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LES ZONES D’INTERẾTS BIOLOGIQUES AUX LACS DE L’EAU D’HEURE



                Voici notre travail de synthèse sur les zones d’intérêts biologiques à mettre en
valeur sur le site des lacs de l’Eau d’Heure.

        Ce travail résume les différentes études réalisées depuis 1988 par plusieurs
scientifiques et associations environnementales (voir ce document de synthèse ci-dessous) :
        - le travail de 1988 du groupe environnement « Eau d’Heure » soutenu par Intersud
            et le BEP,
        - le travail du Girea en 1989 et en 2004,
        - le document de Natagora de 2001,
        - l’observation d’ornithologue comme Jean Doucet et Philippe Deflorenne en 2007
            et 2008,
        - l’article scientifique de Gisèle Verniers, Hugo Sarmento et Jean Pierre Descy en
            2005 : « pour une gestion plus intégrée des lacs de l’Eau d’Heure »,
        - le rapport final du Gal en 2006 réalisé par le laboratoire d’Ecologie de la Faculté
            des sciences Agronomiques de Gembloux sur « le patrimoine naturel du territoire
            de Cerfontaine, Florennes, Gerpinnes et Walcourt.


         Concrètement, nous proposons d’abord de maintenir les zones d’intérêts paysagers, les
zones « nature », les zones forestières et agricoles telles que définies dans le plan de secteur
de 1989.
         Ensuite, nous proposons de protéger davantage les zones reprises dans le document de
synthèse ci-joint.
         Enfin, nous insistons pour que les zones suivantes soient privilégiées au niveau de la
protection de l’environnement (réverse naturelle ou zone humide d’intérêts biologiques) : le
lac de Falemprise à l’extrémité « est » et ses berges, le lac de l’Eau d’Heure au sud au niveau
de l’île « Notre Dame » avec le bois de Stoumont et la friche de Falemprise, la cornée au sud
de la Plate Taille et le lieu dit « Fontaine aux prairies » avec les zones de Limoselles et la
vallée du Ry Jaune.

       Afin de développer le tourisme de façon durable aux lacs de l’Eau d’Heure et
d’aboutir à la valorisation optimale de nos paysages et de notre patrimoine naturel, nous
restons disponibles et volontaires pour vous aider.
DOCUMENT DE SYNTHESE

1) La vallée et le lac de l’Eau d’Heure




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   1. Le bois de Walcourt (Balonet) à l’est du lac.

Cette zone forestière et d’intérêt paysager est un périmètre d’intérêt pour Natagora (2001).
Ce site est propice à l’Autour des palombes qui y nichait chaque année avant la chute
démographique de l’espèce (Jean Doucet).

   2. Le bois Mazarin et le Flayi à l’ouest du lac.

Cette zone forestière ou nature avec quelques zones agricoles d’intérêt paysager est un
périmètre d’intérêt pour Natagora (2001).
2a. Une zone forestière le long du Badon est située en zone nature d’intérêt paysager (zone
sud du bois Mazarin).
Chênaie-frênaie à flore d’humus doux remarquable. Présence entre autre de Mercurialis
perennis (mercuriale vivace), de Paris quadrifolia (parisette), de Phyteuma spicatum(raiponce
en épi). On rencontre l’orchidacée Listera ovata (double feuille) ainsi que des plages plus ou
moins étendues de Hyacinthoïdes non scripta (jacinthe des bois). Les pâtures comprises entre
le bois et le ruisseau de la Taille à truite méritent également une protection particulière :
vallons secs piqués d’aubépines, chêne et frêne remarquables (Girea 1989).

2b. Le bois Mazarin et le Flayi sont mis en zone forestière et d’intérêt paysager.
Bel élément de chênaie frênaie riche en érables et en merisiers. Riche strate vernale à
Cardamine pratensis (cardamine des prés), Ranunculus ficaria (renoncule ficaire), Lamium
galeobdolon (lamier jaune). Sur le même type de substrat on trouve une chênaie frênaie à
jacinthe qui comprend outre Hyacinthoïdes non scripta le même type de flore vernale que
précédemment (Girea 1989).

     3. L’embouchure de la Taille à truite (frayère à salmonidés qui a donné le nom au
         ruisseau)
Elle présente une importance ornithologique ; ce petit vallon encaissé étant favorable au
stationnement d’anatidés. La zone comporte cependant quelques espèces typiques des milieux
humides telles Phalaris arundinacea (baldingère), Typha angustifolia (masette), Sparganium
erectum (rubanier rameux), Mentha aquatica (menthe aquatique), Iris pseudacorus (iris faux
acore), Lythrum salicaria (salicaire), Lycopus europaeus (lycope), Carex vulpina (laîche des
renards), Filipendula ulmaria (reine des près), Achillea ptarmica (achillée sternutatoire). On
assiste actuellement à un envahissement par des nitrophytes (principalement ortie) qu’il serait
possible de juguler par des mesures de gestion appropriées, on pourrait alors sans doute
assister à une diversification de la flore existante. Zone située en rives du ruisseau dit de la
taille à truites assurant une grande diversité botanique et ornithologique (Groupe
environnement Eau d’Heure 1988).

    4. Badon (entre l’embouchure de la Taille à truite et le sud du bois Mazarin.
Toute la zone du lieu dit Badon possède un intérêt paysager de part sa physionomie
particulière ainsi que du type de végétation qui y pousse ; on y rencontrera les espèces
typiques du paysage de bocage mêlées aux oiseaux d’eau ou des lieux humides ainsi qu’aux
rapaces qui y trouvent un terrain de chasse idéal (Girea 1989).
Lieu potentiel pour la nidification de l’épervier dans les épicéas et l’autour des palombes (qui
a déjà été présent) ; le chat sauvage ; la bécassine des marais en hivernage dans la zone
humide (Jean Doucet).

   5. Une partie du plan d’eau près de la digue du lac de l’Eau d’Heure

Cette zone est décrite comme site de quiétude pour les oiseaux par natagora en 2001.

   6. Les pontons sur l’Eau d’heure

Ces pontons sont le meilleur endroit comme pré-dortoir pour les laridés (mouettes et
goélands) de l’Entre Sambre et Meuse et peut être de Wallonie. Les laridés viennent y faire
leur toilette le soir avant d’aller dormir sur la Plate Taille. Inutile de les déranger en toutes
saisons (Philippe Deflorenne 2007).
2) Le sud du lac de l’Eau d’Heure Autour de l’île Notre dame




     1. La zone de friche à l’est du lac (propriété du MET).
Cette zone est décrite par Natagora en 2001 comme zone d’intérêt. Il est conseillé de
maintenir et de gérer la zone en gestion extensive en y laissant pâturer par exemple du bétail
rustique. Grand intérêt en toutes saisons.
Il serait intéressant de renaturaliser la berge empiérrée le long de cette zone (Natagora 2001).
Cette zone est en zone nature et d’intérêt paysager dans le plan de secteur.
La friche constitue un site de nidification de différentes espèces très intéressantes telles que
traquet pâtre (Saxicola torquata), fauvette grisette (Sylvia communis), et babillarde (Sylvia
curruca), hypolaïs polyglotte (Hypolais polyglotta), …. D’autres oiseaux s’y nourrissent, buse
variable (Buteo buteo), faucon crécerelle (Falco tinunculus), chardonneret élégant (Carduelis
carduelis), linotte mélodieuse (Carduelis cannabina), bruant jaune (Emberiza citrinella), …
(Girea 1989).
2. Autour de l’île Notre Dame
Natagora décrit cette zone comme une zone de quiétude pour les oiseaux (2001). Elle est en
zone nature et d’intérêt paysager dans le plan de secteur.
Cette zone abrite souvent une forte population d’anatidés (canards) lors de l’hivernage, un des
meilleurs sites de Wallonie, pour le canard siffleur ou le canard chipeau, quelques espèces
fétiches comme le Harle bièvre, le Harle piette ou encore le Fuligule milouinan. Une zone
donc dans laquelle il faut éviter les dérangements en hiver (Philippe Deflorenne en 2007).
L’île possède surtout une valeur de refuge pour l’avifaune. Les rives servent à la fois de
gagnage pour les limicoles en passage migratoire ainsi que de reposoirs pour divers anatidés
et laridés, surtout en période hivernale. Une gestion visant à maintenir les berges en l’état
actuel (non boisées) permettrait la nidification du petit gravelot (Charadrius dubius), limicole
rare dans la région (Girea 1989).
Une mesure de protection serait d’interdire tout accostage sur l’île et donc tout piétinement
des espèces typiques. On pourrait envisager un statut de protection en tant que zone naturelle
d’intérêt écologique pour l’île, en raison de la présence d’une espèce rare, la limoselle
aquatique. Une mesure de gestion devrait consister à éliminer les asters (aster salignus) dont
le développement du plus en plus important risque de limiter la biodiversité et menace la
survie des espèces plus intéressantes dans les ceintures intérieures. Cette espèce est très
répandue sur les zones rivulaires du lac et surtout sur la plage opposée à l’île où il serait
intéressant de les éliminer (Girea 2004).
L’île possède aussi une plage en pente douce avec la même association végétative que la
plage méridionale (voir ci-dessous 2a).
Autour de l’île, la plage graveleuse permettrait la nidification du petit gravelot (Jean Doucet).
Zone constituée de l’île, du plan d’eau l’entourant, des rives en talus boisés au sud ouest et la
rive en prairies basses en jachère à l’est ; milieu de grand intérêt botanique, ornithologique,
entomologique et herpétologique propice à un hivernage varié, notamment de la Sauvagine
(Groupe environnement Eau d’Heure 1988).

2a. La plage méridionale en face de l’île
Les espèces qui se retrouvent sur cette berge sont en majorité des espèces rares ou peu
fréquentes, elles sont de plus en plus très sensibles au piétinement ; Il serait dès lors
nécessaire de leur assurer une certaine protection. La gestion par tontes régulières et répétées
de la prairie qui fait tampon entre la route et la berge permet et incite même à l’approche du
bord de l’eau. Dans l’optique d’une protection des espèces rivulaires, le nombre de fauches
devrait être réduit à un ou 2 passages par an sur le haut de la berge en maintenant une zone
non fauchée en tant que tampon vers l’accès à l’eau (Girea 2004).
Ce site présente un intérêt non négligeable de par la présence également de la limoselle. Les
espèces qui affectionnent un battement régulier de l’eau sont toutes présentes (associations
végétatives très intéressantes). On observe outre la limoselle, le rorippe à petites fleurs
(Rorippa islandica), la véronique étrangère (Veronica peregrina), le jonc des crapauds (Juncus
bufonius). Relevons aussi la présence de la renoncule flammette ou petite douve (Ranunculus
flammula) qui se retrouve préférentiellement dans les prairies humides et au bord de l’eau.
Les espèces qui se retrouvent sur cette plage sont en majorité des espèces rares ou peu
fréquentes. Il serait dès lors nécessaire de leur assurer une certaine protection (article
scientifique de Gisèle Verniers, Hugo Sarmento et Jean Pierre Descy en 2005 : « pour une
gestion plus intégrée des lacs de l’Eau d’Heure »).
Voir inventaire des végétations dans cet article page 15.

   3. Le bois de Stoumont
Il est en zone nature et d’intérêt paysager dans le plan de secteur. Natagora reprend la zone
comme périmètre d’intérêt en 2001.
Très bel élément de chênaie frênaie vallicole. Beaux frênes et érables et de nombreux grands
hêtres. Flore vernale très riche à Arum maculatum (gouet tacheté), Viola riviniana (violette de
rivin), Lamium galeobdolon (lamier jaune), Anemone nemorosa (anémone sylvie), Euphorbia
amygdaloïdes (euphorbe des bois), Polygonatum multiflorum (sceau de salomon multiflore),
et Polygonatum verticullatum (sceau de salomon à feuilles verticillées). Présence de
Colchicum automnale (colchique) et d’une orchidée rare dans la dition : Platanthera
chlorantha (platanthère des montagnes). Le pic épeichette (Dendrocopos minor) y niche
(Girea 1989)
On trouve aussi dans le même bois un très bel élement de chênaie charmaie à jacinthe riche en
frênes et en merisiers qui marque très bien que nous sommes dans une zone de transition entre
2 domaines phytogéographiques différents : le domaine atlantique avec Hyacinthoïdes non
scripta comme espèce typique poussant à côté du sceau de salomon verticillé, espèce médio
européenne typique. C’est cette particularité quasi unique qui justifie la mise en zone R au
plan de secteur (Girea 1989).
Dans le bois de Stoumont, le ruisseau est longé, dans sa partie aval par une chênaie frênaie
humide assez bien développée. Sa partie amont est bordée d’une frênaie alluviale (GAL en
2006).
Ancien cantonnement d’autour et aire artificielle pour balbuzard construite au cours des
années 90’ ; potentiel pour pic mar, autour des palombes, harles bièvre et harles piette (Jean
Doucet).
Il serait intéressant d’aménager une pelouse sylvatique au sommet du bois vers la ferme
d’Oupia pour les lépidoptères sylvatiques (Jean Doucet).
3) Le lac de Falemprise (Pairelles)




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Zone majeure de reproduction des oiseaux d’eau pour le site : comme c’est un des seuls plans
d’eau au niveau stable, c’est également un des seuls qui permet l’installation physique des
nids d’anatidés le long des berges. On y rencontre comme nicheurs : le fuligule morillon, les
grèbes huppé et castagneux, … mais aussi de nombreux passereaux : rossignol philomèle,
hypolaïs polyglotte, …
Cette zone est aussi importante pour le transit de nombreuses espèces d’anatidés (canards),
limicoles (petits échassiers), … Elle mérite certainement un maximum de quiétude vu les
différentes nidifications en cours pendant la saison touristique (Philippe Deflorenne 2007).

   1. Le lac à l’extrémité est.
Zone de quiétude pour Natagora en 2001 (interdiction d’embarcadère). Natagora conseille d’y
installer des radeaux flottants pour favoriser la nidification d’oiseaux (mouettes, guifettes,
…).
Proposition de baisser le niveau d’eau à Falemprise du 15 avril au 20 mai pour permettre aux
oiseaux limicoles (espèces charismatiques) de venir car en 2002, le niveau était bas et on a
observé des bécasseaux de Temminck (Calidris temminckii), des chevaliers sylvains (Tringa
glareola), aboyeurs (Tringa nebularia), gambettes (Tringa totanus), guignettes (Actitis
hypoleucos), combattants (Philomachus pugnax), des petits gravelots (Charadrius dubius), un
becasseau cocorli (Calidris ferruginea)…(natagora 2001).
La pie grièche grise (en voie de disparition au niveau wallon et considéré comme migrateur
sensible) a niché à Falemprise et est encore présent en hivernage (natagora 2001).

   2. Les Pairelles et Monbrigeon (pelouse calcaire)

Zone de périmètre d’intérêt biologique pour natagora en 2001. Zone nature à intérêt paysager
dans le plan de secteur 1989.
Sur les rives, favoriser la végétation aquatique rivulaire (natagora 2001)
Gestion extensive de la saulaie à l’est du lac (natagora 2001).
Zone potentielle et accueillante pour le blaireau, le putois, le rossignol, le chardonneret, le
faucon hoberau, le traquet, … (jean Doucet).
Orchidée sur pelouse calcaire (Karinna Body). Dans les bosquets, présence de l’orchidée
Orchis mascula (orchis mâle) (Girea 1989)
Zone bocagère et boisée au nord, à l’est et au sud du lac. Intérêt paysager remarquable. Au
nord et à l’est des fourrés denses d’épineux permettent l’installation d’une avifaune
particulière : hypolaïs polyglotte (Hypolaïs polyglotta), nombreux couples nicheurs de
rossignols (Luscinia magarhynchos) par exemple. Prairies peu amendées à flore vernale d’un
grand intérêt esthétique : présence au printemps d’un tapis de Primula veris (primevère
officinale) et de Cardamine pratensis (cardamine des près). Le long des anciens drains on
trouve localement Caltha palustris (populage des marais), Scirpus sylvaticus (scirpe des bois)
et Nasturtium officinale (cresson de fontaine) qui est un bon indicateur de la qualité des eaux.
L’aulnaie est fort humide et aux abords du ruisseau on trouve Chrysosplenium oppositifolium
(dorine à feuilles opposées) (Girea 1989).
Zone où les effets d’embouchure, de baies et de lisières sont cumulatifs, pour la richesse
faunistique et floristique (groupe environnement Eau d’Heure 1988).

2a.la rive nord du lac
Affleurement calcaire au nord entrainant l’apparition d’une flore particulière : présence de
Ligustrum vulgare (troène commun), Euonymus europaeus (fusain d’Europe), et d’Acer
campestris (érable champêtre) ; zone favorable pour les reptiles (car exposition calcaire plein
sud) (Girea 1989)
Les roselières recensées sur les berges septentrionales sont bien diversifiées. Un fauchage tous
les 3 à 5 ans pourrait être salutaire pour le maintien de la biodiversité (Girea 2004).
Une mesure de gestion indispensable serait de limiter le développement des ligneux (arbres et
arbustes) de façon à maintenir un éclairement suffisant, un recepage des saules, des aulnes et
des frênes serait nécessaire tous les 2 ans (Girea 2004).


2b. la rive sud du lac
Gestion très extensive des prairies riveraines + fauche très tardive ; interdiction de la pêche au
sud (natagora 2001).
Une mesure de gestion indispensable serait de limiter le développement des ligneux (arbres et
arbustes) de façon à maintenir un éclairement suffisant, un recepage des saules, des aulnes et
des frênes serait nécessaire tous les 2 ans (Girea 2004).



4) Falemprise près de l’ancien moulin




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Zone d’intérêt biologique décrit par le groupe environnement Eau d’Heure et les Amis de la
terre dans les années 80’.
Zone de marécage entre le bras sud du lac de Falemprise et les routes de contournement,
milieu propice à la nidification ornithologique et piscicole, ainsi qu’au développement
d’efflorescences multiples (groupe environnement Eau d’Heure 1988).
5) Féronval et Poncia




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   1. La zone nord est du lac de Féronval

Zone de quiétude pour natagora en 2001 (pas d’embarcadère et de pêche).
Sur les berges, il faudrait limiter le développement des ligneux (arbres et arbustes) au niveau
des zones de roselières et de la prairie humide, de façon à maintenir un éclairement suffisant.
Le fauchage de toute la prairie humide tel qu’il fut pratiqué en 2004 devrait être effectué en
fin de saison tous les 5ans.
Toute la zone incluant la bande riveraine, la roselière et la prairie humide, située juste au nord
du ponton de modélisme devrait être protégée pour sa biodiversité (Girea 2004).

     2. La vallée du ruisseau d’Erpion et l’aval de l’étang Ernotte
Zone nature à intérêt paysager sur le plan de secteur.
Il s’agit d’anciens près de fauche dont la plupart ont été enrésinés ou plantés de peupliers. Une
végétation herbacée intéressante se maintient localement : flore d’humus doux à Ranunculus
ficaria (renoncule ficaire), Lamium galeobdolon (lamier jaune) et aussi Anemone nemorosa
(anémone sylvie), flore de milieux humides à Phragmites australis, Polygonum bistorta
(renouée bistorte), Scirpus sylvaticus (scirpe des bois), Typha angustifolia (massette), Carex
cf. acutiformis (laîche des marais),…
L’exploitation des arbres non suivie de replantation rendrait à cette vallée sa physionomie
d’antan et permettrait d’accroitre sa valeur biologique. On y rencontre également un batracien
rare en Wallonie : le crapaud accoucheur (Alytes obstetricans). Un couple de martin pêcheurs
(Alcedo athis) y a niché ce qui est intéressant vu sa rareté en Wallonie. De plus, quelques
loriots (Oriolus oriolus) y ont été recensés (Girea 1989).
En aval de l’étang Ernotte, lieu de nidification de nombreuses espèces caractéristiques des
zones humides : rousseroles effarvates (Acrocephalus scippaceus), phragmites des joncs
(Acrocephalus paludicola), … Gagnage d’un couple de traquets pâtres nichant dans une friche
proche. Des rousseroles verderolles (Acrocephalus palustris), fauvettes grisettes (Sylvia
communis) et babillardes (Sylvia curruca), pics épeichettes (Dendrocopos minor), bruants des
roseaux (Emberiza schoeniclus), martin pêcheur (Alcedo athis), et d’autres oiseaux tout aussi
intéressants s’y rencontrent ou y nichent régulièrement. Des aménagements permettraient
d’encore accroître sa valeur de manière significative (Girea 1989).
Située à l’embouchure du ruisseau d’Erpion, cette zone constitue un milieu marécageux très
propice à la reproduction du point de vue ornithologique, entomologique et botanique entre
l’étang Ernotte et le lac de Féronval (Groupe environnement Eau d’Heure 1988).

   3. La Loripette

Cette zone a été proposée comme zone d’intérêt biologique par le groupe environnement Eau
d’Heure et les Amis de la Terre dans les années 1980’.
6) La vallée du Ry Jaune




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1. Le bois au nord du lac
Il comporte un élément de chênaie-frênaie à hyacinthoides non-scripta de très grand intérêt
botanique. Cette association rare dans la dition car limitée aux placages limoneux est ici
remarquablement bien constituée. Mêlée au tapis dense et bleuté de jacinthe, une flore vernale
riche est également présente. Bien que l’association précitée n’occupe qu’une surface
relativement restreinte, l’ensemble du bois mérite cependant protection car se trouvent ici
rassemblées sur une distance très courte toutes les associations correspondant à un gradient de
la richesse de l’humus : cela va de la chênaie-bétulaie du mor sur sol squelettique et limitée
aux pentes raides exposées au sud à la chênaie à jacinthe sus mentionnée correspondant à la
richesse maximum de l’humus en passant par la chênaie acidocline du moder et la chênaie
charmaie à anémones (Girea 1989).

1b. Le bois des violettes
Zone intéressante pour la nidification du pic épeichette, oiseau relativement rare dans la zone
étudiée (Girea 1989).

2. Le lac du Ry Jaune
La zone est peu propice à la nidification d’oiseaux d’eau vu l’aspect forestier et enclavé du
site. En hivernage, la zone est intéressante pour la grande aigrette, le canard siffleur ou le
chipeau,… Le garrot à œil d’or y est régulier. Une colonie d’hirondelle de fenêtre a élu
domicile sous le pont (Philippe Deflorenne 2007).
Le sud du lac est un excellent site de nidification pour divers oiseaux d’eau : canard colvert
(Anas platyrhynchos), foulque macroule (Fulica atra), poule d’eau (Gallinula chloropus),
grèbe huppé (Podiceps cristatus). Il est un lieu de nourrissage important pour les limicoles de
passage en migration.
Des aménagements simples permettraient d’accroitre l’intérêt de la zone en y favorisant par
exemple, l’installation d’une phragmitaie.
C’est un gagnage important pour divers canards en hivernage. Il est permis de s’attendre à la
nidification prochaine d’espèces plus rares telles que le grèbe castagneux (Podiceps ruficollis)
(Girea 1989)
La jonchaie à jonc épars (Juncus effusus) et jonc des crapauds (Juncus bufonius) en berge
méridionale particulièrement interessante est menacée par le campement et le piétinement ;
on y trouve aussi la callitriche (Callitriche palustris).
Cette végétation est un habitat pour de nombreux invertébrés dont les éphémères (Caenis,
Ephemera), les trichoptères (Limnephilidae, Beraeidae), et les libellules (Coenagrion,
Orthetrum, Platycnemis, Cordulia).
Il y a 8 espèces de poissons recensés dont le gardon (56%), la brème commune (15%) et la
carpe miroir (Cyprinus carpio) (15%).
Attention : eutrophisation (hypothèse d’un vieillissement naturel du lac) (Girea 2004).
Zone de plus ou moins 15 ha constituée par une baie dans le lac du Ry Jaune, important plan
d’eau de très grande beauté, peu profond avec végétation aquatique immergée et émergée,
zone de nidification, dortoir et hivernage (groupe environnement Eau d’Heure 1988).

3. La vallée du ruisseau de Pré Ursule
La chênaie-frênaie est riche en Paris quadrifolia (parisette), Viola riviniana (violette de
Rivin), Polygonatum multiflorum (sceau de salomon multiflore). On y trouve de nombreux
pieds de Listera ovata (double feuille), l’orchidée typique des sols de mull actif et par endroits
des plages monospécifiques de Vinca minor (pervenche). L’aulnaie alluviale comprend
Caltha palustris (populage des marais), Filipendula ulmaria (reine des près) et Scirpus
sylvaticus (scirpe des bois) dans les endroits les plus humides et une flore d’humus doux dans
les endroits un peu moins mouilleux. La frênaie vallicole recèle outre la reine des près, une
très riche flore d’humus doux, ajoutons à cela une plage assez importante de chênaie à
jacinthe. Tout ceci montre à quel point cette vallée recèle une flore riche et diversifiée
méritant nettement protection (Girea 1989).
Résineux à sa source; puis frênaie alluviale en assez bon état mais parsemée de quelques
résineux (GAL 2000)
Cette zone est aussi reprise en 2001 par Natagora comme zone de périmètre d’intérêt.
4. La vallée du Ry Jaune
Les prés humides de la vallée du Ry Jaune présentent un intérêt potentiel indéniable.
Il s’agit en fait d’anciens prés de fauche aujourd’hui à l’abandon mais dont la richesse
floristique est encore importante : vastes zones à Filipendula ulmaria (reine des prés),
Angelica sylvestris (angélique sauvage), Valeriana repens (valériane officinale), Colchicum
automnale (colchique d’automne), Alchemilla sp. (alchémille), Scirpus sylvaticus (scirpe des
bois), Carex nigra (laîche vulgaire), Carex disticha (laîche divisée)… On assiste cependant à
un envahissement de saules et d’aulnes. A d’autres endroits un fourré inextricable d’épineux
(aubépines et pruneliers propices aux petits passereaux sylvicoles). Des plantations de
résineux (favorable à la nidification de l’épervier d’Europe) et de peupliers ont été faites sur
certaines parcelles. Le maintien de la richesse floristique et faunistique de la zone implique
que des mesures de gestion adéquates soient prises rapidement. Le ruisseau possède lui aussi
un intérêt biologique considérable du fait de l’absence totale de pollution, ce qui a été
confirmé par l’étude approfondie de la faune de macro-invertébrés qui le peuple.
Les bois entourant le ruisseau forment non seulement une excellente zone tampon protégeant
la qualité de son eau mais également un site de nidification de nombreuses espèces telles que,
par exemple, la bécasse des bois (Scolopax rusticola), Les chevreuils y trouvent aussi des
conditions écologiques propices au maintien de populations abondantes (Girea 1989)
Cette zone est aussi reprise en 2001 par Natagora comme zone de périmètre d’intérêt.
Cours du Ry jaune en zone forestière des bois « Brûlés et Trou des renards », ruisseau
préservé de toute pollution d’origine résidentielle (groupe environnement Eau d’Heure 1988).


7) Le sud ouest de la Plate Taille
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                                 3a




Le lac de la Plate Taille est mentionné comme l’un des 2 grands lacs qui présentent un intérêt
tel qu’il justifierait le statut de zone humide d’intérêt biologique (Saintenoy-Simon 1996, « les
zones humides d’intérêts biologiques de la Région wallonne DNF 63 pages).
Il est d’une importance majeure pour les oiseaux d’eau migrateurs, les oiseaux d’eau
hivernants et les oiseaux de milieu prairiaux et forestiers (natagora 2001).

   1. La zone ouest de la Plate Taille

Les rives ouest accueillent chaque automne de nombreux limicoles de toutes espèces
(natagora 2001). Périmètre d’intérêt pour natagora.
Zone nature d’intérêt paysager dans le plan de secteur (proche d’une zone natura 2000).
Très bel élément de chênaie charmaie à Luzula luzuloïdes (luzule blanche) riche en beaux
hêtres. La strate au sol comprend outre la luzule blanche, une importante population de
Polygonatum verticillatum (sceau de salomon verticillé) qui atteignent ici tous deux la limite
septentrionale de leur aire d’extension. La partie boisée située au sud est intéressante par la
proportion inhabituelle d’Acer platanoïdes (érable plane qu’elle recèle. On y a recensé deux
couples nicheurs de pics épeichettes (Dendrocops minor) (Girea 1989)
2. L’ouest du lac

Natagora propose ce site en zone de quiétude pour les oiseaux. Limiter les activités nautiques
(natagora 2001).

   3. La cornée au sud de la Plate Taille (y compris la friche et les prairies bocagères)

Zone agricole à intérêt paysager sur le plan de secteur.
La petite cornée au sud de la Plate Taille est à protéger ; seul endroit de la Plate Taille où de
nombreux canards siffleurs et sarcelles passent l’hiver en groupe dans un milieu peu fréquenté
et retiré. Cette petite cornée qui remonte vers la friche est donc un milieu tout à fait privilégié,
sensible et de haute valeur biologique en hiver. Du 1 octobre au 1 mars, créer une zone de
refuge pour nidification.
Au niveau des pâturages, gestion extensive des terrains agricoles + aménagement de radeaux
flottants favorisant la nidification d’oiseaux (mouettes, guifettes, …).
Amélioration et préservation du tissu de haies et de la friche au sud (gestion et limitation des
arbustes) car très favorables aux passereaux migrateurs en période hivernale.
Protection des herbiers aquatiques situés dans le fond de la cornée.
Le lac de la Plate Taille accueille un dortoir de plus de 10000 laridés de 6 espèces différentes
(natagora 2001).
La cornée abrite les oiseaux hivernants les plus remarquables du site. On peut y observer les 3
espèces de plongeons, les 2 macreuses, … et une très grande variété de limicoles (bécasseaux,
chevaliers, …) unique dans la région. C’est vraiment une zone 5 étoiles pour l’hivernage et le
passage des oiseaux d’eau en Wallonie. Soyons clair, il n’y a pas de site équivalent en
Wallonie (Philippe Deflorenne).
La friche est tout à fait remarquable pour les espèces de bocage, fonds humides, …. Elle
abrite des espèces peu communes comme la pie grièche écorcheur, le bruant des roseaux, une
très grosse population de rousserolle verderolle,... mais des espèces beaucoup plus rares y ont
déjà chanté comme le râle des genêts, la marouette ponctuée, …. La bergeronnette flavéole y
a niché pour la première fois en Entre-Sambre-et-Meuse en 2006. Il s’agit d’une zone très
sensible à sauvegarder ! (Philippe Deflorenne).
La quiétude des anses du lac permet l’hivernage de nombreux anatidés rares en Wallonie :
harles bièvres (Mergus merganser), harles piettes (Mergus serrator), canards souchets (Anas
clypeata), canards chipeaux (Anas strepera), …L’installation spontanée de phragmites permet
d’augurer une amélioration sensible de la qualité de cet endroit en matière de nidification des
« fauvettes aquatiques » telles que, par exemple, la rousserole effarvatte (Acrocephalus
scirpaceus). Les grèbes huppés (Podiceps cristatus) y trouvent des zones de pêche très
favorables. Outre l’intérêt ornithologique des criques et anses du lac, les berges présentent une
végétation intéressante adaptée au niveau variable des eaux même s’il n’y a pas encore
constitution de véritables ceintures de végétation. Duvigneaud J. et Havrenne A. ont décrit la
colonisation des berges qui se fait entre autres par toute une série d’espèces rares en Belgique
comprenant Peplis portula (pourpier d’eau), Limosella aquatica (limoselle), Callitriche
palustris (callitriche des marais)etc… Ces espèces prolifèrent particulièrement au niveau des
anses des lacs qui s’envasent de façon préférentielle et sont alors le mieux susceptibles
d’accueillir cette association très rare en Belgique et quasi unique en Wallonie (Girea 1989).
Maintenir les prairies humides sur les berges et éviter la prolifération de broussailles et
arbustes. Site potentiel pour le râle d’eau, la pie-griéche écorcheuse, le rossignol. La friche est
très intéressante car aspect humide ; au niveau gestion, empêcher la lignification et
proposition de gestion triennale. Potentiel pour le putois, le chat sauvage (un chat sauvage
trouvé il y a 5 ans), les pies grièches, le bruant jaune, le bouvreuil et autres passereaux, le
hibou et la bécassine des marais, le râle d’eau. Site de chasse des hiboux moyen duc, faucon
crécerelle, faucon hobereau et faucon émerillon en hiver (Jean Doucet).

3a. L’ancien aérodrome
Fauche tardive, planter des haies, installer un verger didactique, faire pâturer des moutons,
installer des ruches, sentiers didactiques (commerce de produits locaux) (natagora 2001).

   4. Les anses au sud de la Plate Taille (bois du grand Oupia).

Zone nature à intérêt paysager sur le plan de secteur de 1989.
Périmètre d’intérêt pour natagora en 2001.
La quiétude des anses du lac permet l’hivernage de nombreux anatidés rares en Wallonie :
harles bièvres (Mergus merganser), harles piettes (Mergus serrator), canards souchets (Anas
clypeata), canards chipeaux (Anas strepera), …L’installation spontanée de phragmites permet
d’augurer une amélioration sensible de la qualité de cet endroit en matière de nidification des
« fauvettes aquatiques » telles que par exemple, la rousserole effarvatte (Acrocephalus
scirpaceus). Les grèbes huppés (Podiceps cristatus) y trouvent des zones de pêche très
favorables. Outre l’intérêt ornithologique des criques et anses du lac, les berges présentent une
végétation intéressante adaptée au niveau variable des eaux même s’il n’y a pas encore
constitution de véritables ceintures de végétation. Duvigneaud J. et Havrenne A. ont décrit la
colonisation des berges qui se fait entre autres par toute une série d’espèces rares en Belgique
comprenant Peplis portula (pourpier d’eau), Limosella aquatica (limoselle), Callitriche
palustris (callitriche des marais), etc… Ces espèces prolifèrent particulièrement au niveau des
anses des lacs qui s’envasent de façon préférentielle et sont alors le mieux susceptibles
d’accueillir cette association très rare en Belgique et quasi unique en Wallonie (Girea 1989).
Réserve naturelle proposée par le groupe environnement Eau d’Heure en 1988.

   5. Les zones à limoselle à protéger

Les plages à limoselle aquatique devraient être protégées d’une fréquentation trop importante
de façon à éviter un piétinement des plants. La zone la plus menacée est la plage au fond de
l’anse des cabiniers (où se trouvent les voiliers). Une belle jonchaie bordée de limoselles est à
protéger des accostages à partir du plan d’eau (Girea 2004). Protection des herbiers
aquatiques situés dans le fond de la cornée du port de voiles (natagora 2001).
Limoselles aquatiques, espèces exceptionnelles pour la région et rares (liste rouge et
intégralement protégée en Région Wallonne, décret 6/12/2001 annexe b). Elles sont associées
à la renoncule flammette (Ranunculus flammula), au rorippe à petites fleurs (Rorippa
islandica), à la petite renouée (Polygonum minus), à la menthe aquatique (Mentha aquatica),
à la menthe des champs (Mentha arvensis), à la menthe vericillée (Mentha verticillata). Parmi
elles se trouve aussi la callitriche des marais (Callitriche palustris) dont c’est la seule
localisation connue en Wallonie. Cette association végétale est appelée « Peplido-
limoselletum ». Elle est caractéristique des zones littorales en pente douce, vaseuses,
alternativement inondées et exondées. Elle est unique en Belgique.
Cette association est principalement localisée en bordure sud au lieu dit « Fontaine aux
planes » et au fond de l’anse des cabiniers. Ces espèces confèrent à ce lac un intérêt
floristique et écologique non négligeable. Au fond de l’anse des cabiniers, à l’arrière de la
zone à limoselle, sur les berges, on retrouve les espèces rivulaires classiques relevant de
l’alliance du Bidention, à affinité plutôt nitrophile (voir inventaire page 14 du document). Les
joncs (Juncus effusus et Juncus bufonius) sont particulièrement bien représentés parmi les
hélophytes au côté des espèces de roselières et des magnocariçaies où l’on retrouve
notamment le scirpe des marais (Eleocharis palustris), l’iris jaune (Iris pseudacorus), la
baldingère (Phalaris arundinacea), la laîche vésiculeuse (Carex vesicaria)…
La plage au fond de l’anse des cabiniers est la plus menacée à cause d’accostage et du
piétinement des promeneurs (articles « pour une gestion plus intégrée des lacs de l’Eau
d’Heure » en 2005)

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les zones d'intérêts biologiques aux lacs de l'eau d'heure

  • 1. LES ZONES D’INTERẾTS BIOLOGIQUES AUX LACS DE L’EAU D’HEURE Voici notre travail de synthèse sur les zones d’intérêts biologiques à mettre en valeur sur le site des lacs de l’Eau d’Heure. Ce travail résume les différentes études réalisées depuis 1988 par plusieurs scientifiques et associations environnementales (voir ce document de synthèse ci-dessous) : - le travail de 1988 du groupe environnement « Eau d’Heure » soutenu par Intersud et le BEP, - le travail du Girea en 1989 et en 2004, - le document de Natagora de 2001, - l’observation d’ornithologue comme Jean Doucet et Philippe Deflorenne en 2007 et 2008, - l’article scientifique de Gisèle Verniers, Hugo Sarmento et Jean Pierre Descy en 2005 : « pour une gestion plus intégrée des lacs de l’Eau d’Heure », - le rapport final du Gal en 2006 réalisé par le laboratoire d’Ecologie de la Faculté des sciences Agronomiques de Gembloux sur « le patrimoine naturel du territoire de Cerfontaine, Florennes, Gerpinnes et Walcourt. Concrètement, nous proposons d’abord de maintenir les zones d’intérêts paysagers, les zones « nature », les zones forestières et agricoles telles que définies dans le plan de secteur de 1989. Ensuite, nous proposons de protéger davantage les zones reprises dans le document de synthèse ci-joint. Enfin, nous insistons pour que les zones suivantes soient privilégiées au niveau de la protection de l’environnement (réverse naturelle ou zone humide d’intérêts biologiques) : le lac de Falemprise à l’extrémité « est » et ses berges, le lac de l’Eau d’Heure au sud au niveau de l’île « Notre Dame » avec le bois de Stoumont et la friche de Falemprise, la cornée au sud de la Plate Taille et le lieu dit « Fontaine aux prairies » avec les zones de Limoselles et la vallée du Ry Jaune. Afin de développer le tourisme de façon durable aux lacs de l’Eau d’Heure et d’aboutir à la valorisation optimale de nos paysages et de notre patrimoine naturel, nous restons disponibles et volontaires pour vous aider.
  • 2. DOCUMENT DE SYNTHESE 1) La vallée et le lac de l’Eau d’Heure 5 2 2b 6 2a 1 4 3 1. Le bois de Walcourt (Balonet) à l’est du lac. Cette zone forestière et d’intérêt paysager est un périmètre d’intérêt pour Natagora (2001). Ce site est propice à l’Autour des palombes qui y nichait chaque année avant la chute démographique de l’espèce (Jean Doucet). 2. Le bois Mazarin et le Flayi à l’ouest du lac. Cette zone forestière ou nature avec quelques zones agricoles d’intérêt paysager est un périmètre d’intérêt pour Natagora (2001).
  • 3. 2a. Une zone forestière le long du Badon est située en zone nature d’intérêt paysager (zone sud du bois Mazarin). Chênaie-frênaie à flore d’humus doux remarquable. Présence entre autre de Mercurialis perennis (mercuriale vivace), de Paris quadrifolia (parisette), de Phyteuma spicatum(raiponce en épi). On rencontre l’orchidacée Listera ovata (double feuille) ainsi que des plages plus ou moins étendues de Hyacinthoïdes non scripta (jacinthe des bois). Les pâtures comprises entre le bois et le ruisseau de la Taille à truite méritent également une protection particulière : vallons secs piqués d’aubépines, chêne et frêne remarquables (Girea 1989). 2b. Le bois Mazarin et le Flayi sont mis en zone forestière et d’intérêt paysager. Bel élément de chênaie frênaie riche en érables et en merisiers. Riche strate vernale à Cardamine pratensis (cardamine des prés), Ranunculus ficaria (renoncule ficaire), Lamium galeobdolon (lamier jaune). Sur le même type de substrat on trouve une chênaie frênaie à jacinthe qui comprend outre Hyacinthoïdes non scripta le même type de flore vernale que précédemment (Girea 1989). 3. L’embouchure de la Taille à truite (frayère à salmonidés qui a donné le nom au ruisseau) Elle présente une importance ornithologique ; ce petit vallon encaissé étant favorable au stationnement d’anatidés. La zone comporte cependant quelques espèces typiques des milieux humides telles Phalaris arundinacea (baldingère), Typha angustifolia (masette), Sparganium erectum (rubanier rameux), Mentha aquatica (menthe aquatique), Iris pseudacorus (iris faux acore), Lythrum salicaria (salicaire), Lycopus europaeus (lycope), Carex vulpina (laîche des renards), Filipendula ulmaria (reine des près), Achillea ptarmica (achillée sternutatoire). On assiste actuellement à un envahissement par des nitrophytes (principalement ortie) qu’il serait possible de juguler par des mesures de gestion appropriées, on pourrait alors sans doute assister à une diversification de la flore existante. Zone située en rives du ruisseau dit de la taille à truites assurant une grande diversité botanique et ornithologique (Groupe environnement Eau d’Heure 1988). 4. Badon (entre l’embouchure de la Taille à truite et le sud du bois Mazarin. Toute la zone du lieu dit Badon possède un intérêt paysager de part sa physionomie particulière ainsi que du type de végétation qui y pousse ; on y rencontrera les espèces typiques du paysage de bocage mêlées aux oiseaux d’eau ou des lieux humides ainsi qu’aux rapaces qui y trouvent un terrain de chasse idéal (Girea 1989). Lieu potentiel pour la nidification de l’épervier dans les épicéas et l’autour des palombes (qui a déjà été présent) ; le chat sauvage ; la bécassine des marais en hivernage dans la zone humide (Jean Doucet). 5. Une partie du plan d’eau près de la digue du lac de l’Eau d’Heure Cette zone est décrite comme site de quiétude pour les oiseaux par natagora en 2001. 6. Les pontons sur l’Eau d’heure Ces pontons sont le meilleur endroit comme pré-dortoir pour les laridés (mouettes et goélands) de l’Entre Sambre et Meuse et peut être de Wallonie. Les laridés viennent y faire leur toilette le soir avant d’aller dormir sur la Plate Taille. Inutile de les déranger en toutes saisons (Philippe Deflorenne 2007).
  • 4. 2) Le sud du lac de l’Eau d’Heure Autour de l’île Notre dame 1. La zone de friche à l’est du lac (propriété du MET). Cette zone est décrite par Natagora en 2001 comme zone d’intérêt. Il est conseillé de maintenir et de gérer la zone en gestion extensive en y laissant pâturer par exemple du bétail rustique. Grand intérêt en toutes saisons. Il serait intéressant de renaturaliser la berge empiérrée le long de cette zone (Natagora 2001). Cette zone est en zone nature et d’intérêt paysager dans le plan de secteur. La friche constitue un site de nidification de différentes espèces très intéressantes telles que traquet pâtre (Saxicola torquata), fauvette grisette (Sylvia communis), et babillarde (Sylvia curruca), hypolaïs polyglotte (Hypolais polyglotta), …. D’autres oiseaux s’y nourrissent, buse variable (Buteo buteo), faucon crécerelle (Falco tinunculus), chardonneret élégant (Carduelis carduelis), linotte mélodieuse (Carduelis cannabina), bruant jaune (Emberiza citrinella), … (Girea 1989).
  • 5. 2. Autour de l’île Notre Dame Natagora décrit cette zone comme une zone de quiétude pour les oiseaux (2001). Elle est en zone nature et d’intérêt paysager dans le plan de secteur. Cette zone abrite souvent une forte population d’anatidés (canards) lors de l’hivernage, un des meilleurs sites de Wallonie, pour le canard siffleur ou le canard chipeau, quelques espèces fétiches comme le Harle bièvre, le Harle piette ou encore le Fuligule milouinan. Une zone donc dans laquelle il faut éviter les dérangements en hiver (Philippe Deflorenne en 2007). L’île possède surtout une valeur de refuge pour l’avifaune. Les rives servent à la fois de gagnage pour les limicoles en passage migratoire ainsi que de reposoirs pour divers anatidés et laridés, surtout en période hivernale. Une gestion visant à maintenir les berges en l’état actuel (non boisées) permettrait la nidification du petit gravelot (Charadrius dubius), limicole rare dans la région (Girea 1989). Une mesure de protection serait d’interdire tout accostage sur l’île et donc tout piétinement des espèces typiques. On pourrait envisager un statut de protection en tant que zone naturelle d’intérêt écologique pour l’île, en raison de la présence d’une espèce rare, la limoselle aquatique. Une mesure de gestion devrait consister à éliminer les asters (aster salignus) dont le développement du plus en plus important risque de limiter la biodiversité et menace la survie des espèces plus intéressantes dans les ceintures intérieures. Cette espèce est très répandue sur les zones rivulaires du lac et surtout sur la plage opposée à l’île où il serait intéressant de les éliminer (Girea 2004). L’île possède aussi une plage en pente douce avec la même association végétative que la plage méridionale (voir ci-dessous 2a). Autour de l’île, la plage graveleuse permettrait la nidification du petit gravelot (Jean Doucet). Zone constituée de l’île, du plan d’eau l’entourant, des rives en talus boisés au sud ouest et la rive en prairies basses en jachère à l’est ; milieu de grand intérêt botanique, ornithologique, entomologique et herpétologique propice à un hivernage varié, notamment de la Sauvagine (Groupe environnement Eau d’Heure 1988). 2a. La plage méridionale en face de l’île Les espèces qui se retrouvent sur cette berge sont en majorité des espèces rares ou peu fréquentes, elles sont de plus en plus très sensibles au piétinement ; Il serait dès lors nécessaire de leur assurer une certaine protection. La gestion par tontes régulières et répétées de la prairie qui fait tampon entre la route et la berge permet et incite même à l’approche du bord de l’eau. Dans l’optique d’une protection des espèces rivulaires, le nombre de fauches devrait être réduit à un ou 2 passages par an sur le haut de la berge en maintenant une zone non fauchée en tant que tampon vers l’accès à l’eau (Girea 2004). Ce site présente un intérêt non négligeable de par la présence également de la limoselle. Les espèces qui affectionnent un battement régulier de l’eau sont toutes présentes (associations végétatives très intéressantes). On observe outre la limoselle, le rorippe à petites fleurs (Rorippa islandica), la véronique étrangère (Veronica peregrina), le jonc des crapauds (Juncus bufonius). Relevons aussi la présence de la renoncule flammette ou petite douve (Ranunculus flammula) qui se retrouve préférentiellement dans les prairies humides et au bord de l’eau. Les espèces qui se retrouvent sur cette plage sont en majorité des espèces rares ou peu fréquentes. Il serait dès lors nécessaire de leur assurer une certaine protection (article scientifique de Gisèle Verniers, Hugo Sarmento et Jean Pierre Descy en 2005 : « pour une gestion plus intégrée des lacs de l’Eau d’Heure »). Voir inventaire des végétations dans cet article page 15. 3. Le bois de Stoumont
  • 6. Il est en zone nature et d’intérêt paysager dans le plan de secteur. Natagora reprend la zone comme périmètre d’intérêt en 2001. Très bel élément de chênaie frênaie vallicole. Beaux frênes et érables et de nombreux grands hêtres. Flore vernale très riche à Arum maculatum (gouet tacheté), Viola riviniana (violette de rivin), Lamium galeobdolon (lamier jaune), Anemone nemorosa (anémone sylvie), Euphorbia amygdaloïdes (euphorbe des bois), Polygonatum multiflorum (sceau de salomon multiflore), et Polygonatum verticullatum (sceau de salomon à feuilles verticillées). Présence de Colchicum automnale (colchique) et d’une orchidée rare dans la dition : Platanthera chlorantha (platanthère des montagnes). Le pic épeichette (Dendrocopos minor) y niche (Girea 1989) On trouve aussi dans le même bois un très bel élement de chênaie charmaie à jacinthe riche en frênes et en merisiers qui marque très bien que nous sommes dans une zone de transition entre 2 domaines phytogéographiques différents : le domaine atlantique avec Hyacinthoïdes non scripta comme espèce typique poussant à côté du sceau de salomon verticillé, espèce médio européenne typique. C’est cette particularité quasi unique qui justifie la mise en zone R au plan de secteur (Girea 1989). Dans le bois de Stoumont, le ruisseau est longé, dans sa partie aval par une chênaie frênaie humide assez bien développée. Sa partie amont est bordée d’une frênaie alluviale (GAL en 2006). Ancien cantonnement d’autour et aire artificielle pour balbuzard construite au cours des années 90’ ; potentiel pour pic mar, autour des palombes, harles bièvre et harles piette (Jean Doucet). Il serait intéressant d’aménager une pelouse sylvatique au sommet du bois vers la ferme d’Oupia pour les lépidoptères sylvatiques (Jean Doucet).
  • 7. 3) Le lac de Falemprise (Pairelles) 2 2a 1 2b Zone majeure de reproduction des oiseaux d’eau pour le site : comme c’est un des seuls plans d’eau au niveau stable, c’est également un des seuls qui permet l’installation physique des nids d’anatidés le long des berges. On y rencontre comme nicheurs : le fuligule morillon, les grèbes huppé et castagneux, … mais aussi de nombreux passereaux : rossignol philomèle, hypolaïs polyglotte, … Cette zone est aussi importante pour le transit de nombreuses espèces d’anatidés (canards), limicoles (petits échassiers), … Elle mérite certainement un maximum de quiétude vu les différentes nidifications en cours pendant la saison touristique (Philippe Deflorenne 2007). 1. Le lac à l’extrémité est.
  • 8. Zone de quiétude pour Natagora en 2001 (interdiction d’embarcadère). Natagora conseille d’y installer des radeaux flottants pour favoriser la nidification d’oiseaux (mouettes, guifettes, …). Proposition de baisser le niveau d’eau à Falemprise du 15 avril au 20 mai pour permettre aux oiseaux limicoles (espèces charismatiques) de venir car en 2002, le niveau était bas et on a observé des bécasseaux de Temminck (Calidris temminckii), des chevaliers sylvains (Tringa glareola), aboyeurs (Tringa nebularia), gambettes (Tringa totanus), guignettes (Actitis hypoleucos), combattants (Philomachus pugnax), des petits gravelots (Charadrius dubius), un becasseau cocorli (Calidris ferruginea)…(natagora 2001). La pie grièche grise (en voie de disparition au niveau wallon et considéré comme migrateur sensible) a niché à Falemprise et est encore présent en hivernage (natagora 2001). 2. Les Pairelles et Monbrigeon (pelouse calcaire) Zone de périmètre d’intérêt biologique pour natagora en 2001. Zone nature à intérêt paysager dans le plan de secteur 1989. Sur les rives, favoriser la végétation aquatique rivulaire (natagora 2001) Gestion extensive de la saulaie à l’est du lac (natagora 2001). Zone potentielle et accueillante pour le blaireau, le putois, le rossignol, le chardonneret, le faucon hoberau, le traquet, … (jean Doucet). Orchidée sur pelouse calcaire (Karinna Body). Dans les bosquets, présence de l’orchidée Orchis mascula (orchis mâle) (Girea 1989) Zone bocagère et boisée au nord, à l’est et au sud du lac. Intérêt paysager remarquable. Au nord et à l’est des fourrés denses d’épineux permettent l’installation d’une avifaune particulière : hypolaïs polyglotte (Hypolaïs polyglotta), nombreux couples nicheurs de rossignols (Luscinia magarhynchos) par exemple. Prairies peu amendées à flore vernale d’un grand intérêt esthétique : présence au printemps d’un tapis de Primula veris (primevère officinale) et de Cardamine pratensis (cardamine des près). Le long des anciens drains on trouve localement Caltha palustris (populage des marais), Scirpus sylvaticus (scirpe des bois) et Nasturtium officinale (cresson de fontaine) qui est un bon indicateur de la qualité des eaux. L’aulnaie est fort humide et aux abords du ruisseau on trouve Chrysosplenium oppositifolium (dorine à feuilles opposées) (Girea 1989). Zone où les effets d’embouchure, de baies et de lisières sont cumulatifs, pour la richesse faunistique et floristique (groupe environnement Eau d’Heure 1988). 2a.la rive nord du lac Affleurement calcaire au nord entrainant l’apparition d’une flore particulière : présence de Ligustrum vulgare (troène commun), Euonymus europaeus (fusain d’Europe), et d’Acer campestris (érable champêtre) ; zone favorable pour les reptiles (car exposition calcaire plein sud) (Girea 1989) Les roselières recensées sur les berges septentrionales sont bien diversifiées. Un fauchage tous les 3 à 5 ans pourrait être salutaire pour le maintien de la biodiversité (Girea 2004). Une mesure de gestion indispensable serait de limiter le développement des ligneux (arbres et arbustes) de façon à maintenir un éclairement suffisant, un recepage des saules, des aulnes et des frênes serait nécessaire tous les 2 ans (Girea 2004). 2b. la rive sud du lac
  • 9. Gestion très extensive des prairies riveraines + fauche très tardive ; interdiction de la pêche au sud (natagora 2001). Une mesure de gestion indispensable serait de limiter le développement des ligneux (arbres et arbustes) de façon à maintenir un éclairement suffisant, un recepage des saules, des aulnes et des frênes serait nécessaire tous les 2 ans (Girea 2004). 4) Falemprise près de l’ancien moulin 1 Zone d’intérêt biologique décrit par le groupe environnement Eau d’Heure et les Amis de la terre dans les années 80’. Zone de marécage entre le bras sud du lac de Falemprise et les routes de contournement, milieu propice à la nidification ornithologique et piscicole, ainsi qu’au développement d’efflorescences multiples (groupe environnement Eau d’Heure 1988).
  • 10. 5) Féronval et Poncia 1 3 2 1. La zone nord est du lac de Féronval Zone de quiétude pour natagora en 2001 (pas d’embarcadère et de pêche). Sur les berges, il faudrait limiter le développement des ligneux (arbres et arbustes) au niveau des zones de roselières et de la prairie humide, de façon à maintenir un éclairement suffisant. Le fauchage de toute la prairie humide tel qu’il fut pratiqué en 2004 devrait être effectué en fin de saison tous les 5ans.
  • 11. Toute la zone incluant la bande riveraine, la roselière et la prairie humide, située juste au nord du ponton de modélisme devrait être protégée pour sa biodiversité (Girea 2004). 2. La vallée du ruisseau d’Erpion et l’aval de l’étang Ernotte Zone nature à intérêt paysager sur le plan de secteur. Il s’agit d’anciens près de fauche dont la plupart ont été enrésinés ou plantés de peupliers. Une végétation herbacée intéressante se maintient localement : flore d’humus doux à Ranunculus ficaria (renoncule ficaire), Lamium galeobdolon (lamier jaune) et aussi Anemone nemorosa (anémone sylvie), flore de milieux humides à Phragmites australis, Polygonum bistorta (renouée bistorte), Scirpus sylvaticus (scirpe des bois), Typha angustifolia (massette), Carex cf. acutiformis (laîche des marais),… L’exploitation des arbres non suivie de replantation rendrait à cette vallée sa physionomie d’antan et permettrait d’accroitre sa valeur biologique. On y rencontre également un batracien rare en Wallonie : le crapaud accoucheur (Alytes obstetricans). Un couple de martin pêcheurs (Alcedo athis) y a niché ce qui est intéressant vu sa rareté en Wallonie. De plus, quelques loriots (Oriolus oriolus) y ont été recensés (Girea 1989). En aval de l’étang Ernotte, lieu de nidification de nombreuses espèces caractéristiques des zones humides : rousseroles effarvates (Acrocephalus scippaceus), phragmites des joncs (Acrocephalus paludicola), … Gagnage d’un couple de traquets pâtres nichant dans une friche proche. Des rousseroles verderolles (Acrocephalus palustris), fauvettes grisettes (Sylvia communis) et babillardes (Sylvia curruca), pics épeichettes (Dendrocopos minor), bruants des roseaux (Emberiza schoeniclus), martin pêcheur (Alcedo athis), et d’autres oiseaux tout aussi intéressants s’y rencontrent ou y nichent régulièrement. Des aménagements permettraient d’encore accroître sa valeur de manière significative (Girea 1989). Située à l’embouchure du ruisseau d’Erpion, cette zone constitue un milieu marécageux très propice à la reproduction du point de vue ornithologique, entomologique et botanique entre l’étang Ernotte et le lac de Féronval (Groupe environnement Eau d’Heure 1988). 3. La Loripette Cette zone a été proposée comme zone d’intérêt biologique par le groupe environnement Eau d’Heure et les Amis de la Terre dans les années 1980’.
  • 12. 6) La vallée du Ry Jaune 1b 1 2 4 3 1. Le bois au nord du lac Il comporte un élément de chênaie-frênaie à hyacinthoides non-scripta de très grand intérêt botanique. Cette association rare dans la dition car limitée aux placages limoneux est ici remarquablement bien constituée. Mêlée au tapis dense et bleuté de jacinthe, une flore vernale riche est également présente. Bien que l’association précitée n’occupe qu’une surface relativement restreinte, l’ensemble du bois mérite cependant protection car se trouvent ici rassemblées sur une distance très courte toutes les associations correspondant à un gradient de la richesse de l’humus : cela va de la chênaie-bétulaie du mor sur sol squelettique et limitée
  • 13. aux pentes raides exposées au sud à la chênaie à jacinthe sus mentionnée correspondant à la richesse maximum de l’humus en passant par la chênaie acidocline du moder et la chênaie charmaie à anémones (Girea 1989). 1b. Le bois des violettes Zone intéressante pour la nidification du pic épeichette, oiseau relativement rare dans la zone étudiée (Girea 1989). 2. Le lac du Ry Jaune La zone est peu propice à la nidification d’oiseaux d’eau vu l’aspect forestier et enclavé du site. En hivernage, la zone est intéressante pour la grande aigrette, le canard siffleur ou le chipeau,… Le garrot à œil d’or y est régulier. Une colonie d’hirondelle de fenêtre a élu domicile sous le pont (Philippe Deflorenne 2007). Le sud du lac est un excellent site de nidification pour divers oiseaux d’eau : canard colvert (Anas platyrhynchos), foulque macroule (Fulica atra), poule d’eau (Gallinula chloropus), grèbe huppé (Podiceps cristatus). Il est un lieu de nourrissage important pour les limicoles de passage en migration. Des aménagements simples permettraient d’accroitre l’intérêt de la zone en y favorisant par exemple, l’installation d’une phragmitaie. C’est un gagnage important pour divers canards en hivernage. Il est permis de s’attendre à la nidification prochaine d’espèces plus rares telles que le grèbe castagneux (Podiceps ruficollis) (Girea 1989) La jonchaie à jonc épars (Juncus effusus) et jonc des crapauds (Juncus bufonius) en berge méridionale particulièrement interessante est menacée par le campement et le piétinement ; on y trouve aussi la callitriche (Callitriche palustris). Cette végétation est un habitat pour de nombreux invertébrés dont les éphémères (Caenis, Ephemera), les trichoptères (Limnephilidae, Beraeidae), et les libellules (Coenagrion, Orthetrum, Platycnemis, Cordulia). Il y a 8 espèces de poissons recensés dont le gardon (56%), la brème commune (15%) et la carpe miroir (Cyprinus carpio) (15%). Attention : eutrophisation (hypothèse d’un vieillissement naturel du lac) (Girea 2004). Zone de plus ou moins 15 ha constituée par une baie dans le lac du Ry Jaune, important plan d’eau de très grande beauté, peu profond avec végétation aquatique immergée et émergée, zone de nidification, dortoir et hivernage (groupe environnement Eau d’Heure 1988). 3. La vallée du ruisseau de Pré Ursule La chênaie-frênaie est riche en Paris quadrifolia (parisette), Viola riviniana (violette de Rivin), Polygonatum multiflorum (sceau de salomon multiflore). On y trouve de nombreux pieds de Listera ovata (double feuille), l’orchidée typique des sols de mull actif et par endroits des plages monospécifiques de Vinca minor (pervenche). L’aulnaie alluviale comprend Caltha palustris (populage des marais), Filipendula ulmaria (reine des près) et Scirpus sylvaticus (scirpe des bois) dans les endroits les plus humides et une flore d’humus doux dans les endroits un peu moins mouilleux. La frênaie vallicole recèle outre la reine des près, une très riche flore d’humus doux, ajoutons à cela une plage assez importante de chênaie à jacinthe. Tout ceci montre à quel point cette vallée recèle une flore riche et diversifiée méritant nettement protection (Girea 1989). Résineux à sa source; puis frênaie alluviale en assez bon état mais parsemée de quelques résineux (GAL 2000) Cette zone est aussi reprise en 2001 par Natagora comme zone de périmètre d’intérêt.
  • 14. 4. La vallée du Ry Jaune Les prés humides de la vallée du Ry Jaune présentent un intérêt potentiel indéniable. Il s’agit en fait d’anciens prés de fauche aujourd’hui à l’abandon mais dont la richesse floristique est encore importante : vastes zones à Filipendula ulmaria (reine des prés), Angelica sylvestris (angélique sauvage), Valeriana repens (valériane officinale), Colchicum automnale (colchique d’automne), Alchemilla sp. (alchémille), Scirpus sylvaticus (scirpe des bois), Carex nigra (laîche vulgaire), Carex disticha (laîche divisée)… On assiste cependant à un envahissement de saules et d’aulnes. A d’autres endroits un fourré inextricable d’épineux (aubépines et pruneliers propices aux petits passereaux sylvicoles). Des plantations de résineux (favorable à la nidification de l’épervier d’Europe) et de peupliers ont été faites sur certaines parcelles. Le maintien de la richesse floristique et faunistique de la zone implique que des mesures de gestion adéquates soient prises rapidement. Le ruisseau possède lui aussi un intérêt biologique considérable du fait de l’absence totale de pollution, ce qui a été confirmé par l’étude approfondie de la faune de macro-invertébrés qui le peuple. Les bois entourant le ruisseau forment non seulement une excellente zone tampon protégeant la qualité de son eau mais également un site de nidification de nombreuses espèces telles que, par exemple, la bécasse des bois (Scolopax rusticola), Les chevreuils y trouvent aussi des conditions écologiques propices au maintien de populations abondantes (Girea 1989) Cette zone est aussi reprise en 2001 par Natagora comme zone de périmètre d’intérêt. Cours du Ry jaune en zone forestière des bois « Brûlés et Trou des renards », ruisseau préservé de toute pollution d’origine résidentielle (groupe environnement Eau d’Heure 1988). 7) Le sud ouest de la Plate Taille
  • 15. 1 2 5 3 4 3a Le lac de la Plate Taille est mentionné comme l’un des 2 grands lacs qui présentent un intérêt tel qu’il justifierait le statut de zone humide d’intérêt biologique (Saintenoy-Simon 1996, « les zones humides d’intérêts biologiques de la Région wallonne DNF 63 pages). Il est d’une importance majeure pour les oiseaux d’eau migrateurs, les oiseaux d’eau hivernants et les oiseaux de milieu prairiaux et forestiers (natagora 2001). 1. La zone ouest de la Plate Taille Les rives ouest accueillent chaque automne de nombreux limicoles de toutes espèces (natagora 2001). Périmètre d’intérêt pour natagora. Zone nature d’intérêt paysager dans le plan de secteur (proche d’une zone natura 2000). Très bel élément de chênaie charmaie à Luzula luzuloïdes (luzule blanche) riche en beaux hêtres. La strate au sol comprend outre la luzule blanche, une importante population de Polygonatum verticillatum (sceau de salomon verticillé) qui atteignent ici tous deux la limite septentrionale de leur aire d’extension. La partie boisée située au sud est intéressante par la proportion inhabituelle d’Acer platanoïdes (érable plane qu’elle recèle. On y a recensé deux couples nicheurs de pics épeichettes (Dendrocops minor) (Girea 1989)
  • 16. 2. L’ouest du lac Natagora propose ce site en zone de quiétude pour les oiseaux. Limiter les activités nautiques (natagora 2001). 3. La cornée au sud de la Plate Taille (y compris la friche et les prairies bocagères) Zone agricole à intérêt paysager sur le plan de secteur. La petite cornée au sud de la Plate Taille est à protéger ; seul endroit de la Plate Taille où de nombreux canards siffleurs et sarcelles passent l’hiver en groupe dans un milieu peu fréquenté et retiré. Cette petite cornée qui remonte vers la friche est donc un milieu tout à fait privilégié, sensible et de haute valeur biologique en hiver. Du 1 octobre au 1 mars, créer une zone de refuge pour nidification. Au niveau des pâturages, gestion extensive des terrains agricoles + aménagement de radeaux flottants favorisant la nidification d’oiseaux (mouettes, guifettes, …). Amélioration et préservation du tissu de haies et de la friche au sud (gestion et limitation des arbustes) car très favorables aux passereaux migrateurs en période hivernale. Protection des herbiers aquatiques situés dans le fond de la cornée. Le lac de la Plate Taille accueille un dortoir de plus de 10000 laridés de 6 espèces différentes (natagora 2001). La cornée abrite les oiseaux hivernants les plus remarquables du site. On peut y observer les 3 espèces de plongeons, les 2 macreuses, … et une très grande variété de limicoles (bécasseaux, chevaliers, …) unique dans la région. C’est vraiment une zone 5 étoiles pour l’hivernage et le passage des oiseaux d’eau en Wallonie. Soyons clair, il n’y a pas de site équivalent en Wallonie (Philippe Deflorenne). La friche est tout à fait remarquable pour les espèces de bocage, fonds humides, …. Elle abrite des espèces peu communes comme la pie grièche écorcheur, le bruant des roseaux, une très grosse population de rousserolle verderolle,... mais des espèces beaucoup plus rares y ont déjà chanté comme le râle des genêts, la marouette ponctuée, …. La bergeronnette flavéole y a niché pour la première fois en Entre-Sambre-et-Meuse en 2006. Il s’agit d’une zone très sensible à sauvegarder ! (Philippe Deflorenne). La quiétude des anses du lac permet l’hivernage de nombreux anatidés rares en Wallonie : harles bièvres (Mergus merganser), harles piettes (Mergus serrator), canards souchets (Anas clypeata), canards chipeaux (Anas strepera), …L’installation spontanée de phragmites permet d’augurer une amélioration sensible de la qualité de cet endroit en matière de nidification des « fauvettes aquatiques » telles que, par exemple, la rousserole effarvatte (Acrocephalus scirpaceus). Les grèbes huppés (Podiceps cristatus) y trouvent des zones de pêche très favorables. Outre l’intérêt ornithologique des criques et anses du lac, les berges présentent une végétation intéressante adaptée au niveau variable des eaux même s’il n’y a pas encore constitution de véritables ceintures de végétation. Duvigneaud J. et Havrenne A. ont décrit la colonisation des berges qui se fait entre autres par toute une série d’espèces rares en Belgique comprenant Peplis portula (pourpier d’eau), Limosella aquatica (limoselle), Callitriche palustris (callitriche des marais)etc… Ces espèces prolifèrent particulièrement au niveau des anses des lacs qui s’envasent de façon préférentielle et sont alors le mieux susceptibles d’accueillir cette association très rare en Belgique et quasi unique en Wallonie (Girea 1989). Maintenir les prairies humides sur les berges et éviter la prolifération de broussailles et arbustes. Site potentiel pour le râle d’eau, la pie-griéche écorcheuse, le rossignol. La friche est très intéressante car aspect humide ; au niveau gestion, empêcher la lignification et proposition de gestion triennale. Potentiel pour le putois, le chat sauvage (un chat sauvage
  • 17. trouvé il y a 5 ans), les pies grièches, le bruant jaune, le bouvreuil et autres passereaux, le hibou et la bécassine des marais, le râle d’eau. Site de chasse des hiboux moyen duc, faucon crécerelle, faucon hobereau et faucon émerillon en hiver (Jean Doucet). 3a. L’ancien aérodrome Fauche tardive, planter des haies, installer un verger didactique, faire pâturer des moutons, installer des ruches, sentiers didactiques (commerce de produits locaux) (natagora 2001). 4. Les anses au sud de la Plate Taille (bois du grand Oupia). Zone nature à intérêt paysager sur le plan de secteur de 1989. Périmètre d’intérêt pour natagora en 2001. La quiétude des anses du lac permet l’hivernage de nombreux anatidés rares en Wallonie : harles bièvres (Mergus merganser), harles piettes (Mergus serrator), canards souchets (Anas clypeata), canards chipeaux (Anas strepera), …L’installation spontanée de phragmites permet d’augurer une amélioration sensible de la qualité de cet endroit en matière de nidification des « fauvettes aquatiques » telles que par exemple, la rousserole effarvatte (Acrocephalus scirpaceus). Les grèbes huppés (Podiceps cristatus) y trouvent des zones de pêche très favorables. Outre l’intérêt ornithologique des criques et anses du lac, les berges présentent une végétation intéressante adaptée au niveau variable des eaux même s’il n’y a pas encore constitution de véritables ceintures de végétation. Duvigneaud J. et Havrenne A. ont décrit la colonisation des berges qui se fait entre autres par toute une série d’espèces rares en Belgique comprenant Peplis portula (pourpier d’eau), Limosella aquatica (limoselle), Callitriche palustris (callitriche des marais), etc… Ces espèces prolifèrent particulièrement au niveau des anses des lacs qui s’envasent de façon préférentielle et sont alors le mieux susceptibles d’accueillir cette association très rare en Belgique et quasi unique en Wallonie (Girea 1989). Réserve naturelle proposée par le groupe environnement Eau d’Heure en 1988. 5. Les zones à limoselle à protéger Les plages à limoselle aquatique devraient être protégées d’une fréquentation trop importante de façon à éviter un piétinement des plants. La zone la plus menacée est la plage au fond de l’anse des cabiniers (où se trouvent les voiliers). Une belle jonchaie bordée de limoselles est à protéger des accostages à partir du plan d’eau (Girea 2004). Protection des herbiers aquatiques situés dans le fond de la cornée du port de voiles (natagora 2001). Limoselles aquatiques, espèces exceptionnelles pour la région et rares (liste rouge et intégralement protégée en Région Wallonne, décret 6/12/2001 annexe b). Elles sont associées à la renoncule flammette (Ranunculus flammula), au rorippe à petites fleurs (Rorippa islandica), à la petite renouée (Polygonum minus), à la menthe aquatique (Mentha aquatica), à la menthe des champs (Mentha arvensis), à la menthe vericillée (Mentha verticillata). Parmi elles se trouve aussi la callitriche des marais (Callitriche palustris) dont c’est la seule localisation connue en Wallonie. Cette association végétale est appelée « Peplido- limoselletum ». Elle est caractéristique des zones littorales en pente douce, vaseuses, alternativement inondées et exondées. Elle est unique en Belgique. Cette association est principalement localisée en bordure sud au lieu dit « Fontaine aux planes » et au fond de l’anse des cabiniers. Ces espèces confèrent à ce lac un intérêt floristique et écologique non négligeable. Au fond de l’anse des cabiniers, à l’arrière de la zone à limoselle, sur les berges, on retrouve les espèces rivulaires classiques relevant de l’alliance du Bidention, à affinité plutôt nitrophile (voir inventaire page 14 du document). Les joncs (Juncus effusus et Juncus bufonius) sont particulièrement bien représentés parmi les
  • 18. hélophytes au côté des espèces de roselières et des magnocariçaies où l’on retrouve notamment le scirpe des marais (Eleocharis palustris), l’iris jaune (Iris pseudacorus), la baldingère (Phalaris arundinacea), la laîche vésiculeuse (Carex vesicaria)… La plage au fond de l’anse des cabiniers est la plus menacée à cause d’accostage et du piétinement des promeneurs (articles « pour une gestion plus intégrée des lacs de l’Eau d’Heure » en 2005)