L’EXAMEN NEUROLOGIQUE         DR N.FAHEM, DR BOUSSAFEUR, DR CHERRAK                  SERVICE DE MEDECINE INTERNE          ...
INTRODUCTION:Lexamen neurologique doit être fait systématiquement au cours de   tout examen clinique;IL étudie la posture ...
LA POSTURE ET LA    DEMARCHE
LA POSTURE ET LA DEMARCHELa posture qui est étudiée par la position  debout et la démarche sont des actes en  grande parti...
LA POSTURE ET LA DEMARCHELa position debout :est étudiée en demandant au sujet de se tenir  debout, les pieds joints, les ...
LA POSTURE ET LA DEMARCHELa station debout:Atteinte de la sensibilité proprioceptive : le maintien de  la station debout l...
LA POSTURE ET LA DEMARCHELa démarche :il est indispensable de faire marcher librement le malade,   lépreuve peut être sens...
LA POSTURE ET LA DEMARCHELa démarche:ŕ Atteinte de la sensibilité proprioceptive : le  sujet lance la jambe très haut et c...
EXAMEN DES NERFS   CRÂNIENS
RAPPEL ANATOMIQUE:Il existe 12 paires de nerfs crâniens qui n’ont pas tous la même   signification, numérotées de I à XII ...
CARACTÉRISATION DES NERFS CRÂNIENSOn distingue trois types de nerfs crâniens : sensoriels, moteurs et mixtes.      Les ne...
ETUDE SÉMIOLOGIQUE
LE NERF OLFACTIF        I
LE NERF OLFACTIF (I)•    sexplore en demandant au sujet didentifier les     yeux fermés différentes odeurs (savon, tabac, ...
APPLICATION CLINIQUE:Les troubles de l’odorat peuvent avoir comme origine:• les affections notamment des infections des vo...
LE NERF OPTIQUE       II
Rappel anatomique des voies optiques:                   • La rétine                   • Le nerf optique                   ...
LE NERF OPTIQUE:Létude du nerf optique doit comprendre  trois étapes :     létude de lacuité visuelle,     du champ visu...
LÉTUDE DE LACUITÉ VISUELLEelle se fait pour chaque œil à laide dune échelle de   lecture après correction des anomalies de...
LÉTUDE DU CHAMP VISUEL:peut se faire au lit du malade avec le doigt : on  demande au sujet de fixer un point droit devant ...
ANOMALIES DU CHAMP VISUEL:Les anomalies du champ visuel sont représentées   par:• Le scotome : est une lacune dans le cham...
ANOMALIES DU CHAMP VISUEL:•   L’hémianopsie : est un déficit bilatéral    supprimant une partie des champs visuels des    ...
L’hémianopsie latérale peut être :                hétéronyme : elle est alors le plus                 souvent bitemporale...
se fait à laide dun                   ophtalmoscope après                   dilatation pupillaire par                   un...
L’ÉTUDE DU FOND D’ŒIL:La papille : apparaît à lophtalmoscope  comme un disque régulier, de contour net  de coloration blan...
L’ÉTUDE DU FOND D’ŒIL:Les anomalies papillaire:la stase papillaire : débute par loedème papillaire qui se   reconnaît à un...
L’ÉTUDE DU FOND D’ŒIL:Les vaisseaux : artères et veines sont  modifiés au cours de lHTA et permettent dapprécier la gravit...
L’OCULOMOTRICITÉ
L’OCULOMOTRICITÉ:Létude de loculomotricité comprend :   • létude des mouvements des globes oculaires,   • létude des mouve...
L’OCULOMOTRICITÉ  Les mouvements des globes oculaires :sont    sous    la   dépendance     des    nerfs  oculomoteurs : l...
L’OCULOMOTRICITÉ: Les mouvements des paupières :sont sous la dépendance de deux muscles antagonistes:• Le releveur de la ...
L’OCULOMOTRICITÉLa motilité des pupilles : la motilité des pupilles est sous la dépendance :• Des muscles constricteurs de...
La paralysie du III                associe :              • Un ptôsis.              • Un strabisme divergent              ...
ANOMALIE DE L’OCULOMOTRICITÉ:LA paralysie du IV entraîne:une diplopie verticale dans le regard vers le bas et vers le côté...
La paralysie du VI               associe :             • Une diplopie horizontale.             • Un strabisme convergent.L...
ANOMALIES DE L’OCULOMOTRICITÉ:La paralysie du sympathique cervical  supérieur réalise le syndrome de Claude  Bernard Horne...
LE TRIJUMEAU      V
LE TRIJUMEAU:C’est un nerf mixte moteur et sensitif.    Le V moteur :   est responsable des mouvements de la mâchoires il...
LE TRIJUMEAU:     Le V sensitif : est responsable de linnervation      sensitive de la face par ses trois branches :  • L...
LE TRIJUMEAU V:     Le V sensitif:  •    Le nerf maxillaire inférieur : assure      linnervation sensitive de la région t...
LE TRIJUMEAU V:Lexploration de la sensibilité de la face se fait à  laide dun coton (sensibilité tactile), dune épingle  (...
LE NERF FACIAL      VII
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LE FACIAL:Paralysie faciale périphérique:Une lésion du noyau du VII entraîne une paralysie faciale  périphérique portant s...
LE FACIAL:Paralysie faciale périphérique:    A létage inférieur (territoire facial inférieur), on     observe :•    un eff...
LE FACIAL:Une lésion supra-nucléaire va réaliser une paralysie faciale centrale, elle accompagne le plus souvent une hémip...
LE FACIAL:Paralysie faciale centrale:La paralysie faciale centrale prédomine sur les  muscles du territoire facial inférie...
LE FACIAL:Lintermédiaire de Wrisberg possède trois  fonctions:• Une fonction sensitive : il assure la sensibilité dans  la...
L’AUDITIF   VIII
L’AUDITIF VIII:Lauditif (VIII) comprend en fait deux  nerfs distincts :  le nerf cochléaire   le nerf vestibulaire.
L’AUDITIF:     Le cochléaire:Le nerf cochléaire : est le nerf de laudition ;  une anomalie de ce nerf peut entraîner des ...
LE COCHLÉAIRE:•   Lépreuve de la voix chuchotée : le sujet est    placé de profil, on lui fait entendre soit la    voix ch...
LE COCHLÉAIRE:•    épreuve de Weber :    le diapason est placé sur la ligne médiane du crâne, chez      le sujet normal la...
LE COCHLÉAIRE:•   épreuve de Rinne :elle consiste à comparer les temps de conduction (temps   que met la perception à séte...
LE COCHLÉAIRE:Des données plus précises seront fournies par laudiogramme qui est la   mesure fine de lacuité auditive en m...
LE NERF VESTIBULAIRE : EST LENERF DE LÉQUILIBRATION DONTLÉTUDE SERA DÉTAILLÉE DANS LECHAPITRE VII.
LE GLOSSOPHARYNGIEN         IX
LE GLOSSOPHARYNGIEN:Le glosso-pharyngien (IX) : le glosso-pharyngien est un  nerf mixte, il contient :ŕ Fonction motrice :...
LE GLOSSOPHARYNGIEN:Une lésion du glossopharyngien entraîne :ŕ Une agueusie du tiers postérieur de la langue.ŕ Une hypoest...
LE PNEUMOGASTRIQUE         X
LE PNEUMOGASTRIQUE:Le pneumogastrique (X) est un nerf mixte, il possède des fibres   sensitives, motrices et végétatives d...
LE SPINAL    XI
LE SPINAL:seul le spinal médullaire ou spinal externe sera envisagé; il sagit dun   nerf exclusivement moteur qui innerve ...
LE SPINAL:• Le trapèze : est un muscle élévateur de lépaule;   lexploration du trapèze se fait en demandant au   sujet de ...
LE GRAND HYPOGLOSSE        XII
Le grand hypoglosse (XII) est                     aussi un nerf purement moteur                     destiné à la langue.  ...
CONCLUSION:
Examen neurologique
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Examen neurologique

  1. 1. L’EXAMEN NEUROLOGIQUE DR N.FAHEM, DR BOUSSAFEUR, DR CHERRAK SERVICE DE MEDECINE INTERNE PR OUERDANE
  2. 2. INTRODUCTION:Lexamen neurologique doit être fait systématiquement au cours de tout examen clinique;IL étudie la posture et la marche; teste les différents nerfs crâniens; apprécie la motricité; recherche les différents réflexes; teste la sensibilité et enfin il recherche une anomalie des enveloppes méningées.Le matériel nécessaire : un marteau à réflexe, un diapason, une lampe de poche, une aiguille, un morceau de coton hydrophile, un tube deau chaude et un tube deau froide et une pointe mousse (exemple : clé de voiture).Lexamen neurologique dun malade conscient nécessite sa collaboration étroite; elle sera obtenue par une mise en confiance préalable et une explication claire des différentes manœuvres.La paralysie dun ou plusieurs nerfs crâniens peut apporter un argument décisif pour le diagnostic topographique dune lésion neurologique.Enfin, cet examen ne doit pas être trop long, car la fatigue peut aboutir à des réponses erronées.
  3. 3. LA POSTURE ET LA DEMARCHE
  4. 4. LA POSTURE ET LA DEMARCHELa posture qui est étudiée par la position debout et la démarche sont des actes en grande partie automatiques, mais en réalité très complexes nécessitant lintégrité de la force musculaire, de la coordination, de la sensibilité proprioceptive, de la fonction vestibulaire et de la vue.
  5. 5. LA POSTURE ET LA DEMARCHELa position debout :est étudiée en demandant au sujet de se tenir debout, les pieds joints, les bras le long du corps, les yeux ouverts puis les yeux fermés.ŕ Normalement : le sujet est capable de maintenir cette position les yeux ouverts et les yeux fermés.ŕ Les anomalies de la station debout peuvent se voir en cas datteinte de la sensibilité proprioceptive, en cas datteinte vestibulaire et en cas datteinte cérébelleuse.
  6. 6. LA POSTURE ET LA DEMARCHELa station debout:Atteinte de la sensibilité proprioceptive : le maintien de la station debout les yeux fermés est impossible, le malade présente de grandes oscillations et tombe si on ne le retient pas : cest le signe de Romberg.• Atteinte vestibulaire unilatérale : le malade ne peut maintenir la position debout et tend à tomber vers le côté atteint, ce trouble est aggravé par locclusion des yeux : cest le pseudo-Romberg.• Atteinte cérébelleuse : le malade doit élargir son polygone de sustentation, cest-à-dire écarter les pieds pour se maintenir en position debout même lorsque ses yeux sont ouverts.
  7. 7. LA POSTURE ET LA DEMARCHELa démarche :il est indispensable de faire marcher librement le malade, lépreuve peut être sensibilisée en demandant au sujet de marcher sur une ligne droite de façon à toucher le talon avec le gros orteil.ŕ Normalement : le sujet a une démarche assurée qui saccompagne de mouvements associés tels que le balancement des bras.ŕ Les anomalies de la marche sont observées en cas datteinte de la sensibilité proprioceptive, en cas datteinte cérébelleuse et en cas dhémiplégie.
  8. 8. LA POSTURE ET LA DEMARCHELa démarche:ŕ Atteinte de la sensibilité proprioceptive : le sujet lance la jambe très haut et celle-ci retombe lourdement sur le talon : cest la démarche talonnante.ŕ Atteinte cérébelleuse : le sujet marche les pieds écartés, il chancelle et titube : cest la démarche ébrieuse.ŕ Hémiplégie ancienne : la jambe du côté paralysé décrit une courbe, le genou est raide et le pied en extension : cest la démarche en fauchant.
  9. 9. EXAMEN DES NERFS CRÂNIENS
  10. 10. RAPPEL ANATOMIQUE:Il existe 12 paires de nerfs crâniens qui n’ont pas tous la même signification, numérotées de I à XII en chiffres romains:• Le nerf olfactif (I), formé de multiples petits filets nerveux issus de la muqueuse olfactive et qui gagne le bulbe olfactif à travers la lame criblée de l’ethmoïde.• le nerf otique (II) n’est pas un nerf périphérique mais un prolongement du diencéphale.• le moteur oculaire commun (III),• le pathétique (IV),• le trijumeau (V),• le nerf moteur oculo externe (VI),• le nerf facial (VII),• le nerf acoustique (VIII),• le nerf glosso-pharyngien (IX),• le nerf pneumogastrique(X),• le nerf spinal (XI) et le nerf grand hypoglosse (XII).Ce sont des nerfs périphériques dont l’émergence apparente du système nerveux central se situe au niveau du tronc cérébral.
  11. 11. CARACTÉRISATION DES NERFS CRÂNIENSOn distingue trois types de nerfs crâniens : sensoriels, moteurs et mixtes.  Les nerfs sensoriels sont le nerf olfactif, le nerf optique et le nerf auditif, constitué du nerf cochléaire et du nerf vestibulaire.  Les nerfs moteurs comprennent le III qui possède un contingent de fibres végétatives, le IV, le VI, le XI et le XII.  Les nerfs mixtes à la fois sensoriels et moteurs sont le V, le VII, IX et le X. Les trois derniers nerfs cités ont également un contingent de fibres végétatives.
  12. 12. ETUDE SÉMIOLOGIQUE
  13. 13. LE NERF OLFACTIF I
  14. 14. LE NERF OLFACTIF (I)• sexplore en demandant au sujet didentifier les yeux fermés différentes odeurs (savon, tabac, café) présentées, successivement à chaque narine, lautre étant obturée.• La perte de lodorat sappelle lanosmie, lanosmie unilatérale possède une grande valeur car elle peut être révélatrice dune tumeur du sillon olfactif.
  15. 15. APPLICATION CLINIQUE:Les troubles de l’odorat peuvent avoir comme origine:• les affections notamment des infections des voies aériennes supérieures (coryza, rhinite).• des traumatismes notamment une fracture de la base du crâne ou parfois un traumatisme plus à distance responsable d’un arrachement du nerf olfactif.• une compression des voies olfactives par les lésions osseuses, tumorales notamment une tumeur du lobe frontal, la plus fréquente de ces tumeurs est le méningiome olfactif ou des tumeurs du sphénoïde ou de la région hypophysaire.• des troubles olfactifs sont observés dans les lésions temporales : tumeurs ou encéphalites.• l’anosmie congénitale
  16. 16. LE NERF OPTIQUE II
  17. 17. Rappel anatomique des voies optiques: • La rétine • Le nerf optique • Le chiasma optique • Les bandelettes optiques : formées pour chacune d’entre elle des fibres issues des hémirétines temporales homolatérales et les fibres issues de l’hémirétine nasale controlatérale et des fibres maculaires des deux rétines. • Ces bandelettes optiques ⟹ corps genouillé externe: ⟹ les fibres pupillaires ⟹ région prétectale (proche du IVème ventricule) ⟹ les radiations optiques (de Gratiolet) ⟹ le lobe occipital de part et d’autre de la scissure calcarine (le centre primaire de la vision (aire 17 de Brodmann).LE NERF OPTIQUE:
  18. 18. LE NERF OPTIQUE:Létude du nerf optique doit comprendre trois étapes :  létude de lacuité visuelle,  du champ visuel  du fond d‘œilqui nécessitent la collaboration du médecin et du spécialiste ophtalmologiste.
  19. 19. LÉTUDE DE LACUITÉ VISUELLEelle se fait pour chaque œil à laide dune échelle de lecture après correction des anomalies de réfraction par des verres correcteurs.Les anomalies qui peuvent être observées sont:• L’amblyopie : qui est un déficit de lacuité visuelle unilatéral ou bilatéral.• L’amaurose : qui est une perte complète de lacuité visuelle unilatérale ou bilatérale.Ces deux anomalies traduisent une atteinte neurologique des voies visuelles.
  20. 20. LÉTUDE DU CHAMP VISUEL:peut se faire au lit du malade avec le doigt : on demande au sujet de fixer un point droit devant lui et lexaminateur déplace son doigt de la périphérie vers le centre dans les différents méridiens; lexamen se fait pour chaque œil séparément, puis pour les deux yeux simultanément. Le champ visuel peut aussi sétudier plus précisément par campimétrie en milieu spécialisé.
  21. 21. ANOMALIES DU CHAMP VISUEL:Les anomalies du champ visuel sont représentées par:• Le scotome : est une lacune dans le champ visuel dun œil; il est de siège variable central ou périphérique.Il peut être le symptôme dune névrite optique (processus inflammatoire atteignant le nerf optique) ou dune compression des voies optiques par un processus tumoral ; dans ces cas, lexamen de la rétine au fond de loeil est normal.
  22. 22. ANOMALIES DU CHAMP VISUEL:• L’hémianopsie : est un déficit bilatéral supprimant une partie des champs visuels des deux yeux, il sagit dun symptôme qui présente une valeur localisatrice importante. On distingue:- L’hémianopsie verticale : quand la frontière entre le champ anopsique et le champ de vision normale est horizontale;Ŕ L’hémianopsie latérale lorsque la frontière est verticale :
  23. 23. L’hémianopsie latérale peut être :  hétéronyme : elle est alors le plus souvent bitemporale beaucoup plus rarement binasale, elle est le signe dune lésion chiasmatique, elle possède une grande valeur diagnostique des lésions hypophysaire et hypothalamique.  homonyme elle se traduit par une amputation du champ visuel droit ou gauche; par exemple, une hémianopsie latérale homonyme droite intéresse le champ temporal de l’œil droit et le champ nasal de l’oeil gauche ; elle est lindice dune lésion dés voies optiques rétro-chiasmatiques, cest lanomalie la plus fréquente.ANOMALIES DU CHAMP VISUEL:
  24. 24. se fait à laide dun ophtalmoscope après dilatation pupillaire par un mydriatique; il permet létude de la papille, des vaisseaux et de la rétine est important pour le diagnostic des lésions de la rétine et du nerf optique.LÉTUDE DU FOND DOEIL (FO)
  25. 25. L’ÉTUDE DU FOND D’ŒIL:La papille : apparaît à lophtalmoscope comme un disque régulier, de contour net de coloration blanc rosé; il correspond au point où se réunissent les fibres nerveuses issues de la rétine; de son centre partent les artères rétiniennes et les veines.Les principales lésions de la papille sont la stase, linflammation et latrophie.
  26. 26. L’ÉTUDE DU FOND D’ŒIL:Les anomalies papillaire:la stase papillaire : débute par loedème papillaire qui se reconnaît à un signe principal, le flou des bords papillaires ; la stase constituée : associe une saillie de la papille, un flou des bords et une dilatation veineuse; sa cause majeure est lhypertension intracrânienne liée à une tumeur cérébrale; un œdème papillaire nest pas synonyme de tumeur cérébrale, il peut être retrouvé au cours de lHTA, des méningites subaiguës (méningite tuberculeuse) et de certains troubles métaboliques (hypercapnie);la papillite : est une inflammation du nerf optique intéressant la papille; elle est le plus souvent unilatérale;latrophie optique : la papille apparaît pâle, nacrée, décolorée; elle est secondaire, soit à une stase papillaire prolongée soit à une papillite, soit à une névrite optique rétrobulbaire, elle saccompagne dune baisse de lacuité visuelle
  27. 27. L’ÉTUDE DU FOND D’ŒIL:Les vaisseaux : artères et veines sont modifiés au cours de lHTA et permettent dapprécier la gravité de celle-ci.La rétine : peut être le siège danomalies par exemple les tubercules de Bouchut au cours de la méningite tuberculeuse.
  28. 28. L’OCULOMOTRICITÉ
  29. 29. L’OCULOMOTRICITÉ:Létude de loculomotricité comprend : • létude des mouvements des globes oculaires, • létude des mouvements des paupières • et létude de la motilité propre des pupilles.
  30. 30. L’OCULOMOTRICITÉ Les mouvements des globes oculaires :sont sous la dépendance des nerfs oculomoteurs : le III, le IV et le VI qui innervent les muscles oculomoteurs.• Le III (nerf moteur oculaire commun) innerve les muscles : droit supérieur, droit inférieur, droit interne et petit oblique.• Le IV (nerf pathétique) innerve le grand oblique.• Le VI (nerf moteur oculaire externe) innerve le droit externe.
  31. 31. L’OCULOMOTRICITÉ: Les mouvements des paupières :sont sous la dépendance de deux muscles antagonistes:• Le releveur de la paupière supérieure : qui permet louverture de la paupière, il est formé de deux muscles : • Un muscle strié : innervé par le III. • Un muscle lisse : innervé par les fibres sympathiques.• Lorbiculaire : qui permet la fermeture active de la paupière; il est innervé par le VII.En cas dé paralysie du releveur de la paupière, on retrouve un ptosis : chute de la paupière supérieure; il sera observé soit en cas de paralysie du III; soit en cas de paralysie des fibres sympathiques.
  32. 32. L’OCULOMOTRICITÉLa motilité des pupilles : la motilité des pupilles est sous la dépendance :• Des muscles constricteurs de la pupille : qui sont innervés par les fibres parasympathiques qui cheminent avec le III.• Des muscles dilatateurs de la pupille : qui sont innervés par les fibres sympathiques. Les réflexes pupillaires :• Le réflexe photomoteur sétudie en demi-obscurité; on demande au sujet de fixer un point devant lui et on éclaire latéralement successivement chaque œil : la réponse normale est un myosis au niveau de loeil éclairé et au niveau de lautre œil.• Le réflexe daccommodation-convergence ou réflexe daccommodation à la distance : consiste à demander au sujet de fixer un objet éloigné et à rapprocher progressivement cet objet; laccommodation saccompagne dun myosis.
  33. 33. La paralysie du III associe : • Un ptôsis. • Un strabisme divergent avec impossibilité de mouvoir le globe oculaire en haut. en bas et en dedans. • Une mydriase aréactive, avec abolition du réflexe photomoteur et du réflexe daccommodation.LES ANOMALIES DE L’OCULOMOTRICITÉ
  34. 34. ANOMALIE DE L’OCULOMOTRICITÉ:LA paralysie du IV entraîne:une diplopie verticale dans le regard vers le bas et vers le côté sain; pour compenser le sujet incline la tête sur lépaule du côté sain et tourne la tête vers ce côté.
  35. 35. La paralysie du VI associe : • Une diplopie horizontale. • Un strabisme convergent.LES ANOMALIES DE L’OCULOMOTRICITÉ:
  36. 36. ANOMALIES DE L’OCULOMOTRICITÉ:La paralysie du sympathique cervical supérieur réalise le syndrome de Claude Bernard Horner qui se manifeste par :• Un rétrécissement de la fente palpébrale dû à un ptôsis modéré.• Une énophtalmie.• Un myosis.
  37. 37. LE TRIJUMEAU V
  38. 38. LE TRIJUMEAU:C’est un nerf mixte moteur et sensitif.  Le V moteur : est responsable des mouvements de la mâchoires il innerve les muscles masséter, temporal et ptérygoïdien. Pour examiner le masséter et le temporal, on demande au sujet de mordre un abaisse langue et on tire dessus pour larracher, on palpe les muscles pour déceler une asymétrie de la contraction. Les muscles ptérygoïdiens déplacent la mâchoire vers lavant et vers le côté opposé; on demande au malade de déplacer sa mâchoire de côté et de résister à leffort de lexaminateur pour la remettre en place.
  39. 39. LE TRIJUMEAU:  Le V sensitif : est responsable de linnervation sensitive de la face par ses trois branches : • Lophtalmique est responsable de la sensibilité des téguments de la partie antérieure du cuir chevelu, du front, de la paupière supérieure, de la racine et du dos du nez ; de la sensibilité du globe oculaire (fibres afférentes du réflexe cornéen), des fosses nasales et des sinus. • Le nerf maxillaire supérieur : est responsable de la sensibilité cutanéomuqueuse de la paupière inférieure, pommette, aile du nez, lèvre supérieure, gencives et dents du maxillaire supérieur.
  40. 40. LE TRIJUMEAU V:  Le V sensitif: • Le nerf maxillaire inférieur : assure linnervation sensitive de la région temporale, de la joue, du menton, de la lèvre inférieure, de la gencive et des dents du maxillaire inférieur et enfin la sensibilité générale de la langue.
  41. 41. LE TRIJUMEAU V:Lexploration de la sensibilité de la face se fait à laide dun coton (sensibilité tactile), dune épingle (sensibilité douloureuse), de tubes chaud et froid (sensibilité thermique).Le réflexe cornéen qui dépend de la branche ophtalmique (pour sa voie afférente) se recherche en touchant légèrement la cornée avec un brin de coton, la réponse normale est la fermeture de la paupière supérieure.A noter, pour que le réflexe cornéen puisse avoir lieu, il faut également que le nerf facial soit indemne (voie efférente).
  42. 42. LE NERF FACIAL VII
  43. 43. LE NERF FACIAL VII:Le facial (VII) est un nerf mixte : il est constitué par: le nerf facial qui innerve les muscles de la face (VIT moteur)et par lintermédiaire de Wrisberg qui contient des fibres sensitives, sensorielles et parasympathiques.Le VII moteur : il innerve les muscles de la face et le peaucier du cou.
  44. 44. LE FACIAL:Paralysie faciale périphérique:Une lésion du noyau du VII entraîne une paralysie faciale périphérique portant sur lensemble des muscles de lhémiface du même côté que la lésion; lhémiface atteinte apparaît hypotonique et immobile. A l’ étage supérieur (territoire facial supérieur), on note :• un effacement des rides du front;• un élargissement de la fente palpébrale avec abaissement de la paupière inférieure;• une impossibilité de fermer loeil, cest la lagophtalmie et un signe de Charles Bell : lors de la tentative docclusion palpébrale, loeil reste ouvert et on observe un déplacement synergique normal du globe oculaire en haut et en dehors dû à la contraction synergique du droit supérieur.• une abolition du réflexe cornéen ; ainsi quune absence docclusion de la paupière à la menace.
  45. 45. LE FACIAL:Paralysie faciale périphérique: A létage inférieur (territoire facial inférieur), on observe :• un effacement du pli nasogénien;• une chute de la commissure labiale alors que la bouche est attirée vers le côté sain;• le malade ne peut ni sourire, ni gonfler la joue, ni siffler;• le signe du peaucier de Babinski : le peaucier du cou ne se contracte pas à louverture contrariée de la bouche.
  46. 46. LE FACIAL:Une lésion supra-nucléaire va réaliser une paralysie faciale centrale, elle accompagne le plus souvent une hémiplégie; elle va se distinguer de la paralysie faciale périphérique par le fait quelle respecte le territoire facial supérieur.En effet, le noyau du facial supérieur reçoit une innervation supra-nucléaire provenant du cortex moteur des deux hémisphères cérébraux alors que le noyau du facial inférieur ne reçoit une innervation supra- nucléaire que de lhémisphère controlatéral.
  47. 47. LE FACIAL:Paralysie faciale centrale:La paralysie faciale centrale prédomine sur les muscles du territoire facial inférieur du côté de la face opposé à la lésion centrale, elle respecte les muscles du territoire facial supérieur car ces derniers ont une représentation corticale bilatérale. Il ny a pas de signe de Charles BellChez le malade dans le coma, la paralysie faciale centrale est mise en évidence par la manœuvre de Pierre Marie et Foix : la pression du nerf facial en arrière de la branche montante du maxillaire inférieur entraîne une grimace du côté sain.
  48. 48. LE FACIAL:Lintermédiaire de Wrisberg possède trois fonctions:• Une fonction sensitive : il assure la sensibilité dans la zone de Ramsay-Hunt : conduit auditif externe et pavillon de loreille.• Une fonction sensorielle : il est responsable de la sensibilité gustative des deux tiers antérieurs de la langue.• Une fonction secrétaire : les fibres parasympathiques cheminent dans lintermédiaire de Wrisberg et vont innerver les glandes lacrymales, les glandes de la cavité nasale et les glandes salivaires : sous-maxillaire et sublinguale.
  49. 49. L’AUDITIF VIII
  50. 50. L’AUDITIF VIII:Lauditif (VIII) comprend en fait deux nerfs distincts : le nerf cochléaire  le nerf vestibulaire.
  51. 51. L’AUDITIF:  Le cochléaire:Le nerf cochléaire : est le nerf de laudition ; une anomalie de ce nerf peut entraîner des acouphènes qui sont des bourdonnements ou des sifflements et une hypoacousie qui est une diminution de lacuité auditive.Il sera exploré cliniquement par lépreuve de la voix chuchotée et par lépreuve au diapason.
  52. 52. LE COCHLÉAIRE:• Lépreuve de la voix chuchotée : le sujet est placé de profil, on lui fait entendre soit la voix chuchotée, soit le tic-tac dune montre; lépreuve se fait alternativement pour chaque oreille, lautre étant obturée.• Lépreuve au diapason : permet de connaître le type de la surdité : surdité de transmission (atteinte de loreille externe ou moyenne) et surdité de perception (atteinte de loreille interne ou du nerf auditif).
  53. 53. LE COCHLÉAIRE:• épreuve de Weber : le diapason est placé sur la ligne médiane du crâne, chez le sujet normal la perception est localisée au milieu ou également des deux côtés et lorsque lon obture un conduit auditif, la perception se déplace vers le côté occlus. Si le sujet présente une surdité de transmission dun côté et une acuité normale de lautre côté, il entendra le diapason de loreille malade, on dit que le Weber est latéralisé et positif.Par contre, sil est atteint de surdité de perception dune oreille, cest loreille saine qui entendra le son, on dit que le Weber est latéralisé et négatif.
  54. 54. LE COCHLÉAIRE:• épreuve de Rinne :elle consiste à comparer les temps de conduction (temps que met la perception à séteindre) aérienne : en présentant un diapason au pavillon de loreille et osseuse en appliquant ce même diapason par son pied sur la mastoïde.Normalement, le sujet entend deux fois plus longtemps par conduction aérienne (CA) que par conduction osseuse (CO). Chez le sujet qui présente une surdité de transmission, ce rapport sannule ou sinverse (CA < CO) on dit que le Rinne est négatif; chez le sujet porteur dune surdité de perception, les deux durées sont diminuées (CA > CO) lépreuve de Rinne est positive.
  55. 55. LE COCHLÉAIRE:Des données plus précises seront fournies par laudiogramme qui est la mesure fine de lacuité auditive en milieu spécialisé ORL.Ainsi, lexamen clinique va permettre de reconnaître les deux types de surdité : Surdité de transmission : par obstruction de loreille externe (bouchon de cérumen) ou par lésion de loreille moyenne.- Perception de la voix haute peu diminuée.- Perception de la voix chuchotée fortement diminuée.- Epreuve de Rinne négative.- Epreuve de Weber : latéralisée et positive. surdité de perception : par lésion du nerf auditif ou de loreille interne.- Perception de la voix haute et chuchotée diminuée.- Epreuve de Rinne positive.- Epreuve de Weber : latéralisée et négative.
  56. 56. LE NERF VESTIBULAIRE : EST LENERF DE LÉQUILIBRATION DONTLÉTUDE SERA DÉTAILLÉE DANS LECHAPITRE VII.
  57. 57. LE GLOSSOPHARYNGIEN IX
  58. 58. LE GLOSSOPHARYNGIEN:Le glosso-pharyngien (IX) : le glosso-pharyngien est un nerf mixte, il contient :ŕ Fonction motrice : les fibres motrices ont une origine et une distribution communes avec celles du X ; les fibres motrices se distribuent au muscle stylo pharyngien et contribuent avec celles du X, à linnervation du voile du palais et des muscles du pharynx.ŕ Fonction sensitive : il assure linnervation sensitive des amygdales, du naso-pharynx, de loropharynx et de loreille moyenne.ŕ Fonction sensorielle : il assure la sensibilité gustative du tiers postérieur de la langue.ŕ Fonction secrétaire : il assure linnervation de la glande parotide
  59. 59. LE GLOSSOPHARYNGIEN:Une lésion du glossopharyngien entraîne :ŕ Une agueusie du tiers postérieur de la langue.ŕ Une hypoesthésie de lamygdale, du voile et du pharynx.ŕ Une gêne à la déglutition.ŕ Une abolition unilatérale du réflexe nauséeux.On peut observer une névralgie du IX qui a les mêmes caractères que la névralgie du trijumeau sauf la topographie de la douleur qui siège au niveau du pharynx et irradie vers l’oreille et qui est déclenchée par sa déglutition.
  60. 60. LE PNEUMOGASTRIQUE X
  61. 61. LE PNEUMOGASTRIQUE:Le pneumogastrique (X) est un nerf mixte, il possède des fibres sensitives, motrices et végétatives dont létude na pas dintérêt en neurologie.ŕ Fonction sensitive : il assure linnervation sensitive du larynx.ŕ Fonction motrice : il innerve les muscles striés du pharynx, du larynx et du voile du palais.Une lésion du X entraîne :• Une paralysie dun hémivoile : la voix est sourde et nasonnée, la déglutition est perturbée, les liquides « reviennent par le nez », le voile est asymétrique, la luette est déviée vers le côté sain.• Une paralysie unilatérale du larynx qui se traduit par une voix bitonale.• Une paralysie de l’hémipharynx : avec signe du rideau : la paroi postérieure du pharynx dévie du côté sain lorsquon fait prononcer la lettre A au malade.
  62. 62. LE SPINAL XI
  63. 63. LE SPINAL:seul le spinal médullaire ou spinal externe sera envisagé; il sagit dun nerf exclusivement moteur qui innerve le sterno-cléido-mastoïdien et le trapèze,• Le sterno-cléido-mastoïdien : est un muscle fléchisseur et rotateur de la tête. La flexion de la tête est produite par la contraction des deux muscles. La rotation est produite par la contraction du muscle du côté opposé à la rotation. La contraction du muscle est visible et palpable sous forme dune corde située de chaque côté du cou. Pour faire contracter le muscle,on demande au sujet soit de fléchir sa tête en avant, lexaminateur s’opposant à la flexion en prenant appui sur le menton : on obtient normalement une contraction simultanée des deux côtés ; soit de tourner alternativement la tête dun côté puis de lautre contre une résistance appliquée sous le menton : on obtient normalement une contraction du muscle droit lors de la rotation de la tête vers la gauche et inversement .
  64. 64. LE SPINAL:• Le trapèze : est un muscle élévateur de lépaule; lexploration du trapèze se fait en demandant au sujet de soulever les épaules contre résistance. En cas datteinte du spinal externe, on observera :• Labsence de contraction du sterno-cléido- mastoïdien dans les mouvements contrariés de flexion de la tête en avant et de rotation vers le côté opposé• Un creusement du creux sus claviculaire, un abaissement du moignon de l’épaule, une déviation de lomoplate en bas et en dehors et limpossibilité de hausser lépaule du côté atteint.
  65. 65. LE GRAND HYPOGLOSSE XII
  66. 66. Le grand hypoglosse (XII) est aussi un nerf purement moteur destiné à la langue. Une atteinte unilatérale du XII entraîne une paralysie de lhémilangue avec atrophie : • l’hémilangue a un aspect aminci; elle est le plus souvent le siège de fasciculations. • Lorsquon demande au malade de tirer la langue, elle est déviée vers le côté paralysé, en effet le génioglosse du côté sain nest plus équilibré par son symétrique.LE GRAND HYPOGLOSSE:
  67. 67. CONCLUSION:

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