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notamment avec la Chambre                     Bernard Berger. A quoi il faut           ne cherche plus, parce que celad’ag...
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est aussi sollicité pour négocier      “La première phase permet de             femme, handicapé…), le secteurles meilleur...
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Création, reprise, transmission d'entreprise

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"Chaque année, ils sont des milliers d'Aquitains qui décident de prendre les rênes de leur propre entreprise. Parmi eux, beaucoup d’auto-entrepreneurs, mais pas seulement.
Hommes ou femmes, jeunes ou expérimentés, valides ou handicapés, ils n’hésitent pas à se lancer. Qu’ils soient créateurs ou repreneurs, la volonté d’entreprendre est, finalement, à peu près la même. Une idée, une envie, et peu à peu un projet prend corps…
Les démarches ensuite, dans un cas comme dans l’autre, ne sont pas si compliquées qu’il y paraît ; d’autant moins que de nombreux dispositifs existent pour les accompagner. Il faut toutefois prendre le temps nécessaire pour bâtir son projet avec tout le soin requis, respecter certains passages obligés et se prémunir contre les embûches..."

Pour en savoir plus, téléchargez ce supplément spécial d'Objectif Aquitaine n°207 - février 2013. Réalisé par le service publicité d’Objectif Aquitaine : 05.56.440.273.

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  1. 1. www.objectif-aquitaine.com TOUTE L’ÉCONOMIE EN AQ UITA INE Création, reprise, transmissionENVIES D’ENTREPRENDRE Encart gratuit d’Objectif Aquitaine n° 207 de février 2013 / Ne peut être vendu séparément www.objectif-aquitaine.com
  2. 2. INVESTISSEMENTS2012EN AQUITAINE ACTIONNAIRERéalisation marketing DE VOTREdes opérations de jeuxpromotionnels en ligneCA 2011 : 10,6 M€ AVENIRDéveloppementConstruction de maisonsindividuelles: M€ Capital Risque Capital Développement LBO Illustration : Ronald Curchod L’INVESTISSEUR DE RÉFÉRENCE DANS LE GRAND SUD POITIERS - LIMOGES - BORDEAUX - TOULOUSE - MONTPELLIER - MARSEILLE Contacts : Renaud du Lac – Bruno de Cambiaire – Alexandre Sagon – Nicolas Charleux Olivier Athanase – Jean-Luc Rivière Siège social : 34 rue de Metz – 31000 Toulouse Téléphone : 05 34 417 418 – E-mail : contact@ixope.fr www.ixope.fr
  3. 3. Ces Aquitains qui ont soifd’entreprendreC haque année, ils pas si compliquées qu’il y paraît ; aisée. Et parvenir à un accord avec sont des milliers, d’autant moins que de nombreux le cédant ne tombe pas forcément ces Aquitains dispositifs existent pour les sous le sens. qui décident de accompagner. Il faut toutefois La transmission, étape importante prendre les rênes prendre le temps nécessaire pour dans la vie d’une entreprise, est de leur propre bâtir son projet avec tout le soin parfois un moment difficile pour entreprise. Parmi requis, respecter certains passages les cédants, surtout s’ils sont leseux, beaucoup d’auto-entre- obligés et se prémunir contre les créateurs de leur société. S’enpreneurs, mais pas seulement. embûches. Et, bien sûr, il faut séparer, la remettre entre lesHommes ou femmes, jeunes ou trouver un financement. mains de quelqu’un qu’ils neexpérimentés, valides ou handica- Le taux de pérennité nettement connaissent pas, est parfois malpés, ils n’hésitent pas à se lancer. supérieur d’une entreprise vécu. Pour des raisons qui ne sontQu’ils soient créateurs ou repre- reprise, par rapport à une créa- pas toujours rationnelles, dansneurs, la volonté d’entreprendre tion, tend à véhiculer l’idée qu’il certains cas.est, finalement, à peu près la est moins hasardeux de se mettre Il est donc indispensable, pour lesmême. Une idée, une envie, et en quête d’une société à vendre. cédants aussi, de préparer posé-peu à peu un projet prend corps… Trouver la perle rare – viable et ment leur projet de transmission.Les démarches ensuite, dans un rentable tout en n’étant pas trop Bien souvent, cette étape néces-cas comme dans l’autre, ne sont chère – n’est toutefois pas chose site entre trois et cinq ans… ns, Laurent, 42 aa un projetd’entreprise Envie d’entreprendre ? CCI de Bordeaux ENCART gratuit· objectif aquitaine· 3
  4. 4. Créer son entreprise : mode d’emploiAu premier abord, on pourrait croire que créer sa boîte n’est pas une mince affaire. Etpourtant, en prenant soin de suivre à la lettre les étapes indispensables à la consti-tution d’une entreprise, vous évitez certains pièges. Voici quelques pistes à suivrepour monter votre projet...La bonne idée Les aides et les financements également entreprendre en fran-Si vous souhaitez créer une Votre capital de départ est trop chise, un système de collaborationentreprise, il vous faut d’abord faible pour entreprendre ? Vous qui vous permet d’augmenter lestrouver une idée, un business ! pouvez demander des aides. Tout chances de succès en profitant deParfois, il suffit d’être attentif à d’abord auprès de votre banque, la notoriété, de l’expérience et duson environnement ou de s’ins- mais aussi d’autres banques. savoir-faire d’un réseau.pirer d’un concept rencontré lors Le système bancaire dispose ded’un voyage à l’étranger pour nombreux prêts ou modes de Les formalitésdénicher une bonne idée. Et puis, financement auxquels vous pou- administrativesélément indispensable, il vous vez être éligible. Sachez aussi que Pour créer votre entreprise, vousfaut éprouver une réelle envie l’État, la Région et les collectivités devez remplir un certain nombred’entreprendre. Une fois l’idée proposent aussi des aides à la de formalités administratives :trouvée, il est important de se création d’entreprise (fonds de immatriculation, constitutionposer la question de la faisabilité garantie, aides pour les deman- d’un apport, rédaction des sta-de votre projet en réalisant une deurs d’emploi, exonérations tuts, dénomination sociale. Pourétude de marché. Cette étape fiscales ou crédit-bail...). vous aider, il existe un guichetest trop souvent négligée, et unique qui centralise toutes vospourtant, elle vous permettra de Le statut juridique démarches administratives : levalider l’existence d’un marché, Deux choix s’imposent à vous : Centre de formalités des entre-de fixer un prix de vente et de l’entreprise individuelle ou la prises (CFE). (Possibilité de le fairedéfinir un canal de vente. société (SARL, SA, SAS ou EURL). en ligne sur www.guichet-entre- De manière générale, si vous avez prises.fr)Monter votre business plan prévu de vous associer avec unLe business plan est un dossier tiers, si votre activité est risquée, si L’installationprésentant les éléments éco- vous voulez protéger votre patri- S’installer chez soi est sans doutenomiques, financiers et orga- moine personnel et si vous envi- la solution la plus économiquenisationnels de votre projet. Il sagez un développement rapide... pour commencer. Mais tout n’estvous permet de clarifier votre privilégiez la société à l’entreprise pas possible à domicile : toutprojet en vous assurant que vous individuelle. Pensez aussi à la dépend de votre lieu d’habitationn’avez rien oublié, mais aussi de dénomination sociale que vous et de la nature de votre activité.convaincre vos éventuels créan- souhaitez donner à votre entre- Vous pouvez aussi vous installerciers en prouvant vos perspectives prise. C’est sous ce nom que votre dans une autre entreprise (sous-de rentabilité. C’est ainsi un société sera inscrite au registre location, entreprises de domicilia-travail de fond incontournable, du commerce. Vous devrez aussi tion ou atelier relais…) ou opterencore plus si vous cherchez des constituer un apport qui formera pour la pépinière d’entreprises,financements. Notez qu’il peut le capital. L’apport est souvent plus avantageuse, si votre entre-être préférable de se faire aider réalisé en argent, mais il peut prise a moins de 4 ans.par un professionnel, notamment aussi l’être en biens, en compé- Source Urssafpour la partie financière. tence ou en activité. Vous pouvez Réalisé par le service publicité d’Objectif Aquitaine Directeur de la publication : Jean-Christophe Tortora - Conseiller éditorial d’Objectif Aquitaine et de La Tribune : Alain Ribet Ont collaboré à ce numéro : Sophie Breton, Bénédicte Chapard, Stephan Ferry, Christophe Le Roy, Emeline Marceau, Patricia Marini Photos : Fotolia, sauf mention spéciale CS 41 194 - 24, cours de l’Intendance, 33001 Bordeaux Cedex Renseignements et abonnements : Tél. : 05 56 440 273 - Fax : 05 56 440 276 -  accueil@objectif-aquitaine.com Actionnaire principal : HIMA360 - SARL au capital de 10.000 €. www.objectif-aquitaine.com4· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  5. 5. Camille Lambrecq, la fibre entrepreneurialeCamille Lambrecq, 28 ans, une allure rimbaldienne de globe-trotteur aux semellesde vent. Des semelles revisitées façon sneaker qu’il vient à peine de créer. Samarque : Someone, “pour voyager dans le monde avec style”. L’alchimie du verbeconjuguée à la fibre entrepreneuriale“Un voyage de mille lieues com- d’une carrière de photographe mes espérances. J’ai décidé demence toujours par un premier globe-trotteur couronnée par créer une SASU (SAS uniperson-pas.” C’est par une citation de le Grand Prix de “Paris Match” nelle). 20.000 euros de prêt etLao Tseu que Camille Lambrecq pour un reportage à la frontière 5.000 euros d’apport personnelprésente sa collection de libyenne. Mais pourquoi se lancer ont pu financer une premièrechaussures printemps-été 2013. dans la chaussure ? “Je suis avant production de 250 chaussures.”Un premier pas qui l’a mené à tout un créateur, avec une sensi- Michard Ardillier à Bordeauxcréer Someone, sa marque de bilité à la mode. Ce projet est né demande l’exclusivité, une bou-chaussures produites de manière d’une rencontre, un workshop tique en ligne ouvre en janvier.artisanale en Indonésie et s’ins- sur l’île de Java, en Indonésie.” “D’ici trois ans ? Pérenniser lacrivant dans une démarche de Un déclic, un nouveau défi aussi, marque, bien sûr, en développantcommerce équitable. Mais avant “s’adapter pour comprendre ce une gamme parallèle d’acces-cela, un parcours de marathonien marché et dessiner une collection soires type passeport… ouvrir unà couper le souffle : des études cohérente”. Camille Lambrecq showroom, produire 5.000 pairesd’ingénieur suivies d’une école de pose alors ses semelles de vent et, pourquoi pas, acheter l’unitécommerce où il crée sa première et construit sa stratégie : élabo- de production à Java, pour mieuxmarque, 450 tee-shirts vendus ration du business plan, dépôt à maîtriser les coûts et améliorer lapour sponsoriser le Tour de l’Inpi de la marque, constitution production.” Confiant dans sesFrance à la voile ; d’une première en société en juillet 2012 : “Je “Illuminations”… — Bénédicte Chapardexpérience d’auto-entrepreneur comptais m’associer, mais ladans la communication à Bali ; et banque m’a suivi au-delà de www.someoneshoes.com ENCART gratuit· objectif aquitaine· 5
  6. 6. L’Agefiph : une aide à la création d’entreprise pour les personnes handicapées Grâce à ses prestations ciblées, l’Association de gestion du fonds pour l’insertionprofessionnelle des personnes handicapées (Agefiph) est devenue un acteur majeurpour les créateurs d’entreprise handicapés handicapées. “Il n’y prévoyance (accident, maladie) et a pas de raison que santé (soins médicaux, dentaires, ce public ne soit pas hospitalisation), car cela est sou- entrepreneur, d’autant vent négligé par l’entrepreneur.” plus que la création Enfin, des “Prestations handicap d’entreprise est un projet” sont aussi prévues pour réel vecteur d’insertion permettre d’“évaluer les contre- pour une personne indications médicales qui pour- handicapée”, avance raient restreindre la capacité du Daniel Dias, délégué porteur de projet dans l’exercice régional de l’Agefiph de son activité”. Une gamme Aquitaine, zone d’aides complète qui permet particulièrement de “sécuriser son parcours” et, concernée par cette peut-être, de booster le nombre problématique : “En de porteurs de projet aidés pour Aquitaine, entre 250 et l’année en cours : “Entre 2011 et 320 porteurs de projet 2012, il y a eu une augmentation sont aidés par l’Age- de 35 % des créations d’entre- fiph chaque année prises. Notre objectif est d’aider [dont] 85 % d’entre- 300 porteurs de projet en 2013.” prises individuelles et — Emeline Marceau une part importante d’auto-entreprises.” www.agefiph.fr Daniel Dias, délégué régional de l’Agefiph Aquitaine Quelles aides mises àL disposition ? e handicap n’est pas un Pour les porteurs de projet de frein à l’emploi : telle est création d’entreprise répondant Créations d’activités la devise de l’Agefiph ! à certains critères d’éligibilité, financées par l’Agefiph Voilà plus de 25 ans l’Agefiph met en place une sub- en Aquitaine au premier que cette association vention de 6.000 €, “ce qui permet semestre : nationale née en 1987 d’accroître l’apport personnel 2009 : 134 - 2010 : 151 - 2011 : œuvre pour l’insertion et de diminuer l’emprunt néces- 93 - 2012 : 128professionnelle et le maintien saire à la création d’entreprise”,dans l’emploi des personnes explique Daniel Dias. L’association Résultats 2012 arrêtés à finhandicapées dans les entreprises offre aussi une aide d’accom- septembre en Aquitaine :privées, via ses trois services pagnement via des prestations 2.664 contrats signés avecspécialisés : Cap emploi, Sameth d’organismes spécialisés. “Il peut l’appui du réseau Cap emploiet Alther. Grâce aux fonds qu’elle s’agir d’une aide à l’élaboration (+ 2 % en un an)collecte auprès des entreprises du projet, du business plan, à 378 maintiens en emploi avecde plus de 20 salariés ne s’étant la recherche de financement, l’appui du réseau Sameth (- 17pas acquittées de l’obligation etc. On propose aussi un suivi % en un an) - Données à finde compter au minimum 6 % de post-création sur trois ans. Cette juinpersonnes handicapées dans leur prestation concourt à la péren- 198 créations d’activitéeffectif – comme le prévoit la loi nité d’une entreprise.” Une 1.800 établissementsdu 11 février 2005 –, cette struc- “trousse première assurance” contribuant à la collecte 2012ture finance des actions visant est aussi mise à disposition. “On (contribution 2011)notamment à favoriser la création prend en charge trois garanties : 12,8 M€ : montant de lad’entreprise par des personnes multirisque professionnelle, collecte 20126· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  7. 7. Sept ans de convictionLe projet de C-Libre repose sur deux axes : une solutionopen source hautement évolutive et un modèle écono-mique basé sur la mutualisationC Gilles Têtenoire a créé sa société C-Libre en 2005 ’est une rencontre investissement trop élevé.” C’est en 2004 avec 200 de là qu’est née l’idée de déve- entreprises du sec- lopper un ERP en droits libres, les clients. Au final, nous avons teur agroalimen- en open source, à destination mis sept ans pour financer et taire qui a incité de l’industrie agroalimentaire, concevoir la plate-forme dans Gilles Têtenoire avec une architecture ouverte sa forme actuelle. Nos objectifs à se lancer dans bâtie sur les technologies Java/ pour 2013 ? Embaucher unla création d’une société infor- HTML. Soutenue par la Région développeur, augmenter le CA dematique, avec quatre associés. Aquitaine, Oséo, un collectif de 300.000 euros à 500.000 euros. JeL’idée : répondre aux exigences huit entreprises et des fonds n’ai jamais renoncé à mon projet.commerciales et réglementaires personnels, une première version En 2005, nous étions en avanceliées à la traçabilité des produits exploitable de l’ERP a été définie. sur cette idée d’une économie deen créant un logiciel dédié à ce “Jusqu’en 2009, C-Libre a connu mutualisation. Aujourd’hui, noussecteur. “Les PME-PMI ressen- pas mal de difficultés. Nous avions avons un savoir-faire, une meil-taient ce besoin d’investir dans un mal évalué le besoin financier, leure vision du marché et de notresystème d’information très large avec un budget de 90.000 euros produit. Nous allons d’ici trois ans(ventes, relation client, achats de départ, là où nous aurions dû passer un autre cap, salarier 15 àet approvisionnement, stock, prévoir 1 million. Du coup, nous 20 personnes… On devrait pou-fabrication, qualité, comptabi- avons ralenti notre croissance voir atteindre cet objectif.” — B. C.lité…) qui puisse s’adapter à leurs pour consolider la plate-formeparticularités. Le frein majeur : un sur ses fondamentaux et satisfaire www.c-libre.net ENCART gratuit· objectif aquitaine· 7
  8. 8. Six ans après un accident du travail, Manuel Pereira a créé son entreprise de vente de plats à emporter, Chez Manu © Maria de Lourdes de Carvalho Une envie d’entreprendre à l’épreuve des coups du sortCréer son entreprise malgré un handicap ou après un accident du travail n’est pas unrêve inaccessible. A condition d’avoir bien préparé son projet et d’avoir fait le pointsur ses compétencesS uite à un accident du nombre. Dès lors, tout s’accélère. Pour ne pas avoir à mettre et travail en 2006, Manuel “En pleine formation, j’ai investi enlever les parasols, à porter les Pereira espérait dans du matériel. Le week-end, bouteilles de gaz... J’ai demandé reprendre une acti- je testais mon activité sur les à mes amis de m’aider. Je les rem- vité dans son domaine marchés, en auto-entrepreneur. bourse petit à petit. Pour le reste, d’activité, le bâtiment. Je voulais voir s’il y avait de la je n’ai pas eu trop de problèmes. Mais il a dû se rendre à demande”, résume-t-il. J’étais hypermotivé. Avec monl’évidence : victime d’une rupture petit pécule, j’ai financé le camionde la coiffe des rotateurs des Bien réfléchir à son projet et le petit matériel”, raconteépaules, il a des difficultés à lever Dans sa démarche, il a pu Manuel Pereira. Depuis l’étéles bras et à porter de lourdes s’appuyer sur des conseils avisés dernier, il prend ses quartiers surcharges. Il lui faut donc changer et sur le soutien de ses amis. “Il les marchés de Salles, Sanguinet,de métier. faut parler franchement avec son Biscarrosse et Talence. Il y préparePassionné depuis longtemps par la conseiller et bien se faire com- des spécialités portugaises, à baserestauration, il ébauche alors un prendre. On ne fait pas forcément de morue : acras, pasteis, morueprojet dont il parle à Cap emploi les bons choix. C’est là que le Gihp pochée, à la vapeur… “Je cuisine: monter une petite affaire de et Cap emploi sont utiles : ils vous face au client. C’est ma force deplats cuisinés à emporter sur les font bien réfléchir, vous font faire vente. Je propose un produit quimarchés. Son conseiller l’oriente un bilan de compétences, des ate- n’existe pas sur les marchés”,sur une formation à la cuisine liers… Cela permet de vous rendre assure-t-il. Après six mois d’acti-nomade avec le lycée Saint-Michel compte si cela va vous plaire ou vité, il est confiant et heureux dede Blanquefort. Le célèbre chef pas. Après, le plus dur a été de sa reconversion, car la clientèleThierry Marx y anime un restau- bien penser le fonctionnement de est au rendez-vous. Et, le succèsrant d’application. “J’ai présenté la boutique. Mon plus gros souci, aidant, il songe déjà à développermon dossier au cours d’un entre- c’était la remorque alimentaire… son entreprise. “C’est un métiertien. Nous étions 130 candidats, Je ne voulais pas une remorque qui génère des emplois. D’ici sixavec des projets plus ou moins comme tout le monde. Parce qu’il mois à un an, je vais devoir formeraboutis”, se souvient Manuel fallait adapter le plan de travail et embaucher du personnel...”Pereira. Six sont retenus. Il est du et mon matériel à mon handicap. explique-t-il. — Stephan Ferry8· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  9. 9. Le point sur la création d’entreprisesen AquitaineSi la crise n’a pas épargné l’entrepreneuriat aquitain, la création d’entreprises dansla région se maintient toutefois à un niveau relativement stableQ ui dit conjoncture mestre 2012 (contre 7.525 en 2011 vités spécialisées, scientifiques et économique dif- sur la même période), 7.454 au 2e techniques et activités de services ficile dit souvent trimestre 2012 (contre 7.878 en administratifs et de soutien démographie 2011) et 7.327 au 3e trimestre (4.095 créations), la construction d’entreprises en 2012 (contre 6.841 en 2011). (3.547), les autres activités de baisse. services (2.878), l’administration L’Aquitaine n’a La typologie des entreprises publique, enseignement, santépas échappé à cette corrélation créées humaine et action sociale (2.406),puisqu’elle accusait un ralentis- En Aquitaine, les entreprises l’hébergement-restaurationsement général dans la création créées sous régime d’auto-entre- (1.339), les activités immobilièresd’entreprises dans presque tous preneur ont fait fureur : l’Insee (725), les activités financières etles secteurs d’activités en 2011. en recensait 13.434 sur les trois d’assurance (485) ou les trans-L’année 2012 aura-t-elle été plus premiers trimestres 2012 (contre ports et entreposages (278). Restefavorable ? Les derniers chiffres 12.815 sur la même période 2011), à savoir si ces créations saurontde l’Insee font état d’une situa- devançant les créations d’entre- se développer, car, selon Fabricetion relativement stable, voire prises individuelles (3.699) et de Voisin, directeur du service petitesen légère hausse, du moins sur sociétés (5.685). Parmi les secteurs entreprises et économie solidaireles trois premiers trimestres 2012 d’activités concernés par cette au sein du Pôle développement(les résultats du 4e trimestre dynamique de créations en 2012, économique de la Région, “en2012 n’ayant pas encore été le commerce de gros et de détail général, au bout de cinq ans,communiqués). Ainsi, on recensait affichait 4.975 unités nouvelles une création sur deux est reprise7.942 entreprises (auto-entre- sur les trois premiers trimestres ou possède un taux de pérennitéprises incluses) créées au 1er tri- 2012, se plaçant devant les acti- faible”. — E. M. ENCART gratuit· objectif aquitaine· 9
  10. 10. Reprendre une entreprise, mode d’emploiOù trouver les offres de reprise ? Quel type de société reprendre ? Par quelles étapesadministratives, juridiques, financières doit-on passer  ? Quels délais respecter ?Retour sur les points essentiels permettant de réussir sa reprise d’entrepriseE n se plaçant en cin- réelle de l’entreprise et les avec précision. quième position des attentes du cédant”, note Hilaire Pour ne pas risquer de se perdre régions françaises en Fossé, chef du service création, dans ce travail méticuleux, il nombre de créations transmission d’entreprise au sein est vivement recommandé au ou reprises d’éta- du même Pôle. repreneur de faire appel à des blissements (hors Enfin, il faut aussi identifier la personnes et compétences exté- auto-entrepreneurs), véritable motivation du cédant à rieures, même si cela l’oblige àl’Aquitaine a de quoi attirer les vendre. Et pour cause : “Certains mettre la main à son portefeuille.repreneurs ! Mais si “le taux veulent simplement savoir com- Ce qui peut constituer un freinde pérennité d’une reprise est bien vaut leur entreprise. Ils la pour ce dernier, puisque cetteglobalement bon”, selon Fabrice mettent donc en vente, mais ne opération peut représenter “10 àVoisin, directeur du service petites vont pas jusqu’au bout.” 15.000 € de frais”, selon Hilaireentreprises et économie solidaire Fossé, “et 3.000 à 4.000 € sur de laau sein du Pôle développement Négocier le prix TPE”. D’où la mise en place d’unéconomique de la Région, mieux Lors de la négociation, le cédant et outil d’aide au conseil pour les TPEvaut connaître quelques points le repreneur se mettent d’accord par la Région, laquelle “prend enessentiels avant de se lancer dans sur “une fourchette de prix” et charge 50 % des honoraires”.ce type d’opération. signent “un protocole de cession”. Parfois, la cession ne peut aboutir, Rechercher des financementsDiagnostiquer l’entreprise et notamment lorsqu’il existe un Non négligeable, la recherchecalculer sa valeur écart important entre l’offre du de financement s’oriente versTrouver les offres de reprise (lire cédant et le prix espéré par le deux axes : l’apport personnel,encadré) n’a rien de très com- repreneur. Une négociation par le qui constitue généralementpliqué en soi, mais dénicher “la biais de conseillers peut alors être entre 20 et 30 % du prix global,belle endormie, l’entreprise qui envisagée. Si l’opération n’est pas et le financement bancaire,ne coûte pas cher, qui a un vrai concluante, la Région peut “faire matérialisé sous forme d’empruntpotentiel de développement et intervenir un tiers qui va procéder généralement remboursable enpour laquelle il n’y a pas beaucoup à une évaluation objective de sept ans. Afin d’aider les repre-d’investissement à faire”, avance l’entreprise via un dispositif de neurs dans cette phase, la RégionFabrice Voisin, c’est une autre médiation. C’est une mission très apporte des fonds à “des réseauxpaire de manches ! Pour y parve- courte, dont nous prenons le coût associatifs proposant des prêtsnir, le repreneur doit donc cibler en charge à hauteur de 80 %”, d’honneur sans intérêts ni garan-avec précision ses recherches, informe Fabrice Voisin. tie et de l’accompagnement, àen fonction de la typologie de l’instar du Réseau Entreprendrel’entreprise, de son marché, de sa Analyser l’entreprise ou des plates-formes d’initiativeslocalisation, etc. Le repreneur doit ensuite “entrer locales”, avance Fabrice Voisin.Une fois l’entreprise sélectionnée, dans une démarche d’expertise, Ce qui permet au repreneur deil doit ensuite vérifier si son prix d’analyse, d’audit”, indique gonfler son apport personnel etde vente, fixé par le cédant, équi- Hilaire Fossé, qui permettra de au banquier de “faire un effet devaut bien à sa valeur économique, connaître les éléments clés de levier”, dixit Hilaire Fossé.“c’est-à-dire ce qu’elle va dégager l’entreprise (juridique, social, Le Conseil régional d’Aquitaineen rentabilité”, indique Fabrice commercial, comptable, fiscal, intervient aussi sur le finance-Voisin. Car attention au cédant financier) et de “déminer en ment bancaire : “On constituequi, en général très attaché à amont” les problèmes éventuels. des fonds de garantie avec desson entreprise, peut parfois faire Sa trésorerie, son personnel, son organismes spécialisés, commemonter de manière déraisonnable chiffre d’affaires, ses ressources Oséo”, indique Fabrice Voisin.le prix. “Il peut y avoir un gap de humaines, sa clientèle, ses parts Pour bénéficier de ce dispositif,2 à 3 entre la valeur économique de marché… tout doit être étudié le projet de reprise doit toutefois10· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  11. 11. “avoir des bases saines, même si Tout se joue au cours des trois de subventions, ou pour renforcertous les indicateurs ne sont pas au premières années”, selon Hilaire le fonds de roulement”, expliquevert”, informe Hilaire Fossé. Fossé. La Région peut accom- le responsable. “On aide à investir pagner le repreneur dans cette ou à consolider la trésorerieLa signature phase en l’aidant notamment à d’une entreprise par un prêt ouEnviron 12 à 18 mois peuvent en “investir dans du matériel destiné une subvention à l’exploitation”,général s’écouler entre les dif- à l’accroissement ou à la moderni- complète Fabrice Voisin. — E. M.férentes étapes de reprise d’une sation de capacité via un dispositifentreprise. La signature vientconcrétiser l’affaire. Mais atten-tion aux mauvaises surprises :“La veille ou le jour même de lasignature, la cession peut ne pas Où trouver les offres de reprise ?se faire, car il arrive que le cédant,souvent, ne veuille plus signer”, Rechercher des offres de reprise “s’aborde plutôt par typologieprévient Hilaire Fossé. d’entreprises plutôt que par domaine”, avance Hilaire Fossé. “On va par exemple rechercher une entreprise de 5 à 10 personnes, uneDévelopper son entreprise société située dans une zone géographique précise, avec un typeUne fois les clés de son entreprise de clients définis, etc.” Plusieurs organismes recensent des offresen main, le repreneur ne doit de reprise : Bourse d’opportunités, réseau ACT Contact, sites depas se reposer sur ses lauriers, transcommerce peuvent être consultés, “tout comme les banques,au risque de voir son nouveau les experts-comptables, les Chambres de métiers et de commerce”,“bébé” s’effondrer rapidement indique Hilaire Fossé. “Pour les PME qualifiées, on peut aussi faireface à la concurrence et à une appel aux réseaux, au bouche-à-oreille, aux cabinets spécialisés, àconjoncture économique encore des personnes qui connaissent le tissu d’entreprises à reprendre.”vacillante. “L’enjeu est de péren- Attention toutefois à bien réfléchir au timing de cette étape cru-niser l’entreprise en rentrant dans ciale, qui “peut durer de 6 à 12 mois sur de la recherche de TPE”.une stratégie de développement. Gestion Privée Gestion de Fortune 2, rue Charles Lamoureux - 33000 BORDEAUX • Leader indépendant du conseil en gestion de patrimoine • P l u s d e 1 0 0 c o l l a b o r a t e u r s , 1 , 7 M d s € d ’a c t i f s f i n a n c i e r s , p l u s de 100 M€ d’investissements immobiliers en 2012 • Conseil en stratégie patrimoniale, conseil en investissement • Entrepreneurs, cadres dirigeants, familles fortunées Tél: 05.57.14.38.80 - sylvie.perrin-megret@cyrusconseil.fr w w w. c y r u s c o n s e i l . f r ENCART gratuit· objectif aquitaine· 11
  12. 12. Une Scop, pour quoi faire ?En Aquitaine, près de 115 coopératives, appelées aussi Scop, emploient 1.700 sala-riés dans tous les secteurs d’activités (industrie, commerce ou encore prestationsde services) pour un chiffre d’affaires global de 170 millions d’euros. Quels sont lesavantages de ce statut qui transforme les salariés en associés ?S i on considère géné- pétroliers, doit sa survie, selon son le PDG, “le turnover y reste faible ralement que la Scop PDG actuel, Michel Massey, à l’im- et les valeurs de solidarité et de est un bon moyen plication des 100 employés-asso- démocratie demeurent plus pré- pour reprendre une ciés (chez Citba, on devient obli- sentes que dans n’importe quelle entreprise en difficulté, gatoirement associé au bout d’un autre entreprise”. dans les faits, peu an), qui ont accepté de s’endetter nombreuses sont celles personnellement pour la mainte- Solidarité et démocratiequi passent l’étape de sélection nir à flot, et au réseau d’entraide Des valeurs que les coopérativesimposée par la Confédération des coopératives, qui a permis de partagent généralement avec lesgénérale des Scops. “En effet, renflouer les capitaux propres. Un associations. C’est pourquoi cesnous nous assurons qu’il subsiste investissement pour les salariés dernières optent souvent pour labien un marché et un savoir-faire, qui s’était également traduit à Scop quand elles ont besoin deprécise Marc Amorena, directeur l’époque par quantité d’heures faire évoluer leur statut. Chez Bor-de l’Union régionale des Scop supplémentaires non rémuné- deaux International School (33),d’Aquitaine, d’où une sélection rées. L’entreprise est redevenue créée en 1987 sous forme associa-rigoureuse des dossiers. La Scop bénéficiaire depuis des années et tive, l’équipe était à la recherchen’est en effet pas un remède à bénéficie aujourd’hui d’une très d’un cadre de fonctionnementtout.” bonne image de marque avec plus stable et mieux adapté. “ADans le cas de l’entreprise de un chiffre d’affaires annuel de l’occasion du changement duchaudronnerie industrielle Citba 20 millions d’euros et des fonds conseil d’administration, il a donc(Arthez-de-Béarn, 64), créée dans propres à hauteur de 10 millions été décidé de passer en Scop,les années 60 aux débuts de l’ex- d’euros. Paradoxalement, ce qui note Catherine Cussac, directriceploitation du gisement de Lacq et pourrait aujourd’hui menacer sa de l’école et gérante. Ce quiqui, au moment de sa liquidation pérennité, c’est le changement correspondait également à notrejudiciaire en 1975, employait culturel qui s’y est petit à petit façon de travailler en projet et à200 personnes, le passage en instauré avec l’arrivée d’une nou- l’éthique de l’établissement.” SurScop s’est avéré salutaire. Avec velle génération d’associés qui n’a les 16 temps pleins, 14 sont asso-des hauts et des bas. L’entreprise, jamais eu à lutter pour la survie ciés et tous consacrent, en dehorsqui a dû affronter les deux chocs de l’entreprise. Même si, confirme de leur activité d’enseignant, du temps pour gérer la coopérative, partager l’information et les com- Qu’est-ce qui rend une Scop si spécifique ? pétences, et prendre les décisions collégialement. “Ce qui demande - haque associé détient une voix, ce qui permet d’assurer la démo- C une certaine discipline de groupe, cratie de l’entreprise. Le minimum légal étant de 2 associés salariés reconnaît la directrice, mais c’est avec une responsabilité limitée aux apports. le sens du collectif et du projet - es réserves, qui appartiennent à la personne morale et non pas L qui nous animent. Les relations aux associés, sont impartageables afin d’assurer la pérennité de humaines, basées sur la confiance l’entreprise. et la clarté des règles, s’avèrent - es résultats doivent être partagés équitablement. Généralement, L ainsi plus saines.” BIS a aussi pu 45 % des résultats sont destinés aux réserves, 45 % aux salariés asseoir sa solidité financière avec sous forme de participation et 10 % aux actionnaires sous forme des réserves de 420.000 euros, soit de dividende. près de la moitié de son chiffre - a fiscalité privilégie les salariés et une vision à long terme de L d’affaires, qui lui permettront, le l’entreprise. La participation des salariés et la partie du résultat temps venu, de réaliser les inves- affecté en réserve sont en effet défiscalisées du résultat soumis à tissements nécessaires. l’impôt. “Mais la coopérative s’avère - ne fois le dossier accepté par la Confédération des Scop, celle-ci U également tout à fait adaptée accompagne l’entreprise tout au long de sa vie et assure des audits à la transmission de petites ou réguliers. moyennes entreprises saines qui ne trouvent pas de repreneurs,12· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  13. 13. complète le directeur de l’Union magasins de vente de produits bio En effet, “on a tendance à voir larégionale, même si c’est une a anticipé son départ à la retraire Scop comme un moyen de traitersolution à laquelle les dirigeants en transformant sa société en immédiatement les difficultés depensent rarement.” L’enjeu est Scop de façon à ce que les salariés l’entreprise alors que ce statut adonc aujourd’hui de mieux faire puissent reprendre les magasins surtout pour vocation d’inscrireconnaître ce dispositif pour que progressivement. Il les accompa- un projet dans la durée. Quand leles cédants puissent l’envisager gnera ainsi pendant deux ans. Une projet industriel et commercial estcomme un moyen d’assurer la solution idéale pour transmettre viable, l’entreprise a alors toutestransmission de leur entreprise. un savoir-faire tout en donnant les chances de survivre”, conclutAvec une transition en douceur. aux repreneurs toutes leurs Marc Amorena. — Patricia MariniA Agen, le dirigeant de deux chances pour réussir à long terme.Jérôme Cohade, un repreneur sereinEn décembre 2011, cet entrepreneur de 36 ans a repris la société eysinaise Plébac.Si le processus a été long, il se voit désormais en patron serein pour l’avenirT out vient à point à qui sait attendre. Jérôme Cohade pourrait méditer longtemps sur ce proverbe. Le 22 décembre 2011, ce Bordelais de 36 ansa repris Plébac, une entrepriseeysinaise d’une vingtaine desalariés spécialisée dans l’habil-lage de façades. Un choix motivépar diverses raisons : “Avant, jetravaillais dans un groupe natio-nal où j’étais appelé à subir lamobilité géographique, mais mafamille et moi souhaitions resterbordelais. De plus, je gérais uncentre de profit et manageais deséquipes, et je voulais pouvoir lefaire à ma façon.” Jérôme Cohade dans son bureau au sein de la société Plébac, à EysinesUne expérience bénéfique © Emeline MarceauGrâce à ses compétences en mana-gement et à une expérience dans lité, ses perspectives… “Ensuite, de méthodes”, mais avoue avoirle bâtiment acquise au début de on a discuté de l’organisation, eu un réel besoin d’être entourésa vie active, Jérôme Cohade voit de la gestion, du positionnement pour réussir son projet : “J’avais unen Plébac l’entreprise parfaite commercial ou stratégique, des avocat, un comptable, un supportà reprendre. Lorsqu’il rencontre chiffres, etc., pour aboutir à une financier.” Jacques Dessus-BabusJacques Dessus-Babus, le fonda- négociation et à une cession.” l’a aussi accompagné jusqu’enteur et cédant de la société, le juin dernier. “Serein” pour 2013,contact passe sans problème : Savoir s’entourer l’entrepreneur prévoit une “crois-“J’ai apprécié sa façon d’être Aidé financièrement sous forme sance modérée avec des perspec-et de faire, même s’il mettait la d’un prêt d’honneur de 25.000 € par tives plutôt bonnes et un carnetbarre très haut pour lui succéder”. le Réseau Entreprendre Aquitaine, de commandes déjà important”.Pendant cette phase d’échanges, dont il fut lauréat en 2012, Jérôme Signes d’une reprise réussie ? — E. M.Jérôme Cohade passe en revue Cohade explique que “si l’on estdivers paramètres de l’entreprise vraiment motivé, reprendre une www.plebac.comqu’il désire : l’historique, l’actua- entreprise n’est qu’une question ENCART gratuit· objectif aquitaine· 13
  14. 14. En matière de transmission, il faut anticiper avant toutActuellement, un patron de petite entreprise sur quatre a plus de 55 ans. Pourtant,bien peu nombreux sont ceux qui préparent suffisamment tôt leur départ. Un com-portement qui peut parfois peser sur l’avenir de leur société économique de la insiste Hilaire Fossé, qui met en société, c’est-à-dire sa avant le risque de voir l’entreprise valeur patrimoniale et disparaître à brève échéance. la rentabilité qu’elle va générer et qui va per- Si besoin, recourir à la mettre au repreneur de médiation rembourser l’emprunt Si ces arguments ne suffisent pas, qu’il a contracté pour il est encore possible de recourir à l’acquérir. “Il doit y la médiation, telle que celle mise avoir corrélation entre en place par le Conseil régional en Hilaire Fossé, chef du service Création, les deux, sinon il y a 2005. “Quand nous voyons qu’une transmission d’entreprise et Fabrice un problème”, met en opération bute vraiment sur cette Voisin, directeur en charge des Petites entreprises et de l’économie solidaire garde Fabrice Voisin, question du prix, nous proposons au sein du Pôle développement qui constate le rapport de faire intervenir un tiers neutre,A économique de la Région excessivement “affectif” qui va procéder à une évaluation vec un taux de suc- que certains cédants entre- objective. C’est une mission très cès situé entre 75 tiennent avec leur entreprise. courte, dont nous prenons le coût et 80 %, la reprise A quoi s’ajoute parfois l’espoir en charge à hauteur de 80 %”, d’une entreprise que le fruit des efforts de toute détaille Fabrice Voisin. existante paraît une vie – cette entreprise qu’ils Autre frein à la transmission : le moins propice aux s’apprêtent à vendre – va leur cédant n’a pas toujours envie déboires que la permettre de réaliser leurs rêves. de faire savoir qu’il est sur lecréation d’une nouvelle société. Le “Souvent, le prix de vente sou- départ. “Il y a des blocageschemin peut malgré tout être long haité est le reflet des projets du psychologiques assez forts. Ilset semé d’embûches. Ainsi que cédant. Il fixe tel montant parce sentent bien qu’il va falloir passerl’explique Fabrice Voisin, directeur qu’il projette d’acheter un bateau, le relais, mais ils ont peur de neen charge des petites entreprises par exemple, ou parce que c’est la plus pouvoir maîtriser la situationet de l’économie solidaire au somme qui lui est nécessaire pour si cela venait à s’apprendre. Ils sesein du Pôle développement éco- s’assurer un niveau de retraite posent aussi la question de savoirnomique (1) de la Région, pour confortable”, confirme Hilaire ce qu’ils vont devenir quand ilsqu’une entreprise soit transmise Fossé, chef du service création- n’auront plus leur entreprise ;dans de bonnes conditions, il faut transmission d’entreprise au sein notamment ceux qui vivaient àgénéralement que se produise du même pôle. D’où des ventes travers elle…” analyse Hilaire“une subtile alchimie entre le qui n’aboutissent pas alors que des Fossé. Et puis, il existe aussicédant et le repreneur”. Autre- repreneurs ont manifesté un inté- d’autres craintes pour ces chefsment dit, il faut d’abord que ces rêt. “Certains cédants n’arrivent d’entreprise : “Que l’annoncedeux protagonistes s’entendent pas à comprendre que leur entre- de leur départ provoque celui“et surtout que le repreneur plaise prise est beaucoup trop chère”, des hommes clés de l’entreprise,au cédant, parce que son bébé, il relève Fabrice Voisin. Dès lors, que cela engendre une perte den’a pas envie de le transmettre à pour parvenir à un accord, reste confiance de la part des clientsn’importe qui”, souligne-t-il. Pas si la voie de la négociation, idéale- et des fournisseurs…” renchéritsimple, parce que le cédant n’est ment avec l’aide de conseillers qui Fabrice Voisin. “Pourtant, afficherpas toujours tout à fait rationnel vont permettre de dépassionner qu’on est en train de préparer sadans ses prétentions, soucieux le débat. “L’essentiel est de faire transmission, c’est plutôt un actequ’il est de valoriser son entreprise comprendre au cédant que le de gestion sain.”et d’en tirer un bon prix. repreneur ne pourra pas acheter l’entreprise au-delà d’un certain Inciter les cédants à préparerTrouver le juste prix prix, parce qu’il ne trouvera pas leur départOr, ce prix ne coïncide pas tou- les financeurs. Et même s’il les Pour pallier les hésitations etjours avec la véritable valeur trouvait, ce ne serait pas viable”, remédier aux craintes, l’antici-14· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  15. 15. Préserver le tissu économique local En 2005, l’Aquitaine était l’une des premières régions en Francepation paraît être le meilleur à structurer une politique de soutien à la transmission des petitesremède. Mais peu de cédants entreprises. La Région entendait ainsi apporter des réponses àsont dans cette démarche. “Nous l’impact du départ des baby-boomers à la fois sur l’emploi et sur lebutons sur cette question depuis tissu économique local, notamment. Parmi les préoccupations figu-2005”, reconnaît Fabrice Voisin, rait la volonté de maintenir une offre de commerces et de servicesqui précise que la Région travaille de proximité sur l’ensemble du territoire, y compris en milieu rural.dans ce domaine en lien étroit Difficile d’affirmer que les mesures entreprises ont donné des résul-avec les chambres consulaires. tats probants puisque, depuis 2007, il n’existe plus d’instrument de“C’est un travail de fourmi”, mesure statistique analysant les reprises d’entreprise. Toutefois,assure-t-il. Pourtant, la Région ne selon des estimations récentes, celles-ci auraient doublé en Aqui-ménage guère ses efforts pour taine entre 2005 et aujourd’hui, passant de 2.000 à 4.000 par an.impulser une dynamique allant Au cours de cette période, le dispositif du Conseil régional a permisdans le sens d’une plus grande d’accompagner près de 1.800 projets de transmission-reprise repré-anticipation de la transmission. sentant la sauvegarde de 11.000 emplois.“Nous pouvons participer finan-cièrement à la prestation d’unconseil qui va accompagner le l’entreprise qu’on peut préparer quée lorsque la maison et le localcédant dans toute cette démarche sa transmission dans de bonnes professionnel du cédant ne fontde préparation, d’évaluation… conditions. Selon la typologie de qu’un. Enfin, certains savoir-faireNous pouvons aussi l’aider à l’entreprise, il faut s’y prendre et l’activité qu’ils génèrent sontrecruter pendant un an une per- trois à cinq ans à l’avance.” tellement particuliers qu’ils nesonne qu’il a pressentie comme Cela étant, anticipation ou pas, trouveront pas forcément pre-étant celle qui pourrait reprendre toutes les activités ne sont pas neur. — S. F.l’entreprise. Nous prenons en transmissibles. L’évolution decharge pendant un an la moitié nos modes de consommation et l’apparition de nouveaux réseaux (1) Le Pôle développement économique estdu salaire, avec un plafond de constitué de trois grandes directions : lasubvention fixé à 11.000 euros”, de distribution au cours de la politique de soutien aux petites entreprises décennie écoulée ont condamné et à l’économie solidaire, le développementindique Fabrice Voisin. Quant à industriel et enfin l’enseignement supérieur, laHilaire Fossé, il tient à faire passer certains petits commerces, recherche et le transfert de technologies.le message que “transmettre l’exemple le plus frappant étantune entreprise, cela se prépare. sans doute celui des boutiques de aquitaine.fr (rubrique EconomieCe n’est pas quand on est âgé photographes… La transmission emploi)ou quand on a un pépin dans peut également être très compli- ENCART gratuit· objectif aquitaine· 15
  16. 16. Agriculture : vers une crise des vocations ?A l’heure actuelle, de nombreux exploitants, particulièrement dans le secteur viti-cole, éprouvent des difficultés pour trouver des repreneurs“La population agricole est vieillis- sements”, explique par exemple rural) de Langon. Mais la situationsante, c’est un fait. L’autre constat, Magali Vérité, présidente des économique n’explique pas tout.c’est que les candidats à l’ins- Jeunes Agriculteurs de la Gironde “Parmi les cédants que nous ren-tallation ne se bousculent pas”, (JA33). controns, rares sont ceux qui ontdécrit Eléonore Daly, conseillère encouragé leurs enfants dans latransmission à la Chambre d’agri- Moins d’exploitations reprise de l’exploitation. Certainsculture de la Gironde. Ce déficit Dans ce contexte, “nous obser- ont même tout fait pour qu’ilsde candidats touche surtout le vons une diminution du nombre partent, considérant qu’ils gagne-secteur viticole. La crise du vin n’y d’exploitations et constatons raient mieux leur vie ailleurs”,est pas étrangère, avec des cours que les surfaces libérées vont relève Eléonore Daly. Quel queinsuffisants pour rentabiliser un davantage à l’agrandissement soit le secteur considéré, viticoleinvestissement. “En Gironde, la qu’à l’installation. Parce que ou autre, “nous avons beaucoupviticulture représentait une part ceux qui ont en ce moment des de familles où aucun des enfantsimportante des installations. Elles marchés cherchent des surfaces ne souhaite reprendre. Ils ont vuont diminué de près de dix points pour s’agrandir”, analyse par leurs parents travailler dur, sansen cinq ans, notamment en raison ailleurs François Ricadat, conseil- gagner très bien leur vie… Celade la chute des cours et parce que ler d’entreprise à la Chambre ne leur a pas forcément donnél’achat de foncier et la reprise d’agriculture de la Gironde et envie”, indique François Ricadat.d’exploitations sont quand même directeur de l’Adar (Association Quant aux repreneurs quiassez lourds en termes d’investis- de développement agricole et n’appartiennent pas au cadre familial, ils existent. Mais encore faut-il que leur projet d’instal- Les bons réflexes pour bien transmettre lation soit compatible avec les attentes du cédant. “Parfois, le Pour éviter que la transmission ne soit subie, il faut l’anticiper. Le choix des candidats, c’est plutôt premier pas dans cette direction consiste à rencontrer les conseillers de l’installation individuelle, des d’entreprise des Adar (antennes de la Chambre d’agriculture), qui circuits courts, de la vente directe assurent gratuitement un “point transmission”. Ils délivrent les sur l’exploitation, sur les marchés, principales informations et font avec le cédant un premier point : en Amap… Mais on peut avoir en que souhaite-t-il céder ? Comment ? à qui ? Quid du patrimoine ? face des exploitations type Gaec Ensuite, le cédant peut choisir de se débrouiller ou demander un laitier, dont un associé part à la accompagnement plus personnalisé, auquel cas la Chambre d’agri- retraite, et qui aimeraient trouver culture lui proposera des entretiens individualisés et pourra même un jeune qui s’intègre dans la l’accompagner jusqu’à la signature chez le notaire. société. Ce n’est pas forcément le Lorsqu’il n’existe pas de repreneur dans le cadre familial, il est projet des candidats”, souligne le recommandé d’inscrire l’exploitation au répertoire départ instal- directeur de l’Adar de Langon. lation (RDI) – www.repertoireinstallation.com –, outil gratuit qui simplifie les mises en relation entre cédants et repreneurs. Quant Convaincre le cédant au portage foncier, mis en place il y a un peu plus d’un an, il permet d’accompagner le repreneur d’aider les jeunes à s’installer hors cadre familial quand ils n’ont pas Se pose également parfois la de foncier. Ceux-ci paient une sorte de fermage, c’est-à-dire une question de la maison d’habi- location-vente sur cinq ans, dont les échéances seront déduites de tation du cédant, quand elle se l’achat. Le Conseil général finance les intérêts, tandis que la Safer trouve sur le lieu de travail. “Les (Société d’aménagement foncier et d’établissement rural) achète gens qui ont vécu toute leur vie le terrain et le revend au bout de cinq ans au prix d’achat initial. dans une maison souhaitent y Un bon moyen de surmonter les problèmes d’installation liés à rester jusqu’à la fin de leurs jours, l’achat du foncier. Par ailleurs, la Chambre d’agriculture organise ce qui est compréhensible. Mais des formations de trois jours sur le thème “bien transmettre son le candidat qui reprend va devoir exploitation”. Enfin, au printemps, se déroule la Semaine de la se loger ailleurs… Cela peut poser transmission en Aquitaine, coorganisée par la Chambre d’agri- certains problèmes”, poursuit culture et les Jeunes Agriculteurs : dans les Landes le 18 mars, en François Ricadat. Gironde le 19, en Lot-et-Garonne le 20, en Dordogne le 21 et dans Pour lui, il est essentiel de s’inté- les Pyrénées-Atlantiques le 22. resser avant tout aux cédants, “parce que ce sont eux, surtout,16· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  17. 17. qui détiennent la clé. Une instal- vendre un produit, être gestion- jeunes réfléchissent à de nouvelleslation se fera plus facilement si naire, technicien, commercial… formes d’installation : avec desle cédant y participe, en offrant On se rend compte actuellement mises en commun de matériel, desdes facilités de paiement, en pré- que ceux qui ont la fibre commer- groupements d’employeurs poursentant ses clients au repreneur, ciale s’en sortent mieux que les partager les salariés, des asso-ou en donnant un coup de main autres, notamment dans le vin”, ciations, de nouveaux systèmespendant les périodes les plus analyse Eléonore Daly. Mais être de commercialisation, pour nechargées…” Mais cela suppose seulement un bon commercial ne pas être attaché à un seul client.une anticipation importante. suffit pas non plus… A cet égard, Nous voulons que les exploitations la plupart des professionnels ont soient non seulement viables –Nouvelles formes compris qu’il était indispensable économiquement –, mais aussid’installation de faire évoluer rapidement la pro- vivables et transmissibles. DoncAutre paramètre à prendre en fession. “Certains secteurs ont déjà à taille humaine”, ajoute-t-elle.compte : le métier a considérable- muté. En viticulture, nous sommes — S. F.ment évolué en quelques décen- en train de le faire avec les jeunesnies. “Il ne suffit plus de produire qui arrivent actuellement”, assure www.gironde.chambagri.fraujourd’hui, il faut aussi savoir Magali Vérité. “Il faut aussi que les www.ja33.frDur labeur en héritageA Bieujac (33), Cécile Goudenèche a repris l’élevage de ses parents, il y a un peu plusde deux ans“Je suis fière d’avoir repris l’ex- un petit troupeau de quelquesploitation de mes parents, même dizaines de bêtes.si c’est super-difficile”, confieCécile Goudenèche, éleveuse de Attachement au patrimoineblondes d’Aquitaine à Bieujac. familial“Mes parents aussi sont fiers ; ils En 2010, il n’est plus possible deétaient “défigurés” quand je leur repousser la décision. A l’époque,ai dit que je n’étais pas sûre de il ne reste à la ferme que les vachesreprendre”, ajoute-t-elle. à viande et l’exploitation agricole,La ferme Menaubayle était à pour le fourrage. Des difficultésl’origine une exploitation agri- financières apparaissent. Alors,cole et un élevage de vaches à Cécile Goudenèche se lance.viande et de laitières. La retraite “J’étais quand même retenue Cécile Goudenèche : “Le déclic a été l’attachement au patrimoine familial. Et puisapprochant, ses parents ne se par la peur de l’échec. Seule, le fait que je me plais au milieu des bêtes”faisaient guère de soucis, ima- je n’étais pas sûre d’y arriver.ginant que l’un de leurs quatre J’ai un gros emprunt sur le dos ailleurs une conversion à l’agri-enfants prendrait la relève. Las, et le contexte économique est culture biologique et créant desils empruntent l’un après l’autre préoccupant. Mais, finalement, emplois. Cependant, la conduitedes voies différentes. Et l’avenir j’ai rencontré des gens qui m’ont de la ferme n’a pas été le seul défide l’entreprise familiale ne repose épaulée, à l’Adar de Langon et à relever. “La partie commercialebientôt plus que sur les épaules chez les Jeunes Agriculteurs”, a été pour moi une découverte”,de Cécile Goudenèche, qui hésite. explique-t-elle. Elle obtient en se souvient-elle. Un peu plus deLa responsabilité est lourde : ce outre une aide de l’état par le deux ans après son installation,patrimoine que ses parents ont biais des Jeunes Agriculteurs. Et, Cécile Goudenèche possèdebâti à force de travail, elle n’a pas bien sûr, ses parents continuent quelque 150 bêtes et 160 hectaresenvie de le voir disparaître. de la soutenir. de terres. “Aujourd’hui, je suis surTitulaire d’un brevet de tech- “Le déclic a été l’attachement la bonne voie, même si ce n’estnicien agricole dans le secteur au patrimoine familial. Et puis le pas encore le top”, résume-t-elle,du commerce, elle s’est ensuite fait que je me plais au milieu des précisant que, dans sa démarche,engagée dans une formation en bêtes. Après, une chose est sûre : elle a pu aussi compter sur le sou-alternance, pour devenir prothé- je veux bien travailler dur, mais tien précieux de sa clientèle et dessiste dentaire. Pas tout à fait le pour gagner ma vie”, assure-t-elle. Amap locales. — S. F.chemin de la ferme, même si elle Aussi a-t-elle réorganisé la fermepossède encore personnellement en conséquence, opérant par ferme-menaubayle.fr ENCART gratuit· objectif aquitaine· 17
  18. 18. Un exploitant en mal de repreneurDans le milieu viticole, la transmission d’une exploitation relève quelquefois du par-cours du combattant. Rencontre avec Bernard Berger, producteur installé en Entre-deux-Mers L es Esseintes, un agréable rosé, du blanc, du clairet et du hameau rural calé entre crémant, qu’il propose en vente Gironde-sur-Dropt et directe. Sa clientèle est surtout La Réole. La réputation française, mais il exporte aussi du vin produit en Entre- une partie de sa production en deux-Mers n’est plus Europe et même en Chine, à à faire, mais pour de Hawaï, à Taïwan ou encore à nombreux petits producteurs, les Madagascar. A la fin de la saison affaires ne sont plus ce qu’elles écoulée, le chiffre d’affaires de étaient. En cause, avant tout, la l’entreprise atteignait 430.000 €. crise économique, qui a provoqué Ce qui est honorable, compte tenu une baisse des prix difficilement du contexte. Pourtant, Bernard surmontable pour les structures Berger perd peu à peu l’espoir de modestes. trouver un jour un repreneur. Implanté au Château Le Trébu- chet, Bernard Berger a créé son Une pénurie de candidats ? activité viticole en 1978. Il exploite Aujourd’hui âgé de 57 ans, il sera ses propres terres et d’autres, en à la retraite le 1er mai 2015. Pré- fermage ; au total 45 hectares. Ce voyant, il a anticipé son départ, Bernard Berger exploite aujourd’hui qui lui permet de tirer son épingle afin de le préparer dans les 45 hectares de vignes en Entre-deux-Mers du jeu. Il produit du rouge, du meilleures conditions, en relation18· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  19. 19. notamment avec la Chambre Bernard Berger. A quoi il faut ne cherche plus, parce que celad’agriculture. Il a ainsi fait réaliser ajouter la complexité d’un métier m’épuise”, confie Bernard Berger.des études financières, puis a qui demande des compétences “Cela fait sept ans que j’attendsrencontré au cours des dernières très diversifiées : techniques de quelqu’un pour reprendreannées de nombreuses personnes la vigne, conduite des chais de l’entreprise.”intéressées. Jusqu’ici sans résultat. vinification, commercialisation, Il n’a cependant pas totalementPénurie de candidats ou situation livraison, sans oublier la gestion. baissé les bras et envisage désor-économique trop défavorable ? Aussi n’a-t-il pas hésité, pour ras- mais de proposer au futur repre-Sans doute un peu des deux. surer le dernier candidat qui s’est neur de l’accompagner pendant“45 hectares, c’est ce qu’il faut présenté à lui, à lui laisser une deux ou trois ans, en assurant lapour vivre de la vente directe. partie de son stock et son fichier partie commerciale. Le temps qu’ilMais je comprends que cela fasse client, le temps qu’il se lance. se familiarise avec l’entreprise etpeur : c’est énorme pour un Peine perdue. “J’ai eu beaucoup trouve ses propres marques avecjeune qui veut s’installer”, admet de contacts, mais maintenant je la clientèle. — S. F.La transmission, une étape importante dans la vie de l’entreprisePour les artisans et les patrons de commerce de proximité, la transmission est uneétape qui n’est pas toujours facile à négocier. Mieux vaut s’y préparer bien avant l’âgede la retraite. Rencontre avec Patricia Lacombe, créatrice du pressing Flash’Net, àCoutras (33) Maintenant, j’essaie de m’y pré- puisque le pressing s’autofinance. parer. Parce que quand on est au Quant au matériel, il peut durer contact de la clientèle, c’est vrai- encore quinze ans”, assure-t-elle. ment nécessaire”, ajoute-t-elle. Pourtant, les amateurs de reprise A l’origine coiffeuse, Patricia ne sont guère légion. Et ceux qui Lacombe s’est arrêtée de travail- se sont manifestés ont finalement ler, il y a une vingtaine d’années, renoncé. Si Patricia Lacombe n’est pour élever ses enfants. A son pas pressée – elle se donne cinq retour sur le marché de l’emploi, ans pour transmettre son entre- ne parvenant pas à reprendre prise –, elle avoue tout de même une activité dans la coiffure, se poser des questions. “J’ai une elle a fini par se lancer dans le très bonne petite affaire… à pressing. Avec un certain succès, condition d’être vaillant. C’est puisque certains clients viennent un métier qui n’est pas toujours aujourd’hui de Libourne pour lui facile. Parfois dur, stressant… confier leurs articles. Avec une activité en dents de scie.Patricia Lacombe cherche un repreneur Il faut avoir envie de travailler. Cepour le pressing qu’elle a ouvert à Coutrasil y a dix-neuf ans Une bonne petite affaire… n’est plus trop dans les habitudes à condition d’être vaillant des gens, mais je crois qu’on va“La cession de mon entreprise, “Le repreneur aura déjà la clien- y revenir”, estime-t-elle. “Peut-cela fait près d’un an que j’en tèle, tout le matériel installé, être que c’est le repassage quiparle. Avant tout pour m’y pré- entièrement aux normes sanitaires inquiète les gens. Ou alors le faitparer, parce que c’est mon bébé. européennes… Il n’aura plus qu’à de réceptionner les affaires desJe l’ai créée il y a dix-neuf ans”, travailler. En plus, je suis très bien clients, le risque de les abîmer…”explique Patricia Lacombe dans située. Je suis toute seule à 20 kilo- Le labeur a toutefois ses contre-l’arrière-boutique de son pressing mètres à la ronde. Le potentiel est parties : “C’est agréable. On voitinstallé dans la galerie commer- là”, annonce avec fierté la chef du monde. On travaille au chaudciale du Leclerc de Coutras. “A un d’entreprise, qui précise qu’elle et au propre. Il y a des métiersmoment, j’ai voulu arrêter parce a investi 210.000 euros dans la beaucoup plus contraignants. Jeque j’avais de gros soucis, mais rénovation de son commerce il suis contente de m’être lancéel’idée de ne plus voir mes clients y a sept ans. “Le seul souci pour dans cette branche”, assure Patri-m’a travaillée. Alors, j’ai continué. les repreneurs, ce sera le crédit, cia Lacombe. — S. F. ENCART gratuit· objectif aquitaine· 19
  20. 20. Les CCI d’Aquitaine : aux côtés des entrepreneurs et des porteurs de projetLe réseau consulaire est un acteur incontournable en matière de création, repriseou transmission d’entreprise. Tour d’horizon des actions portées par la Chambrerégionale de commerce et d’industrie (CCIR)L a mission qui concerne Ensuite, nous définirons un par- défini des cibles d’entreprises qui l’aide à la création, cours à la carte.” nous semblent à enjeu pour le reprise et transmission Cette démarche est le fruit territoire aquitain et nous allons d’entreprise est inscrite d’une réflexion menée par les les prospecter directement pour dans la loi. Elle a été CCI au niveau national, destinée faire de la sensibilisation sur la confiée au réseau consu- à adapter l’accompagnement à cession, du prédiagnostic, de la laire, qui accompagne l’évolution des porteurs de projet. mise en relation et de l’accom-les porteurs de projet, les chefs “Nous sommes aujourd’hui dans pagnement”, indique Calixted’entreprise et les cédants tout au un monde numérique. Il fallait Blanchard. “Notre action consistelong de la vie de leur entreprise. que nous nous mettions à la à préparer le cédant à la trans-En Aquitaine, les CCI sont les page nous aussi”, précise Calixte mission et à rendre son entreprisepremiers acteurs de l’accompa- Blanchard. transmissible.”gnement du porteur de projet Au niveau de la création d’entre- En 2012, 1.600 entreprises ontjusqu’à la création de sa structure. prise, la CCIR travaille en partena- été contactées par téléphone,“Nous avons deux types de por- riat avec la Direccte et Pôle emploi sur des critères qui vont de l’âgeteurs de projet : le porteur d’idée, sur deux processus d’accompa- du chef d’entreprise à des ques-que nous allons aider à faire évo- gnement : la nouvelle aide à la tions d’enjeux économiques ouluer jusqu’à la maturation d’un création et reprise d’entreprise d’aménagement du territoire. 800projet, et le créateur d’entreprise (Nacre) et l’évaluation préalable d’entre elles ont souhaité bénéfi-proprement dit, à qui nous allons à la création d’entreprise (EPCE). cier d’un prédiagnostic et plusproposer une étude de faisabilité Au cours de l’année écoulée, près de 200 ont été accompagnées.de son projet avec un travail sur de 2.000 porteurs de projet ont “Ce qui montre que cette actionle plan d’affaire et un accompa- été accompagnés via l’Epce et de sensibilisation est très impor-gnement à la recherche de finan- environ 500 via Nacre. “L’objet tante”, relève Calixte Blanchard.cements public et privé”, explique de l’accompagnement pro- En parallèle à cet appui indivi-Calixte Blanchard, directeur du posé par les CCI est de sécuriser duel, des animations collectivesservice appui aux entreprises à la la démarche de l’entreprise créée sont organisées sur les territoires,CCIR. afin qu’elle devienne pérenne et les CCI mènent régulièrement dans le temps.” Avec des résultats des actions d’information et deTravailler davantage sur probants, puisque “près de 70 % sensibilisation auprès des chefsl’humain des entreprises aidées ont atteint d’entreprise, par exemple au“L’une des finalités aujourd’hui en Aquitaine leur troisième travers de manifestations commeest de travailler davantage sur anniversaire”, souligne le repré- “Faites de la création et reprisele potentiel entrepreneurial du sentant de la CCIR. d’entreprise”, qui avait rassembléporteur de projet. Il y a de plus quelque 3.000 chefs d’entrepriseen plus d’outils dématérialisés Harmoniser les pratiques en 2011.qui existent pour accompagner Sur le terrain de la cession ou Les CCI assurent en outre unele porteur de projet étape par reprise, le réseau consulaire vise veille spécifique pour les repre-étape. Mais là où nous allons une harmonisation de ses diffé- neurs et gèrent les grandessurtout insister en 2013, c’est sur rentes pratiques pour l’accom- bourses d’opportunités surle positionnement du porteur pagnement du cédant ou du lesquelles les cédants peuventde projet en tant que futur repreneur d’entreprise. “Le rôle afficher leurs offres de cession :entrepreneur. Et donc travailler de la CCIR est de coordonner et de www.actcontact.net (TPE, com-sur l’aspect psychologique de mutualiser les bonnes expériences merçants, entreprises de tourisme,manière plus approfondie”, sou- qui existent sur le réseau, de artisans…) et www.pmicontact.ligne-t-il, évoquant également manière à offrir un même service net (PME, PMI), avec des annoncesla volonté d’adapter les parcours sur l’ensemble de la région. Nous qualifiées, c’est-à-dire qui fontaux attentes et besoins de chaque avons donc un programme coor- suite à un diagnostic. — S. F.porteur de projet. “Il y aura donné régional, avec le soutienun premier entretien général. du Conseil régional. Nous avons aquitaine.cci.fr20· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  21. 21. En vente en kiosque ou au 05 56 44 02 73
  22. 22. L’équipe du Réseau Entreprendre Aquitaine, avec Ethel Le Bobinnec (deuxième en partant de la droite) © E. Marceau Financement : explorer toutes les pistesUne fois le business plan bouclé, commence l’incontournable quête des fonds pourfinancer le projet. Chaque création ou reprise étant unique, chaque financement l’estégalement. Prêt bancaire, prêt d’honneur, subvention, participation au capital… lessolutions varient en fonction des besoins en capitaux comme du secteur d’activité del’entreprise. Mais toutes requièrent la même condition : la cohérence du projetCourtage en prêts concernant les fonds propres des termes d’apport personnel – 20 %professionnels : faciliter banques, la formule ne manque au minimum pour une reprisel’accès au crédit bancaire pas d’avantages, selon Matthieu d’entreprise, 25 à 30 % pourApparus au milieu des années Laparade, mandataire pour la une création –, d’expérience du2000, les courtiers en prêts aux région Sud-Ouest de Créditrelax, porteur de projet, de rentabilitéentreprises ont désormais pignon dont la clientèle est principale- d’une entreprise et de crédibilitésur rue, avec une dizaine de ment composée de franchisés, du business plan. Notre expertiseréseaux nationaux ou régionaux, d’artisans commerçants indépen- acquise depuis 2005 nous permeten ligne ou en agence. A l’heure dants et de PME : “Notre métier d’obtenir un prêt pour 90 %où le durcissement des conditions est aussi de conseiller les entre- des demandes effectuées alorsd’octroi de crédit s’accentue, avec preneurs dans la constitution de qu’un entrepreneur “isolé” nela mise en œuvre depuis le 1er jan- leur dossier. Nous connaissons l’obtient que dans 60 % des cas.”vier des nouveaux ratios de Bâle III bien les exigences des banques, en Accélérateur de crédit, le courtier22· objectif aquitaine · ENCART gratuit 
  23. 23. est aussi sollicité pour négocier “La première phase permet de femme, handicapé…), le secteurles meilleures conditions de prêt découvrir le candidat et de véri- d’activité ou encore le degré(taux, assurances, garanties…). fier si son projet s’inscrit bien dans d’innovation du projet, il existeInvestissements, acquisitions la cible annoncée ; ce dernier se de nombreuses aides au finance-immobilières, travaux, rachat rend ensuite à des rendez-vous de ment, au conseil, à la formation,de parts sociales… les courtiers validation avec des chefs d’entre- etc. qui prennent différentesnégocient la quasi-totalité des prise, puis à un grand oral appelé formes : subventions d’Etat et desprêts auprès de leurs banques comité d’engagement, lors duquel collectivités locales – Creagir 33,partenaires. “Afin de gagner il doit obtenir 100 % des voix.” Le aide à la création d’entreprisesdu temps et d’augmenter les Réseau Entreprendre intervient de production (Acep) du Conseilchances, chaque dossier est sur deux niveaux d’aides : une régional d’Aquitaine… –, prêts àprésenté simultanément à huit subvention est allouée au lauréat, 0 % – Oséo Innovation, Nouvelbanques”, précise Matthieu sous forme de prêt d’honneur accompagnement des créateursLaparade. Intervenant sur un à taux zéro, et qui ne demande et des repreneurs d’entreprisemontant minimum de 50.000 à aucune garantie. “En Aquitaine, il (Nacre) de la Direccte pour les70.000 € selon les réseaux, les est de 22.000 € pour une création demandeurs d’emploi… –, exoné-courtiers ne sont rémunérés qu’en d’entreprise et de 25.000 € pour rations fiscales et sociales – zonescas d’accord de prêt, sous forme une reprise.” Une aide d’accom- franches urbaines, dispositif Accred’honoraires qui représentent 1 à pagnement personnalisée est (aide aux chômeurs créateurs ou2 % du montant total. Un coût également offerte. Le lauréat repreneurs d’entreprise) –, sansgénéralement compensé par les “reçoit un accompagnement oublier les concours de jeunesmeilleures conditions de crédit mensuel pendant deux ans par un créateurs ouverts à tous ou à desobtenues. chef d’entreprise bénévole, adhé- publics spécifiques, qui offrent,www.creditrelax.com rent à l’association”, et intègre le en plus d’un apport financier, une Club des lauréats, réuni une fois appréciable médiatisation.Réseau Entreprendre par mois. “L’idée est de sensibili- Si la subvention est souventAquitaine : un prêt d’honneur ser les lauréats sur la prospection préférée à l’avance remboursableet un accompagnement commerciale, la protection juri- par les entreprises, il est toutefoispersonnalisé dique, etc., et d’échanger sur leur à noter que leur impact sur lesAvec 251 entreprises suivies actualité à travers deux heures de comptes de l’entreprise n’estdepuis sa création en 1995, formation et un déjeuner infor- pas identique. Définitivementl’association Réseau Entreprendre mel.” Ces dispositifs semblent acquise, contrairement au prêtAquitaine occupe une place de porter leurs fruits puisque l’asso- à 0 %, la subvention est lachoix parmi les organismes qui ciation aquitaine recense “100 seule des deux formules à êtrefinancent les entrepreneurs de % de réussite sur des projets de soumise à l’impôt. Un autrela région. Sa démarche consiste reprise”. De quoi placer l’année élément à ne pas négliger dansà accompagner des porteurs 2013 sous de bons auspices. le montage financier est le modede projet dans leur création ou www.reseau-entreprendre-aqui- de versement de la subvention,reprise d’entreprise. “On défend taine.fr généralement sur justification dedes projets créateurs d’emplois, factures acquittées. Une avancesoit 3 à 5 emplois par an, qui ont Aides et subventions : de de trésorerie ou d’autres solutionsune volonté de développement”, précieux “coups de pouce” de préfinancement pour financerexplique la directrice, Ethel Le Déterminées par l’implantation les premiers besoins durablesBobinnec. Pour devenir lauréat géographique de l’entreprise, de la nouvelle entreprise (fraisde l’association, encore faut-il la situation du créateur ou du d’établissement, investissements,réussir diverses étapes sélectives : repreneur (demandeur d’emploi, besoins en fonds de roule- ment…) sont donc à envisager. — Sophie Breton - E.M. Le Réseau Entreprendre Aquitaine en bref Pour en savoir plus : Consulter le guide “Création d’entreprise : 360 demandes à l’association en 2012. mode d’emploi 2012” sur 22 entreprises et 27 lauréats (avec 120 emplois créés ou www.bordeaux.cci.fr sauvegardés) sur la promotion 2012. www.les-aides-aquitaine.fr 59 % de reprises d’entreprises sur la promotion 2012 (contre 33 % www.economie.gouv.fr/ en 2011). aides-aux-entreprises 421.000 € investis en prêts d’honneur en 2011 74 chefs d’entreprise ou cadres dirigeants mobilisés auprès des candidats et lauréats en 2011. ENCART gratuit· objectif aquitaine· 23
  24. 24. ANGOULÊME - BAYONNE - BLANQUEFORT - BORDEAUX - CENON - LA TESTE - PARIS - PESSAC - PTE Société d’expertise comptable et de commissariat aux comptes ou visitez notre site www.chequier-conseil.com24· objectif aquitaine · ENCART gratuit 

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