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Friendly fungi are enrolled to offset soil nutrient mining (French)
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  1. Reprendre possession des terroirs, apporter davantage de la nourriture et de l’espoir FAITS SAIllAnTS I 2014 45 DES ChAMpIgNONS SONT uTILISéS pOuR COMpENSER L’ExpLOITATION DES NuTRIMENTS Du SOL Le niébé, le petit mil, la dolique, le voandzou et le sesbania sont tous associés à des champignons mycorhiziens qui colo- nisent les racines et établissent des relations symbiotiques avec les légumineuses pour fixer les nutriments dissous dans le sol, notamment le phosphate, l’azote et d’autres nutriments susceptibles d’être absorbés par la plante hôte. L’utilisation des champignons mycorhiziens telluriques à arbuscules est une solution pour combler les déficits laissés par d’autres tech- niques d’amélioration de la fertilité du sol telles que l’application d’engrais organiques et minéraux, la rotation des cultures et les techniques de gestion du sol. L’exploitation du sol à des fins agricoles a contribué, dans une large mesure, à la très fai- ble productivité des cultures dans les zones sahéliennes (Ba- tiono et al., 2004). Sur les sites d’essais de l’ICRISAT à Sadoré au Niger, le sol est sablonneux (90-93 %), contient peu de ma- tières organiques, de phosphore et d’azote. Le pH se situe entre 4 et 4,59. Une recherche approfondie a été faite sur l’utilisation des champignons mycorhiziens à arbuscules dans l’agriculture, l’horticulture et l’agroforesterie en injectant des spores de champignons importés dans le sol (Robson et al., 1994). Les travaux de recherche ont moins porté sur les mycorhizes tellu- riques naturellement infestés. Il n’en demeure pas moins qu’il est utile d’évaluer l’état et les types de mycorhizes locaux dans du sol sablonneux de Sadoré et la capacité mycorhizogénique des espèces de cultures qui pourraient avoir un impact positif sur la fertilité du sol et la productivité des cultures grâce à des systèmes de cultures appropriés (Robson et al., 1994). ICRISAT-Niger a décidé d’étudier l’impact des légumineuses et des céréales sur la capacité mycorhizogénique du sol en procédant à : 1. l’évaluation des types et taux de mycorhize du sol sablon- neux de Sadoré ; 2. la détermination du lien entre les espèces de cultures et le taux de mycorhization ; 3. l’étude de l’impact des densités de semis des cultures sur la mycorhization. Un dispositif en bloc complètement aléatoire (CRBD) a été uti- lisé pour 36 parcelles abritant cinq espèces de cultures – quatre espèces de légumineuses et une espèce de céréales, et deux parcelles témoins : 1. le niébé (KVX 30-309-6-G), le voandzou (Vigna subterranea local L. Verdc.), la dolique (semences blanches), le Sesbania pachycarpa, et le petit mil (ICVM-IS89305 avec 95-100 jours) ; 2.des parcelles tampons et des parcelles de jachère naturelle. Deux densités de semis ont été utilisées : la densité tradi- tionnelle des agriculteurs (D1) et une densité recomman- dée (D2) comme suit : Les champignons telluriques naturels pourraient faire partie de la stratégie visant à compen- ser la réduction des nutriments du sol, pour autant que l’on puisse trouver un équilibre entre les besoins immédiats des agriculteurs et les avantages de la gestion de la fertilité à long terme afin d’améliorer la productivité des cultures sur les sols sablonneux au Niger. Dolique (D): D1: 1 × 0.75; D2: 0.5 × 0.75m Sesbania (S): D1: 0.40 × 0.50; D2: 0.75 × 0.75m Niébé (N): D 1: 0.75 × 0.75; D2: 0.50 × 0.50m Voandzou (V): D1: 0.20 × 0.20; D2: 0.15 × 0.15m Petit mil (M): D1: 1 × 1.5; D2: 1.00 × 1.00m IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:32 Page45
  2. 46 • Programme de recherche du CgIAR sur les systèmes des zones arides La méthode mise au point par Walker (1982) a été utilisée pour extraire les spores dans la zone racinaire et l’identifi- cation effectuée à l’aide de loupes binoculaires, tout comme l’évaluation de la mycorhization des racines en appliquant la méthode de Trouvelot et al (1986). Le logiciel Mycocalc a été utilisé pour calculer l’incidence des mycorhizes. Les deux types de spores de champignons extraits des échantillons de sol appartiennent à Glomus et Gigasporacea genera, le gène de Glomus représentant 90,09 % des my- corhizes, contre 9,09 % de Gigaspora. Ceci infirme les conclusions de Trappe (1984) qui stipulent que le sol au pH neutre est plus favorable à la germination des spores de Glomus, tandis que les spores de Gigaspora se comportent mieux avec un pH situé entre 4 et 6. Cependant, Ambouta et al., (2009) a affirmé que ces deux types sont les plus ré- pandus dans les sols d’Afrique de l’Ouest. La densité de semis de D2 comportait un nombre plus élevé de spores de D1 pour les deux genres. Une différence très importante existait au niveau de l’interaction culture x den- sité (à 1 %) pour le Glomus, les trois meilleurs classements (pour 100 g de sol) étant attribué à la Dolique D2 (1 888), le Niébé D1 (1 138) et le Voandzou D2 (1 095) pour les es- pèces Glomus et Sesbania D2 (73), Dolique D2 (52), Niébé D2 (36) pour Gigaspora. Il ressort de l’évaluation des racines que la fréquence de mycorhization était de 100 % pour toutes les cultures hormis le sesbania qui enregistrait 99 %. S’agissant de la mycorhization du cortex racinaire, il existait une importante différence avec le niébé D2 uniquement concernant l’intensité de mycorhization (M %). Cependant, les trois meilleures ont été classées comme suit : la Dolique D1 (73,35 %), le Niébé D2 (67,97 %) et le Niébé D1 (65,28 %), avec le sesbania D2 (65,28 %). Le taux de colonisation arbusculaire de la racine mycorhizée (A%) était plus élevé pour D2 que pour D1, hormis pour le voandzou et la dolique. Ceci s’explique par la faible densité de la po- pulation des plantes. Le Niébé D1 et D2, la Dolique D2 et le Voandzou D2 étaient les meilleures cultures mycorhizogé- niques, tandis que le petit mil et le sesbania étaient les pires car elles étaient les espèces les moins infestées, en dépit de leur bonne performance en matière de production de bio- masse. Plenchette et al., (2000) ont obtenu des résultats similaires pour le petit mil. En termes de production de biomasse vé- gétale, le sesbania, le petit mil et le niébé ont produit les quantités les plus importantes, tandis que le voandzou et la dolique enregistraient une production moindre, la principale raison étant que le voandzou avait été endommagé par les rongeurs à l’étape de la germination, tandis que la dolique n’était pas adaptée au sol sablonneux et les plantes sont mortes pendant les étapes de la croissance. Il ressort de l’étude que le sol sablonneux de Sadoré contient deux genres locaux de spores, c’est-à-dire le genre Glomus et le genre Gigaspora, et que les racines des légu- mineuses et de petit mil étaient associées à une symbiose mycorhizale. Le niébé a apporté la plus grande contribution à la capacité de mycorhization du sol et était suivi de la do- lique et du voandzou, tandis que l’infestation des racines par les CMA était plus importante pour la Dolique D1 et le Niébé D1 et D2. Le Sesbania D2 et le Petit mil D2 ont produit la plus grande quantité de biomasse sèche (Tableau 10). La densité de semis de D2 a dépassé celle de D1 pour tous les paramètres, bien que, parfois, l’on n’ait constaté aucune dif- férence significative sur le plan statistique. Une forte inter- action culture x densité de semis a été obtenue au niveau de la densité des spores dans la zone racinaire. Le niébé est une précieuse culture commerciale et les agri- culteurs à faible revenu qui utilisent peu d’intrants dans un environnement agropastoral tel que celui de Sadoré ne se- ront pas favorables à l’incorporation de ses résidus. Néan- moins, sa capacité mycorhizogénique élevée dans les zones arides en fait une partie utile du système cultural. Le sesba- nia, dont la valeur marchande est moins importante, pourrait être plus acceptable aux fins d’incorporation. Il doit être as- socié au niébé ou à la dolique, dont les racines ont un taux élevé de sporulation et de colonisation par les CMA. Une telle stratégie permettrait de reconstituer durablement le pool organique du sol, tout en augmentant sa capacité mycorhi- zogénique de manière suffisante pour constituer un antidote contre des pratiques qui épuisent les nutriments. Il y a lieu de procéder à une recherche approfondie pour collecter da- vantage d’informations sur d’autres cultures afin d’élargir le choix des espèces de cultures liées aux mycorhizes. IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:32 Page46
  3. Reprendre possession des terroirs, apporter davantage de la nourriture et de l’espoir FAITS SAIllAnTS I 2014 47 Filament avec bulbe Filament sans bulbe Genre de Gigaspora Genre de glomus SD1 21.23 430.6 73.33 52.11 20.03 SD2 56.73 ** 725.8 15 63.78 24.25 ND1 11.17 1138.1 11.67 65.28 34.91 ND2 18.83 695.3 35.67 67.97* 36.11 MD1 19.97 750.6 10 63.33 22.19 MD2 30.43 454.7 10 61.42 28.27 DD1 0.0087 183.6 12 73.35 39.58 DD2 0.023 1836.7** 51.67 58.64 30.64 VD1 0.0045 561 35.04 63.25 31.29 VD2 0.0045 1094.8 2.41 62.9 23.81 CV % 63.87 44.31 146.63 13.78 33.63 Caractéristiques Biomasse (kg) glomus gigaspora ) M% A% (/100 g of soil) (/100 g de sol Tableau 10 : Résumé des données moyennes diversité des spores de CmA identifiées sur le sol sablonneux de Sadoré S = Sesbania d = dolique d1 = densité traditionnelle n = Parcelle en jachère traditonnelle v = voandzou d2 = densité recommandée m = mil IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:32 Page47
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