Lettre de f bonneau aux militants d eure-et-loir

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Lettre de f bonneau aux militants d eure-et-loir

  1. 1. CONSEIL REGIONAL DU CENTRE 9, RUE SAINT-PIERRE LENTIN – CS 94117 - 45041 ORLEANS CEDEX 1 Tél : 02 38 70 30 30 – Fax : 02 38 70 31 18 - www.regioncentre.fr Le Président Orléans, le 17 juillet 2013 Mes Chers-es Amis-es, Mes Chers-es Camarades, Depuis la remise du rapport de la commission Mobilité 21 au Premier Ministre le jeudi 27 juin, le devenir de la RN 154 est au cœur des préoccupations en Eure-et-Loir et en région Centre. De nombreux commentaires, toujours passionnés, s’expriment par rapport à la position du gouvernement, positivement ou négativement. Aussi, puisque la période estivale qui débute ne nous permettra pas d’échanger rapidement sur ce dossier, j’ai jugé utile, en plein accord avec le premier secrétaire fédéral, Jean-Jacques Chatel, de vous adresser ce courrier. L’Eure-et-Loir : un maillon essentiel pour la vitalité de toute la région Centre Mes prédécesseurs et moi-même avons affirmé avec force depuis 1998 notre volonté que l’Eure-et- Loir soit enfin reliée à la capitale régionale par le fer. Je mets pour cela toute mon énergie et il en faut, pour obtenir qu’un premier tronçon entre Chartres et Voves puisse être rouvert au trafic de voyageurs. Ce sera chose faite en 2015 après des années d’un travail acharné au cours duquel l’Etat qui était jusqu’en mai 2012 entre les mains de l’UMP ne nous aura pas aidé. Oui, notre région aura investi dans ce premier tronçon près de 70 millions d’euros quand l’Etat nous aura accordé seulement 7 millions. Cette bataille du rail, nous sommes en passe de la gagner et c’est là une réponse concrète face à une UMP souvent tentée de décrocher l’Eure-et-Loir de notre région pour l’accoler à l’Ile-de-France. C’est aussi la meilleure preuve de notre attachement à nos valeurs et au respect de nos engagements de campagne. Oui, dès 2015, les jeunes d’Eure-et-Loir auront enfin la possibilité de se rendre à l’université de Tours par le rail, en toute sécurité et à des coûts accessibles. Au-delà, je vous informe que j’ai engagé les études avec l’Etat, RFF et la SNCF pour que le tronçon Voves-Orléans devienne une réalité au plus vite. Ainsi, l’Eure-et-Loir, grâce à l’engagement sans faille de la majorité de gauche à la Région sera reliée par le rail au Chef-lieu de région et à Tours. Quel progrès pour les étudiants. Quelle chance pour Chartres, l’Eure-et-Loir et la région toute entière ! La RN 154 : colonne vertébrale de la région Centre J’ai toujours défendu l’idée qu’il ne fallait pas opposer la route au rail et qu’il faut agir conjointement pour la modernisation des deux infrastructures de transport pour arrimer l’Eure-et- Loir à la Région Centre. Ce point de vue n’est pas partagé par tous. L’UMP a toujours privilégié la route au détriment du fer et elle n’exprime de soutien à la ligne TER Chartres-Voves-Orléans que parceque la gauche se rapproche à grands pas de la réussite du projet. Certaines sensibilités liées à l’écologie considèrent inversement que les déviations réalisées sur la route suffisent et que l’axe
  2. 2. apporte aujourd’hui sécurité, fluidité et confort et qu’il faut en rester là. Ces positions ne sont pas les nôtres. Aujourd’hui, quel est le constat ? Toutes les capitales départementales qui composent notre belle région sont reliées à Orléans par un axe routier sécurisé. C’est le cas pour Tours et Blois avec l’autoroute A10, pour Bourges avec l’A71 et l’A20, Châteauroux avec l’autoroute A71. Oui, aujourd’hui, Chartres est la seule capitale départementale à ne pas être reliée par un axe sécurité et fluide à la capitale de région. La RN154, vous le savez, a fait l’objet de beaucoup d’investissements publics, souvent d’ailleurs avec l’aide de la région jusqu’en 2004. Les récentes ouvertures des déviations d’Ymonville, Allonnes et Prunay-le-Gillon ont permis de rendre enfin la vie plus paisible des habitants de ces villages. Elles ont permis aussi de pouvoir permettre de dépasser sur quelques kilomètres seulement, quelques-uns des milliers de poids lourds utilisant quotidiennement cet axe. Mais nous savons aussi que ces travaux, certes nécessaires sont loin de répondre correctement aux besoins de la circulation sur la totalité de l’itinéraire qui traverse l’Eure-et-Loir, depuis le nord de Dreux jusqu’à Allaines. La route nationale actuelle que j’utilise très régulièrement est toujours aussi chargée en poids lourds, toujours dangereuse, toujours aussi répulsive pour les Euréliens qui hésitent à utiliser cet axe pour rejoindre la capitale régionale puis le centre et le sud de la France. C’est pour que s’engage une solution complète et durable que la Région s’est engagée, que je me suis engagé. J’ai, avec de nombreux Euréliens, élus et associations, porté et défendu le choix d’une voie rapide et sûre entre Nonancourt et Allaines, le choix d’une 2x2 voies gratuite sur la totalité du parcours. J’ai plaidé pour l’urgence de cette réalisation et affirmé qu’une option devait être repoussée : celle où l’on ne ferait rien, celle où on laisserait pendant des dizaines d’années encore se poursuivre la fracture routière entre Dreux et Orléans, celle où l’on laisserait perdurer l’insécurité d’une très mauvaise route, celle où nous renverrions aux calendes grecque la réponse que certains de nos concitoyens n’en peuvent plus d’attendre. La droite au pouvoir avait tranché contre les 2x2 voies et pour les concessions autoroutières. La Gauche aux responsabilités a fait un constat clair : l’endettement de notre Pays et le manque de moyens financiers de l’Etat ne permettrait que la réalisation d’un petit tronçon reliant la RN12 à la RN154 et pour le reste, il faudrait attendre 2050 ! C’est ce qu’il faut retenir du rapport de la commission « mobilité 21 ». Fidèle à mes positions, je ne peux accepter passivement les conséquences d’une telle décision. Est-il acceptable, entendable, défendable de dire à toute une population qu’ils n’auront rien aujourd’hui… mais que tout sera fait pour eux après 2050, soit dans 27 ans ? Je ne peux m’y résoudre. C’est pourquoi j’ai immédiatement réagi en engageant un certain nombre de démarches depuis le 27 juin dernier. Contact avec le conseiller transports du Premier Ministre, contact direct avec Philippe Duron Président de la commission Mobilité 21, et plus récemment, contact avec le Ministre des transports, Frédéric Cuvillier. Mon combat pour l’Eure-et-Loir et la région Au cours de ces nombreux contacts, la position que j’ai défendue et que j’ai parfois retrouvée travestie dans ce que j’ai pu lire ci et là a été claire : Tout d’abord, je ne peux me résoudre à l’immobilisme jusqu’à 2050 avant que l’on ne prenne en compte la situation globale de la RN 154. L’Etat a fait la démarche courageuse de prioriser les dossiers en fonctions de ses capacités financière, c’est bien ! Cela tranche avec la position du
  3. 3. précédent gouvernement UMP qui avait tout promis à tout le monde sans avoir le premier euro d’argent public disponible pour en financer la réalisation. Mais si prioriser est une bonne chose, renvoyer à après 2050 ce qui n’est pas aujourd’hui jugé comme prioritaire n’est pas raisonnable. Le statu quo n’est pas tenable. Il faut une solution globale Dreux-Chartres-Orléans dans des délais rapides et clairs ! C’est ce que j’ai porté publiquement et auprès du Ministre des transports depuis le 27 juin dernier. J’ai partagé avec le Ministre que si l’Etat n’avait pas les moyens financiers, et on le sait en cette période difficile, de faire les travaux de mise à 2x2 voies de l’axe existant avant 2050, alors il convenait de ne pas rayer d’un revers de manche la seule alternative du projet autoroutier dont on nous dit qu’il pourrait être réalisé dans quelques années. J’ai défendu qu’il fallait rechercher toujours et encore la solution financière et technique permettant de répondre aux enjeux de la décennie. Cette position est entendue par le Ministre qui a décidé de poursuivre et d’approfondir les études en sollicitant le conseil général du développement durable. Je n’ignore pas que la volonté de faire aboutir ce dossier est partagée par une très grande majorité d’Euréliens. Je n’ignore pas non plus que des élus, des habitants, des associations sont légitimement attentifs à ce que la solution recherchée irrigue bien les territoires locaux et qu’elle ne reporte pas sur la voirie locale une part importante du trafic. Tout cela, j’entends continuer à la porter au plus haut niveau de l’Etat. Enfin je le répète, j’ai rappelé que la région réserverait ses financements aux travaux de réouverture de la ligne TER Chartres-Voves-Orléans et qu’elle ne financerait en aucun cas des travaux routiers. Mes Chers-es Amis-es, Mes Chers-es Camarade, je sais combien le débat des infrastructures routières est passionné en Eure-et-Loir, tout simplement parce qu’il est essentiel. Je sais combien il est difficile pour notre parti, ses élus et ses militants de trouver une position unanime sur ce sujet tant il est complexe. Je sais que ma position a pu être mal comprise ou mal interprétée ces dernières semaines en raison d’une droite locale UMP et UDI qui a bien compris qu’elle pouvait nous diviser sur le sujet. Ne vous méprenez pas sur mes intentions qui sont claires, et qui l’ont toujours été. Je veux un département de l’Eure-et-Loir qui puisse avoir toute sa place dans notre belle région. Je veux tordre le cou de celles et ceux qui voient l’Ile-de-France comme un mirage alors que ce serait à coup sûr la marginalisation de votre département. Je veux que vite, Chartres soit relié par le rail ET la route à la capitale de région. Je veux qu’enfin, nos universités soient accessibles pour les jeunes de votre département. Avec les élus et les militants, je crois nécessaire de poursuivre le combat pour qu’une solution rapide et complète soit mise en œuvre. L’avenir de l’Eure-et-Loir et de la cohésion de la région Centre sont au cœur de ce combat. Ma seule volonté est que nous le fassions aboutir ensemble. Amitiés socialistes, François Bonneau

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