SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  8
1
SYNDROME D’EPANCHEMENT GAZEUX DE
LA GRANDE CAVITE PLEURALE
I. INTRODUCTION
1. Définition :
On définit par syndrome d’épanchement gazeux de la grande cavité pleurale par
un ensemble de signes qui traduisent la présence d’air dans la grande cavité
pleurale, libre ou cloisonnée.
2. Intérêt :
 Syndrome fréquemment rencontré en pratique pneumologique ;
 Le diagnostic clinique est aisé, parfois de découverte radiologique ;
 Les étiologies sont fréquentes et variées, restent dominées dans notre
contexte par la tuberculose, mais toutefois le pneumothorax spontané
idiopathique est le plus fréquemment observé ;
 Certaines formes sont d’emblée graves ou devenant graves au cours de
leur évolution, constituant une urgence médico-chirurgicale car elles
peuvent engager le pronostic vital ou fonctionnel du malade.
3. Rappelanatomique :
Le poumon est contenu dans une enveloppe séreuse à double feuillets, appelée
plèvre :
- Le feuillet viscéral : tapisse la quasi-totalité de la surface pulmonaire.
- Le feuillet pariétal : tapisse la face profonde de la cage thoracique.
Ces deux feuillets délimitent la cavité pleurale qui est une cavité virtuelle,
contenant un mince film liquidien permettant le glissement des deux feuillets,
maintenus l’un contre l’autre grâce à la pression négative (dépression intra
pleurale) régnant dans cette cavité.
En effet, la pression pleurale est négative par rapportà la pression alvéolaire et
la pression atmosphérique. Elle est plus négative aux sommets qu’aux bases :
-2,5cm d’eau à la base contre -10cm d’eau au sommet au début de l’inspiration
du fait de la pesanteur et s’opposeau collapsus alvéolaire et bronchiolaire.
2
4. Physiopathologie :
En temps normal, le poumon adhère à la paroi thoracique grâce à la dépression
négative intra pleurale.
Lorsqu’une communication s’établit entre la cavité pleurale et une formation
aérique à la surface des poumons (alvéoles, bulles d’emphysème, blebs,
excavation), l’air fuit vers la cavité pleurale créant le pneumothorax.
Cette fuite s’effectuera jusqu'à la disparition de la différence des pressions ou
jusqu'à la fermeture de la communication.
L’avenir de la brèche commande l’évolution du pneumothorax et plusieurs
éventualités sont possibles. En effet la fistule broncho-pleurale peut être :
- Ouverte : avec passagede l’air dans les deux sens (poumon vers cavité
pleurale et cavité pleurale vers poumon) à chaque mouvement
respiratoire, il y’a équilibre entre les pressions pleurales et les pressions
intra-bronchiques mais elles restent différentes de la pression
atmosphérique. Le pneumothorax est chronique.
- A soupape: l’air passedans un seul sens vers la cavité pleurale à chaque
inspiration et n’en sortpas, cette forme est responsable des pneumothorax
massifs suffocants.
- Fermée : après le passagede l’air dans la cavité pleurale, la fistule se
ferme définitivement avec résorption progressive de cet air, cette forme
est responsable des pneumothorax minimes et stables.
Le poumon se trouve alors décollé de la paroi et rétracté dans le thorax en région
hilaire, la conséquenceest que la ventilation du côté atteint est diminuée voire
nulle.
La rupture dans la cavité pleurale des lésions anatomiques précédemment citées
peut se faire spontanément, mais le plus souvent lors d’événements qui
augmentent la pression intra-thoracique :
- Les efforts à glotte fermée : toux, éternuement, défécation, manœuvre de
Valsalva.
- Les gestes de la vie courante : prendre un bain, se courber.
- Les activités provocant de rapides hyper-pressions thoraciques :
changements climatiques, parachutisme, alpinisme, plongée sous-marine,
musiques à haute énergie et à basse fréquence (techno).
3
II. SEMIOLOGIE CLINIQUE
1. Signes fonctionnels :
Sont variables en fonction de l’importance de l’épanchement gazeux et de l’état
du parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Certains épanchements gazeux surtout minimes sont asymptomatiques et de
découvertes radiologiques.
On peut noter :
1.1. Douleur thoracique :
D’apparition brutale.
D’intensité variable : douleur intense à type de coup de poignard, décrite comme
un coup de tonnerre dans un ciel serein, parfois limitée à un point de côté.
Siège variable : le plus souvent latéro-thoracique homolatéral à l’épanchement,
parfois sous mamelonnaire, axillaire, scapulaire, ou même très bas situé,
abdominale.
Déclenchée et aggravée par l’inspiration profonde, la toux et l’effort surtout les
efforts importants à glotte fermée (toux, éternuement, défécation, etc.)
Soulagée par le repos et le décubitus latéral du côté opposé à l’épanchement.
1.2. Dyspnée :
D’installation brutale
A type de polypnée superficielle intéressant les 2 temps respiratoires
D’intensité variable en fonction de l’importance de l’épanchement et de l’état
antérieur du poumon, peut être minime, modérée ou majeure devenant
angoissante asphyxiante dans les épanchements de grande abondance
Déclenchée et aggravée par la douleur, l’effort, les changements de position et
l’inspiration profonde
Atténuée par le repos et le décubitus latéral du côté opposé à l’épanchement
1.3. Toux :
Inconstante
D’installation brutale en général mais peut être progressive
Sèche, quinteuse, rebelle, pénible, douloureuse, gênante
Sans horaire particulier
Déclenchée par les changements de position
Elle aggrave la douleur et la dyspnée
NB : L’existence d’une toux productive traduit la présence d’un foyer
pulmonaire ou d’une atteinte bronchique sous-jacente ou l’existence
concomitante d’une fistule broncho-pleurale.
4
2. Signes généraux :
Sont fonction de l’étiologie, de l’abondance de l’épanchement et de la tolérance.
On observe souvent :
- Fièvre peu élevée, frissons et sueurs
- Altération de l’état général
Dans les formes graves, on peut avoir des signes de choc et d’asphyxie :
- Malade immobile, anxieux,
- Visage pâle, couvert de sueurs, avec une cyanose péribuccale,
- respiration rapide courte et superficielle,
- pouls faible, rapide et irrégulier,
- TA basse, pincée, difficile à prendre,
- Température à 39, 40 °C si la cause est infectieuse.
3. Signes physiques :
L’examen doit être rapide et précis, sans trop mobiliser le patient au risque
d’aggraver les lésions
3.1. Inspection:
On peut noter :
Une asymétrie thoracique par distension de l’hémithorax atteint, variable selon
l’importance de l’épanchement
Elargissement des espaces intercostaux avec horizontalisation des côtes
Une diminution ou abolition de l’ampliation thoracique du côté atteint voire une
immobilisation de l’hémithorax
3.2. Palpation:
On peut noter :
Diminution ou abolition de l’ampliation thoracique du côté atteint
Diminution ou abolition de la transmission des vibrations vocales du côté atteint
sur toute la hauteur de l’épanchement gazeux.
3.3. Percussion:
On peut percevoir une hypersonorité ou tympanisme sur toute la hauteur de
l’épanchement
5
3.4. Auscultation :
On peut noter une diminution voir abolition du murmure vesiculaire au niveau
de l’hémithorax atteint.
L’auscultation va aussi rechercher un syndrome amphoro-métallique qui associé
lorsqu’il est complet 4 composants :
 Un souffle amphorique : qui traduit la transmission anormale du souffle
laryngo-trachéal (bruit glottique) à travers le parenchyme pulmonaire et
une collection aérique suffisamment vaste pour que le souffle prenne un
caractère amphorique, c’est un souffle d’intensité faible lointain, véritable
bourdonnement amphorique décrit par Laennec, de tonalité grave, on le
Compare au bruit obtenu en soufflant dans un récipient large à goulot
étroit, de timbre creux métallique, audible aux deux temps respiratoires
mais à maximum expiratoire, on l’entend mieux après la toux, de siège
variable mais surtout bien entendu dans l’espace inter-scapulo-vertébral.
 Le tintement métallique de Laennec : bruit unique ou répété de timbre
argentin, déclenché par la respiration ou les changements de position,
comparé classiquement au son produit par une perle tombant dans une
coupe de cristal.
 Le retentissement métallique des bruits thoraciques : (voix, toux,
bruits du cœur…), il est assez proche du tintement métallique.
 Le bruit d’Airain de trousseau : bruit métallique vibrant, déclenché par
la percussion du thorax aux moyens de deux pièces de monnaie et perçu à
l’auscultation de la face du thorax opposé à cette percussion.
Les éléments du syndrome amphoro-métallique sont inconstants et presque
toujours dissociés. Leur présence complète doit faire évoquer une cause
tuberculeuse. Leur recherche est assez longue et peut fatiguer le malade.
EN RESUME : On parlera de syndrome d’épanchement gazeux de la grande
cavité pleurale devant le trépied de Gaillard qui associe :
- Abolition des vibrations vocales.
- Tympanisme.
- Abolition du murmure vésiculaire.
L’examen respiratoire devra être impérativement suivi d’un examen complet de
tous les appareils notamment cardiovasculaires à la recherche de signes de
refoulement, à savoir :
6
- Déplacement du choc de la pointe vers le côté controlatéral
- Déplacement de l’aire de matité cardiaque et les foyers d’auscultation vers
le côté controlatéral
III. SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE
1. La radiographie standard du thorax :
1.1. Incidences :
Elle comportedes clichés thoraciques de face et de profil en inspiration
profondecomme de pratique courante.
On peut aussi demander des radiographies du thorax de face en expiration forcée
assurant ainsi un décollement maximum de la plèvre, indiquées pour le
diagnostic des épanchements gazeux minimes, ou la surveillance évolutive en
vérifiant le total retour du poumonà la paroi.
1.2. Apports :
Affirmer le pneumothorax.
Estimer la taille de l’épanchement.
Analyser le parenchyme pulmonaire sous-jacent et du côté opposé.
Suivre l’évolution : retour du poumon à la paroi.
1.3. Résultats :
 Pneumothorax complet :
- L’hémithorax est le siège d’une hyperclarté homogène, avasculaire,
périphérique prenant tout l’hémithorax, plus ou moins étendue, elle
limite le poumon à un moignon hyperdense rétracté sur le hile, avec
distension des espaces intercostaux et une netteté anormale des
côtes, la plèvre viscérale qui entoure ce moignon apparaît sous
forme d’un fin liséré opaque net comme tracé au crayon
- On recherchera systématiquement des signes radiologiques
associés :
Une opacité liquidienne à niveau horizontal de la base témoignant
d’un hydropneumothorax.
Position du médiastin et du cœur éventuellement refoulée
Anomalies parenchymateuses, homo ou controlatérales, en sachant
qu’il existe une surcharge vasculaire réflexe du côté sain.
Aspect de petit cœur dans les formes bilatérales.
7
 Pneumothorax partiel :
- Dû au décollement partiel de la plèvre avec un angle de
raccordement obtus à la paroi, ou présence de brides sous forme de
bandes opaques.
- Se traduit radiologiquement par une hyperclareté homogène,
périphérique, en croissant, dépourvue de trame pulmonaire.
- Si l’épanchement gazeux est minime, on peut avoir une fine bande
claire et un « trapping », c’està dire une zone d’air du décollement
qui ne se vide pas à l’expiration forcée.
2. Scopie télévisée :
N’est plus utilisé en pratique courante du fait des irradiations.
Elle avait un intérêt dans les formes moins évidentes.
Elle peut montrer :
- Diminution de l’expansion inspiratoire du thorax du côté atteint
- Abaissement de la coupole diaphragmatique avec ascension paradoxale
au cours de l’inspiration, c’est le phénomène de Kienboeck
3. TDM Thoracique :
Pas nécessaire au diagnostic mais indiquée si la symptomatologie évocatrice
contraste avec une radiographie thoracique de face normale
Par contre sa pratique est courante pour le diagnostic étiologique et dans la
discussion d’un geste thérapeutique radical
Elle permet aussi d’apprécier le risque de récidive en précisant le nombre, le
volume et la topographie des bulles.
IV. VALEUR SEMIOLOGIQUE
1. PNO spontané, idiopathique :
C’est l’aspect le plus fréquent
Touche presque exclusivement le sujet jeune de 20 à 35 ans, longiligne
Il s’agit d’un diagnostic d’élimination, on retrouve cependant des facteurs
étiologiques : tabagisme, un syndrome marphanoïde ou dystrophie bulleuse
isolée, infection virale discrète en apparence limitée au voies aériennes
supérieurs, effort intense mais parfois aussi minime.
8
2. PNO spontané secondaire :
2.1. Pneumopathies infectieuses :
 Bactériennes :
 Tuberculose pulmonaire
 Pneumopathie bactérienne nécrosante.
 Parasitaires
 Pneumocystose au cours du SIDA
 Hydatidose pulmonaire
2.2. Pneumopathies chroniques :
 BPCO.
 Pneumopathies interstitielles diffuses
 Sarcoïdose, silicose, fibrose pulmonaire
 Histiocytose X, lymphangioléïmyomatose
 Néoplasies : PNO peut être révélateur.
 Endométriose = PNO cataménial
 Survient dans les premières 24h des règles
 Absence de symptômes en dehors de cette période
 Prédominance du côté droit
 Caractère récidivant
2.3. Autres causes :
- Crise d’asthme
- Mucoviscidose
- infarctus pulmonaire
- maladie de Wegener, etc.
V. CONLUSION :
Syndrome fréquemment rencontré en pratique clinique
Diagnostic clinique aisé, parfois de découverte radiologique
Urgence médico-chirurgicale car peut engager le pronostic vital ou fonctionnel
du malade.

Contenu connexe

Tendances

pleurésies purulentes non tuberculeuses
pleurésies purulentes non tuberculeusespleurésies purulentes non tuberculeuses
pleurésies purulentes non tuberculeusesDr. Kerfah Soumia
 
CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongwe
CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongweCAT devant une hémoptysie dr innocent kashongwe
CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongweUniversité de kinshasa
 
Anatomie pathologique de la TBC
Anatomie pathologique de la TBCAnatomie pathologique de la TBC
Anatomie pathologique de la TBCDr. Kerfah Soumia
 
Pleurésies à liquide clair
Pleurésies à liquide clairPleurésies à liquide clair
Pleurésies à liquide clairDr. Kerfah Soumia
 
Le syndrome pyramidal 2013
Le syndrome pyramidal 2013Le syndrome pyramidal 2013
Le syndrome pyramidal 2013saddek khellaf
 
Pneumothorax spontane
Pneumothorax spontane Pneumothorax spontane
Pneumothorax spontane Mehdy Wayzani
 
Le syndrome cavitaire
Le syndrome cavitaireLe syndrome cavitaire
Le syndrome cavitairehind henzazi
 
Pleuresie purulente
Pleuresie purulentePleuresie purulente
Pleuresie purulentebelaibzino
 
Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA)
Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA)
Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) Dr. Kerfah Soumia
 
Staphylococcie pleuropulmonaire
Staphylococcie pleuropulmonaireStaphylococcie pleuropulmonaire
Staphylococcie pleuropulmonaireDr. Kerfah Soumia
 
Pleuresie à liquide clair
Pleuresie à liquide clairPleuresie à liquide clair
Pleuresie à liquide clairbelaibzino
 
Bronchopneumopathies aigues bacteriennes
Bronchopneumopathies aigues bacteriennesBronchopneumopathies aigues bacteriennes
Bronchopneumopathies aigues bacteriennesMehdy Wayzani
 

Tendances (20)

pleurésies purulentes non tuberculeuses
pleurésies purulentes non tuberculeusespleurésies purulentes non tuberculeuses
pleurésies purulentes non tuberculeuses
 
CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongwe
CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongweCAT devant une hémoptysie dr innocent kashongwe
CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongwe
 
Anatomie pathologique de la TBC
Anatomie pathologique de la TBCAnatomie pathologique de la TBC
Anatomie pathologique de la TBC
 
Pleurésies à liquide clair
Pleurésies à liquide clairPleurésies à liquide clair
Pleurésies à liquide clair
 
Le syndrome pyramidal 2013
Le syndrome pyramidal 2013Le syndrome pyramidal 2013
Le syndrome pyramidal 2013
 
Bronchectasies (DDB)
Bronchectasies (DDB) Bronchectasies (DDB)
Bronchectasies (DDB)
 
Pneumothorax spontane
Pneumothorax spontane Pneumothorax spontane
Pneumothorax spontane
 
Coeur pulmonaire chronique
Coeur pulmonaire chroniqueCoeur pulmonaire chronique
Coeur pulmonaire chronique
 
Le syndrome cavitaire
Le syndrome cavitaireLe syndrome cavitaire
Le syndrome cavitaire
 
Abces du poumon
Abces du poumonAbces du poumon
Abces du poumon
 
Pleuresie purulente
Pleuresie purulentePleuresie purulente
Pleuresie purulente
 
Abces du poumon
Abces du poumonAbces du poumon
Abces du poumon
 
La miliaire tuberculeuse
La miliaire tuberculeuseLa miliaire tuberculeuse
La miliaire tuberculeuse
 
CAT devant une Pleurésie
CAT devant une PleurésieCAT devant une Pleurésie
CAT devant une Pleurésie
 
Ponction pleurale
Ponction pleurale  Ponction pleurale
Ponction pleurale
 
Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA)
Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA)
Syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA)
 
Staphylococcie pleuropulmonaire
Staphylococcie pleuropulmonaireStaphylococcie pleuropulmonaire
Staphylococcie pleuropulmonaire
 
Syndrome d'épanchement gazeux
Syndrome d'épanchement gazeuxSyndrome d'épanchement gazeux
Syndrome d'épanchement gazeux
 
Pleuresie à liquide clair
Pleuresie à liquide clairPleuresie à liquide clair
Pleuresie à liquide clair
 
Bronchopneumopathies aigues bacteriennes
Bronchopneumopathies aigues bacteriennesBronchopneumopathies aigues bacteriennes
Bronchopneumopathies aigues bacteriennes
 

En vedette

Oncogenes & oncogenese
Oncogenes & oncogeneseOncogenes & oncogenese
Oncogenes & oncogenesehind henzazi
 
Anatomie du médiastin
Anatomie  du médiastinAnatomie  du médiastin
Anatomie du médiastinhind henzazi
 
Traitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculoseTraitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculosehind henzazi
 
Diagnostic des tumeurs médiastinales
Diagnostic des  tumeurs  médiastinalesDiagnostic des  tumeurs  médiastinales
Diagnostic des tumeurs médiastinaleshind henzazi
 
Syndromes mediastinaux
Syndromes mediastinauxSyndromes mediastinaux
Syndromes mediastinauxhind henzazi
 
Drainage thoracique
Drainage thoraciqueDrainage thoracique
Drainage thoraciquegoudaivaa
 
Casas de taipa de pilão e pau a pique
Casas de taipa de pilão e pau a piqueCasas de taipa de pilão e pau a pique
Casas de taipa de pilão e pau a piquePatrícia Ventura
 
Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...
Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...
Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...Canadian Patient Safety Institute
 
Programa Parcial Zona Centro
Programa Parcial Zona CentroPrograma Parcial Zona Centro
Programa Parcial Zona CentroChalex
 
M8 lesson 1 2 square & cube roots
M8 lesson 1 2 square & cube rootsM8 lesson 1 2 square & cube roots
M8 lesson 1 2 square & cube rootslothomas
 
La educación superior en el siglo XXI ANUIES
 La educación superior en el siglo XXI ANUIES La educación superior en el siglo XXI ANUIES
La educación superior en el siglo XXI ANUIESLilia G. Torres Fernández
 
REDES SOCIALES Y RRPP
REDES SOCIALES Y RRPPREDES SOCIALES Y RRPP
REDES SOCIALES Y RRPPUTPL
 
1207 support03 parcours_illettrisme
1207 support03 parcours_illettrisme1207 support03 parcours_illettrisme
1207 support03 parcours_illettrismefranckdelafaye
 
Firewall Disertacion
Firewall DisertacionFirewall Disertacion
Firewall Disertacionguest96dedf4
 
Deber 4 SeñAléTica JardíN De Descanso
Deber 4 SeñAléTica JardíN De DescansoDeber 4 SeñAléTica JardíN De Descanso
Deber 4 SeñAléTica JardíN De DescansoCristina Anda
 
#ParlonsDigital : Twitter / Débutant
#ParlonsDigital : Twitter / Débutant#ParlonsDigital : Twitter / Débutant
#ParlonsDigital : Twitter / DébutantFBH digital
 
Présentation Eco Contrat
Présentation Eco ContratPrésentation Eco Contrat
Présentation Eco Contratdewinterm
 

En vedette (20)

Oncogenes & oncogenese
Oncogenes & oncogeneseOncogenes & oncogenese
Oncogenes & oncogenese
 
Anatomie du médiastin
Anatomie  du médiastinAnatomie  du médiastin
Anatomie du médiastin
 
Traitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculoseTraitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculose
 
Diagnostic des tumeurs médiastinales
Diagnostic des  tumeurs  médiastinalesDiagnostic des  tumeurs  médiastinales
Diagnostic des tumeurs médiastinales
 
Syndromes mediastinaux
Syndromes mediastinauxSyndromes mediastinaux
Syndromes mediastinaux
 
Drainage thoracique
Drainage thoraciqueDrainage thoracique
Drainage thoracique
 
Casas de taipa de pilão e pau a pique
Casas de taipa de pilão e pau a piqueCasas de taipa de pilão e pau a pique
Casas de taipa de pilão e pau a pique
 
Practica 3
Practica 3Practica 3
Practica 3
 
Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...
Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...
Appel à l’action : Avril 2015, le mois de la Vérification nationale de la pré...
 
Programa Parcial Zona Centro
Programa Parcial Zona CentroPrograma Parcial Zona Centro
Programa Parcial Zona Centro
 
M8 lesson 1 2 square & cube roots
M8 lesson 1 2 square & cube rootsM8 lesson 1 2 square & cube roots
M8 lesson 1 2 square & cube roots
 
La educación superior en el siglo XXI ANUIES
 La educación superior en el siglo XXI ANUIES La educación superior en el siglo XXI ANUIES
La educación superior en el siglo XXI ANUIES
 
Sistema global de inteligencia de futuros
Sistema global de inteligencia de futurosSistema global de inteligencia de futuros
Sistema global de inteligencia de futuros
 
REDES SOCIALES Y RRPP
REDES SOCIALES Y RRPPREDES SOCIALES Y RRPP
REDES SOCIALES Y RRPP
 
1207 support03 parcours_illettrisme
1207 support03 parcours_illettrisme1207 support03 parcours_illettrisme
1207 support03 parcours_illettrisme
 
Firewall Disertacion
Firewall DisertacionFirewall Disertacion
Firewall Disertacion
 
Documents Ppt
Documents PptDocuments Ppt
Documents Ppt
 
Deber 4 SeñAléTica JardíN De Descanso
Deber 4 SeñAléTica JardíN De DescansoDeber 4 SeñAléTica JardíN De Descanso
Deber 4 SeñAléTica JardíN De Descanso
 
#ParlonsDigital : Twitter / Débutant
#ParlonsDigital : Twitter / Débutant#ParlonsDigital : Twitter / Débutant
#ParlonsDigital : Twitter / Débutant
 
Présentation Eco Contrat
Présentation Eco ContratPrésentation Eco Contrat
Présentation Eco Contrat
 

Similaire à Syndrome d'epanchement gazeux de la grande cavité pleurale

Pneumologie rupture trachéale feline
Pneumologie   rupture trachéale felinePneumologie   rupture trachéale feline
Pneumologie rupture trachéale felineGuillaume Michigan
 
Examen de l appareil respiratoire
Examen de l appareil respiratoireExamen de l appareil respiratoire
Examen de l appareil respiratoireSoulaf Sel
 
Auscultation de3 lci bahloul
Auscultation de3 lci bahloulAuscultation de3 lci bahloul
Auscultation de3 lci bahloulkillua zoldyck
 
Conduite diagnostique chez le chien âgé qui tousse
Conduite diagnostique chez le chien âgé qui tousseConduite diagnostique chez le chien âgé qui tousse
Conduite diagnostique chez le chien âgé qui tousseGuillaume Michigan
 
29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf
29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf
29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdfOnLine68
 
Amis med.com syndrome epanchement
Amis med.com syndrome epanchementAmis med.com syndrome epanchement
Amis med.com syndrome epanchementamis-med
 
vdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.ppt
vdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.pptvdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.ppt
vdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.pptKhadijaEtToumy
 
Detresse respi 193b detresse resp aigue adulte
Detresse respi 193b detresse resp aigue adulteDetresse respi 193b detresse resp aigue adulte
Detresse respi 193b detresse resp aigue adultePatou Conrath
 
Cat devant un souffle cardiaque
Cat devant un souffle cardiaqueCat devant un souffle cardiaque
Cat devant un souffle cardiaqueDr A. ILBOUDO
 
Syndrome cavitaire
Syndrome cavitaireSyndrome cavitaire
Syndrome cavitaireimma-dr
 
Diagnostic de-l-asthme
Diagnostic de-l-asthmeDiagnostic de-l-asthme
Diagnostic de-l-asthmebelaibzino
 
asthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptx
asthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptxasthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptx
asthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptxGuillaume Balamage
 
Aspergillose bronchopulmonaire allergique
Aspergillose bronchopulmonaire allergiqueAspergillose bronchopulmonaire allergique
Aspergillose bronchopulmonaire allergiquehind henzazi
 

Similaire à Syndrome d'epanchement gazeux de la grande cavité pleurale (20)

Pneumologie rupture trachéale feline
Pneumologie   rupture trachéale felinePneumologie   rupture trachéale feline
Pneumologie rupture trachéale feline
 
Examen de l appareil respiratoire
Examen de l appareil respiratoireExamen de l appareil respiratoire
Examen de l appareil respiratoire
 
Auscultation de3 lci bahloul
Auscultation de3 lci bahloulAuscultation de3 lci bahloul
Auscultation de3 lci bahloul
 
Conduite diagnostique chez le chien âgé qui tousse
Conduite diagnostique chez le chien âgé qui tousseConduite diagnostique chez le chien âgé qui tousse
Conduite diagnostique chez le chien âgé qui tousse
 
29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf
29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf
29-L'atélectasie(Dr.Chaibi)..pdf
 
Amis med.com syndrome epanchement
Amis med.com syndrome epanchementAmis med.com syndrome epanchement
Amis med.com syndrome epanchement
 
PNO.pdf
PNO.pdfPNO.pdf
PNO.pdf
 
vdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.ppt
vdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.pptvdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.ppt
vdocuments.net_corps-etranger-laryngo-tracheo-bronchique-55c45072aa536.ppt
 
Pneumothorax spontané
Pneumothorax spontanéPneumothorax spontané
Pneumothorax spontané
 
Detresse respi 193b detresse resp aigue adulte
Detresse respi 193b detresse resp aigue adulteDetresse respi 193b detresse resp aigue adulte
Detresse respi 193b detresse resp aigue adulte
 
Cat devant un souffle cardiaque
Cat devant un souffle cardiaqueCat devant un souffle cardiaque
Cat devant un souffle cardiaque
 
Cours de sémiologie
Cours de sémiologieCours de sémiologie
Cours de sémiologie
 
Syndrome cavitaire
Syndrome cavitaireSyndrome cavitaire
Syndrome cavitaire
 
Diagnostic de-l-asthme
Diagnostic de-l-asthmeDiagnostic de-l-asthme
Diagnostic de-l-asthme
 
L'abces du poumon ppt
L'abces du poumon pptL'abces du poumon ppt
L'abces du poumon ppt
 
La toux 2020.
La toux 2020.La toux 2020.
La toux 2020.
 
asthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptx
asthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptxasthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptx
asthme chez l enfant (hôpital virtuel le carabin ).pptx
 
Defaillances respi
Defaillances respiDefaillances respi
Defaillances respi
 
Aspergillose bronchopulmonaire allergique
Aspergillose bronchopulmonaire allergiqueAspergillose bronchopulmonaire allergique
Aspergillose bronchopulmonaire allergique
 
semio_respi.pdf
semio_respi.pdfsemio_respi.pdf
semio_respi.pdf
 

Plus de hind henzazi

Traitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculose Traitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculose hind henzazi
 
Diagnostic des allergies respiratoires
Diagnostic des allergies respiratoiresDiagnostic des allergies respiratoires
Diagnostic des allergies respiratoireshind henzazi
 
Anatomie du mediastin
Anatomie du mediastinAnatomie du mediastin
Anatomie du mediastinhind henzazi
 
Syndrome d'apnee obstructive du sommeil
Syndrome d'apnee obstructive du sommeilSyndrome d'apnee obstructive du sommeil
Syndrome d'apnee obstructive du sommeilhind henzazi
 
Diagnostic des tumeurs mediastinales
Diagnostic des tumeurs mediastinalesDiagnostic des tumeurs mediastinales
Diagnostic des tumeurs mediastinaleshind henzazi
 
Oncogene & oncogenese
Oncogene & oncogeneseOncogene & oncogenese
Oncogene & oncogenesehind henzazi
 

Plus de hind henzazi (6)

Traitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculose Traitement de la tuberculose
Traitement de la tuberculose
 
Diagnostic des allergies respiratoires
Diagnostic des allergies respiratoiresDiagnostic des allergies respiratoires
Diagnostic des allergies respiratoires
 
Anatomie du mediastin
Anatomie du mediastinAnatomie du mediastin
Anatomie du mediastin
 
Syndrome d'apnee obstructive du sommeil
Syndrome d'apnee obstructive du sommeilSyndrome d'apnee obstructive du sommeil
Syndrome d'apnee obstructive du sommeil
 
Diagnostic des tumeurs mediastinales
Diagnostic des tumeurs mediastinalesDiagnostic des tumeurs mediastinales
Diagnostic des tumeurs mediastinales
 
Oncogene & oncogenese
Oncogene & oncogeneseOncogene & oncogenese
Oncogene & oncogenese
 

Dernier

LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...
LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...
LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...Khadija Moussayer
 
Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...
Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...
Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...Aymen Masri
 
Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024
Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024
Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024benj_2
 
Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...
Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...
Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...Khadija Moussayer
 
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...Université de Montréal
 
Biologie moléculaire_S6_ première partie .pptx
Biologie moléculaire_S6_ première partie .pptxBiologie moléculaire_S6_ première partie .pptx
Biologie moléculaire_S6_ première partie .pptxrababouerdighi
 
Planification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.ppt
Planification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.pptPlanification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.ppt
Planification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.pptOuedraogoSoumaila3
 
《购买维多利亚大学学历本科学位证书》
《购买维多利亚大学学历本科学位证书》《购买维多利亚大学学历本科学位证书》
《购买维多利亚大学学历本科学位证书》rnrncn29
 

Dernier (8)

LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...
LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...
LA POLYARTHRITE RHUMATOIDE, UNE AMELIORATION DE LA PRISE EN CHARGE AVEC NOTAM...
 
Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...
Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...
Dr MEHRI TURKI IMEN - Traitement du double menton : Une nouvelle technique tu...
 
Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024
Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024
Résultats de la seconde vague du baromètre de la santé connectée 2024
 
Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...
Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...
Le rôle central de la médecine interne dans l’évolution des systèmes de santé...
 
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
 
Biologie moléculaire_S6_ première partie .pptx
Biologie moléculaire_S6_ première partie .pptxBiologie moléculaire_S6_ première partie .pptx
Biologie moléculaire_S6_ première partie .pptx
 
Planification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.ppt
Planification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.pptPlanification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.ppt
Planification familiale en situations de crise et post-crise - AZ.ppt
 
《购买维多利亚大学学历本科学位证书》
《购买维多利亚大学学历本科学位证书》《购买维多利亚大学学历本科学位证书》
《购买维多利亚大学学历本科学位证书》
 

Syndrome d'epanchement gazeux de la grande cavité pleurale

  • 1. 1 SYNDROME D’EPANCHEMENT GAZEUX DE LA GRANDE CAVITE PLEURALE I. INTRODUCTION 1. Définition : On définit par syndrome d’épanchement gazeux de la grande cavité pleurale par un ensemble de signes qui traduisent la présence d’air dans la grande cavité pleurale, libre ou cloisonnée. 2. Intérêt :  Syndrome fréquemment rencontré en pratique pneumologique ;  Le diagnostic clinique est aisé, parfois de découverte radiologique ;  Les étiologies sont fréquentes et variées, restent dominées dans notre contexte par la tuberculose, mais toutefois le pneumothorax spontané idiopathique est le plus fréquemment observé ;  Certaines formes sont d’emblée graves ou devenant graves au cours de leur évolution, constituant une urgence médico-chirurgicale car elles peuvent engager le pronostic vital ou fonctionnel du malade. 3. Rappelanatomique : Le poumon est contenu dans une enveloppe séreuse à double feuillets, appelée plèvre : - Le feuillet viscéral : tapisse la quasi-totalité de la surface pulmonaire. - Le feuillet pariétal : tapisse la face profonde de la cage thoracique. Ces deux feuillets délimitent la cavité pleurale qui est une cavité virtuelle, contenant un mince film liquidien permettant le glissement des deux feuillets, maintenus l’un contre l’autre grâce à la pression négative (dépression intra pleurale) régnant dans cette cavité. En effet, la pression pleurale est négative par rapportà la pression alvéolaire et la pression atmosphérique. Elle est plus négative aux sommets qu’aux bases : -2,5cm d’eau à la base contre -10cm d’eau au sommet au début de l’inspiration du fait de la pesanteur et s’opposeau collapsus alvéolaire et bronchiolaire.
  • 2. 2 4. Physiopathologie : En temps normal, le poumon adhère à la paroi thoracique grâce à la dépression négative intra pleurale. Lorsqu’une communication s’établit entre la cavité pleurale et une formation aérique à la surface des poumons (alvéoles, bulles d’emphysème, blebs, excavation), l’air fuit vers la cavité pleurale créant le pneumothorax. Cette fuite s’effectuera jusqu'à la disparition de la différence des pressions ou jusqu'à la fermeture de la communication. L’avenir de la brèche commande l’évolution du pneumothorax et plusieurs éventualités sont possibles. En effet la fistule broncho-pleurale peut être : - Ouverte : avec passagede l’air dans les deux sens (poumon vers cavité pleurale et cavité pleurale vers poumon) à chaque mouvement respiratoire, il y’a équilibre entre les pressions pleurales et les pressions intra-bronchiques mais elles restent différentes de la pression atmosphérique. Le pneumothorax est chronique. - A soupape: l’air passedans un seul sens vers la cavité pleurale à chaque inspiration et n’en sortpas, cette forme est responsable des pneumothorax massifs suffocants. - Fermée : après le passagede l’air dans la cavité pleurale, la fistule se ferme définitivement avec résorption progressive de cet air, cette forme est responsable des pneumothorax minimes et stables. Le poumon se trouve alors décollé de la paroi et rétracté dans le thorax en région hilaire, la conséquenceest que la ventilation du côté atteint est diminuée voire nulle. La rupture dans la cavité pleurale des lésions anatomiques précédemment citées peut se faire spontanément, mais le plus souvent lors d’événements qui augmentent la pression intra-thoracique : - Les efforts à glotte fermée : toux, éternuement, défécation, manœuvre de Valsalva. - Les gestes de la vie courante : prendre un bain, se courber. - Les activités provocant de rapides hyper-pressions thoraciques : changements climatiques, parachutisme, alpinisme, plongée sous-marine, musiques à haute énergie et à basse fréquence (techno).
  • 3. 3 II. SEMIOLOGIE CLINIQUE 1. Signes fonctionnels : Sont variables en fonction de l’importance de l’épanchement gazeux et de l’état du parenchyme pulmonaire sous-jacent. Certains épanchements gazeux surtout minimes sont asymptomatiques et de découvertes radiologiques. On peut noter : 1.1. Douleur thoracique : D’apparition brutale. D’intensité variable : douleur intense à type de coup de poignard, décrite comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, parfois limitée à un point de côté. Siège variable : le plus souvent latéro-thoracique homolatéral à l’épanchement, parfois sous mamelonnaire, axillaire, scapulaire, ou même très bas situé, abdominale. Déclenchée et aggravée par l’inspiration profonde, la toux et l’effort surtout les efforts importants à glotte fermée (toux, éternuement, défécation, etc.) Soulagée par le repos et le décubitus latéral du côté opposé à l’épanchement. 1.2. Dyspnée : D’installation brutale A type de polypnée superficielle intéressant les 2 temps respiratoires D’intensité variable en fonction de l’importance de l’épanchement et de l’état antérieur du poumon, peut être minime, modérée ou majeure devenant angoissante asphyxiante dans les épanchements de grande abondance Déclenchée et aggravée par la douleur, l’effort, les changements de position et l’inspiration profonde Atténuée par le repos et le décubitus latéral du côté opposé à l’épanchement 1.3. Toux : Inconstante D’installation brutale en général mais peut être progressive Sèche, quinteuse, rebelle, pénible, douloureuse, gênante Sans horaire particulier Déclenchée par les changements de position Elle aggrave la douleur et la dyspnée NB : L’existence d’une toux productive traduit la présence d’un foyer pulmonaire ou d’une atteinte bronchique sous-jacente ou l’existence concomitante d’une fistule broncho-pleurale.
  • 4. 4 2. Signes généraux : Sont fonction de l’étiologie, de l’abondance de l’épanchement et de la tolérance. On observe souvent : - Fièvre peu élevée, frissons et sueurs - Altération de l’état général Dans les formes graves, on peut avoir des signes de choc et d’asphyxie : - Malade immobile, anxieux, - Visage pâle, couvert de sueurs, avec une cyanose péribuccale, - respiration rapide courte et superficielle, - pouls faible, rapide et irrégulier, - TA basse, pincée, difficile à prendre, - Température à 39, 40 °C si la cause est infectieuse. 3. Signes physiques : L’examen doit être rapide et précis, sans trop mobiliser le patient au risque d’aggraver les lésions 3.1. Inspection: On peut noter : Une asymétrie thoracique par distension de l’hémithorax atteint, variable selon l’importance de l’épanchement Elargissement des espaces intercostaux avec horizontalisation des côtes Une diminution ou abolition de l’ampliation thoracique du côté atteint voire une immobilisation de l’hémithorax 3.2. Palpation: On peut noter : Diminution ou abolition de l’ampliation thoracique du côté atteint Diminution ou abolition de la transmission des vibrations vocales du côté atteint sur toute la hauteur de l’épanchement gazeux. 3.3. Percussion: On peut percevoir une hypersonorité ou tympanisme sur toute la hauteur de l’épanchement
  • 5. 5 3.4. Auscultation : On peut noter une diminution voir abolition du murmure vesiculaire au niveau de l’hémithorax atteint. L’auscultation va aussi rechercher un syndrome amphoro-métallique qui associé lorsqu’il est complet 4 composants :  Un souffle amphorique : qui traduit la transmission anormale du souffle laryngo-trachéal (bruit glottique) à travers le parenchyme pulmonaire et une collection aérique suffisamment vaste pour que le souffle prenne un caractère amphorique, c’est un souffle d’intensité faible lointain, véritable bourdonnement amphorique décrit par Laennec, de tonalité grave, on le Compare au bruit obtenu en soufflant dans un récipient large à goulot étroit, de timbre creux métallique, audible aux deux temps respiratoires mais à maximum expiratoire, on l’entend mieux après la toux, de siège variable mais surtout bien entendu dans l’espace inter-scapulo-vertébral.  Le tintement métallique de Laennec : bruit unique ou répété de timbre argentin, déclenché par la respiration ou les changements de position, comparé classiquement au son produit par une perle tombant dans une coupe de cristal.  Le retentissement métallique des bruits thoraciques : (voix, toux, bruits du cœur…), il est assez proche du tintement métallique.  Le bruit d’Airain de trousseau : bruit métallique vibrant, déclenché par la percussion du thorax aux moyens de deux pièces de monnaie et perçu à l’auscultation de la face du thorax opposé à cette percussion. Les éléments du syndrome amphoro-métallique sont inconstants et presque toujours dissociés. Leur présence complète doit faire évoquer une cause tuberculeuse. Leur recherche est assez longue et peut fatiguer le malade. EN RESUME : On parlera de syndrome d’épanchement gazeux de la grande cavité pleurale devant le trépied de Gaillard qui associe : - Abolition des vibrations vocales. - Tympanisme. - Abolition du murmure vésiculaire. L’examen respiratoire devra être impérativement suivi d’un examen complet de tous les appareils notamment cardiovasculaires à la recherche de signes de refoulement, à savoir :
  • 6. 6 - Déplacement du choc de la pointe vers le côté controlatéral - Déplacement de l’aire de matité cardiaque et les foyers d’auscultation vers le côté controlatéral III. SEMIOLOGIE RADIOLOGIQUE 1. La radiographie standard du thorax : 1.1. Incidences : Elle comportedes clichés thoraciques de face et de profil en inspiration profondecomme de pratique courante. On peut aussi demander des radiographies du thorax de face en expiration forcée assurant ainsi un décollement maximum de la plèvre, indiquées pour le diagnostic des épanchements gazeux minimes, ou la surveillance évolutive en vérifiant le total retour du poumonà la paroi. 1.2. Apports : Affirmer le pneumothorax. Estimer la taille de l’épanchement. Analyser le parenchyme pulmonaire sous-jacent et du côté opposé. Suivre l’évolution : retour du poumon à la paroi. 1.3. Résultats :  Pneumothorax complet : - L’hémithorax est le siège d’une hyperclarté homogène, avasculaire, périphérique prenant tout l’hémithorax, plus ou moins étendue, elle limite le poumon à un moignon hyperdense rétracté sur le hile, avec distension des espaces intercostaux et une netteté anormale des côtes, la plèvre viscérale qui entoure ce moignon apparaît sous forme d’un fin liséré opaque net comme tracé au crayon - On recherchera systématiquement des signes radiologiques associés : Une opacité liquidienne à niveau horizontal de la base témoignant d’un hydropneumothorax. Position du médiastin et du cœur éventuellement refoulée Anomalies parenchymateuses, homo ou controlatérales, en sachant qu’il existe une surcharge vasculaire réflexe du côté sain. Aspect de petit cœur dans les formes bilatérales.
  • 7. 7  Pneumothorax partiel : - Dû au décollement partiel de la plèvre avec un angle de raccordement obtus à la paroi, ou présence de brides sous forme de bandes opaques. - Se traduit radiologiquement par une hyperclareté homogène, périphérique, en croissant, dépourvue de trame pulmonaire. - Si l’épanchement gazeux est minime, on peut avoir une fine bande claire et un « trapping », c’està dire une zone d’air du décollement qui ne se vide pas à l’expiration forcée. 2. Scopie télévisée : N’est plus utilisé en pratique courante du fait des irradiations. Elle avait un intérêt dans les formes moins évidentes. Elle peut montrer : - Diminution de l’expansion inspiratoire du thorax du côté atteint - Abaissement de la coupole diaphragmatique avec ascension paradoxale au cours de l’inspiration, c’est le phénomène de Kienboeck 3. TDM Thoracique : Pas nécessaire au diagnostic mais indiquée si la symptomatologie évocatrice contraste avec une radiographie thoracique de face normale Par contre sa pratique est courante pour le diagnostic étiologique et dans la discussion d’un geste thérapeutique radical Elle permet aussi d’apprécier le risque de récidive en précisant le nombre, le volume et la topographie des bulles. IV. VALEUR SEMIOLOGIQUE 1. PNO spontané, idiopathique : C’est l’aspect le plus fréquent Touche presque exclusivement le sujet jeune de 20 à 35 ans, longiligne Il s’agit d’un diagnostic d’élimination, on retrouve cependant des facteurs étiologiques : tabagisme, un syndrome marphanoïde ou dystrophie bulleuse isolée, infection virale discrète en apparence limitée au voies aériennes supérieurs, effort intense mais parfois aussi minime.
  • 8. 8 2. PNO spontané secondaire : 2.1. Pneumopathies infectieuses :  Bactériennes :  Tuberculose pulmonaire  Pneumopathie bactérienne nécrosante.  Parasitaires  Pneumocystose au cours du SIDA  Hydatidose pulmonaire 2.2. Pneumopathies chroniques :  BPCO.  Pneumopathies interstitielles diffuses  Sarcoïdose, silicose, fibrose pulmonaire  Histiocytose X, lymphangioléïmyomatose  Néoplasies : PNO peut être révélateur.  Endométriose = PNO cataménial  Survient dans les premières 24h des règles  Absence de symptômes en dehors de cette période  Prédominance du côté droit  Caractère récidivant 2.3. Autres causes : - Crise d’asthme - Mucoviscidose - infarctus pulmonaire - maladie de Wegener, etc. V. CONLUSION : Syndrome fréquemment rencontré en pratique clinique Diagnostic clinique aisé, parfois de découverte radiologique Urgence médico-chirurgicale car peut engager le pronostic vital ou fonctionnel du malade.