« XI JINPING -                       LA NOUVELLE ERE »              Le pouvoir issu du XVIII. Congrès             HERITAGE...
Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx   Page 2
INTRODUCTION                   上有政策,下有对策 - shàng yǒu zhèngcè, xiàyǒu duìcè,         « En surface, il y a la stratégie de p...
Cette étude s’articule en trois parties. Pour reprendre l’adage en exergue, les deux premièresrestent au niveau « de surfa...
N°6 : WANG QISHAN (王岐山)                            LE « POMPIER » PROMU POLICIER    A 64 ans, au faîte de sa carrière, Wan...
En 2003, il reprend les rênes d’une capitale en pleine épidémie du SRAS, remplaçant un maire troppassif. Coopérant avec l’...
Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx   Page 7
POUR COMMANDER DES  A PRESENT NOTRE ETUDE,     CONTACTEZ-NOUSlevdlc@leventdelachine.comEtude réalisée par China Trade Wind...
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Extracts from the political Study "Xi Jinping - the new era"

1 580 vues

Publié le

Available in English as well as French, this Study draws first an overall assessment of Hu Jintao’s governance, his successes and failures.

In its second part, it draws detailed portraits of each one of the new 25-member Politburo (including a focus on the Central Military Commission) and their political links and clans.

Finally, it broaches on the future: what concept of reform has been in the works for Xi Jinping and Li Keqiang? Will the five other members, most of them Jiang Zemin’s protégés, support or oppose their drive? What will be reformed first? The Council of State, capital accounts, health, city hukou’s, land use, taxation system, state enterprises?

Publié dans : Actualités & Politique
0 commentaire
0 j’aime
Statistiques
Remarques
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Aucun téléchargement
Vues
Nombre de vues
1 580
Sur SlideShare
0
Issues des intégrations
0
Intégrations
946
Actions
Partages
0
Téléchargements
0
Commentaires
0
J’aime
0
Intégrations 0
Aucune incorporation

Aucune remarque pour cette diapositive

Extracts from the political Study "Xi Jinping - the new era"

  1. 1. « XI JINPING - LA NOUVELLE ERE » Le pouvoir issu du XVIII. Congrès HERITAGES, PERSONNALITES DE LA CINQUIEME GENERATION ET PERSPECTIVES D’AVENIR Décembre 2012Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 1
  2. 2. Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 2
  3. 3. INTRODUCTION 上有政策,下有对策 - shàng yǒu zhèngcè, xiàyǒu duìcè, « En surface, il y a la stratégie de pouvoir, et en profondeur, la stratégie d’opposition ». Cet adage vient de donner sa dernière illustration avec la guerre de succession que viennent dese livrer Hu Jintao, le numéro un sortant, et Jiang Zemin, son prédécesseur. En effet, depuis plus d’un an, avec leurs factions respectives, la « Ligue de la Jeunesse » et le « Clubde Shanghai », chaque leader déploya ses forces afin d’assurer sa pérennité après novembre 2012 -date butoir d’existence de l’équipe de quatrième génération. Le but de la manœuvre était de désigner les membres du Comité Central, du Bureau Politique etsurtout du Comité Permanent, organes décisionnels suprêmes, élus à main levée lors du XVIII. Congrès(« Shíbādà » - 十八大 ), du 8 au 14 novembre 2012. Le résultat est là, acquis après de nombreuses fluctuations entre les listes circulant en janvier, en juinet jusqu’à mi-octobre. Des bouleversements ont eu lieu, extraordinaires et inouïs, dus au hasard(probablement aussi aidés par divers organes secrets) de deux incidents intervenus en l’espace decinq semaines : - Le 7 février 2012 à l’aube, Wang Lijun, bras droit de Bo Xilai (Secrétaire du Parti à Chongqing), quittait la ville déguisé en femme (au moyen d’une perruque), à bord de sa voiture aux fausses plaques, pour trouver éphémère refuge au Consulat des Etats-Unis à Chengdu, à 325 kilomètres. Ce premier épisode d’une suite de péripéties, annonçait la disgrâce du Secrétaire, jusqu’alors un des principaux prétendants au pouvoir. Bo Xilai était l’un des principaux lieutenants de Jiang Zemin - mais sa protection directe n’empêcha pas sa chute. - Le 18 mars 2012 aux petites heures, Ling Gu, enfant gâté de l’aristocratie rouge, trouvait la mort contre un pilier du 4ème périphérique de la capitale, au volant d’une Ferrari, aux côtés de deux étudiantes aux trois-quarts dévêtues. Cet accident brisa la promotion de son père, Ling Jihua, le bras droit de Hu Jintao.Par ces deux péripéties motorisées, les stratégies de succession des deux factions, qui avaient étéconçues pour demeurer invisibles, éclataient au grand public : les héros étaient démis, souillés - et leParti se voyait ébranlé comme jamais depuis des décennies, en termes d’image et de légitimité.Par contre, une fois les stratégies respectives de succession défaites, on put voir ces deux factionsrechercher de nouvelles alliances, de nouveaux points d’accord. Elles le firent – et sont toujours en trainde le faire - pour éviter la catastrophe : l’implosion du Parti. Dans l’urgence, elles trouvent la ressourcepour reformuler des éléments de programme commun à offrir en viatique à la nouvelle équipe.Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 3
  4. 4. Cette étude s’articule en trois parties. Pour reprendre l’adage en exergue, les deux premièresrestent au niveau « de surface » (stratégie de pouvoir), tandis que la dernière se situe « en profondeur »(stratégie d’opposition). La première s’attache à dresser un bref état des lieux de l’ère de Hu Jintao, ses réussites et sesinsuccès, et d’en nuancer le bilan – ni héroïque, ni audacieux, mais ayant engrangé des résultats réels,même en terme de réforme. La seconde détaille les parcours des vingt-cinq nouveaux leaders, ceux du Comité Permanent, suivide ceux du Bureau Politique. Elle expose les conditions spécifiques de leur carrière, affiliation, sensibilitéet arrivée aux affaires. La dernière dresse l’inventaire des politiques que l’on peut aujourd’hui attendre de cette équipe,sous la double perspective de leurs programmes ou paroles, et des urgences actuelles. Nous espérons ainsi fournir éclairages et éléments de réponses sur l’avenir, aux entreprisesinternationales, aux diplomates et politiciens, aux centres de recherche en politologie - nos lecteurs. D’ici mars 2013, nous vous communiquerons un complément à cette étude, traitant de lacomposition des ministères. Pour toute demande de précisions et échanges, nous demeurons à votre disposition :editor@leventdelachine.com. Des conférences sont également disponibles sur demande.Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 4
  5. 5. N°6 : WANG QISHAN (王岐山) LE « POMPIER » PROMU POLICIER A 64 ans, au faîte de sa carrière, Wang Qishan est un apparatchik du sérail, doublé d’unéconomiste au talent rare. Par paradoxe, sa promotion le place dans une fonction de policier du Parti,à laquelle rien ne le prédisposait ! Né en 1948 à Qingdao, (Shandong) de parents grandsintellectuels (son père finira professeur à Tsinghua), WangQishan fut envoyé à 21 ans, comme toute sa générationlors de la Révolution Culturelle, en commune rurale àYan’An, l’ancien QG de Mao au Shaanxi. Ce qui aurait puêtre son malheur fut sa chance : il y rencontra et épousa lafille du leader Yao Yilin, d’une souche plus haute que lasienne. Sous l’aile du beau-père, il put reprendre desétudes d’histoire à Xi’an, travailler dans les musées, puisremonter à Pékin à la mort de Mao. Jeune loup, après 4ans à la CASS (Académie des Sciences Sociales), il dirigeun institut d’Etat (1979-82), puis à 34 ans, il intègre le bureaude recherche rurale du Comité Central, jusqu’en 1988. Ilsera admis au Parti un an après. À 40 ans, il fait ses armes dans la banque rurale. Il s’y fait vite remarquer par Zhu Rongji, gouverneurde la Banque Populaire de Chine (la Banque Centrale), qui en fait son n°2 (1993-94). Durant son mandat de vice-Premier ministre (1991-1998), Zhu le met à la tête de la China Construction Bank (1994), puis l’envoie à Canton comme vice-gouverneur (en 1997) pour assainir la bulle financière de la GITIC - ce bras financier du gouvernement cantonais en difficulté suite à des opérations hasardeuses (impliquant la plupart des banques occidentales présentes en Chine), affligée de sept milliards de dollars de dettes. Wang règle l’affaire avec brio, signant la première faillite d’une banque provinciale en Chine en limitant la casse pour tout le monde, Pékin et créanciers étrangers. C’est de cette péripétie que date son surnom de « pompier de l’économie chinoise ». A la même période, il entretient une amitié étroite avec Jiang Mianheng, l’homme d’affaires, fils deJiang Zemin, ce qui lui permet de se doter d’un troisième parrain et non des moindres. En 2002 à 54 ans,il est Secrétaire du Parti dans l’île de Hainan.Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 5
  6. 6. En 2003, il reprend les rênes d’une capitale en pleine épidémie du SRAS, remplaçant un maire troppassif. Coopérant avec l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), Wang Qishan enraye la crise,restaure l’image du Parti : il y consolide son image d’homme de crise, capable de trouver les solutions,avec le bon instinct. Puis en 2006-2008, il prépare le chantier des Jeux Olympiques. Au Comité Permanent, on l’attendait comme grand financier, dans la réforme du crédit et de lafiscalité. Banquier de formation, il milite pour la rupture du monopole des banques d’Etat, et pourl’ouverture du marché des services à l’étranger, comme moyen le plus rapide d’aguerrir les firmeschinoises du secteur. Voix encore discordante dans le système, Wang dénonce l’hyper libéralisme, etcroit à une économie gérée par les « deux mains», celle invisible du marché d’Adam Smith et celle del’Etat pour rectifier les excès. D’une grande intelligence, il est un des premiers leaders socialistes à s’exprimer couramment enanglais. Doté d’un rare sens de l’humour, il séduit aussi l’étranger, comme Henry Paulson,l’ex-Secrétaire américain au Trésor, qui en espérait un interlocuteur privilégié pour son pays. La Chinedes affaires, elle, attendait de lui les mesures propres à renforcer l’investissement Outre-mer. Au XVIII. Congrès, Wang Qishan hérite finalement de la Discipline, après avoir été pressenti pourreprendre le poste de Premier ministre ou bien de Président du Parlement. Cet économistepragmatique et brillant, aurait été un excellent candidat pour refondre et ouvrir davantagel’économie, déréguler la monnaie (une tâche qui échera à Ma Kai). Cet apparent échec intriguetoute la communauté internationale, vu le charisme flamboyant du personnage. Mais la lutteanti-corruption est une priorité du régime blessé par l’affaire Bo, et mettre à ce poste un homme decette valeur, pourrait donner du nerf à la lutte contre ce fléau, la priorité de l’équipe Xi Jinping.Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 6
  7. 7. Etude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 7
  8. 8. POUR COMMANDER DES A PRESENT NOTRE ETUDE, CONTACTEZ-NOUSlevdlc@leventdelachine.comEtude réalisée par China Trade Winds Ltd. pour l’usage exclusif de xxxx Page 8

×