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Good home-produced quality seed puts Malian farmers ahead of the game (French)
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  1. 14 • Programme de recherche du CgIAR sur les politiques, institutions et marchés Agriculteur âgé de 62 ans, chef d’un ménage de 25 membres et Président de la coopérative agricole locale Jigi Seme, Souleymane sait à quel point de bonnes semences sont importantes pour la prospérité de l’agriculteur. La coopérative, qui comprend 65 familles, produit du sorgho et du maïs et des légumineuses telles que le niébé. Récemment elle a obtenu un contrat avec le Programme d’achat pour le progrès du Programme alimentaire mondial (PAM) afin de vendre des grains de sorgho. La coopérative parti- cipe également à la production de semences de qualité, notamment les nouveaux hybrides de sorgho. Quatre-vingt pour cent des Maliens dépendent pour leurs moyens d’exis- tence d’une agriculture à faible rendement, souvent menacée par les pluies imprévisibles, la mauvaise qualité des sols et l’accès limité aux intrants pou- vant améliorer la productivité. La plupart des agriculteurs ont des revenus quotidiens de moins de 2 $. Par conséquent, l’accès aux meilleures se- mences constitue souvent la première étape la plus prometteuse pour amé- liorer les récoltes et la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. Les spécialistes de la recherche agricole à l’ICRISAT et à l’Institut d’écono- mie rurale (IER) du Mali ont mis au point plusieurs variétés améliorées de sorgho et de petit mil, avec des gains remarquables en termes de rende- ment. Par exemple, les nouveaux hybrides de sorgho issus des variétés locales bien adaptées génèrent des rendements qui sont 40 fois plus élevés que ceux des meilleures variétés locales des agriculteurs. Souleymane a même enregistré des rendements record de plus de trois tonnes à l’hectare sur ses meilleurs champs, tandis que la plupart des agriculteurs récoltent une tonne ou moins. Ce rendement change sa vie, car le sorgho est pri- les résultats exceptionnels en termes de rendement en grains obtenus par les systèmes semen- ciers gérés par des agriculteurs sont en train d’améliorer la sécurité alimentaire au mali grâce à l’ICRISAT et à ses partenaires. « Si vous avez de bonnes semences, vous aurez une longueur d’avance » déclare Souleymane ballo, une personne âgée respectée de mpessoba, village situé sur l’axe Ségou-Koutiala, au Sud du mali, où il figure parmi les premiers agriculteurs à tirer parti des résultats de la recherche financée par la Fondation mcKnight. mordial pour la nourriture et le revenu. La prochaine étape consiste à s’assurer ce que ces variétés amé- liorées et hybrides soient disponibles, et adoptées par les agriculteurs. Le renforcement des capacités des en- treprises semencières gérées par les agriculteurs telles que Jigi Seme constitue un moyen prometteur d’attein- dre cet objectif. Les agriculteurs maliens n’ont pas l’ha- bitude d’acheter les semences. « Un bon agriculteur produit ses propres semences », dit Souleymane. Souleymane Ballo, montrant des grains de sorgho stockées par la coopérative Jigi Seme à Mpessoba LA quALITé DES SEMENCES pRODuITES Au NIvEAu LOCAL DONNE uNE LONguEuR D’AvANCE Aux AgRICuLTEuRS MALIENS IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:31 Page14
  2. Reprendre possession des terroirs, apporter davantage de la nourriture et de l’espoir FAITS SAIllAnTS I 2014 15 Ceci ne signifie pas que les agriculteurs n’essaient pas de nou- velles semences.En fait, ils testentrégulièrementdenouvelles va- riétés en obtenant des semences par le truchement de moyens informels,enparticulierauprèsdelafamilleetdesprochesvoisins. Il s’agit d’une question de confiance, ce qui est compréhensible car l’adaptation variétale est primordiale pour la survie de l’agricul- teur et de sa famille dans cet environnement très variable. Par conséquent, le soutien à la production et à la commerciali- sation décentralisée des semences par les coopératives pay- sannes semencières locales convient aux communautés agricoles au Mali. Là où les coopératives interviennent, il existe un taux d’adoption impressionnant des cultivars améliorés. Il res- sort d’une étude récente de l’ICRISAT, de l’IER et de la Fondation McKnight que l’adoption était de 25 à 50 % dans les villages où les semences ont été produites par rapport à la moyenne natio- nale qui est de 10 pour cent. Selon Souleymane, Jigi Seme a produit une tonne de semences d’hybrides de sorgho en 2014 qu’elle a entièrement vendue dans des sachets de 1 à 5 kg (suf- fisamment de semences pour ensemencer un hectare). Il s’at- tend à un succès encore plus retentissant en 2015. Cependant, les politiques semencières récentes ne reconnais- sent pas suffisamment la contribution de ces organisations pay- sannes. Des contraintes telles que les procédures rigides et onéreuses de certification des semences excluent les petits ex- ploitants agricoles. Espérons que, lorsque les législateurs enten- dront parler de la réussite de Jigi Seme, les procédures seront modifiées afin que les petits exploitants agricoles maliens puis- sent effectivement produire et commercialiser leurs semences de grande qualité, comme Souleymane et sa coopérative aspirent à le faire, et aider, par la même occasion, les voisins à améliorer leurs conditions de vie. L’ICRISAT et l’IER ont collaboré en 2013 et 2014 avec au total 28 coopératives semencières paysannes dans les régions de Mopti, Sikasso et Koulikoro. Ils ont produit des semences certi- fiées de variétés de sorgho, de petit mil ou de niébé adaptées à leurs localités spécifiques et demandées par leurs clients : huit hybrides différents de sorgho et leurs lignées parentales, 10 va- riétés différentes de sorgho, ainsi que différentes variétés de niébé et de petit mil. Pour nombre de ces coopératives, 2014 a été la première campagne de commercialisation des semences à leurs camarades agriculteurs. Les semences ont été vendues essentiellement sous forme de paquets de 500 g ou 1 kg. Au total, environ 35 tonnes de se- mences certifiées de sorgho et de petit mil auraient été vendues, à travers ce type de vente, aux agriculteurs qui, eux-mêmes, n’avaient jamais acheté un paquet de semences auparavant. D’une manière générale, probablement quelque 35 000 familles ont acheté des semences de nouvelles variétés de sorgho ou de petit mil en 2014. Les vendeurs de semences eux-mêmes étaient curieux des réussites des acheteurs de semences. Ils se sont appelés et ont même visité leurs champs respectifs, ce qui a suscité un grand engouement et les a amenés à doubler la superficie de culture des semences. Même avec cette augmentation, les coopératives semencières s’attendent à ce que leur production semencière pour la saison des semis de juin 2015 ne suffise pas à satisfaire la demande de tous leurs acheteurs. les projets semenciers sont financés par le Programme de recherche collaborative sur les cultures de la Fondation mcKnight et l’USAId-mali et exécutés parun consortium de partenaires, notamment ICRISAT-mali, ICRISAT-niger, l’IneRA, l’IeR et l’InRAn en collaboration avec les organisations paysannes et les ong au mali, au burkina Faso et au niger. IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:31 Page15
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