Père PEYRIGUÈRE<br />1883 - 1959<br />Trébons 1883 – Casablanca 1959<br />
Albert Peyriguère est né a Trébons (Hautes-Pyrénées) le 28 septembre 1883<br />
Trébons<br />
Il passe toute son enfance àTalence (dans le banlieue de Bordeaux)<br />
C’est à Bordeaux qu’il entre au Grand Séminaire<br />
Où il est ordonné prêtre<br />le 8 décembre 1906<br />
Il est alors envoyé faire des études de lettres à Paris<br />
P. Peyriguère,à la veille  de la Grande Guerre<br />
Et revient à Bordeaux comme professeur de séminaire<br />
Professeur<br />A droite de l’abbé Peyriguère, professeur de cinquième, le futur chanoine  Noicée<br />
La photo de famille<br />
Mais au début de la guerre en 1914<br />
Il estmobilisé…<br />
…comme brancardier<br />
Et partage la vie des soldats.<br />
Grièvement blessé à deux reprises, <br />on reconnaît le courage dont <br />Il a fait preuve au service des blessés<br />
Elle lui vaut Médaille Militaire et Croix de Guerre <br />(4 Citations)<br />
Mais lui-même doit vivre une longue convalescence.<br />Il termine la guerre <br />au Val de Grâce, où l’on « répare » sa ...
<ul><li>Répondant à un appel de la grâce, il vit quelques années comme curé d’Hammamet et Nabeul, en Tunisie.</li></li></u...
Avec  le  Père  Camille  de  Chatouville,  il  fonde  en 1926,   près  de Ghardaïa, une première fraternité selon l’idéal ...
Alors, en 1927, l’Abbé Peyriguère  débarque au Maroc.<br />Il commence<br /> à apprendre <br />le berbère <br />à Marrakec...
L’évêque l’envoie en urgence soutenir ceux qui soignent les malades du typhus à  Taroudant.<br />
Le médecin et un frère franciscain meurent et lui-même est atteint  très gravement et transporté à Mogador.<br />
Cet épisode héroïque vaudra au Père une longue convalescence et la Médaille   de Vermeil des épidémies.<br />
El-Kbab<br />En juillet 1928,il s’installe définitivement à El-Kbab, au milieu des tribus berbères du Moyen-Atlas(Ichqern)...
Il va partager la vie de cette tribu et s’improvise infirmier pour soigner les nombreux malades qui viennent à lui.<br />
Lui-même visite les campements de nomades de la région et peu à peu les relations se tissent et les amitiés grandissent<br />
Dans la montagne berbère, la misère est grande à l’époque et les famines fréquentes: <br />on vient chez lui pour trouver ...
Sa porte est toujours ouverte, surtout pour les enfants. Inlassablement, à longueur de journées, il soigne, il distribue d...
Les lundis, <br />fréquemment, <br />ce sont des soins donnés à plus de deux cents personnes.<br />
A l’entrée de l’hiver des caravanes d’enfants arrivent avec leurs mères chez le marabout. Ils sont en loques, grelottants,...
Et quelques jours après, ils reviendront revêtir une longue chemise de cotonnade blanche à leur taille.<br />Ainsi pendant...
Depuis cette époque héroïque jusqu’à se mort, on peut dire que –sauf quelques rares interruptions- soigner les malades, ce...
Il travaille aussi pour mieux connaître la culture berbère, récoltant les poèmes et les contes….<br />
Quand le régime du Protectorat pèse avec beaucoup d’injustice sur les populations da la région, il n’hésite pas à crier tr...
Sa place est grande aussi dans le diocèse de Rabat où il n’hésite pas à répondre aux invitations pour faire réfléchir les ...
Cette vie de contacts amicaux, de services rendus, dans le quotidien, est soutenue, vivifiée par les longues nuits qu’il p...
« Vivant le Christ » au milieu de tous, le laissant transparaître à travers toute sa vie et le reconnaissant dans chacun d...
En 1956, le Maroc est indépendant et un jour, le prince héritier Moulay Hassan, de passage à El-Kbab, lui dit:<br />« Mon ...
Le cœur usé par tant de travaux et d’austérités, le Père Peyriguère entre à l’hôpital à Casablanca le 20 avril 1959.<br />
Il y meurt, le dimanche 26 avril 1959 à 15 heures.<br />
Après une Messe de funérailles, célébrée par Monseigneur l’Archevêque, le 28, en l’église Notre-Dame de Casablanca,…<br />
Le corps du Père Peyriguère est ramené à<br />El-Kebbab<br />
Il est enterré le mercredi 29,<br />
Précédé de la double file des prêtres et religieux présents et de Monseigneur l’Archevêque, …<br />
…, le cercueil, porté par les hommes d’El-Kebbab, est conduit vers sa tombe;<br />
Les autorités suivent avec la foule mêlée: français, marocains, musulmans, chrétiens, vieux berbères de la montagne et gos...
Cortège<br />
Au moment de l’inhumation, un jeune berbère a lu ce poème d’adieu<br />« Le marabout n’avait pas de femme et d’enfants: <b...
Le corps du Père Peyriguère repose désormais un peu au-dessus de son ermitage, dans la montagne marocaine, parmi « ceux qu...
El-Kebab1959<br />Notre-Dame de l’Atlas 2009<br />
Mémorial Père Peyriguère<br />Midelt<br />
Mémorial<br />
Mémorial<br />
FIN<br />
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Père Peyriguère

  1. 1. Père PEYRIGUÈRE<br />1883 - 1959<br />Trébons 1883 – Casablanca 1959<br />
  2. 2. Albert Peyriguère est né a Trébons (Hautes-Pyrénées) le 28 septembre 1883<br />
  3. 3. Trébons<br />
  4. 4. Il passe toute son enfance àTalence (dans le banlieue de Bordeaux)<br />
  5. 5. C’est à Bordeaux qu’il entre au Grand Séminaire<br />
  6. 6. Où il est ordonné prêtre<br />le 8 décembre 1906<br />
  7. 7. Il est alors envoyé faire des études de lettres à Paris<br />
  8. 8. P. Peyriguère,à la veille de la Grande Guerre<br />
  9. 9. Et revient à Bordeaux comme professeur de séminaire<br />
  10. 10. Professeur<br />A droite de l’abbé Peyriguère, professeur de cinquième, le futur chanoine Noicée<br />
  11. 11. La photo de famille<br />
  12. 12. Mais au début de la guerre en 1914<br />
  13. 13. Il estmobilisé…<br />
  14. 14. …comme brancardier<br />
  15. 15. Et partage la vie des soldats.<br />
  16. 16.
  17. 17. Grièvement blessé à deux reprises, <br />on reconnaît le courage dont <br />Il a fait preuve au service des blessés<br />
  18. 18. Elle lui vaut Médaille Militaire et Croix de Guerre <br />(4 Citations)<br />
  19. 19. Mais lui-même doit vivre une longue convalescence.<br />Il termine la guerre <br />au Val de Grâce, où l’on « répare » sa mâchoire brisée.<br />
  20. 20. <ul><li>Répondant à un appel de la grâce, il vit quelques années comme curé d’Hammamet et Nabeul, en Tunisie.</li></li></ul><li>C’est là qu’il découvre le Père de Foucauld, grâce à l’admirable biographie de René Bazin.<br />
  21. 21. Avec le Père Camille de Chatouville, il fonde en 1926, près de Ghardaïa, une première fraternité selon l’idéal du Père de Foucauld. <br />Mais leurs santés les obligent, tous deux, a interrompre l’essai.<br />
  22. 22. Alors, en 1927, l’Abbé Peyriguère débarque au Maroc.<br />Il commence<br /> à apprendre <br />le berbère <br />à Marrakech<br />
  23. 23. L’évêque l’envoie en urgence soutenir ceux qui soignent les malades du typhus à Taroudant.<br />
  24. 24. Le médecin et un frère franciscain meurent et lui-même est atteint très gravement et transporté à Mogador.<br />
  25. 25. Cet épisode héroïque vaudra au Père une longue convalescence et la Médaille de Vermeil des épidémies.<br />
  26. 26. El-Kbab<br />En juillet 1928,il s’installe définitivement à El-Kbab, au milieu des tribus berbères du Moyen-Atlas(Ichqern)et il y restera jusqu’à la fin de sa vie.<br />
  27. 27. Il va partager la vie de cette tribu et s’improvise infirmier pour soigner les nombreux malades qui viennent à lui.<br />
  28. 28. Lui-même visite les campements de nomades de la région et peu à peu les relations se tissent et les amitiés grandissent<br />
  29. 29. Dans la montagne berbère, la misère est grande à l’époque et les famines fréquentes: <br />on vient chez lui pour trouver à manger ou s’habiller:<br />
  30. 30. Sa porte est toujours ouverte, surtout pour les enfants. Inlassablement, à longueur de journées, il soigne, il distribue de la soupe, il habille.<br />
  31. 31. Les lundis, <br />fréquemment, <br />ce sont des soins donnés à plus de deux cents personnes.<br />
  32. 32. A l’entrée de l’hiver des caravanes d’enfants arrivent avec leurs mères chez le marabout. Ils sont en loques, grelottants, souvent sous-alimentés.<br />Alors le Père les accueille, leur donne à manger, prend les mesures. <br />
  33. 33. Et quelques jours après, ils reviendront revêtir une longue chemise de cotonnade blanche à leur taille.<br />Ainsi pendant plus de deux mois de l’hiver 1958-1959, le Père a distribué des vêtements à près d’un millier d’enfants et de vieillards.<br />
  34. 34. Depuis cette époque héroïque jusqu’à se mort, on peut dire que –sauf quelques rares interruptions- soigner les malades, cela remplit à peu près la moitié de sa vie.<br />
  35. 35. Il travaille aussi pour mieux connaître la culture berbère, récoltant les poèmes et les contes….<br />
  36. 36. Quand le régime du Protectorat pèse avec beaucoup d’injustice sur les populations da la région, il n’hésite pas à crier très fort auprès de l’administration son indignation, se considérant lui-même comme l’un des berbères injustement traité.<br />A plusieurs reprises, on veut le faire taire en le menaçant de l’exiler mais il garde toute sa liberté de parole quand les pauvres et les petits sont méprisés.<br />
  37. 37. Sa place est grande aussi dans le diocèse de Rabat où il n’hésite pas à répondre aux invitations pour faire réfléchir les chrétiens sur leurs responsabilités vis-à-vis de leurs frères musulmans.<br />Sa parole là aussi dérange souvent les bienpensants.<br />
  38. 38. Cette vie de contacts amicaux, de services rendus, dans le quotidien, est soutenue, vivifiée par les longues nuits qu’il passe dans la chapelle devant le Saint-Sacrement.<br />
  39. 39. « Vivant le Christ » au milieu de tous, le laissant transparaître à travers toute sa vie et le reconnaissant dans chacun de ses frères humains,<br />
  40. 40. En 1956, le Maroc est indépendant et un jour, le prince héritier Moulay Hassan, de passage à El-Kbab, lui dit:<br />« Mon père et moi, nous savons tout ce que vous avez fait et tout ce que vous faites!<br />
  41. 41. Le cœur usé par tant de travaux et d’austérités, le Père Peyriguère entre à l’hôpital à Casablanca le 20 avril 1959.<br />
  42. 42. Il y meurt, le dimanche 26 avril 1959 à 15 heures.<br />
  43. 43. Après une Messe de funérailles, célébrée par Monseigneur l’Archevêque, le 28, en l’église Notre-Dame de Casablanca,…<br />
  44. 44. Le corps du Père Peyriguère est ramené à<br />El-Kebbab<br />
  45. 45. Il est enterré le mercredi 29,<br />
  46. 46. Précédé de la double file des prêtres et religieux présents et de Monseigneur l’Archevêque, …<br />
  47. 47. …, le cercueil, porté par les hommes d’El-Kebbab, est conduit vers sa tombe;<br />
  48. 48. Les autorités suivent avec la foule mêlée: français, marocains, musulmans, chrétiens, vieux berbères de la montagne et gosses des écoles…<br />
  49. 49. Cortège<br />
  50. 50. Au moment de l’inhumation, un jeune berbère a lu ce poème d’adieu<br />« Le marabout n’avait pas de femme et d’enfants: <br />tous les pauvres étaient sa famille, <br />tous les hommes étaient ses frères. <br />Il a donné à manger à ceux qui avaient faim. <br />Il a habillé ceux qui étaient sans vêtements. <br />Il a soigné les malades. <br />Il a défendu ceux qui étaient injustement traités. <br />Il a accueilli ceux qui n’avaient pas de maison. <br />Tous les pauvres étaient ses frères.<br />Dieu, sois miséricordieux pour lui! »<br />
  51. 51. Le corps du Père Peyriguère repose désormais un peu au-dessus de son ermitage, dans la montagne marocaine, parmi « ceux qu’il a tellement aimés ».<br />
  52. 52. El-Kebab1959<br />Notre-Dame de l’Atlas 2009<br />
  53. 53. Mémorial Père Peyriguère<br />Midelt<br />
  54. 54. Mémorial<br />
  55. 55. Mémorial<br />
  56. 56.
  57. 57. FIN<br />

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