page 10 LIGUE DES CHAMPIONS Le PSG en patron En sports Depuis 40 ans et la loi Veil, l’avortement est un droit en France. S’il s’agit d’une avancée pour les femmes, le nombre d’interruptions volontaires de grossesse ne baisse pas pour autant, après toutes ces années. L’acte demeure toujours tabou et la loi ne contraint pas les professionnels de santé. Page 3 Construire agrandir et rénover avec passion LE FOLGOËT - BREST Tél. 02.98.83.02.86 www.raoulcorre.com MX757811 TILLY-SABCO La décision dans neuf jours Page 11 ÉTATS-UNIS Ferguson prête à encore s’enflammer Page 2 Morlaix N° 21.584. Mercredi 26 novembre 2014/ www.letelegramme.fr / Tél. 09.69.36.05.29 / 0,95 ¤ .
  2. 2. 2 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme De nos correspondants. Au moins 80 personnes arrêtées, une douzai-ne de bâtiments et plusieurs voitu-res de police incendiés : c’est le bilan des émeutes, dans la nuit de lundi à mardi, à Ferguson, une ban-lieue de Saint-Louis, dans le Missou-ri (Midwest). L’annonce par le procureur local de la non-inculpation du policier Dar-ren Wilson, qui avait tué, le 9 août dernier, de six balles dans le corps Michael Brown, un Africain-Améri-cain de 18 ans qui n’était pas armé, a provoqué cette éruption de violen-ce. Ferguson avait déjà été le théâ-tre de scènes similaires pendant plus d’une semaine, après le dra-me. Cependant, une grande partie de la population noire - majoritaire dans cette partie du Missouri - est demeurée pacifique, préférant manifestation et sit-ins à l’appel de la famille de la victime. C’est un « grand jury » de 12 per-sonnes (neuf Blancs et trois Noirs), composé avant le meurtre, qui s’est prononcé, lundi, après trois mois d’étude de nombreux documents et témoignages. Arguant de « légiti-me défense », il a décidé de ne pas engager de poursuites judiciaires contre l’officier de police blanc. Dar-ren Wilson demeure toutefois sous le coup de l’enquête fédérale, pro-mise par le procureur général Eric Holder. « Il faudra faire bien plus pour construire une confiance solide » entre la police et les com-munautés locales, a insisté Holder, premier ministre de la Justice afri-cain- américain de l’Histoire, en pré-cisant que l’enquête fédérale conti-nuera de manière indépendante. Des Noirs moins bien lotis Cet épisode a rouvert les plaies de la violence ethnique aux États-Unis. De nombreuses voix fustigent le racisme d’une police presqu’exclusi-vement blanche dans des quartiers majoritairement noirs. 26 Le prix de mise en vente, en millions de dollars (21 millions d’euros), de l’appartement qu’habitait à Manhattan l’actrice Lauren Bacall, décédée en août. Barack Obama, dans une interven-tion en direct, lundi soir, a appelé à « respecter la décision de justice » tout en « comprenant » la colère d’une partie de la population. « Nous devons aussi accepter que la profonde angoisse raciale (dans le pays) mène à la violence contre les communautés de couleur », esti-me John Powell, professeur de droit et d’études ethniques et africaines-américaines à l’université de Berke-ley (Californie). « Des études récen-tes en neuroscience ont révélé que beaucoup d’Américains, même ceux qui prônent l’égalitarisme, couvrent des associations négatives vis-à-vis des Noirs », poursuit-il dans une tribune dans le Huffing-ton Post U.S. Certains observateurs préfèrent sou-ligner que les Noirs, qui représen-tent 12,3 % des Américains, demeu-rent moins bien lotis économique-ment et socialement que les Blancs aux Etats-Unis. Photo AFP Des violences ont éclaté à Ferguson. Ailleurs, des milliers d’Américains sont descendus dans les rues pour dénoncer « le racisme qui tue ». Photo AFP Guillaume Serina et Julie Sicot (France USA Media) La petite ville de Ferguson redoutait, hier, de nouvelles violences après les émeutes de la nuit. La colère provoquée par la décision d’un jury populaire de ne pas inculper le policier blanc qui a tué, au mois d’août, Michael Brown, un jeune Noir non armé, ravive les vieilles blessures de l’Amérique. En visite, hier, aux institutions euro-péennes, à Strasbourg, le pape François a comparé l’Europe vieillissante à « une grand-mère » affaiblie, l’exhortant à devenir une « référence pour l’humanité » et à accueillir et aider les migrants qui affluent sur ses côtes. « À une Union plus étendue, plus influente, semble s’adjoindre l’image d’une Europe un peu vieillie et compri-mée, qui tend à se sentir moins pro-tagoniste dans un monde qui la regarde souvent avec hauteur, méfiance et parfois suspicion », a-t-il estimé devant les eurodéputés. « Les grandes idées qui ont jadis ins-piré l’Europe semblent avoir perdu leur attrait pour être remplacées par les technicités bureaucratiques des institutions », a encore regretté le souverain pontife en dénonçant l’individualisme, le consumérisme et le manque de solidarité. États-Unis. Le spectre des divisions raciales ressurgit Portugal. L’ex-chef du gouvernement en prison pour corruption États-Unis. Les calories s’invitent en clair sur les menus Aux États-Unis, les chaînes de restaurants, pizzerias et distributeurs d’en-cas devront, d’ici un an, indiquer les calories sur les menus. Une obligation décrétée par l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments pour combattre l’« épidémie » d’obésité. Tunisie. Essebsi en tête (39,46 %) devant Marzouki (33,43 %) Le chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès, Béji Caïd Essebsi, est arrivé en tête, dimanche, au premier tour de la présidentielle en Tunisie. Il a recueilli 39,46 % des suffrages, devant le président sortant Moncef Marzouki, qui en a obtenu 33,43 %, selon les résultats officiels. Un second tour aura donc bien lieu d’ici à la fin décembre. Un immeuble de sept étages auquel on venait d’ajouter illégalement deux étages s’est soudainement effondré, dans la nuit de lundi à hier, dans un quartier pauvre de l’est du Caire. Quinze personnes ont été tuées et huit blessées, dont sept étaient coincées sous les décombres. Dans la capitale égyptienne, qui abrite plus de 20 millions d’habitants, d’innombrables bâtisses sont édifiées au mépris des règles élémentaires de construction. La mise en examen et le placement en détention, lundi, pour corrup-tion et fraude fiscale, de l’ancien Premier ministre socialis-te (2005-2011), José Socrates, provo-que un séisme politique au Portu-gal. Ce proche du président de la République Mario Soares a été arrê-té, vendredi, à l’aéroport de Lisbon-ne. La justice se penche sur des som-mes élevées transférées sur son compte et sur son train de vie fas-tueux - notamment l’achat d’un appartement de luxe à Paris - qui paraissent incompatibles avec les revenus qu’il a déclarés au fisc. L’arrestation de José Socrates est un coup dur pour le Parti socialiste, parti en campagne pour reconqué-rir le pouvoir lors des élections légis-latives prévues en 2015. Elle embar-rasse aussi le camp gouvernemen-tal de centre droit, lui aussi touché par la révélation récente d’autres affaires de corruption. L’une d’elle a entraîné la démission, la semaine dernière, du ministre de l’Intérieur, et la détention du chef de la police des frontières. De quoi faire le jeu des populistes… Le chiffre du jour Bob Dylan pour lui tout seul La légende folk-rock a donné, à Philadelphie, un concert... pour une personne. Fredrik Wikingsson, qui planche, pour la télévision suédoise, sur le vécu en solo d’événements conçus pour des foules, s’est dit comblé ! La guérilla des Farc a relâché deux jeunes soldats, hier, en Colombie : un premier geste avant la libération, promise par la rébellion marxiste, d’un général, enlevé le 16 novembre, dont la capture avait conduit le président Juan Manuel Santos à suspendre le dialogue de paix, en cours depuis plus de deux ans à La Havane (Cuba). Le conflit avec les Farc a fait 220.000 morts et 5,3 millions de déplacés en un demi-siècle. MONDE Photo AFP Plus de 45 personnes ont été tuées, hier, dans un double attentat-suicide mené par deux femmes kamikazes dans un marché de Maiduguri (État de Borno), fief historique du groupe islamiste armé Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria. Cette attaque est survenue juste après la prise par les insurgés d’une nouvelle ville, Damasak, à la frontière avec le Niger. Là aussi, il y aurait eu de nombreux morts. On en parle ON N’AURA PEUT-ÊTRE PAS DE NEIGE À NOËL ? MAIS EN TOUT CAS, ON AURA DU GOÛT ! *... Des cadeaux surprises à gagner dans nos boutiks ! Jeu gratuit sans obligation d’achat. Informations et règlement sur www.alaisebreizh.com * et du plaisir tant que tant ! shop.alaisebreizh.com Colombie. Un premier geste des Farc Égypte. Un immeuble s’effondre au Caire : 15 morts Le pape sur l’Europe. « Une grand-mère » vieillissante... Nigeria. Au moins 45 morts dans un double attentat-suicide
  3. 3. 3 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme LE FAIT DU JOUR IVG. 40 ans après, le combat continue Depuis la loi Veil du 17 janvier 1975 qui a légalisé l’IVG, « aucun politi-que au pouvoir ne s’est hasardé à remettre en cause ce droit, contrai-rement à d’autres pays comme, récemment, l’Espagne où on a eu très peur » (*), se réjouit Marie-Lau-re Brival, chef de service obstétrique à la maternité des Lilas (Seine-Saint- Denis). En outre, plusieurs évolutions sont intervenues. La loi de 1982 a intro-duit le remboursement, celle de 1993 a créé un délit d’entrave à l’I-VG, celle de 2001 a porté le délai légal de 10 à 12 semaines de gros-sesse, autorisé les médecins libé-raux à réaliser des IVG médicamen-teuses… Dernière évolution en date, la loi égalité hommes-femmes de 2014 a supprimé la notion de « situa-tion de détresse » pour justifier d’une demande d’avortement. Mais d’autres recommandations d’un rapport du Haut conseil à l’éga-lité Danemark entre les femmes et les hommes n’ont, en revanche, pas été sui-vies : la « clause de conscience », permettant à un médecin de refuser une IVG, et le délai obligatoire de sept jours de réflexion pour la fem-me entre les deux premières consul-tations n’ont pas été supprimées. En conséquence, « cette loi qui auto-rise mais en aucun cas n’oblige, est appliquée de façon totalement aléa-toire et selon le bon vouloir des pro-fessionnels », déplore Marie-Lau-re Brival. Le délai légal souvent dépassé Dans de nombreuses structures, les femmes sont bien accueillies mais « dans certains hôpitaux, des médecins les renvoient sans leur donner de solution, ou ne prati-quent pas l’IVG entre 10 et 12 semai-nes » de grossesse, constate, pour sa part, Véronique Séhier, codirectri-ce du Planning familial. Quand les 12 semaines légales sont dépassées, l’ultime recours consiste à se rendre dans un pays où les délais sont supé-rieurs : Pays-Bas, Espagne ou Royau-me- Uni, notamment. Selon Véroni-que Séhier, ce phénomène est diffici-le à chiffrer mais peut être estimé à « entre 3.500 et 5.000 » femmes chaque année. Nathalie Bajos, directrice de recher-che à l’Institut français pour la san-té et la recherche médicale (Inserm) et co-auteur d’un récent rapport sur le sujet, regrette plus largement que la « légitimité » des femmes à demander une IVG reste, encore aujourd’hui, remise en question, la démarche étant parfois perçue com-me « un échec » à maîtriser leur contraception. Autre problème, la fermeture, « pour des questions de rentabilité financière », d’un nombre consé-quent de structures - plus de 130 éta-blissements ! - ces dix dernières Pologne Légal uniquement en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère ou de malformation irréversible du foetus. années, souligne le rapport du Haut conseil. Et la crainte de « l’absence d’une relève militante », 37 % des gynécologues devant partir à la retraite dans les cinq ans. Enfin, les femmes n’ont pas tou-jours le choix de la méthode (chirur-gicale ou médicamenteuse). Marie- Laure Brival affirme que « la plupart des services sont en train de dériver sur le tout médicamenteux » jus-qu’à 12 semaines de grossesse, alors qu’au-delà de sept semaines, cette méthode n’est pas recomman-dée par la Haute Autorité de Santé et peut être très douloureuse. * En septembre, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a abandonné un projet de loi controversé. Il n’autorisait l’IVG qu’en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé de la femme, ou après un viol, mais excluait les cas de malformation du foetus comme motif valable. Quarante ans après la loi Veil et la légalisation de l’avortement, le recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse), est devenu un acte relativement courant : une femme sur trois y aura recours durant sa vie. Des obstacles demeurent, pourtant, contraignant encore des milliers d’entre elles à partir avorter à l’étranger. > Est-ce compliqué aujourd’hui d’avorter ? Dans certains secteurs, ça peut l’être mais dans le Sud-Finistère, ça ne l’est pas. On peut avoir un ren-dez- vous avec un gynécologue dans un délai raisonnable et se faire avor-ter quand on l’a décidé. > L’accueil réservé aux femmes qui veulent avorter vous paraît-il satisfaisant ? Il y a des médecins qui ont tendan-ce à culpabiliser les femmes, qui cherchent à les convaincre de chan-ger d’avis. Au planning familial, on considère qu’on n’a pas à interférer dans le choix de la femme, qu’elle seule sait ce qui est bien pour elle. Nous, on est seulement là pour l’ac-compagner. L’avortement est un droit. > On dit qu’il y aurait de plus en plus de médecins réticents ? Il n’y a pas de plus en plus de méde-cins réticents mais il y a encore des médecins qui le sont. Ça dépend des secteurs. > Le nombre d’avortements ne baisse pas vraiment. Y a-t-il un problème d’information sur la contraception ? Pour intervenir dans les collèges et les lycées, je constate que toutes les jeunes filles connaissent l’exis-tence de la pilule et du préservatif même si, parfois, il y a des idées fausses qui circulent. Mais quand on est une jeune adolescente et que l’on n’a pas une relation régu-lière, il peut y avoir des accidents de contraception ou des oublis. Je pense qu’il y a fondamentalement une question d’éducation à la res-ponsabilité. C’est le noeud du pro-blème. > Quarante ans après son vote, estimez-vous que la loi Veil est correctement appliquée ? On n’est pas dans un monde par-fait. Ça reste toujours un peu tabou. Les femmes qui viennent se renseigner sur une IVG éprouvent souvent le besoin de se justifier. Elles vont chercher toutes les rai-sons qui font que « là maintenant, non, vraiment, je ne peux pas avoir un enfant » alors que nous, on n’a pas à savoir pourquoi. > Comment l’expliquez-vous ? On est encore dans une société où les droits des femmes ne sont pas reconnus dans leur globalité. Quel-que part, une femme doit être une mère. Que certaines décident de ne pas avoir d’enfant du tout continue à choquer. Photo d’archives Le Télégramme 220.000 La phrase « Encore un grand besoin de justification » Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse réalisées en France, en 2012. « Des mesures pourraient encore être prises pour que l’IVG devienne un droit comme un autre. » Nathalie Bajos, directrice de recherche à l’Inserm. sur letelegramme. fr Retrouvez notre dossier com-plet sur l’avortement : - La vidéo du discours de Simo-ne Veil en 1974 à l’Assemblée nationale, devant 490 députés hommes pour neuf femmes. - Les témoignages, interviews et extraits des actions chocs des militant(e) s pro-avorte-ment dans les années 70, à Rennes. - Les infographies interactives sur l’évolution du nombre d’avortements en Bretagne de 1976 à 1978 et sur l’IVG aujourd’hui en Europe. - Les étapes clés, de la loi sur la contraception à celle sur l’avortement. - La vidéo sur le procès aux assi-ses de Bobigny, pour avoir avor-té, d’une jeune femme violée. - Le manifeste des « 343 salopes ». - Le documentaire de l’Ina sur la loi Veil. Le droit à l’IVG en Europe Légende de carte Allemagne Roy.-Uni Pologne Hongrie Roumanie Rép.- Tchèque Autriche Bulgarie Grèce Finlande France Italie Espagne Malte Irlande Pays-Bas Bel. Suède Chypre Hongrie Illégal (Malte) Toléré uniquement en cas de viol et d’inceste (Chypre) Légal uniquement en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère. Les moins restrictifs 24 semaines de grossesse De 14 à 18 semaines De 10 à 12 semaines Luxembourg Vers l’adoption d’une nouvelle législation qui dépénalisera l’IVG avant 12 semaines. Irlande Légal uniquement en cas de risque réel et substantiel pour la vie de la mère. France L’entrave à l’IVG constitue un délit puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Plus d’une femme sur trois a recours à une IVG dans sa vie Le Télégramme / Source Afp 222.500 IVG réalisées chaque année par 1,5 % des femmes de 15 à 49 ans Yvon Corre Monique Prévost est responsable du planning familial de Douarnenez (29). Selon elle, si le nombre d’avortements ne baisse pas, c’est avant tout en raison d’un problème d’éducation à la responsabilité.
  4. 4. 4 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Carte des Régions. L’adoption a été serrée La loi sur le découpage des régions a donc été adoptée, hier, au Palais Bour-bon mais le vote a été plus que serré en raison principalement d’un durcis-sement des écologistes et des centris-tes, qui ont basculé de l’abstention à un vote hostile. Les députés ont adopté le texte, par 277 voix pour, 253 contre et 33 absten-tions, alors qu’à la première lecture, en juillet, ils l’avaient voté par 261 pour, 205 contre et 85 abstentions. Jamais, depuis le début du quinquen-nat de François Hollande, on n’avait compté autant de votes contre. Si, comme en juillet, une dizaine de dépu-tés socialistes ont voté contre, hier, ils ont été plus nombreux à voter pour, et moins à s’abstenir. Concrètement, le projet de loi crée 13 grandes régions métropolitaines, au lieu de 22 actuellement, alors que le Sénat en proposait 15. Il fusionne l’Alsace avec la Lorraine et Champa-gne- Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, et Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon, trois fusions vivement contestées. Les autres regroupements sont moins polémi-ques : Poitou-Charentes avec Limousin et Aquitaine, les deux Normandie, Bourgogne et Franche-Comté, Rhône- Alpes avec Auvergne. Les députés ont refusé d’assouplir, par rapport à la ver-sion votée en juillet, le droit d’option permettant à un département de chan-ger de région, très important aux yeux des élus bretons pour « récupérer » la Loire-Atlantique. Quatre abstentions bretonnes Qu’ont fait justement les élus bre-tons ? Les 27 députés se sont expri-més : 15 ont voté pour, huit contre et quatre ont choisi de s’abstenir. Deux socialistes, Annie Le Houérou (Côtes-d’Armor) et Jean-Luc Bleunven (Finis-tère), s’étaient prononcés en faveur du projet en première lecture ; ils ont voté contre, hier, Gilbert Le Bris (dépu-té PS du Finistère), lui aussi, avait voté pour, en juillet. Il s’est abstenu cette fois-ci. Tout comme les députés PS Philippe Noguès (Morbihan), qui n’était pas présent en juillet, Jean- René Marsac (Ille-et-Vilaine), et Jean- Pierre le Roch (Morbihan). Parmi les « contre, le député d’Ille-et- Vilaine Thierry Benoit (UDI), qui a regretté « une réforme manquée » ; Paul Molac, député du Morbihan appa-renté Union démocratique bretonne qui a « dénoncé un projet de loi d’es-sence profondément jacobin, voulant tracer des régions désincarnées au mépris des territoires et des popula-tions, notamment en Alsace ou en Bre-tagne ». « Ce soir, les socialistes bretons avaient rendez-vous avec l’Histoire en permettant à la Bretagne de se réuni-fier. Non seulement ils ont raté ce ren-dez- vous mais beaucoup d’entre eux ont trahi leur parole et parfois leurs convictions pour satisfaire les exigen-ces du Parti socialiste. Ils ont préféré leur parti à la Bretagne », a, de son côté, réagi le député costarmoricain Marc Le Fur (UMP). Après une tentative de conciliation avec les sénateurs, demain, et une ultime navette, l’Assemblée devrait adopter définitivement le texte d’ici à la fin de l’année. FRANCE Macron, l’illusionniste À S U I V R E DEMAIN L’ANNONCE Photo Epa L’Assemblée nationale a voté, hier, en seconde lecture, la loi sur le découpage des régions, lors d’un scrutin nettement plus serré qu’en juillet. Parmi les députés bretons, 15 ont voté pour, huit contre et quatre ont choisi de s’abstenir. Syndicats, patronat, élus, ONG et ministres se retrouvent, demain et vendredi, pour tracer la feuille de rou-te environnementale des douze pro-chains mois. Trois thèmes sont au menu de ce grand rendez-vous annuel, initié en 2012 par François Hollande : les transports, les liens entre santé et environnement et la conférence de l’Onu sur le climat organisée au Bourget, fin 2015, qui doit déboucher sur un accord multila-téral suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement. Crispation avec les Verts Cette édition 2014, décalée de sep-tembre à novembre, s’inscrit dans une période de tensions avec les Verts, qui ne sont plus au gouverne-ment, comme en 2012 et 2013, ainsi qu’avec les ONG réclamant, cette année, de réelles « avancées » et pas simplement de « beaux discours ». Les sujets de dissension avec les écolo-gistes sont nombreux : suspension de l’écotaxe, budget, incertitude sur la durée de vie des centrales et la ferme-ture de celle de Fessenheim, aéroport de Notre-Dame-des-Landes et désor-mais, barrage de Sivens (Tarn). En 2012, François Hollande avait pla-cé la barre très haut en promettant de faire de la France « la nation de Selon Ségolène Royal, la « feuille de rou-te » environnementale sera publiée dans sa version définitive en janvier. l’excellence environnementale ». En 2013, des objectifs ambitieux - mais à trop long terme, selon les ONG - avaient été annoncés dans l’énergie (réduction de 50 % de la consomma-tion d’ici à 2050, moindre recours aux hydrocarbures, taxe carbone). Depuis, le texte de la loi sur la transi-tion énergétique, qui reprend ces objectifs, a été bouclé par la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal. Au prix d’un certain flou sur le nucléaire et le financement de la transition énergéti-que, le texte a été adopté sans trop de vagues par les députés. Activités périscolaires. Pas si simple pour les élus... La mise en place des activités péri-scolaires, malgré leur succès, n’est pas sans causer quelques soucis aux élus. C’est ce qui ressort d’une enquête menée auprès de plus de 6.600 communes, au printemps der-nier, par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) en coo-pération avec l’Association des mai-res de France. Durant l’année scolaire 2013-2014, près de 4.000 communes ont orga-nisé les nouveaux rythmes scolai-res (cinq matinées d’enseignement au lieu de quatre) pour 1,3 million d’élèves, soit 22 % du total. D’après l’enquête, parmi ces com-munes, 92 % ont mis en place de nouvelles activités périscolai-res (Nap) sur les trois heures ne fai-sant pas l’objet d’un enseigne-ment. Parmi elles, près de deux sur trois (64 %) ont choisi de répartir ces Nap sur quatre jours, conformé-ment à l’objectif de la réforme. Sur un ou deux jours Pour l’année scolaire 2014-2015 cet-te fois, 87 % des communes devraient proposer des Nap, d’après les projets des maires décla-rés à l’Éducation nationale au prin-temps dernier. Mais, selon l’étude, nombre de communes appliquant la réforme, pour la première fois, envisageaient de regrouper les nou-velles activités péri-scolaires « sur un ou deux jours : par exemple, en proposant des Nap de 15 h à 16 h 30, deux fois par semaine, ou de 13 h 30 à 16 h 30, une fois par semaine ». Par ailleurs, le coût moyen annuel des Nap pour les communes - pour rémunérer le personnel d’encadre-ment - peut être estimé à 207 euros en moyenne par enfant. L’État prend à sa charge 50 euros (et 40 euros supplémentaires pour les communes en difficulté). Si ces Nap correspondent aux critères de la Cnaf (cela a été le cas pour 55 % des communes en 2013), celle-ci apporte une aide complémentaire. Quelle que soit leur taille, la très grande majorité des communes (de 74 % à 86 %) déclarent, en tout cas, rencontrer des difficultés d’ap-plication de la réforme. Et celles qui la mettent en oeuvre en 2014-2015 anticipent de telles diffi-cultés : dans l’ordre décroissant, problèmes de financement, de locaux, de personnel principale-ment. Photo François Destoc Environnement. Une 3e conférence pour définir la politique « verte » Violences conjugales. Le gouvernement renforce la protection des femmes sur letelegramme.fr Le détail des votes bretons Moins de 20 % des femmes subis-sant des violences portent plainte contre leur partenaire. Le gouverne-ment a promis, hier, de faciliter les démarches avec la police et d’amé-liorer la coordination entre les diffé-rents acteurs de la prise en charge des victimes. Systématiser les dépôts de plainte en cas de signalement de violences et garantir le suivi des femmes victi-mes : c’est l’objectif d’une conven-tion avec la police sur le traitement des mains courantes, signée à Paris, par le ministre de l’Intérieur, Ber-nard Cazeneuve, ses homologues de la Justice, Christiane Taubira, et des Affaires sociales, Marisol Touraine, ainsi que la secrétaire d’État char-gée des Droits des femmes, Pasca-le Boistard. Pour Marisol Touraine, « la plainte doit devenir un principe, et la main courante, l’exception ». De son côté, Christiane Taubira a évo-qué l’action du gouvernement pour faire face au fléau des violences conjugales, alors qu’hier était diffu-sée une circulaire aux procureurs de toute la France contenant une série de mesures. Généralisation du télé-phone « grand danger » et des sta-ges de responsabilisation des mis en cause, auxquels ont recours 72 par-quets, ont, d’ores et déjà, donné des « résultats encourageants », a souli-gné la garde des Sceaux. Désormais, les activités annexes à l’enseignement peuvent être regroupées sur un après-midi entier. Analyse Henry Lauret Un brin angélique, politiquement incorrect, il promettait de ne pas jouer petit bras. Que restera-t-il des ambitions affichées par Emmanuel Macron depuis son atterrissage surprise à Bercy ? Le verbe haut, le jeune ministre de l’Économie a fustigé, tour à tour, les 35 heures, les rentes de situation, l’assommoir du Code du travail, les retraites-chapeau… Sa feuille de route est des plus claires : amadouer Bruxelles et Berlin, incarner un néovolontarisme qui suppose de planter les réformes là où la majorité socialiste n’en voudra surtout pas. Qui peut croire qu’une gauche aux abois oserait faire chuter le totem des 35 heures, épargné par Sarkozy lui-même ? Fusionner CDD et CDI, comme le suggère le Prix Nobel Jean Tirole, bien peu suspect de dérive ultralibérale ? Demain, le sommet franco-allemand balaiera les folles rumeurs savamment instillées par l’entourage des ministres sur la portée réelle des réformes figurant dans la future loi Macron. Pour le dire autrement, la France, championne du monde de la dépense sociale (32 % du PIB) et de la dépense publique (57 % du PIB), ne chamboulera sûrement pas son modèle par la vertu d’un texte attrape-tout qui prétend, entre autres, revenir sur le travail dominical comme sur le statut des professions réglementées. Demain, Berlin acquiescera poliment. Quant à Bruxelles, elle nous a déjà donné jusqu’au printemps pour entretenir l’illusion. Pas de vaisselle cassée donc dans le ménage à trois. À Paris, on respire et on compte d’abord, et surtout, sur les facilités monétaires de la Banque centrale européenne, la baisse de l’euro, la chute du pétrole et les milliards promis par la commission Juncker pour retrouver le chemin de la croissance. Le salut qui vient d’ailleurs, une vieille habitude. Bilan : cinq millions de chômeurs !
  5. 5. 5 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme FRANCE L A P R O P O S I T I O N Paris. Braquage chez Cartier Prisons surpeuplées. Le Contrôleur général pour un « numerus clausus » et brève prise d’otage Le nouveau Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, ancienne présidente du Syndi-cat L’affaire a commencé vers 18 h 30 et s’est dénouée un peu plus de deux heures plus tard, avec la reddition des malfaiteurs. C’est un appel au 17 d’un riverain qui a alerté les poli-ciers, en fin d’après-midi, dans ce quartier touristique très fréquenté proche des Champs-Élysées et qua-drillé par les forces de l’ordre en nombre, à quelques semaines des fêtes de Noël. Deux hommes ont fait irruption dans la bijouterie chic, située rue François 1er (VIIIe arrondissement). Ils auraient menotté le vigile, selon un témoin, et auraient été interrom-pus par les policiers, rapidement arri-vés sur place. Selon Christophe Cré-pin, responsable des relations presse du syndicat Unsa-Police, « ils ont fait main basse sur des bijoux ». Ils auraient ensuite essayé de prendre dans leur fuite une personne en ota-ge, avant de « s’emparer d’un scoo-ter » à proximité de la bijouterie. Quand ils ont vu, à leur sortie de l’établissement de luxe, « les effec-tifs de police en patrouille », ils n’ont pas hésité à faire feu dans leur direction », a affirmé Christophe Cré-pin. Un hélicoptère sur zone Après cet échange de tirs, les deux hommes ont pris la fuite sur le scoo-ter. Ils sont arrivés rue Dalou, dans le XVe arrondissement. Rattrapés par la police, il y a eu un nouvel échan-ge de tirs. Un des deux hommes a été légèrement blessé au bras. Les braqueurs ont alors décidé de s’en-fuir à pied, et de se retrancher à deux pas, dans un salon de coiffure de ce quartier proche de la gare Montparnasse, où ils ont pris en ota-ge le responsable de l’établisse-ment. Les hommes étaient armés d’un fusil de type Kalachikov et d’un pistolet 9 mm, a précisé le procureur de Paris, François Molins. Après une négociation menée par des policiers de la Brigade de recher-che et d’intervention, les malfai-teurs ont laissé partir leur otage, sain et sauf. Puis, conformément aux consignes des policiers, ils sont sortis les mains en l’air du salon. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place, appuyé par un héli-coptère. Le butin a été retrouvé dans le salon de coiffure. « Il y avait beaucoup d’argent et des bijoux qui avaient été bien choisis », a encore précisé François Molins. « Ils ont pris tous les solitaires et des montres avec des diamants », a témoigné, hier soir, une jeune femme qui se trou-vait dans la bijouterie Cartier cam-briolée. « On s’est retrouvés dans une pièce tous allongés par terre, les mains derrière le dos ». Selon cet-te touriste de 34 ans, il y avait dans le magasin trois clients et une dizai-ne de membres du personnel. 2 4 HEURES EN FRANCE AFP Photo Après le braquage de la bijouterie, les malfaiteurs ont pris une personne en otage dans un salon de coiffure. Deux hommes ont braqué, hier, en fin de journée, une bijouterie Cartier proche des Champs-Élysées, à Paris, avant de se retrancher et de prendre brièvement en otage une personne dans un salon de coiffure du XVe arrondissement, puis de se rendre aux forces de l’ordre. Dieudonné devant le tribunal pour un appel aux dons de la magistrature (SM, gauche), s’est prononcée, hier, pour un « numerus clausus » en prison, et ce, pour endiguer la surpopulation carcérale. Cela reviendrait « à diffé-rer les incarcérations quand le seuil est atteint » et « à libérer certains détenus en fin de peine, à condition de leur proposer un accompagne-ment », a-t-elle expliqué dans Le Pari-sien. « Il est temps de faire entrer le droit en prison car, pour les détenus mais aussi pour les surveillants, la surpo-pulation a de graves conséquen-ces », a insisté l’ancienne magistrate et maire socialiste de Reims (Marne). Elle propose également « d’interdire la pratique des matelas au sol », pré-cisant que « chaque nuit, plus de 1.000 détenus dorment par terre, dans des cellules déjà surchargées ». Début novembre, les prisons françai-ses affichaient, avec 66.530 détenus, un taux d’occupation de 115 %. Sur France Info, la ministre de la Jus-tice, Christiane Taubira, a souligné s’être « déjà exprimée contre » le numerus clausus. Mais, selon elle, c’est une idée qui a le mérite de poser le débat sur l’incarcération. » La France en contravention Cette proposition survient le jour même où la France s’est retrouvée en contravention avec une obliga-tion inscrite dans la loi depuis bien-tôt 140 ans, l’emprisonnement en cellule individuelle. Le principe de « l’encellulement individuel » figure en effet dans la loi depuis 1875, mais n’est jamais appliqué. Réaffirmé, en 2000, dans la loi sur la présomption d’innocence, il a fait l’objet de plu-sieurs moratoires, dont le dernier expirait, hier. Reconnaissant l’objec-tif impossible à atteindre, Christia-ne Taubira avait déposé un amende-ment pour prolonger encore le délai, jusqu’en 2018. Mais le président de la commission des Lois de l’Assem-blée, Jean-Jacques Urvoas (PS), a refusé ce nouveau sursis. La Chancel-lerie a donc retiré son amendement et Manuel Valls a chargé le dépu-té socialiste Dominique Raimbourg de plancher sur la question dans un rapport à remettre, fin novembre. Techniquement, depuis hier, des détenus pourraient donc saisir les tri-bunaux administratifs de cette viola-tion de leurs droits, relève l’avocat Étienne Noël. Photo Epa, archives Outre les coûteux travaux réalisés dans l’appartement de fonction de son numéro un, Thierry Lepaon, la CGT aurait également dépensé 62.000 euros pour rénover son bureau au siège de la centrale à Montreuil, près de Paris, affirme le Canard enchaîné. Selon l’hedoma-daire satirique, ce bureau de plus de « 50 mètres carrés » a été entiè-rement rénové, notamment le par-quet, le mobilier, l’électricité. Hier soir, la CGT s’est dite « étonnée », dans un communiqué, que « depuis plusieurs semaines, une campagne de presse se focalise sur les travaux réalisés dans l’environnement du Secrétaire général ». (Photo Epa, archives) Il est à nouveau sur le devant de la scène judiciaire. L’humoriste controversé Dieudonné, condamné à plusieurs reprises pour des propos jugés antisémites, comparaît aujourd’hui devant le tribunal correctionnel de Paris. L’artiste est poursuivi pour avoir lancé un appel aux dons afin de régler ses amendes. Or, le fait « d’ouvrir ou d’annoncer publiquement des souscriptions ayant pour objet d’indemniser des amendes, frais et dommages-intérêts prononcés par des condamnations judiciaires » est passible d’une peine de six mois d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. (Photo AFP, archives) L’ancienne maire UMP d’Avignon a perdu son procès en diffamation contre l’éditeur d’un livre décrivant une élue d’une ville de province exé-cutant une « faveur sexuelle » à Nicolas Sarkozy pour le « déten-dre ». Marie-José Roig estimait que l’ouvrage « Le Monarque, son fils, son fief » (éditions du Moment) la désignait. Le tribunal en a décidé autrement et a même condamné l’ancienne élue à rembourser les frais de justice de l’éditeur. Pour la justice, elle n’était pas à l’évidence identifiable. Un exemplaire du rarissime « First Folio » (« Premier Folio »), pre-mière compilation des oeuvres théâ-trales de William Shakespeare (1564-1616) datant de 1623, a été découvert et authentifié à Saint-Omer (Pas-de-Calais), a annoncé, hier, la bibliothèque d’agglomération. « Il s’agit du second en France avec celui de la BNF (Bibliothèque nationale de France, NDLR) », a expliqué Rémy Cor-donnier, responsable des fonds patri-moniaux, à l’origine de l’étonnante découverte. (Photo AFP) Le Paon (CGT). Un bureau aussi rénové à grands frais ? Shakespeare. Une oeuvre rare retrouvée à Saint-Omer Najat Vallaud-Belkacem relance son ambitieux projet de parité à l’école. Quelques mois après la polémique née autour de l’expérimentation des « ABCD de l’égalité », la ministre de l’Éducation nationale a souhaité, hier, que l’éducation à l’égalité filles-garçons à l’école fasse « consensus » lors de la présentation de son plan. « La surpopulation a de graves consé-quences », a souligné l’ancienne magis-trate, Adeline Hazan. École. La ministre espère un consensus sur l’égalité filles-garçons « Faveur » à Sarkozy. L’ex-maire d’Avignon perd son procès
  6. 6. 6 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Chaud devant ! Sur les dix premiers mois de 2014, la température moyenne a dépassé la normale de près de 1,1 °C, soit plus que le précé-dent record de +1,0 °C en 2003, selon un « bilan climatique provisoi-re » publié, hier, par Météo-France. « 2014 figurera très probablement dans le trio de tête des années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle, avec 2011 (+1,1 °C) et 2003 (+1,0 °C) », relève l’organis-me. L’automne, en particulier, a été très doux, avec des températures de 2 à 3 °C au-dessus des normales de saison sur l’ensemble du pays. Il devrait se placer au 2e rang des automnes les plus chauds depuis 1900, derrière celui de 2006. Sept mois sur dix ont connu des températures supérieures aux nor-males, notamment janvier (+2,7 °C, le plus chaud depuis 1900), février (+2,1 °C), avril (+1,9 °C) et octobre (+2,4 °C). Novembre tout doux « Au regard de l’extrême douceur actuelle, novembre s’inscrira très certainement dans la lignée des mois précédents, avec une tempéra-ture moyenne mensuelle largement supérieure à la normale », anticipe l’organisme de prévision. Il faudrait en effet un mois de décembre extrê-mement froid, avec des températu-res plongeant 3 °C sous la normale, pour que l’année ne rejoigne pas le top 3 des années record. « Il faudrait des températures gla-ciales et ça me paraît improbable », souligne Christine Berne, climatolo-gue à Météo-France. « Ça n’apparaît pas non plus dans les scé-narios les plus probables de prévi-sion saisonnière, qui misent plutôt sur un mois de décembre proche des normales ou peut-être un petit peu doux. » Ces températures s’inscrivent d’ailleurs dans la tendance obser-vée au cours des dernières décen-nies : les 15 années les plus chau-des recensées en France depuis le début du XXe siècle l’ont toutes été au cours des 25 dernières années. « Il y a deux phénomènes », pointe Christine Berne. « Il y a une aug-mentation de la température moyenne, régulière depuis le début du XXe siècle. Et cette augmenta-tion est corrélée avec l’augmenta-tion des gaz à effet de serre dans notre environnement, importante depuis les dernières décennies. (…) Or, depuis l’an 2000, on a beau-coup plus d’années chaudes que d’années "normales" ou fraîches. La tendance est tout à fait nette ». Ces données rejoignent le constat fait par l’Agence américaine océani-que et atmosphérique, qui souli-gnait récemment que les dix pre-miers mois de 2014 avaient été les plus chauds enregistrés sur la planè-te depuis le début des relevés de température en 1880. Photo Epa Sept mois sur dix ont connu des températures supérieures aux normales, notamment avril (+1,9 °C) et octobre (+2,4 °C). 2014 figurera au moins dans le top 3 des années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle en France, la température moyenne entre janvier et octobre étant déjà la plus élevée jamais observée sur cette période depuis 1900. Un record qui confirme une « tendance nette » au réchauffement. FRANCE L E RENDEZ-VOUS Le livre jeunesse en fête à Montreuil L ’ I N I T I A T I V E Météo. 2014 au top 3 des années les plus chaudes Les musées français commencent à ouvrir leurs portes aux malades d’Alzheimer, suivant l’exemple de pionniers comme le MoMa, le musée d’art moderne de New York, ou le Musée des Beaux- Arts de Montréal. La Piscine de Roubaix mène un pro-gramme régulier depuis 2010. Dans d’autres musées, comme le Centre Pompidou et le Louvre, des formations du personnel d’anima-tion sont en cours. Le Musée de la Musique de Paris va pérenniser l’an prochain le programme expéri-mental conduit l’an dernier. Approche sensorielle Pour Carrie McGee, en charge du programme Alzheimer du MoMa, le plus ancien, avec une centaine de visiteurs par mois depuis 2006, les retours sont unanimes : « Les personnes partent toutes plus heu-reuses qu’à leur arrivée ». « Le déclic s’est fait quand on a emmené des malades d’Alzheimer voir une exposition de peintures de Turner : le plaisir se lisait sur leurs visages », témoigne Anne- Marie Lasry-Weiller, à la tête de la fondation Swiss Life, partenaire de La Piscine pour le programme d’ac-cueil de patients Alzheimer. L’animateur des visites à La Pisci-ne, Julien Ravelomanantsoa, s’est inspiré de son expérience avec les enfants pour mettre en oeuvre le programme Alzheimer. Le musée, situé dans un cadre exceptionnel puisqu’il s’agit d’une ancienne pis-cine, propose une approche senso-rielle. Il travaille par exemple avec un parfumeur, pour associer des odeurs aux tableaux. Enrichir la vie du patient « Ce que veulent avant tout les malades d’Alzheimer, c’est passer du bon temps ». Quand ils arri-vent, Julien discute en prenant son temps avant de les embarquer pour une visite ou un atelier. Car tous les témoignages insistent sur l’importance du « temps d’ac-cueil » : offrir un café, des petits gâteaux, permet aux personnes de prendre leurs repères tranquille-ment. « On veut souvent légitimer tout comme étant thérapeutique », observe Jean-Luc Noël, président du comité Personnes âgées à la Fondation de France : « Le jardina-ge est thérapeutique, la cuisine est thérapeutique, l’art est thérapeuti-que… Je pense qu’aller au musée ne va pas guérir un malade d’Alzheimer, mais il va rompre son isolement, le faire sortir et parta-ger un bon moment. Cela va ralen-tir la maladie et enrichir sa vie ». Photo AFP Les musées entrouvrent la porte aux malades d’Alzheimer La Piscine de Roubaix mène un programme régulier depuis 2010. Vous disposez d’un accès numérique LES APPLIS APPLICATIONS TABLETTES ET SMARTPHONES DISPONIBLES SUR : Abonnés 7J/7 100 % gratuit Activez votre accès sur letelegramme.fr LE SITE letelegramme.fr Et tentez de gagner LE JOURNAL EN TÉLÉCHARGEMENT 1 iPad Mini letelegramme.fr Réseau Social Breton depuis plus de 70 ans Le Salon du livre et de la presse jeu-nesse de Montreuil, devenu le pre-mier du genre en Europe, célèbre avec panache sa 30e édition avec plus de 150 auteurs invités. Quelque 162.000 visiteurs, dont de nom-breux scolaires, s’y étaient pressés en 2013. En trente ans, la manifestation créée par la ville de Montreuil et le conseil général de la Seine-Saint- Denis a beaucoup grandi et changé. En 1985, cinquante éditeurs avaient pris part à la première édition. Ils sont désormais 450 ! Quelque 2.000 nouveautés étaient publiées. Il y en a désormais trois fois plus. « Un art multiple » Le secteur de la jeunesse se place pour la première fois cette année en deuxième position, derrière la litté-rature générale. La littérature jeu-nesse reste malgré cela le parent pauvre des médias et certains la considèrent encore comme un gen-re mineur. « Pourtant, dit Sylvie Vassallo, direc-trice du Salon depuis 2001, c’est une littérature à part entière et un art multiple, avec un vocabulaire unique, des écritures originales, la porte ouverte vers l’imaginaire et la construction de sens ». « On pourrait appeler la littérature jeunesse le Xe art (le IXe étant la BD), ou même le premier, puisqu’elle est le premier objet culturel et le pre-mier rapport à l’art des enfants. La manière dont elle est perçue fait aussi réfléchir à la place de l’enfant dans la société », poursuit Syl-vie Vassallo. « C’est un art parce qu’elle explore l’expérience humai-ne par des voies non convenues, des détours, des métaphores », renché-rit l’anthropologue Michèle Petit. L’impact du cinéma De grands textes de littérature jeu-nesse appartiennent d’ailleurs au patrimoine littéraire mondial, d'« Alice au pays des merveilles » aux contes de Grimm ou d’Ander-sen. D’autres, récents, connaissent un succès planétaire amplifié par le cinéma, comme « Harry Potter ». Cette année, l’édition jeunesse peut encore dire merci au grand écran : 2014 a été un bon millésime grâce aux ventes records des romans pour adolescents adaptés au cinéma com-me « Nos étoiles contraires », de John Green, ou « Divergente » de Veronica Roth. Sans oublier la trilo-gie de science-fiction « Hunger Games », de l’Américaine Suzanne Collins.
  7. 7. ON A OUVERT L’ACCÈS À POUR TOUS NOS ABONNÉS SANS AUCUN FRAIS JUSQU’AU 19 FÉVRIER≥. À tous les abonnés ¢ et CANALSAT : pour ses 30 ans, ¢ vous ouvre l’accès à CANALPLAY, le service de VOD illimitée, jusqu’au 19 février. Pour savoir comment profiter de milliers de films et de séries, rendez-vous sur votre espace client ou sur canalplay.com ≥ Jusqu’au 19/02/2015. Offre non valable pour les abonnés à Canalplay sur TV. Hors programmes de catégorie V et programmes à la carte. Pour continuer d’en profiter après, service de VOD par abonnement disponible à partir de 7,99 €/mois. GROUPE ¢ SA à Directoire et Conseil de Surveillance au capital de 100 000 000 € – 420 624 777 RCS Nanterre / Société d’Edition de CANAL PLUS SA au capital de 95 018 076 € – 329 211 734 RCS Nanterre / CANALPLAY INFINITY, SAS au capital de 5 000 € - RCS Nanterre 538 162 041 / Sièges Sociaux : 1, place du Spectacle 92130 Issy- les-Moulineaux.
  8. 8. 8 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Le marché toujours déprimé 72.785 - 5 % Pelouse. En Avant le solarium avec Sparfel Arnaud Morvan Utiliser la luminothérapie pour doper les gazons sportifs mal exposés ou récalcitrants : c’est le principe du photosynthétiseur développé par Sparfel. Un engin aux faux airs de tondeuse géante qui a goûté, hier, à Guingamp, à l’herbe du Roudourou. En avant-première. À 72 h du choc d’Europa League entre l’En Avant de Guingamp et la Fiorentina, la pelouse copieusement arrosée du Roudourou s’est offert, hier, une petite séance de solarium aussi inédite que bienvenue. À l’om-bre de la tribune présidentielle où sié-gera, jeudi, Michel Platini, un engin de 13 mètres de long par 7 mètres de large a lentement déployé ses ailes d’aluminium. Et à la vitesse de l’es-cargot (deux mètres par heure), ce drôle de satellite a couvé la pelouse et donné au cinquième gazon fran-çais (selon le classement de la Ligue de football professionnel) un bain de soleil pas vraiment de saison. Facture d’électricité divisée par six « Les lampes du photosynthétiseur - des micro-leds - produisent une lumi-nosité deux fois supérieure à un enso-leillement d’été sans nuage. Cette Baie d’Audierne. lumière, associée à la chaleur et au Ferme houlomotrice : gaz carbonique que diffuse la machi-ne au ras du sol, optimise la photo-synthèse, rien avant 2017 La mise en vente et donc la croissance de la pelouse », sourit Clément Fréreux, ingénieur en charge du développe-ment chez Sparfel. Spécialiste des pelouses sportives et des espaces verts (*), l’entreprise basée à Ploudaniel (29) planche sur ce prototype « depuis trois ans », rap-porte Jean-Claude Sparfel, fondateur devenu conseiller technique. « La luminothérapie existe déjà dans les stades pros équipés de lampes stati-ques au sodium. Mais avec notre pro-cédé mobile nous divisons la facture d’électricité par six ! En outre, le pho-tosynthétiseur qui peut travailler 24 h/24 sans assistance, assèche moins les pelouses », détaille l’hom-me de l’art qui avec Clément Fréreux s’est adjoint le précieux concours des scientifiques de l’INRA, de la sta-tion biologique de Roscoff et du CARAH, en Belgique, pour optimiser spectre lumineux, température et CO2 diffusés par la machine. Actionnée par écran tactile (ou via une application développée pour smartphone), se déplaçant comme un robot-aspirateur sur le tapis d’un salon, la bête de quatre tonnes a réchauffé hier ses premiers m² de ray-grass sous l’oeil de son futur pilo-te, Manu Bessong, ancien pro recon-verti dans l’entretien du Roudourou. 300.000 ¤ pièce Passées les phases de tests prévues jusqu’en avril 2015, la société Spar-fel entend commercialiser l’appareil fabriqué à Plouigneau (chez SB2M, 29) à l’international. À l’échelle hexa-gonale, les clubs de L1 et L2 seront ses cibles prioritaires. Pour être dans le match, il en coûte-ra aux ténors du foot 300.000 ¤ piè-ce. Un engin qui abolit les saisons (côté météo) mais qui n’en demande-rait que sept (au plan sportif) pour être amorti. * En charge du stade d’En Avant, Sparfel (90 salariés, 11 M¤ de CA) assure aussi, entre autres, l’entretien de l’INF de Clairefontaine (78). ÉCONOMIE L’Héliotrope, l’un des navires hautu-riers de la Scapêche, est revenu dimanche à Lorient, après plus de dix mois dans un chantier espa-gnol : l’ancien chalutier de 33,80 m y a été remotorisé et entièrement transformé… en palangrier automa-tisé. Une refonte qui va permettre à l’armement des Mousquetaires d’expérimenter une nouvelle pêche dans les eaux européennes. L’Hélio-trope va travailler dans le Golfe de Gascogne, les mers d’Ecosse et d’Ir-lande. Les espèces visées sont des poissons de grands fonds (sabre et lingue bleue) et de hauteur comme la julienne, le merlu ou le cabillaud. 2 M¤ ont été investis. La Scapêche a aussi obtenu un cofinancement de France Filière pêche : si la reconver-sion de l’Héliotrope donne satisfac-tion, d’autres armements et patrons de pêche pourraient être intéressés. Hervé Queillé Les ventes et donc les volumes de pro-duction ne cessent de chuter. Le site PSA de La Janais-Rennes va encore per-dre des effectifs en 2015. En douceur, certes, sur la base du volontariat. Néanmoins, 300 à 500 emplois seront perdus pour la région. La déclinaison locale du « dispositif d’adéquation des emplois et des com-pétences » présentée lundi par le groupe PSA, et destinée à réduire les effectifs en 2015, n’apporte pas de bouleversement à l’usine rennaise. Il ne s’agit que d’une reconduction de mesures d’ores et déjà appliquées, l’an passé, dans le cadre du « contrat social » signé en 2013 : congés seniors et mobilité interne et externe « sécurisée ». Selon les prévisions de la direction, environ 300 personnes devraient quit-ter les ateliers. Plus vraisemblable-ment autour des 500. Malgré leur Milliers de véhicules 200 150 100 50 2015 inquiétude, FO, CFDT, CFE-CGC et SIA-GSEA, face à ces réductions d’effectifs liées à la chute vertigineuse de la pro-duction - qu’il est loin, le pic de 370.000 véhicules produits en 2005 avec 12.000 personnes ! - se félicitent d’avoir signé le « contrat social » : « Sinon, on pouvait s’attendre à des licenciements ». Les syndicats misent sur le remplaçant de la 5008 (projet P87 qui doit démarrer en octo-bre 2016) pour relancer la production, qui devrait atteindre les 110.000 véhicules/an (dont 40.000 508 et C5). Quel avenir pour La Janais ? CFDT et CGT sont plus pessimistes, affirmant que, d’ici à 2017, ce sont 1.000 emplois qui seront supprimés. Et d’estimer que le nouveau véhicule, « qui sera seul en 2018 » ne suffira pas à fournir du travail aux 2.500 à 3.000 salariés qui seront encore pré-sents ni à pérenniser le site : « Si un nouveau véhicule n’est pas annoncé pour 2018-2019, on peut s’interroger sur l’avenir de La Janais et de la filière automobile dans la région ». Quoi qu’il en soit, à court terme, dans une usine où 500 salariés chôment par rotation chaque jour et où moins de 60.000 autos devraient être fabri-quées l’an prochain, le seul espoir repose sur le succès de l’énigmatique mais très attendu P87... Photo Claude Prigent Construction La rareté et la cherté du foncier, la hausse de 50% des coûts de construc-tion en dix ans et la fiscalité de l'immobilier pèsent sur la construc-tion en France, selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Marché de la construction d’août à octobre - 3,9 % 98.017 Mises en chantier Permis de construire accordés 17 h 17 l’Eco Innovation, créations d’entreprise, investissements, rendez-vous… chaque jour, à 17 h 17, retrouvez notre regard optimiste sur l’actu éco bretonne. www.letelegramme.fr 918.000 Le géant français du surgelé Picard, enseigne préférée des Français, est à vendre : son propriétaire, la société d’investissement britannique Lion Capital, prépare la cession de l’enseigne. Le processus devrait durer six mois. Lion Capital, qui détient également Findus, avait racheté l’enseigne il y a quatre ans pour plus de 1,5 milliard d’euros à BC Partners, selon Les Echos. Picard compte 920 magasins en France et 4.500 salariés. Le groupe de surgelés génère 1,4 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Le plaidoyer du futur P-DG Le futur P-DG d’EDF a plaidé, hier, pour un rééquilibrage des tarifs réglementés de l’électricité dont les hausses insuffisantes pénalisent le groupe, selon lui. Les chantiers STX de Saint-Nazaire vont-ils passer sous pavillon italien ? Le constructeur naval italien Fincantieri serait en négociations avancées avec le groupe coréen STX, propriétaire à 66,6 % de STX France, selon le quotidien italien Il Sole 24 Ore. Déficitaire, le groupe coréen STX a mis ses filiales européennes en vente en début d’année. L’État français est particulièrement attentif à ce dossier, sachant qu’il détient 33 % des parts du chantier français. Photo Claire Marion Les 326 salariés de Tilly-Sabco seront fixés le 5 décembre à midi. C’est à cet-te date qu’on connaîtra le nom du repreneur de l’abattoir de volailles désigné par le tribunal de commerce de Brest. Le temps pour les juges d’étudier les offres de reprise du site. Hier, le tribunal a prolongé la poursui-te de l’activité jusqu’au 6 décembre. Baptisé Light Turf Evolution, le photosynthétiseur de l’entreprise Sparfel a entamé ses tests, hier, sur la pelouse d’En Avant. Le projet de ferme houlomotrice au coeur de la baie d’Audierne (29) est toujours en phase exploratoire. Le constructeur naval français DCNS et l’énergéticien finlandais Fortum sont associés pour la construction d’une ferme-pilote captant l’éner-gie des vagues, via la technologie des « Waverollers », afin de créer de l’électricité. Le comité de suivi Wattmor a fait lundi après-midi le point de ce dossier au siège de la communauté de communes du Haut Pays bigouden à Pouldreuzic. En septembre 2013, il était prévu, comme nous l’annoncions alors, la construction pour 2016 avec une mise en service en 2017. Actuelle-ment, le dossier semble reculer dans le temps. Interrogé lundi soir, Pierre Plouzennec le maire de Plo-zévet, l’une des communes avec Pouldreuzic pressentie pour l’im-plantation de cette ferme houlomo-trice, a évoqué les négociations tou-jours en cours avec les profession-nels. « On est encore dans la phase exploratoire et il faudra au moins deux ans d’études… Il n’y aura donc rien de fait avant 2017 ! » Sur le web Tilly-Sabco. Réponse le 5 décembre PSA Rennes. Nouveau dégraissage en 2015 En euros, le montant des aides votées par le Parlement européen pour la réinsertion des travailleurs licenciés des abattoirs Gad de Lampaul-Guimiliau, Saint-Nazaire et Saint-Martin-des-Champs. Un vote qui confirme celui de la Commission européenne du 24 octobre dernier. EDF sur letelegramme.fr Voir la vidéo Les négociations Scapêche. Le chalutier transformé en palangrier Baisse de production à La Janais Le Télégramme 0 2011 2012 2013 2014 Prévisions
  9. 9. 9 ÉCONOMIE Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Entreprendre. À l’Ouest, on innove Catherine Magueur Ils sont jeunes. Ils ont du talent et pour la plupart moins de 40 ans. Ce sont des Bretons qui innovent, qui inventent la Bretagne de demain. L’Association des cadres bretons a repéré ces nouveaux conquérants qui vont compter en 2015. De gauche à droite et de haut en bas : Olivier Méril, Marianne Guyader, Nicolas et Marion Velez De La Calle et Guillaume Rolland font partie des quinze Bretons qui vont compter en 2015, selon l’Association des cadres bretons. En Bretagne, il y a des entrepre-neurs, des capitaines d’industrie que tout le monde connaît. Il y a d’autres entrepreneurs que l’on connaît moins, ou pas. L’Associa-tion des cadres bretons a mis en pla-ce la commission Kavadeen - « découvertes » en breton - qui a élaboré quatre livres blancs sur l’in-novation, pour « faire avancer les idées neuves ». Avec la bénédiction de « sages », comme Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, ex-président de la Région, Jean- Marc Roué, président du conseil de surveillance de Brittany Ferries, de Renaud Sassi, fondateur de ZeBank, Pierre Gattaz, président du Medef. Ils regardent grandir et donnent leur caution à cette Bretagne qui bouge. Du numérique, en passant par les rillettes de thon ou les sous-vêtements, à l’Ouest, on innove. 1. Marianne Guyader (Groix et Nature) : « Une aventure au long cours ». Elle est responsable export de la dernière conserverie basée sur l’Île de Groix. Une petite équipe spé-cialiste de rillettes à base de thon, de saumon, de coquilles Saint-Jac-ques et même d’ormeaux. Son hui-le de homard fait un tabac à travers le monde. Aujourd’hui, Groix et Nature comp-te 400 points de vente. L’outil de production doit évoluer et l’entre-prise construit un nouveau bâti-ment. Le développement à l’interna-tional est plus que jamais un cap. Pendant ce temps, sur l’île, on invente de nouvelles recettes. 2. Guillaume Rolland (SensorWa-ke) : « Sous l’oeil de Google ». Ce jeune inventeur a fait sa révolu-tion… dans le monde du réveil. Oubliées ces alarmes qui vous déchi-rent l’oreille au petit matin. Guillau-me Rolland a élaboré un réveil olfac-tif, baptisé SensorWake. Facile. Vous insérez une petite capsule à l’arrière du réveil, qui, à l’heure de votre choix, se diffuse dans votre chambrette et vous assure un réveil en délicatesse, en moins d’une minute. De quoi se lever du bon pied. Même le géant Google s’y intéresse ! Guillaume Rolland a lancé une cam-pagne de financement participatif pour proposer son SensorWake avant les fêtes sur www.sensorwa-ke. com. Son objectif 2015 ? Lever des fonds pour distribuer son réveil à plus grande échelle. 3. Nicolas et Marion Velez De La Calle (Antivol). « Ethic People ». Basée à Brest, l’entreprise a créé une gamme de sous-vêtements et de tee-shirts avec des modèles déca-lés, qui « chahutent les codes ». Le tout imprimé en haute définition. Antivol garantit la production éthi-que de sa production : les usines sélectionnées en Amérique du Sud travaillent de façon responsable, dans le respect du droit social. 2014 aura vu la refonte du site www.antivol.com, la mise en place d’une nouvelle stratégie de com-mercialisation dans le cadre de la vente directe. Antivol va innover encore en créant ses collections en fonction des grands événements sportifs. 4. Olivier Méril (Mediaveille). « Tsunami numérique ». Il a créé, en 2009, dans son fief rennais, une société spécialisée en veille numéri-que, référencement et webmarke-ting pour les entreprises ou les insti-tutions. Une croissance exceptionnelle pour Mediaveille, tant en chiffre d’affai-res (+ 620 % entre 2009 et 2013) que d’effectif (de 10 à bientôt 40 salariés). Pour 2015, les projets abondent avec notamment des pri-ses de participation dans des start-up. Autre projet auquel tient parti-culièrement Olivier Méril : le lance-ment de son propre accélérateur MV Cube, destiné à accompagner gratuitement de jeunes entreprises. Photos DR MARDI 9 DÉCEMBRE À 20H, BREST ARENA ACCUEILLE LA SOIRÉE DE REMISE DES Venez applaudir les douze bretons ou bretonnes qui ont marqué l’année lors de la soirée-spectacle présentée par Laury Thilleman et Lionel Buannic en présence de nombreux artistes. u n é v é n e m e n t e n p a r t e n a r i a t a v e c TARIF UNIQUE 15€ Billets en vente sur ticketmaster.fr, francebillet.com ou brestarena.com
  10. 10. 10 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Mistral. Saint-Nazaire dans l’attente Hier, l’Élysée a fait savoir que François Hollande désirait, au vu de la situation ukrainienne, surseoir « jusqu’à nouvel ordre » à la livrai-son du Vladivostok, le premier Bâti-ment de projection et de commande-ment construit (BPC) pour la Russie. Il y a encore quelques heures, l’agence russe d’information Inter-fax, citant des sources diplomati-ques et militaires, avait annoncé le départ du Vladivostok pour le 27 ou le 28 novembre. Selon ces sources, les 400 marins russes, arrivés à Saint-Nazaire depuis le 30 juin pour se former à ce nouveau bâtiment - et hébergés sur un navire école, le Smolny - auraient été autorisés à y transférer leurs affaires personnel-les. En tout cas, lundi après-midi, d’après ce que nous avons pu constater, ils étaient nombreux à monter à bord du nouveau BPC. Autre détail qui laissait présager un départ imminent, le changement de place du Vladivostok, dans la nuit de samedi à dimanche. Il a quitté les quais du constructeur STX pour laisser la place au Sébastopol, deuxième Mistral commandé par la Russie. Il mouille désormais dans la forme d’écluse Joubert. Une simple porte le sépare maintenant de l’es-tuaire de la Loire et du grand large. « On voit moins les marins en ville » « Ça ne m’étonnerait pas qu’ils lar-guent les amarres ces jours-ci, témoigne, lundi, le patron du Brésil, un café de l’avenue du Penhoët qui longe les quais nazairiens. Les Rus-ses se font plus discrets depuis quel-ques jours. En tout cas, c’est des gars vraiment sympas, poursuit-il en préparant ses kebabs. Ils vien-nent ici pour se détendre, manger un bout. On discute grâce aux porta-bles, par les sites de traduction immédiate ». Même avis au commis-sariat. « Pour nous, c’est comme s’ils n’étaient pas là, témoignent des policiers. Ils sont très discrets et ne posent pas de problèmes. Ils doi-vent être bien encadrés ». Laurent Dupont, trésorier de l’Union des commerçants de Saint- Nazaire tire, lui aussi, un bilan très positif de la présence des jeunes Rus-ses. « Saint-Nazaire est une ville pai-sible où les gens, de par l’activité du port, sont habitués à un certain cos-mopolitisme. Aujourd’hui, ce sont les Russes. Demain, ce sera les Ita-liens avec les paquebots. À chaque fois, c’est une nouvelle page qu’on tourne ». Pas de tapis rouge en mairie Pour ce responsable d’un hôtel du centre-ville, cette présence est béné-fique pour le commerce local. « Avant l’arrivée du Smolny, je tra-vaillais déjà beaucoup avec les Rus-ses. On hébergeait les délégations et les responsables du suivi du pro-jet ». Reste que cette présence de 400 militaires russes à Saint-Nazaire n’est pas des plus évidentes pour tout le monde. Surtout depuis que, sur fond de guerre en Ukraine, le blizzard de la guerre froide souffle à nouveau sur les relations diplomati-ques franco-russes. Avant que ces tensions n’éclatent au grand jour, la mairie avait prévu des animations à destination des Russes. Programme qui n’a pas abouti. « Effectivement, la ville a mis à disposition un certain nombre d’équipements sportifs pour les mili-taires mais on en est resté là, déplo-re Jean-Claude Blanchard, conseiller municipal FN à Saint-Nazaire. La réception officielle s’est limitée à un entretien d’un quart d’heure, à l’hô-tel de ville entre le maire et les capi-taines des bateaux ». Jean-Claude Blanchard avec d’autres figures frontistes locales a créé, il y a quelques mois, une asso-ciation baptisée « Mis-tral Gagnons ». Son but : protéger l’industrie nazairienne et « défen-dre la liberté de commercer avec qui l’on veut ». Il dit n’avoir reçu aucu-ne consigne des instances nationa-les du FN qui entretiennent de très bons rapports avec Moscou. Mais aussi avec une banque russe qui, en septembre, a octroyé au FN un prêt de 9 M¤. Photo D. D. Didier Déniel Lundi, à Saint-Nazaire, il flottait comme un air du large sur le Vladivostok, le premier navire de type Mistral devant être livré à la Russie. Le bâtiment venait d’être remorqué dans la forme d’écluse Joubert. Dernier sas avant la pleine mer. Mais hier, l’Élysée a annoncé que la livraison du bateau n’était toujours pas d’actualité. Né sous X. La justice refuse la restitution au père Il y a 60 ans, les derniers jours de novembre, une tempête d’une force exceptionnelle, avec des vents de 140 km/h, balaya les zones de pêche atlantiques. Si de nombreux bateaux réussirent à regagner les ports, malgré de grosses avaries, huit chalutiers finistériens ne revin-rent pas. Le 10 décembre, on les déclara tous officiellement perdus. On considéra que la Perle-d’Arvor, l’Alain-Yvon, le Trouville, le Berceau-de Moïse et le Pierre-Nelly de Concar-neau (photo), le Tendre Berceuse de Douarnenez et le Lilas-Blanc de Les-conil avaient sombré le 26 novem-bre. Ils emportaient avec eux 64 marins-pêcheurs cornouaillais, jeu-nes pour la plupart. Une hécatombe. Le souvenir de ce drame reste tou-jours douloureux dans les familles aujourd’hui. Jacques Chaban-Del-mas, ministre des Transports de l’époque, viendra à Concarneau le 16 décembre. Des décisions seront prises alors pour améliorer la sécuri-té à bord des bateaux de pêche, pour le sauvetage en mer et pour le développement des services de météo et de liaisons radio. 140 C’est le nombre d’heures pendant lesquelles sera lue la Bible à la cathédrale de Vannes, à partir de dimanche, 17 h. 650 lecteurs se relaieront. Planning de lecture sur : vannes.catholique.fr. À l’occasion des 70 ans du Secours populaire, l’artiste-peintre brestois Râmine, inspiré par l’uni-vers des phares et des gens de mer, a créé deux assiettes numérotées et éditées à 500 exemplaires chacune par la faïencerie Henriot. Les fonds collectés vont servir à financer des actions solidaires, notamment la participation de 1.000 enfants du Finistère à la grande journée des oubliés des vacances, le 19 août, à Paris. La fédération départementale a aussi le projet de renouveler l’ex-périence d’un village « Copains du monde », au centre nautique de Léchiagat. Il devrait réunir, au mois d’août, une cinquantaine d’enfants venus du Bénin, d’Haïti et de Mada-gascar au côté de petits Bretons. Plus d’infos sur : www.spf29.org ou en téléphonant au 02.98.44.80.43. « Aujourd’hui, je vais en Cassation. J’irai en Cassation, à la Cour euro-péenne des droits de l’Homme s’il le faut », a déclaré Yoan Delorme à la presse. La décision de la cour d’appel est « inadmissible, c’est un vol d’enfant du conseil géné-ral », a-t-il commenté. « C’est mon fils, c’est mon sang, c’est toute ma vie », a-t-il lancé, les larmes aux yeux. Déjà père d’une fillette, le père biologique était séparé de sa compagne à la naissance du petit garçon. L’avocate de Yoan Delor-me, Pauline Loirat, a toutefois tem-péré les propos de son client, en déclarant : « Nous allons examiner un éventuel pourvoi en Cassation, son opportunité, sa recevabilité juridique ». De leur côté, les parents adoptants ont fait part de leur bonheur. « Nous, nous sommes évidemment très heureux de continuer notre vie avec notre petit garçon », préci-sant que pour eux, « ce n’est abso-lument pas une victoire ». Contre l’avis de l’avocat général En rejetant la demande de restitu-tion formulée par le père, la cour d’appel de Rennes a infirmé la déci-sion du tribunal de grande instan-ce de Nantes qui, en avril, avait ordonné la remise du garçonnet à son père, âgé de 29 ans. Celui-ci réside dans la banlieue nantaise. Elle est allée, aussi, à l’encontre des réquisitions de l’avocat géné-ral qui avait requis la confirmation du jugement nantais. Jugement dont le conseil général de Loire- Atlantique et le parquet avaient fait appel au nom de l’intérêt de l’enfant, déjà « stabilisé » dans sa famille adoptante. Dans l’intérêt de l’enfant On sait que c’est l’intérêt de l’en-fant qui a constitué la motivation déterminante de la décision de la cour. Au vu des éléments person-nels et confidentiels du dossier, les juges ont considéré qu’il était démontré qu’il n’était pas de l’inté-rêt de l’enfant d’être confié à la garde de son père biologique. « La cour d’appel s’est basée sur les nombreuses expertises qui ont été produites et qui, de manière unanime, considèrent que le déve-loppement psycho-affectif et cogni-tif de l’enfant ne peut être assuré que là où il était élevé, où il connaissait son papa et sa maman qu’il appelle "papa" et "maman" », a souligné lors d’une conférence de presse l’avocat du conseil général de Loire-Atlanti-que, Me Jean-Christophe Boyer, rap-pelant que « M. Delorme n’a fait que demander la suspension de la procédure d’adoption » et non la restitution de son enfant, récla-mée seulement « le 17 octobre, c’est-à-dire trois mois après l’expi-ration du délai ». La cour d’appel a par ailleurs rejeté hier la demande de droit de visite réclamé par M. Delorme, un droit jugé « prématuré (…) au regard du bas âge de l’enfant », selon Me Boyer. Yoan Delorme a estimé, hier, que son passé judiciaire avait joué dans la décision de la cour d’appel de Rennes. Photo Delphine Tanguy La Folle Journée à Nantes Avis aux mélomanes, la 21e édition de la Folle Journée se déroulera, à Nantes, du mercredi 28 janvier au dimanche 1er février. Thème de l’édition : « Les passions ». Lors de l’édition 2014, plus de 144.000 billets avaient été vendus. Billetterie à partir du 10 janvier. Désormais amarré dans le dernier sas avant le grand large, le Vladivostok a vu embarquer de nombreux marins russes, lundi. Le chiffre du jour Secours populaire. Deux assiettes Henriot pour les 70 ans Photo DR BRETAGNE À vos agendas Il y a 60 ans. 64 pêcheurs finistériens portés disparus La cour d’appel de Rennes a refusé, hier, la restitution à son père biologique d’un garçonnet né sous X il y a 18 mois et confié, depuis, à une famille en vue de son adoption. Une décision contestée par le père qui souhaite se pourvoir en Cassation.
  11. 11. 11 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Violences aux femmes. BRETAGNE Un enchaînement de circonstances Des téléphones d’alerte Depuis le début de l’année, 609 fem-mes ont déposé plainte pour violen-ces conjugales, dans le Finistère. Un chiffre en baisse mais qui, pour le pré-fet Jean-Luc Videlaine, n’est qu’une vue partielle de la réalité. « En la matière, seuls 16 % des faits sont déclarés », rappelle-t-il. À 68 ans, Thérèse a attendu 47 ans pour dénoncer les faits dont elle a été victime. Avec le soutien de l’Abri côtier, une association, elle a décidé de porter plainte il y a deux ans et de partir avec ses enfants. « Libérée », elle est l’une des fem-mes qui témoignent de leurs années de souffrance, à travers l’exposition du Club Unesco de Quimperlé. Treize photos présentées dans le hall de la préfecture pendant un mois. Elles mettent en scène des jeunes femmes qui entendent ainsi participer à faire tomber le tabou des violences conju-gales. Priorité du gouvernement, les violences faites aux femmes ont conduit à la promulgation d’une nou-velle loi, le 4 août dernier. Dès l’an prochain Hier, à l’occasion de la Journée inter-nationale pour l’élimination des vio-lences à l’égard des femmes, la com-mission départementale réunissait partenaires institutionnels et associa-tifs pour coordonner les actions dans le département. L’occasion d’annoncer l’arrivée d’une dizaine de téléphones d’alerte « grand danger », dès le premier tri-mestre 2015, dans le département. Des portables qui seront confiés à des femmes en situation de danger, dans le cadre d’une mesure de sûreté ou de la condamnation d’un conjoint. « Il permet à la victime d’appeler un service dédié et d’éviter un passage à l’acte dramatique », explique Thierry Lescouarc’h, le procureur de la Répu-blique de Quimper. « L’alerte don-née, ça va très très vite », confirme Nelly Poirier, patron des policiers du Finistère. Eviction du conjoint violent Le second volet de la loi prévoit l’évic-tion du conjoint violent du domicile conjugal. La mesure, déjà à la disposi-tion des magistrats, « est désormais posée comme principe », précise le procureur. Reste, pour la commission départe-mentale, à coordonner les actions locales. Hier, le préfet du Finistère annonçait la préparation d’un proto-cole qui permettra d’établir le rôle précis dans la prise en charge des vic-times. Mais pas seulement : la géné-ralisation de l’éviction des conjoints violents conduit les partenaires à réfléchir également à des mesures d’hébergement pour les auteurs de violences écartées du domicile conju-gal. tÀ savoir Dans le cadre de la journée internationale, freeze flash-mob, aujourd’hui, à 14 h, place Saint-Corentin à Quimper. Frédérique Le Gall Encore neuf jours de patience pour les 322 salariés de Tilly-Sabco. Hier, le tri-bunal de commerce de Brest, appelé à se prononcer sur les quatre offres de reprise du volailler de Guerlesquin, a mis son jugement en délibéré au 5 décembre, à midi, et a décidé de la poursuite de l’activité jusqu’au 6 décembre. Qui va reprendre ensuite les rênes de l’entreprise guerlesquinaise ? C’est toute la question mais, hier, l’une des offres semblait bien tenir la corde : cel-le présentée par la société britannique MS Foods, alliée à ses deux partenai-res bretons, la Chambre de commerce et d’industrie de Morlaix et le groupe Olmix, à travers sa filiale d’investisse-ment Breizh Algae Invest. Le comité d’entreprise favorable à la candidature de MS Foods Le trio propose de reprendre 202 contrats de travail et de diversifier l’activité, notamment dans du poulet congelé nourri aux algues et sans anti-biotiques. C’est en tout cas la solution clairement choisie par le comité d’en-treprise, comme l’a indiqué Corinne Nicole, représentante du personnel. « Nous avons spécifié au tribunal que nous regrettions que l’ensemble des offres proposées ne permettent pas de garder les 322 emplois. Pour autant, au regard de la masse salariale qui pourrait être reprise et de la pérennité qu’elle semble garantir, le comité d’entreprise s’est positionné favorable-ment pour la candidature de MS Foods », a souligné la représentante des salariés, tout en précisant que les autres candidats n’avaient pas déméri-té. « C’est l’argument social qui a fait pencher la balance ». L’une des trois offres, celle présentée par un investisseur franco-isralien, était mieux disante socialement avec 270 salariés repris mais Stéphane Mel-loul s’est fait excuser et n’a pas non plus délégué de représentant. En revanche, les deux autres repreneurs potentiels étaient bien présents pour défendre leur dossier : le groupe saou-dien Al Dhahry qui maintient 85 emplois ainsi que l’entreprise Le Clézio qui prévoit de conserver 40 sala-riés et d’en reclasser 20 autres. 150 salariés avaient fait le déplace-ment depuis Guerlesquin et ont sage-ment attendu pendant quatre heures devant le tribunal. « On était parti de pas grand-chose. Que des gens aient reconnu le potentiel de l’entreprise, c’est déjà bien. Malheureusement tous les emplois ne seront pas sauvés. Mais on a bien fait de ne jamais bais-ser les bras », commentait Pascale Woiry de la CFDT. Photo J.L.B. Fin 2012, le docteur Thierry Richard avait défrayé la chronique avec son projet de clinique d’accouchement dans l’eau, à Guingamp (22). Il avait été aussitôt frappé d’une inter-diction d’exercer la médecine par l’Agence régionale de santé et le cen-tre avait fermé sans avoir pratiqué d’accouchement aquatique. Après une grève de la faim, le Dr Richard avait finalement plié bagages pour l’Auvergne. Rebondissement : il y a un mois, le tribunal administratif de Rennes a condamné l’ARS pour déci-sion abusive. « Le centre ouvrira dans quelques mois », a indiqué le gynéco-logue, qui a déjà pratiqué plus de 500 naissances aquatiques depuis 1987. Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire et désor-mais dirigeant du NPA, sera dans le Finistère les 5 et 6 décembre. Le ven-dredi soir, il participera d’abord à une réunion publique sur le thème de l’eau, à la mairie de Carhaix. Invi-té par la liste d’opposition « Une vraie gauche pour Carhaix », il met-tra en avant les avantages d’une ges-tion publique de l’eau dans les collec-tivités locales. Le lendemain, il sera au Run ar Puñs de Châteaulin pour parler de la révolte de Mai-68. Jean Le Borgne Expérimentés dans plusieurs départements, les téléphones d’alerte « grand danger » arrivent bientôt dans le Finistère. L’une des mesures phares de la loi pour l’égalité homme-femme. Hier, le préfet a rencontré les jeunes Quimperloises à l’origine de l'exposition photos installée dans le hall de la préfecture. a conduit à un grave accident lundi, à 20 h 30, sur la RN 165, entre Quimper et Brest, à la hauteur de Briec. Alors qu’un couple du Relecq- Kerhuon rentrait chez lui en trac-tant une remorque chargée de bois, cette dernière s’est détachée et s’est immobilisée au milieu de la voie rapide. La Diro de Châteaulin a aussitôt été appelée pour sécuriser les lieux et éviter un accident. Mais en atten-dant leur arrivée, le conducteur de la voiture avait déjà entrepris de se positionner en amont de la remor-que, pour alerter les automobilis-tes. Au bout d’un moment, son épouse restée dans le véhicule, a décidé de le rejoindre. Mais plutôt que de marcher sur la bande d’arrêt d’urgence, elle a choisi d’enjamber les glissières de sécurité, sans dou-te pour se protéger du trafic rou-tier. Une chute de sept mètres Dans l’obscurité la plus totale, sou-dain, son pied s’est dérobé et elle a basculé dans le vide à la hauteur du pont de Kerelcun, en dessous duquel passe une autre route. Une lourde chute d’environ sept mètres sur une bande herbeuse. Souffrant de multiples traumatis-mes, la victime, d’une soixantaine d’années, a dû être transportée à La Cavale Blanche, à Brest, par l’hé-licoptère Dragon 29. Hier matin, son état de santé était « stabilisé ». Les enquêteurs ont relevé un pneu défectueux sur la remorque qui était également en surcharge de 300 kg. Politique. Alain Krivine à Carhaix et Châteaulin les 5 et 6 décembre Photo F.L.G. Briec. Elle bascule dans le vide en voulant prévenir du danger Brest. Les gardiens de la maison d’arrêt à bout… Hier, à l’appel de la CGT, les sur-veillants de la maison d’arrêt de L’Hermitage, à Brest, se sont relayés pour bloquer l’établissement afin de dénoncer leurs conditions de travail. Un blocage symbolique puisqu’aucu-ne extraction de détenu n’était pré-vue. Mais ils ont promis de durcir le mouvement dans les semaines à venir si la situation n’évoluait pas. Face « à une surpopulation carcérale grandissante » et « des détenus de plus en plus difficiles à gérer », ils ne comprennent pas « le manque de moyens attribués » et notamment « les effectifs en baisse du fait de départs non remplacés ». Selon eux, il manquerait huit surveillants. La réunion prévue hier entre les repré-sentants syndicaux de l’hôpital de Carhaix et l’Agence régionale de san-té (ARS) au sujet des huit suppressions de postes prévues a été tendue. Au bout de quelques minutes d’échan-ges, un représentant de la CGT est sor-ti agacé et a proposé aux 200 manifes-tants présents dehors de s’inviter à la réunion. C’est ce qu’ils ont fait pour essayer de transmettre leurs inquiétu-des au sujet de l’avenir de l’hôpital. Considérant que les conditions du dia-logue n’étaient pas réunies, Antoine Bourdon, représentant de l’ARS, et la direction de l’hôpital ont mis un ter-me à la réunion et proposé une nouvel-le rencontre en fin de journée. Antoi-ne Bourdon a précisé, en aparté, qu’il n’était pas question de fermer l’activi-té chirurgie de Carhaix. À noter qu’à Brest, l’assemblée géné-rale du personnel du CHRU de Brest- Carhaix à l’initiative de l’intersyndica-le, n’a réuni qu’une cinquantaine de personnes. Guingamp. Le centre de naissance aquatique controversé « ouvrira » Tilly-Sabco. Décision le 5 décembre Carhaix. Le personnel de l’hôpital hausse le ton 150 salariés avaient fait le déplacement, hier, depuis Guerlesquin, et ont sagement attendu pendant quatre heures devant le tribunal de commerce de Brest.
  12. 12. 12 Mercredi 26 novembre 2014 Le Télégramme Certains pariaient sur AC/DC, Johnny Hallyday, voire Lenny Kravitz, ce sera finalement Muse ! Le festival des Vieilles Charrues a annoncé, hier, le nom de sa tête d’affiche du jeudi 16 juillet 2015. La nouvelle a été diver-sement accueillie sur les réseaux sociaux. « Encore ! » ont pesté cer-tains internautes en se souvenant que les rockeurs anglais sont déjà passés par Carhaix en 2000, 2004 et 2010. On a évidemment en tête le concert de 2010 et le show incroyable de Muse sous une pluie battante. Un véritable déluge qui avait failli contraindre le festival à l’annulation. Finalement, Matthew Bellamy avait joué bâché de la tête aux pieds et livré un concert qui restera à jamais dans l’histoire des Charrues. Voilà sans doute pourquoi une autre partie du public est ravie de cette annonce. Les fans attendent avec impatience le nouvel album annoncé pour le printemps prochain. En espé-rant qu’il sera à la hauteur de ce qui reste l’un des plus grands groupes du monde sur scène. Ouverture de la billetterie aujourd’hui Même pour la quatrième fois, accueillir Muse, ce n’est pas rien pour les Vieilles Charrues. Jeudi 16 juillet, le festival reviendra donc à une confi-guration comparable aux soirées avec Johnny Hallyday (2006), Bruce Springsteen (2009), Motörhead (2008) ou encore Rammstein (2013). Seuls trois ou quatre groupes seront programmés et Muse pourrait être le seul à jouer sur la scène Glenmor pour des raisons techniques. En attendant le reste de l’affiche de cette édition 2015 dont le thème sera Alice au pays des merveilles, le public pourra déjà acheter ses places, puis-que toute la billetterie ouvre aujourd’hui. À 9 h, au bureau éphémè-re créé par le festival dans ses bureaux carhaisiens (dans l’ancien bowling). Puis, à 10 h, dans toute la France via les réseaux de vente habi-tuels. Attention, les forfaits partent généralement très vite. tPratique Les tarifs : 52 ¤ le jeudi, 44 ¤ les autres jours, 109 ¤ le pass 3 jours, 155 ¤ le pass 4 jours. En 2010, Matthew Bellamy et son groupe avaient joué sous un véritable déluge. Photo archives François Destoc Dominique Morvan Les Vieilles Charrues ont dévoilé, hier, leur tête d’affiche du jeudi 16 juillet. Il s’agit de Muse. Ce sera la quatrième venue des rockeurs anglais et leur retour après le show dantesque sous le déluge de 2010. Dimitri L’hours À Brennilis, le chantier du démantèle-ment de la Centrale avance à bon train. « Aujourd’hui, le site est décons-truit à 60 % », se réjouit Jean-Christo-phe Couty, directeur EDF de ce site où sont employées une centaine de per-sonnes. « Nous venons de franchir deux étapes importantes », assure-t-il. Ainsi, les deux échangeurs de chaleur du bloc réacteur sont presque entière-ment démontés. Douze des seize impo-santes bouteilles d’acier qui les compo-sent ont été déconstruites puis décou-pées avant d’être acheminées par la route vers les sites de stockage de l’An-dra, où ces déchets seront enfouis. Autre chantier en cours : le démantèle-ment de la STE (Station de traitement des effluents). Le confinement vient, en effet, d’être posé afin de pouvoir procéder à la « démolition nucléaire » de la STE, prévue en 2016. Pas d’Iceda au Bugey pas de démantèlement total Reste que plusieurs problèmes se posent encore. Premier d’entre eux : « la contamination des sols générée par le chantier de démantèlement de la STE, qu’il va falloir gérer », recon-naît Jean-Christophe Couty. Avant de se montrer très hésitant au moment d’évoquer la dernière phase du déman-tèlement. Et pour cause : EDF n’a tou-jours pas l’autorisation pour mener à bien la déconstruction du bloc réac-teur. À l’heure qu’il est, impossible, en effet, de pouvoir stocker les déchets qui seront issus de la déconstruction du bloc réacteur, où se trouvent les matériaux les plus dangereux. La construction de l’Iceda (Installation de conditionnement et d’entreposage des déchets actifs) du Bugey, dans l’Ain, où ils devaient être transportés puis conservés, est toujours en stand-by et reste suspendue à la décision du tribu-nal administratif de Lyon, qui sera ren-due en fin d’année. Pour autant, Jean-Christophe Couty table malgré tout pour une fin de démantèlement en 2025. Soit 40 ans après la mise à l’arrêt du réacteur. Vieilles Charrues. Le retour de Muse sur letelegramme.fr Voir la vidéo sur letelegramme.fr Voir la vidéo Photo D.L Le réseau breton des Amap (Associa-tion pour le maintien d’une agricul-ture paysanne) est né, la semaine dernière, à Elven (56). Ses objectifs : développer des partenariats, accom-pagner la création et la pérennisa-tion des Amap, assurer une veille juridique et permettre de se défen-dre juridiquement. Les Amap défen-dent une production de dimension humaine, adaptée aux types de culture et d’élevage, respectueuse de la nature, de l’environnement et de l’animal. En Bretagne la premiè-re Amap est née à Pontivy, en 2005. On en dénombre plus de 1.600 en France, pour 200.000 consomma-teurs des fameux « paniers ». Brennilis. Le plus dur commence pour EDF Bientôt, pour se rassurer avant de se faire opérer, il sera peut-être conseillé de demander à son chirurgien s’il obtient de bons scores aux jeux vidéo ! Une étude a montré que les chirurgiens jouant plus de trois heu-res par semaine à des jeux purement ludiques faisaient 37 % d’erreurs en moins et étaient 27 % plus rapides que les autres lors d’opérations par coelioscopie qui nécessitent, par défi-nition, le recours à un écran. La question des serious games en san-té sera abordée le jeudi 4 décembre, lors du colloque organisé par le Cen-tre de simulation en santé (Cesim) qui associe UBO et CHRU de Brest. Ces jeux sérieux assurent les formations des professionnels en santé en utili-sant la technologie des jeux vidéo. Le Cesim a déjà développé, avec des start-ups du Technopôle brestois, trois serious games : UrgSim sur la médecine d’urgence, Domisecure sur la prévention des accidents domesti-ques et Ventisim pour la formation des internes au réglage des respira-teurs artificiels. Le jeudi 4 décembre, des spécialistes espagnol, britanni-que, hollandais et français présente-ront leurs expériences respectives. tPratique L’entrée est gratuite à la faculté de médecine 22, avenue Camille-Desmoulins, à Brest, mais il est demandé de s’inscrire avant le 1er décembre sur le site www.id2sante.fr Une étude de l’Insee indique que les Pays-de-la-Loire arrivent en tête au palmarès des régions françaises les plus sportives. Dans la région, l’Insee recense 150 licenciés sportifs pour 1.000 habitants, soit 20 % de plus que la moyenne française. Avec 169 licences pour 1.000 habitants, la Mayenne est même le département le plus sportif de l’Hexagone, la Loire- Atlantique se situant également très nettement au-dessus de la moyenne nationale avec 156 licenciés pour 1.000 habitants. Le fort taux d’équi-pements sportifs et le grand nombre de clubs dans la région, notamment en Loire-Atlantique, expliquent ces bons résultats selon l’Insee. BRETAGNE Agriculture. Le réseau breton des Amap est né La déconstruction du bloc réacteur est bloquée pour le moment. Elle reste soumise à la construction de l’Iceda du Bugey, dans l’Ain. Brest. Un colloque sur les jeux vidéo destinés à former des médecins Pays-de-la-Loire. Région française la plus sportive
  13. 13. Outside duo enregistre CD et DVD au théâtre Météo de Morlaix TILLY-SABCO : LA LONGUE ATTENTE Vendredi soir, l’énergique et virtuose Outside duo donnera un concert sur la scène du Théâtre du pays de Morlaix. À cette occasion les deux comparses enregistreront le DVD et le CD live de la soirée. Rencontre avec Antoine Solmiac (à gauche) et Julien Grignon. Page 15 Sommaire des communes Cinémas Cette semaine dans les salles... Page 16 Hier matin, le mur d’une ancienne écurie s’est effondré, au lieu-dit Lansalut, sur la route qui mène au cairn de Barnénez, à Plouezoc’h. La zone a été sécurisée. Page 20 L’attente fut longue, hier, pour les 150 salariés de Tilly-Sabco qui avaient fait le déplacement à Brest, où le tribunal de commerce était appelé à étudier les quatre offres de reprise de l’entreprise du volailler guerlesquinais, qui emploie 322 personnes. Même si celle de la société britannique MS Foods, alliée à la CCI de Morlaix et au groupe Olmix, semble tenir la corde, avec son offre de reprise de 202 contrats de travail. Le jugement a été mis en délibéré au vendredi 5 décembre. Page 11 Berrien 21 Bodilis 25 Botsorhel 21 Carantec 23 Cléder 28 Garlan 19 Guerlesquin 21 Guiclan 23 Guissény 29 Henvic 23 Ile de Batz 27 La Feuillée 21 Lampaul-Guimiliau 25 Landivisiau 24 Lanmeur 19 Locmélar 22 Locquénolé 23 Locquirec 20 Mespaul 27 Morlaix 14, 15, 16, 17, 18, 19 Plestin-les-Grèves 20 Pleyber-Christ 22 Plouégat-Guérand 20 Plouégat-Moysan 21 Plouénan 27 Plouescat 28 Plouezoc'h 20 Plougasnou 20 Plougonven 21 Plouigneau 21 Plounéour-Ménez 22 Plounévez-Lochrist 28 Plouvien 29 Plouvorn 28 Roscoff 27 Saint-Jean-du-Doigt 20 Saint-Martin-des-Champs 19 Saint-Pol-de-Léon 26 Saint-Servais 25 Saint-Thégonnec 22 Sainte-Sève 19 Santec 27 Scrignac 21 Sizun - Saint-Cadou 25 Taulé 23 Tréflez 28 A F O N D L A F O R M E OUVERT DU LUNDI AU SAMEDI de 9 h à 19 h 30 MORLAIX ZA du Grand-Launay SAINT-MARTIN-DES-CHAMPS 02 98 63 42 88 MX754015 * Retrouvez tous nos produits dans votre magasin MX754015 EX-GAD L’Europe confirme l’aide de 918.000 ¤ Page 8 SAINT-MARTIN Un projet de logements sociaux rue Jules-Ferry Page 19 PLOUEZOC’H Le mur d’une dépendance s’effondre Matin Après-midi +12 +9 Morlaix Léon-Trégor Mercredi 26 novembre 2014 / www.letelegramme.fr / Tél. 09.69.36.05.29

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