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RAPPORT
D’ACTIVITÉ
2016
SOMMAIRE
2 • Profil 4 • Un groupe structuré en filière
6 • Entretien croisé avec Jean-Philippe Puig et Arnaud Rousseau
8 • Gouvernance 12 • Décryptage financier de l’année
13 • Chiffres clés
18 • Les enjeux d’Avril
20 • Avril 2020 : se transformer pour mieux s’engager
22 • Un groupe fort et compétitif sur ses marchés, à l’écoute de ses clients
26 • Un groupe résolument international à la conquête de nouveaux débouchés
30 • L’innovation, moteur de création de valeur durable
34 • Des collaborateurs engagés au service d’un projet d’entreprise fédérateur
40 • Sofiprotéol 46 • Transformation végétale
52 • Huiles & Condiments 60 • Oléochimie 64 • Nutrition animale
68 • Avril Spécialités Animales
72 • Transformation animale 78 • Avril Développement
82 • Informations financières
PANORAMA DES
ACTIVITE´S
INTRODUCTION
2016
L’ESSENTIEL
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
Avril,
une dynamique collective
NOTRE MISSION
Créer durablement de la valeur dans les filières des huiles
et protéines, contribuant ainsi à une meilleure alimentation
des Hommes et à la préservation de la planète.
NOTRE SINGULARITÉ
Le groupe Avril est né d’une démarche collective. Il a été
créé en 1983 à l’initiative du monde agricole pour développer
les productions françaises de plantes riches en huile (colza,
tournesol, olive, soja…) et en protéines (pois, féveroles,
lupins…). En fédérant tous les acteurs de ces filières et
en développant les débouchés économiques de leurs
productions, Avril est devenu, en un peu plus de 30 ans,
un groupe industriel et financier majeur. Aujourd’hui, il est
présent en France et à l’international dans des secteurs aussi
diversifiés que l’alimentation humaine, la nutrition et les
expertises animales, les énergies et la chimie renouvelables.
Dans chacun de ces secteurs, sa croissance s’appuie sur un
portefeuille de marques leaders sur leur marché, comme
Sanders, Lesieur, Puget, Matines, Diester®
, Bunica, Taous…
Avril s’est construit et fonctionne toujours selon un modèle
original : une organisation en filière, de la graine jusqu’aux
produits élaborés, dans laquelle chaque activité crée
de la valeur pour tous les maillons de la chaîne. Pour faire
vivre ce modèle, le Groupe mise sur la complémentarité
de ses deux métiers : un métier industriel, organisé
autour des activités du végétal et de l’animal, et un métier
d’investisseur à travers Sofiprotéol, société de financement
et de développement. L’originalité de ce modèle fait d’Avril
un groupe à part qui se caractérise par un actionnariat
collectif solide, un ancrage agricole et territorial fort,
et le réinvestissement systématique de ses résultats dans
le développement des filières nationales partout où il opère.
7 200collaborateurs
5,9Md€
de chiffre d’affaires 2016
21pays
RÉPARTITION MONDIALE
DES EFFECTIFS EN 2016
EN FRANCE, UN ANCRAGE
TERRITORIAL FORT
2 3
1 %
Amériques
15 %
Afrique
3 %
Asie
Implantations
industrielles
Bureaux
de représentation
81 %
Europe
84sites industriels
dans le monde dont :
29 dans les filières végétales
55 dans les filières animales
PRÈS D’UN TIERS DU CHIFFRE D’AFFAIRES
RÉALISÉ À L’INTERNATIONAL EN 2016
44
implantations
dans les filières
animales
15
implantations
dans les filières
végétales
Île de la
Réunion
Avril,ungroupe
structuréenfilière,
delagraineau
produitélaboré
Avril s’appuie sur une organisation en filière
originale réunissant l’excellence de l’agriculture
et de l’industrie françaises.
Cette organisation a vu le jour au début des années 1980,
en réponse à un embargo des États-Unis sur les exportations
de soja et la mise en lumière de la dépendance de notre
agriculture en matière de protéines végétales. Les producteurs
de colza se sont alors mobilisés pour mettre sur pied une
filière française des huiles et protéines à même de reconquérir
son indépendance. Des agriculteurs de toutes les régions
de France ont contribué, par le biais de Sofiprotéol, à
la construction d’un groupe industriel et financier porteur
de débouchés pérennes et durables pour leurs récoltes.
C’est l’acte de naissance d’Avril.
Grâce à cet engagement exemplaire, ils ont créé les conditions
d’émergence de nouvelles voies de valorisation de leurs
productions, à l’instar du biodiesel de colza, innovation issue
de l’agriculture française. Grâce à cette énergie renouvelable,
baptisée Diester®
, les tourteaux de colza cultivé dans
nos campagnes représentent aujourd’hui l’une des sources
principales de protéines végétales de nos élevages.
Grâce à leur vision pionnière et entrepreneuriale, ils ont bâti
un modèle centré sur la création de valeur partagée au fil
des métiers de la filière – tous intimement liés, au fil des
territoires de la ferme France et au-delà. De la graine
au produit élaboré, de l’alimentation humaine à la nutrition
animale, en passant par les expertises animales, les énergies
renouvelables et la chimie du végétal.
T
Collecte
de graines
Intervention de la société de financement
et de développement, Sofiprotéol
Semences,
biotechnologies,
autres intrants
et services
100 000
agriculteurs
Trituration
Alimentation
humaine
Énergies
renouvelables
Nutrition
animale,
biosécurité
Alimentation
humaine
Protéochimie®
Génétique
 santé animale,
autres intrants
et services
Oléochimie
Lait,
viandes
Volaille
Éleveurs
Œufs  porc
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
Que retenir de l’année 2016 ?
A. ROUSSEAU : Pour la 2e
année consécutive,
Avril a dû faire face à un contexte économique difficile.
La conjonction de plusieurs facteurs défavorables
à ses activités de base a pénalisé les résultats :
l’effondrement du prix du pétrole, de mauvaises
récoltes en colza, un prix du lait très bas, mais aussi
l’évolution de la demande des clients en œuf coquille.
J.-P. PUIG : Dans ce contexte, certaines de nos
entités ont battu des records de croissance comme
Sofiprotéol, Bunica, Abera, Sopral, Terrial. Malgré des
résultats économiques dégradés, nous avons maintenu
le cap avec des investissements supérieurs à ceux
réalisés en 2015. Nous avons également continué
à recruter : 200 cadres en 2016 dont 20 % issus
de la mobilité interne.
Vous avez fait évoluer l’organisation du Groupe,
avec quel objectif ?
J.-P. PUIG : Notre souhait était de simplifier l’organisation
managériale et d’élargir le Comex pour que nous puissions
prendre des décisions plus rapides et que les patrons
opérationnels puissent réagir plus vite. C’est une réussite.
Notre Groupe est toujours en phase de consolidation
avec, cette année encore, des avancées structurantes
dans la mise en œuvre d’outils de gestion communs
et la modernisation de nos systèmes d’information.
Tous ces projets demandent du temps. 2017 devrait
marquer un vrai point de bascule dans ce domaine.
Un an après le lancement du nouveau plan
stratégique Avril 2020, quel bilan ?
J.-P. PUIG : Nous avons avancé sur tous les axes.
En améliorant notre structure de coûts, nous avons
réalisé de nouvelles économies. Autre sujet de
Guidé par son nouveau plan stratégique, Avril poursuit
sa transformation dans un contexte économique adverse.
Les avancées structurantes de 2016 dessinent les futurs contours d’un
Groupe fidèle à sa mission. Analyse de Jean-Philippe Puig, Gérant de la SCA
Avril, et d’Arnaud Rousseau, Président d’Avril Gestion.
JEAN-PHILIPPE PUIG
Gérant de la SCA Avril
Nous avons approfondi
nos relations avec
les clients et construit
des partenariats qui nous
permettent de mieux
valoriser les atouts
de notre organisation
en filière.
Conjuguer résilience
et vision de long terme
6 7
satisfaction : l’approfondissement de nos relations
avec les clients, avec des partenariats qui permettent
de mieux valoriser nos savoir-faire. Je citerai deux
initiatives dont le succès a dépassé nos attentes :
la filière porcine d’excellence bâtie avec Fleury Michon
et la coentreprise AVF grâce à laquelle Avril contribue
activement à permettre au porc français de reconquérir
les rayons. Nous avons également progressé dans le
développement de nos activités à l’international, avec
des projets marquants offrant de réelles opportunités
pour l’avenir. Nous souhaitons accélérer cet axe.
A. ROUSSEAU : Avril et la filière ont aussi été très
actifs en matière d’innovation. Dans les protéines
notamment, la démarche du Groupe est audacieuse,
avec de réelles opportunités de débouchés pour
les productions agricoles. La naissance d’Evertree
dans la protéochimie®
en est une belle illustration.
Dans l’alimentation humaine aussi, nos cultures,
pourvoyeuses de protéines végétales, offrent
des perspectives intéressantes et prometteuses.
Comment les collaborateurs vivent-ils
cette période de transformation ?
J.-P. PUIG : Je voudrais exprimer ma reconnaissance
à l’ensemble de nos collaborateurs qui se sont investis
avec beaucoup d’énergie au cours de cette année.
Signe de cet investissement, le succès du plan
d’actionnariat salarié lancé cette année, qui montre
la confiance de nos équipes dans l’avenir. Nous avons
aussi mis en place un Comex des jeunes qui nous
apporte une vision très intéressante, en travaillant
notamment sur des sujets comme le digital ou
l’organisation du travail dans le futur Campus Avril,
qui verra le jour en juillet 2018 à Bruz, près de Rennes.
C’est à mes yeux un symbole fort de ce qu’est Avril :
un groupe innovant, durable, ouvert, accueillant
pour ses équipes et proche du monde agricole.
Comment se présente 2017 ?
A. ROUSSEAU : 2017 est une année charnière,
avec des échéances importantes, notamment
pour l’avenir du débouché biodiesel. Nous restons
confiants car nous disposons d’atouts formidables.
Ensemble, nous saurons valoriser la pertinence
de notre démarche et la force de notre modèle
en filière pour la ferme France.
J.-P. PUIG : L’année a nettement mieux
commencé. Grâce à un prix du baril de pétrole
stabilisé, notre activité biodiesel repart à la hausse.
Nous poursuivons notre développement et notre
transformation avec, pour 2017, trois priorités :
1. la sécurité ; 2. les clients ; 3. la performance
économique.
Avril Gestion a un nouveau président.
Quel sera son rôle ?
A. ROUSSEAU : Fidèle à l’héritage de Xavier Beulin,
avec l’ensemble des administrateurs et dans la
continuité du plan Avril 2020, ma mission consiste
à accompagner les grandes orientations stratégiques
du Groupe. Et, dans la droite ligne des principes
qui ont présidé à sa création, à cultiver le lien fort
qui fédère les agriculteurs de nos filières et les talents
d’Avril autour d’un même projet d’avenir. Ce même
projet qui a démontré que, dans une économie
ouverte et en prise directe avec les aléas des marchés,
l’union fait la force et élargit le champ des possibles.
Je souhaite aussi valoriser et transmettre auprès des
nouvelles générations le caractère si singulier d’Avril,
ses racines agricoles et sa mission d’intérêt général.
Ensemble, nous saurons
valoriser la pertinence
de notre démarche et la force
de notre modèle en filière
pour la ferme France.
ARNAUD ROUSSEAU
Président d’Avril Gestion
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
7 DOMAINES D’ACTIVITÉS
TRANSFORMATION
VÉGÉTALE
NUTRITION
ANIMALE
AVRIL
SPÉCIALITÉS
ANIMALES
TRANSFORMATION
ANIMALE
OLÉOCHIMIE
AVRIL
DÉVELOPPEMENT
TERRES UNIVIA
FIDOP
SALARIÉS
FOP
HUILES
 CONDIMENTS
Une gouvernance
collégiale, ancrée dans
le monde agricole
XAVIER BEULIN, UN GRAND
LEADER DU MONDE AGRICOLE
Disparu brutalement le 19 février 2017 à 58 ans,
Xavier Beulin présidait le groupe Avril depuis 2000.
Engagé très jeune dans le syndicalisme agricole,
il en a gravi tous les échelons, devenant président de
la FOP en 1999 puis de la FNSEA. Il laisse le souvenir
d’un homme profondément engagé, amoureux
de la terre et porteur d’une vision, ayant œuvré
sans relâche au développement de l’agriculture
française. Au groupe Avril, il aura donné un élan
inestimable et une carrure de champion national.
Le Conseil
d’administration
UNE GOUVERNANCE
TAILLÉE POUR L’AVENIR
En 2015, Avril s’est doté d’une nouvelle gouvernance
et d’un statut de Société en commandite par actions
(SCA). Cette structure permet de séparer le pouvoir des
actionnaires (les associés commanditaires qui regroupent
le FIDOP (3)
et la FOP (4)
ainsi que la Fondation Avril,
reconnue d’utilité publique), de celui du gestionnaire
(la société Avril Gestion, associé commandité).
Elle contribue à maintenir les actionnaires fondateurs
du Groupe au cœur de sa stratégie de croissance.
Les commanditaires exercent leur rôle à travers un
Conseil de surveillance composé de huit membres –
dont deux représentants des salariés du groupe Avril
élus par leurs pairs – et présidé par Antoine Henrion,
également Président de Terres Univia (5)
. Le Conseil
d’administration d’Avril Gestion nomme le gérant de
la SCA et décide des grandes orientations stratégiques
et financières du groupe Avril. Il se compose de
neuf membres : quatre membres issus de la FOP,
trois personnalités qualifiées et deux anciens dirigeants
ou anciens mandataires sociaux du Groupe. En février
2017, les administrateurs d’Avril Gestion ont élu Arnaud
Rousseau à la présidence du Conseil d’administration.
(1) Association interprofessionnelle pour la promotion et la coopération
internationale de la filière française des huiles et des protéines végétales.
(2) Institut technique des professionnels de la filière des huiles et protéines
végétales et de la filière chanvre.
(3) Fonds de développement interprofessionnel de la filière des oléagineux
et des protéagineux.
(4) Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux.
(5) Interprofession des huiles et protéines végétales.
8 9
BERNARD DE VERNEUIL
Membre du bureau
et administrateur de la FOP
PIERRE PRINGUET
Vice-président du Conseil
de Pernod Ricard
ARNAUD ROUSSEAU
Président d’Avril Gestion,
président de la FOP
JEAN-PIERRE DENIS
Président du Crédit Mutuel Arkea
et du Crédit Mutuel de Bretagne
SÉBASTIEN WINDSOR
Vice-président du bureau de la FOP
et Président de Terres Inovia (2)
SYLVIE RUCAR
Consultante
GÉRARD TUBÉRY
Président d’Agropol (1)
ANNE LAUVERGEON
PDG d’ALP Services
et Présidente de Sigfox
ALAIN MIROT
Ancien Directeur administratif
et financier de Sofiprotéol
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
1 - PAUL-JOËL DERIAN
Directeur de la Recherche,
Innovation  Développement
2 - PHILIPPE LAMBLIN
Directeur des Ressources Humaines
3 - STÉPHANE YRLÈS
Secrétaire général
4 - YVES DELAINE
Directeur général délégué
5 - BERNARD MAHÉ
Directeur général du domaine
Nutrition animale
6 - MOUSSA NACIRI
Directeur général du domaine
Oléochimie
7 - MICHEL BOUCLY
Directeur général délégué
2
51
74
63
Le Comité
exécutif
10 11
8 - JEAN-PHILIPPE PUIG
Gérant
9 - OLIVIER DELAMÉA
Directeur général du domaine
Huiles  Condiments
138
12109
11
10 - JEAN-BAPTISTE
BACHELERIE
Directeur général du domaine
Transformation végétale
11 - AYMERIC MONGEAUD
Directeur administratif et financier
12 - GABRIEL KRAPF
Directeur du développement industriel
et international
13 - ÉRIC PHILIPPE
Directeur général délégué
Pour accompagner l’évolution de l’organisation managériale, le Comité exécutif
a été élargi au 1er
janvier 2016 aux principaux domaines d’activités du Groupe ainsi
qu’à la Direction de l’innovation. Il accueille deux nouveaux membres en 2017 :
Olivier Delaméa, Directeur général du domaine Huiles  Condiments, et
Paul-Joël Derian, Directeur de la Recherche, Innovation  Développement.
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
Décryptage financier
de l’année
Malgré un contexte de marché défavorable sur la majorité
de ses activités, Avril a maintenu en 2016 son cap stratégique Avril 2020.
Un élan que le Groupe entend poursuivre en 2017,
afin d’accélérer sa transformation.
laitiers, la chute des cours du lait et le développement
de la compétition intra-européenne ont durement
affecté les éleveurs, qui ont vu reculer leurs cheptels.
Les filières animales subissent également de plein
fouet l’évolution extrêmement rapide des modes
de consommation. À l’exemple de la filière œufs,
contrainte de s’engager dans la mise en place d’une
production dite « alternative » à la cage, qui peine à
se redresser. De son côté, la filière avicole a poursuivi
sa consolidation, dans la lignée des actions de
structuration industrielle entreprises avec succès
ces deux dernières années. Si la reconquête du
marché intérieur est bien engagée, l’export reste
confronté à une compétition féroce et la répétition
des épizooties d’influenza aviaire a durement impacté
certaines productions. Dans le porc, 2016 a montré
une amélioration des indicateurs de conjoncture,
avec des prix de vente à la hausse. Les actions
engagées pour permettre au porc français de se
différencier par la qualité et de retrouver sa place
dans les rayons des grandes surfaces ont commencé
à porter leurs fruits.
Du côté des filières végétales, alors qu’en mer Noire,
aux États-Unis ou encore en Argentine, les récoltes
de grandes cultures – céréales en tête – ont été
Quelle analyse faites-vous de l’année 2016 ?
A. M. : Après une année 2015 difficile, nous avons
dû faire face à une nouvelle dégradation de notre
environnement. Presque tous nos métiers ont subi
la conjonction de facteurs défavorables. Le cours
des matières premières, doublé d’une forte volatilité,
a comprimé nos marges. Notamment, la chute
du prix du baril, avec un cours avoisinant les 27
dollars en février – son plus bas niveau en 12 ans –,
a pénalisé le biodiesel. Parallèlement, les négociations
commerciales avec la grande distribution n’ont
pas permis de répercuter la flambée des cours,
en particulier de l’huile de colza et de l’huile d’olive,
qui ont augmenté de 16 % en 2016. La « guerre
des prix » et les demandes répétées par la grande
distribution de déflation ont aggravé la situation,
mettant en évidence un profond décalage avec la
réalité économique de la filière. Enfin, la crise agricole
sans précédent qui frappe nos filières s’est étendue,
touchant tous les pans de l’agriculture française,
avec des répercussions sur nos activités.
Comment se sont portées les activités
du Groupe ?
A. M. : Les filières animales restent en première ligne
de la crise agricole. Dans le sillage de la fin des quotas
AYMERIC MONGEAUD
Directeur administratif et financier du groupe Avril,
Directeur général délégué de Sofiprotéol
Chiffres clés
12 13
5,9 Md€
de chiffre d’affaires
1,78 Md€
de capitaux propres
144 M€
d’EBITDA
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
Investissements
207 M€
d’investissements
en 2016 dont :
38  M€
d’investissements consacrés
aux systèmes d’information du Groupe
73  M€
d’investissements industriels
dans les filières végétales
42  M€
d’investissements industriels
dans les filières animales
54  M€
d’investissements de Sofiprotéol,
société de financement
et de développement
société de financement et de développement,
qui réalise sur ses deux métiers d’investisseur
et de gestion financière de belles performances
en 2016. Ses engagements ont atteint un niveau
record et son périmètre d’activités s’est élargi à de
nouveaux secteurs comme le lait et les ingrédients.
Comment envisagez-vous l’avenir ?
A. M. : Fort de capitaux propres s’élevant à
1,78 milliard d’euros et d’un niveau d’endettement
resté faible et maîtrisé, le Groupe bénéficie d’une
solidité financière lui permettant de maintenir
un niveau d’investissement soutenu, indispensable
à la consolidation de son « business model »,
à la compétitivité de ses outils industriels et
à la réalisation d’Avril 2020. Dans cette optique,
le Groupe a levé 880 millions d’euros en 2016
au travers d’un club deal centralisé au niveau
de sa holding et d’un programme de titrisation
de créances clients. Une opération importante,
qui sécurise le financement du plan stratégique
et marque la confiance de nos partenaires financiers.
Une opération qui permet également au Groupe
d’accélérer sa transformation au service de
l’excellence opérationnelle et de la modernisation
de ses infrastructures, processus et systèmes
d’information, avec de premières réalisations
concrètes en 2016 : la création d’une direction
en charge du suivi de la performance, le déploiement
progressif de solutions SAP à l’ensemble de nos
entités, le regroupement des équipes comptables
au sein d’un centre de services partagés (CSP)
qui a déjà accueilli les collaborateurs en charge
de la paie début 2016.
pléthoriques, les agriculteurs français ont connu
leur plus mauvaise moisson de blé en 40 ans.
En cause : une météorologie défavorable.
Contrairement à la concurrence européenne,
les productions oléagineuses françaises ne font pas
exception et enregistrent une campagne décevante,
notamment en colza, impliquant un recours accru
aux importations de graines. Résultat : nos marges
de trituration se sont contractées sous l’effet
de rendements en repli, d’un renchérissement
du prix de la graine et d’une compétition exacerbée.
Quelle performance pour le Groupe Avril
en 2016 ?
A. M. : Le chiffre d’affaires baisse légèrement,
à 5,9 milliards d’euros, et l’Ebitda se contracte
à 143,8 millions d’euros. Après un premier semestre
difficile, l’année a néanmoins bénéficié d’un
redressement notable sur le dernier trimestre.
Le résultat net est en revanche lourdement impacté
par les dépréciations d’actifs sur nos métiers de
trituration, de raffinage et d’estérification, ainsi que
sur l’œuf coquille, et s’établit à - 51,6 millions d’euros.
Dans cet environnement de marché particulièrement
adverse sur tous nos métiers, ces chiffres illustrent
la résilience du Groupe et valident pleinement
la pertinence du plan stratégique Avril 2020.
Avec notamment pour objectifs :
● de réduire l’exposition de nos activités industrielles
aux risques exogènes, notamment en développant
la montée en puissance de nos produits de
spécialités à vocation mondiale ;
● de poursuivre la dynamique des activités de la
Le Groupe bénéficie d’une solidité
financière lui permettant de maintenir
un niveau d’investissement soutenu,
indispensable à la consolidation
de son « business model ».
14 15
2016
L’ESSENTIEL
Portée par une vision de long terme bâtie
sur la prospective, l’ambition d’Avril pour
2020 se structure autour de quatre axes
stratégiques. Bilan des avancées 2016.
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 L’ESSENTIEL
Les enjeux d’Avril
Fidèle à sa mission – contribuer à une meilleure alimentation des
Hommes et à la préservation de la planète –, Avril positionne l’avenir des
filières des huiles et protéines en réponse aux grandes problématiques
alimentaires, environnementales et sociétales du 21e
siècle.
Satisfaire les besoins
en protéines – en
France, en Europe et
dans le monde
Pour nourrir une population
de plus de 8,4 milliards
d’habitants à l’horizon 2030,
l’apport en protéines végétales
devient un enjeu majeur. Le
besoin en protéines, qui devrait
croître de 40 % d’ici 2030*, est la
résultante de deux tendances :
un engouement croissant des pays
développés pour les protéines
végétales comme alternatives
à la viande et, dans les économies
émergentes, une forte croissance
de la demande en viande liée
à la hausse du niveau de vie.
Pour répondre à ce double enjeu,
la stratégie d’Avril est d’accroître
la production de tourteaux riches
en protéines, coproduits de l’huile,
pour l’alimentation animale,
et de développer de nouveaux
procédés et produits autour
de la protéine végétale à
destination de l’alimentation
humaine.
Résoudre l’équation
alimentation-climat
Nourrir la planète tout en
réduisant les impacts du
changement climatique sur
les ressources naturelles est l’un
des enjeux majeurs des filières
agricoles de demain. Avec
un continent emblématique,
l’Afrique, qui combine forte
croissance démographique et
forte exposition au changement
climatique. La structuration
d’une filière forte, de l’amont
agricole jusqu’à l’aval industriel,
et le partage des savoir-faire
dans le cadre de partenariats
de confiance sont autant
de réponses concrètes
et constructives à cet enjeu.
L’objectif : permettre aux filières
locales de répondre par elles-
mêmes aux besoins de leurs
marchés et consommateurs,
tout en mettant en œuvre
des pratiques agricoles
et d’élevage raisonnées,
en cohérence avec leur milieu.
S’engager pour
répondre aux
attentes de la société
Les questions sanitaires et
environnementales infléchissent
les pratiques alimentaires de
nos sociétés. Les consommateurs
sont sensibles à l’origine des
produits, leur traçabilité, leur
naturalité. Produire mieux avec
moins, consommer responsable
et favoriser les filières locales
sont des valeurs devenues
incontournables, tout comme
le bien-être animal ou la gestion
sanitaire durable des élevages.
Le modèle Avril, par le biais de
ses filières intégrées et ancrées
dans les territoires, est à même
de jouer un rôle structurant
dans les filières pour répondre
à ces attentes : en faisant le lien
entre la graine et le produit fini,
en construisant des filières
animales à la traçabilité
totalement maîtrisée, en aidant
les agriculteurs et les éleveurs
à adapter leurs productions
à ces nouveaux enjeux.
* Étude BIPE et groupe Avril – 2014.
MICHEL BOUCLY
Directeur général délégué
18 19
Le futur de nos filières
repose sur une vision globale
de la plante et une
valorisation équilibrée de
ses deux coproduits : l’huile
et la protéine. Nous devons
continuer à développer les
débouchés de ces deux
ressources, indissociables
l’une de l’autre, au bénéfice
de nos territoires.
L’ESSENTIEL
Avril 2020 :
se transformer pour
mieux s’engager
Pour pérenniser ses activités, développer de nouveaux débouchés
et mieux répondre aux attentes de ses clients, Avril poursuit et accélère
sa transformation en un groupe toujours plus compétitif, diversifié,
international et innovant. Autant de leviers sur lesquels le Groupe entend
miser pour relever les défis actuels et à venir.
ACCÉLÉRER LA MUTATION
DU GROUPE
Un an après sa mise en route, la pertinence du
plan stratégique Avril 2020 est totalement validée.
Les difficultés rencontrées par les métiers de
commodités, soumis aux aléas des cours des
matières premières, rendent nécessaire l’accélération
de son déploiement. Ce plan répond en priorité
à deux impératifs : tout d’abord continuer
à renforcer l’excellence opérationnelle pour rendre
le Groupe plus compétitif et plus flexible dans
un environnement économique instable. Dans
ce domaine, la consolidation initiée il y a quatre ans
a permis de réaliser des avancées considérables et
les progrès continuent. Deuxième challenge : trouver
de nouveaux relais de croissance sur des marchés
porteurs. Et, dans ce but, faire monter en puissance
les produits de spécialités à forte valeur ajoutée,
développer les marques et l’international. Sur tous
ces axes, des pas décisifs ont été franchis en 2016.
Dans les filières végétales, où le métier de la première
transformation évolue vers une offre diversifiée à
destination de clients industriels mondiaux ; dans les
filières animales, grâce à deux acquisitions majeures,
Salus au Brésil qui donne au Groupe un accès au
3e
marché mondial de l’alimentation animale, et
Ewabo en Allemagne qui fait d’Avril un champion
européen de la biosécurité des élevages. Pivot de
cette mutation, le client Avril est passé d’une
logique de l’offre, induite par sa mission de
valorisation des débouchés agricoles, à une culture
de la demande, orientée vers les clients, pour
mieux adapter les filières à leurs attentes. À titre
d’exemple, les initiatives qui ont permis de
remettre du porc 100 % français dans les linéaires,
au bénéfice des éleveurs et de l’emploi local.
RÉAFFIRMER SA VOCATION
En se projetant dans l’avenir, Avril reste fidèle à son
projet fondateur : réduire la dépendance des
filières françaises, notamment en matière de
protéines végétales, composante essentielle de
l’alimentation animale. La protéine reste au cœur
des orientations stratégiques du Groupe avec une
nouvelle ambition : l’alimentation humaine. En
2016, Avril a beaucoup avancé dans ses recherches,
notamment en matière de valorisation des
protéines de colza et tournesol pour les marchés
agroalimentaires. C’est le même engagement en
faveur des protéines végétales qui a conduit le
Groupe à se mobiliser pour construire une filière
agricole durable de soja 100 % origine France, par
définition non OGM. Celle-ci se concrétise en 2016
par le projet d’une première unité de trituration
destinée à nourrir une filière porcs du Sud-Ouest
(voir ci-contre).
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
20 21
UNE FILIÈRE DURABLE
POUR UN SOJA 100 % ORIGINE
FRANCE
Après avoir contribué à la relance d’un soja français
avec plus de 144 000 hectares exploités en 2016,
Avril poursuit sa contribution à la structuration de
la filière. À ses côtés, le groupe Carrefour, le groupe
coopératif Euralis, FIPSO et Sanders-Euralis ont signé
un partenariat pour la création d’une filière pérenne
de graines de soja 100 % origine France. Dans ce
cadre, Sojalim, coentreprise Avril/Euralis, aura
pour mission dès 2017 d’exploiter à Vic-en-Bigorre
(Hautes-Pyrénées) une unité de trituration de graines
de soja français non OGM. Transformé en tourteaux,
ce soja servira à nourrir les porcs des éleveurs du
Sud-Ouest engagés dans la Filière Qualité Carrefour.
Un bel exemple de la démarche filière d’Avril et
de son ancrage dans les territoires, au service
de la ferme France.
L’œil de l’amont agricole
Les huiles et protéines végétales apportent une contribution
significative aux enjeux alimentaires, climatiques,
énergétiques, sociaux et territoriaux de notre temps.
À travers notre filière, ses savoir-faire, son excellence
et sa créativité, nous disposons d’atouts formidables
pour poursuivre notre engagement à conjuguer l’essor
économique de nos productions et le développement
durable de nos territoires. Le modèle d’Avril et son action
au service de la filière en sont une illustration concrète
dont nous, agriculteurs, sommes très fiers. Les orientations
stratégiques du Groupe jouent plus que jamais un rôle
structurant, créateur de valeur et de compétitivité pour
la ferme France et ses acteurs : son agriculture, son élevage,
son industrie et ses consommateurs. Le rayonnement
des activités du Groupe – et donc de notre filière –
à l’international est un signal fort pour l’avenir : il démontre
la pertinence d’un modèle imaginé il y a 35 ans par
les producteurs d’oléagineux et de protéagineux.
ARNAUD ROUSSEAU
Président d’Avril Gestion, président de la FOP
KRISTELL GUIZOUARN
Directrice du Développement durable
Le développement durable,
vecteur de transformation
et de différenciation
2016 a vu s’étendre à l’ensemble de nos activités
et au-delà de nos métiers d’origine le déploiement
d’une politique de développement durable fidèle
à nos principes fondateurs. Dans la droite ligne
de notre mission, ce déploiement est un levier
fondamental de transformation et de différenciation
pour Avril. Avec la formalisation de politiques exigeantes
et engageantes en matière de bien-être animal,
d’achats responsables et d’approvisionnement en huile
de palme durable. Avec des réalisations concrètes
et structurantes pour nos filières, à l’instar
de la démarche Engagés dans l’élevage et d’un
partenariat emblématique avec Fleury Michon
sur le porc français.
Axe stratégique 1
Un groupe fort et compétitif
sur ses marchés,
à l’écoute de ses clients
L’attention constante portée à la santé et à la sécurité, l’optimisation
des achats et de la supply chain, le renforcement de la culture client,
l’amélioration de la compétitivité des outils industriels, mais aussi le
développement des filières grâce aux investissements de Sofiprotéol,
sont autant de leviers qui permettent au Groupe de conforter son leadership
et de mieux préparer l’avenir.
L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
22 23
Dans un environnement adverse, Avril poursuit l’amélioration
continue de ses coûts. Pour préserver la rentabilité et
la pérennité de ses activités, le Groupe s’appuie sur
une démarche ambitieuse d’Excellence Opérationnelle et
Stratégique (EOS) qui a permis de dégager plus de 70 millions
d’euros d’économies depuis sa mise en place en 2013.
LA SÉCURITÉ, PRIORITÉ ABSOLUE
Depuis 2013, le taux de fréquence des accidents (TF2) a reculé
de plus de 60 %. Une performance favorisée par une démarche
de progrès continu baptisée « EOS Sécurité », qui vise l’objectif
du zéro accident dans toutes les activités. Parmi les actions mises
en place dans ce cadre : les visites de sécurité terrain (VST), un
outil destiné à l’ensemble des collaborateurs, inscrivant la sécurité
dans le quotidien de tous. En trois ans, plus de 700 collaborateurs
ont été formés et plus de 9 300 VST ont été réalisées.
L’EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE
À TOUS LES NIVEAUX
Tout en continuant à mutualiser ses achats, le Groupe a inauguré un
programme de Gestion de la Relation Fournisseurs (SRM) baptisé
« Win-Win Way ». La mise en place de négociations électroniques
en est l’une des réalisations phares en 2016. Parallèlement,
le Groupe a lancé le déploiement progressif d’une solution ERP
(SAP) visant à faciliter la gestion des finances, achats et opérations.
L’objectif : mieux répondre aux exigences des clients internes et
externes, mieux interagir avec les fournisseurs et partenaires. Du
côté de la performance industrielle, Avril a poursuivi le déploiement
des méthodes Lean Six Sigma pour optimiser les processus
et développer les compétences, générant près de 22 millions
d’euros de valeur. La consolidation de la démarche EOS
s’est en outre étendue à la supply chain, avec la structuration
d’une direction dédiée, chargée d’aligner le Groupe sur les meilleurs
standards mondiaux. Au service de cette ambition, Avril poursuit
le rythme de ses investissements. Près de 210 millions d’euros
ont ainsi été engagés en 2016 pour financer des projets majeurs
de développement, notamment sur le plan industriel. En Algérie,
avec la construction d’une usine de fabrication de mayonnaise
Lesieur et la montée en puissance de l’usine d’aliment pour le bétail
Sim Sanders. En Tunisie, avec la structuration d’une filière colza.
Au Maroc, avec l’acquisition d’une nouvelle oliveraie. Et en France,
avec le lancement d’activités et d’installations nouvelles, comme
chez Lesieur à Bassens (Gironde), Matines à Brugnens (Gers)
et Ovoteam à Plaintel (Côtes-d’Armor). Sans oublier le « Campus
Avril » qui verra le jour en 2018 près de Rennes.
L’excellence opérationnelle
est la colonne vertébrale
de notre réussite. Dans
un contexte de marché
adverse, la consolidation
de notre programme EOS
est plus que jamais un atout
pour nous différencier
et aligner le Groupe sur
les meilleurs standards
mondiaux.
La compétitivité vue par Gabriel Krapf,
Directeur du développement industriel et international
70 M€
d’économies réalisées depuis 2013
dans le cadre de la démarche EOS
760 M€
d’investissements
depuis 2013
L’ESSENTIEL
UNE JOURNÉE POUR LA SÉCURITÉ
DES COLLABORATEURS
Dans la droite ligne des actions constantes de sensibilisation
des collaborateurs à la sécurité, le Groupe a organisé en 2016
le premier « Avril Safety Day ». Sur chaque site, l’ensemble
des collaborateurs s’est réuni en groupes de travail pour faire
un bilan des actions réalisées et des améliorations possibles.
Des ateliers ont permis de rappeler les règles fondamentales
de sécurité, contrôler les équipements et former les
collaborateurs à l’usage de certains outils de secours
(extincteurs, défibrillateurs…). Des solutions ont aussi été
proposées par les collaborateurs pour prévenir certains
risques, améliorer les résultats et rapprocher davantage
le Groupe du zéro accident.
Axe stratégique 1 / faits marquants
DÉVELOPPER LES
SYNERGIES À
L’INTERNATIONAL
Les avancées du programme EOS sont
autant de progrès devant permettre
à Avril de conforter son leadership
en France mais aussi de développer
les synergies entre ses activités pour
conquérir de nouveaux marchés
à l’international. Dans cette optique,
deux nouvelles zones opérationnelles
ont vu le jour en 2016 : les États-Unis
et l’Afrique. Cette organisation étendue
permet non seulement de renforcer
la présence d’Avril et de ses filiales
dans ces régions mais également
d’en améliorer la compétitivité.
Elle représente aussi un atout de
premier plan pour mieux accompagner
les clients dans ces zones.
L’EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE
AU CŒUR DU PROJET D’ENTREPRISE
AVRIL
La démarche EOS s’articule autour de six grands axes :
la santé et la sécurité au travail, les performances industrielles,
l’optimisation des achats, l’adaptation de l’outil de production
aux conditions du marché, l’optimisation des fonctions support
et la réduction des besoins en fonds de roulement. Depuis
son lancement en 2013, EOS est en constante accélération,
avec de nombreux projets en cours de réalisation ou clôturés,
touchant l’ensemble des activités du Groupe. L’année 2016
en est une nouvelle illustration, avec plus de 500 projets
menés. Un chiffre qui sera quasiment doublé en 2017.
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
24 25
DES FOURNISSEURS ENGAGÉS
POUR LA SÉCURITÉ
À l’occasion de la deuxième édition de sa journée fournisseurs,
Avril a décerné des Suppliers Safety Awards à quatre
fournisseurs pour récompenser leurs contributions
significatives à l’amélioration de la sécurité au sein du Groupe.
Aon France et Generali France ont collaboré pour aider
Avril dans un programme de gestion des risques incendie
en usine. De son côté, la société Delattre Levivier Maroc (DLM)
a mis en place chez Lesieur Cristal un dispositif de sensibilisation
et de suivi sécurité en milieu industriel. G4S, dans le cadre
de son partenariat stratégique avec Oleon, a élaboré une
procédure sécuritaire de travail en espace confiné accompagnée
d’équipements d’évacuation spécialement conçus pour Avril.
La quatrième récompense est revenue à SAP et son partenaire
Augusta Reeves, qui ont développé deux applications digitales
inédites pour atteindre le zéro accident : une application
« Communication Immédiate Accident » (CIA) pour déclarer
un accident de manière structurée et une application
« Visite Sécurité Digitale » (VSD) pour faciliter le suivi
des actions décidées dans le cadre des VST.
Axe stratégique 2
Un groupe résolument
international, à la conquête
de nouveaux débouchés
Avril exprime une volonté stratégique forte d’aller chercher
des relais de croissance à l’international et d’y saisir de nouvelles
opportunités, à commencer par le continent africain,
priorité du plan stratégique Avril 2020.
L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
26 27
ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT
EN AFRIQUE
Le projet d’Avril en Afrique est d’investir dans les filières
oléagineuses pour répondre à la forte croissance alimentaire
locale. En aidant l’agriculture africaine à produire plus
et mieux, le Groupe a pour ambition de contribuer
à la reconquête des souverainetés alimentaires, comme
il le fait en France. Sa démarche : partager son savoir-faire
pour redynamiser les filières locales sur le modèle du Maroc
où sa filiale Lesieur Cristal soutient depuis quatre ans
le développement de la filière oléagineuse et la relance
de la filière oléicole dans le cadre du Plan Maroc Vert.
En 2016, Avril renforce sa présence dans les pays du Maghreb
via ses partenaires locaux. En Tunisie, une nouvelle étape
est franchie dans la construction d’une filière colza 100 %
tunisienne (voir p. 28). En Algérie, le Groupe envisage déjà
de doubler la capacité de la nouvelle usine d’aliments pour
bétail SIM Sanders, entrée en fonction en 2016, pour produire
jusqu’à 120 000 tonnes d’aliments par an. Avril a également
engagé dans ce pays un projet de construction d’une
usine de production de mayonnaise avec son partenaire,
le groupe Djadi, pour répondre à la forte demande locale.
CONQUÉRIR DE NOUVEAUX
MARCHÉS
Avril développe aussi de nouveaux relais de croissance
à l’international grâce à la montée en puissance des métiers
de spécialités, à des acquisitions, et à une stratégie
de marques fortement tournée vers l’export. Parmi les
avancées 2016, le domaine Transformation végétale a créé
Avril Oil  Ingredient Solutions (AOIS), une plateforme
commerciale B-to-B tournée vers des clients de l’industrie
tant en France qu’à l’international, et ouvert une antenne
à Singapour pour commercialiser les produits de Saipol sur
le marché asiatique. Le domaine Avril Spécialités Animales
atteindra quant à lui son objectif de 50 % de son chiffre
d’affaires à l’international dès 2017, grâce à deux acquisitions
majeures sur le marché de la nutrition-santé animale :
Salus au Brésil et Ewabo en Allemagne.
Avec l’olive, le tournesol
et le colza au Maroc, le colza
en Tunisie et l’arachide
au Sénégal, nous nous
inscrivons dans le cadre
de projets de structuration
et de développement
de filières agricoles
performantes et durables,
de l’amont agricole à l’aval
industriel. Fort de son
expérience, Avril souhaite
mettre son savoir-faire
au service de toutes les
productions oléagineuses
africaines.
Avril à l’international vu par Yves Delaine,
Directeur général délégué
L’ESSENTIEL
STRUCTURATION DES FILIÈRES
OLÉAGINEUSES AU SÉNÉGAL
En 2013, les groupes Avril et Castel ont créé Copeol,
coentreprise dédiée au développement des filières oléagineuses
en Afrique de l’Ouest et centrale. À Kaolack, Copeol Sénégal
possède une activité de trituration d’arachide qui s’appuie
pleinement sur l’expertise d’Avril en matière de structuration
et de développement de filière. Avec un engagement
important auprès de l’amont : dans le cadre d’un partenariat
avec une organisation paysanne de premier plan (ASPRODEB),
un vaste programme de contractualisation avec les
producteurs a été mis en place. En 2016, Copeol Sénégal
a accompagné plus de 15 000 agriculteurs, couvrant 22 500
hectares d’arachide, un chiffre qui devrait doubler en 2017.
De l’amont à l’aval, Copeol s’attache en outre à développer
le marché local par le biais d’Oleosen, unité de raffinage et de
conditionnement d’huiles de graines, notamment de soja,
et de mayonnaise basée à Dakar. Des bouteilles traditionnelles
en PET de 1, 3 et 5 litres aux « dosettes » de 25 cl
particulièrement appréciées au Sénégal, les produits de
cette usine sont vendus sous les marques Jaara et Lesieur.
LANCEMENT
D’UNE FILIÈRE COLZA
EN TUNISIE
Le Gouvernement tunisien, Avril et
sa filiale Cristal Tunisie ont inauguré
début 2017 une filière colza locale.
Amorcée en 2014, l’implantation
de cette culture s’est d’abord
concrétisée par la mise en place
d’une filière amont qui rassemble
plus de 100 agriculteurs cultivant plus
de 3 000 hectares. La filière s’est
ensuite structurée de l’amont à l’aval
autour de partenaires locaux pour
produire une huile de colza à marque
Lesieur 100 % tunisienne et des
tourteaux qui seront valorisés par
Sanders Tunisie pour l’alimentation
des élevages du pays. Le colza est
traité par le triturateur local Carthage
Grain et le raffinage assuré par
un raffineur tunisien. Cristal Tunisie
gère de son côté l’embouteillage
et la commercialisation de l’huile.
L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE
EN LIGNE DE MIRE
Lesieur Cristal, leader du marché marocain des huiles
de table, réalise une année record en matière de
développement des ventes à l’export, principalement
en Afrique subsaharienne. En marge de développements
importants en Asie ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient,
Lesieur est entré sur le marché éthiopien en 2016
avec 500 000 litres d’huile à marque Lesieur vendus
en quelques mois, grâce à sa forte notoriété.
Axe stratégique 2 / faits marquants
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
AVRIL, PARTENAIRE DE L’INITIATIVE
AAA POUR L’ADAPTATION
DE L’AGRICULTURE AFRICAINE
À l’occasion de la COP22, qui s’est tenue à Marrakech
en novembre 2016, Avril et sa filiale Lesieur Cristal se sont
mobilisés pour soutenir l’initiative pour l’Adaptation de
l’Agriculture Africaine (AAA). Lancée en 2016 sous l’égide
du ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime,
cette initiative place l’agriculture africaine au cœur des
négociations sur le climat et propose des solutions innovantes
pour résoudre l’équation alimentation et climat. L’enjeu ?
À l’horizon 2050, le continent africain devrait voir sa population
doubler, pour atteindre près de 2,5 milliards d’habitants.
Il lui faudra alors tripler sa productivité agricole, tout en réduisant
les impacts du changement climatique sur ses ressources
naturelles. L’une des solutions repose sur la capacité des
filières agricoles à nourrir plus de personnes tout en mettant
en œuvre des pratiques agricoles et d’élevage raisonnées, en
cohérence avec leurs milieux, dans une logique d’agriculture
écologiquement intensive. Une vision partagée par Avril qui
a présenté, avec la relance des filières oléagineuse et oléicole
au Maroc, un exemple d’adaptation agricole réussie en Afrique.
Axe stratégique 3
L’innovation,
moteur de création
de valeur durable
Depuis trois ans, Avril a pris le tournant de la valorisation
des protéines végétales pour diversifier les débouchés de la filière
et répondre à un enjeu nourricier planétaire. 2016 est une année
de grands progrès dans ce domaine et la RID du Groupe
s’est notamment impliquée dans des projets collaboratifs
structurants pour l’avenir.
L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
LA PROTÉINE, FIL CONDUCTEUR
DE L’INNOVATION
La valorisation des protéines végétales est un sujet central
de la RID d’Avril. L’objectif est de produire, à partir de la graine,
des concentrés (à 60 % de protéines) et des isolats (à 90 %)
pour élaborer des produits de spécialités à destination
de trois types de marchés : la nutrition animale, les produits
alimentaires et la protéochimie®
. En alimentation humaine,
Avril compte jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration
d’aliments à base de protéines végétales appétents pour les
consommateurs. Le colza a tout pour plaire. C’est une protéine
intéressante d’un point de vue nutritionnel, qui peut répondre
à une demande importante en volume, et dont l’image est
très positive. En 2016, la recherche sur l’élaboration des isolats
et dérivés de protéines de colza a progressé à grands pas.
Elle en est désormais au stade des essais pilotes au sein
de la plateforme IMPROVE* et la première usine de production
est programmée pour 2019.
UN VECTEUR DE CHANGEMENT
POUR LE GROUPE
Pour Avril, ce tournant vers la protéine implique une évolution
des outils et des métiers de la première transformation.
En amont, pour optimiser l’extraction de la protéine,
plus fragile que l’huile. En aval, pour commercialiser un
portefeuille de produits de spécialités sur des marchés très
diversifiés. Sur le plan industriel, isoler la protéine de la graine
de colza pour produire des isolats requiert la mise en œuvre
de technologies spécifiques. Ce qui implique soit d’aménager
les procédés actuels de trituration, soit de mettre au point
des procédés radicalement différents. Dans tous les cas,
les outils industriels seront amenés à évoluer pour pouvoir
aller chercher et préserver tous les constituants de la graine
dans une démarche de bioraffinerie, de valorisation
de l’intégralité de la plante.
* Institut Mutualisé pour les PROtéines VEgétales
Né de la reconquête de
l’indépendance de la ferme
France en protéines
végétales, principalement
pour la nutrition animale,
Avril s’est construit sur
la valorisation des huiles
végétales. Aujourd’hui,
nous ouvrons un nouveau
chapitre dans l’histoire
du Groupe et de la filière
en valorisant la fraction
protéique des graines pour
l’alimentation humaine.
15brevets déposés
chaque année
5principaux centres
de RID en France,
au Maroc et en Malaisie
250chercheurs
30 31
La RID d’Avril a intégré un consortium
européen constitué de plusieurs partenaires
industriels pour mener un projet de
recherche avec l’université de Wageningen
aux Pays-Bas. Objectif : mettre au point
de nouvelles techniques d’élaboration
d’analogues de viande à base de matières
premières végétales pour obtenir un résultat
proche de la viande en termes de texture
et de goût. Les marchés visés sont
l’alimentation humaine et le pet food.
Avec une mission pour Avril : fournir les
ingrédients protéiques de colza et tournesol.
Vers une nouvelle
génération
de steaks végétaux
L’innovation vue par Paul-Joël Derian,
Directeur de la Recherche, Innovation  Développement
LES AVANCÉES DE BIOTFUEL
Le projet BioTfueL, soutenu par l’Ademe (Agence
de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), vise
à développer une chaîne de procédés à même de traiter
une large gamme de ressources issues de la biomasse
(résidus agricoles et forestiers) pour produire un
biocarburant de 2e
génération, complémentaire à la 1re
.
Le projet regroupe six partenaires leaders dans leurs
secteurs. Fin 2016, un pilote de démonstration a été inauguré
à Dunkerque, dédié à la gazéification et purification de la
biomasse. Auparavant, celle-ci a été torréfiée sur le site Avril
de Venette. La mise au point du procédé de torréfaction
de la biomasse sur ce site ouvre la voie à tout un champ
de valorisations, notamment énergétiques, et constitue un
levier de développement pour d’autres activités du Groupe.
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Axe stratégique 3 / faits marquants
En partant du tourteau comme
matière première, Evertree
a l’ambition de s’intéresser à tous
les marchés applicatifs de la
protéochimie®
pour apporter un
bénéfice santé et environnement
aux consommateurs.
L’ESSENTIEL
EVERTREE, UN NOUVEAU
DÉBOUCHÉ POUR LA
PROTÉINE DE COLZA
Avril, Bpifrance et une start-up israélienne,
Biopolymer Technologies, ont créé Evertree
en 2016. Sa mission ? Concevoir des solutions
biosourcées à base de protéine de colza,
alternatives aux produits chimiques d’origine
fossile générant des COV (composés organiques
volatils). Ces composés, tels que le formaldéhyde,
sont néfastes pour la santé et l’environnement.
Ils entrent dans la composition des résines, colles,
peintures et matériaux utilisés dans nombre
d’applications industrielles. Evertree inaugure
un nouveau métier pour Avril : la protéochimie®
,
chimie de la protéine. Première application en
voie d’industrialisation : un additif à haute valeur
ajoutée destiné à la fabrication des panneaux
de bois permettant de réduire, voire supprimer,
la présence de formaldéhyde – et l’exposition
à cette substance. Une première unité pilote doit
voir le jour en 2017 dans les locaux de PIVERT
(Institut de transition énergétique : Picardie
Innovations Végétales Enseignements et
Recherches Technologiques) à Compiègne
pour une industrialisation dès 2018.
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
7PARTENAIRES FONDATEURS
DU CONSORTIUM
● Avril
● Limagrain
● Neovia
● Roquette
● Tereos
● Terrena
● Vivescia
accompagnés par le pôle de compétitivité
Industries  Agro-Ressources (IAR).
FAIRE DE LA FRANCE
UN LEADER DES PROTÉINES
DU FUTUR
La France a tous les atouts pour devenir un leader
agricole et industriel international dans la production
de protéines, notamment végétales. C’est la conviction
des sept principaux acteurs industriels français du
secteur, parmi lesquels Avril, qui se sont regroupés
au sein du Consortium Protéines France. Leur
ambition ? Faire du domaine de la protéine un fer de
lance de l’économie française. Un accord a été signé
avec le Gouvernement lors du Sial 2016 définissant
un programme stratégique de développement
de la filière française des protéines dans le cadre
d’un investissement d’1 milliard d’euros sur cinq ans.
Ce programme, qui vient compléter le Plan protéines
végétales pour la France 2014-2020, comporte
des propositions d’outils d’accompagnement pour
la recherche, le développement et l’industrialisation.
5MISSIONS :
● structurer la filière française,
● soutenir la RD,
● accélérer les investissements industriels,
● encourager la création et le développement
de start-up,
● accompagner l’innovation produits.
32 33
Axe stratégique 4
Des collaborateurs engagés
au service d’un projet
d’entreprise fédérateur
Les femmes et les hommes d’Avril contribuent chaque jour,
partout où le Groupe opère, au développement de filières fortes.
Ce qui les rassemble : un projet collectif, une vision fédératrice
et des valeurs communes, autour desquelles la Direction
des Ressources Humaines déploie des initiatives nouvelles,
porteuses de changements structurants.
L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
Cette dynamique est marquée en 2016 par une forte mobilisation
autour du bien-être et de la santé. Véritable vecteur de cohésion,
c’est notamment par le sport que le Groupe accompagne
le changement. Avec succès, comme en témoignent des actions
qui rassemblent des collaborateurs toujours plus nombreux,
à l’instar du marathon du Mont-Saint-Michel, auquel plus de
130 collaborateurs ont participé en 2016. C’est dans ce même
esprit qu’a eu lieu en décembre 2016 l’inauguration d’un « Espace
forme » à destination des collaborateurs de l’usine Lesieur
de Coudekerque dans le Nord. Doté de vélos, tapis roulant,
bancs de musculation et baby-foot, cet espace permet aux
collaborateurs qui le souhaitent de se détendre durant les pauses
ou après leur journée de travail. Cette initiative, conçue avec les
partenaires sociaux, devrait en appeler d’autres prochainement.
CONSOLIDER UNE CULTURE COMMUNE
Un Comité d’entreprise européen (CEE) a été créé pour
développer la cohésion des équipes et la consolidation d’une
culture commune. Réuni pour la première fois en juin 2016,
il rassemble des représentants des salariés élus pour quatre
ans et issus des entités d’Avril en Allemagne, Belgique, France,
Grande-Bretagne, Pologne et Roumanie, ainsi qu’un membre
observateur du Maroc. Dans la même logique, Avril a lancé
une plateforme intranet au service de ses collaborateurs.
Baptisée « Yellow », elle réunit en 2016 plus de 3 500 collaborateurs
issus des entités françaises du Groupe autour de ressources,
communautés, applications et informations variées. En 2017,
Yellow poursuit son déploiement aux filiales internationales.
DÉVELOPPER LA FORMATION
ET L’ACCÈS À L’EMPLOI
Le Groupe a signé en janvier 2016 un partenariat avec l’État dans
le cadre de la charte Entreprises et Quartiers. À l’horizon 2018,
il accueillera sur tous ses sites, en France comme à l’international,
400 jeunes en alternance. Dans les sites de plus de 30 personnes,
il comptera en outre au moins 6 % de salariés en situation
de handicap. Parallèlement, Avril poursuit son action en faveur
du développement des compétences avec le lancement en janvier
2016 d’Avril Academy. Cette « université » interne regroupe
aujourd’hui l’ensemble des dispositifs de formation du Groupe
et constitue un vecteur efficace de diffusion de la culture et des
savoirs. Un premier parcours de formation a vu le jour en 2016.
Baptisé « Weedoo », il est destiné aux 450 managers de proximité
et porte sur les fondamentaux du management. À la clé, un
certificat professionnel délivré par le Collège de Polytechnique.
Ensemble, nous souhaitons
renforcer l’engagement
collectif dans le projet
d’entreprise si singulier
que représente Avril.
Nous voulons que chacun
puisse être fier de
contribuer à construire
l’agroalimentaire et
l’agro-industrie de demain.
34 35
Les engagements RH vus par Philippe Lamblin
Directeur des Ressources Humaines
3 000 POSTES DANS
LES MÉTIERS DE L’AGRICULTURE
ET DE L’AGROALIMENTAIRE
C’est une démarche totalement inédite dans les filières
agricoles et agroalimentaires françaises. Pour la première fois,
quinze entreprises et fédérations ont travaillé de concert
pour créer une plateforme dédiée à l’emploi dans le secteur.
Résultat : 3 000 postes à pourvoir ont été recensés en France
auprès des entreprises partenaires. Née de la volonté de
Xavier Beulin, les groupes Avril, Bel, Danone, Nestlé/Nespresso,
les coopératives InVivo, Tereos et Terrena, l’ANIA (Association
Nationale des Industries Alimentaires), la FC2A (Fédération du
Commerce Agricole et Agroalimentaire) et l’ANEFA (Association
Nationale Emploi Formation en Agriculture) ont organisé
un job dating dans le cadre du Salon international de l’agriculture
2017. L’objectif est simple : mettre en relation les entreprises
du secteur et des personnes en recherche d’emploi. Plusieurs
centaines de personnes ont participé à cette première édition.
Axe stratégique 4 / faits marquants
L’ESSENTIEL
UN COMITÉ EXÉCUTIF
DES JEUNES POUR
DONNER LA PAROLE
À LA NOUVELLE
GÉNÉRATION
Faire participer plus activement les
jeunes cadres à l’évolution du Groupe
et de sa stratégie ; c’est l’objectif du
comité exécutif des jeunes lancé par Avril.
Il est composé de seize membres, âgés
de moins de 35 ans, dont huit femmes et
huit hommes, évoluant dans les différents
domaines du Groupe, comme Saipol,
Matines, Lesieur, Lesieur Cristal, Expur,
Sanders, Ovoteam... Désignés pour une
durée de deux ans, les jeunes apportent
leur éclairage sur des sujets stratégiques
relatifs à la marche des affaires comme
aux évolutions internes telles que la
transformation digitale ou l’évolution
des modes de travail. La première
réunion a eu lieu en septembre 2016.
UN SUCCÈS POUR
LE FONDS D’ACTIONNARIAT
SALARIÉ D’AVRIL
En février 2016, Avril a conclu par accord collectif un Plan
d’Épargne Groupe (PEG) qui a permis aux collaborateurs
des filiales françaises d’investir dans le Groupe via l’acquisition
de parts d’un Fonds Commun de Placement d’Entreprise
(FCPE). Près de 50 % des collaborateurs basés en France
ont participé à cette opération, un chiffre au-delà des
attentes. Ce plan souligne la volonté du Groupe d’associer
les collaborateurs aux résultats sur le long terme, stimuler
les équipes à la compréhension des enjeux d’avenir et
développer le sentiment d’appartenance et de fidélité au
projet d’entreprise. Les salariés ont pu investir dans le FCPE
Avril dès le mois de mai 2016.
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
UN « CAMPUS AVRIL »
À RENNES POUR 2018
Le Groupe vient de lancer la construction du Campus
Avril. Situé à l’entrée de la ZAC de Ker Lann à Bruz,
au sud de Rennes, il rassemblera près de
600 collaborateurs. Totalisant 13 000 m2
répartis
sur 3 niveaux et un terrain de 28 000 m2
,
cet espace collaboratif réunira un vaste panel
de métiers couvrant l’ensemble des activités du
Groupe, des filières végétales aux filières animales,
et regroupera également certaines fonctions
supports. Le Campus Avril verra le jour en 2018.
Dans l’esprit des racines agricoles du Groupe,
c’est un bâtiment paysager, construit autour d’une
serre bioclimatique, qui abritera le Campus Avril.
Avec des espaces de vie et de travail innovants.
36 37
PANORAMA DES
ACTIVITE´S
Les activités d’Avril s’organisent autour
de deux métiers complémentaires :
un métier d’investisseur avec Sofiprotéol et
un métier industriel structuré en 7 domaines.
Bilan et faits marquants.
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS
Sofiprotéol
Partenaire de confiance
des filières françaises
Dotée d’une nouvelle organisation et de moyens accrus,
Sofiprotéol a élargi son champ d’action en 2016 au service
du développement et de la structuration des filières agricoles
et agroalimentaires françaises. La société de financement
et de développement du groupe Avril a amplifié le niveau
de ses investissements pour consolider des initiatives porteuses,
tout en préparant les défis agricoles de demain.
275 M€
investis en 5 ans
54 M€
investis en 2016
40 41
Sofiprotéol accompagne depuis 30 ans les entreprises
du secteur agricole et agroalimentaire européen par
le biais de prises de participations minoritaires et de prêts.
Son objectif est de soutenir leur croissance à long terme
et de pérenniser les filières nationales. Cette mission
d’intérêt général a été réaffirmée en 2015, en ligne avec
la nouvelle gouvernance du groupe Avril. L’activité a
bénéficié d’une nouvelle organisation et de moyens accrus,
avec une dotation en fonds propres portée à 330 millions
d’euros. En 2016, un nouveau fonds, baptisé « Sofiprotéol
Dette Privée », a été créé (voir p. 44) pour constituer un
outil de financement complémentaire aux entreprises, sous
forme d’obligations. Cette nouvelle configuration octroie
à Sofiprotéol une plus grande marge de manœuvre et une
meilleure lisibilité sur les marchés. Elle conforte sa position
d’acteur moteur du développement des filières nationales,
aux côtés de ses partenaires interprofessionnels.
DES SECTEURS D’ACTIVITÉS
DIVERSIFIÉS
Dans le cadre du plan stratégique Avril 2020, Sofiprotéol
s’est fixé comme objectif d’atteindre un volume
d’investissement de plus de 250 millions d’euros entre
2016 et 2020, contre 215 millions réalisés entre 2011
+ 100entreprises accompagnées
représentant 110 000 emplois
6secteurs
d’interventions
52participations
MICHEL BOUCLY
Directeur général délégué de Sofiprotéol
Sofiprotéol porte un modèle
économique original au service
d’une mission d’intérêt
général. Son action repose sur
des investissements durables,
responsables et créateurs
de valeur pour nos partenaires
et l’ensemble des filières
agricoles et agroalimentaires
de nos territoires.
42 43
et 2015. Son champ d’intervention s’est, par ailleurs, ouvert
à de nouveaux secteurs d’activités, dans le prolongement
des filières agricoles françaises. Pour l’avenir, trois
domaines d’intervention privilégiés ont été identifiés :
● l’amont agricole, et notamment le soutien au
développement de nouvelles variétés de semences,
de produits de protection et de nutrition des plantes,
pour permettre aux agriculteurs de produire de manière
plus efficace et plus compétitive, tout en respectant
l’environnement ;
● les ingrédients, notamment issus des protéines
végétales, à travers deux prises de participation :
auprès de Solina, leader européen de solutions
sur mesure à base d’ingrédients pour l’industrie
agroalimentaire, et auprès d’Inveja, en collaboration
avec le groupe coopératif Terrena (voir p. 45) ;
● la filière laitière, première consommatrice des tourteaux
de colza produits en France, dans un contexte de crise
de l’élevage français mais d’accroissement structurel
de la demande mondiale. Un choix stratégique qui
s’inscrit, là encore, dans une logique d’investissement
à long terme, pour consolider la filière laitière française
et valoriser les protéines de colza made in France.
Répartition des
engagements 2016
Transformation agricole et agroalimentaire,
et produits intermédiaires
Amont végétal
Amont animal
Innovations durables, fonds
d’investissement, divers
Produits alimentaires
de grande consommation
Fonds dette
41 %
10 %
9 %
21 % 14 %
5 %
Un partenariat
renouvelé avec
Vivescia Industries
Dans la lignée d’un premier investissement
réalisé en 2014 à l’occasion de l’émission
d’obligations convertibles en actions,
Sofiprotéol a pris une participation
minoritaire en août 2016 dans le capital
de Vivescia Industries. Filiale du groupe
coopératif Vivescia, Vivescia Industries
fédère des entreprises spécialisées dans
la transformation des céréales à vocation
alimentaire principalement. L’entrée au
capital de Sofiprotéol vise à soutenir le
financement de projets structurants dans
le secteur de la meunerie, malterie et de la
boulangerie, en particulier à l’international
pour les filiales, NutriXo et Malteurop.
Total
240 M€
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
UN NIVEAU RECORD
D’INVESTISSEMENTS EN 2016
En 2016, Sofiprotéol a investi près de 54 millions d’euros
dans des entreprises pour consolider les filières agricoles
et agroalimentaires (hors soutien à l’innovation), soit
un niveau record (en 2015, 36 millions d’euros ont été
investis). Dans le secteur de la première transformation,
la société de financement et de développement a poursuivi
sa stratégie de soutien aux entreprises à travers différentes
initiatives. Elle a pris une participation minoritaire
dans le capital de Vivescia Industries, pour permettre
le financement de projets internationaux dans le secteur
de la meunerie, malterie et de la boulangerie. Elle a
poursuivi le travail de relance d’une filière française
de soja non-OGM, durable et compétitive, notamment via
un partenariat avec les coopératives Euralis et Fipso et le
groupe de distribution Carrefour. Sofiprotéol a également
noué de nouvelles alliances en faveur de la consolidation
des filières animales nationales. Après l’accompagnement
de Terrena dans la reprise de Doux, Sofiprotéol a appuyé,
avec Unigrains, l’acquisition par le groupe Arterris
des sociétés Dufour Sisteron et Ovimpex dans l’univers
des viandes ovine et bovine. Ces acquisitions permettront
au groupe Arterris, en association avec la coopérative
Agneau du Soleil, de développer et consolider la filière
ovine française, en renforçant l’aval de la chaîne de valeur,
de la collecte d’animaux à la transformation, en passant
par l’abattage et la découpe. Parallèlement, Sofiprotéol
a participé à la reprise de la société Medria, spécialisée
dans les solutions de monitoring et de contrôle de la santé
ACTIVITÉS
CapAgro Innovation
double de taille
Fondé notamment par Sofiprotéol, Tereos et
Bpifrance, le premier fonds de capital-risque
français dédié au financement de start-up
innovantes dans les domaines agricole et
agroalimentaire connaît un succès croissant
depuis sa création en 2014. Avec une dotation
initiale de près de 60 millions d’euros,
CapAgro a réalisé ces trente derniers mois
15 investissements sur des secteurs au cœur
des enjeux du moment, créateurs de valeur et
d’emplois, soit un rythme supérieur à l’objectif
initial. Parmi les sociétés retenues, figurent
le fabricant de robots agricoles Naïo
Technologies ou encore Prêt à pousser,
pionnier européen de la culture végétale
à domicile. Fort de cet engouement, le fonds
fait appel à de nouveaux souscripteurs
et nourrit l’ambition d’atteindre une taille de
près de 150 millions d’euros pour devenir le
1er
fonds européen spécialiste de l’innovation
dans les filières agricoles et agroalimentaires.
Sofiprotéol Dette Privée,
des obligations pour
l’agro-industrie
et l’agroalimentaire
Face à des sollicitations de plus en plus
nombreuses d’entreprises des secteurs
agricoles et agroalimentaires, Sofiprotéol
a créé un fonds de dette privée pour répondre
à leurs demandes spécifiques. Sofiprotéol s’est
alliée pour cela au leader français de gestions
d’actifs, Tikehau IM, pour fonder « Sofiprotéol
Dette Privée ». Ce fonds a vocation à financer
le développement des entreprises du secteur à
travers des dettes in fine ou des financements
d’acquisitions avec effet de levier. Il constitue
un outil de financement complémentaire
aux opérations en capital que mène déjà
Sofiprotéol. Financé initialement par
Sofiprotéol et Tikehau Capital avec un groupe
d’investisseurs institutionnels de premier plan,
il est doté de plus de 120 millions d’euros au
premier closing, avec pour objectif d’atteindre
près de 200 millions d’engagements en fin
d’année 2017.
44 45
des vaches laitières. L’ambition de Medria est d’apporter
de nouvelles solutions de traitement des données qui
permettront d’améliorer l’efficacité technico-économique
des élevages laitiers, en France et à l’international.
PRÉPARER LES DÉFIS AGRICOLES
DE DEMAIN
Pour aider les filières françaises à se structurer et se
préparer aux défis de demain, Sofiprotéol a poursuivi
son partenariat avec CapAgro Innovation, le premier
fonds de capital-risque en France dédié au secteur
agricole. 15 start-up innovantes ont pu être soutenues
(voir ci-contre) depuis sa création en 2014. Parallèlement,
dans le cadre de la gestion du fonds interprofessionnel
FASO, Sofiprotéol et le cabinet BearingPoint ont publié
une étude portant sur les stratégies de développement
de l’agriculture numérique, les perspectives de marché
en France et à l’international, et les positions des acteurs
du secteur. Il apparaît que quatre leviers clés doivent être
actionnés pour répondre aux attentes des agriculteurs
et permettre un développement de l’agriculture
numérique à grande échelle : démontrer le retour sur
investissement des produits et services pour l’agriculteur,
proposer des outils simples d’utilisation, trouver les bons
circuits de commercialisation et offrir des solutions
souples, capables de s’adapter à un environnement
changeant. Autant de défis auxquels Sofiprotéol entend
contribuer activement en jouant un rôle clé dans le
développement de l’excellence de ces nouveaux champs
d’activités, au service d’une agriculture durable.
Avril et Terrena, des
ambitions communes
pour des projets
structurants
Partageant de nombreuses valeurs
communes, comme le développement
d’une agriculture durable et
la consolidation des filières agricoles autour
de démarches de qualité, Sofiprotéol et
le groupe coopératif Terrena ont renforcé
leurs liens. Partenaires depuis 2014 dans
la création de la société Ekoranda, dédiée
à la cuisson-extrusion de graines
oléo-protéagineuses pour l’alimentation
animale, les deux sociétés ont créé Inveja
en 2016, spécialisée dans les ingrédients
issus de protéines végétales, à destination
des secteurs de la boulangerie et pâtisserie.
L’ambition est de faire émerger un leader
français sur le marché européen à horizon
de 2025. Sofiprotéol a également
accompagné Terrena dans la reprise
du volailler Doux, avec un accord finalisé en
mars 2016. Son ambition est de poursuivre
la consolidation du marché de la volaille
en France, contribuer au redressement de
Doux et pérenniser les positions de la filière
française à l’export.
Sofiprotéol poursuit sans relâche ses
missions au service de l’agriculture, avec
pour ambition constante de développer
les débouchés des productions françaises,
de construire des filières fortes et pérennes,
et d’encourager l’innovation.
CLAIRE MAINGON
Directrice d’investissement,
adjointe au Directeur des engagements
PIERRE DABBADIE
Technico-commercial chez Sanders Euralis – France
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS
Transformation végétale
Sous le signe de la diversification
et de l’innovation
Dans un contexte particulièrement difficile, le domaine
Transformation végétale renforce sa capacité de résilience
et accélère sa mutation. Son « business model » évolue au
service de la filière française : plus orienté vers les clients,
innovant, diversifié et international.
11usines
dont 7 en France
1,7 M
de tonnes
de biodiesel produites
2,9 Md€
de chiffre d’affaires
2,2 M
de tonnes
de tourteaux produites
4 M
de tonnes
de graines triturées
46 47
UNE ANNÉE COMPLEXE MAIS
STRUCTURANTE POUR L’AVENIR
En amont de la filière huiles et protéines, le domaine
Transformation végétale regroupe deux métiers : les activités
industrielles de transformation des graines oléagineuses
(trituration, estérification, raffinage) et la vente des huiles,
biodiesel, tourteaux et protéines. Depuis deux ans,
ces activités évoluent dans un environnement économique
très instable, dont la volatilité s’est encore accentuée
en 2016. Entre un prix du pétrole, qui a atteint son niveau
le plus bas à 27 dollars le baril en février 2016, et un prix
de revient soutenu des matières premières lié aux mauvaises
récoltes européennes en colza et tournesol, les marges
de première transformation se sont retrouvées sous pression.
Sur le marché du biodiesel, l’effet de ciseaux s’est doublé
en début d’année d’une forte concurrence intra-européenne.
Ces conditions défavorables ont pesé sur l’activité et les
résultats du domaine. Les pertes sur le biodiesel ont été
minimisées grâce à un prix du pétrole reparti à la hausse
et une forte reprise de la production en fin d’année. Côté
trituration, un recours anticipé aux importations de graines
et le bon pilotage de l’activité trading graines-huiles-tourteaux
ont permis de maintenir l’équilibre. Dans un contexte de
récoltes françaises en baisse depuis deux ans, les importations
de colza se sont avérées indispensables pour pérenniser
l’activité des usines et garantir les débouchés de la filière
nationale. Afin de renouer avec la profitabilité et d’adapter
durablement ses métiers, le domaine Transformation
végétale a mis en œuvre sa nouvelle ligne stratégique
assortie d’un plan d’actions mixant économies et création
de valeur de plus de 40 millions d’euros d’ici à 2020.
Naissance de la
plateforme Avril Oil 
Ingredient Solutions
Temps fort dans la diversification
des activités du domaine, la nouvelle
plateforme commerciale permet
de regrouper et structurer certaines
activités dans les huiles et ingrédients.
Orientée B-to-B, elle cible les clients
de l’agroalimentaire, de la cosmétique
et de la santé auxquels sont proposées
des huiles végétales, huiles de spécialités
et ingrédients fonctionnels produits par
Saipol, Lesieur, Kerfoot et Expur. Déjà très
active, cette plateforme s’est distinguée
en 2016 par deux actualités majeures :
le lancement de la lécithine de tournesol,
émulsifiant alimentaire naturel, alternative
à la lécithine de soja. Des investissements
industriels ont été réalisés chez Saipol
et Expur pour une première production
en 2017. Avril en deviendra le 1er
producteur
en Europe. Autre fait marquant : l’entrée
du Groupe sur le marché des coproduits
riches en stérols végétaux.
JEAN-BAPTISTE BACHELERIE
Directeur général du domaine
Transformation végétale
L’année 2016 s’est
caractérisée par un double
mouvement : notre capacité
à résister à la crise grâce
à une meilleure gestion
des risques, une très forte
orientation vers l’innovation
et la diversité de nos
réponses aux attentes
des clients.
48 49
UNE MEILLEURE MAÎTRISE
DES RISQUES
L’année 2016 en est une belle illustration : la maîtrise
des incertitudes externes et internes est l’une des clés
de réussite du domaine. Face aux aléas de marché,
les activités trading (graines, huiles, tourteaux, biodiesel)
se sont dotées de moyens adaptés : nouvelle organisation,
nouveaux outils de gestion du risque trading et de mesure
de la performance. En interne, la supply chain fait le lien
entre l’exécution du contrat de trading, la planification
des usines et la satisfaction client. C’est la pierre angulaire
de la gestion des flux. Créé en 2015, le service a été
réorganisé autour de deux objectifs : réduire le coût
des transports dans une approche multimodale (maritime,
fluvial, route, fer) et optimiser tous les flux, de la graine
aux produits finis, pour gagner en flexibilité. Un véritable
enjeu d’amélioration qui s’appuiera en 2017 sur les
avancées digitales du Groupe. Enfin, la réduction des coûts
industriels est plus que jamais à l’ordre du jour et s’articule
autour de trois axes d’amélioration : la maîtrise des
processus de production, l’optimisation énergétique,
la performance de la maintenance.
ADAPTER LE « BUSINESS MODEL »
Pour définir sa ligne stratégique, le domaine s’est appuyé
sur la mission d’Avril. Avec l’ambition de créer de nouvelles
sources de valeur ajoutée tant au niveau de l’offre agricole
que des productions des usines : huiles raffinées,
ingrédients, protéines… Cela suppose une évolution
de notre approche pour passer d’une logique de gros
volumes à des marchés de niche diversifiés et rentables.
Avec des implications marketing, commerciales,
industrielles : segmentation entre différents produits,
formats, qualités ; définition d’un portefeuille d’offres
adaptées aux demandes des clients ; adaptation du
savoir-faire industriel et des flux logistiques. Un vrai
process d’innovation est mis en place, structuré et rythmé,
sur tous les métiers du domaine. Déjà bien engagée,
la diversification des activités s’est illustrée en 2016 par
des initiatives structurantes : optimisation du portefeuille
d’huiles raffinées, avec une approche par solutions
applicatives très orientées clients, grâce au recrutement
d’équipes technico-commerciales ; création de la
plateforme Avril Oil  Ingredient Solutions (AOIS).
Le domaine continue également à se renforcer à
l’international pour trouver de nouveaux débouchés avec
le démarrage opérationnel de Saipol Asia (voir ci-contre).
Saipol mise sur l’Asie
Afin de se renforcer à l’international
et diversifier ses débouchés, Saipol
a ouvert une antenne à Singapour pour
commercialiser ses produits sur le marché
asiatique. L’objectif est d’y saisir de
nouvelles opportunités sur différents
marchés de l’alimentation humaine
et animale. Plusieurs projets sont en cours :
vente de tourteaux de colza en provenance
de Roumanie au Vietnam, fourniture
d’huiles alimentaires de haute qualité
en Chine (tournesol et tournesol oléique),
valorisant l’origine France.
Un nouveau pilotage
du domaine
5PLATEFORMES COMMERCIALES :
● Biodiesel
● Trituration
● Tourteaux et protéines
● Huiles raffinées et ingrédients
● Huiles de spécialités
3GRANDES RÉGIONS :
● Europe de l’Ouest et Asie
● Europe de l’Est, de la Pologne à la Russie
● Europe du Nord, de l’Irlande à la Scandinavie
en passant par la Grande-Bretagne
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
UNE ANNÉE CHAHUTÉE
POUR LE BIODIESEL DE COLZA
À la crise du pétrole, avec un prix du baril au plus bas
en début d’année qui a provoqué une forte compétition
intra-européenne, s’est ajoutée la concurrence accrue
des biocarburants HVO (à base d’huiles végétales
hydrotraitées) favorisés par l’importation à moindre
coût d’huile de palme. En conséquence, Avril a dû
temporairement adapter son activité de production
de biodiesel en 2016. Avec le rebond du prix du pétrole,
la situation s’est améliorée à partir de l’automne et la
vente de biodiesel est repartie à la hausse, soutenue
par des taux d’incorporation favorables : jusqu’à 8 %
dans le gazole français (7 % en Europe) et 4 %,
désormais obligatoire, dans le gazole « non routier ».
PRÉSERVER UNE FILIÈRE
CRÉATRICE DE VALEUR
L’Europe, suivant l’engagement précurseur de la France
dans le domaine des énergies renouvelables, a joué
un rôle décisif et précurseur dans le développement des
biocarburants de 1re
génération. Mais ces derniers mois,
la Commission européenne propose de revoir à la baisse
la part de cette énergie renouvelable dans les transports.
Son objectif : favoriser la croissance des biocarburants
de 2e
génération. Dans ce contexte, la filière française
des huiles et protéines végétales, aux côtés de
l’ensemble des acteurs européens des biocarburants,
reste mobilisée pour préserver le débouché de la
1re
génération. Issue de l’engagement des acteurs
historiques de la 1re
génération, la 2e
génération est
un atout complémentaire de son aînée pour permettre
à l’Europe d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés
en matière d’énergies renouvelables. Alors que la
surcapacité du marché et l’incertitude réglementaire
affaiblissent l’un des débouchés majeurs des
agriculteurs, producteurs de colza, Avril reste confiant
dans l’avenir d’une filière française créatrice de valeur,
aux atouts environnementaux et socio-économiques
incontestables :
ACTIVITÉS
La filière française
du biodiesel en chiffres
20 000emplois dans les territoires
 1L = 1,5Kg
Pour 1 litre de Diester®
produit,
l’équivalent de 1,5 kg de tourteaux de colza
est produit pour l’alimentation animale
100 000agriculteurs producteurs de colza
1,5Md€
d’économie annuelle d’importation
de diesel fossile et de tourteaux
pour l’alimentation animale
2Md€
La contribution de la filière au PIB
de la France
FOCUS
Préserver la filière
française du biodiesel
50 51
● le biodiesel est l’une des seules énergies renouvelables
immédiatement disponible pouvant se substituer
facilement aux carburants pétroliers. Il émet 60 %
de gaz à effet de serre de moins que le gazole fossile
et son incorporation engendre une baisse significative
des émissions de particules polluantes : jusqu’à 43 %
de particules en moins avec un diesel B30
(étude IFPEN – 2016) ;
● le biodiesel de colza est issu d’une filière agricole
et industrielle qui représente 20 000 emplois en France –
principalement en milieu rural –, favorise le dynamisme
économique des territoires et contribue à hauteur
de 2 milliards d’euros au PIB national ;
● coproduit des tourteaux destinés à l’alimentation
animale, le biodiesel de colza contribue à la dimension
nourricière de l’agriculture et permet à la France
de diminuer sa dépendance aux importations
de soja OGM. Grâce au biodiesel de colza français,
l’autosuffisance de la France est passée, depuis la
création du Groupe en 1983, de 23 % à plus de 55 %.
Née en France au début des années 1990,
la filière biodiesel est une illustration
emblématique de l’excellence, de
l’innovation et des savoir-faire qui animent
nos territoires. Son développement
a permis de rassembler les atouts de notre
agriculture et les forces de notre industrie
pour faire de la France un leader des
énergies renouvelables et de la chimie
du végétal en Europe. Tout en défendant
l’indépendance de la France et de l’Europe
en protéines végétales, composante
essentielle de l’alimentation des animaux
de nos élevages.
STÉPHANE YRLÈS
Secrétaire général
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS
Huiles  Condiments
Des marques leaders sur leurs marchés
Dans un contexte de marché incertain, le domaine
Huiles  Condiments mise sur les atouts de son organisation
en filière, la force de ses marques et sa capacité constante
d’innovation pour consolider ses positions sur ses marchés
et accélérer sa dynamique internationale.
12usines
dont 7 en France
1,1 Md€
de chiffre d’affaires
1,2 M
de tonnes
d’huiles alimentaires vendues
44 000tonnes
de savons vendues
42 000tonnes
de sauces vendues
52 53
LESIEUR ACCÉLÈRE SON
DÉVELOPPEMENT
SUR TOUS SES MARCHÉS
N° 1 des huiles alimentaires en France et n° 3 des
condiments, Lesieur poursuit le lancement d’innovations
de rupture et la modernisation de son outil industriel, tout en
accélérant son déploiement à l’international, en Afrique du Nord
et de l’Ouest, en Asie et au Proche et Moyen-Orient. Dans un
marché français stable où les marges des industriels sont sous
pression, Lesieur mise sur des innovations de rupture, ciblant les
nouveaux usages de consommation, et une offre haut de gamme,
portée par des recettes inédites. Après le succès du Stop Goutte,
la marque a créé l’événement avec une huile « facile à étaler »
dans un nouveau format de 150 ml, avec un applicateur en
silicone intégré. Le succès de ses huiles combinées a permis
d’étendre son offre en 2016 avec ISIO 4 Touche de noix et Lesieur
Tournesol  Olive. Puget, qui fête en 2017 ses 160 ans, a poursuivi
la croissance soutenue de ses ventes, grâce notamment au
lancement d’un flacon souple avec bouchon anti-goutte et
une huile d’olive vierge premium « saveur fruité noir », une huile
100 % française au goût délicat d’olives confites. Soucieuse
de développer son activité sur un segment en forte croissance,
Lesieur s’est aussi alliée à la marque italienne Monini pour
introduire sur le marché français son offre d’huile d’olives bio.
Dans les condiments, l’entreprise a déployé de nouvelles recettes,
à l’instar des mayonnaises Duo, une innovation exclusive signée
Lesieur, d’une sauce aigre-douce et de sauces biphasées.
UNE UNITÉ INDUSTRIELLE
EN ALGÉRIE EN 2018
Avec des produits présents dans 65 pays, Lesieur accélère
son déploiement à l’international et mise sur deux leviers :
le développement de ses activités à l’export et l’implantation
d’usines dans les marchés en croissance. Depuis l’Hexagone,
Lesieur développe ainsi l’export d’une offre premium,
notamment dans les condiments, dont les ventes poursuivent
leur croissance en Asie, particulièrement en Chine, et au
Moyen-Orient, portées par la marque France et des recettes
sur mesure, adaptées aux attentes des marchés. Une tendance
observée également sur l’huile d’olive, avec la distribution
à l’international par Lesieur de la marque italienne Azienda
Olearia del Chianti. En local, Lesieur développe sa présence
dans certains pays par le biais de partenariats, à l’image
de l’accord avec le groupe Djadi pour la construction d’une usine
de mayonnaise en Algérie, qui sera opérationnelle en 2018.
2016 vu par Romain Nouffert, Directeur général de Lesieur
Un process
révolutionnaire
à Coudekerque
C’est une petite révolution qui se prépare
à l’usine Lesieur de Coudekerque
(Nord), berceau historique de la marque.
22 millions d’euros sont investis pour
moderniser et développer les activités
industrielles et de recherche du site.
Un investissement record étalé sur trois
ans qui fera de Lesieur Coudekerque
une référence en termes de qualité, d’agilité
et d’innovation industrielle, sur le plan des
recettes comme sur le plan des emballages.
Avec à la clé une capacité portée à
210 millions de litres (contre 180 millions
en 2016), une réduction significative
des quantités de plastique utilisées,
des bouteilles plus résistantes et un design
revisité, pour mieux répondre aux attentes
des clients et des consommateurs.
OLIVIER DELAMÉA
Directeur général du domaine
Huiles  Condiments
Au service de notre
mission, nos marques sont
un vecteur formidable de
création de valeur partagée
à tous les niveaux de la filière.
C’est cette différence qui
en fait des leaders sur leurs
marchés avec pour priorité
l’amélioration constante de
nos produits et l’engagement
à répondre toujours mieux aux
attentes des consommateurs.
54 55
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS
EXPUR MISE SUR LES SYNERGIES
POUR DIVERSIFIER SON
PORTEFEUILLE
Acteur clé du marché des oléagineux en Roumanie, Expur
assure la collecte de graines de colza et tournesol pour le
compte de Saipol et pour son propre site de Slobozia. La filiale
commercialise des tourteaux, huiles alimentaires et biodiesel
en Roumanie, plateforme de développement pour toute la zone
de la mer Noire et le bassin méditerranéen. Expur a évolué
dans un contexte économique difficile en 2016. La baisse des
cours du pétrole et le recul de la consommation, lié notamment
à la baisse de la démographie en Roumanie, ont représenté
des freins à un développement serein de l’activité. Malgré
cet environnement adverse, et renforcé par les investissements
de ces dernières années et la mobilisation de ses collaborateurs,
Expur a su tirer son épingle du jeu et consolider ses positions
sur le marché local comme à l’export. Avec une production
globalement dynamique, l’activité de collecte et de trituration
gagne des volumes, avec 450 000 tonnes de graines triturées
en 2016. Avec 120 000 tonnes vendues en 2016, l’activité
biodiesel maintient son avance et voit se développer des
opportunités de croissance à l’échelle de toute la région.
La production de tourteaux pour l’alimentation animale atteint
quant à elle 200 000 tonnes, contribuant à hauteur de 50 %
aux besoins des élevages roumains en protéines végétales.
DIVERSIFICATION DU PORTEFEUILLE
Sur l’activité Huiles  Condiments, Expur a maintenu
ses positions commerciales avec 100 millions de litres d’huile
de tournesol produits en 2016, dont 95 % en bouteilles.
Le développement de l’activité vrac, à destination des
professionnels de l’agroalimentaire et de la restauration
hors domicile, a connu un bel essor, avec une progression
de près de 30 %. Quant à Untdelemn de la Bunica, le travail
de rénovation, de diversification et de montée en gamme
porte ses fruits (voir ci-contre). Il se poursuit en 2017 avec
un développement significatif des volumes à l’export,
notamment vers le Moyen-Orient. En parallèle, Expur prépare,
en synergie avec Lesieur Cristal, le lancement sur le marché
roumain d’une huile d’olive baptisée « Zagora ». En B-to-B,
a dynamique de diversification engagée par Expur s’inscrit
pleinement dans le cadre de la nouvelle plateforme
commerciale « Avril Oil  Ingredient Solutions » mise en
place par le domaine Transformation végétale. L’objectif :
faire jouer les synergies au sein d’Avril pour proposer aux
clients des huiles végétales, huiles de spécialités et ingrédients
fonctionnels de qualité, au plus près des besoins.
2016 vu par Pascal Pinson, Directeur général d’Expur
Bunica conforte
son leadership
Leader des huiles alimentaires en Roumanie,
Untdelemn de la Bunica voit ses ventes
progresser dans un marché pourtant
en recul, pour atteindre un niveau record :
14 millions de litres ont été commercialisés
en 2016, contre 13 millions un an plus tôt,
confirmant le leadership de la marque en
Roumanie. Un succès rendu possible grâce
à la rénovation complète des gammes et le
lancement d’innovations fortes, en rupture
avec les habitudes de consommateurs
roumains traditionnellement tournés vers
l’huile de tournesol. Une huile de tournesol
enrichie en vitamine D ou encore une huile
spéciale friture ont ainsi été proposées
successivement ces deux dernières années.
La dynamique se poursuit avec le lancement
de la marque d’huile d’olive Zagora et un
programme prometteur d’innovation autour
de la marque Untdelemn de la Bunica,
qui s’accompagne d’un plan marketing
et média à la hauteur de l’ambition d’Expur.
56 57
AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS
LESIEUR CRISTAL ÉTEND
SES POSITIONS À L’EXPORT
Avec un portefeuille de marques patrimoniales fortes au Maroc
(Lesieur, Al Horra, Huilor, El Kef, Taous), Lesieur Cristal conforte
son leadership sur le marché des huiles alimentaires et des
savons. Son modèle économique, qui s’appuie sur une stratégie
d’innovation et de diversification, dépasse aujourd’hui largement
les frontières du pays. En 2016, Lesieur Cristal a dû faire face
à un contexte climatique et économique difficile. L’année a été
marquée par un épisode de sécheresse particulièrement grave.
Avec des conséquences à la fois sur la production agricole,
mais aussi sur la consommation des populations rurales.
Dans ce contexte, Lesieur Cristal a réussi à maintenir un rythme
soutenu en matière d’innovation produit, tout en accentuant son
développement à l’export. Des innovations structurantes ont ainsi
vu le jour, notamment une gamme de shampoing Taous, une huile
d’olive extra vierge Al Horra et un savon ménager en poudre El Kef
proposé en dosettes. Ce dernier produit, un vrai succès en Afrique
subsaharienne, vient renforcer des ventes à l’export en forte
croissance : + 14 % en 2016, tous segments de marchés confondus,
confirmant le leadership de Lesieur Cristal sur l’Afrique du Nord
et subsaharienne. Pour 2017, la société met l’accent sur son rôle
d’agrégateur auprès de l’amont agricole, le développement de
son pipe d’innovations, et la poursuite de la conquête de nouveaux
marchés à l’international, avec des projets aux États-Unis,
en Égypte, en Côte d’Ivoire et au Nigeria.
LA VALORISATION DES
COLLABORATEURS AU CŒUR
DU SUCCÈS DE L’ENTREPRISE
La filiale s’est à nouveau distinguée en 2016 par son
engagement en matière d’innovation RH et de valorisation
des collaborateurs. Le taux de fréquence des accidents (TF2)
a reculé de 50 % en 2016, permettant à Lesieur Cristal
de recevoir le 1er
prix des Trophées marocains de la prévention
en grandes entreprises. Parallèlement, l’opération Vis ma vie
a permis à 40 collaborateurs de différents services de découvrir,
chaque semaine durant 3 mois, le métier de leurs collègues
commerciaux et ainsi de leur apporter leur soutien. Autre action
forte : Lesieur Cristal a des talents, un événement qui a
rassemblé tous les collaborateurs autour de stands dédiés
aux innovations de la société. Des initiatives partagées dans
le cadre des Défis de la performance et du programme
d’animation Nourrir la Vie, qui rassemble chaque année
les collaborateurs d’Avril autour d’un challenge interne et
d’initiatives faciles à dupliquer pour faire progresser le collectif.
2016 vu par Samir Oudghiri Idrissi,
Directeur général de Lesieur Cristal
Lesieur Cristal, artisan
de la relance des filières
oléagineusesetoléicoles
Lesieur Cristal est engagé depuis 2013
aux côtés du groupe Avril dans la
valorisation des surfaces cultivables
au titre du plan Maroc Vert. Son action,
dans le cadre d’un dispositif d’agrégation
rassemblant 900 agriculteurs, a permis
de porter les surfaces de tournesol et de
colza – quasiment inexistantes au Maroc
au début des années 2010 – à plus
de 50 000 hectares en 2016. L’objectif :
atteindre 130 000 hectares en 2020,
dont deux tiers en tournesol, avec
des filières structurées de l’amont
jusqu’à l’aval. Une dynamique qui
contribue à l’indépendance en protéines
végétales des élevages marocains,
grâce à la coproduction de tourteaux.
Même mobilisation du côté de l’olive,
dont la relance s’est inscrite dans le cadre
d’un programme d’agrégation rassemblant
plus de 200 agriculteurs (500 à l’horizon
2020) et centré sur l’agriculture raisonnée.
Lesieur Cristal possède aujourd’hui trois
domaines de plantations (plus de 350 000
oliviers répartis sur 1 500 hectares)
et s’est équipé d’une unité de trituration
d’une capacité de 12 000 tonnes, sur le site
d’El Kelaâ des Sraghna, à proximité de
Marrakech. L’objectif : couvrir à terme 40 %
des besoins de Lesieur Cristal en huile d’olive.
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AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS
Oléochimie
La force d’un modèle diversifié
Dans un environnement adverse, avec des activités
pénalisées en 2016 par la chute du cours du pétrole, Oleon
confirme ses choix stratégiques : diversifier son portefeuille
vers des solutions applicatives à forte valeur ajoutée,
approfondir sa connaissance des marchés et des clients,
investir en recherche pour préparer l’avenir.
6usines
en Europe et en Asie
632 M€
de chiffre d’affaires
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de dépenses RD
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Rapport d'activité Groupe Avril 2016

  • 2.
  • 3. SOMMAIRE 2 • Profil 4 • Un groupe structuré en filière 6 • Entretien croisé avec Jean-Philippe Puig et Arnaud Rousseau 8 • Gouvernance 12 • Décryptage financier de l’année 13 • Chiffres clés 18 • Les enjeux d’Avril 20 • Avril 2020 : se transformer pour mieux s’engager 22 • Un groupe fort et compétitif sur ses marchés, à l’écoute de ses clients 26 • Un groupe résolument international à la conquête de nouveaux débouchés 30 • L’innovation, moteur de création de valeur durable 34 • Des collaborateurs engagés au service d’un projet d’entreprise fédérateur 40 • Sofiprotéol 46 • Transformation végétale 52 • Huiles & Condiments 60 • Oléochimie 64 • Nutrition animale 68 • Avril Spécialités Animales 72 • Transformation animale 78 • Avril Développement 82 • Informations financières PANORAMA DES ACTIVITE´S INTRODUCTION 2016 L’ESSENTIEL
  • 4. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 Avril, une dynamique collective NOTRE MISSION Créer durablement de la valeur dans les filières des huiles et protéines, contribuant ainsi à une meilleure alimentation des Hommes et à la préservation de la planète. NOTRE SINGULARITÉ Le groupe Avril est né d’une démarche collective. Il a été créé en 1983 à l’initiative du monde agricole pour développer les productions françaises de plantes riches en huile (colza, tournesol, olive, soja…) et en protéines (pois, féveroles, lupins…). En fédérant tous les acteurs de ces filières et en développant les débouchés économiques de leurs productions, Avril est devenu, en un peu plus de 30 ans, un groupe industriel et financier majeur. Aujourd’hui, il est présent en France et à l’international dans des secteurs aussi diversifiés que l’alimentation humaine, la nutrition et les expertises animales, les énergies et la chimie renouvelables. Dans chacun de ces secteurs, sa croissance s’appuie sur un portefeuille de marques leaders sur leur marché, comme Sanders, Lesieur, Puget, Matines, Diester® , Bunica, Taous… Avril s’est construit et fonctionne toujours selon un modèle original : une organisation en filière, de la graine jusqu’aux produits élaborés, dans laquelle chaque activité crée de la valeur pour tous les maillons de la chaîne. Pour faire vivre ce modèle, le Groupe mise sur la complémentarité de ses deux métiers : un métier industriel, organisé autour des activités du végétal et de l’animal, et un métier d’investisseur à travers Sofiprotéol, société de financement et de développement. L’originalité de ce modèle fait d’Avril un groupe à part qui se caractérise par un actionnariat collectif solide, un ancrage agricole et territorial fort, et le réinvestissement systématique de ses résultats dans le développement des filières nationales partout où il opère. 7 200collaborateurs 5,9Md€ de chiffre d’affaires 2016 21pays
  • 5. RÉPARTITION MONDIALE DES EFFECTIFS EN 2016 EN FRANCE, UN ANCRAGE TERRITORIAL FORT 2 3 1 % Amériques 15 % Afrique 3 % Asie Implantations industrielles Bureaux de représentation 81 % Europe 84sites industriels dans le monde dont : 29 dans les filières végétales 55 dans les filières animales PRÈS D’UN TIERS DU CHIFFRE D’AFFAIRES RÉALISÉ À L’INTERNATIONAL EN 2016 44 implantations dans les filières animales 15 implantations dans les filières végétales Île de la Réunion
  • 6. Avril,ungroupe structuréenfilière, delagraineau produitélaboré Avril s’appuie sur une organisation en filière originale réunissant l’excellence de l’agriculture et de l’industrie françaises. Cette organisation a vu le jour au début des années 1980, en réponse à un embargo des États-Unis sur les exportations de soja et la mise en lumière de la dépendance de notre agriculture en matière de protéines végétales. Les producteurs de colza se sont alors mobilisés pour mettre sur pied une filière française des huiles et protéines à même de reconquérir son indépendance. Des agriculteurs de toutes les régions de France ont contribué, par le biais de Sofiprotéol, à la construction d’un groupe industriel et financier porteur de débouchés pérennes et durables pour leurs récoltes. C’est l’acte de naissance d’Avril. Grâce à cet engagement exemplaire, ils ont créé les conditions d’émergence de nouvelles voies de valorisation de leurs productions, à l’instar du biodiesel de colza, innovation issue de l’agriculture française. Grâce à cette énergie renouvelable, baptisée Diester® , les tourteaux de colza cultivé dans nos campagnes représentent aujourd’hui l’une des sources principales de protéines végétales de nos élevages. Grâce à leur vision pionnière et entrepreneuriale, ils ont bâti un modèle centré sur la création de valeur partagée au fil des métiers de la filière – tous intimement liés, au fil des territoires de la ferme France et au-delà. De la graine au produit élaboré, de l’alimentation humaine à la nutrition animale, en passant par les expertises animales, les énergies renouvelables et la chimie du végétal.
  • 7. T Collecte de graines Intervention de la société de financement et de développement, Sofiprotéol Semences, biotechnologies, autres intrants et services 100 000 agriculteurs
  • 9. Génétique santé animale, autres intrants et services Oléochimie Lait, viandes Volaille Éleveurs Œufs porc
  • 10. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 Que retenir de l’année 2016 ? A. ROUSSEAU : Pour la 2e année consécutive, Avril a dû faire face à un contexte économique difficile. La conjonction de plusieurs facteurs défavorables à ses activités de base a pénalisé les résultats : l’effondrement du prix du pétrole, de mauvaises récoltes en colza, un prix du lait très bas, mais aussi l’évolution de la demande des clients en œuf coquille. J.-P. PUIG : Dans ce contexte, certaines de nos entités ont battu des records de croissance comme Sofiprotéol, Bunica, Abera, Sopral, Terrial. Malgré des résultats économiques dégradés, nous avons maintenu le cap avec des investissements supérieurs à ceux réalisés en 2015. Nous avons également continué à recruter : 200 cadres en 2016 dont 20 % issus de la mobilité interne. Vous avez fait évoluer l’organisation du Groupe, avec quel objectif ? J.-P. PUIG : Notre souhait était de simplifier l’organisation managériale et d’élargir le Comex pour que nous puissions prendre des décisions plus rapides et que les patrons opérationnels puissent réagir plus vite. C’est une réussite. Notre Groupe est toujours en phase de consolidation avec, cette année encore, des avancées structurantes dans la mise en œuvre d’outils de gestion communs et la modernisation de nos systèmes d’information. Tous ces projets demandent du temps. 2017 devrait marquer un vrai point de bascule dans ce domaine. Un an après le lancement du nouveau plan stratégique Avril 2020, quel bilan ? J.-P. PUIG : Nous avons avancé sur tous les axes. En améliorant notre structure de coûts, nous avons réalisé de nouvelles économies. Autre sujet de Guidé par son nouveau plan stratégique, Avril poursuit sa transformation dans un contexte économique adverse. Les avancées structurantes de 2016 dessinent les futurs contours d’un Groupe fidèle à sa mission. Analyse de Jean-Philippe Puig, Gérant de la SCA Avril, et d’Arnaud Rousseau, Président d’Avril Gestion. JEAN-PHILIPPE PUIG Gérant de la SCA Avril Nous avons approfondi nos relations avec les clients et construit des partenariats qui nous permettent de mieux valoriser les atouts de notre organisation en filière. Conjuguer résilience et vision de long terme
  • 11. 6 7 satisfaction : l’approfondissement de nos relations avec les clients, avec des partenariats qui permettent de mieux valoriser nos savoir-faire. Je citerai deux initiatives dont le succès a dépassé nos attentes : la filière porcine d’excellence bâtie avec Fleury Michon et la coentreprise AVF grâce à laquelle Avril contribue activement à permettre au porc français de reconquérir les rayons. Nous avons également progressé dans le développement de nos activités à l’international, avec des projets marquants offrant de réelles opportunités pour l’avenir. Nous souhaitons accélérer cet axe. A. ROUSSEAU : Avril et la filière ont aussi été très actifs en matière d’innovation. Dans les protéines notamment, la démarche du Groupe est audacieuse, avec de réelles opportunités de débouchés pour les productions agricoles. La naissance d’Evertree dans la protéochimie® en est une belle illustration. Dans l’alimentation humaine aussi, nos cultures, pourvoyeuses de protéines végétales, offrent des perspectives intéressantes et prometteuses. Comment les collaborateurs vivent-ils cette période de transformation ? J.-P. PUIG : Je voudrais exprimer ma reconnaissance à l’ensemble de nos collaborateurs qui se sont investis avec beaucoup d’énergie au cours de cette année. Signe de cet investissement, le succès du plan d’actionnariat salarié lancé cette année, qui montre la confiance de nos équipes dans l’avenir. Nous avons aussi mis en place un Comex des jeunes qui nous apporte une vision très intéressante, en travaillant notamment sur des sujets comme le digital ou l’organisation du travail dans le futur Campus Avril, qui verra le jour en juillet 2018 à Bruz, près de Rennes. C’est à mes yeux un symbole fort de ce qu’est Avril : un groupe innovant, durable, ouvert, accueillant pour ses équipes et proche du monde agricole. Comment se présente 2017 ? A. ROUSSEAU : 2017 est une année charnière, avec des échéances importantes, notamment pour l’avenir du débouché biodiesel. Nous restons confiants car nous disposons d’atouts formidables. Ensemble, nous saurons valoriser la pertinence de notre démarche et la force de notre modèle en filière pour la ferme France. J.-P. PUIG : L’année a nettement mieux commencé. Grâce à un prix du baril de pétrole stabilisé, notre activité biodiesel repart à la hausse. Nous poursuivons notre développement et notre transformation avec, pour 2017, trois priorités : 1. la sécurité ; 2. les clients ; 3. la performance économique. Avril Gestion a un nouveau président. Quel sera son rôle ? A. ROUSSEAU : Fidèle à l’héritage de Xavier Beulin, avec l’ensemble des administrateurs et dans la continuité du plan Avril 2020, ma mission consiste à accompagner les grandes orientations stratégiques du Groupe. Et, dans la droite ligne des principes qui ont présidé à sa création, à cultiver le lien fort qui fédère les agriculteurs de nos filières et les talents d’Avril autour d’un même projet d’avenir. Ce même projet qui a démontré que, dans une économie ouverte et en prise directe avec les aléas des marchés, l’union fait la force et élargit le champ des possibles. Je souhaite aussi valoriser et transmettre auprès des nouvelles générations le caractère si singulier d’Avril, ses racines agricoles et sa mission d’intérêt général. Ensemble, nous saurons valoriser la pertinence de notre démarche et la force de notre modèle en filière pour la ferme France. ARNAUD ROUSSEAU Président d’Avril Gestion
  • 12. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 7 DOMAINES D’ACTIVITÉS TRANSFORMATION VÉGÉTALE NUTRITION ANIMALE AVRIL SPÉCIALITÉS ANIMALES TRANSFORMATION ANIMALE OLÉOCHIMIE AVRIL DÉVELOPPEMENT TERRES UNIVIA FIDOP SALARIÉS FOP HUILES CONDIMENTS Une gouvernance collégiale, ancrée dans le monde agricole XAVIER BEULIN, UN GRAND LEADER DU MONDE AGRICOLE Disparu brutalement le 19 février 2017 à 58 ans, Xavier Beulin présidait le groupe Avril depuis 2000. Engagé très jeune dans le syndicalisme agricole, il en a gravi tous les échelons, devenant président de la FOP en 1999 puis de la FNSEA. Il laisse le souvenir d’un homme profondément engagé, amoureux de la terre et porteur d’une vision, ayant œuvré sans relâche au développement de l’agriculture française. Au groupe Avril, il aura donné un élan inestimable et une carrure de champion national.
  • 13. Le Conseil d’administration UNE GOUVERNANCE TAILLÉE POUR L’AVENIR En 2015, Avril s’est doté d’une nouvelle gouvernance et d’un statut de Société en commandite par actions (SCA). Cette structure permet de séparer le pouvoir des actionnaires (les associés commanditaires qui regroupent le FIDOP (3) et la FOP (4) ainsi que la Fondation Avril, reconnue d’utilité publique), de celui du gestionnaire (la société Avril Gestion, associé commandité). Elle contribue à maintenir les actionnaires fondateurs du Groupe au cœur de sa stratégie de croissance. Les commanditaires exercent leur rôle à travers un Conseil de surveillance composé de huit membres – dont deux représentants des salariés du groupe Avril élus par leurs pairs – et présidé par Antoine Henrion, également Président de Terres Univia (5) . Le Conseil d’administration d’Avril Gestion nomme le gérant de la SCA et décide des grandes orientations stratégiques et financières du groupe Avril. Il se compose de neuf membres : quatre membres issus de la FOP, trois personnalités qualifiées et deux anciens dirigeants ou anciens mandataires sociaux du Groupe. En février 2017, les administrateurs d’Avril Gestion ont élu Arnaud Rousseau à la présidence du Conseil d’administration. (1) Association interprofessionnelle pour la promotion et la coopération internationale de la filière française des huiles et des protéines végétales. (2) Institut technique des professionnels de la filière des huiles et protéines végétales et de la filière chanvre. (3) Fonds de développement interprofessionnel de la filière des oléagineux et des protéagineux. (4) Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux. (5) Interprofession des huiles et protéines végétales. 8 9 BERNARD DE VERNEUIL Membre du bureau et administrateur de la FOP PIERRE PRINGUET Vice-président du Conseil de Pernod Ricard ARNAUD ROUSSEAU Président d’Avril Gestion, président de la FOP JEAN-PIERRE DENIS Président du Crédit Mutuel Arkea et du Crédit Mutuel de Bretagne SÉBASTIEN WINDSOR Vice-président du bureau de la FOP et Président de Terres Inovia (2) SYLVIE RUCAR Consultante GÉRARD TUBÉRY Président d’Agropol (1) ANNE LAUVERGEON PDG d’ALP Services et Présidente de Sigfox ALAIN MIROT Ancien Directeur administratif et financier de Sofiprotéol
  • 14. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 1 - PAUL-JOËL DERIAN Directeur de la Recherche, Innovation Développement 2 - PHILIPPE LAMBLIN Directeur des Ressources Humaines 3 - STÉPHANE YRLÈS Secrétaire général 4 - YVES DELAINE Directeur général délégué 5 - BERNARD MAHÉ Directeur général du domaine Nutrition animale 6 - MOUSSA NACIRI Directeur général du domaine Oléochimie 7 - MICHEL BOUCLY Directeur général délégué 2 51 74 63 Le Comité exécutif
  • 15. 10 11 8 - JEAN-PHILIPPE PUIG Gérant 9 - OLIVIER DELAMÉA Directeur général du domaine Huiles Condiments 138 12109 11 10 - JEAN-BAPTISTE BACHELERIE Directeur général du domaine Transformation végétale 11 - AYMERIC MONGEAUD Directeur administratif et financier 12 - GABRIEL KRAPF Directeur du développement industriel et international 13 - ÉRIC PHILIPPE Directeur général délégué Pour accompagner l’évolution de l’organisation managériale, le Comité exécutif a été élargi au 1er janvier 2016 aux principaux domaines d’activités du Groupe ainsi qu’à la Direction de l’innovation. Il accueille deux nouveaux membres en 2017 : Olivier Delaméa, Directeur général du domaine Huiles Condiments, et Paul-Joël Derian, Directeur de la Recherche, Innovation Développement.
  • 16. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 Décryptage financier de l’année Malgré un contexte de marché défavorable sur la majorité de ses activités, Avril a maintenu en 2016 son cap stratégique Avril 2020. Un élan que le Groupe entend poursuivre en 2017, afin d’accélérer sa transformation. laitiers, la chute des cours du lait et le développement de la compétition intra-européenne ont durement affecté les éleveurs, qui ont vu reculer leurs cheptels. Les filières animales subissent également de plein fouet l’évolution extrêmement rapide des modes de consommation. À l’exemple de la filière œufs, contrainte de s’engager dans la mise en place d’une production dite « alternative » à la cage, qui peine à se redresser. De son côté, la filière avicole a poursuivi sa consolidation, dans la lignée des actions de structuration industrielle entreprises avec succès ces deux dernières années. Si la reconquête du marché intérieur est bien engagée, l’export reste confronté à une compétition féroce et la répétition des épizooties d’influenza aviaire a durement impacté certaines productions. Dans le porc, 2016 a montré une amélioration des indicateurs de conjoncture, avec des prix de vente à la hausse. Les actions engagées pour permettre au porc français de se différencier par la qualité et de retrouver sa place dans les rayons des grandes surfaces ont commencé à porter leurs fruits. Du côté des filières végétales, alors qu’en mer Noire, aux États-Unis ou encore en Argentine, les récoltes de grandes cultures – céréales en tête – ont été Quelle analyse faites-vous de l’année 2016 ? A. M. : Après une année 2015 difficile, nous avons dû faire face à une nouvelle dégradation de notre environnement. Presque tous nos métiers ont subi la conjonction de facteurs défavorables. Le cours des matières premières, doublé d’une forte volatilité, a comprimé nos marges. Notamment, la chute du prix du baril, avec un cours avoisinant les 27 dollars en février – son plus bas niveau en 12 ans –, a pénalisé le biodiesel. Parallèlement, les négociations commerciales avec la grande distribution n’ont pas permis de répercuter la flambée des cours, en particulier de l’huile de colza et de l’huile d’olive, qui ont augmenté de 16 % en 2016. La « guerre des prix » et les demandes répétées par la grande distribution de déflation ont aggravé la situation, mettant en évidence un profond décalage avec la réalité économique de la filière. Enfin, la crise agricole sans précédent qui frappe nos filières s’est étendue, touchant tous les pans de l’agriculture française, avec des répercussions sur nos activités. Comment se sont portées les activités du Groupe ? A. M. : Les filières animales restent en première ligne de la crise agricole. Dans le sillage de la fin des quotas AYMERIC MONGEAUD Directeur administratif et financier du groupe Avril, Directeur général délégué de Sofiprotéol
  • 17. Chiffres clés 12 13 5,9 Md€ de chiffre d’affaires 1,78 Md€ de capitaux propres 144 M€ d’EBITDA
  • 18. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 Investissements 207 M€ d’investissements en 2016 dont : 38  M€ d’investissements consacrés aux systèmes d’information du Groupe 73  M€ d’investissements industriels dans les filières végétales 42  M€ d’investissements industriels dans les filières animales 54  M€ d’investissements de Sofiprotéol, société de financement et de développement
  • 19. société de financement et de développement, qui réalise sur ses deux métiers d’investisseur et de gestion financière de belles performances en 2016. Ses engagements ont atteint un niveau record et son périmètre d’activités s’est élargi à de nouveaux secteurs comme le lait et les ingrédients. Comment envisagez-vous l’avenir ? A. M. : Fort de capitaux propres s’élevant à 1,78 milliard d’euros et d’un niveau d’endettement resté faible et maîtrisé, le Groupe bénéficie d’une solidité financière lui permettant de maintenir un niveau d’investissement soutenu, indispensable à la consolidation de son « business model », à la compétitivité de ses outils industriels et à la réalisation d’Avril 2020. Dans cette optique, le Groupe a levé 880 millions d’euros en 2016 au travers d’un club deal centralisé au niveau de sa holding et d’un programme de titrisation de créances clients. Une opération importante, qui sécurise le financement du plan stratégique et marque la confiance de nos partenaires financiers. Une opération qui permet également au Groupe d’accélérer sa transformation au service de l’excellence opérationnelle et de la modernisation de ses infrastructures, processus et systèmes d’information, avec de premières réalisations concrètes en 2016 : la création d’une direction en charge du suivi de la performance, le déploiement progressif de solutions SAP à l’ensemble de nos entités, le regroupement des équipes comptables au sein d’un centre de services partagés (CSP) qui a déjà accueilli les collaborateurs en charge de la paie début 2016. pléthoriques, les agriculteurs français ont connu leur plus mauvaise moisson de blé en 40 ans. En cause : une météorologie défavorable. Contrairement à la concurrence européenne, les productions oléagineuses françaises ne font pas exception et enregistrent une campagne décevante, notamment en colza, impliquant un recours accru aux importations de graines. Résultat : nos marges de trituration se sont contractées sous l’effet de rendements en repli, d’un renchérissement du prix de la graine et d’une compétition exacerbée. Quelle performance pour le Groupe Avril en 2016 ? A. M. : Le chiffre d’affaires baisse légèrement, à 5,9 milliards d’euros, et l’Ebitda se contracte à 143,8 millions d’euros. Après un premier semestre difficile, l’année a néanmoins bénéficié d’un redressement notable sur le dernier trimestre. Le résultat net est en revanche lourdement impacté par les dépréciations d’actifs sur nos métiers de trituration, de raffinage et d’estérification, ainsi que sur l’œuf coquille, et s’établit à - 51,6 millions d’euros. Dans cet environnement de marché particulièrement adverse sur tous nos métiers, ces chiffres illustrent la résilience du Groupe et valident pleinement la pertinence du plan stratégique Avril 2020. Avec notamment pour objectifs : ● de réduire l’exposition de nos activités industrielles aux risques exogènes, notamment en développant la montée en puissance de nos produits de spécialités à vocation mondiale ; ● de poursuivre la dynamique des activités de la Le Groupe bénéficie d’une solidité financière lui permettant de maintenir un niveau d’investissement soutenu, indispensable à la consolidation de son « business model ». 14 15
  • 21. Portée par une vision de long terme bâtie sur la prospective, l’ambition d’Avril pour 2020 se structure autour de quatre axes stratégiques. Bilan des avancées 2016.
  • 22. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 L’ESSENTIEL Les enjeux d’Avril Fidèle à sa mission – contribuer à une meilleure alimentation des Hommes et à la préservation de la planète –, Avril positionne l’avenir des filières des huiles et protéines en réponse aux grandes problématiques alimentaires, environnementales et sociétales du 21e siècle. Satisfaire les besoins en protéines – en France, en Europe et dans le monde Pour nourrir une population de plus de 8,4 milliards d’habitants à l’horizon 2030, l’apport en protéines végétales devient un enjeu majeur. Le besoin en protéines, qui devrait croître de 40 % d’ici 2030*, est la résultante de deux tendances : un engouement croissant des pays développés pour les protéines végétales comme alternatives à la viande et, dans les économies émergentes, une forte croissance de la demande en viande liée à la hausse du niveau de vie. Pour répondre à ce double enjeu, la stratégie d’Avril est d’accroître la production de tourteaux riches en protéines, coproduits de l’huile, pour l’alimentation animale, et de développer de nouveaux procédés et produits autour de la protéine végétale à destination de l’alimentation humaine. Résoudre l’équation alimentation-climat Nourrir la planète tout en réduisant les impacts du changement climatique sur les ressources naturelles est l’un des enjeux majeurs des filières agricoles de demain. Avec un continent emblématique, l’Afrique, qui combine forte croissance démographique et forte exposition au changement climatique. La structuration d’une filière forte, de l’amont agricole jusqu’à l’aval industriel, et le partage des savoir-faire dans le cadre de partenariats de confiance sont autant de réponses concrètes et constructives à cet enjeu. L’objectif : permettre aux filières locales de répondre par elles- mêmes aux besoins de leurs marchés et consommateurs, tout en mettant en œuvre des pratiques agricoles et d’élevage raisonnées, en cohérence avec leur milieu. S’engager pour répondre aux attentes de la société Les questions sanitaires et environnementales infléchissent les pratiques alimentaires de nos sociétés. Les consommateurs sont sensibles à l’origine des produits, leur traçabilité, leur naturalité. Produire mieux avec moins, consommer responsable et favoriser les filières locales sont des valeurs devenues incontournables, tout comme le bien-être animal ou la gestion sanitaire durable des élevages. Le modèle Avril, par le biais de ses filières intégrées et ancrées dans les territoires, est à même de jouer un rôle structurant dans les filières pour répondre à ces attentes : en faisant le lien entre la graine et le produit fini, en construisant des filières animales à la traçabilité totalement maîtrisée, en aidant les agriculteurs et les éleveurs à adapter leurs productions à ces nouveaux enjeux. * Étude BIPE et groupe Avril – 2014.
  • 23. MICHEL BOUCLY Directeur général délégué 18 19 Le futur de nos filières repose sur une vision globale de la plante et une valorisation équilibrée de ses deux coproduits : l’huile et la protéine. Nous devons continuer à développer les débouchés de ces deux ressources, indissociables l’une de l’autre, au bénéfice de nos territoires.
  • 24. L’ESSENTIEL Avril 2020 : se transformer pour mieux s’engager Pour pérenniser ses activités, développer de nouveaux débouchés et mieux répondre aux attentes de ses clients, Avril poursuit et accélère sa transformation en un groupe toujours plus compétitif, diversifié, international et innovant. Autant de leviers sur lesquels le Groupe entend miser pour relever les défis actuels et à venir. ACCÉLÉRER LA MUTATION DU GROUPE Un an après sa mise en route, la pertinence du plan stratégique Avril 2020 est totalement validée. Les difficultés rencontrées par les métiers de commodités, soumis aux aléas des cours des matières premières, rendent nécessaire l’accélération de son déploiement. Ce plan répond en priorité à deux impératifs : tout d’abord continuer à renforcer l’excellence opérationnelle pour rendre le Groupe plus compétitif et plus flexible dans un environnement économique instable. Dans ce domaine, la consolidation initiée il y a quatre ans a permis de réaliser des avancées considérables et les progrès continuent. Deuxième challenge : trouver de nouveaux relais de croissance sur des marchés porteurs. Et, dans ce but, faire monter en puissance les produits de spécialités à forte valeur ajoutée, développer les marques et l’international. Sur tous ces axes, des pas décisifs ont été franchis en 2016. Dans les filières végétales, où le métier de la première transformation évolue vers une offre diversifiée à destination de clients industriels mondiaux ; dans les filières animales, grâce à deux acquisitions majeures, Salus au Brésil qui donne au Groupe un accès au 3e marché mondial de l’alimentation animale, et Ewabo en Allemagne qui fait d’Avril un champion européen de la biosécurité des élevages. Pivot de cette mutation, le client Avril est passé d’une logique de l’offre, induite par sa mission de valorisation des débouchés agricoles, à une culture de la demande, orientée vers les clients, pour mieux adapter les filières à leurs attentes. À titre d’exemple, les initiatives qui ont permis de remettre du porc 100 % français dans les linéaires, au bénéfice des éleveurs et de l’emploi local. RÉAFFIRMER SA VOCATION En se projetant dans l’avenir, Avril reste fidèle à son projet fondateur : réduire la dépendance des filières françaises, notamment en matière de protéines végétales, composante essentielle de l’alimentation animale. La protéine reste au cœur des orientations stratégiques du Groupe avec une nouvelle ambition : l’alimentation humaine. En 2016, Avril a beaucoup avancé dans ses recherches, notamment en matière de valorisation des protéines de colza et tournesol pour les marchés agroalimentaires. C’est le même engagement en faveur des protéines végétales qui a conduit le Groupe à se mobiliser pour construire une filière agricole durable de soja 100 % origine France, par définition non OGM. Celle-ci se concrétise en 2016 par le projet d’une première unité de trituration destinée à nourrir une filière porcs du Sud-Ouest (voir ci-contre). AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 25. 20 21 UNE FILIÈRE DURABLE POUR UN SOJA 100 % ORIGINE FRANCE Après avoir contribué à la relance d’un soja français avec plus de 144 000 hectares exploités en 2016, Avril poursuit sa contribution à la structuration de la filière. À ses côtés, le groupe Carrefour, le groupe coopératif Euralis, FIPSO et Sanders-Euralis ont signé un partenariat pour la création d’une filière pérenne de graines de soja 100 % origine France. Dans ce cadre, Sojalim, coentreprise Avril/Euralis, aura pour mission dès 2017 d’exploiter à Vic-en-Bigorre (Hautes-Pyrénées) une unité de trituration de graines de soja français non OGM. Transformé en tourteaux, ce soja servira à nourrir les porcs des éleveurs du Sud-Ouest engagés dans la Filière Qualité Carrefour. Un bel exemple de la démarche filière d’Avril et de son ancrage dans les territoires, au service de la ferme France. L’œil de l’amont agricole Les huiles et protéines végétales apportent une contribution significative aux enjeux alimentaires, climatiques, énergétiques, sociaux et territoriaux de notre temps. À travers notre filière, ses savoir-faire, son excellence et sa créativité, nous disposons d’atouts formidables pour poursuivre notre engagement à conjuguer l’essor économique de nos productions et le développement durable de nos territoires. Le modèle d’Avril et son action au service de la filière en sont une illustration concrète dont nous, agriculteurs, sommes très fiers. Les orientations stratégiques du Groupe jouent plus que jamais un rôle structurant, créateur de valeur et de compétitivité pour la ferme France et ses acteurs : son agriculture, son élevage, son industrie et ses consommateurs. Le rayonnement des activités du Groupe – et donc de notre filière – à l’international est un signal fort pour l’avenir : il démontre la pertinence d’un modèle imaginé il y a 35 ans par les producteurs d’oléagineux et de protéagineux. ARNAUD ROUSSEAU Président d’Avril Gestion, président de la FOP KRISTELL GUIZOUARN Directrice du Développement durable Le développement durable, vecteur de transformation et de différenciation 2016 a vu s’étendre à l’ensemble de nos activités et au-delà de nos métiers d’origine le déploiement d’une politique de développement durable fidèle à nos principes fondateurs. Dans la droite ligne de notre mission, ce déploiement est un levier fondamental de transformation et de différenciation pour Avril. Avec la formalisation de politiques exigeantes et engageantes en matière de bien-être animal, d’achats responsables et d’approvisionnement en huile de palme durable. Avec des réalisations concrètes et structurantes pour nos filières, à l’instar de la démarche Engagés dans l’élevage et d’un partenariat emblématique avec Fleury Michon sur le porc français.
  • 26. Axe stratégique 1 Un groupe fort et compétitif sur ses marchés, à l’écoute de ses clients L’attention constante portée à la santé et à la sécurité, l’optimisation des achats et de la supply chain, le renforcement de la culture client, l’amélioration de la compétitivité des outils industriels, mais aussi le développement des filières grâce aux investissements de Sofiprotéol, sont autant de leviers qui permettent au Groupe de conforter son leadership et de mieux préparer l’avenir. L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 27. 22 23 Dans un environnement adverse, Avril poursuit l’amélioration continue de ses coûts. Pour préserver la rentabilité et la pérennité de ses activités, le Groupe s’appuie sur une démarche ambitieuse d’Excellence Opérationnelle et Stratégique (EOS) qui a permis de dégager plus de 70 millions d’euros d’économies depuis sa mise en place en 2013. LA SÉCURITÉ, PRIORITÉ ABSOLUE Depuis 2013, le taux de fréquence des accidents (TF2) a reculé de plus de 60 %. Une performance favorisée par une démarche de progrès continu baptisée « EOS Sécurité », qui vise l’objectif du zéro accident dans toutes les activités. Parmi les actions mises en place dans ce cadre : les visites de sécurité terrain (VST), un outil destiné à l’ensemble des collaborateurs, inscrivant la sécurité dans le quotidien de tous. En trois ans, plus de 700 collaborateurs ont été formés et plus de 9 300 VST ont été réalisées. L’EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE À TOUS LES NIVEAUX Tout en continuant à mutualiser ses achats, le Groupe a inauguré un programme de Gestion de la Relation Fournisseurs (SRM) baptisé « Win-Win Way ». La mise en place de négociations électroniques en est l’une des réalisations phares en 2016. Parallèlement, le Groupe a lancé le déploiement progressif d’une solution ERP (SAP) visant à faciliter la gestion des finances, achats et opérations. L’objectif : mieux répondre aux exigences des clients internes et externes, mieux interagir avec les fournisseurs et partenaires. Du côté de la performance industrielle, Avril a poursuivi le déploiement des méthodes Lean Six Sigma pour optimiser les processus et développer les compétences, générant près de 22 millions d’euros de valeur. La consolidation de la démarche EOS s’est en outre étendue à la supply chain, avec la structuration d’une direction dédiée, chargée d’aligner le Groupe sur les meilleurs standards mondiaux. Au service de cette ambition, Avril poursuit le rythme de ses investissements. Près de 210 millions d’euros ont ainsi été engagés en 2016 pour financer des projets majeurs de développement, notamment sur le plan industriel. En Algérie, avec la construction d’une usine de fabrication de mayonnaise Lesieur et la montée en puissance de l’usine d’aliment pour le bétail Sim Sanders. En Tunisie, avec la structuration d’une filière colza. Au Maroc, avec l’acquisition d’une nouvelle oliveraie. Et en France, avec le lancement d’activités et d’installations nouvelles, comme chez Lesieur à Bassens (Gironde), Matines à Brugnens (Gers) et Ovoteam à Plaintel (Côtes-d’Armor). Sans oublier le « Campus Avril » qui verra le jour en 2018 près de Rennes. L’excellence opérationnelle est la colonne vertébrale de notre réussite. Dans un contexte de marché adverse, la consolidation de notre programme EOS est plus que jamais un atout pour nous différencier et aligner le Groupe sur les meilleurs standards mondiaux. La compétitivité vue par Gabriel Krapf, Directeur du développement industriel et international 70 M€ d’économies réalisées depuis 2013 dans le cadre de la démarche EOS 760 M€ d’investissements depuis 2013
  • 28. L’ESSENTIEL UNE JOURNÉE POUR LA SÉCURITÉ DES COLLABORATEURS Dans la droite ligne des actions constantes de sensibilisation des collaborateurs à la sécurité, le Groupe a organisé en 2016 le premier « Avril Safety Day ». Sur chaque site, l’ensemble des collaborateurs s’est réuni en groupes de travail pour faire un bilan des actions réalisées et des améliorations possibles. Des ateliers ont permis de rappeler les règles fondamentales de sécurité, contrôler les équipements et former les collaborateurs à l’usage de certains outils de secours (extincteurs, défibrillateurs…). Des solutions ont aussi été proposées par les collaborateurs pour prévenir certains risques, améliorer les résultats et rapprocher davantage le Groupe du zéro accident. Axe stratégique 1 / faits marquants DÉVELOPPER LES SYNERGIES À L’INTERNATIONAL Les avancées du programme EOS sont autant de progrès devant permettre à Avril de conforter son leadership en France mais aussi de développer les synergies entre ses activités pour conquérir de nouveaux marchés à l’international. Dans cette optique, deux nouvelles zones opérationnelles ont vu le jour en 2016 : les États-Unis et l’Afrique. Cette organisation étendue permet non seulement de renforcer la présence d’Avril et de ses filiales dans ces régions mais également d’en améliorer la compétitivité. Elle représente aussi un atout de premier plan pour mieux accompagner les clients dans ces zones. L’EXCELLENCE OPÉRATIONNELLE AU CŒUR DU PROJET D’ENTREPRISE AVRIL La démarche EOS s’articule autour de six grands axes : la santé et la sécurité au travail, les performances industrielles, l’optimisation des achats, l’adaptation de l’outil de production aux conditions du marché, l’optimisation des fonctions support et la réduction des besoins en fonds de roulement. Depuis son lancement en 2013, EOS est en constante accélération, avec de nombreux projets en cours de réalisation ou clôturés, touchant l’ensemble des activités du Groupe. L’année 2016 en est une nouvelle illustration, avec plus de 500 projets menés. Un chiffre qui sera quasiment doublé en 2017. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 29. 24 25 DES FOURNISSEURS ENGAGÉS POUR LA SÉCURITÉ À l’occasion de la deuxième édition de sa journée fournisseurs, Avril a décerné des Suppliers Safety Awards à quatre fournisseurs pour récompenser leurs contributions significatives à l’amélioration de la sécurité au sein du Groupe. Aon France et Generali France ont collaboré pour aider Avril dans un programme de gestion des risques incendie en usine. De son côté, la société Delattre Levivier Maroc (DLM) a mis en place chez Lesieur Cristal un dispositif de sensibilisation et de suivi sécurité en milieu industriel. G4S, dans le cadre de son partenariat stratégique avec Oleon, a élaboré une procédure sécuritaire de travail en espace confiné accompagnée d’équipements d’évacuation spécialement conçus pour Avril. La quatrième récompense est revenue à SAP et son partenaire Augusta Reeves, qui ont développé deux applications digitales inédites pour atteindre le zéro accident : une application « Communication Immédiate Accident » (CIA) pour déclarer un accident de manière structurée et une application « Visite Sécurité Digitale » (VSD) pour faciliter le suivi des actions décidées dans le cadre des VST.
  • 30. Axe stratégique 2 Un groupe résolument international, à la conquête de nouveaux débouchés Avril exprime une volonté stratégique forte d’aller chercher des relais de croissance à l’international et d’y saisir de nouvelles opportunités, à commencer par le continent africain, priorité du plan stratégique Avril 2020. L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 31. 26 27 ACCÉLÉRER LE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE Le projet d’Avril en Afrique est d’investir dans les filières oléagineuses pour répondre à la forte croissance alimentaire locale. En aidant l’agriculture africaine à produire plus et mieux, le Groupe a pour ambition de contribuer à la reconquête des souverainetés alimentaires, comme il le fait en France. Sa démarche : partager son savoir-faire pour redynamiser les filières locales sur le modèle du Maroc où sa filiale Lesieur Cristal soutient depuis quatre ans le développement de la filière oléagineuse et la relance de la filière oléicole dans le cadre du Plan Maroc Vert. En 2016, Avril renforce sa présence dans les pays du Maghreb via ses partenaires locaux. En Tunisie, une nouvelle étape est franchie dans la construction d’une filière colza 100 % tunisienne (voir p. 28). En Algérie, le Groupe envisage déjà de doubler la capacité de la nouvelle usine d’aliments pour bétail SIM Sanders, entrée en fonction en 2016, pour produire jusqu’à 120 000 tonnes d’aliments par an. Avril a également engagé dans ce pays un projet de construction d’une usine de production de mayonnaise avec son partenaire, le groupe Djadi, pour répondre à la forte demande locale. CONQUÉRIR DE NOUVEAUX MARCHÉS Avril développe aussi de nouveaux relais de croissance à l’international grâce à la montée en puissance des métiers de spécialités, à des acquisitions, et à une stratégie de marques fortement tournée vers l’export. Parmi les avancées 2016, le domaine Transformation végétale a créé Avril Oil Ingredient Solutions (AOIS), une plateforme commerciale B-to-B tournée vers des clients de l’industrie tant en France qu’à l’international, et ouvert une antenne à Singapour pour commercialiser les produits de Saipol sur le marché asiatique. Le domaine Avril Spécialités Animales atteindra quant à lui son objectif de 50 % de son chiffre d’affaires à l’international dès 2017, grâce à deux acquisitions majeures sur le marché de la nutrition-santé animale : Salus au Brésil et Ewabo en Allemagne. Avec l’olive, le tournesol et le colza au Maroc, le colza en Tunisie et l’arachide au Sénégal, nous nous inscrivons dans le cadre de projets de structuration et de développement de filières agricoles performantes et durables, de l’amont agricole à l’aval industriel. Fort de son expérience, Avril souhaite mettre son savoir-faire au service de toutes les productions oléagineuses africaines. Avril à l’international vu par Yves Delaine, Directeur général délégué
  • 32. L’ESSENTIEL STRUCTURATION DES FILIÈRES OLÉAGINEUSES AU SÉNÉGAL En 2013, les groupes Avril et Castel ont créé Copeol, coentreprise dédiée au développement des filières oléagineuses en Afrique de l’Ouest et centrale. À Kaolack, Copeol Sénégal possède une activité de trituration d’arachide qui s’appuie pleinement sur l’expertise d’Avril en matière de structuration et de développement de filière. Avec un engagement important auprès de l’amont : dans le cadre d’un partenariat avec une organisation paysanne de premier plan (ASPRODEB), un vaste programme de contractualisation avec les producteurs a été mis en place. En 2016, Copeol Sénégal a accompagné plus de 15 000 agriculteurs, couvrant 22 500 hectares d’arachide, un chiffre qui devrait doubler en 2017. De l’amont à l’aval, Copeol s’attache en outre à développer le marché local par le biais d’Oleosen, unité de raffinage et de conditionnement d’huiles de graines, notamment de soja, et de mayonnaise basée à Dakar. Des bouteilles traditionnelles en PET de 1, 3 et 5 litres aux « dosettes » de 25 cl particulièrement appréciées au Sénégal, les produits de cette usine sont vendus sous les marques Jaara et Lesieur. LANCEMENT D’UNE FILIÈRE COLZA EN TUNISIE Le Gouvernement tunisien, Avril et sa filiale Cristal Tunisie ont inauguré début 2017 une filière colza locale. Amorcée en 2014, l’implantation de cette culture s’est d’abord concrétisée par la mise en place d’une filière amont qui rassemble plus de 100 agriculteurs cultivant plus de 3 000 hectares. La filière s’est ensuite structurée de l’amont à l’aval autour de partenaires locaux pour produire une huile de colza à marque Lesieur 100 % tunisienne et des tourteaux qui seront valorisés par Sanders Tunisie pour l’alimentation des élevages du pays. Le colza est traité par le triturateur local Carthage Grain et le raffinage assuré par un raffineur tunisien. Cristal Tunisie gère de son côté l’embouteillage et la commercialisation de l’huile. L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE EN LIGNE DE MIRE Lesieur Cristal, leader du marché marocain des huiles de table, réalise une année record en matière de développement des ventes à l’export, principalement en Afrique subsaharienne. En marge de développements importants en Asie ainsi qu’au Proche et Moyen-Orient, Lesieur est entré sur le marché éthiopien en 2016 avec 500 000 litres d’huile à marque Lesieur vendus en quelques mois, grâce à sa forte notoriété. Axe stratégique 2 / faits marquants AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 33. AVRIL, PARTENAIRE DE L’INITIATIVE AAA POUR L’ADAPTATION DE L’AGRICULTURE AFRICAINE À l’occasion de la COP22, qui s’est tenue à Marrakech en novembre 2016, Avril et sa filiale Lesieur Cristal se sont mobilisés pour soutenir l’initiative pour l’Adaptation de l’Agriculture Africaine (AAA). Lancée en 2016 sous l’égide du ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche maritime, cette initiative place l’agriculture africaine au cœur des négociations sur le climat et propose des solutions innovantes pour résoudre l’équation alimentation et climat. L’enjeu ? À l’horizon 2050, le continent africain devrait voir sa population doubler, pour atteindre près de 2,5 milliards d’habitants. Il lui faudra alors tripler sa productivité agricole, tout en réduisant les impacts du changement climatique sur ses ressources naturelles. L’une des solutions repose sur la capacité des filières agricoles à nourrir plus de personnes tout en mettant en œuvre des pratiques agricoles et d’élevage raisonnées, en cohérence avec leurs milieux, dans une logique d’agriculture écologiquement intensive. Une vision partagée par Avril qui a présenté, avec la relance des filières oléagineuse et oléicole au Maroc, un exemple d’adaptation agricole réussie en Afrique.
  • 34. Axe stratégique 3 L’innovation, moteur de création de valeur durable Depuis trois ans, Avril a pris le tournant de la valorisation des protéines végétales pour diversifier les débouchés de la filière et répondre à un enjeu nourricier planétaire. 2016 est une année de grands progrès dans ce domaine et la RID du Groupe s’est notamment impliquée dans des projets collaboratifs structurants pour l’avenir. L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 35. LA PROTÉINE, FIL CONDUCTEUR DE L’INNOVATION La valorisation des protéines végétales est un sujet central de la RID d’Avril. L’objectif est de produire, à partir de la graine, des concentrés (à 60 % de protéines) et des isolats (à 90 %) pour élaborer des produits de spécialités à destination de trois types de marchés : la nutrition animale, les produits alimentaires et la protéochimie® . En alimentation humaine, Avril compte jouer un rôle de premier plan dans l’élaboration d’aliments à base de protéines végétales appétents pour les consommateurs. Le colza a tout pour plaire. C’est une protéine intéressante d’un point de vue nutritionnel, qui peut répondre à une demande importante en volume, et dont l’image est très positive. En 2016, la recherche sur l’élaboration des isolats et dérivés de protéines de colza a progressé à grands pas. Elle en est désormais au stade des essais pilotes au sein de la plateforme IMPROVE* et la première usine de production est programmée pour 2019. UN VECTEUR DE CHANGEMENT POUR LE GROUPE Pour Avril, ce tournant vers la protéine implique une évolution des outils et des métiers de la première transformation. En amont, pour optimiser l’extraction de la protéine, plus fragile que l’huile. En aval, pour commercialiser un portefeuille de produits de spécialités sur des marchés très diversifiés. Sur le plan industriel, isoler la protéine de la graine de colza pour produire des isolats requiert la mise en œuvre de technologies spécifiques. Ce qui implique soit d’aménager les procédés actuels de trituration, soit de mettre au point des procédés radicalement différents. Dans tous les cas, les outils industriels seront amenés à évoluer pour pouvoir aller chercher et préserver tous les constituants de la graine dans une démarche de bioraffinerie, de valorisation de l’intégralité de la plante. * Institut Mutualisé pour les PROtéines VEgétales Né de la reconquête de l’indépendance de la ferme France en protéines végétales, principalement pour la nutrition animale, Avril s’est construit sur la valorisation des huiles végétales. Aujourd’hui, nous ouvrons un nouveau chapitre dans l’histoire du Groupe et de la filière en valorisant la fraction protéique des graines pour l’alimentation humaine. 15brevets déposés chaque année 5principaux centres de RID en France, au Maroc et en Malaisie 250chercheurs 30 31 La RID d’Avril a intégré un consortium européen constitué de plusieurs partenaires industriels pour mener un projet de recherche avec l’université de Wageningen aux Pays-Bas. Objectif : mettre au point de nouvelles techniques d’élaboration d’analogues de viande à base de matières premières végétales pour obtenir un résultat proche de la viande en termes de texture et de goût. Les marchés visés sont l’alimentation humaine et le pet food. Avec une mission pour Avril : fournir les ingrédients protéiques de colza et tournesol. Vers une nouvelle génération de steaks végétaux L’innovation vue par Paul-Joël Derian, Directeur de la Recherche, Innovation Développement
  • 36. LES AVANCÉES DE BIOTFUEL Le projet BioTfueL, soutenu par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), vise à développer une chaîne de procédés à même de traiter une large gamme de ressources issues de la biomasse (résidus agricoles et forestiers) pour produire un biocarburant de 2e génération, complémentaire à la 1re . Le projet regroupe six partenaires leaders dans leurs secteurs. Fin 2016, un pilote de démonstration a été inauguré à Dunkerque, dédié à la gazéification et purification de la biomasse. Auparavant, celle-ci a été torréfiée sur le site Avril de Venette. La mise au point du procédé de torréfaction de la biomasse sur ce site ouvre la voie à tout un champ de valorisations, notamment énergétiques, et constitue un levier de développement pour d’autres activités du Groupe. With Plant-Based Solutions, Everyone Breathes EaSy Without any added investment, there are four benefits to adding plant-based chemical solutions to your wood-based panel manufacturing process: • Reduce fossil-based chemicals. • Reduce significantly the use of formaldehyde based resins. • Help dispersion, speeding up your plant and improving productivity. • There is better bonding and moisture resistance, for a final product with the same or better quality. With Evertree, you, your employees and your customers breathe easy. To find out more: evertree-technologies.com PlanT-basEd chEmical soluTions Axe stratégique 3 / faits marquants En partant du tourteau comme matière première, Evertree a l’ambition de s’intéresser à tous les marchés applicatifs de la protéochimie® pour apporter un bénéfice santé et environnement aux consommateurs. L’ESSENTIEL EVERTREE, UN NOUVEAU DÉBOUCHÉ POUR LA PROTÉINE DE COLZA Avril, Bpifrance et une start-up israélienne, Biopolymer Technologies, ont créé Evertree en 2016. Sa mission ? Concevoir des solutions biosourcées à base de protéine de colza, alternatives aux produits chimiques d’origine fossile générant des COV (composés organiques volatils). Ces composés, tels que le formaldéhyde, sont néfastes pour la santé et l’environnement. Ils entrent dans la composition des résines, colles, peintures et matériaux utilisés dans nombre d’applications industrielles. Evertree inaugure un nouveau métier pour Avril : la protéochimie® , chimie de la protéine. Première application en voie d’industrialisation : un additif à haute valeur ajoutée destiné à la fabrication des panneaux de bois permettant de réduire, voire supprimer, la présence de formaldéhyde – et l’exposition à cette substance. Une première unité pilote doit voir le jour en 2017 dans les locaux de PIVERT (Institut de transition énergétique : Picardie Innovations Végétales Enseignements et Recherches Technologiques) à Compiègne pour une industrialisation dès 2018. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 37. 7PARTENAIRES FONDATEURS DU CONSORTIUM ● Avril ● Limagrain ● Neovia ● Roquette ● Tereos ● Terrena ● Vivescia accompagnés par le pôle de compétitivité Industries Agro-Ressources (IAR). FAIRE DE LA FRANCE UN LEADER DES PROTÉINES DU FUTUR La France a tous les atouts pour devenir un leader agricole et industriel international dans la production de protéines, notamment végétales. C’est la conviction des sept principaux acteurs industriels français du secteur, parmi lesquels Avril, qui se sont regroupés au sein du Consortium Protéines France. Leur ambition ? Faire du domaine de la protéine un fer de lance de l’économie française. Un accord a été signé avec le Gouvernement lors du Sial 2016 définissant un programme stratégique de développement de la filière française des protéines dans le cadre d’un investissement d’1 milliard d’euros sur cinq ans. Ce programme, qui vient compléter le Plan protéines végétales pour la France 2014-2020, comporte des propositions d’outils d’accompagnement pour la recherche, le développement et l’industrialisation. 5MISSIONS : ● structurer la filière française, ● soutenir la RD, ● accélérer les investissements industriels, ● encourager la création et le développement de start-up, ● accompagner l’innovation produits. 32 33
  • 38. Axe stratégique 4 Des collaborateurs engagés au service d’un projet d’entreprise fédérateur Les femmes et les hommes d’Avril contribuent chaque jour, partout où le Groupe opère, au développement de filières fortes. Ce qui les rassemble : un projet collectif, une vision fédératrice et des valeurs communes, autour desquelles la Direction des Ressources Humaines déploie des initiatives nouvelles, porteuses de changements structurants. L’ESSENTIELAVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 39. Cette dynamique est marquée en 2016 par une forte mobilisation autour du bien-être et de la santé. Véritable vecteur de cohésion, c’est notamment par le sport que le Groupe accompagne le changement. Avec succès, comme en témoignent des actions qui rassemblent des collaborateurs toujours plus nombreux, à l’instar du marathon du Mont-Saint-Michel, auquel plus de 130 collaborateurs ont participé en 2016. C’est dans ce même esprit qu’a eu lieu en décembre 2016 l’inauguration d’un « Espace forme » à destination des collaborateurs de l’usine Lesieur de Coudekerque dans le Nord. Doté de vélos, tapis roulant, bancs de musculation et baby-foot, cet espace permet aux collaborateurs qui le souhaitent de se détendre durant les pauses ou après leur journée de travail. Cette initiative, conçue avec les partenaires sociaux, devrait en appeler d’autres prochainement. CONSOLIDER UNE CULTURE COMMUNE Un Comité d’entreprise européen (CEE) a été créé pour développer la cohésion des équipes et la consolidation d’une culture commune. Réuni pour la première fois en juin 2016, il rassemble des représentants des salariés élus pour quatre ans et issus des entités d’Avril en Allemagne, Belgique, France, Grande-Bretagne, Pologne et Roumanie, ainsi qu’un membre observateur du Maroc. Dans la même logique, Avril a lancé une plateforme intranet au service de ses collaborateurs. Baptisée « Yellow », elle réunit en 2016 plus de 3 500 collaborateurs issus des entités françaises du Groupe autour de ressources, communautés, applications et informations variées. En 2017, Yellow poursuit son déploiement aux filiales internationales. DÉVELOPPER LA FORMATION ET L’ACCÈS À L’EMPLOI Le Groupe a signé en janvier 2016 un partenariat avec l’État dans le cadre de la charte Entreprises et Quartiers. À l’horizon 2018, il accueillera sur tous ses sites, en France comme à l’international, 400 jeunes en alternance. Dans les sites de plus de 30 personnes, il comptera en outre au moins 6 % de salariés en situation de handicap. Parallèlement, Avril poursuit son action en faveur du développement des compétences avec le lancement en janvier 2016 d’Avril Academy. Cette « université » interne regroupe aujourd’hui l’ensemble des dispositifs de formation du Groupe et constitue un vecteur efficace de diffusion de la culture et des savoirs. Un premier parcours de formation a vu le jour en 2016. Baptisé « Weedoo », il est destiné aux 450 managers de proximité et porte sur les fondamentaux du management. À la clé, un certificat professionnel délivré par le Collège de Polytechnique. Ensemble, nous souhaitons renforcer l’engagement collectif dans le projet d’entreprise si singulier que représente Avril. Nous voulons que chacun puisse être fier de contribuer à construire l’agroalimentaire et l’agro-industrie de demain. 34 35 Les engagements RH vus par Philippe Lamblin Directeur des Ressources Humaines
  • 40. 3 000 POSTES DANS LES MÉTIERS DE L’AGRICULTURE ET DE L’AGROALIMENTAIRE C’est une démarche totalement inédite dans les filières agricoles et agroalimentaires françaises. Pour la première fois, quinze entreprises et fédérations ont travaillé de concert pour créer une plateforme dédiée à l’emploi dans le secteur. Résultat : 3 000 postes à pourvoir ont été recensés en France auprès des entreprises partenaires. Née de la volonté de Xavier Beulin, les groupes Avril, Bel, Danone, Nestlé/Nespresso, les coopératives InVivo, Tereos et Terrena, l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), la FC2A (Fédération du Commerce Agricole et Agroalimentaire) et l’ANEFA (Association Nationale Emploi Formation en Agriculture) ont organisé un job dating dans le cadre du Salon international de l’agriculture 2017. L’objectif est simple : mettre en relation les entreprises du secteur et des personnes en recherche d’emploi. Plusieurs centaines de personnes ont participé à cette première édition. Axe stratégique 4 / faits marquants L’ESSENTIEL UN COMITÉ EXÉCUTIF DES JEUNES POUR DONNER LA PAROLE À LA NOUVELLE GÉNÉRATION Faire participer plus activement les jeunes cadres à l’évolution du Groupe et de sa stratégie ; c’est l’objectif du comité exécutif des jeunes lancé par Avril. Il est composé de seize membres, âgés de moins de 35 ans, dont huit femmes et huit hommes, évoluant dans les différents domaines du Groupe, comme Saipol, Matines, Lesieur, Lesieur Cristal, Expur, Sanders, Ovoteam... Désignés pour une durée de deux ans, les jeunes apportent leur éclairage sur des sujets stratégiques relatifs à la marche des affaires comme aux évolutions internes telles que la transformation digitale ou l’évolution des modes de travail. La première réunion a eu lieu en septembre 2016. UN SUCCÈS POUR LE FONDS D’ACTIONNARIAT SALARIÉ D’AVRIL En février 2016, Avril a conclu par accord collectif un Plan d’Épargne Groupe (PEG) qui a permis aux collaborateurs des filiales françaises d’investir dans le Groupe via l’acquisition de parts d’un Fonds Commun de Placement d’Entreprise (FCPE). Près de 50 % des collaborateurs basés en France ont participé à cette opération, un chiffre au-delà des attentes. Ce plan souligne la volonté du Groupe d’associer les collaborateurs aux résultats sur le long terme, stimuler les équipes à la compréhension des enjeux d’avenir et développer le sentiment d’appartenance et de fidélité au projet d’entreprise. Les salariés ont pu investir dans le FCPE Avril dès le mois de mai 2016. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016
  • 41. UN « CAMPUS AVRIL » À RENNES POUR 2018 Le Groupe vient de lancer la construction du Campus Avril. Situé à l’entrée de la ZAC de Ker Lann à Bruz, au sud de Rennes, il rassemblera près de 600 collaborateurs. Totalisant 13 000 m2 répartis sur 3 niveaux et un terrain de 28 000 m2 , cet espace collaboratif réunira un vaste panel de métiers couvrant l’ensemble des activités du Groupe, des filières végétales aux filières animales, et regroupera également certaines fonctions supports. Le Campus Avril verra le jour en 2018. Dans l’esprit des racines agricoles du Groupe, c’est un bâtiment paysager, construit autour d’une serre bioclimatique, qui abritera le Campus Avril. Avec des espaces de vie et de travail innovants. 36 37
  • 43. Les activités d’Avril s’organisent autour de deux métiers complémentaires : un métier d’investisseur avec Sofiprotéol et un métier industriel structuré en 7 domaines. Bilan et faits marquants.
  • 44. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS Sofiprotéol Partenaire de confiance des filières françaises Dotée d’une nouvelle organisation et de moyens accrus, Sofiprotéol a élargi son champ d’action en 2016 au service du développement et de la structuration des filières agricoles et agroalimentaires françaises. La société de financement et de développement du groupe Avril a amplifié le niveau de ses investissements pour consolider des initiatives porteuses, tout en préparant les défis agricoles de demain. 275 M€ investis en 5 ans 54 M€ investis en 2016
  • 45. 40 41 Sofiprotéol accompagne depuis 30 ans les entreprises du secteur agricole et agroalimentaire européen par le biais de prises de participations minoritaires et de prêts. Son objectif est de soutenir leur croissance à long terme et de pérenniser les filières nationales. Cette mission d’intérêt général a été réaffirmée en 2015, en ligne avec la nouvelle gouvernance du groupe Avril. L’activité a bénéficié d’une nouvelle organisation et de moyens accrus, avec une dotation en fonds propres portée à 330 millions d’euros. En 2016, un nouveau fonds, baptisé « Sofiprotéol Dette Privée », a été créé (voir p. 44) pour constituer un outil de financement complémentaire aux entreprises, sous forme d’obligations. Cette nouvelle configuration octroie à Sofiprotéol une plus grande marge de manœuvre et une meilleure lisibilité sur les marchés. Elle conforte sa position d’acteur moteur du développement des filières nationales, aux côtés de ses partenaires interprofessionnels. DES SECTEURS D’ACTIVITÉS DIVERSIFIÉS Dans le cadre du plan stratégique Avril 2020, Sofiprotéol s’est fixé comme objectif d’atteindre un volume d’investissement de plus de 250 millions d’euros entre 2016 et 2020, contre 215 millions réalisés entre 2011 + 100entreprises accompagnées représentant 110 000 emplois 6secteurs d’interventions 52participations
  • 46. MICHEL BOUCLY Directeur général délégué de Sofiprotéol Sofiprotéol porte un modèle économique original au service d’une mission d’intérêt général. Son action repose sur des investissements durables, responsables et créateurs de valeur pour nos partenaires et l’ensemble des filières agricoles et agroalimentaires de nos territoires.
  • 47. 42 43 et 2015. Son champ d’intervention s’est, par ailleurs, ouvert à de nouveaux secteurs d’activités, dans le prolongement des filières agricoles françaises. Pour l’avenir, trois domaines d’intervention privilégiés ont été identifiés : ● l’amont agricole, et notamment le soutien au développement de nouvelles variétés de semences, de produits de protection et de nutrition des plantes, pour permettre aux agriculteurs de produire de manière plus efficace et plus compétitive, tout en respectant l’environnement ; ● les ingrédients, notamment issus des protéines végétales, à travers deux prises de participation : auprès de Solina, leader européen de solutions sur mesure à base d’ingrédients pour l’industrie agroalimentaire, et auprès d’Inveja, en collaboration avec le groupe coopératif Terrena (voir p. 45) ; ● la filière laitière, première consommatrice des tourteaux de colza produits en France, dans un contexte de crise de l’élevage français mais d’accroissement structurel de la demande mondiale. Un choix stratégique qui s’inscrit, là encore, dans une logique d’investissement à long terme, pour consolider la filière laitière française et valoriser les protéines de colza made in France. Répartition des engagements 2016 Transformation agricole et agroalimentaire, et produits intermédiaires Amont végétal Amont animal Innovations durables, fonds d’investissement, divers Produits alimentaires de grande consommation Fonds dette 41 % 10 % 9 % 21 % 14 % 5 % Un partenariat renouvelé avec Vivescia Industries Dans la lignée d’un premier investissement réalisé en 2014 à l’occasion de l’émission d’obligations convertibles en actions, Sofiprotéol a pris une participation minoritaire en août 2016 dans le capital de Vivescia Industries. Filiale du groupe coopératif Vivescia, Vivescia Industries fédère des entreprises spécialisées dans la transformation des céréales à vocation alimentaire principalement. L’entrée au capital de Sofiprotéol vise à soutenir le financement de projets structurants dans le secteur de la meunerie, malterie et de la boulangerie, en particulier à l’international pour les filiales, NutriXo et Malteurop. Total 240 M€
  • 48. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 UN NIVEAU RECORD D’INVESTISSEMENTS EN 2016 En 2016, Sofiprotéol a investi près de 54 millions d’euros dans des entreprises pour consolider les filières agricoles et agroalimentaires (hors soutien à l’innovation), soit un niveau record (en 2015, 36 millions d’euros ont été investis). Dans le secteur de la première transformation, la société de financement et de développement a poursuivi sa stratégie de soutien aux entreprises à travers différentes initiatives. Elle a pris une participation minoritaire dans le capital de Vivescia Industries, pour permettre le financement de projets internationaux dans le secteur de la meunerie, malterie et de la boulangerie. Elle a poursuivi le travail de relance d’une filière française de soja non-OGM, durable et compétitive, notamment via un partenariat avec les coopératives Euralis et Fipso et le groupe de distribution Carrefour. Sofiprotéol a également noué de nouvelles alliances en faveur de la consolidation des filières animales nationales. Après l’accompagnement de Terrena dans la reprise de Doux, Sofiprotéol a appuyé, avec Unigrains, l’acquisition par le groupe Arterris des sociétés Dufour Sisteron et Ovimpex dans l’univers des viandes ovine et bovine. Ces acquisitions permettront au groupe Arterris, en association avec la coopérative Agneau du Soleil, de développer et consolider la filière ovine française, en renforçant l’aval de la chaîne de valeur, de la collecte d’animaux à la transformation, en passant par l’abattage et la découpe. Parallèlement, Sofiprotéol a participé à la reprise de la société Medria, spécialisée dans les solutions de monitoring et de contrôle de la santé ACTIVITÉS CapAgro Innovation double de taille Fondé notamment par Sofiprotéol, Tereos et Bpifrance, le premier fonds de capital-risque français dédié au financement de start-up innovantes dans les domaines agricole et agroalimentaire connaît un succès croissant depuis sa création en 2014. Avec une dotation initiale de près de 60 millions d’euros, CapAgro a réalisé ces trente derniers mois 15 investissements sur des secteurs au cœur des enjeux du moment, créateurs de valeur et d’emplois, soit un rythme supérieur à l’objectif initial. Parmi les sociétés retenues, figurent le fabricant de robots agricoles Naïo Technologies ou encore Prêt à pousser, pionnier européen de la culture végétale à domicile. Fort de cet engouement, le fonds fait appel à de nouveaux souscripteurs et nourrit l’ambition d’atteindre une taille de près de 150 millions d’euros pour devenir le 1er fonds européen spécialiste de l’innovation dans les filières agricoles et agroalimentaires. Sofiprotéol Dette Privée, des obligations pour l’agro-industrie et l’agroalimentaire Face à des sollicitations de plus en plus nombreuses d’entreprises des secteurs agricoles et agroalimentaires, Sofiprotéol a créé un fonds de dette privée pour répondre à leurs demandes spécifiques. Sofiprotéol s’est alliée pour cela au leader français de gestions d’actifs, Tikehau IM, pour fonder « Sofiprotéol Dette Privée ». Ce fonds a vocation à financer le développement des entreprises du secteur à travers des dettes in fine ou des financements d’acquisitions avec effet de levier. Il constitue un outil de financement complémentaire aux opérations en capital que mène déjà Sofiprotéol. Financé initialement par Sofiprotéol et Tikehau Capital avec un groupe d’investisseurs institutionnels de premier plan, il est doté de plus de 120 millions d’euros au premier closing, avec pour objectif d’atteindre près de 200 millions d’engagements en fin d’année 2017.
  • 49. 44 45 des vaches laitières. L’ambition de Medria est d’apporter de nouvelles solutions de traitement des données qui permettront d’améliorer l’efficacité technico-économique des élevages laitiers, en France et à l’international. PRÉPARER LES DÉFIS AGRICOLES DE DEMAIN Pour aider les filières françaises à se structurer et se préparer aux défis de demain, Sofiprotéol a poursuivi son partenariat avec CapAgro Innovation, le premier fonds de capital-risque en France dédié au secteur agricole. 15 start-up innovantes ont pu être soutenues (voir ci-contre) depuis sa création en 2014. Parallèlement, dans le cadre de la gestion du fonds interprofessionnel FASO, Sofiprotéol et le cabinet BearingPoint ont publié une étude portant sur les stratégies de développement de l’agriculture numérique, les perspectives de marché en France et à l’international, et les positions des acteurs du secteur. Il apparaît que quatre leviers clés doivent être actionnés pour répondre aux attentes des agriculteurs et permettre un développement de l’agriculture numérique à grande échelle : démontrer le retour sur investissement des produits et services pour l’agriculteur, proposer des outils simples d’utilisation, trouver les bons circuits de commercialisation et offrir des solutions souples, capables de s’adapter à un environnement changeant. Autant de défis auxquels Sofiprotéol entend contribuer activement en jouant un rôle clé dans le développement de l’excellence de ces nouveaux champs d’activités, au service d’une agriculture durable. Avril et Terrena, des ambitions communes pour des projets structurants Partageant de nombreuses valeurs communes, comme le développement d’une agriculture durable et la consolidation des filières agricoles autour de démarches de qualité, Sofiprotéol et le groupe coopératif Terrena ont renforcé leurs liens. Partenaires depuis 2014 dans la création de la société Ekoranda, dédiée à la cuisson-extrusion de graines oléo-protéagineuses pour l’alimentation animale, les deux sociétés ont créé Inveja en 2016, spécialisée dans les ingrédients issus de protéines végétales, à destination des secteurs de la boulangerie et pâtisserie. L’ambition est de faire émerger un leader français sur le marché européen à horizon de 2025. Sofiprotéol a également accompagné Terrena dans la reprise du volailler Doux, avec un accord finalisé en mars 2016. Son ambition est de poursuivre la consolidation du marché de la volaille en France, contribuer au redressement de Doux et pérenniser les positions de la filière française à l’export. Sofiprotéol poursuit sans relâche ses missions au service de l’agriculture, avec pour ambition constante de développer les débouchés des productions françaises, de construire des filières fortes et pérennes, et d’encourager l’innovation. CLAIRE MAINGON Directrice d’investissement, adjointe au Directeur des engagements PIERRE DABBADIE Technico-commercial chez Sanders Euralis – France
  • 50. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS Transformation végétale Sous le signe de la diversification et de l’innovation Dans un contexte particulièrement difficile, le domaine Transformation végétale renforce sa capacité de résilience et accélère sa mutation. Son « business model » évolue au service de la filière française : plus orienté vers les clients, innovant, diversifié et international. 11usines dont 7 en France 1,7 M de tonnes de biodiesel produites 2,9 Md€ de chiffre d’affaires 2,2 M de tonnes de tourteaux produites 4 M de tonnes de graines triturées
  • 51. 46 47 UNE ANNÉE COMPLEXE MAIS STRUCTURANTE POUR L’AVENIR En amont de la filière huiles et protéines, le domaine Transformation végétale regroupe deux métiers : les activités industrielles de transformation des graines oléagineuses (trituration, estérification, raffinage) et la vente des huiles, biodiesel, tourteaux et protéines. Depuis deux ans, ces activités évoluent dans un environnement économique très instable, dont la volatilité s’est encore accentuée en 2016. Entre un prix du pétrole, qui a atteint son niveau le plus bas à 27 dollars le baril en février 2016, et un prix de revient soutenu des matières premières lié aux mauvaises récoltes européennes en colza et tournesol, les marges de première transformation se sont retrouvées sous pression. Sur le marché du biodiesel, l’effet de ciseaux s’est doublé en début d’année d’une forte concurrence intra-européenne. Ces conditions défavorables ont pesé sur l’activité et les résultats du domaine. Les pertes sur le biodiesel ont été minimisées grâce à un prix du pétrole reparti à la hausse et une forte reprise de la production en fin d’année. Côté trituration, un recours anticipé aux importations de graines et le bon pilotage de l’activité trading graines-huiles-tourteaux ont permis de maintenir l’équilibre. Dans un contexte de récoltes françaises en baisse depuis deux ans, les importations de colza se sont avérées indispensables pour pérenniser l’activité des usines et garantir les débouchés de la filière nationale. Afin de renouer avec la profitabilité et d’adapter durablement ses métiers, le domaine Transformation végétale a mis en œuvre sa nouvelle ligne stratégique assortie d’un plan d’actions mixant économies et création de valeur de plus de 40 millions d’euros d’ici à 2020. Naissance de la plateforme Avril Oil Ingredient Solutions Temps fort dans la diversification des activités du domaine, la nouvelle plateforme commerciale permet de regrouper et structurer certaines activités dans les huiles et ingrédients. Orientée B-to-B, elle cible les clients de l’agroalimentaire, de la cosmétique et de la santé auxquels sont proposées des huiles végétales, huiles de spécialités et ingrédients fonctionnels produits par Saipol, Lesieur, Kerfoot et Expur. Déjà très active, cette plateforme s’est distinguée en 2016 par deux actualités majeures : le lancement de la lécithine de tournesol, émulsifiant alimentaire naturel, alternative à la lécithine de soja. Des investissements industriels ont été réalisés chez Saipol et Expur pour une première production en 2017. Avril en deviendra le 1er producteur en Europe. Autre fait marquant : l’entrée du Groupe sur le marché des coproduits riches en stérols végétaux.
  • 52. JEAN-BAPTISTE BACHELERIE Directeur général du domaine Transformation végétale L’année 2016 s’est caractérisée par un double mouvement : notre capacité à résister à la crise grâce à une meilleure gestion des risques, une très forte orientation vers l’innovation et la diversité de nos réponses aux attentes des clients.
  • 53. 48 49 UNE MEILLEURE MAÎTRISE DES RISQUES L’année 2016 en est une belle illustration : la maîtrise des incertitudes externes et internes est l’une des clés de réussite du domaine. Face aux aléas de marché, les activités trading (graines, huiles, tourteaux, biodiesel) se sont dotées de moyens adaptés : nouvelle organisation, nouveaux outils de gestion du risque trading et de mesure de la performance. En interne, la supply chain fait le lien entre l’exécution du contrat de trading, la planification des usines et la satisfaction client. C’est la pierre angulaire de la gestion des flux. Créé en 2015, le service a été réorganisé autour de deux objectifs : réduire le coût des transports dans une approche multimodale (maritime, fluvial, route, fer) et optimiser tous les flux, de la graine aux produits finis, pour gagner en flexibilité. Un véritable enjeu d’amélioration qui s’appuiera en 2017 sur les avancées digitales du Groupe. Enfin, la réduction des coûts industriels est plus que jamais à l’ordre du jour et s’articule autour de trois axes d’amélioration : la maîtrise des processus de production, l’optimisation énergétique, la performance de la maintenance. ADAPTER LE « BUSINESS MODEL » Pour définir sa ligne stratégique, le domaine s’est appuyé sur la mission d’Avril. Avec l’ambition de créer de nouvelles sources de valeur ajoutée tant au niveau de l’offre agricole que des productions des usines : huiles raffinées, ingrédients, protéines… Cela suppose une évolution de notre approche pour passer d’une logique de gros volumes à des marchés de niche diversifiés et rentables. Avec des implications marketing, commerciales, industrielles : segmentation entre différents produits, formats, qualités ; définition d’un portefeuille d’offres adaptées aux demandes des clients ; adaptation du savoir-faire industriel et des flux logistiques. Un vrai process d’innovation est mis en place, structuré et rythmé, sur tous les métiers du domaine. Déjà bien engagée, la diversification des activités s’est illustrée en 2016 par des initiatives structurantes : optimisation du portefeuille d’huiles raffinées, avec une approche par solutions applicatives très orientées clients, grâce au recrutement d’équipes technico-commerciales ; création de la plateforme Avril Oil Ingredient Solutions (AOIS). Le domaine continue également à se renforcer à l’international pour trouver de nouveaux débouchés avec le démarrage opérationnel de Saipol Asia (voir ci-contre). Saipol mise sur l’Asie Afin de se renforcer à l’international et diversifier ses débouchés, Saipol a ouvert une antenne à Singapour pour commercialiser ses produits sur le marché asiatique. L’objectif est d’y saisir de nouvelles opportunités sur différents marchés de l’alimentation humaine et animale. Plusieurs projets sont en cours : vente de tourteaux de colza en provenance de Roumanie au Vietnam, fourniture d’huiles alimentaires de haute qualité en Chine (tournesol et tournesol oléique), valorisant l’origine France. Un nouveau pilotage du domaine 5PLATEFORMES COMMERCIALES : ● Biodiesel ● Trituration ● Tourteaux et protéines ● Huiles raffinées et ingrédients ● Huiles de spécialités 3GRANDES RÉGIONS : ● Europe de l’Ouest et Asie ● Europe de l’Est, de la Pologne à la Russie ● Europe du Nord, de l’Irlande à la Scandinavie en passant par la Grande-Bretagne
  • 54. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 UNE ANNÉE CHAHUTÉE POUR LE BIODIESEL DE COLZA À la crise du pétrole, avec un prix du baril au plus bas en début d’année qui a provoqué une forte compétition intra-européenne, s’est ajoutée la concurrence accrue des biocarburants HVO (à base d’huiles végétales hydrotraitées) favorisés par l’importation à moindre coût d’huile de palme. En conséquence, Avril a dû temporairement adapter son activité de production de biodiesel en 2016. Avec le rebond du prix du pétrole, la situation s’est améliorée à partir de l’automne et la vente de biodiesel est repartie à la hausse, soutenue par des taux d’incorporation favorables : jusqu’à 8 % dans le gazole français (7 % en Europe) et 4 %, désormais obligatoire, dans le gazole « non routier ». PRÉSERVER UNE FILIÈRE CRÉATRICE DE VALEUR L’Europe, suivant l’engagement précurseur de la France dans le domaine des énergies renouvelables, a joué un rôle décisif et précurseur dans le développement des biocarburants de 1re génération. Mais ces derniers mois, la Commission européenne propose de revoir à la baisse la part de cette énergie renouvelable dans les transports. Son objectif : favoriser la croissance des biocarburants de 2e génération. Dans ce contexte, la filière française des huiles et protéines végétales, aux côtés de l’ensemble des acteurs européens des biocarburants, reste mobilisée pour préserver le débouché de la 1re génération. Issue de l’engagement des acteurs historiques de la 1re génération, la 2e génération est un atout complémentaire de son aînée pour permettre à l’Europe d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables. Alors que la surcapacité du marché et l’incertitude réglementaire affaiblissent l’un des débouchés majeurs des agriculteurs, producteurs de colza, Avril reste confiant dans l’avenir d’une filière française créatrice de valeur, aux atouts environnementaux et socio-économiques incontestables : ACTIVITÉS La filière française du biodiesel en chiffres 20 000emplois dans les territoires  1L = 1,5Kg Pour 1 litre de Diester® produit, l’équivalent de 1,5 kg de tourteaux de colza est produit pour l’alimentation animale 100 000agriculteurs producteurs de colza 1,5Md€ d’économie annuelle d’importation de diesel fossile et de tourteaux pour l’alimentation animale 2Md€ La contribution de la filière au PIB de la France FOCUS Préserver la filière française du biodiesel
  • 55. 50 51 ● le biodiesel est l’une des seules énergies renouvelables immédiatement disponible pouvant se substituer facilement aux carburants pétroliers. Il émet 60 % de gaz à effet de serre de moins que le gazole fossile et son incorporation engendre une baisse significative des émissions de particules polluantes : jusqu’à 43 % de particules en moins avec un diesel B30 (étude IFPEN – 2016) ; ● le biodiesel de colza est issu d’une filière agricole et industrielle qui représente 20 000 emplois en France – principalement en milieu rural –, favorise le dynamisme économique des territoires et contribue à hauteur de 2 milliards d’euros au PIB national ; ● coproduit des tourteaux destinés à l’alimentation animale, le biodiesel de colza contribue à la dimension nourricière de l’agriculture et permet à la France de diminuer sa dépendance aux importations de soja OGM. Grâce au biodiesel de colza français, l’autosuffisance de la France est passée, depuis la création du Groupe en 1983, de 23 % à plus de 55 %. Née en France au début des années 1990, la filière biodiesel est une illustration emblématique de l’excellence, de l’innovation et des savoir-faire qui animent nos territoires. Son développement a permis de rassembler les atouts de notre agriculture et les forces de notre industrie pour faire de la France un leader des énergies renouvelables et de la chimie du végétal en Europe. Tout en défendant l’indépendance de la France et de l’Europe en protéines végétales, composante essentielle de l’alimentation des animaux de nos élevages. STÉPHANE YRLÈS Secrétaire général
  • 56. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS Huiles Condiments Des marques leaders sur leurs marchés Dans un contexte de marché incertain, le domaine Huiles Condiments mise sur les atouts de son organisation en filière, la force de ses marques et sa capacité constante d’innovation pour consolider ses positions sur ses marchés et accélérer sa dynamique internationale. 12usines dont 7 en France 1,1 Md€ de chiffre d’affaires 1,2 M de tonnes d’huiles alimentaires vendues 44 000tonnes de savons vendues 42 000tonnes de sauces vendues
  • 57. 52 53 LESIEUR ACCÉLÈRE SON DÉVELOPPEMENT SUR TOUS SES MARCHÉS N° 1 des huiles alimentaires en France et n° 3 des condiments, Lesieur poursuit le lancement d’innovations de rupture et la modernisation de son outil industriel, tout en accélérant son déploiement à l’international, en Afrique du Nord et de l’Ouest, en Asie et au Proche et Moyen-Orient. Dans un marché français stable où les marges des industriels sont sous pression, Lesieur mise sur des innovations de rupture, ciblant les nouveaux usages de consommation, et une offre haut de gamme, portée par des recettes inédites. Après le succès du Stop Goutte, la marque a créé l’événement avec une huile « facile à étaler » dans un nouveau format de 150 ml, avec un applicateur en silicone intégré. Le succès de ses huiles combinées a permis d’étendre son offre en 2016 avec ISIO 4 Touche de noix et Lesieur Tournesol Olive. Puget, qui fête en 2017 ses 160 ans, a poursuivi la croissance soutenue de ses ventes, grâce notamment au lancement d’un flacon souple avec bouchon anti-goutte et une huile d’olive vierge premium « saveur fruité noir », une huile 100 % française au goût délicat d’olives confites. Soucieuse de développer son activité sur un segment en forte croissance, Lesieur s’est aussi alliée à la marque italienne Monini pour introduire sur le marché français son offre d’huile d’olives bio. Dans les condiments, l’entreprise a déployé de nouvelles recettes, à l’instar des mayonnaises Duo, une innovation exclusive signée Lesieur, d’une sauce aigre-douce et de sauces biphasées. UNE UNITÉ INDUSTRIELLE EN ALGÉRIE EN 2018 Avec des produits présents dans 65 pays, Lesieur accélère son déploiement à l’international et mise sur deux leviers : le développement de ses activités à l’export et l’implantation d’usines dans les marchés en croissance. Depuis l’Hexagone, Lesieur développe ainsi l’export d’une offre premium, notamment dans les condiments, dont les ventes poursuivent leur croissance en Asie, particulièrement en Chine, et au Moyen-Orient, portées par la marque France et des recettes sur mesure, adaptées aux attentes des marchés. Une tendance observée également sur l’huile d’olive, avec la distribution à l’international par Lesieur de la marque italienne Azienda Olearia del Chianti. En local, Lesieur développe sa présence dans certains pays par le biais de partenariats, à l’image de l’accord avec le groupe Djadi pour la construction d’une usine de mayonnaise en Algérie, qui sera opérationnelle en 2018. 2016 vu par Romain Nouffert, Directeur général de Lesieur Un process révolutionnaire à Coudekerque C’est une petite révolution qui se prépare à l’usine Lesieur de Coudekerque (Nord), berceau historique de la marque. 22 millions d’euros sont investis pour moderniser et développer les activités industrielles et de recherche du site. Un investissement record étalé sur trois ans qui fera de Lesieur Coudekerque une référence en termes de qualité, d’agilité et d’innovation industrielle, sur le plan des recettes comme sur le plan des emballages. Avec à la clé une capacité portée à 210 millions de litres (contre 180 millions en 2016), une réduction significative des quantités de plastique utilisées, des bouteilles plus résistantes et un design revisité, pour mieux répondre aux attentes des clients et des consommateurs.
  • 58. OLIVIER DELAMÉA Directeur général du domaine Huiles Condiments Au service de notre mission, nos marques sont un vecteur formidable de création de valeur partagée à tous les niveaux de la filière. C’est cette différence qui en fait des leaders sur leurs marchés avec pour priorité l’amélioration constante de nos produits et l’engagement à répondre toujours mieux aux attentes des consommateurs.
  • 59. 54 55
  • 60. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS EXPUR MISE SUR LES SYNERGIES POUR DIVERSIFIER SON PORTEFEUILLE Acteur clé du marché des oléagineux en Roumanie, Expur assure la collecte de graines de colza et tournesol pour le compte de Saipol et pour son propre site de Slobozia. La filiale commercialise des tourteaux, huiles alimentaires et biodiesel en Roumanie, plateforme de développement pour toute la zone de la mer Noire et le bassin méditerranéen. Expur a évolué dans un contexte économique difficile en 2016. La baisse des cours du pétrole et le recul de la consommation, lié notamment à la baisse de la démographie en Roumanie, ont représenté des freins à un développement serein de l’activité. Malgré cet environnement adverse, et renforcé par les investissements de ces dernières années et la mobilisation de ses collaborateurs, Expur a su tirer son épingle du jeu et consolider ses positions sur le marché local comme à l’export. Avec une production globalement dynamique, l’activité de collecte et de trituration gagne des volumes, avec 450 000 tonnes de graines triturées en 2016. Avec 120 000 tonnes vendues en 2016, l’activité biodiesel maintient son avance et voit se développer des opportunités de croissance à l’échelle de toute la région. La production de tourteaux pour l’alimentation animale atteint quant à elle 200 000 tonnes, contribuant à hauteur de 50 % aux besoins des élevages roumains en protéines végétales. DIVERSIFICATION DU PORTEFEUILLE Sur l’activité Huiles Condiments, Expur a maintenu ses positions commerciales avec 100 millions de litres d’huile de tournesol produits en 2016, dont 95 % en bouteilles. Le développement de l’activité vrac, à destination des professionnels de l’agroalimentaire et de la restauration hors domicile, a connu un bel essor, avec une progression de près de 30 %. Quant à Untdelemn de la Bunica, le travail de rénovation, de diversification et de montée en gamme porte ses fruits (voir ci-contre). Il se poursuit en 2017 avec un développement significatif des volumes à l’export, notamment vers le Moyen-Orient. En parallèle, Expur prépare, en synergie avec Lesieur Cristal, le lancement sur le marché roumain d’une huile d’olive baptisée « Zagora ». En B-to-B, a dynamique de diversification engagée par Expur s’inscrit pleinement dans le cadre de la nouvelle plateforme commerciale « Avril Oil Ingredient Solutions » mise en place par le domaine Transformation végétale. L’objectif : faire jouer les synergies au sein d’Avril pour proposer aux clients des huiles végétales, huiles de spécialités et ingrédients fonctionnels de qualité, au plus près des besoins. 2016 vu par Pascal Pinson, Directeur général d’Expur Bunica conforte son leadership Leader des huiles alimentaires en Roumanie, Untdelemn de la Bunica voit ses ventes progresser dans un marché pourtant en recul, pour atteindre un niveau record : 14 millions de litres ont été commercialisés en 2016, contre 13 millions un an plus tôt, confirmant le leadership de la marque en Roumanie. Un succès rendu possible grâce à la rénovation complète des gammes et le lancement d’innovations fortes, en rupture avec les habitudes de consommateurs roumains traditionnellement tournés vers l’huile de tournesol. Une huile de tournesol enrichie en vitamine D ou encore une huile spéciale friture ont ainsi été proposées successivement ces deux dernières années. La dynamique se poursuit avec le lancement de la marque d’huile d’olive Zagora et un programme prometteur d’innovation autour de la marque Untdelemn de la Bunica, qui s’accompagne d’un plan marketing et média à la hauteur de l’ambition d’Expur.
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  • 62. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS LESIEUR CRISTAL ÉTEND SES POSITIONS À L’EXPORT Avec un portefeuille de marques patrimoniales fortes au Maroc (Lesieur, Al Horra, Huilor, El Kef, Taous), Lesieur Cristal conforte son leadership sur le marché des huiles alimentaires et des savons. Son modèle économique, qui s’appuie sur une stratégie d’innovation et de diversification, dépasse aujourd’hui largement les frontières du pays. En 2016, Lesieur Cristal a dû faire face à un contexte climatique et économique difficile. L’année a été marquée par un épisode de sécheresse particulièrement grave. Avec des conséquences à la fois sur la production agricole, mais aussi sur la consommation des populations rurales. Dans ce contexte, Lesieur Cristal a réussi à maintenir un rythme soutenu en matière d’innovation produit, tout en accentuant son développement à l’export. Des innovations structurantes ont ainsi vu le jour, notamment une gamme de shampoing Taous, une huile d’olive extra vierge Al Horra et un savon ménager en poudre El Kef proposé en dosettes. Ce dernier produit, un vrai succès en Afrique subsaharienne, vient renforcer des ventes à l’export en forte croissance : + 14 % en 2016, tous segments de marchés confondus, confirmant le leadership de Lesieur Cristal sur l’Afrique du Nord et subsaharienne. Pour 2017, la société met l’accent sur son rôle d’agrégateur auprès de l’amont agricole, le développement de son pipe d’innovations, et la poursuite de la conquête de nouveaux marchés à l’international, avec des projets aux États-Unis, en Égypte, en Côte d’Ivoire et au Nigeria. LA VALORISATION DES COLLABORATEURS AU CŒUR DU SUCCÈS DE L’ENTREPRISE La filiale s’est à nouveau distinguée en 2016 par son engagement en matière d’innovation RH et de valorisation des collaborateurs. Le taux de fréquence des accidents (TF2) a reculé de 50 % en 2016, permettant à Lesieur Cristal de recevoir le 1er prix des Trophées marocains de la prévention en grandes entreprises. Parallèlement, l’opération Vis ma vie a permis à 40 collaborateurs de différents services de découvrir, chaque semaine durant 3 mois, le métier de leurs collègues commerciaux et ainsi de leur apporter leur soutien. Autre action forte : Lesieur Cristal a des talents, un événement qui a rassemblé tous les collaborateurs autour de stands dédiés aux innovations de la société. Des initiatives partagées dans le cadre des Défis de la performance et du programme d’animation Nourrir la Vie, qui rassemble chaque année les collaborateurs d’Avril autour d’un challenge interne et d’initiatives faciles à dupliquer pour faire progresser le collectif. 2016 vu par Samir Oudghiri Idrissi, Directeur général de Lesieur Cristal Lesieur Cristal, artisan de la relance des filières oléagineusesetoléicoles Lesieur Cristal est engagé depuis 2013 aux côtés du groupe Avril dans la valorisation des surfaces cultivables au titre du plan Maroc Vert. Son action, dans le cadre d’un dispositif d’agrégation rassemblant 900 agriculteurs, a permis de porter les surfaces de tournesol et de colza – quasiment inexistantes au Maroc au début des années 2010 – à plus de 50 000 hectares en 2016. L’objectif : atteindre 130 000 hectares en 2020, dont deux tiers en tournesol, avec des filières structurées de l’amont jusqu’à l’aval. Une dynamique qui contribue à l’indépendance en protéines végétales des élevages marocains, grâce à la coproduction de tourteaux. Même mobilisation du côté de l’olive, dont la relance s’est inscrite dans le cadre d’un programme d’agrégation rassemblant plus de 200 agriculteurs (500 à l’horizon 2020) et centré sur l’agriculture raisonnée. Lesieur Cristal possède aujourd’hui trois domaines de plantations (plus de 350 000 oliviers répartis sur 1 500 hectares) et s’est équipé d’une unité de trituration d’une capacité de 12 000 tonnes, sur le site d’El Kelaâ des Sraghna, à proximité de Marrakech. L’objectif : couvrir à terme 40 % des besoins de Lesieur Cristal en huile d’olive.
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  • 64. AVRIL — RA PPO RT D’ACTIVITÉ 2016 ACTIVITÉS Oléochimie La force d’un modèle diversifié Dans un environnement adverse, avec des activités pénalisées en 2016 par la chute du cours du pétrole, Oleon confirme ses choix stratégiques : diversifier son portefeuille vers des solutions applicatives à forte valeur ajoutée, approfondir sa connaissance des marchés et des clients, investir en recherche pour préparer l’avenir. 6usines en Europe et en Asie 632 M€ de chiffre d’affaires +10 M€ de dépenses RD