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Success stories from the Africa Rising large-scale Diffusion of Technologies of Sorghum and Millet Systems project (French)
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Success stories from the Africa Rising large-scale Diffusion of Technologies of Sorghum and Millet Systems project (French)

  1. 24 • Programme de recherche du CgIAR sur les céréales des zones arides SUCCèS dU PRojeT AFRICA RISIng PoUR lA dIFFUSIon à gRAnde éChelle deS TeChnologIeS deS SySTèmeS de SoRgho eT de PeTIT mIl verdict de l’agriculteur malien Amadou Togo sur l’utilisation du traitement des semences → Le 28 juin 2014, je suis allé dans mon champ avec mes en- fants pour semer la variété de petit mil Toroniou pour la pro- duction de semences. A mon arrivée, j’ai trouvé que mon voisin, M. Souleymane Guindo avait déjà semé son champ plus d’un mois auparavant et était content du résultat. Il m’a dit que j’étais trop en retard en ce qui concerne les semis et qu’il pensait qu’il était peu probable que je puisse obtenir une récolte dans mon champ. Etant donné que j’avais participé à une formation organisée par l’ICRISAT et ses partenaires à Bankass, au cours de la- quelle les formateurs avaient présenté le produitApron Star et ses avantages, j’étais confiant qu’il n’était pas trop tard pour semer et que les plantes seraient solides parce que mes semences avaient été traitées avec l’Apron Star. Environ 24 jours, plus tard, le 22 juillet, mes plantes avaient dépassé celles de mon voisin qui avaient été semées plus de 50 jours plus tôt et étaient nettement plus vigoureuses. Pendant le mois de septembre, ceux qui ne connaissaient pas les dates de semis des deux champs disaient que mon champ devait avoir été ensemencé un mois avant celui de M. Guindo. Je viens de faire ma récolte et j’attends la pesée pour quan- tifier mes semences, mais la différence entre ce que j’ai ob- tenu sur ma parcelle et ce que mon voisin a obtenu dans son champ est très grande, à la vue des épis de mon petit mil. Les foreurs de tige du petit mil ont attaqué son champ, tandis que le mien n’a pas souffert de dégâts. Je ne sais pas exactement comment l’expliquer, mais les épis de mon champ semblent meilleurs que ceux de mon voisin. Mon voisin est à présent convaincu de l’efficacité de l’Apron Star pour produire de jeunes plantes vigoureuses. J’ai gagné deux fois plus que lui, et ce en termes de temps et d’efficacité. Au cours de la même semaine, j’ai ensemencé un autre champ avec des semences traitées à l’Apron Star, mais cette fois-ci en utilisant la variété de petit mil locale. Malheu- reusement, il n’a plu que 10 jours après les semis. Après deux autres jours de pluies, j’ai demandé à mes enfants de semer de nouveau le champ en remplaçant les semences qui n’avaient pas germé à cause de la sécheresse. Une fois dans le champ, trois de mes enfants ont décidé de creuser certains trous de semences pour voir s’il y avait encore des semences, et ont eu une surprise agréable. Les enfants m’ont dit que les semences traitées avec l’Apron Star étaientencorebonnesbienqu’iln’aitpaspluspendant10joursaprès les semis. Cette fois-ci, ce sont mes enfants qui ont essayé de me convaincre parce que je pensais que les semences auraient perdu leurcapacitédegerminationaprès10joursdansunsolsec.Cepen- dant,lesenfantsontdit:«Nonpapa,neperdspasdutempsàres- semer car les semences des premiers semis sont viables et vont germer».Après avoir accepté à contrecœur leur suggestion, IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:31 Page24
  2. Reprendre possession des terroirs, apporter davantage de la nourriture et de l’espoir FAITS SAIllAnTS I 2014 25 le paysan Issa dembélé raconte son expé- rience avec la variété hybride Pablo à Kou- tiala, village de yafola, en collaboration avec la CmdT je suis allé voir tous les poquets de semences trois jours plus tard et j’ai constaté que toutes les semences avaient germé. Pour conclure, à mes yeux, il va sans dire que l’Apron Star est le produit dont nous avons besoin pour trai- ter nos semences, car il protège les semences et les plan- tules, accroît le développement des plantes et les protège contre les maladies. En tant que Président du syndicat local des agriculteurs, M. Togo participe activement à présent à la vente de l’Apron. De même, il élabore des stratégies de vente telles que le crédit remboursable, y compris le paiement en nature au moment de la récolte afin de permettre aux pro- ducteurs et aux productrices pauvres d’obtenir le produit. Les membres du syndicat attendent avec impatience 10 car- tons d’Apron Star commandés pour la prochaine campagne agricole. Les semences sont arrivées tard et j’étais sceptique à leur sujet ; aussi, ai-je choisi une parcelle abandonnée à cause de la mauvaise qualité du sol et j’ai été agréablement surpris par la nouvelle variété. Elle produit beaucoup plus que notre ancienne variété, produisant 230 gerbes contre pratiquement aucune pour l’ancienne variété. Les panicules sont si pleines que j’ai décidé de ne pas les attacher en bottes traditionnelles. Cependant, les zones sont les mêmes et tout le travail a été fait de la même manière. Notre variété habituelle est à maturité très tardive et doit être semée tôt. Mais, même les semences que j’ai semées plus tôt dans un bon soln’étaientpasaussibonnesquelanouvellevariétésurunsolpauvre. Il ne fait point de doute que la nouvelle variété produit beaucoup plus de grains. Toute personne qui a visité mon champ a fait la même observation. L’année prochaine, je sèmerai une superficie plus grande avec cette nouvelle variété si je peux me procurer les semences. → expérience d’un agriculteuravec les techniques de microdosage des engrais à Koutiala Je m’appelle Bakary Dembélé, je suis paysan formateur du village de Yognogo. Je suis marié, et père de 2 filles et de 4 garçons. J’ai 54 ans et j’ai participé à la formation de la précédente campagne agricole. J’ai 19,5 hectares (ha) de terres réparties entre 2,5 ha de petit mil, 7 ha de sorgho, 4 ha de maïs, 5 ha de coton et 1 ha de niébé. Ma principale culture de base était le maïs. En tant que l’un des bénéficiaires du projet, j’ai pu cultiver sur 4 ha du petit mil, du maïs et du sorgho en appliquant la technique du microdosage. Cette technique m’a permis d’économiser le coût des engrais. Auparavant, j’utilisais cinq sacs d’engrais (125 kg de DAP et 125 kg d’urée) sur 1 ha de maïs. Mais, à présent, je fertilise la même superficie avec 70 kg (35 kg de DAP et 35 kg d’urée). Le microdosage a réduit considérablement le Striga sur mes par- celles par rapport à la dernière campagne. Cette année, j’ai récolté 3 tonnes de petit mil, contre 1 500 kg en 2013, 2,5 tonnes de maïs, contre 1,5 tonne, et 7,5 tonnes de sorgho, contre 3 tonnes. Je conti- nuerai d’appliquer la technique et d’en expliquer les avantages aux autres agriculteurs. → IRF French:Mise en page 1 19/11/2015 08:31 Page25
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