Cyber Lobbying

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« Si les lobbies n’ont pas inventé Internet, ils auraient pu le faire » Lamarque G.

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  • Merci pour vos remarques, je tacherai d'y faire attention dans mes prochains travaux.
    A propos de l'ouvrage de Descheemaekere, je m'en suis inspiré un peu tout au long de mon travail autant sur la forme que sur le fond étant donné l'insuffisance de littérature sur ce thème. Cependant, il n'a jamais été question de recopier des phrases entières en me les appropriant mais l'effort a toujours été porté sur l'appropriation même de ce nouveau sujet.

    Concernant mes études, j'ai obtenu une licence d'économie à Paris I.
    Je suis actuellement en Master 1 Economie que je fais à l'Université de Alicante (Espagne) dans le cadre de la mobilité Erasmus.
    Je compte faire un Master 2 Pro en Economie et Langues Etrangères Appliqués à Paris I et compléter ma formation par un Master en Marketing dans un pays anglophone. Cela explique en partie pourquoi la forme de ce dossier ne s'est pas borné purement à la science économique.
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Cyber Lobbying

  1. 1. HSIA Ling-en Université Paris I Panthéon-Sorbonne 2007-2008 Le CYBER LOBBYING « Si les lobbies n’ont pas inventé Internet, ils auraient pu le faire » Lamarque G. SOMMAIRE Avant-propos: ...................................................................................................................................... 2 INTRODUCTION ................................................................................................................................... 3 Partie I : Un CADRE FAVORABLE ...................................................................................................... 5 A/ Les Acteurs .................................................................................................................................... 5 B/ Ce que les lobbies attendent des TIC .............................................................................................. 8 Partie II :S’INFORMER pour MIEUX EXERCER son INFLUENCE................................................. 10 A/ Se tenir Informé ............................................................................................................................ 11 B/ Influencer ...................................................................................................................................... 12 Partie III : L’IMPACT sur l’ENVIRONNEMENT POLITICO-ECONOMIQUE................................ 15 A/ Sur les ménages ............................................................................................................................ 15 B/ Sur les entreprises ......................................................................................................................... 16 C/ Sur le politique.............................................................................................................................. 17 CONCLUSION ..................................................................................................................................... 19 Bibliographies : ................................................................................................................................. 20 Annexes ............................................................................................................................................. 21 1
  2. 2. Avant-propos: • Conscients de l’importance de l’argumentation sur la description, nous avons préféré, dans l’intérêt du lecteur, séparer les deux aspects. En effet, traiter un sujet en rapport avec les TIC exige de comprendre et d’établir au préalable l’environnement technologique (partie I) afin de pouvoir faire place à une approche plus analytique (partie II et III). Le lecteur trouvera donc le chœur du sujet dans les parties II et III. • De plus, étant donné la nature récente du domaine étudié, l’empirique trouve un poids plus important que le théorique. • Concernant la bibliographie, seules les sources qui ont été utilisées à plusieurs reprises figurent dans la rubrique « Bibliographies ». Les références ponctuelles sont signalées en notes de bas de page. • Sur le site Internet suivant vous retrouverez l’intégralité de notre devoir: http://everyoneweb.fr/cyberlobbying/ 2
  3. 3. INTRODUCTION Le lobbying a été inventé dans les années 1870-1880 aux Etats-Unis. Certains l’attribuent à S. Ward, appelé « the King of lobby ». Ce phénomène n’est pas passé inaperçu puisque dès 1877, la Constitution de l’Etat de Géorgie assimile le lobbying à un crime. Un siècle plus tard, en 1973, Vinton Cerf, toujours un américain, inventa l’Internet. Notons que dans ce travail, nous utiliserons les termes « lobby », « groupe d’intérêt » et « groupe de pression » de manière indifférente, pour définir la même notion. Bien qu’il existe, selon les auteurs, des nuances de signification entre ces trois appellations, les travaux de recherche ne permettent pas d’établir des définitions assez claires et unanimes pour pouvoir mettre en avant ces différences. On peut remarquer cela dans les encyclopédies, dictionnaires ou travaux de recherches lorsque soit, l’un de ces termes renvoi à un des deux autres ou parfois même, il n’en ait peu ou prou fait mention. Nous adopterons donc une définition relativement large afin de nous intéresser sur l’essentiel. Ainsi, nous définirons le lobbying comme l’ensemble des activités des lobbies ou mouvements collectifs visant à exercer une influence sur le pouvoir politique dans son ensemble, c’est-à-dire à tous les niveaux qui existent. Partant de cette définition, nous verrons que de nombreux acteurs, de divers horizons, sont donc impliqués dans le lobbying. Quant au terme « cyber », il est tiré du terme cybernétique : « science constituée par l’ensemble des théories relatives au contrôle, à la régulation et à la communication dans l’être vivant et la machine » (le nouveau petit Robert de la langue française 2008) On trouve dans les dictionnaires anglais, une définition bien plus précise. «Cyber fait référence à l’informatique ou aux réseaux, en particulier l’Internet » (The Chambers Dictionary, édition 2003). Nous assimilerons donc cyber aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) qui se définissent comme l’ensemble des technologies issues de la convergence de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel. 3
  4. 4. Le préfixe « e-» provenant de l’anglais signifie « electronic », soit tout ce qui fait référence aux technologies électroniques. Ici « e-lobbying » et « cyber-lobbying » s’utiliseront également de manière indifférente. Nous allons donc nous intéresser tout particulièrement au lobbying qui se fait par la voie des TIC et il s’agira d’étudier tout particulièrement le lobbying via l’opinion public, appelé le lobbying indirect (grassroots lobbying en anglais) Partant de ces deux définitions, nous retiendrons la définition suivante du cyber lobbying. « Adaptation des stratégies d’influence aux nouvelles technologies de l’information. Il vise notamment à utiliser Internet sous toutes ses formes comme un nouveau canal de diffusion » (Gosselin) De fait, il s’agira d’étudier principalement le lobbying indirect, i.e. celui qui passe par l’opinion publique. Car le lobbying traditionnel, se fait directement entre les lobbyistes et les législateurs. L’usage qui est fait des TIC, dans le cadre du lobbying direct, ne constitue pas un domaine d’étude suffisant pour parler d’une nouvelle pratique. Les TIC sont simplement utilisés comme des moyens de communication telles que n’importe qui pourrait en faire usage. Ce lobbying direct est aussi appelé grass-top lobbying dans la littérature anglophone. Notons que nous restreindrons notre champs d’analyse principalement aux pays industrialisés, et tout particulièrement aux Etats-Unis et à l’Union Européenne, régions où non seulement, la recherche a fournit le plus de travaux mais aussi, et ceci est corrélé, parce que c’est là que se trouve la grande majorité de cette activité. Ce devoir a donc pour objectif de traiter l’évolution des pratiques de lobbying dans l’environnement actuel. Et en quoi le e-lobbying influe t-il à son tour sur le système économique ? Dans un premier temps, il s’agira de comprendre pourquoi et comment est née cette pratique. Puis nous verrons dans la partie II, le fonctionnement du cyber-lobbying avant de voir dans la dernière partie, quelle est son influence sur la sphère politico-économique. 4
  5. 5. Partie I : Un CADRE FAVORABLE Aujourd’hui, on entend souvent parler de surmédiatisation. Ce phénomène n’épargne aucun domaine. Cette surmédiatisation a pour conséquences de révéler parfois des scandales dus à des pratiques douteuses. Cette tendance n’est pas indissociable des progrès des TIC. Selon l’Internet World Stats, au 31 mars 2008, il y a environ 1.36 milliards d’utilisateurs internet dans le monde1 . Ainsi, la possibilité d’une transmission rapide d’une information tend à rendre les lobbies encore plus méfiant dans leur pratique. L’exigence de transparence des citoyens aujourd’hui rend le travail des lobbyistes bien plus difficiles car ces derniers n’ont plus le droit au faux pas. Mais là où l’Internet devient intéressant c’est l’usage que peut en faire les groupes d’intérêts aux moyens financiers plus faibles. Nous verrons donc dans un premier temps qui sont les protagonistes de ce nouveau phénomène. Puis nous verrons ce que les lobbies peuvent attendre de ces TIC pour mener à bien leurs objectifs. Enfin, nous verrons donc ce que les TIC peuvent offrir comme nouvelles perspectives. A/ Les Acteurs L’Encyclopaedia Universalis donne une définition plus exhaustive que présentée ci-dessus: « Groupe de pression : association porteuse de certaines attitudes communes, de certains intérêts spécifiques et de certains buts sociaux et qui développe une action en vue de réaliser ses buts, principalement en exerçant médiatement ou immédiatement certaines pressions sur les instances [décideur public] qui sont dépositaires de la puissance publique. » L’Encyclopaedia Britannicus complète cette définition en ajoutant que ces groupes ne font pas partie du pouvoir politique et ne cherche pas à gouverner par eux-mêmes mais cherchent à l’influencer dans son intérêt. Cela exclut donc les partis politiques (du moins ceux qui ne portent pas d’idéaux anarchiques). 1 http://www.internetworldstats.com/stats.htm 5
  6. 6. Différentes classifications des groupes d’intérêts sont disponibles: - Insiders / Outsiders Les Insiders d’une part, sont les acteurs qui ont réussi à intégrer le centre de l’arène politique pour prendre part aux décisions par leur influence. Les outsiders d’autre part, tentent tant bien que mal à exercer leur influence depuis l’extérieur. - Organisations à but lucratif / organisations à but non lucratif La Commission européenne, dans sa communication du 2 décembre 1992 a fait une distinction semblable entre organisations sans but lucratif (associations/fédérations européennes et (inter)nationales) et organisations à but lucratifs (entreprises, conseillers juridiques, agences de relations publiques, consultants) - Groupes d’intérêts privés / groupes d’intérêts publics. Ces derniers sont caractérisés par la nature des causes qu’ils défendent. Les biens collectifs qu’ils essaient d’obtenir ne profitent pas seulement aux membres de ce groupe, a contrario des premiers. 2 Ces types de distinction mettent en avant des points communs de sorte qu’on peut distinguer deux types d’associations. D’une part les Insiders, groupes d’intérêts privés et organisations à but lucratif sont en général des entités dotées de moyens financiers relativement élevés, et qui ont un fonctionnement très organisé, bien que parfois ce ne soit pas le cas comme la City à Londres ou Wall Street à New York. En effet, les banques de ces centres financiers sont amenées à mener des actions communes dans l’intérêt de leur secteur en fonction des évènements. Il s’agit de groupes qui agissent directement auprès des autorités ou qui font appel à des agences. Ces groupes peuvent être à la fois des entreprises ou des entreprises regroupé en association. Dans ce dernier cas, l’entreprise peut même agir à la fois de son propre chef et dans le cadre de l’organisation. Ce fut parfois le cas de General Motors Corporation qui fait partie de la National Association of Manufacturers. Par la suite, nous les décrirons par le terme de groupes d’intérêts privés (GIPR) qui couvre un champ plus large. D’autre part, les outsiders, organisations à but non lucratif et les groupes d’intérêt public ont aussi des points communs. Leur moyens financiers sont faibles comparés aux premiers et leur organisation n’est pas toujours aussi structuré. Certaines associations sont temporaires, ad hoc ou exercent une influence ponctuelle. Ceci est notamment dû à l’émergence de mouvements sociaux spontanés qui se forment au gré de la conjoncture. 2 selon J. Berry, Lobbying for the People. The Political Behavior of public Interest Groups, Princeton University Press, 1977 6
  7. 7. Par leur action militante, ils sont plus amenés à obtenir la faveur de l’opinion publique que les GIPR qui par leur essence même ont un objectif purement économiques. Notons par ailleurs qu’il existe aussi des groupes de nature ethnique, culturelle, cultuelle qui par leur caractère relativement peu délicat à traiter, ne seront pas vus dans notre devoir. Citons entre autres, les lobbies juifs, les sectes, les lobbies homosexuels… Nous appellerons ces organisations les groupes d’intérêts publics. Ces derniers sont en réalité les plus concerné par le e-lobbying étant donné la faiblesse de leur fonds ce qui les incitent à faire appel aux avantages que constituent les TIC. Ex: ONG, associations de consommateurs, mouvements spontanés… Dans l’Union Européenne (UE), la croissance a été la plus importante et cette pratique a été officialisé en 1960 par la Commission. Aujourd’hui, la presse politique considère que Bruxelles est la capitale du lobbying devant Washington. Les consultants à Bruxelles sont principalement issus de cinq organisations : - SEAP (Society of European Affairs Professionals) - AFCL - Alter-EU (alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation) - AALEP (Association of Accredited Lobbyists to the European Parliament) - EPACA (European Public Affairs Consultancies’ Association) Aux Etats-Unis, depuis 1996 date du Lobbying Disclosure Act3, il existe une limitation dans les cadeaux, voyages et repas offerts aux parlementaires mais aussi auprès des équipes qui entourent les commissions, les intervenants officiels de l’exécutif, les membres de la Maison Blanche, les secrétaires des cabinets, les agences administratives indépendants et leurs assistants Les pratiques sont différentes. Une association aux Etats-Unis tel que l’Information Technology Association of America (ITAA) n’éprouve aucune gêne à se définir comme un lobby. ( Annexe I.A) 3 Intégralité de cette loi sur http://www.senate.gov/legislative/resources/pdf/S1guidance.pdf 7
  8. 8. B/ Ce que les lobbies attendent des TIC Les groupes d’intérêts ont pour objectifs de maximiser la performance de leurs activités. Lorsqu’un nouveau champ d’action s’offre à eux, il est évident qu’ils cherchent à en profiter un maximum. Dans nos sociétés modernes les responsables de groupes peuvent parfois avoir du mal à rentrer en contact physiquement avec des militants potentiels. En effet, l’université, l’usine, les bureaux sont, dans la plupart des cas, des lieux peu enclins à recevoir des actions de recrutement ou d’influence. La vie urbaine offre moins d’opportunités que d’antan du fait de l’empressement qu’il existe dans les villes, aujourd’hui. Il faut donc trouver un moyen d’atteindre la population de masse. Notons que la télévision offre peu d’opportunités à des actions de lobbying étant donné les réglementations qui concerne ce média. En effet, seules les publicités à caractère commercial uniquement sont autorisées à être diffusées à la radio et à la télévision. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a pour rôle d’y veiller. ( Annexe I.B) Parmi les objectifs de ces groupes, on trouve : - Le recrutement du plus grand nombre de militants. - La possibilité de lever des fonds. - La réduction des coûts matériels tels que la réduction d’impression de prospectus et la réduction des frais de déplacement pour aller à la rencontre de personnes dans différentes régions - La possibilité de s’informer sur les tendances consuméristes ou culturelles du moment et aussi d’avoir un accès rapide à une information de type juridique ou d’actualités - Exercer une influence auprès de l’opinion publique et dans la mesure du possible auprès de chercheurs, journalistes et hommes politiques Tous ces objectifs peuvent s’exercer dans le cadre des TIC qui peuvent se regrouper dans les grands secteurs suivants : - Le multimédia - Les services informatiques et les logiciels - Le commerce électronique et les médias électroniques - La microélectronique - L’équipement informatique - Les télécommunications et les réseaux informatiques 8
  9. 9. Aujourd’hui, chacun de ces secteurs se retrouvent dans le cadre d’un réseau informatique via l’Internet. Notons par ailleurs que le taux d’équipement des ménages de l’outil informatique traditionnel est non seulement en croissance mais l’arrivée de nombreux terminaux mobiles tend à véritablement démocratiser les TIC. Citons par exemple : - les consoles de jeux portables dotés de connexion Wifi (Pl aystation Portable) - les téléphones portables 3G dotés d’une connexion via le réseau téléphonique mais aussi du wifi - les ultra-portables à 300€ en Europe mais aussi une opération nommé « one laptop per child » visant à équiper les pays sous-développés d’un ordinateur portable à un coût faible (100$ soit environ 70€)4 On assiste par ailleurs à des cas de déploiements de moyens permettant à tous d’accéder au Web : - La plupart des bibliothèques municipales parisiennes et espaces verts sont dotés d’un accès gratuit. - Le maire de Los Angeles veut couvrir entièrement de hotspots wifi pour un accès gratuits à tous les habitants 5 Partant de là, nous pouvons voir quelques exemples d’applications dans le tableau suivant dont certains termes seront expliqués dans la seconde partie : 4 http://laptop.org/laptop/ 5 http://www.engadget.com/2007/02/15/l-a-mayor-wants-muni-wifi-by-2009 9
  10. 10. Outils classiques Outils équivalents issus des NTIC -Envoi d’emails en masse, SMS, MMS -Envoi de lettres massives -Création de sites WEB, blogs -Distribution de tracts et collage d’affiches -publication de lettres ouvertes dans les - blogs, journaux virtuels médias -groupwares, wikis, blogs, forum de -organisations de colloques discussion -interviews, émissions de radio ou de - Blogs, vidéoblogs télévision, débats -pétitions en ligne sur sites Web -pétitions -Cyber-manifs, blogs, groupwares, wikis -manifestations de rue Les avantages qu’offre l’Internet sont en phase avec les logiques d'action et d'organisation des groupes d'intérêt. Ceux-ci y ont vu, avant tout, la capacité à exploiter le premier des atouts du web, offrir un trait d'union à des individus qui s'ignorent, pour proposer sur cette place virtuelle des regroupements, avec le confort de l'anonymat pour qui souhaite le préserver. Le web ignore les frontières et offre donc une panoplie de possibilités qui font l’objet d’une description, loin d’être exhaustive, dans la seconde partie. Partie II :S’INFORMER pour MIEUX EXERCER son INFLUENCE Mener une action de lobbying exige une organisation au point pour être efficace. Le e-lobbying exige (et permet surtout !) de mettre en place des méthodes particulières pour profiter pleinement des possibilités de la « toile ». Remarquons qu’il s’agit ici d’analyser le cyber lobbying et non le cyber marketing, qui est une activité purement commercial et par ailleurs bien plus présente. Dans le cadre du lobbying indirect, la première étape est pour l’organisation, de se tenir Informé de tous les aspects qui entourent l’action qu’on cherche à mener. Une fois l’information rassemblé, il s’agira d’Influencer l’opinion publique et nous verrons que dans les deux phases l’interactivité a un rôle important. 10
  11. 11. A/ Se tenir Informé Pour pouvoir mener des actions ciblées et efficaces, il est important pour les lobbies de savoir dans quel environnement ils se trouvent. Tout d’abord, l’Internet permet de s’informer sur les cibles que constituent les usagers d’Internet, qui représente une grande majorité de l’opinion publique. Même si les « surfers » ne sont pas tous réceptifs à subir les actions des groupes d’intérêts de manière régulière et systématique, tous les usagers sont amenés tôt ou tard à être sensibilisé par une cause, de manière consciente ou non. Ces influences peuvent parfois être le fruit du hasard mais bien souvent, c’est après un travail de prospection de la part des groupes. Les sites communautaires de type www.Facebook.com ou www.Myspace.com comptent 230 millions d’utilisateurs à eux deux en avril 20086. Ces sites sont des plateformes sociales qui permettent à des personnes qui se connaissent de se constituer en réseau afin de rester en contact, de partager des souvenirs, de profiter de différents divertissements… Entre autre, ces sites permettent un échange entre des intervenants extérieurs tels que des artistes, des marques et en ce qui nous concerne, des groupes de pression. Bien qu’un effort a été fournit dans la protection des données personnelles, il est donc possible pour ces groupes de prendre connaissance d’informations très personnelles concernant l’utilisateur. Age, lieu d’habitation, adresse e-mail, religion, préférence politique, situation amoureuse, centres d’intérêts, liste de ses contacts…(Le champ peut être très vaste en fonction de ce que l’utilisateur (averti ou non) décide de fournir comme information ( annexe II.A.). Notons par ailleurs que l’identité dévoilée sur ce genre de site correspond rarement à des pseudonymes car l’objectif de ce genre de site et de pouvoir retrouvé un maximum de connaissances et pour cela, il est important pour les utilisateurs de donner leur vraie identité. De plus, l’Internet permet aussi aux groupes n’ayant que peu de moyen, de pouvoir se tenir au courant de la législation. Le site www.legifrance.gouv.fr permet l’accès à l’intégralité des textes de lois et de l’actualité juridique. Par ailleurs, on peut s’inspirer du nombre illimité de campagne marketing existant sur la toile. La publicité en ligne est omniprésente et sans frontière, ce qui serait dommageable de ne pas en profiter. L’Internet est donc un catalogue grand ouvert dont le nombre de pages est infini. Le web, dans bien des domaines, constitue une source de connaissance et d’information quasi-infinie pour de nombreuses activités. Le cyber-lobbying a donc droit à sa part. Une fois en possession des renseignements désirés, les groupes peuvent passer à une 6 Source : http://www.neteco.com/140768-facebook-prend-ascendant-myspace.html 11
  12. 12. phase active de l’élaboration et de l’application d’une stratégie consistant principalement à influencer les internautes. B/ Influencer L’influence des lobbies peut s’exercer auprès de toutes les catégories de personnes. Une fois une certaine catégorie ciblée, on tente d’établir un lien avec son interlocuteur. L’un des plus grands lobby américain est la Nationale Riffle Association (NRA), qui a pour but de lutter contre l’interdiction du port de l’arme aux Etats-Unis. Sur son site Internet, on trouve une panoplie toute faite pour se tenir au courant de l’actualité du lobby soi-même ou d’en faire part à ses connaissances. On peut aussi y faire part d’un témoignage, se tenir au courant des lois en rigueur dans son état, écouter des podcasts7 … ( Annexe II.B.1). Youtube est un site web d’hébergement de vidéos sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, visualiser et se partager des séquences vidéo. Sur ce site où on peut trouver des millions de vidéos, accessibles par un moteur de recherche efficace, on peut trouver des vidéos chargées par des membres du lobby. On y trouve par exemple une vidéo de témoignage de personnes qui suite à la catastrophe du cyclone Katrina, ont vu leur armes confisqués. Ce reportage cherche clairement à sensibiliser l’opinion publique sur la cause que mène l’association.8 On peut aussi trouver sur le site de Facebook, un lien qui renvoi vers une vidéo sur Youtube, toujours. Il s’agit cette fois d’une vidéo intitulé « Join NRA »9, dans lequel un cadre de l’association dit sans aucune pudeur qu’en adhérant au lobby, c’était un moyen fort pour le membre de défendre sa liberté. D’autre type de manifestations ont aussi vu le jour avec le Web. Parmi elle on peut remarquer l’existence des cyber manifestations. Reporters Sans Frontières (RSF) en a même fait une Journée pour la liberté sur Internet, tous les 12 mars. Il s’agit par exemple de pouvoir manifester dans des pays où les manifestations sont trop encadrées par l’administration comme à Cuba ou en Chine. ( Annexe II.B.2) Ainsi, avec le Web on peut rassembler des « cyber dissidents » du monde entier (sauf des pays concernés à cause de la censure qui y est pratiquée). Ce mouvement reste bien évidemment moins efficace qu’une vraie manifestation mais si le mouvement prend de l’ampleur, c’est une façon très pacifiste de faire entendre sa voix. 7 Un podcast est un moyen gratuit de diffusion de fichiers audio ou vidéo sur Internet 8 Video disponible sur http://www.youtube.com/watch?v=taU9d26wT4&eurl=http://www.facebook.com/pages/Fairfax-VA/National- Rifle-Association/22561081832?ref=s 9 http://www.youtube.com/watch?v=7pb6ph3WL8c&eurl et www.facebook.com/pages/Fairfax-VA/National- Rifle-Association/22561081832?ref=s 12
  13. 13. Des actions plus isolés peuvent aussi être menés comme cette vidéo moquant l’impact de Total sur la nature, suite à la catastrophe de l’Erika.10 Parmi les actions relativement judicieuses des lobbies, on peut noter le référencement de sites internet sur les moteurs de recherches qui consiste à apparaitre en début de liste lors de la recherche d’une entrée. Mais là où l’action des lobbies devient encore plus efficace est l’usage de sites d’influence. Les travaux de Christian Harbulot et Nicolas de Rycke permettent de classer les sites d’influences : - Le site miroir : permet d’augmenter le trafic d’un autre site (site vitrine). La multiplication de ce genre de site rudimentaire permet donc de faire converger plus facilement vers le site vitrine - Le site pot de miel : un site communautaire apparaissant de manière trompeuse comme impartial et légitime - Le site rumeurs : stratégie de déstabilisation par l’introduction d’informations négatives. - Le site d’opposants : consiste à mettre publiquement en avant les défaillances de concurrents ou du pouvoir public. L’hypermarché Leclerc adopte ce genre de démarche en comparant ses prix à ceux de ses concurrents sur www.quiestlemoinscher.com . De plus, il s’attaque aussi au pouvoir politique en place. ( Annexe II.B.3.) D’autres formes d’actions existent et nous en faisons une brève description: - L’envoi d’e-mails : En 1999, La National Education Association aux Etats-Unis a permis d’augmenter le budget consacré à l’éducation alors même que le Congrès avait décidé de le baisser. Cela a consisté à un envoi total de 20 000 e-mails en l’espace de deux semaines entre sympathisants qui ont pu faire pression sur le pouvoir politique. Remarquons qu’à cette date, seules les classes relativement riches et lettrés étaient en possession d’Internet, facteur qui a certainement eu un impact supplémentaire auprès des Congressmen.11 Le militant peut se transformer lui-même en une sorte d’agence de lobbying avec ses contacts (civils et politiques) toujours à moindres coûts. Il peut interpeller un certain 10 Vidéo disponible sur : www.wat.tv/video/62053 11 Source : http://www.encyclopedia.com/doc/1G1-53889302.html 13
  14. 14. nombre d’acteur. Pour se faire, il faut d’abord intéresser le militant, leur donner les moyens d’agir (numéros de téléphone des contacts). Aux Etats-Unis, le militantisme au niveau local est plus important car les sénateurs proviennent des 51 états. Cependant le mailing peut devenir irritable par la fréquence de leur utilisation. - Les blogs : Ils permettent aussi de faire partager le point de vue de tout à chacun. Cependant devant la multiplication des blogs (environ 100 millions de blogs dans le monde aujourd’hui) et la courte durée de vie de ceux-ci (3 mois en moyenne), seule une minorité est amenée à être consulté de manière régulière. 12 - Les pétitions en ligne : Faire signer ou signer une pétition n’a jamais été aussi simple avec l’arrivée de l’Internet. Certains sites comme www.ipetitions.com permettent de « create a petition in minutes ». Le travail technique est mâché et il ne reste plus qu’à rentrer le contenu de sa pétition et à l’envoyer. ( Annexe II.B.4) - Le Wiki : La meilleure définition ne peut provenir que de wikipédia : « Un wiki est un système de gestion de contenu de site web qui rend les pages web librement et également modifiables par tous les visiteurs qui sont autorisés. On utilise les wikis pour faciliter l'écriture collaborative de documents avec un minimum de contraintes ». A la date du 27 Mai 2008, à l’entrée « lobbying », on constate curieusement que la page en anglais contient 2500 mots contre 4500 pour la version en français. Bien que la langue de Shakespeare soit une langue plus synthétique que celle de Molière, ce n’est pas une explication suffisante car pour la très grande majorité des entrées sur l’encyclopédie libre, les définitions en anglais sont toujours plus longues et complètes. Etant donné que ce genre d’article est plutôt composé de critiques, peut-on voir là dedans le fait que les francophones soient plus sensibles et hostiles au lobbying et/ou que les lobbies américains soient intervenus dans l’écriture de la version anglaise ?13 Tandis que le lobbying traditionnel est structuré et conceptualisé, le cyber lobbying laisse une très grande place à l’imagination et à la créativité limités seulement par la barrière technologique. La diversité de ces méthodes montre que le lobbying indirect moderne se trouve au confluent du marketing, de la communication et de l’intelligence économique. Reste donc à analyser l’impact de cette pratique sur la sphère politico-économique. 12 Source : http://www.iblogyou.fr/mal1kom1sap1/3052-statistiques-nombre-de-blogs-dans-le-monde.htm 13 - Version anglaise : http://en.wikipedia.org/wiki/Lobbying - Version française : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lobbying 14
  15. 15. Partie III : L’IMPACT sur l’ENVIRONNEMENT POLITICO-ECONOMIQUE L’impact du lobbying indirect comment à se faire sentir que ce soit auprès des ménages, des entreprises, ou dans la vie politique. Nous traiterons ces trois domaines dans la mesure de ce que les travaux de recherche nous permettent d’avoir comme information. A/ Sur les ménages Sans même faire référence à l’idée de la lutte des classes, de Karl Marx, la détermination de la répartition des richesses est principalement due au rapport de force qui existe entre les entreprises et les ménages avec l’Etat intervenant aussi bien en tant qu’arbitre qu’en tant que employeur des fonctionnaires. Le lobbying peut être un moyen pour les entreprises ou les ménages de faire porter leurs voix auprès de l’opinion publique afin d’influencer l’arbitre qui est l’Etat. Bien que le rôle premier de l’Etat soit de défendre l’intérêt général, souvent ses choix ne sont pas optimaux par manque d’efficacité, soit parce qu’il décide sous une influence particulière. Nous étudierons, ici, le cas de Génération Précaire qui est un mouvement s'élevant, depuis fin 2005, contre les conditions de traitement des stagiaires. Ce collectif dénonce une situation permettant aux employeurs de disposer d'une main d'œuvre disponible, flexible, compétente et le plus souvent non rémunérée. Leurs demandes début 2006 sont partiellement satisfaites. Le gouvernement Villepin annonce une rémunération obligatoire pour les stages de 3 mois et la création d'une charte non contraignante lors d'une intervention à l'Assemblée Nationale. Ce succès est principalement lié à leur campagne sur l’Internet en créant leur site www.generation-precaire.org dans lequel on peut y trouver une pétition prônant un encadrement légal des stages. Le site connaît un succès rapide puisque témoignages, encouragements et signatures abondent. Les fiches juridiques, propositions, photos et kits disponibles sur le site sont consultés, téléchargés et imprimés. Le site comprend aussi des forums permettant à tous de s’exprimer. Aujourd’hui, un site militant pour les droits des stagiaires auprès de l’Union Européenne a aussi été crée : www.generation-p.org .14 14 Article sur http://www.verbalkint.net/GENERATION-PRECAIRE,-UN-LOBBYING-REUSSI-SUR- INTERNET_a212.html 15
  16. 16. Selon le site www.classaction.fr, une class action « est le vocable d'origine anglo- saxonne désignant les recours entrepris pour le compte de personnes identifiées (quot;classquot; ou catégorie) ayant subi des préjudices individuels qui ont été causés par le fait d'un même auteur et dont l'origine est commune. ». Mener une class action ne constitue pas en soi une action de lobbying mais des lois tels qu’un referendum d’initiative populaire pourrait accroitre le pouvoir des consommateurs. Le 20 mai 2008, François Fillon, premier ministre français, annonce à L’Assemblée Nationale qu’il était prêt à introduire dans le projet de loi constitutionnelle un « droit d'initiative populaire ». Un cinquième des députés et sénateurs, soutenus par un dixième des électeurs inscrits (soit environ 4.5 millions), pourraient imposer au Parlement l'examen d'une proposition de référendum.15 Il est évident qu’étant entré dans l’ère du numérique, recueillir 4.5 millions de voix semblent bien plus facile… Si un tel droit était donné aux citoyens, cela profitera grandement au pouvoir des groupes d’intérêts publics. Au premier trimestre 2008, Médiamétrie dénombre pas moins de 32 millions de personnes ayant une connexion Internet à domicile soit un taux de pénétration de 61.4%.16 B/ Sur les entreprises Nous avons vu que le lobbying direct s’adresser particulièrement aux grands groupes ou aux grandes fédérations car nécessitant des moyens humains et financiers conséquents. Si l’on accepte le fait qu’une action de lobbying porte tôt ou tard ses fruits et au pis, a une influence nulle sur le pouvoir politique, il est certain que les très petites entreprises (TPE) ou les petites et moyennes entreprises (PME) non regroupées dans une fédération forte, sont désavantagées. C’est donc la concurrence qui en pâtit et cela peut expliquer, en partie, l’existence de certains oligopoles ou de marchés où il n’y pas libre entrée. Mais avec l’essor des TIC, pour peu qu’une entreprise pense qu’il peut faire exercer une pression auprès de l’autorité publique, par la voix de l’Internet, il le pourra. Bien sûr, il faudra une conjugaison de chance et d’opportunité mais si la campagne est menée avec vigueur et que la cause est légitime, il n’est pas impossible de voir dans les prochaines années ce genre d’actions de manière plus fréquente et cela aurait pour conséquence d’accroitre la concurrence. 15 Article sur http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/05/27/PLUS/ART1149708.phtml 16 Article sur http://abonnes.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/30/un-foyer-sur-deux-a-acces-a-internet-en- france_1040334_651865.html 16
  17. 17. D’autre part les grands groupes aussi peuvent se mobiliser. Bien que ce soit plus délicat car plus risqué pour leur image, certaines campagnes peuvent avoir un fort retentissement. Le cyber lobbying est aussi une occasion à l’avenir pour les entreprises du secteur des TIC d’augmenter leur activité. L'économie du numérique (qui regroupe les technologies de l'information, les télécommunications et l'électronique grand public) devrait connaître une croissance de 3 % en 2008 représentant une enveloppe globale de 761 milliards de dollars. C'est ce qu'indique le dernier rapport de l'institut de recherche European Information Technology Observatory (EITO). L'économie du numérique est l’un des moteur de l'économie dont il représente environ 6% du Produit intérieur brut et il est responsable de 20 % de la croissance de la productivité.17 C/ Sur le politique Selon Olivier Debouzy, au niveau européen, le lobbyisme est une source d’information différente de celle constituée par les Etats membres, en particulier dans le domaine économique et en exprimant des intérêts qui n’ont pas toujours de représentation politique. Le Comité économique et social européen fait remarquer : « le lobbying fait partie intégrante du mode de fonctionnement de l’UE, et il est la résultante directe de l’ouverture des institutions européennes. Cependant c’est un concept qui peut faire peur lorsqu’il n’est pas assorti de garde-fous ou d’une certaine éthique. Par ailleurs, c’est une activité qui nécessite beaucoup de ressources financières et humaines à Bruxelles, ce que la majorité des ONG ne peut se permettre. »18 Comme nous l’avons déjà souligné, l’intérêt que procure les TIC est indéniable pour tenir informer de leur point de vue. 17 Source http://www.itrmanager.com/articles/77222/economie-numerique-represente-6-economie- europeenne.html 18 Conférence : « Démocratie participative : état et perspectives ouvertes par la Constitution européenne : note de synthèse », 8-9 mars 2004 17
  18. 18. D’un point de vue théorique, on peut aborder la question de l’intérêt général sous le prisme de l’utilité des groupes d’intérêts. La vision smithienne de l’intérêt général insiste sur l’existence d’une « main invisible ». Ainsi, l’intérêt général est la somme des intérêts particuliers. De surcroit, plus les intérêts particuliers sont forts, plus la société dans son ensemble y gagne. Cette vision smithienne a dominé le Royaume-Uni et les Etats-Unis durant les deux derniers siècles. Ce qui n’est pas indépendant du fait que c’est dans ces pays où le lobbying a eu le plus d’activité. Il faudrait donc non seulement laisser les lobbies vaquer à leurs activités mais aussi à les pousser dans ce sens. Les pouvoirs publics devraient donc s’effacer face aux groupes de pressions. C’est le libéralisme politique. Mais quand bien même cette théorie est vérifiée, l’intérêt général existe-t-il réellement ? Selon André Daguin, président confédéral de l’UMIH , « le lobbying, ce n’est pas une activité malhonnête, c’est d’aller influ-…influer…(sic) informer les gens sur la réalité de l’activité et ce que nous pensons utile de faire pour qu’elle rapporte d’avantage à l’économie nationale. Il faut que l’élu sache quels sont les enjeux, et après c’est lui qui décide »19 J. Schumpeter précise que même s’il existait un « maximum utilitariste de satisfaction économique », pourrait-on le déterminer rationnellement ? Par ailleurs, sa mise en œuvre resterait problématique car elle ne saurait satisfaire une majorité (qui n’existe pas) tant les problématiques sont divergents. Il n’existe donc pas, selon lui, de volonté générale. Mais alors, qu’elle est la place du lobbying ? Tous les intérêts n’étant pas représentés en raison des barrières à l’entrée vu précédemment. Par le biais des TIC qui donne une place pour les citoyens de s’exprimer, les pouvoirs publics devraient s’informer et se préoccuper des revendications collectives non défendus par les grands groupes. Le cyber-lobbying apporte une contribution à la démocratie participative en apportant le point de vue d’un groupement à tous, faisant ainsi naître des débats et en sensibilisant donc les pouvoirs publics. 19 Video: http://tf1.lci.fr/infos/economie/2005/0,,3231294,00-est-que-lobbying-.html# 18
  19. 19. CONCLUSION Le lobbying est une activité en pleine croissance et le cyber lobbying n’est pas une simple extension car cela implique l’arrivée de nouveaux acteurs et de nouveaux champs d’applications. L’arrivée d’une génération de personne qui a grandit avec l’Internet, si elle est conjuguée avec une exigence accrue de ce qu’elle peut attendre de la société, peut avoir de très grande répercussion dans les rapports de force au profit des ménages. « L’Internet représente une menace pour ceux qui savent et qui décident. Parce qu’il donne accès au savoir autrement que par le cursus hiérarchique. » Jacques Attali, extrait du journal Libération, 05/05/2000 Les possibilités qu’offrent l’Internet sont illimités et la Toile risque bel est bien d’être un champ de bataille pour la plupart des agents. De plus, l'action des lobbies devra trouver son équilibre entre l'expression démocratique et le respect des règles. De nombreuses dérives peuvent intervenir à partir du moment où les lobbies ont la possibilité de prendre la place de simple utilisateurs. Ils peuvent donc retourner les méthodes des uns contre eux-mêmes. Alors qu’on entend souvent parler de l’Internet comme une zone de non-droit, la communauté internationale devrait se saisir de ce sujet primordial. 19
  20. 20. Bibliographies : - Les lobbies à l'heure d'Internet, Gilles Lamarque http://www.affairespubliques.com/fr/humeur4.htm - Encyclopaedia Universalis, corpus 10 Article: “Groupes de pression” p900-p904 - The new encyclopaedia Britannica, volume 25 - Wikipedia www.wikipedia.org - Le cyber lobbying, François Descheemaekere. Lavoisier,2007 - The Importance of Lobbying, David Radavich ,Upi Talk, Avril 2001 http://www.eiu.edu/~EiuUpi/PDF%20documents/UPITalk/upiTalk-april00--2.pdf - Dictionnaire du lobbying , Bruno Gosselin - Lobby, lobbies, lobbying aux USA et en Europe, Return Liberty http://membres.lycos.fr/returnliberty/lobbylobbieslobbyingusa.htm- - The Internet and grassroots lobbying: the next wave, Jack Bonner, Septembre 1998 http://findarticles.com/p/articles/mi_m2519/is_n9_v19/ai_21148469 - Online voter mobilization: the Gilmore model - Grassroots Lobbying and the Internet Explosion: New Opportunities for Issue Campaigning, Kathryn Coombs, février 1999 http://findarticles.com/p/articles/mi_m2519/is_1_20/ai_53889300 - e-Lobbying: Marketing e-Learning to the Legislature, Ed Klonoski, avril 2001 http://technologysource.org/article/elobbying/ 20
  21. 21. Annexes • I.A On peut lire “L’ITAA et le GEITA se sont rassemblés pour donner une voix plus forte à l’industrie technologique d’Amérique à Washington, Wall Street et les principaux marchés » http://itaa.org/ • I.B « A la suite de la programmation, fin août, sur l'antenne d’un certain nombre de chaînes de télévision de la campagne du comité Pourquoi ?, le CSA a adressé aux diffuseurs une lettre tirant les enseignements de cette campagne et prohibant à l’avenir la diffusion de campagnes de cette nature : (…)Cette campagne, destinée à appeler l'attention des pouvoirs publics et à alerter l'opinion sur les lacunes de la réglementation publicitaire en vigueur, qui prohibe la publicité télévisée en faveur des sites internet des annonceurs ressortissant aux secteurs interdits, a été diffusée au sein des écrans publicitaires puis en dehors. Le Conseil appelle en premier lieu votre attention sur le caractère illicite de sa programmation au sein des écrans publicitaires. En effet, la diffusion d'un tel message dans les écrans n'est pas compatible avec les dispositions de l'article 2 du décret n° 92-280 du 27 mars 1992 qui définissent la publicité télévisée. Cet article détermine à la fois l'objet de la publicité (soit promouvoir la fourniture 21
  22. 22. de biens ou de services, soit assurer la promotion commerciale d'une entreprise publique ou privée) et les annonceurs habilités à y recourir. Ces annonceurs sont, d'une part, ceux exerçant une activité commerciale, industrielle, artisanale ou de profession libérale, d'autre part, toute entreprise publique ou privée, sous réserve des interdictions qui frappent certains secteurs. Or, aucune de ces conditions n'apparaît remplie en l'espèce, le message n'ayant pas un objet promotionnel et n'émanant pas d'un annonceur relevant de l'une des catégories énumérées. Il ne saurait pas davantage s'apparenter à un message d'intérêt général, visé à l'article 14 du même décret. Quant à la programmation de la campagne en dehors des écrans publicitaires, elle n'est pas satisfaisante sous l'angle déontologique. Le discours véhiculé est en effet un discours militant et politique, d'ailleurs présenté comme tel (La semaine politique), qui s'avère largement partisan sur un sujet qui divise les professionnels concernés. Le Conseil considère que cette mise à disposition par certains diffuseurs d'un temps d'antenne à un groupe de pression met en exergue leur parti pris, qui n'est pas compatible avec les exigences de pluralisme des courants de pensée et d'opinion consacrées aux articles 1er et 13 de la loi du 30 septembre 1986 modifiée et réaffirmées dans l'ensemble des conventions et cahiers des charges des services de télévision. En outre, le Conseil estime qu'en interpellant de façon ambiguë le téléspectateur sur une question dont il n'est pas en mesure d'évaluer les enjeux, les chaînes impliquées ont méconnu le principe d'honnêteté de l'information et des programmes auquel elles sont traditionnellement soumises. Ce type de campagne n'a par conséquent pas vocation à être diffusé sur les antennes des chaînes de télévision françaises. » Article tiré de http://www.csa.fr/actualite/decisions/decisions_detail.php?id=1786 • II.A http://www.facebook.com/profile.php?id=707191500 22
  23. 23. • II.B.1 http://www.nra.org/ 23
  24. 24. • II.B.2 http://www.rsf.org/24heures/pages 24
  25. 25. • II.B.3 On peut y lire à gauche de la page : « Monsieur le Président, il ne s’agit pas de votre cote de popularité, mais de la hausse du prix d’un camembert. Président + 18,8% » www.mouvement-leclerc.com/ De plus, on peut trouver une vidéo sur la volonté de Leclerc de pratiquer la parapharmacie : http://youtube.com/watch?v=CiCLO1cTQB8 25
  26. 26. • II.B.4 http://www.ipetitions.com/start-petition/ 26
  27. 27. Annexes n’ayant pas fait l’objet d’une référence dans le mémoire L'interview de Graham Covington (juin 2001) Graham Covington est fondateur d'Advocacy Online, une société britannique spécialisée dans le management de campagnes en ligne pour associations et groupes d'intérêts Netpolitique : Pourriez-vous décrire l'activité d'Advocacy Online, votre entreprise ? G.Covington : Advocacy Online créé et héberge des sites de campagne pour des organisations de volontaires, des associations représentant les intérêts de groupes professionnels et industriels, et des entreprises. De façon générale, les sites de campagne peuvent inclure plusieurs types d'activités : emails, organisations de réunions, en somme tout ce que l'on inclut généralement dans une campagne de terrain, nous pouvons le faire par Internet. Les activités de la campagne sont reliées à un fichier de contacts (médias, politiques, haut-fonctionnaires) permettant aux militants de participer avec un minimum d'efforts. Nos services permettent également aux organisations d'accéder à des outils de gestion et des rapports d'activités pour pouvoir contrôler les progrès de la campagne et le travail effectif des militants. C'est une fausse conception de croire que les campagnes en ligne ne sont qu'une affaire d'emails et de moyens de communication rapides. Les campagnes en ligne sont avant tout une affaire de communautés interactives capables de délivrer un message en utilisant le relais le plus efficace. Netpolitique.net : L' issue advocacy (campagne portant sur des enjeux politiques et sociaux particuliers) est devenu un secteur important de la communication politique et de l'activisme politique aux Etats-Unis. C'est aussi un secteur relativement prospère pour les consultants politiques. En Europe, Advocacy Online est une des premières agences spécialisées dans cette activité assez unique. Quel regard portez-vous sur l' quot; advocacy quot; par Internet en Europe et qu'elles en sont les perspectives de développement ? G.Covington : Par rapport aux Etats-Unis, les Britanniques sont moins enclins à s'engager spontanément pour une cause nationale ou locale. La communication de campagne est davantage axée vers les médias plutôt que vers le recrutement et la mobilisation d'individus. Ceci est en train de changer. Ma conviction est que l'activisme et les campagnes en ligne vont continuer à se développer au Royaume-Uni et en Europe. Plusieurs organisations avec lesquelles je suis en contact ont commencé à se re-positionner pour développer activement leurs activités de campagne. Ces groupes réalisent que de telles campagnes peuvent contribuer à éduquer le public. C'est un retour sur investissement tangible qui contribue à accroître le nombre de leurs adhérents et populariser leur nom. http://www.netpolitique.net/php/interviews/interview12.php3 27
  28. 28. www.facebook.fr 28

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