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ANALYSE
DES BESOINS SOCIAUX
2016
Centre Communal de l’Action Sociale
PORTRAIT SOCIAL
1ère Partie ABS
Portrait Social : Structure démographique
3
 Une ville démographiquement dynamique : environ 12 300 habitants de
plus d’ici 2030
 Une taille des ménages qui s’est stabilisée mais qui reste réduite à
2,2 personnes par ménage
Ivry < Choisy/94/Idf < Vitry
2,2 < 2,3 < 2,5
 Une prédominance des ménages
d’une personne
Ivry > Choisy/Idf > 94 > Vitry
41% > 36 % > 35% > 31%
Ménage
d'une
personne
40.5%
Autres
ménages
sans famille
6.0%
Couple sans
enfant
18.4%
Couple avec
enfant(s)
23.3%
Familles
monoparenta
les
11.8%
Répartition des ménages ivryens par type de
composition en 2012
Source: Insee, RP 2012 exploitations complémentaires
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 20174
Portrait Social : Structure démographique
 Une répartition des ménages par catégorie socioprofessionnelle qui évolue
légèrement en faveur des cadres
Cadres : Idf > 94 > Ivry > Choisy > Vitry
22% > 19% > 15% > 14% > 11%
Ouvriers : Vitry/Choisy > Ivry > 94 > Idf
18% > 16% > 13 % > 12%
Personnes sans activité professionnelle :
Ivry > Vitry > Choisy/94/Idf
8,5 % > 6% > 5%
8.9% 8.5%
23.3% 23.4%
15.6% 15.6%
17.3% 17.6%
17.4% 16.6%
13.3% 14.6%
4,2% 3,7%
2007 2012
Evolution des ménages selon la PCS de la personne de
référence du ménage
Source: Insee, RP 2007; RP2012
Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles
supérieures
Professions
intermédiaires
Employés
Ouvriers
Retraités
Autres personnes sans
activité professionnelle
5
Portrait Social : Famille/Enfance
 Des familles monoparentales de plus en plus
nombreuses parmi les familles avec enfant(s)
Ivry > Vitry > 94 > Choisy/Idf
34 % > 31% > 29% > 27%
 Un nombre constant de 2 enfants par couple
• Famille monoparentale = 1,7
• Couple = 2
 1 famille sur 5 avec enfant(s) est une famille nombreuse
Vitry > Ivry/94/Idf > Choisy
22 % > 20% > 17 %
40,5% 6%
34,5%
18.4%
66%
43.5%
23.3%
34%
22%
11.8%
Famille avec
enfant(s)
Famille
Ménage
Typologie des ménages en 2012
Source: Insee, RP2012 exploitation principale
Ménage d'une personne Autres ménages sans famille
Couple sans enfant Couple avec enfant(s)
Familles monoparentales
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
6
Portrait Social : Famille/Enfance
 Un taux de natalité soutenu mais un déficit migratoire des familles
composées d’au moins un enfant de moins de 3 ans : des jeunes parents à
stabiliser sur le territoire
 Solde migratoire négatif pour les tranches de 0 à 4 ans et 5 à 9 ans
 1 enfant de moins de 3 ans sur 4 est accueilli en structure collective ou
familiale en 2012
 655 places en structures sur la ville dont 267 places ville + 240 places Conseil Départemental
 1 enfant sur 10 âgé de 2 ans est scolarisé dans une école de la ville (2012)
 Une prévision d’environ 1 000 élèves d’ici 2020 entrainant un besoin de
nouveaux établissements scolaires
 1 enfant sur 7 de moins de 10 ans Pourcentage de couples inactifs
vit dans un foyer où aucun des parents
ne travaillent
 55 % des enfants de 0 à 10 ans vivent dans
une famille où les 2 parents ou le monoparent
travaillent. Une différence de 10 points avec
le Département (65%).
Ivry Choisy Vitry 94 Idf
- de 3 ans 10 % 8 % 13 % 7 % 6 %
3-5 ans 12 % 6 % 11 % 6 % 6 %
6-10 ans 10 % 7 % 8 % 6 % 5 %
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
7
Portrait Social : les Jeunes
 Une ville attractive pour de nombreux jeunes, compensant partiellement
une baisse naturelle de cette population (Indice de jeunesse (60 ans ) : 1,31)
 Un phénomène d’évitement : 1 adolescent de 11 à 14 ans sur 3 n’est pas
scolarisé sur la ville
Scolarisation des 11-14 ans : Ivry < Idf < 94 < Choisy/Vitry
66% < 74% < 75% < 76%
 56% des jeunes de 20-24 ans qui ne sont pas en études ont un niveau supérieur au
baccalauréat
 Plus d’1 jeune sur 2 âgé de
18 à 24 ans ne vit plus chez ses parents
Pourcentage de jeunes vivant chez leur parent
Ivry < Choisy < Idf < 94 < Vitry
46%< 54% < 59% < 62% < 65%
Pas de
scolarité
1%
Aucun
diplôme
16%
BEPC
7%
CAP/BE
P
20%Baccalau
réat
28%
Diplôme
supérieur
28%
Diplôme le plus élevé des ivryens non
scolarisés âgés des 20-24 ans
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
7
Portrait Social : Les personnes âgées
 En 2027, près d’1 ivryen sur 5 sera âgé de 60 ans et plus
 Une baisse du nombre d’aidants par personne aidée alors que 56 % des 80
ans ou plus vivent seuls (Ration aidants/aidés 5,1 (-1,2))
 Un niveau de vie médian mensuel
des personnes âgées supérieur
à celui de l’ensemble de la population
 Taux de pauvreté des 50-59 ans : 27 %
 Taux de pauvreté des 60-74 ans : 25 %
 Taux de pauvreté des 75 ans ou + : 11%
 Ressources des personnes âgées :
une baisse du niveau de vie à venir
Très majoritairement, les personnes
âgées vivent à leur domicile
• 88% des hommes et 83% des femmes âgés de 80 ans vivent à domicile
• 12% des 75 ans et plus vivent en établissement
1521 1789 1642 1581 1446 1649
2281
2684
2462 2372
2169
2473
1 446 €
989 €
Ivry-sur-Seine France
métropolitaine
Ivry-sur-Seine France
métropolitaine
Ivry-sur-Seine France
métropolitaine
60-74 ans 75 ans et plus Ensemble de la population
Niveau de vie médian mensuel selon la structure
du ménage en 2012
Source: Insee FilosoFi 2012
Ménage d'1 personne
Ménage de 2 personnes
Niveau de vie médian de la commune
Seuil de pauvreté
Document de travail - présentation de l’ABS – 13/10/16 9
Portrait Social : Le logement
Peu de propriétaires mais de plus en plus de ménages
locataires dans le parc social
Ivry > Vitry > Choisy > 94 >Idf
38%> 33% > 30% > 27% >22%
Des ménages de faible taille occupent 2/3
des résidences ivryennes
 1 ménage sur 5 vit dans logement trop petit
• Situation de surpeuplement modéré (14 %) et accentué (6%) : 20 %
Ivry/Vitry > Choisy > 94
20% > 17% > 16%
Profil du demandeur :
 Une forte tension dans le parc locatif social  Entre 30 et 45 ans
 Personne seule ou en couple sans enfant
 Hébergé ou décohabitant
 Une offre de logements sociaux confrontée aux ressources limitées des
demandeurs
• 75 % des demandeurs sont éligibles à un logement très social (type PLAI)
• Part des logements loués sous les plafonds de loyer PLAI : Ivry > Vitry > Choisy
54% > 50% > 22%
4% 3%
33% 38%
33% 31%
30% 28%
2007 2012
Statut d’occupation des résidences
principales
Source: Insee, RP2007 et RP2012 exploitations
principales
Logé gratuitement Locataire parc social
Locataire parc privé Propriétaire
10
Portrait Social : Le logement
 Des difficultés d’accès au parc social compte tenu des niveaux de loyers
reléguant les ménages les plus précaires dans un parc ancien
 Des ménages aux ressources plus
faibles dans un parc locatif privé que
dans le parc social
• Ivry : Parc social - revenu médian/mois : 1 198 €
Parc privé - revenu médian/mois : 1 000 €
 Des bénéficiaires d’une aide au logement
plus nombreux dans le parc locatif privé que
dans le parc social
• 7 914 ménages bénéficiaient en 2015 d’une aide au logement
(+ 3,5% entre 2014 et 2015)
• Les bénéficiaires d’une aide au logement habitent à 50,6% dans le parc privé.
 Une offre importante dédiée aux jeunes
et étudiants et de nombreuses structures
d’hébergement social
• 10 résidences pour jeunes dont 6 uniquement pour les étudiants.
• Environ 1 000 places d’hébergements temporaires.
Un nombre supérieur aux villes de référence
12 003 €
14 028 € 14 337 €
13 309 €
14 375 €
12 700 €
13 501 €
13 412 €
Ivry-sur-Seine Vitry-sur-Seine Choisy-le-Roi CASA
Comparaison du revenu médian
annuel par UC des ménages dans le
parc social et privé
Source: PLHI CASA 2016-2020
Revenu médian location privée/an
Revenu médian location sociale/an
39.8%
50.6%
2.6%
7%
46.5%
41.5%
4.3% 7.6%
Dans le
parc locatif
social
Dans le
parc privé
En
accession
En foyer
logements
Répartition par type de logement
des bénéficiaires d'une aide au
logement
Source CAF 2012
Ivry-sur-Seine Val-de-Marne
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 11
Portrait Social : Formation-Activité-Emploi
1 ivryen sur 4 de plus de 15 ans est sans diplôme, mais une part
importante de diplômés de l’enseignement supérieur long
• Part des diplômés de l’enseignement long : Vitry < Choisy < Ivry < 94 < Idf
14% < 16% < 19% < 21% < 25%
 Une augmentation de la part des actifs :
3 ivryens sur 4 âgés de 15 à 64 ans sont
en activité
 Sur l’ensemble des actifs en emploi,
15% sont en contrat précaire, un taux
supérieur aux collectivités de référence
 La ville concentre une forte présence d’emploi sur son territoire
• Pour 100 actifs ayant un emploi sur la zone  130,5 emplois
• 1 ivryen sur 4 travaille dans la commune
Actifs ayant un
emploi, 63%
Chômeurs, 12%
Retraités, 5%
Etudiants, 12%
Autres inactifs,
9%
Actifs 75 %
Document de travail - présentation de l’ABS – 13/10/16 12
Portrait Social : Formation-Activité-Emploi
 Près d’1 ivryen sur 3 a le statut employé, une baisse des ouvriers et
des employés en faveur des cadres actifs
• Part des cadres parmi les actifs occupés : 21 % +3 pts
• Part des employés parmi les actifs occupés : 32 % - 1 pt
• Part des ouvriers parmi les actifs occupés : 18 % - 1 pt
 Un temps partiel féminin pour plus d’1 personne sur 5 et un temps
partiel masculin plus important comparé aux collectivités de référence
• Temps partiel masculin : 12 % + 2 pts ( 15-24 ans 34%)
• Temps partiel féminin : 21 % - 2 pts (15-24 ans 45% )
 Une évolution à la baisse des demandeurs d’emploi de catégorie A en
avril 2016
• Nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) en avril 2016 : 4 041 -2,1%
• Estimation du taux de chômage 13%
 Majoritairement des demandeurs d’emploi au statut d’employé à la
recherche depuis moins d’un an
• Profil du demandeur d’emploi : homme /employé / entre 25 et 39 ans / niveau BEP-CAP / inscrit à
Pôle emploi depuis moins 1 an
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
13
Portrait Social : Ressources - Précarité
 Un nombre de foyers fiscaux plus faible que le Département et la Région
Vitry > Ivry > Choisy > 94 > Idf
57 % > 58% > 62% > 68% > 69%
(année 2013)
 Un revenu disponible plus faible
que l’ensemble des collectivités
de référence (année 2013)
Part des prestations sociales Vitry > Ivry > Choisy> 94 > Idf
dans le revenu disponible 8% > 7% > 7% > 5% > 4%
 Des familles monoparentales
fragilisées financièrement
 Revenu médian disponible des familles monoparentales par UC : 1 271 €
 Ménage dont le revenu médian disponible est parmi les plus bas : Ménage complexe et famille
monoparentale / locataire /entre 40 et 49 ans
 Ménage dont le revenu médian disponible est parmi les plus haut :
Couple sans enfant / propriétaire / plus de 75 ans
1 449 € 1 486 €
1 590 €
1 794 € 1 865 €
Comparaison des revenus
médians disponible
mensuel par UC
Source : Insee RP 2013
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 14
Portrait Social : Ressources - Précarité
 Plus d’ 1 ivryen sur 4 est sous le seuil de pauvreté,
un taux supérieur aux collectivités de référence (données 2013)
 Taux de pauvreté des locataires : 32%
Ivry > Vitry > Choisy > 94 > Idf  Taux de pauvreté des propriétaires : 10 %
26 % > 23 % > 20 % > 16 % > 15 %  Taux de pauvreté des 40-49 ans : 30%
 Une hausse des bénéficiaires du RSA et une part des allocataires de la
CMU-C plus importante que le Département
2672 2675 2829
3030 3140
688 714 743 764 740
2011 2012 2013 2014 2015
Population ivryenne percevant le RSA ou l'AAH
Source: CAF 2011-2015
RSA AAH
9 % de la population âgée
de 25 à 64 ans est
bénéficiaire du RSA contre
6% pour sur le Département
3 % de la population
bénéficie de l’AME et 12 %
de la CMU-C contre 8 % pour
le Département
PORTRAIT
DES QUARTIERS
2ème Partie ABS
Carte d’Ivry-sur-Seine par Quartier et par Iris
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 17
Portrait des quartiers par thème
Ressources et précarité
Légendes Données supérieures à la moyenne ivryenne ++ Hausse de plus de 3 points par rapport à 2007
Données proches à la moyenne ivryenne + Hausse de moins de 3 points par rapport à 2007
Données inférieurs à la moyenne ivryenne  Stagnation par rapport à 2007
- Baisse de moins de 3 points par rapport à 2007
-- Baisse de plus de 3 points par rapport à 2007
Ville Petit-Ivry Monmousseau – Verollot
Louis Bertrand
Mirabeau Sémard
Centre Ville
Marat
Parmentier
Ivry-Port
Ivry-sur-Seine
PetitIvryNord
PetitIvrySud
CitéPMC
Hoche-LeGalleu
PlateauSud
Monmousseau
Fort
Verollot
PlateauNord
Mirabeau
DantonOuest
DantonEst
Centrevilleouest
Centrevillesud
Gagarine
CentrevilleNord
CentrevilleEst
ParmentierSud
ParmentierNord
Ivry-PortNord
Ivry-PortCentre
Ivry-PortSud
Part des ménages
fiscaux imposés
65 65 67 53 62 69 62 63 63 57 57 66 67 73 67 50 68 59 - 62 54 52 65
− − − − − − − − − + − − − + − + − − − − −− −
Revenu fiscal
médian par unité
de consommation
1338 1413 1630 1128 1404 1458 1295 1370 1376 1308 1278 1478 1705 1813 1462 1010 1492 1350 1491 1518 839 1098 1479
+ + + + + + + + + + + + + + −− + +
Part des revenus
d’activité
74 70 72 66 73 79 69 71 83 74 79 74 74 74 71 75 69 64 79 70 80 81 80
− − − + − − + + − + + + − − − + − − −
Bas revenus
parmi les
bénéficiaires CAF
(comparaison 2011)
39 36 35 56 40 34 44 56 40 41 42 37 35 30 39 48 34 44 32 35 29 43 47
− − − + + − − − − − − + − + + − − − − + + + + + −− + + +
Part des
bénéficiaires RSA
droit commun
(comparaison 2011)
7 5 5 11 7 4 6 14 6 9 7 6 5 4 6 11 5 8 5 8 5 7 7
− − − + − − − + + − +
Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
18
Fiche d’identité sociale par quartier – exemple -
 Revenu fiscal médian mensuel par UC
Les ménages de l’iris Centre ville Ouest possède un revenu fiscal médian par UC (1813 €) supérieur à l’ensemble des iris. A l’inverse,
l’iris Ivry-Port nord se distingue par un faible revenu fiscal médian par UC (839€) soit une différence de près de 1 000€ par UC. Cet iris
est marqué par une baisse importante entre 2006 et 2011 de la valeur pour les ménages du revenu fiscal médian par UC. Sa
population moins dépendante aux minima sociaux est très fragile et précaire.
Les iris Gagarine, Ivry-Port Centre et la cité PMC se distinguent également par un revenu fiscal médian mensuel par UC faible
respectivement de 1 010 €, 1 089 € et 1 128 €, le revenu médian étant de 1 338 € en 2011 pour Ivry-sur-Seine.
Les iris Danton Est (1 705 €), Petit-Ivry Sud (1 630 €), Parmentier Nord (1 518 €) ont des revenus fiscaux plus élevés que le revenu
médian de la ville. Les 2 premiers iris se caractérisent par une surreprésentation des cadres et ménages appartenant à la PCS des
professions intermédiaires. L’iris Parmentier Nord se caractérise par une sous représentation des employés et ouvriers mais par une
surreprésentation des retraités.
1413
1630
1128
1404
1458
1295
1370
1376
1308
1278
1478
1705
1813
1462
1010
1492
1350
1491
1518
839
1098
1478
Comparaison par iris des revenus fiscaux médians mensuels en 2011 par UC
Source: Insee, RP 2012
Fiche d’identité sociale par quartier - exemple -
• Un niveau de qualification socioprofessionnelle élevé des ménages.
• Un revenu fiscal médian par unité de consommation très supérieur à
la moyenne de la ville.
• Un habitat mixte où 1 ménage sur 3 est propriétaire.
• Peu de bénéficiaires des minima sociaux.
Centre ville Ouest
CENTRE VILLE
• Un iris jeune: une part des moins de 20 ans et des familles avec
enfant(s) importante dont de nombreuses familles monoparentales.
• Un habitat populaire où près d’1 logement sur 2 appartient au parc
social.
Centre ville Sud
Centre ville Est
• Secteur exclusivement composé de logements HLM populaires d’où une part
importante de bénéficiaires de l’APL.
• Plus d’1 famille avec enfant sur 2 est une famille monoparentale.
• Un iris familial mais où vivent de nombreux retraités.
• Une population des 18-24 ans moins scolarisée que la moyenne de la ville.
• Un chômage élevé notamment chez les 18-24 ans.
CentrevilleOuest
CentrevilleSud
Gagarine
Centrevillenord
CentrevilleEst
Ivry-sur-Seine
unités
Structuredémographique
Population IRIS 5 4 4 4 3 100 % Population de l'IRIS/ Population totale de la ville
Population de moins de 20 ans 26 29 22 26 25 23 % Population âgée de moins de 20 ans/ Population totale
Population de plus de 65 ans 15 9 16 16 16 13 % Population âgée de + de 65 ans/ Population totale
Population de plus de 75 ans 6 6 9 8 9 7 % Population âgée de + de 75 ans/ Population totale
Taille des ménages 2,2 2,3 2,2 2,5 2,1 2,2 nbr Population/ Nombre de ménage
Part des cadres 20 18 6 18 8 15 % Personnes de référence du ménage ayant le statut cadre/ Nombre de ménage
Part des ouvriers 10 17 19 17 15 16 % Personnes de référence du ménage ayant le statut ouvrier/ Nombre de ménage
Part des retraités 27 19 30 19 33 23 %
Personnes de référence du ménage ayant le statut retraité/ Nombre de
ménage
Part de la population étrangère 17 15 24 14 12 21 % Population étrangère/ Population totale
Famille/Enfance
Part ménages d'une personne 41 36 42 35 42 41 % Ménage d'une personne/ Nombre de ménage
Part des familles avec enfants 66 76 68 67 74 66 % Familles avec enfants/ Nombre de famille
Part couples avec enfants 66 58 63 59 43 66 % Couples avec enfant/ Nombre de familles avec enfant(s)
Part familles monoparentales 34 42 37 41 57 34 % Familles monoparentales/ Nombre de familles avec enfant(s)
Part familles nombreuses 18 15 20 29 21 20 % Familles composées de + de 3 enfants/ Nombre de familles avec enfant(s)
Jeunes
Indice de jeunesse 1,25 2,26 1,09 1,25 1,06 1,31 ind Population âgée de moins de 20 ans/ Personnes âgées de plus de 60 ans
Part des 15-24 ans 13 16 13 16 15 14 % Population de 15 à 24 ans/ Population totale
Part des actifs de 15 à 24 ans 40 41 40 47 52 42 % Actifs de 15 à 24 ans/ Population de 15 à 24 ans
Part des chômeurs de 15 à 24 ans 20 32 32 29 33 28 % Chômeurs de 15 à 24 ans/ Population de 15 à 24 ans
Part des 15-24 ans vivant seuls 5 8 2 1 0 12 % Population de 15 à 24 ans vivant seule/ Population de 15 à 24 ans
Séniors
Indice de vieillissement 0,8 0,44 0,92 0,8 0,95 0,76 ind Population âgée de + de 60 ans/ Personnes âgées de moins de 20 ans
Part des 80 ou plus 4 4 6 5 7 4 % Population âgée de + de 80 ans/ Population totale
Population de 80 ans ou + vivant seule 72 54 56 43 71 47 % Population de 80 ans ou + vivant seules/ Population de 80 ans ou plus
Part des femmes de + de 75 ans 7 7 12 9 13 9 % Femmes de plus de 75 ans/ Population femme
Logement
Part des propriétaires 36 27 26 15 0 28 % Résidences principales occupées propriétaires/ Nombre de résidences
Part des locataires 61 71 71 84 99 69 % Résidences principales occupées locataires/ Nombre de résidences
Part des logements sociaux 36 47 60 70 97 38 % Résidences principales occupées logements sociaux/ Nombre de résidences
Emploi/Activité
Taux de chômage 14 17 19 15 20 16 % Chômeurs/ Actifs de 15 à 64 ans
Part des actifs 77 77 73 76 71 75 % Actifs/ Population totale
Part des actifs avec emploi 86 83 81 85 80 84 % Actifs occupés/ Actifs
Taux d'activité des femmes 74 76 70 74 67 72 % Actifs femmes/ Population femme
Part des salariés 89 91 92 95 95 92 % Salariés/Actifs occupés
Part des non salariés 12 10 9 7 5 10 % Non salariés/Actifs occupés
Part des contrats précaires 13 15 11 16 12 15 % (CDD, Intérim, contrats aidés, stages)/Actifs occupés
Formation
Taux de scolarisation des 18-24 ans 58 58 65 50 44 60 % Population de 18 à 24 ans scolarisée/ Population de 18 à 24 ans
Population de 15 ans ou+ sans diplôme 19 21 32 27 21 25 % Population de 15 ans ou + sans diplôme/ Population de 15 ans ou plus
Population de 15ans ou+ diplômés sup 32 36 22 34 19 31 %
Population de 15 ans ou + avec un diplôme Bac +2 ou +/ Population de 15 ans
ou +
Ressources
Précarité
Part ménages fiscaux imposés 73 67 50 68 59 65 % Ménages fiscaux imposés/ Nombre de ménages
Revenu fiscal médian par UC 1813 1462 1010 1492 1350 1338 €
Part des revenus d'activité (2011) 74 71 75 69 64 74 % Revenu d'activité/ Revenu total
Nombre allocataires CAF (2012) 454 441 598 398 340 11770 nbr
Part des bénéficiaires RSA droit commun sur
pop 15-64
4 6 11 5 8 7 % Bénéficiaires du RSA/ Population de 15 à 64 ans
PORTRAIT PAR INDICATEURSDU QUARTIER CENTRE VILLE
 L’ AIDE ALIMENTAIRE
3ème Partie ABS
 LES FAMILLES MONOPARENTALES
Indicateurs de précarité
Accompagnement social de l’Espace Départemental des Solidarités :
 6 846 ménages bénéficiant de l’accompagnement d’un assistant social à l’EDS d’Ivry-sur-Seine en
2015.
 Une augmentation de 12 % en un an des ménages suivis à l’EDS.
Commission sociale du CCAS de la ville :
 697 aides accordées en 2015 (alimentaire, énergie…)
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 22
Constat : des personnes vont et viennent entre des périodes au-dessus et en-dessous du
seuil de la pauvreté ou sont installées dans la pauvreté.
 Ces situations de précarité ou de pauvreté incitent certaines personnes
à recourir temporairement ou plus durablement à l’aide alimentaire.
Estimation du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire sur la ville :
environ 800 ménages
Les acteurs locaux de l’aide alimentaire
Les acteurs associatifs
 Les Restos du Cœur
 La Croix Rouge
 Le Secours populaire
 Emmaüs Solidarité
 Conférence St Vincent de Paul
 Cape sur Ivry
Les acteurs institutionnels
 La Mairie – le CCAS
 EDS
 Aide directe aux ménages
(354 bons alimentaires en 2015)
 Aide financière et matérielle
auprès des associations
Constat  De nombreux acteurs locaux de l’aide alimentaire sur la ville
 Majoritairement des associations nationales
 Des associations qui s’inscrivent dans une politique de lutte contre l’exclusion.
 Majoritairement des associations pour lesquelles l’aide alimentaire est une activité parmi
d’autres.
 Une organisation et des moyens différents selon les associations
 Une distribution alimentaire qui varie selon les associations en terme :
de mode d’accueil du contenu des aides
des critères d’accès des quantités des aides
des aides apportées de la durée d’accès
 2 associations sont ouvertes tous les jours sauf le week-end qui proposent 2 aides
distinctes (Restos du Cœur et Emmaüs).
 Pas d’aide alimentaire proposée le week-end
 Une ouverte de 5 associations étalée sur la journée de jeudi
 Un déficit de l’aide au mois d’août (ouverture du Secours Catholique à Villejuif)
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017
23
Type d’aide et accès
Type d’aide  Toutes les associations sauf une proposent un colis alimentaire
« préparé » selon le nombre de personnes au foyer.
 Remise de ticket service pour les familles avec enfants (St Vincent de Paul)
 Petit déjeuner toute l’année et repas chaud le midi en période
hivernale (Emmaüs Solidarité)
Inscription  Directement auprès de l’association
 Sur orientation d’une assistante sociale
Critères d’accès  Barème national ou interne déterminé selon un seuil ou
un reste à vivre (ressources – charges).
 Demande d’une assistante sociale
Durée d’accès  Pas de limite déterminée
 En fonction de la situation
 3 mois renouvelable 1 fois pour une association (La Croix Rouge)
Fréquence  De tous les jours pour Emmaüs à 1 fois toutes les 1,2,3 semaines
selon l’association.
Constats  Une aide majoritairement constitués de colis alimentaire.
 Des accès donnés par les assistantes sociales ou le service de
l’action sociale
 Des aides alimentaires parfois limitées dans le temps
 Des fréquences pour certaines associations qui ne permettent pas d’assurer une
aide alimentaire suffisante.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 201724
Profil des bénéficiaires
Les bénévoles et responsables
d’association ont été interrogés sur
l’évolution du profil des bénéficiaires :
Constat  Un public de plus en plus hétérogène et plus nombreux
 Des demandes plus diversifiées
 Un besoin de denrées plus important
 Une aide qui n’est plus ponctuelle mais qui dure dans le temps car les
bénéficiaires se retrouvent dans des situations de précarité installées dont ils
n’arrivent pas à sortir.
« De plus en plus de femmes avec
enfant(s) » , « Beaucoup de jeunes »
« Les personnes sont de plus en plus en
difficulté », « Plus de réfugiés »
« De plus en plus d’immigrés »
« Beaucoup de retraités »
« Plus de personnes seules »
« Plus de familles monoparentales »
Nombre de ménages
bénéficiaires Rythme d’accueil
Les Restos du Cœur Hiver : 650 Eté : 450 1 fois/semaine
La Croix Rouge 45/semaine 1 fois / semaine
Le Secours Populaire 150/an 1 fois / 3 semaines
Emmaüs Solidarité 70/jour Tous les jours
Conférence St Vincent de Paul 7/semaine 143/an 1 fois / 2 semaines
Cape sur Ivry 25 /semaine 1 fois / 2 semaines
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 25
Profil des bénéficiaires
160 bénéficiaires enquêtés auprès de 5
associations :
 Restos du Cœur (58 %)
 Emmaüs (16 %)
 Secours Populaire Français (11%)
 La Croix Rouge (12%)
 Conférence St Vincent de Paul (3%)
Sexe
Majoritairement, se sont les femmes qui vont
chercher le colis alimentaire pour la famille.
A l’exception, d’ Emmaüs Solidarité qui
accueille principalement des hommes.
Ages des bénéficiaires
Plus d’une personnes sur 2 est âgée
entre 30 et 44 ans.
Les Restos du Cœur accueillent 20 % de
personnes âgées entre 20 et 29 ans.
6%
22%
56%
15%
1%
60 ans et plus
Entre 45 et 59
Entre 30 et 44 ans
Entre 20 et 29 ans
Moins de 20 ans
Homme
24%
Femme
76%
89 % des bénéficiaires sont Ivryens
« La difficulté est le premier pas :
difficulté de passer la porte et de se
rendre compte de sa situation ».
« Je suis gênée d’être autant dans le
besoin, comme si j’avais raté
quelque chose »
26
Profil des bénéficiaires
Situation familiale
70 % des bénéficiaires sont des familles
avec enfant(s)
A l’exception d’Emmaüs Solidarité ou les ¾
des bénéficiaires sont seuls.
Surreprésentation des couples
avec enfants au Secours Populaire
Personne
seule
25%
Couple
sans
enfant
5%Couple
avec
enfant(s)
43%
Famille
Monoparentale
27 %
24%
32%
17% 16%
6% 5%
1 enfant 2
enfants
3
enfants
4
enfants
5
enfants
6
enfants
et plus
Une famille sur 3 à 2 enfants.
Les familles nombreuses sont
surreprésentées au Secours Populaire
44 % des
familles ont un
ou plusieurs
enfants de
moins de 3 ans
Situation administrative
37 % des bénéficiaires n’ont
pas les bons papiers
Aide d’un tiers
61 % des bénéficiaires ne reçoivent
pas d’aide d’un tiers (famille, ami…)
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 27
Profil des bénéficiaires
Logement
1 ménage sur 2 habite dans un logement social ou privé.
1 personne sur 2 qui fréquente Emmaüs Solidarité est
Sans Domicile Fixe
Logement
social ou
privé
49%
Hébergem
ent social
23%
SDF
9%
Habitation
mobile
3%
Hébergé
16%
48%
23%
9%
3%
16%
68%
16%
8% 1%
7%5%
40%
10%
8%
37%
Logement
social ou
privé
Hébergement
social
Sans
domicile Fixe
Habitation
mobile
Hébergé
Ensemble Avec ressource Sans ressource
Ressources
1 personne sur 3 se déclare sans
ressource.
 9 personnes sur 10 se déclarant sans
ressource n’a pas les bons papiers.
 1 personne sur 10 déclare avoir un travail.
 92 % des personnes rencontrées à Emmaüs déclarent ne pas
travailler mais 1 personne sur 2 bénéficient du RSA.
 Les familles qui viennent aux Secours Populaire sont plus
nombreuses à avoir un salaire.
 Ressources diverses pour les personnes fréquentant les Restos
du Cœur, la Croix Rouge et la Conférence St Vincent de Paul.
Majoritairement
des ressources
versées par la
CAF
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 28
Profil des bénéficiaires
Suivi par un assistant social
3 personnes sur 4 sont suivies par un
assistant social.
Suivi AS
75%
Pas de
suivi AS
25%
Orientation
1 personne sur 2 a été orientée par un
assistant social.
Les autres personnes ont cherché
l’association par elles-mêmes ou l’ont
connue par un ami
Ancienneté du recours alimentaire
3 personnes sur 5 bénéficient de l’aide alimentaire
depuis plus d’un an
40%
46%
14%
Mois d'un an Entre 1 an et 4 ans 5 ans et plus
« L’assistante sociale ?
J’ai essayé
mais c’est inutile »
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 29
Profil des bénéficiaires
Absence de repas
2 personnes sur 3 déclarent
s’être déjà privées de manger
Privation
de repas
67%
Pas de
privation
33%
« Je donne tout ce que j’ai
pour mes enfants »
« Pour mes enfants, je ne
mange pas dans la journée »
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017
30
Constats :
 Deux types de profils de bénéficiaires : ceux pour
qui l’aide est un soutien (ressources) et les autres
pour lesquels l’aide est une assistance (sans
ressource).
 1/3 des bénéficiaires sont sans papier et sans
ressource dont la situation ne peut guère évoluer
avant l’obtention d’un titre de séjour.
 1 bénéficiaire sur 2 est en situation d’hébergement
précaire.
 Des personnes qui se maintiennent de plus en plus
dans l’aide alimentaire.
 Une aide alimentaire insuffisante pour les besoins
d’une famille.
 Besoin de denrées plus important
 Besoin de denrées et de produits d’hygiène
spécifiques pour les enfants
 Besoin de denrées consommables sans
trop de cuisson.
Les moyens humains
Nombre de
bénévoles
Uniquement
sur l'aide alimentaire
Profil
Les Restos du cœur 35 oui Retraités
La Croix Rouge 50 non Etudiants
Le Secours Populaire 10 oui Retraités
Emmaüs Solidarité 10 non Divers + salariés
Conférence St Vincent de Paul 5 oui Retraités
Cape sur Ivry 20 non Etudiants
Constats  Un nombre insuffisant de bénévoles par rapport au nombre croissant de
bénéficiaires qui impacte sur :
- l’amplitude d’ouverture des associations
- la qualité de l’accueil des bénéficiaires
- l’approvisionnement
 Des bénévoles retraités qui ne peuvent
faire toutes les tâches de manutention.
« Nous ne sommes
que des retraités, c’est compliqué de
tout faire tout seul »
« Manque de moyens logistiques
suffisants et surtout adaptés pour
des bénévoles d’un certain âge »
Les bénévoles s’accordent pour dire qu’ils sont en sous effectif surtout pendant les périodes de
vacances (garde des petits enfants) ou d’examen.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 31
« Les locaux trop petits,
nous empêchent de pouvoir
bénéficier de la banque
alimentaire »
Moyens matériels
Constats  Des conditions d’accueil à améliorer
 Des locaux de stockage parfois trop petits
 Pas d’optimisation du matériel lié à des locaux
réduits
32
Les colis alimentaires
Constats  Le contenu des colis est très dépendant des stocks et de la
ramasse.
 Des colis qui ne couvrent pas les besoins pour une semaine
entière (à l’exception des Restos du Cœur) ou pour un mois
pour certains produits.
 Les bénéficiaires doivent faire du nomadisme pour subvenir à
leurs besoins.
 Des produits en quantité insuffisante notamment pour les
produits pour les bébés.
 Des denrées pas toujours diversifiées ou de qualité liées à la
difficulté de l’approvisionnement et du stockage.
« Je ne suis pas exigeante »
« Les associations distribuent
moins de produits qu’avant »
Les produits bébé
 Une demande non satisfaite
 Des produits chers donnés de façon réduite
(couches, lait, petit pot….)
 Une demande également de vêtements bébé.
Les produits les plus demandés
 Huile  Produits d’hygiène
 Produits laitiers  Café
 Viande  Produits bébé
 Couches bébé  Légumes
 Sucre  Farine
Fruits et légumes 
Produits laitiers 
Produits secs 
Poisson, œuf, viande 
Produits sucrés 
Diversité des denrées
Approvisionnement
Constats  Les associations nationales sont dépendantes des
fournisseurs.
 Pour la ramasse et la collecte, la quantité et la
qualité des denrées sont soumises aux distributeurs
ou aux dons.
 Ces contraintes fortes d’approvisionnement ne
permettent pas à toutes les associations de proposer
aux bénéficiaires des denrées pour des repas
équilibrés.
 Des féculents et des produits sucrés en quantité
pour des produits laitiers, des fruits et légumes, de la
viande, des œufs et du poisson sous distribués.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 33
« Le goût des denrées est le
plus important pour les
bénéficiaires »
« La composition du colis
dépend des denrées
réceptionnées »
Accompagnement social
Constats  Peu de dialogue entre les associations
et les institutions d’action sociale.
 Un besoin d’outils pour orienter et
accompagner les bénéficiaires.
« Pour être efficace, il ne suffit pas
d’aide alimentaire. Il faut un vrai
accompagnement social avec des
assistantes sociales, des
travailleurs sociaux, des cours
d’alphabétisation …»
« Avoir un vrai dialogue avec les
assistants sociaux »
Préconisations
Préconisations
 Impulser un réseau d’animation local et poursuivre la dynamique
engagée.
 Créer une plateforme virtuelle permettant de communiquer entre
associations sur les échanges de dons.
 Réunir l’ensemble des distributeurs alimentaires de la ville pour
développer et faciliter les démarches de dons des invendus auprès des
associations.
 Organiser une rencontre avec l’EDS et les associations pour échanger
sur les rôles et pratiques de chacun (création d’une fiche commune).
 Organiser une rencontre annuelle des responsables d’associations et
bénévoles.
Les familles monoparentales sur la ville
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux - mars 2017
35
Définition : une famille monoparentale est
formée d’un parent sans conjoint avec son ou
ses enfant(s) dans la même résidence
principale.
 Les familles monoparentales représentent
12% des ménages ivryens. Une part
importante de ménages d’une personne réside
sur la ville.
 En revanche les familles monoparentales
représentent 34 % des familles avec enfants.
Ce chiffre est en augmentation (30 % en
2007).
40,5% 6%
34%
18%
66%
44%
23%
34%
22%
12%
Famille avec
enfant(s)
Famille
Ménage
Typologie des ménages en 2012
Source: Insee, RP2012 exploitation principale
Ménage d'une personne Autres ménages sans famille Couple sans enfant
Couple avec enfant(s) Familles monoparentales
66%
73% 69% 71% 73%
34%
27% 31% 29% 27%
Comparaison des types de familles
avec enfants en 2012
Source : Insee, RP2012 exploitation complémentaire
Couple avec enfant(s) Famille monoparentale
 Comparer aux autres villes, Ivry-sur-Seine
compte plus de familles monoparentales parmi les
familles que les autres collectivités de référence.
Constat  Un nombre croissant et élevé de
familles monoparentales parmi les
familles avec enfant(s).
Profils des familles monoparentales
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 36
 Les familles monoparentales sont à
86 % sur la ville maternelle (84 % en 2008).
Au niveau national le développement de la résidence alternée des enfants explique
la hausse de la monoparentalité masculine. Ce fait n’est pas perceptible encore à
Ivry-sur-Seine.
Mère
86%
Père
14%
Très majoritairement la séparation et le divorce
sont à l’origine de la monoparentalité
L’origine de la monoparentalité influe sur l’âge
moyen du parent
 L’âge moyen du parent monoparental est de
40 ans pour une séparation et de 36 ans pour un
parent qui n’a pas été en couple depuis la
naissance de l’enfant.
0.2% 1%
23%
47%
16%
8%
4%
0.0%
3%
32% 32%
.7%
14%
4%
Moins de
20 ans
20-24
ans
25-39
ans
40-54
ans
55-64
ans
65-79
ans
80 et +
Familles par type de ménage et âges de la
personne de référence
Source Insee 2013
Famille monoparentale Couple avec enfant(s)
 Sur la ville, l’âge du parent à la tête d’une
famille monoparentale se situe entre 40 et 54
ans (47,5 % ont entre 40 et 54 ans contre 31,5%
pour les couples).
Constat  Des familles monoparentales
essentiellement maternelles.
 Des parents à la tête de familles
monoparentales plus âgés que les parents
en couple
Profils des familles monoparentales
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 37
 Les mères seules sont plus jeunes. De fait leur
niveau d’étude et de diplôme sont faibles ce qui
complique leur insertion sur le marché de
l’emploi.
Les mères sans diplôme sont surreprésentées
parmi les femmes qui ont leur premier enfant
sans être en couple.
 La hausse de la monoparentalité concerne
davantage les mères les moins diplômées (25% en
2011 contre 18% en 1999. 12 % en 2011 contre 11% en 199 pour les mères
diplômés du 2ème cycle universitaire).
 Les mères les plus diplômées sont 2 fois moins
souvent en famille monoparentale que celle sans
diplôme. Elles forment plus fréquemment un
nouveau couple.
L’origine de la monoparentalité influe également
sur l’ancienneté de la situation.
 Le parent d’une famille monoparentale est dans
cette configuration familiale depuis 5,5 ans en
moyenne.
Or, la durée moyenne est de 4,5 ans pour les
parents séparés et 10 ans en moyenne pour ceux
qui ont eu un enfant sans jamais avoir été en
couple.
18%
15%
13% 12% 11%
14%
25%
22%
17%
15%
12%
18%
Sans diplôme CEP à BEP Baccalauréat Supérieur
court
Supérieur
long
Ensemble
Evolution de la part des mères de famille
monoparentale selon le diplôme
Source Insee 2015
1999 2011
Constat  Des mères seules plus jeunes et
moins diplômées qui semblent plus fragilisées
socialement.
Les enfants dans les familles monoparentales
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 201738
 29 % des enfants ivryens de moins de 25 ans vivent dans une famille
monoparentale.
19%
9%
16%
16%
10%
14%
24%
19%
23%
25%
35%
28%
16%
28%
19%
Couple avec enfant
Famille monoparentale
Ensemble
Répartition de la population des enfants selon leur âge et
le type de famille en 2012
Source : Insee RP 2012 exploitations complémentaires
Moins de 3 ans 3 à 5 ans 6 à 10 ans 11 à 17 ans 18 à 24 ans
 Les enfants de familles monoparentales sont plus âgés que les enfants des
couples avec enfant(s). Au moment où l’union est rompue le plus jeune des enfants est déjà âgé
en moyenne de 5 ans.
 Les familles monoparentales ont en moyenne 1,7 enfant contre 2 enfants pour
les couples avec enfant(s). La rupture d’union écourte la période pendant laquelle le couple
aurait pu avoir des enfants.
Constat  Des enfants de familles
monoparentales moins nombreux et
plus âgés que les enfants de couple qui
ont moins besoin d’être gardés.
Néanmoins, la question du mode de
garde pour les enfants en bas âge ou
en primaire reste entière pour le parent
seul qui travaille ou souhaite travailler.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 39
Couple
biactivité
Couple : 1
seul
conjoint
avec emploi
Couple : 2
conjoints
sans emploi
ou inactifs
Monoparent
actif
Monoparent
inactif
moins de 3 ans 48% 42% 10% 63% 37%
3-5 ans 50% 38% 12% 65% 35%
6-10 ans 56% 34% 10% 76% 24%
48%
42%
10%
63%
37%
50%
38%
12%
65%
35%
56%
34%
10%
76%
24%
Activité des parents des enfants de 0 à 10 ans
Source : RP 2012
moins de 3 ans 3-5 ans 6-10 ans
Emploi des familles monoparentales
 Plus l’âge de l’enfant augmente, plus le
taux d’activité avec emploi des parents
augmente.
 Plus d’un tiers des enfants de moins de 6
ans ont des parents inactifs en recherche
d’emploi.
Ce taux diminue à un quart des enfants âgés
entre 6 et 10 ans.
 En 2014, le taux d’activité des mères de
familles monoparentales est quasiment le
même que celui des femmes en couple (80%
contre 81 %). Néanmoins le chômage est
nettement supérieur (15% contre 7%) pour
ces familles. Ce taux d’emploi inférieur traduit
des difficultés d’insertion et non pas une
moindre présence sur le marché du travail.
Constat  Plus d’1 enfant sur 3 de moins de 6 ans vit dans un foyer où le monoparent n’est
pas en situation d’emploi.
 Plus l’âge de l’enfant augmente, plus le taux d’activité avec emploi des parents
augmente. Ces enfants sont plus exposés à la pauvreté.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux - mars 2017 40
Logements des familles monoparentales
Le prix de l’immobilier et
les montants des loyers
élevés ne facilitent pas
l’accès des parents
seuls au logements. Le
logement social est
souvent l’unique
solution.
57 % des familles avec
enfants sont des familles
monoparentales au
Centre Ville est et 47%
des familles avec
enfants sont des familles
monoparentales à la cité
PMC. Ces deux Iris
concentrent le plus de
logements sociaux
Ressources des familles monoparentales
41
Les familles monoparentales sont fragilisées
financièrement. Leur niveau de vie plus faible est lié à :
 L’absence du 2ème apporteur de ressources dans le
ménage. Les charges d’hébergement et d’équipement
du logement ne sont pas répartis sur 2 salaires.
 Sa diminution après une séparation. Cette baisse est
de 3 % pour les hommes et de 20% pour les femmes
qui ont majoritairement les enfants.
 Du fait qu‘ils sont moins souvent en emploi, les
revenus d’activités sont plus faibles.
 Le revenu médian de ces familles est inférieur aux
autres types de ménages (1 271 €) à l’exception des
ménages complexes (1 177 €).
Les prestations familiales et les minima sociaux ont
contribuent à augmenter le niveau de vie de ces
familles.
 En 2012, 816 familles monoparentales bénéficiaient
du RSA.
Le taux de pauvreté des familles
monoparentales est très supérieur à celui
des couples avec enfants 36 % contre 11%
en 2014
1 271 €
1 977 €
1 443 €
1 177 €
1 616 € 1 570 €
Famille
monoparentale
Couple sans
enfant
Couple avec
enfant(s)
Ménage
complexe
Femme seule Homme seul
Comparaison des revenus disponibles
médians/mois
selon le type de ménage
Sources Insee RP 2012
Hommes
isolés
35%
Femmes
isolées
17%
Monoprent
s
30%
Couple
sans
enfant
4%
Couples
avec
enfant(s)
14%
Pourcentage par type de ménage
des bénéficiaires ivryens du RSA
Source : CAF 2012
Enquête auprès des familles monoparentales
Age
Nombre
enfant
Garde
ou
scolarité
Emploi
Origine
monoparentalité
Logement Ressources
Mère A 27 1 Crèche Salariée Séparation Location plus 2000 €
Mère B 45 4
Etude/lycée
collège/élémentaire
Salariée Séparation Location 1500-2000 €
Mère C 34 2
Garde
seule
Au foyer
sans papier
Séparation Hôtel moins 500 €
Mère D 28 1 Maternelle Salariée Seule Location 1000-1500 €
Mère E 49 1 Elémentaire
Recherche
emploi
Seule Location 500-1000 €
Mère F 44 1 Elémentaire
Recherche
emploi
Séparation Location 500-1000 €
Mère G 36 1 Elémentaire Salariée Séparation Location 1000-1500 €
Mère H 45 3 Etude élémentaire
Au foyer
sans papier
Séparation Hébergé moins 500 €
Mère I 44 1 Elémentaire Salariée Seule Propriétaire plus 2000 €
Mère J 34 5
Collège, élémentaire,
maternelle, crèche
Salariée Séparation Location 1000-1500 €
Mère K 39 1 Collège Salariée Séparation Location 1000-1500 €
Mère L 38 2
Elémentaire
Crèche
Salariée Séparation Location 1000-1500 €
Mère M 46 2 Etude, élémentaire Salariée Séparation Location 1500-2000 €
Mère N 38 2
Lycée
Collège
Salariée Séparation Location 1500-2000 €
Mère O 49 1 Collège Arrêt maladie Seule Location 500-1000 €
Mère P 33 2 Collège, - de 3 ans
Souhaite travailler
pas de crèche
Séparation Location 500-1000 €
Mère Q 41 1 Maternelle Salariée Seule Location 1000-1500 €
Mère R 48 1 Elémentaire Salariée Séparation Location 1500-2000 €
Mère S 40 1 Elémentaire Salariée Séparation Location 1000-1500 €
Mère T 38 2
Collège
Elémentaire
Salariée Séparation Location 1500-2000 €
L’enquête concerne des mères vivant seules avec leurs enfants et résidant à Ivry-sur-Seine. 20 personnes ont été
interrogées, adressées par des maisons de quartiers, des centres de PMI, du CMPP, des connaissances internes aux
personnels de la Mairie.
43
Entrée dans la monoparentalité
Les familles monoparentales semblent plus vulnérables que les autres familles car leur organisation repose sur un seul
parent. Si ces familles sont potentiellement sujettes à des difficultés économiques ou sociales. Celles-ci ne conduisent
pas toutes à des situations de précarité.
L’enquête a révélé des situations très diverses selon le niveau de ressource, la situation professionnelle, le logement et
les relations sociales de ces familles. Les parents interrogés présentent ainsi des réalités très hétérogènes. Ces
rencontres ont permis de mettre à jour des problèmes qui peuvent être source de précarité mais aussi de noter des
phénomènes de solidarité et d’entraide.
L’objectif est d’identifier ces difficultés, ces risques qui par leur accumulation peuvent conduire la famille dans une
véritable situation de fragilité sociale.
 Majoritairement, les femmes interrogées sont
entrées dans la monoparentalité suite à une
séparation. Pour certaines cette désunion a mis un
terme avec une vie passée douloureuse et marque le
début d’une nouvelle vie.
 Les femmes seules depuis la naissance de l’enfant
assument pleinement leur situation notamment pour
les plus âgées d’entre elles.
« L’enfer c’était avant, la liberté c’est
maintenant
….
le problème des familles
monoparentales…c’est pas un
problème… c’est lié à la situation
d’avant »
Mère T
Une entrée dans la monoparentalité
vulnérable mais assumée
Une mère a exprimé le besoin d’une aide administrative
suite à sa rupture car elle ne s’occupait pas avant des
papiers du foyer.
Un besoin de conseils pour
régler certains problèmes
administratifs ou juridiques
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017
44
Un niveau de vie modifié
 Parmi les 20 mères interrogées, 14 sont
salariées majoritairement à temps plein. Leurs
salaires varient en fonction du poste d’emploi
qu’elles occupent.
 3 mères recherchent un emploi mais sont
empêchées par leur situation (besoin d’une place
en crèche, horaires adaptés à ceux de l’école).
 Deux de ces femmes en recherche d’emploi ne
travaillaient pas avant d’être monoparent. Il
existait déjà une vulnérabilité économique pour
ces personnes avant l’entrée en monoparentalité.
Cette dernière aggrave les conditions
d’existence.
« Si je travaille à plein temps, je
devrais payer la garderie et qui
emmènera ma fille aux activités ? »
Mère E
L’emploi : des mères actives mais dont certaines sont empêchées d’accéder à
un emploi par leur situation
Un besoin de mode garde adapté aux
moyens financiers pour permettre
l’accès à un emploi.
- Aide à la garde d’enfants pour parents isolés
(agepi) – Pôle Emploi
- Projet de crèche multi-accueil piloté par les
Cités du secours catholique. Place pour les
parents en parcours d’insertion professionnelle.
La difficulté majeure de ces familles est de devoir prendre en charge le fonctionnement du foyer (loyer,
scolarité, cantine, frais de garde, frais de déplacement, diverses factures) à partir des ressources d’une
seule personne. Les situations divergent selon la hauteur du salaire du parent.
Un couple avec enfant peu avoir également un seul salaire mais dans ce cas le conjoint qui ne travaille
pas peut garder éventuellement les enfants ce qui constitue une économie non négligeable.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 45
 Parmi les mères interrogées, peu ont
quitté leur domicile après la rupture. Celles
qui ne sont pas dans ce cas ont déménagé
pour être plus près de leur famille ou pour
bénéficier d’un loyer moins cher.
La question du changement de logement
est vécue comme un problème difficile à
résoudre au regard des ressources et de la
tension dans le parc locatif social.
 Toutes sont locataires à l’exception d’une
mère qui est propriétaire et de 2 mamans
sans papier (hôtel ou hébergée).
 Nombreuses sont celles qui s’accordent à
dire que le logement constitue le premier
poste des dépenses du foyer. Le paiement
seul d’un loyer engendre une certaine
précarité financière.
Un niveau de vie modifié
La question du logement se pose au moins
pour l’un des parents après la séparation.
Des aides aux logements à connaitre :
- Allocation de logement familiale (ALF)
- Allocation de logement sociale (ALS)
- Aide personnalisée au logement (APL)
 Le logement : une dépense qui pèse encore plus lourdement sur le budget
Le prix de l’immobilier et les montants des loyers élevés, ne facilitent pas l’accès des parents seuls aux
revenus faibles à un logement conforme à leurs souhaits. Le logement social est souvent l’unique
solution pour ces familles.
46
Un niveau de vie modifié
 Les mères qui ont des enfants de 3 ans déclarent
avoir des frais de garde importants crèche privée et
nourrice (assistante maternelle : 902 €/mois).
Une maman a du avoir recours à une nourrice lié à des
horaires de travail atypiques et donc inadaptés aux
services de garde.
 Des frais de garde pour les enfants de moins de 3 ans onéreux
Les problèmes de garde se posent surtout pour la petite enfance et pour les enfants qui commencent
leur scolarité.
 Des difficultés pour concilier horaires de
travail et garde d’enfants
 La difficulté de concilier horaires de travail et garde
d’enfants conduit de nombreuses familles
monoparentales à faire appel à leurs proches.
Pour ceux qui n’ont pas de famille à proximité, la garde
des enfants se complique. Il faut mobiliser des amis ou
le voisinage ou des personnes rémunérées : baby-
sitter.
 Des parents préfèrent rester près de leur enfant si ils
ne gagnent pas plus en travaillant qu’ils ne dépensent
en les faisant garder.
« J’ai essayé de négocier mes horaires
mais ce n’est pas possible, j’ai eu des
difficultés à faire garder ma fille »
Mère F
Comment lever les freins à la garde d’enfant ?
- Crèches éphémères : utiliser des lieux pour
permettre à des parents seuls de se rendre à un
entretien professionnel ou programmer des activités
adultes avec des activités enfants.
- Associations de garde temporaire d’enfant.
Schéma directeur de la Petite Enfance de la ville :
- Renforcer l’accompagnement des assistantes
maternelles.
- Prendre en compte les besoins d’accueil
d’urgence ou ponctuel.
- Favoriser le développement des réseaux parents.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017
47
Un niveau de vie modifié
 Le niveau de ressources des mères change en fonction de la
participation du père. Plusieurs mères interrogées ont exprimé
la faible participation financière du père avant la séparation.
L’impact est donc moins important sur la situation actuelle.
 Globalement, la moitié des femmes interrogées perçoivent
une aide de l’ex-conjoint or, cette aide n’est pas toujours
donnée chaque mois mais selon le bon vouloir de l’ex-conjoint.
Plusieurs mères n’ont pas réclamé de pension alimentaire
auprès de leur ex-conjoint car elles ne souhaitaient pas
prolonger le conflit qui les opposait à celui-ci.
Les mères en totale rupture avec leur ex-conjoint ne perçoivent
pas de pension alimentaire.
« Je n’ai pas de pension
alimentaire. 200 € ont été
demandés par le juge mais il ne
donne pas »
Mère P
Des aides à mobiliser
- L’aide au soutien familial : 104,75€/mois CAF
En 2012, 806 familles monoparentales ivryenne bénéficiaient
de l’ASF
- Création de l’agence nationale pour le recouvrement des
pensions alimentaires (l’aripa)
 Une participation financière de l’ex-conjoint aléatoire
Nationalement, les impayés de pensions alimentaires sont estimés entre à 30% et 40 %.
Les pensions alimentaires représentent 1/5 des revenus des familles monoparentales.
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 48
Un niveau de vie modifié
 Des budgets serrés qui rendent les
fins de mois difficiles
Toutes les mères interrogées s’accordent pour dire qu’il est difficile financièrement d’assumer seule
l’ensemble des dépenses du foyer même celles qui possèdent un salaire au de là de 2 000 €. Un
imprévu devient rapidement une charge difficile à surmonter.
 Des choix difficiles à faire
 Peu de crédit à la consommation mais des
découverts
« J’économise sur chaque centime » Mère E
« Je m’en sort un peu mais c’est difficile » Mère J
« J’essaie de joindre les 2 bouts » Mère L
« A la fin du mois il reste 20 € » Mère O
« Malgré toutes les aides, c’est dur 3 personnes sur
une paye » Mère T
« Je choisis entre payer certaines factures et
manger » Mère L
« Tu te dis est ce que je paie cette facture où je leur
paye une glace, un jouet. Comme tu es moins à
l’aise dans ta vie, tu compenses. Ce n’est pas en
matériel, pas tout... mais en affection » Mère T
« Je ne veux pas rentrer la dedans sinon on ne s’en
sort pas. La famille m’aide surtout dans le matériel »
Mère B
« Tous les mois je suis à découvert avant je pleurais
mais après tu t’habitues » Mère R
 Une gestion nécessaire
« Je me donne un budget de 60 € par semaine pour
l’alimentation. Je compare les prix et choisi chez LIDL,
Leader Price et Leclerc » Mère E
« Dès le début du mois je mets de l’argent de côté
pour l’alimentaire ». Mère L
49
Un niveau de vie modifié
 Des vacances et loisirs sous condition
 1 mère sur 2 déclare pouvoir partir en vacances où du
moins faire partir ses enfants (colonie de vacances).
Les mères qui ont la possibilité de partir sont
majoritairement aidées par leurs parents, d’autres
bénéficient des tarifs plus avantageux proposés par les
comités d’entreprises.
1 personne interrogée sur 2 déclare ne pas avoir la
possibilité de faire des activités de loisirs. S’ils le peuvent,
les loisirs sont avant tout pour les enfants.
Certains parents ont inscrit leur enfants à une activité
culturelle ou sportive.
Au de là de l’aspect financier, la pratique des activités
avec les enfants ou pour soi même n’est pas ressenti
comme une nécessité pour tous. En revanche, certains
parents recherchent régulièrement des activités de loisirs
gratuits ou peu onéreuses dont les activités des maisons
de quartier.
« Il ne faut pas qu’il m’arrive de galère
autour sinon on ne peut pas partir
en vacances » Mère I
Besoin d’aide financière au départ
en vacances ou pour pratiquer
des loisirs.
Pratique QF ville : 1 part et demi
supplémentaire pour les familles
monoparentales mise en place
depuis 2013.
Les fins de mois difficiles mettent des freins aux possibilités de partir en vacances, de pratiquer une
activité culturelle ou sportive ou de faire des sorties. S’ajoutent à l’insuffisance des revenus, un manque
temps mais aussi pour certaines la faible disponibilité psychologique.
« Sortie je ne connais plus ce mot, ma
priorité se sont mes enfants » Mère M
« Ma fille me demande d’aller au
restaurant quand on sort mais ce n’est pas
possible » Mère E
50
Tout gérer seule
Une organisation fragile
Une nouvelle organisation à mettre en place
Face à un emploi du temps relativement encombré, la plupart des monoparents ont dû s’organiser pour
assumer seuls la gestion au foyer au quotidien : tâches ménagères, surveillance des enfants, aide aux devoirs,
gestion de l’administratif. Parmi les mères interrogées la question sur l’organisation du quotidien a donné lieu
de nombreux échanges.
Une organisation pesante et stressante
« Les plus gros changements, c’est d’accepter d’être débordée,
accepter le désordre, oublier d’être coquette, les nouveaux
jouets pour ses enfants. Le plus dur n’a pas été de supprimer les
sorties mais d’accepter que sa vie ne sera plus jamais ce qu’elle
était. » Mère D
« C’est la cavalcade le soir, la douche, les devoirs…tu cours le
soir » Mère R
« Je fais des courses rapides, des repas rapidement préparés,
pas de choses élaborées » Mère M
« Je fais des calendriers pour tout : le logement, la cantine… »
Mère P
« Je fais les courses à la semaine, je prépare les plats à la
semaine. Je cuisine le samedi. Le week-end on fait tout. Le
dimanche c’est la famille. Le maître mot c’est l’anticipation. Bien sûr
avant on vivait au jour le jour, on se donnait le temps. » Mère B
« Chaque chose est pensée minute par minute » Mère M
« Il faut tout anticiper avant » Mère T
« Je me fais livrer les courses. Comment faire pour monter les
escaliers avec l’enfant et les courses ? » Mère A
« J’ai trouvé un équilibre dans
l’organisation de la maison mais
si il y a un problème Boom
tout explose » Mère B
Besoin de soutien dans
l’organisation quotidienne
service d’aide à domicile
Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 51
L’environnement relationnel
 Le rôle essentiel des réseaux personnels
 Les mères interrogées insistent
sur le relais de la famille ou d’amis.
Cette aide est essentielle et change
totalement la façon de vivre sa
situation de monoparent aussi bien
pour la garde des enfants mais
aussi pour avoir du temps pour elle.
 Importance des solidarités
institutionnelles et collectives
La famille proche est souvent sollicitée pour la garde d’enfants.
Pour celles qui n’ont pas de familles à proximité, faire garder les enfants est un défi quotidien soit pour
se diriger vers de bons services au meilleur prix soit pour trouver une solution d’urgence.
Certaines situations restent problématiques parce que les réseaux de connaissance des parents ne
permettent pas d’utiliser ce genre de recours.
« Heureusement, je ne suis pas seule
dans cette situation. L’entraide entre mère seule est essentielle.
Sans ça, je n’ai plus de travail, plus rien. » Mère D
« Ca change tout le relais. » Mère I
« J’ai de la chance. J’ai un bon réseau d’amis et de
connaissance » Mère T
« Le plus difficile c’est de ne
pas avoir de relais » Mère S
Besoin de créer du réseau pour sortir de
l’isolement et s’entraider.
- Créer un lieu d’entraide par des échanges de savoir-
faire, des astuces de vie quotidienne, des projets
vacances, des tarifs négociés….
52Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017
Les conséquences pour l’enfant
 La place de l’autre parent
 Une éducation à assumer souvent seule
Besoin d’aide aux devoirs
pour les enfants
Besoin d’aide à la parentalité
- Aide aux devoirs à domicile ou dans les
maisons de quartiers
- Café parents
 La situation de monoparentalité implique souvent de
renégocier son rôle de parent au quotidien. Ce rôle est
différent selon l’implication du père dans l’éducation des
enfants .
Très majoritairement, les mères interrogées entretiennent un
dialogue avec l’ex-conjoint pour les enfants.
Les enfants voient leur père selon des fréquences variables.
« C’est quand il veut environ
tous les trois mois »
Mère F
 La situation de monoparentalité induit que l’enfant ne peut
compter au quotidien que sur un seul parent. Ceci implique
une disponibilité sans faille du parent, un surveillance et une
attention portée aux enfants dans tout les domaines
notamment scolaire.
 Majoritairement les mères interrogées n’expriment pas de
difficulté relative à l’ éducation de leur enfant. En revanche,
elles expliquent qu’elles ont du rendre très vite autonome les
enfants.
Elles assurent le suivi des devoirs ou font appel à un autre
enfant de la famille (grand frère) ou une association.
« J’ai fait grandir ma fille très
vite…pour qu’elles aille seule aux
activités » Mère T
« Mon fils grandit plus vite. Je lui ai
appris à téléphoner, à aller chez le
voisin si besoin » Mère R
53Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017
Du temps pour soi
 N’être que maman
 Choisir de se soigner
Prévenir des situations d’épuisement
- Permettre de bénéficier de davantage de
temps pour elle même et pour s’investir
dans la vie sociale tout en assumant leur
responsabilité de parent.
Besoin d’espace pour parler de sa
situation
- Café parents
Face à l’organisation rigoureuse que les obligations journalières imposent, il est difficile pour un parent qui
élève seul ses enfants de se dégager un peu de temps personnel. Pour celle qui bénéficient d’appuis
extérieurs (famille, ex-conjoint, amis, voisins…), il est plus facile de se libérer et de s’accorder un temps pour
soi sans les enfants. En revanche, pour celles qui ne peuvent bénéficier de ce temps libre, la fatigue physique
et morale s’installe progressivement pouvant conduire à des situations d’épuisement.
« Je suis maman à 110% à 200 % » Mère Q
« Je suis maman du réveil jusqu’au coucher » Mère L
« J’ai fait l’impasse sur ma vie de femme » Mère T
« J’ai arrêté toute vie associative » Mère T
« Je ne pense même pas à moi…des fois c’est la
déprime » Mère H
 Etre sans faille
« Il ne faut pas que je sois fatiguée » Mère Q
« Je n’ai pas le droit d’être malade, d’avoir un moment
de faiblesse » Mère L
« Tu n’as pas le droit d’aller mal sinon tu es un
mauvais parent » Mère I
« Je me néglige…Je devais faire des séances d’orthoptie
mais je ne peux pas car je n ’ai pas le temps » Mère G
« Je vais chez le médecin au dernier moment » Mère I
« Tu as besoin aussi de gens avec qui tu peux avoir
des relations d’adultes car tu es toujours confronté
à tes enfants » Mère T
 Un besoin d’échange entre parents
Préconisations
 Favoriser l’accès au mode de garde régulier adapté aux moyens financiers des
familles.
 Développer des modes de garde ponctuelle pour permettre au parent seul
d’avoir du temps libre pour faire des démarches administratives, pour aller à un
rendez vous médical ou pour avoir un moment que pour soi.
 Aider les familles monoparentales à sortir de l’isolement et favoriser le
développement de réseaux, de lieux d’entraide en s’appuyant sur les structures
(maisons de quartiers) ou associations existantes.
 Informer sur les aides existantes et les instances juridiques pour conseiller et
aider les familles monoparentales dans leurs démarches administratives en les
orientant vers l’Espace Municipal de Médiation et d’Accès au Droit.
 Informer sur les dispositifs financiers mobilisables pour partir en vacances.
Préconisations

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CCAS Ivry alalyse des Besoins sociaux 2017

  • 1. ANALYSE DES BESOINS SOCIAUX 2016 Centre Communal de l’Action Sociale
  • 3. Portrait Social : Structure démographique 3  Une ville démographiquement dynamique : environ 12 300 habitants de plus d’ici 2030  Une taille des ménages qui s’est stabilisée mais qui reste réduite à 2,2 personnes par ménage Ivry < Choisy/94/Idf < Vitry 2,2 < 2,3 < 2,5  Une prédominance des ménages d’une personne Ivry > Choisy/Idf > 94 > Vitry 41% > 36 % > 35% > 31% Ménage d'une personne 40.5% Autres ménages sans famille 6.0% Couple sans enfant 18.4% Couple avec enfant(s) 23.3% Familles monoparenta les 11.8% Répartition des ménages ivryens par type de composition en 2012 Source: Insee, RP 2012 exploitations complémentaires Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
  • 4. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 20174 Portrait Social : Structure démographique  Une répartition des ménages par catégorie socioprofessionnelle qui évolue légèrement en faveur des cadres Cadres : Idf > 94 > Ivry > Choisy > Vitry 22% > 19% > 15% > 14% > 11% Ouvriers : Vitry/Choisy > Ivry > 94 > Idf 18% > 16% > 13 % > 12% Personnes sans activité professionnelle : Ivry > Vitry > Choisy/94/Idf 8,5 % > 6% > 5% 8.9% 8.5% 23.3% 23.4% 15.6% 15.6% 17.3% 17.6% 17.4% 16.6% 13.3% 14.6% 4,2% 3,7% 2007 2012 Evolution des ménages selon la PCS de la personne de référence du ménage Source: Insee, RP 2007; RP2012 Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres et professions intellectuelles supérieures Professions intermédiaires Employés Ouvriers Retraités Autres personnes sans activité professionnelle
  • 5. 5 Portrait Social : Famille/Enfance  Des familles monoparentales de plus en plus nombreuses parmi les familles avec enfant(s) Ivry > Vitry > 94 > Choisy/Idf 34 % > 31% > 29% > 27%  Un nombre constant de 2 enfants par couple • Famille monoparentale = 1,7 • Couple = 2  1 famille sur 5 avec enfant(s) est une famille nombreuse Vitry > Ivry/94/Idf > Choisy 22 % > 20% > 17 % 40,5% 6% 34,5% 18.4% 66% 43.5% 23.3% 34% 22% 11.8% Famille avec enfant(s) Famille Ménage Typologie des ménages en 2012 Source: Insee, RP2012 exploitation principale Ménage d'une personne Autres ménages sans famille Couple sans enfant Couple avec enfant(s) Familles monoparentales Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
  • 6. 6 Portrait Social : Famille/Enfance  Un taux de natalité soutenu mais un déficit migratoire des familles composées d’au moins un enfant de moins de 3 ans : des jeunes parents à stabiliser sur le territoire  Solde migratoire négatif pour les tranches de 0 à 4 ans et 5 à 9 ans  1 enfant de moins de 3 ans sur 4 est accueilli en structure collective ou familiale en 2012  655 places en structures sur la ville dont 267 places ville + 240 places Conseil Départemental  1 enfant sur 10 âgé de 2 ans est scolarisé dans une école de la ville (2012)  Une prévision d’environ 1 000 élèves d’ici 2020 entrainant un besoin de nouveaux établissements scolaires  1 enfant sur 7 de moins de 10 ans Pourcentage de couples inactifs vit dans un foyer où aucun des parents ne travaillent  55 % des enfants de 0 à 10 ans vivent dans une famille où les 2 parents ou le monoparent travaillent. Une différence de 10 points avec le Département (65%). Ivry Choisy Vitry 94 Idf - de 3 ans 10 % 8 % 13 % 7 % 6 % 3-5 ans 12 % 6 % 11 % 6 % 6 % 6-10 ans 10 % 7 % 8 % 6 % 5 % Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017
  • 7. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 7 Portrait Social : les Jeunes  Une ville attractive pour de nombreux jeunes, compensant partiellement une baisse naturelle de cette population (Indice de jeunesse (60 ans ) : 1,31)  Un phénomène d’évitement : 1 adolescent de 11 à 14 ans sur 3 n’est pas scolarisé sur la ville Scolarisation des 11-14 ans : Ivry < Idf < 94 < Choisy/Vitry 66% < 74% < 75% < 76%  56% des jeunes de 20-24 ans qui ne sont pas en études ont un niveau supérieur au baccalauréat  Plus d’1 jeune sur 2 âgé de 18 à 24 ans ne vit plus chez ses parents Pourcentage de jeunes vivant chez leur parent Ivry < Choisy < Idf < 94 < Vitry 46%< 54% < 59% < 62% < 65% Pas de scolarité 1% Aucun diplôme 16% BEPC 7% CAP/BE P 20%Baccalau réat 28% Diplôme supérieur 28% Diplôme le plus élevé des ivryens non scolarisés âgés des 20-24 ans
  • 8. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 7 Portrait Social : Les personnes âgées  En 2027, près d’1 ivryen sur 5 sera âgé de 60 ans et plus  Une baisse du nombre d’aidants par personne aidée alors que 56 % des 80 ans ou plus vivent seuls (Ration aidants/aidés 5,1 (-1,2))  Un niveau de vie médian mensuel des personnes âgées supérieur à celui de l’ensemble de la population  Taux de pauvreté des 50-59 ans : 27 %  Taux de pauvreté des 60-74 ans : 25 %  Taux de pauvreté des 75 ans ou + : 11%  Ressources des personnes âgées : une baisse du niveau de vie à venir Très majoritairement, les personnes âgées vivent à leur domicile • 88% des hommes et 83% des femmes âgés de 80 ans vivent à domicile • 12% des 75 ans et plus vivent en établissement 1521 1789 1642 1581 1446 1649 2281 2684 2462 2372 2169 2473 1 446 € 989 € Ivry-sur-Seine France métropolitaine Ivry-sur-Seine France métropolitaine Ivry-sur-Seine France métropolitaine 60-74 ans 75 ans et plus Ensemble de la population Niveau de vie médian mensuel selon la structure du ménage en 2012 Source: Insee FilosoFi 2012 Ménage d'1 personne Ménage de 2 personnes Niveau de vie médian de la commune Seuil de pauvreté
  • 9. Document de travail - présentation de l’ABS – 13/10/16 9 Portrait Social : Le logement Peu de propriétaires mais de plus en plus de ménages locataires dans le parc social Ivry > Vitry > Choisy > 94 >Idf 38%> 33% > 30% > 27% >22% Des ménages de faible taille occupent 2/3 des résidences ivryennes  1 ménage sur 5 vit dans logement trop petit • Situation de surpeuplement modéré (14 %) et accentué (6%) : 20 % Ivry/Vitry > Choisy > 94 20% > 17% > 16% Profil du demandeur :  Une forte tension dans le parc locatif social  Entre 30 et 45 ans  Personne seule ou en couple sans enfant  Hébergé ou décohabitant  Une offre de logements sociaux confrontée aux ressources limitées des demandeurs • 75 % des demandeurs sont éligibles à un logement très social (type PLAI) • Part des logements loués sous les plafonds de loyer PLAI : Ivry > Vitry > Choisy 54% > 50% > 22% 4% 3% 33% 38% 33% 31% 30% 28% 2007 2012 Statut d’occupation des résidences principales Source: Insee, RP2007 et RP2012 exploitations principales Logé gratuitement Locataire parc social Locataire parc privé Propriétaire
  • 10. 10 Portrait Social : Le logement  Des difficultés d’accès au parc social compte tenu des niveaux de loyers reléguant les ménages les plus précaires dans un parc ancien  Des ménages aux ressources plus faibles dans un parc locatif privé que dans le parc social • Ivry : Parc social - revenu médian/mois : 1 198 € Parc privé - revenu médian/mois : 1 000 €  Des bénéficiaires d’une aide au logement plus nombreux dans le parc locatif privé que dans le parc social • 7 914 ménages bénéficiaient en 2015 d’une aide au logement (+ 3,5% entre 2014 et 2015) • Les bénéficiaires d’une aide au logement habitent à 50,6% dans le parc privé.  Une offre importante dédiée aux jeunes et étudiants et de nombreuses structures d’hébergement social • 10 résidences pour jeunes dont 6 uniquement pour les étudiants. • Environ 1 000 places d’hébergements temporaires. Un nombre supérieur aux villes de référence 12 003 € 14 028 € 14 337 € 13 309 € 14 375 € 12 700 € 13 501 € 13 412 € Ivry-sur-Seine Vitry-sur-Seine Choisy-le-Roi CASA Comparaison du revenu médian annuel par UC des ménages dans le parc social et privé Source: PLHI CASA 2016-2020 Revenu médian location privée/an Revenu médian location sociale/an 39.8% 50.6% 2.6% 7% 46.5% 41.5% 4.3% 7.6% Dans le parc locatif social Dans le parc privé En accession En foyer logements Répartition par type de logement des bénéficiaires d'une aide au logement Source CAF 2012 Ivry-sur-Seine Val-de-Marne
  • 11. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 11 Portrait Social : Formation-Activité-Emploi 1 ivryen sur 4 de plus de 15 ans est sans diplôme, mais une part importante de diplômés de l’enseignement supérieur long • Part des diplômés de l’enseignement long : Vitry < Choisy < Ivry < 94 < Idf 14% < 16% < 19% < 21% < 25%  Une augmentation de la part des actifs : 3 ivryens sur 4 âgés de 15 à 64 ans sont en activité  Sur l’ensemble des actifs en emploi, 15% sont en contrat précaire, un taux supérieur aux collectivités de référence  La ville concentre une forte présence d’emploi sur son territoire • Pour 100 actifs ayant un emploi sur la zone  130,5 emplois • 1 ivryen sur 4 travaille dans la commune Actifs ayant un emploi, 63% Chômeurs, 12% Retraités, 5% Etudiants, 12% Autres inactifs, 9% Actifs 75 %
  • 12. Document de travail - présentation de l’ABS – 13/10/16 12 Portrait Social : Formation-Activité-Emploi  Près d’1 ivryen sur 3 a le statut employé, une baisse des ouvriers et des employés en faveur des cadres actifs • Part des cadres parmi les actifs occupés : 21 % +3 pts • Part des employés parmi les actifs occupés : 32 % - 1 pt • Part des ouvriers parmi les actifs occupés : 18 % - 1 pt  Un temps partiel féminin pour plus d’1 personne sur 5 et un temps partiel masculin plus important comparé aux collectivités de référence • Temps partiel masculin : 12 % + 2 pts ( 15-24 ans 34%) • Temps partiel féminin : 21 % - 2 pts (15-24 ans 45% )  Une évolution à la baisse des demandeurs d’emploi de catégorie A en avril 2016 • Nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) en avril 2016 : 4 041 -2,1% • Estimation du taux de chômage 13%  Majoritairement des demandeurs d’emploi au statut d’employé à la recherche depuis moins d’un an • Profil du demandeur d’emploi : homme /employé / entre 25 et 39 ans / niveau BEP-CAP / inscrit à Pôle emploi depuis moins 1 an
  • 13. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 13 Portrait Social : Ressources - Précarité  Un nombre de foyers fiscaux plus faible que le Département et la Région Vitry > Ivry > Choisy > 94 > Idf 57 % > 58% > 62% > 68% > 69% (année 2013)  Un revenu disponible plus faible que l’ensemble des collectivités de référence (année 2013) Part des prestations sociales Vitry > Ivry > Choisy> 94 > Idf dans le revenu disponible 8% > 7% > 7% > 5% > 4%  Des familles monoparentales fragilisées financièrement  Revenu médian disponible des familles monoparentales par UC : 1 271 €  Ménage dont le revenu médian disponible est parmi les plus bas : Ménage complexe et famille monoparentale / locataire /entre 40 et 49 ans  Ménage dont le revenu médian disponible est parmi les plus haut : Couple sans enfant / propriétaire / plus de 75 ans 1 449 € 1 486 € 1 590 € 1 794 € 1 865 € Comparaison des revenus médians disponible mensuel par UC Source : Insee RP 2013
  • 14. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 14 Portrait Social : Ressources - Précarité  Plus d’ 1 ivryen sur 4 est sous le seuil de pauvreté, un taux supérieur aux collectivités de référence (données 2013)  Taux de pauvreté des locataires : 32% Ivry > Vitry > Choisy > 94 > Idf  Taux de pauvreté des propriétaires : 10 % 26 % > 23 % > 20 % > 16 % > 15 %  Taux de pauvreté des 40-49 ans : 30%  Une hausse des bénéficiaires du RSA et une part des allocataires de la CMU-C plus importante que le Département 2672 2675 2829 3030 3140 688 714 743 764 740 2011 2012 2013 2014 2015 Population ivryenne percevant le RSA ou l'AAH Source: CAF 2011-2015 RSA AAH 9 % de la population âgée de 25 à 64 ans est bénéficiaire du RSA contre 6% pour sur le Département 3 % de la population bénéficie de l’AME et 12 % de la CMU-C contre 8 % pour le Département
  • 16. Carte d’Ivry-sur-Seine par Quartier et par Iris
  • 17. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 17 Portrait des quartiers par thème Ressources et précarité Légendes Données supérieures à la moyenne ivryenne ++ Hausse de plus de 3 points par rapport à 2007 Données proches à la moyenne ivryenne + Hausse de moins de 3 points par rapport à 2007 Données inférieurs à la moyenne ivryenne  Stagnation par rapport à 2007 - Baisse de moins de 3 points par rapport à 2007 -- Baisse de plus de 3 points par rapport à 2007 Ville Petit-Ivry Monmousseau – Verollot Louis Bertrand Mirabeau Sémard Centre Ville Marat Parmentier Ivry-Port Ivry-sur-Seine PetitIvryNord PetitIvrySud CitéPMC Hoche-LeGalleu PlateauSud Monmousseau Fort Verollot PlateauNord Mirabeau DantonOuest DantonEst Centrevilleouest Centrevillesud Gagarine CentrevilleNord CentrevilleEst ParmentierSud ParmentierNord Ivry-PortNord Ivry-PortCentre Ivry-PortSud Part des ménages fiscaux imposés 65 65 67 53 62 69 62 63 63 57 57 66 67 73 67 50 68 59 - 62 54 52 65 − − − − − − − − − + − − − + − + − − − − −− − Revenu fiscal médian par unité de consommation 1338 1413 1630 1128 1404 1458 1295 1370 1376 1308 1278 1478 1705 1813 1462 1010 1492 1350 1491 1518 839 1098 1479 + + + + + + + + + + + + + + −− + + Part des revenus d’activité 74 70 72 66 73 79 69 71 83 74 79 74 74 74 71 75 69 64 79 70 80 81 80 − − − + − − + + − + + + − − − + − − − Bas revenus parmi les bénéficiaires CAF (comparaison 2011) 39 36 35 56 40 34 44 56 40 41 42 37 35 30 39 48 34 44 32 35 29 43 47 − − − + + − − − − − − + − + + − − − − + + + + + −− + + + Part des bénéficiaires RSA droit commun (comparaison 2011) 7 5 5 11 7 4 6 14 6 9 7 6 5 4 6 11 5 8 5 8 5 7 7 − − − + − − − + + − +
  • 18. Document de travail - présentation de l’ABS – janvier 2017 18 Fiche d’identité sociale par quartier – exemple -  Revenu fiscal médian mensuel par UC Les ménages de l’iris Centre ville Ouest possède un revenu fiscal médian par UC (1813 €) supérieur à l’ensemble des iris. A l’inverse, l’iris Ivry-Port nord se distingue par un faible revenu fiscal médian par UC (839€) soit une différence de près de 1 000€ par UC. Cet iris est marqué par une baisse importante entre 2006 et 2011 de la valeur pour les ménages du revenu fiscal médian par UC. Sa population moins dépendante aux minima sociaux est très fragile et précaire. Les iris Gagarine, Ivry-Port Centre et la cité PMC se distinguent également par un revenu fiscal médian mensuel par UC faible respectivement de 1 010 €, 1 089 € et 1 128 €, le revenu médian étant de 1 338 € en 2011 pour Ivry-sur-Seine. Les iris Danton Est (1 705 €), Petit-Ivry Sud (1 630 €), Parmentier Nord (1 518 €) ont des revenus fiscaux plus élevés que le revenu médian de la ville. Les 2 premiers iris se caractérisent par une surreprésentation des cadres et ménages appartenant à la PCS des professions intermédiaires. L’iris Parmentier Nord se caractérise par une sous représentation des employés et ouvriers mais par une surreprésentation des retraités. 1413 1630 1128 1404 1458 1295 1370 1376 1308 1278 1478 1705 1813 1462 1010 1492 1350 1491 1518 839 1098 1478 Comparaison par iris des revenus fiscaux médians mensuels en 2011 par UC Source: Insee, RP 2012
  • 19. Fiche d’identité sociale par quartier - exemple - • Un niveau de qualification socioprofessionnelle élevé des ménages. • Un revenu fiscal médian par unité de consommation très supérieur à la moyenne de la ville. • Un habitat mixte où 1 ménage sur 3 est propriétaire. • Peu de bénéficiaires des minima sociaux. Centre ville Ouest CENTRE VILLE • Un iris jeune: une part des moins de 20 ans et des familles avec enfant(s) importante dont de nombreuses familles monoparentales. • Un habitat populaire où près d’1 logement sur 2 appartient au parc social. Centre ville Sud Centre ville Est • Secteur exclusivement composé de logements HLM populaires d’où une part importante de bénéficiaires de l’APL. • Plus d’1 famille avec enfant sur 2 est une famille monoparentale. • Un iris familial mais où vivent de nombreux retraités. • Une population des 18-24 ans moins scolarisée que la moyenne de la ville. • Un chômage élevé notamment chez les 18-24 ans.
  • 20. CentrevilleOuest CentrevilleSud Gagarine Centrevillenord CentrevilleEst Ivry-sur-Seine unités Structuredémographique Population IRIS 5 4 4 4 3 100 % Population de l'IRIS/ Population totale de la ville Population de moins de 20 ans 26 29 22 26 25 23 % Population âgée de moins de 20 ans/ Population totale Population de plus de 65 ans 15 9 16 16 16 13 % Population âgée de + de 65 ans/ Population totale Population de plus de 75 ans 6 6 9 8 9 7 % Population âgée de + de 75 ans/ Population totale Taille des ménages 2,2 2,3 2,2 2,5 2,1 2,2 nbr Population/ Nombre de ménage Part des cadres 20 18 6 18 8 15 % Personnes de référence du ménage ayant le statut cadre/ Nombre de ménage Part des ouvriers 10 17 19 17 15 16 % Personnes de référence du ménage ayant le statut ouvrier/ Nombre de ménage Part des retraités 27 19 30 19 33 23 % Personnes de référence du ménage ayant le statut retraité/ Nombre de ménage Part de la population étrangère 17 15 24 14 12 21 % Population étrangère/ Population totale Famille/Enfance Part ménages d'une personne 41 36 42 35 42 41 % Ménage d'une personne/ Nombre de ménage Part des familles avec enfants 66 76 68 67 74 66 % Familles avec enfants/ Nombre de famille Part couples avec enfants 66 58 63 59 43 66 % Couples avec enfant/ Nombre de familles avec enfant(s) Part familles monoparentales 34 42 37 41 57 34 % Familles monoparentales/ Nombre de familles avec enfant(s) Part familles nombreuses 18 15 20 29 21 20 % Familles composées de + de 3 enfants/ Nombre de familles avec enfant(s) Jeunes Indice de jeunesse 1,25 2,26 1,09 1,25 1,06 1,31 ind Population âgée de moins de 20 ans/ Personnes âgées de plus de 60 ans Part des 15-24 ans 13 16 13 16 15 14 % Population de 15 à 24 ans/ Population totale Part des actifs de 15 à 24 ans 40 41 40 47 52 42 % Actifs de 15 à 24 ans/ Population de 15 à 24 ans Part des chômeurs de 15 à 24 ans 20 32 32 29 33 28 % Chômeurs de 15 à 24 ans/ Population de 15 à 24 ans Part des 15-24 ans vivant seuls 5 8 2 1 0 12 % Population de 15 à 24 ans vivant seule/ Population de 15 à 24 ans Séniors Indice de vieillissement 0,8 0,44 0,92 0,8 0,95 0,76 ind Population âgée de + de 60 ans/ Personnes âgées de moins de 20 ans Part des 80 ou plus 4 4 6 5 7 4 % Population âgée de + de 80 ans/ Population totale Population de 80 ans ou + vivant seule 72 54 56 43 71 47 % Population de 80 ans ou + vivant seules/ Population de 80 ans ou plus Part des femmes de + de 75 ans 7 7 12 9 13 9 % Femmes de plus de 75 ans/ Population femme Logement Part des propriétaires 36 27 26 15 0 28 % Résidences principales occupées propriétaires/ Nombre de résidences Part des locataires 61 71 71 84 99 69 % Résidences principales occupées locataires/ Nombre de résidences Part des logements sociaux 36 47 60 70 97 38 % Résidences principales occupées logements sociaux/ Nombre de résidences Emploi/Activité Taux de chômage 14 17 19 15 20 16 % Chômeurs/ Actifs de 15 à 64 ans Part des actifs 77 77 73 76 71 75 % Actifs/ Population totale Part des actifs avec emploi 86 83 81 85 80 84 % Actifs occupés/ Actifs Taux d'activité des femmes 74 76 70 74 67 72 % Actifs femmes/ Population femme Part des salariés 89 91 92 95 95 92 % Salariés/Actifs occupés Part des non salariés 12 10 9 7 5 10 % Non salariés/Actifs occupés Part des contrats précaires 13 15 11 16 12 15 % (CDD, Intérim, contrats aidés, stages)/Actifs occupés Formation Taux de scolarisation des 18-24 ans 58 58 65 50 44 60 % Population de 18 à 24 ans scolarisée/ Population de 18 à 24 ans Population de 15 ans ou+ sans diplôme 19 21 32 27 21 25 % Population de 15 ans ou + sans diplôme/ Population de 15 ans ou plus Population de 15ans ou+ diplômés sup 32 36 22 34 19 31 % Population de 15 ans ou + avec un diplôme Bac +2 ou +/ Population de 15 ans ou + Ressources Précarité Part ménages fiscaux imposés 73 67 50 68 59 65 % Ménages fiscaux imposés/ Nombre de ménages Revenu fiscal médian par UC 1813 1462 1010 1492 1350 1338 € Part des revenus d'activité (2011) 74 71 75 69 64 74 % Revenu d'activité/ Revenu total Nombre allocataires CAF (2012) 454 441 598 398 340 11770 nbr Part des bénéficiaires RSA droit commun sur pop 15-64 4 6 11 5 8 7 % Bénéficiaires du RSA/ Population de 15 à 64 ans PORTRAIT PAR INDICATEURSDU QUARTIER CENTRE VILLE
  • 21.  L’ AIDE ALIMENTAIRE 3ème Partie ABS  LES FAMILLES MONOPARENTALES
  • 22. Indicateurs de précarité Accompagnement social de l’Espace Départemental des Solidarités :  6 846 ménages bénéficiant de l’accompagnement d’un assistant social à l’EDS d’Ivry-sur-Seine en 2015.  Une augmentation de 12 % en un an des ménages suivis à l’EDS. Commission sociale du CCAS de la ville :  697 aides accordées en 2015 (alimentaire, énergie…) Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 22 Constat : des personnes vont et viennent entre des périodes au-dessus et en-dessous du seuil de la pauvreté ou sont installées dans la pauvreté.  Ces situations de précarité ou de pauvreté incitent certaines personnes à recourir temporairement ou plus durablement à l’aide alimentaire. Estimation du nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire sur la ville : environ 800 ménages
  • 23. Les acteurs locaux de l’aide alimentaire Les acteurs associatifs  Les Restos du Cœur  La Croix Rouge  Le Secours populaire  Emmaüs Solidarité  Conférence St Vincent de Paul  Cape sur Ivry Les acteurs institutionnels  La Mairie – le CCAS  EDS  Aide directe aux ménages (354 bons alimentaires en 2015)  Aide financière et matérielle auprès des associations Constat  De nombreux acteurs locaux de l’aide alimentaire sur la ville  Majoritairement des associations nationales  Des associations qui s’inscrivent dans une politique de lutte contre l’exclusion.  Majoritairement des associations pour lesquelles l’aide alimentaire est une activité parmi d’autres.  Une organisation et des moyens différents selon les associations  Une distribution alimentaire qui varie selon les associations en terme : de mode d’accueil du contenu des aides des critères d’accès des quantités des aides des aides apportées de la durée d’accès  2 associations sont ouvertes tous les jours sauf le week-end qui proposent 2 aides distinctes (Restos du Cœur et Emmaüs).  Pas d’aide alimentaire proposée le week-end  Une ouverte de 5 associations étalée sur la journée de jeudi  Un déficit de l’aide au mois d’août (ouverture du Secours Catholique à Villejuif) Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 23
  • 24. Type d’aide et accès Type d’aide  Toutes les associations sauf une proposent un colis alimentaire « préparé » selon le nombre de personnes au foyer.  Remise de ticket service pour les familles avec enfants (St Vincent de Paul)  Petit déjeuner toute l’année et repas chaud le midi en période hivernale (Emmaüs Solidarité) Inscription  Directement auprès de l’association  Sur orientation d’une assistante sociale Critères d’accès  Barème national ou interne déterminé selon un seuil ou un reste à vivre (ressources – charges).  Demande d’une assistante sociale Durée d’accès  Pas de limite déterminée  En fonction de la situation  3 mois renouvelable 1 fois pour une association (La Croix Rouge) Fréquence  De tous les jours pour Emmaüs à 1 fois toutes les 1,2,3 semaines selon l’association. Constats  Une aide majoritairement constitués de colis alimentaire.  Des accès donnés par les assistantes sociales ou le service de l’action sociale  Des aides alimentaires parfois limitées dans le temps  Des fréquences pour certaines associations qui ne permettent pas d’assurer une aide alimentaire suffisante. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 201724
  • 25. Profil des bénéficiaires Les bénévoles et responsables d’association ont été interrogés sur l’évolution du profil des bénéficiaires : Constat  Un public de plus en plus hétérogène et plus nombreux  Des demandes plus diversifiées  Un besoin de denrées plus important  Une aide qui n’est plus ponctuelle mais qui dure dans le temps car les bénéficiaires se retrouvent dans des situations de précarité installées dont ils n’arrivent pas à sortir. « De plus en plus de femmes avec enfant(s) » , « Beaucoup de jeunes » « Les personnes sont de plus en plus en difficulté », « Plus de réfugiés » « De plus en plus d’immigrés » « Beaucoup de retraités » « Plus de personnes seules » « Plus de familles monoparentales » Nombre de ménages bénéficiaires Rythme d’accueil Les Restos du Cœur Hiver : 650 Eté : 450 1 fois/semaine La Croix Rouge 45/semaine 1 fois / semaine Le Secours Populaire 150/an 1 fois / 3 semaines Emmaüs Solidarité 70/jour Tous les jours Conférence St Vincent de Paul 7/semaine 143/an 1 fois / 2 semaines Cape sur Ivry 25 /semaine 1 fois / 2 semaines Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 25
  • 26. Profil des bénéficiaires 160 bénéficiaires enquêtés auprès de 5 associations :  Restos du Cœur (58 %)  Emmaüs (16 %)  Secours Populaire Français (11%)  La Croix Rouge (12%)  Conférence St Vincent de Paul (3%) Sexe Majoritairement, se sont les femmes qui vont chercher le colis alimentaire pour la famille. A l’exception, d’ Emmaüs Solidarité qui accueille principalement des hommes. Ages des bénéficiaires Plus d’une personnes sur 2 est âgée entre 30 et 44 ans. Les Restos du Cœur accueillent 20 % de personnes âgées entre 20 et 29 ans. 6% 22% 56% 15% 1% 60 ans et plus Entre 45 et 59 Entre 30 et 44 ans Entre 20 et 29 ans Moins de 20 ans Homme 24% Femme 76% 89 % des bénéficiaires sont Ivryens « La difficulté est le premier pas : difficulté de passer la porte et de se rendre compte de sa situation ». « Je suis gênée d’être autant dans le besoin, comme si j’avais raté quelque chose » 26
  • 27. Profil des bénéficiaires Situation familiale 70 % des bénéficiaires sont des familles avec enfant(s) A l’exception d’Emmaüs Solidarité ou les ¾ des bénéficiaires sont seuls. Surreprésentation des couples avec enfants au Secours Populaire Personne seule 25% Couple sans enfant 5%Couple avec enfant(s) 43% Famille Monoparentale 27 % 24% 32% 17% 16% 6% 5% 1 enfant 2 enfants 3 enfants 4 enfants 5 enfants 6 enfants et plus Une famille sur 3 à 2 enfants. Les familles nombreuses sont surreprésentées au Secours Populaire 44 % des familles ont un ou plusieurs enfants de moins de 3 ans Situation administrative 37 % des bénéficiaires n’ont pas les bons papiers Aide d’un tiers 61 % des bénéficiaires ne reçoivent pas d’aide d’un tiers (famille, ami…) Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 27
  • 28. Profil des bénéficiaires Logement 1 ménage sur 2 habite dans un logement social ou privé. 1 personne sur 2 qui fréquente Emmaüs Solidarité est Sans Domicile Fixe Logement social ou privé 49% Hébergem ent social 23% SDF 9% Habitation mobile 3% Hébergé 16% 48% 23% 9% 3% 16% 68% 16% 8% 1% 7%5% 40% 10% 8% 37% Logement social ou privé Hébergement social Sans domicile Fixe Habitation mobile Hébergé Ensemble Avec ressource Sans ressource Ressources 1 personne sur 3 se déclare sans ressource.  9 personnes sur 10 se déclarant sans ressource n’a pas les bons papiers.  1 personne sur 10 déclare avoir un travail.  92 % des personnes rencontrées à Emmaüs déclarent ne pas travailler mais 1 personne sur 2 bénéficient du RSA.  Les familles qui viennent aux Secours Populaire sont plus nombreuses à avoir un salaire.  Ressources diverses pour les personnes fréquentant les Restos du Cœur, la Croix Rouge et la Conférence St Vincent de Paul. Majoritairement des ressources versées par la CAF Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 28
  • 29. Profil des bénéficiaires Suivi par un assistant social 3 personnes sur 4 sont suivies par un assistant social. Suivi AS 75% Pas de suivi AS 25% Orientation 1 personne sur 2 a été orientée par un assistant social. Les autres personnes ont cherché l’association par elles-mêmes ou l’ont connue par un ami Ancienneté du recours alimentaire 3 personnes sur 5 bénéficient de l’aide alimentaire depuis plus d’un an 40% 46% 14% Mois d'un an Entre 1 an et 4 ans 5 ans et plus « L’assistante sociale ? J’ai essayé mais c’est inutile » Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 29
  • 30. Profil des bénéficiaires Absence de repas 2 personnes sur 3 déclarent s’être déjà privées de manger Privation de repas 67% Pas de privation 33% « Je donne tout ce que j’ai pour mes enfants » « Pour mes enfants, je ne mange pas dans la journée » Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 30 Constats :  Deux types de profils de bénéficiaires : ceux pour qui l’aide est un soutien (ressources) et les autres pour lesquels l’aide est une assistance (sans ressource).  1/3 des bénéficiaires sont sans papier et sans ressource dont la situation ne peut guère évoluer avant l’obtention d’un titre de séjour.  1 bénéficiaire sur 2 est en situation d’hébergement précaire.  Des personnes qui se maintiennent de plus en plus dans l’aide alimentaire.  Une aide alimentaire insuffisante pour les besoins d’une famille.  Besoin de denrées plus important  Besoin de denrées et de produits d’hygiène spécifiques pour les enfants  Besoin de denrées consommables sans trop de cuisson.
  • 31. Les moyens humains Nombre de bénévoles Uniquement sur l'aide alimentaire Profil Les Restos du cœur 35 oui Retraités La Croix Rouge 50 non Etudiants Le Secours Populaire 10 oui Retraités Emmaüs Solidarité 10 non Divers + salariés Conférence St Vincent de Paul 5 oui Retraités Cape sur Ivry 20 non Etudiants Constats  Un nombre insuffisant de bénévoles par rapport au nombre croissant de bénéficiaires qui impacte sur : - l’amplitude d’ouverture des associations - la qualité de l’accueil des bénéficiaires - l’approvisionnement  Des bénévoles retraités qui ne peuvent faire toutes les tâches de manutention. « Nous ne sommes que des retraités, c’est compliqué de tout faire tout seul » « Manque de moyens logistiques suffisants et surtout adaptés pour des bénévoles d’un certain âge » Les bénévoles s’accordent pour dire qu’ils sont en sous effectif surtout pendant les périodes de vacances (garde des petits enfants) ou d’examen. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 31
  • 32. « Les locaux trop petits, nous empêchent de pouvoir bénéficier de la banque alimentaire » Moyens matériels Constats  Des conditions d’accueil à améliorer  Des locaux de stockage parfois trop petits  Pas d’optimisation du matériel lié à des locaux réduits 32 Les colis alimentaires Constats  Le contenu des colis est très dépendant des stocks et de la ramasse.  Des colis qui ne couvrent pas les besoins pour une semaine entière (à l’exception des Restos du Cœur) ou pour un mois pour certains produits.  Les bénéficiaires doivent faire du nomadisme pour subvenir à leurs besoins.  Des produits en quantité insuffisante notamment pour les produits pour les bébés.  Des denrées pas toujours diversifiées ou de qualité liées à la difficulté de l’approvisionnement et du stockage. « Je ne suis pas exigeante » « Les associations distribuent moins de produits qu’avant » Les produits bébé  Une demande non satisfaite  Des produits chers donnés de façon réduite (couches, lait, petit pot….)  Une demande également de vêtements bébé. Les produits les plus demandés  Huile  Produits d’hygiène  Produits laitiers  Café  Viande  Produits bébé  Couches bébé  Légumes  Sucre  Farine
  • 33. Fruits et légumes  Produits laitiers  Produits secs  Poisson, œuf, viande  Produits sucrés  Diversité des denrées Approvisionnement Constats  Les associations nationales sont dépendantes des fournisseurs.  Pour la ramasse et la collecte, la quantité et la qualité des denrées sont soumises aux distributeurs ou aux dons.  Ces contraintes fortes d’approvisionnement ne permettent pas à toutes les associations de proposer aux bénéficiaires des denrées pour des repas équilibrés.  Des féculents et des produits sucrés en quantité pour des produits laitiers, des fruits et légumes, de la viande, des œufs et du poisson sous distribués. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 33 « Le goût des denrées est le plus important pour les bénéficiaires » « La composition du colis dépend des denrées réceptionnées » Accompagnement social Constats  Peu de dialogue entre les associations et les institutions d’action sociale.  Un besoin d’outils pour orienter et accompagner les bénéficiaires. « Pour être efficace, il ne suffit pas d’aide alimentaire. Il faut un vrai accompagnement social avec des assistantes sociales, des travailleurs sociaux, des cours d’alphabétisation …» « Avoir un vrai dialogue avec les assistants sociaux »
  • 34. Préconisations Préconisations  Impulser un réseau d’animation local et poursuivre la dynamique engagée.  Créer une plateforme virtuelle permettant de communiquer entre associations sur les échanges de dons.  Réunir l’ensemble des distributeurs alimentaires de la ville pour développer et faciliter les démarches de dons des invendus auprès des associations.  Organiser une rencontre avec l’EDS et les associations pour échanger sur les rôles et pratiques de chacun (création d’une fiche commune).  Organiser une rencontre annuelle des responsables d’associations et bénévoles.
  • 35. Les familles monoparentales sur la ville Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux - mars 2017 35 Définition : une famille monoparentale est formée d’un parent sans conjoint avec son ou ses enfant(s) dans la même résidence principale.  Les familles monoparentales représentent 12% des ménages ivryens. Une part importante de ménages d’une personne réside sur la ville.  En revanche les familles monoparentales représentent 34 % des familles avec enfants. Ce chiffre est en augmentation (30 % en 2007). 40,5% 6% 34% 18% 66% 44% 23% 34% 22% 12% Famille avec enfant(s) Famille Ménage Typologie des ménages en 2012 Source: Insee, RP2012 exploitation principale Ménage d'une personne Autres ménages sans famille Couple sans enfant Couple avec enfant(s) Familles monoparentales 66% 73% 69% 71% 73% 34% 27% 31% 29% 27% Comparaison des types de familles avec enfants en 2012 Source : Insee, RP2012 exploitation complémentaire Couple avec enfant(s) Famille monoparentale  Comparer aux autres villes, Ivry-sur-Seine compte plus de familles monoparentales parmi les familles que les autres collectivités de référence. Constat  Un nombre croissant et élevé de familles monoparentales parmi les familles avec enfant(s).
  • 36. Profils des familles monoparentales Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 36  Les familles monoparentales sont à 86 % sur la ville maternelle (84 % en 2008). Au niveau national le développement de la résidence alternée des enfants explique la hausse de la monoparentalité masculine. Ce fait n’est pas perceptible encore à Ivry-sur-Seine. Mère 86% Père 14% Très majoritairement la séparation et le divorce sont à l’origine de la monoparentalité L’origine de la monoparentalité influe sur l’âge moyen du parent  L’âge moyen du parent monoparental est de 40 ans pour une séparation et de 36 ans pour un parent qui n’a pas été en couple depuis la naissance de l’enfant. 0.2% 1% 23% 47% 16% 8% 4% 0.0% 3% 32% 32% .7% 14% 4% Moins de 20 ans 20-24 ans 25-39 ans 40-54 ans 55-64 ans 65-79 ans 80 et + Familles par type de ménage et âges de la personne de référence Source Insee 2013 Famille monoparentale Couple avec enfant(s)  Sur la ville, l’âge du parent à la tête d’une famille monoparentale se situe entre 40 et 54 ans (47,5 % ont entre 40 et 54 ans contre 31,5% pour les couples). Constat  Des familles monoparentales essentiellement maternelles.  Des parents à la tête de familles monoparentales plus âgés que les parents en couple
  • 37. Profils des familles monoparentales Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 37  Les mères seules sont plus jeunes. De fait leur niveau d’étude et de diplôme sont faibles ce qui complique leur insertion sur le marché de l’emploi. Les mères sans diplôme sont surreprésentées parmi les femmes qui ont leur premier enfant sans être en couple.  La hausse de la monoparentalité concerne davantage les mères les moins diplômées (25% en 2011 contre 18% en 1999. 12 % en 2011 contre 11% en 199 pour les mères diplômés du 2ème cycle universitaire).  Les mères les plus diplômées sont 2 fois moins souvent en famille monoparentale que celle sans diplôme. Elles forment plus fréquemment un nouveau couple. L’origine de la monoparentalité influe également sur l’ancienneté de la situation.  Le parent d’une famille monoparentale est dans cette configuration familiale depuis 5,5 ans en moyenne. Or, la durée moyenne est de 4,5 ans pour les parents séparés et 10 ans en moyenne pour ceux qui ont eu un enfant sans jamais avoir été en couple. 18% 15% 13% 12% 11% 14% 25% 22% 17% 15% 12% 18% Sans diplôme CEP à BEP Baccalauréat Supérieur court Supérieur long Ensemble Evolution de la part des mères de famille monoparentale selon le diplôme Source Insee 2015 1999 2011 Constat  Des mères seules plus jeunes et moins diplômées qui semblent plus fragilisées socialement.
  • 38. Les enfants dans les familles monoparentales Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 201738  29 % des enfants ivryens de moins de 25 ans vivent dans une famille monoparentale. 19% 9% 16% 16% 10% 14% 24% 19% 23% 25% 35% 28% 16% 28% 19% Couple avec enfant Famille monoparentale Ensemble Répartition de la population des enfants selon leur âge et le type de famille en 2012 Source : Insee RP 2012 exploitations complémentaires Moins de 3 ans 3 à 5 ans 6 à 10 ans 11 à 17 ans 18 à 24 ans  Les enfants de familles monoparentales sont plus âgés que les enfants des couples avec enfant(s). Au moment où l’union est rompue le plus jeune des enfants est déjà âgé en moyenne de 5 ans.  Les familles monoparentales ont en moyenne 1,7 enfant contre 2 enfants pour les couples avec enfant(s). La rupture d’union écourte la période pendant laquelle le couple aurait pu avoir des enfants. Constat  Des enfants de familles monoparentales moins nombreux et plus âgés que les enfants de couple qui ont moins besoin d’être gardés. Néanmoins, la question du mode de garde pour les enfants en bas âge ou en primaire reste entière pour le parent seul qui travaille ou souhaite travailler.
  • 39. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 39 Couple biactivité Couple : 1 seul conjoint avec emploi Couple : 2 conjoints sans emploi ou inactifs Monoparent actif Monoparent inactif moins de 3 ans 48% 42% 10% 63% 37% 3-5 ans 50% 38% 12% 65% 35% 6-10 ans 56% 34% 10% 76% 24% 48% 42% 10% 63% 37% 50% 38% 12% 65% 35% 56% 34% 10% 76% 24% Activité des parents des enfants de 0 à 10 ans Source : RP 2012 moins de 3 ans 3-5 ans 6-10 ans Emploi des familles monoparentales  Plus l’âge de l’enfant augmente, plus le taux d’activité avec emploi des parents augmente.  Plus d’un tiers des enfants de moins de 6 ans ont des parents inactifs en recherche d’emploi. Ce taux diminue à un quart des enfants âgés entre 6 et 10 ans.  En 2014, le taux d’activité des mères de familles monoparentales est quasiment le même que celui des femmes en couple (80% contre 81 %). Néanmoins le chômage est nettement supérieur (15% contre 7%) pour ces familles. Ce taux d’emploi inférieur traduit des difficultés d’insertion et non pas une moindre présence sur le marché du travail. Constat  Plus d’1 enfant sur 3 de moins de 6 ans vit dans un foyer où le monoparent n’est pas en situation d’emploi.  Plus l’âge de l’enfant augmente, plus le taux d’activité avec emploi des parents augmente. Ces enfants sont plus exposés à la pauvreté.
  • 40. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux - mars 2017 40 Logements des familles monoparentales Le prix de l’immobilier et les montants des loyers élevés ne facilitent pas l’accès des parents seuls au logements. Le logement social est souvent l’unique solution. 57 % des familles avec enfants sont des familles monoparentales au Centre Ville est et 47% des familles avec enfants sont des familles monoparentales à la cité PMC. Ces deux Iris concentrent le plus de logements sociaux
  • 41. Ressources des familles monoparentales 41 Les familles monoparentales sont fragilisées financièrement. Leur niveau de vie plus faible est lié à :  L’absence du 2ème apporteur de ressources dans le ménage. Les charges d’hébergement et d’équipement du logement ne sont pas répartis sur 2 salaires.  Sa diminution après une séparation. Cette baisse est de 3 % pour les hommes et de 20% pour les femmes qui ont majoritairement les enfants.  Du fait qu‘ils sont moins souvent en emploi, les revenus d’activités sont plus faibles.  Le revenu médian de ces familles est inférieur aux autres types de ménages (1 271 €) à l’exception des ménages complexes (1 177 €). Les prestations familiales et les minima sociaux ont contribuent à augmenter le niveau de vie de ces familles.  En 2012, 816 familles monoparentales bénéficiaient du RSA. Le taux de pauvreté des familles monoparentales est très supérieur à celui des couples avec enfants 36 % contre 11% en 2014 1 271 € 1 977 € 1 443 € 1 177 € 1 616 € 1 570 € Famille monoparentale Couple sans enfant Couple avec enfant(s) Ménage complexe Femme seule Homme seul Comparaison des revenus disponibles médians/mois selon le type de ménage Sources Insee RP 2012 Hommes isolés 35% Femmes isolées 17% Monoprent s 30% Couple sans enfant 4% Couples avec enfant(s) 14% Pourcentage par type de ménage des bénéficiaires ivryens du RSA Source : CAF 2012
  • 42. Enquête auprès des familles monoparentales Age Nombre enfant Garde ou scolarité Emploi Origine monoparentalité Logement Ressources Mère A 27 1 Crèche Salariée Séparation Location plus 2000 € Mère B 45 4 Etude/lycée collège/élémentaire Salariée Séparation Location 1500-2000 € Mère C 34 2 Garde seule Au foyer sans papier Séparation Hôtel moins 500 € Mère D 28 1 Maternelle Salariée Seule Location 1000-1500 € Mère E 49 1 Elémentaire Recherche emploi Seule Location 500-1000 € Mère F 44 1 Elémentaire Recherche emploi Séparation Location 500-1000 € Mère G 36 1 Elémentaire Salariée Séparation Location 1000-1500 € Mère H 45 3 Etude élémentaire Au foyer sans papier Séparation Hébergé moins 500 € Mère I 44 1 Elémentaire Salariée Seule Propriétaire plus 2000 € Mère J 34 5 Collège, élémentaire, maternelle, crèche Salariée Séparation Location 1000-1500 € Mère K 39 1 Collège Salariée Séparation Location 1000-1500 € Mère L 38 2 Elémentaire Crèche Salariée Séparation Location 1000-1500 € Mère M 46 2 Etude, élémentaire Salariée Séparation Location 1500-2000 € Mère N 38 2 Lycée Collège Salariée Séparation Location 1500-2000 € Mère O 49 1 Collège Arrêt maladie Seule Location 500-1000 € Mère P 33 2 Collège, - de 3 ans Souhaite travailler pas de crèche Séparation Location 500-1000 € Mère Q 41 1 Maternelle Salariée Seule Location 1000-1500 € Mère R 48 1 Elémentaire Salariée Séparation Location 1500-2000 € Mère S 40 1 Elémentaire Salariée Séparation Location 1000-1500 € Mère T 38 2 Collège Elémentaire Salariée Séparation Location 1500-2000 € L’enquête concerne des mères vivant seules avec leurs enfants et résidant à Ivry-sur-Seine. 20 personnes ont été interrogées, adressées par des maisons de quartiers, des centres de PMI, du CMPP, des connaissances internes aux personnels de la Mairie.
  • 43. 43 Entrée dans la monoparentalité Les familles monoparentales semblent plus vulnérables que les autres familles car leur organisation repose sur un seul parent. Si ces familles sont potentiellement sujettes à des difficultés économiques ou sociales. Celles-ci ne conduisent pas toutes à des situations de précarité. L’enquête a révélé des situations très diverses selon le niveau de ressource, la situation professionnelle, le logement et les relations sociales de ces familles. Les parents interrogés présentent ainsi des réalités très hétérogènes. Ces rencontres ont permis de mettre à jour des problèmes qui peuvent être source de précarité mais aussi de noter des phénomènes de solidarité et d’entraide. L’objectif est d’identifier ces difficultés, ces risques qui par leur accumulation peuvent conduire la famille dans une véritable situation de fragilité sociale.  Majoritairement, les femmes interrogées sont entrées dans la monoparentalité suite à une séparation. Pour certaines cette désunion a mis un terme avec une vie passée douloureuse et marque le début d’une nouvelle vie.  Les femmes seules depuis la naissance de l’enfant assument pleinement leur situation notamment pour les plus âgées d’entre elles. « L’enfer c’était avant, la liberté c’est maintenant …. le problème des familles monoparentales…c’est pas un problème… c’est lié à la situation d’avant » Mère T Une entrée dans la monoparentalité vulnérable mais assumée Une mère a exprimé le besoin d’une aide administrative suite à sa rupture car elle ne s’occupait pas avant des papiers du foyer. Un besoin de conseils pour régler certains problèmes administratifs ou juridiques
  • 44. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 44 Un niveau de vie modifié  Parmi les 20 mères interrogées, 14 sont salariées majoritairement à temps plein. Leurs salaires varient en fonction du poste d’emploi qu’elles occupent.  3 mères recherchent un emploi mais sont empêchées par leur situation (besoin d’une place en crèche, horaires adaptés à ceux de l’école).  Deux de ces femmes en recherche d’emploi ne travaillaient pas avant d’être monoparent. Il existait déjà une vulnérabilité économique pour ces personnes avant l’entrée en monoparentalité. Cette dernière aggrave les conditions d’existence. « Si je travaille à plein temps, je devrais payer la garderie et qui emmènera ma fille aux activités ? » Mère E L’emploi : des mères actives mais dont certaines sont empêchées d’accéder à un emploi par leur situation Un besoin de mode garde adapté aux moyens financiers pour permettre l’accès à un emploi. - Aide à la garde d’enfants pour parents isolés (agepi) – Pôle Emploi - Projet de crèche multi-accueil piloté par les Cités du secours catholique. Place pour les parents en parcours d’insertion professionnelle. La difficulté majeure de ces familles est de devoir prendre en charge le fonctionnement du foyer (loyer, scolarité, cantine, frais de garde, frais de déplacement, diverses factures) à partir des ressources d’une seule personne. Les situations divergent selon la hauteur du salaire du parent. Un couple avec enfant peu avoir également un seul salaire mais dans ce cas le conjoint qui ne travaille pas peut garder éventuellement les enfants ce qui constitue une économie non négligeable.
  • 45. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 45  Parmi les mères interrogées, peu ont quitté leur domicile après la rupture. Celles qui ne sont pas dans ce cas ont déménagé pour être plus près de leur famille ou pour bénéficier d’un loyer moins cher. La question du changement de logement est vécue comme un problème difficile à résoudre au regard des ressources et de la tension dans le parc locatif social.  Toutes sont locataires à l’exception d’une mère qui est propriétaire et de 2 mamans sans papier (hôtel ou hébergée).  Nombreuses sont celles qui s’accordent à dire que le logement constitue le premier poste des dépenses du foyer. Le paiement seul d’un loyer engendre une certaine précarité financière. Un niveau de vie modifié La question du logement se pose au moins pour l’un des parents après la séparation. Des aides aux logements à connaitre : - Allocation de logement familiale (ALF) - Allocation de logement sociale (ALS) - Aide personnalisée au logement (APL)  Le logement : une dépense qui pèse encore plus lourdement sur le budget Le prix de l’immobilier et les montants des loyers élevés, ne facilitent pas l’accès des parents seuls aux revenus faibles à un logement conforme à leurs souhaits. Le logement social est souvent l’unique solution pour ces familles.
  • 46. 46 Un niveau de vie modifié  Les mères qui ont des enfants de 3 ans déclarent avoir des frais de garde importants crèche privée et nourrice (assistante maternelle : 902 €/mois). Une maman a du avoir recours à une nourrice lié à des horaires de travail atypiques et donc inadaptés aux services de garde.  Des frais de garde pour les enfants de moins de 3 ans onéreux Les problèmes de garde se posent surtout pour la petite enfance et pour les enfants qui commencent leur scolarité.  Des difficultés pour concilier horaires de travail et garde d’enfants  La difficulté de concilier horaires de travail et garde d’enfants conduit de nombreuses familles monoparentales à faire appel à leurs proches. Pour ceux qui n’ont pas de famille à proximité, la garde des enfants se complique. Il faut mobiliser des amis ou le voisinage ou des personnes rémunérées : baby- sitter.  Des parents préfèrent rester près de leur enfant si ils ne gagnent pas plus en travaillant qu’ils ne dépensent en les faisant garder. « J’ai essayé de négocier mes horaires mais ce n’est pas possible, j’ai eu des difficultés à faire garder ma fille » Mère F Comment lever les freins à la garde d’enfant ? - Crèches éphémères : utiliser des lieux pour permettre à des parents seuls de se rendre à un entretien professionnel ou programmer des activités adultes avec des activités enfants. - Associations de garde temporaire d’enfant. Schéma directeur de la Petite Enfance de la ville : - Renforcer l’accompagnement des assistantes maternelles. - Prendre en compte les besoins d’accueil d’urgence ou ponctuel. - Favoriser le développement des réseaux parents.
  • 47. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 47 Un niveau de vie modifié  Le niveau de ressources des mères change en fonction de la participation du père. Plusieurs mères interrogées ont exprimé la faible participation financière du père avant la séparation. L’impact est donc moins important sur la situation actuelle.  Globalement, la moitié des femmes interrogées perçoivent une aide de l’ex-conjoint or, cette aide n’est pas toujours donnée chaque mois mais selon le bon vouloir de l’ex-conjoint. Plusieurs mères n’ont pas réclamé de pension alimentaire auprès de leur ex-conjoint car elles ne souhaitaient pas prolonger le conflit qui les opposait à celui-ci. Les mères en totale rupture avec leur ex-conjoint ne perçoivent pas de pension alimentaire. « Je n’ai pas de pension alimentaire. 200 € ont été demandés par le juge mais il ne donne pas » Mère P Des aides à mobiliser - L’aide au soutien familial : 104,75€/mois CAF En 2012, 806 familles monoparentales ivryenne bénéficiaient de l’ASF - Création de l’agence nationale pour le recouvrement des pensions alimentaires (l’aripa)  Une participation financière de l’ex-conjoint aléatoire Nationalement, les impayés de pensions alimentaires sont estimés entre à 30% et 40 %. Les pensions alimentaires représentent 1/5 des revenus des familles monoparentales.
  • 48. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 48 Un niveau de vie modifié  Des budgets serrés qui rendent les fins de mois difficiles Toutes les mères interrogées s’accordent pour dire qu’il est difficile financièrement d’assumer seule l’ensemble des dépenses du foyer même celles qui possèdent un salaire au de là de 2 000 €. Un imprévu devient rapidement une charge difficile à surmonter.  Des choix difficiles à faire  Peu de crédit à la consommation mais des découverts « J’économise sur chaque centime » Mère E « Je m’en sort un peu mais c’est difficile » Mère J « J’essaie de joindre les 2 bouts » Mère L « A la fin du mois il reste 20 € » Mère O « Malgré toutes les aides, c’est dur 3 personnes sur une paye » Mère T « Je choisis entre payer certaines factures et manger » Mère L « Tu te dis est ce que je paie cette facture où je leur paye une glace, un jouet. Comme tu es moins à l’aise dans ta vie, tu compenses. Ce n’est pas en matériel, pas tout... mais en affection » Mère T « Je ne veux pas rentrer la dedans sinon on ne s’en sort pas. La famille m’aide surtout dans le matériel » Mère B « Tous les mois je suis à découvert avant je pleurais mais après tu t’habitues » Mère R  Une gestion nécessaire « Je me donne un budget de 60 € par semaine pour l’alimentation. Je compare les prix et choisi chez LIDL, Leader Price et Leclerc » Mère E « Dès le début du mois je mets de l’argent de côté pour l’alimentaire ». Mère L
  • 49. 49 Un niveau de vie modifié  Des vacances et loisirs sous condition  1 mère sur 2 déclare pouvoir partir en vacances où du moins faire partir ses enfants (colonie de vacances). Les mères qui ont la possibilité de partir sont majoritairement aidées par leurs parents, d’autres bénéficient des tarifs plus avantageux proposés par les comités d’entreprises. 1 personne interrogée sur 2 déclare ne pas avoir la possibilité de faire des activités de loisirs. S’ils le peuvent, les loisirs sont avant tout pour les enfants. Certains parents ont inscrit leur enfants à une activité culturelle ou sportive. Au de là de l’aspect financier, la pratique des activités avec les enfants ou pour soi même n’est pas ressenti comme une nécessité pour tous. En revanche, certains parents recherchent régulièrement des activités de loisirs gratuits ou peu onéreuses dont les activités des maisons de quartier. « Il ne faut pas qu’il m’arrive de galère autour sinon on ne peut pas partir en vacances » Mère I Besoin d’aide financière au départ en vacances ou pour pratiquer des loisirs. Pratique QF ville : 1 part et demi supplémentaire pour les familles monoparentales mise en place depuis 2013. Les fins de mois difficiles mettent des freins aux possibilités de partir en vacances, de pratiquer une activité culturelle ou sportive ou de faire des sorties. S’ajoutent à l’insuffisance des revenus, un manque temps mais aussi pour certaines la faible disponibilité psychologique. « Sortie je ne connais plus ce mot, ma priorité se sont mes enfants » Mère M « Ma fille me demande d’aller au restaurant quand on sort mais ce n’est pas possible » Mère E
  • 50. 50 Tout gérer seule Une organisation fragile Une nouvelle organisation à mettre en place Face à un emploi du temps relativement encombré, la plupart des monoparents ont dû s’organiser pour assumer seuls la gestion au foyer au quotidien : tâches ménagères, surveillance des enfants, aide aux devoirs, gestion de l’administratif. Parmi les mères interrogées la question sur l’organisation du quotidien a donné lieu de nombreux échanges. Une organisation pesante et stressante « Les plus gros changements, c’est d’accepter d’être débordée, accepter le désordre, oublier d’être coquette, les nouveaux jouets pour ses enfants. Le plus dur n’a pas été de supprimer les sorties mais d’accepter que sa vie ne sera plus jamais ce qu’elle était. » Mère D « C’est la cavalcade le soir, la douche, les devoirs…tu cours le soir » Mère R « Je fais des courses rapides, des repas rapidement préparés, pas de choses élaborées » Mère M « Je fais des calendriers pour tout : le logement, la cantine… » Mère P « Je fais les courses à la semaine, je prépare les plats à la semaine. Je cuisine le samedi. Le week-end on fait tout. Le dimanche c’est la famille. Le maître mot c’est l’anticipation. Bien sûr avant on vivait au jour le jour, on se donnait le temps. » Mère B « Chaque chose est pensée minute par minute » Mère M « Il faut tout anticiper avant » Mère T « Je me fais livrer les courses. Comment faire pour monter les escaliers avec l’enfant et les courses ? » Mère A « J’ai trouvé un équilibre dans l’organisation de la maison mais si il y a un problème Boom tout explose » Mère B Besoin de soutien dans l’organisation quotidienne service d’aide à domicile
  • 51. Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 51 L’environnement relationnel  Le rôle essentiel des réseaux personnels  Les mères interrogées insistent sur le relais de la famille ou d’amis. Cette aide est essentielle et change totalement la façon de vivre sa situation de monoparent aussi bien pour la garde des enfants mais aussi pour avoir du temps pour elle.  Importance des solidarités institutionnelles et collectives La famille proche est souvent sollicitée pour la garde d’enfants. Pour celles qui n’ont pas de familles à proximité, faire garder les enfants est un défi quotidien soit pour se diriger vers de bons services au meilleur prix soit pour trouver une solution d’urgence. Certaines situations restent problématiques parce que les réseaux de connaissance des parents ne permettent pas d’utiliser ce genre de recours. « Heureusement, je ne suis pas seule dans cette situation. L’entraide entre mère seule est essentielle. Sans ça, je n’ai plus de travail, plus rien. » Mère D « Ca change tout le relais. » Mère I « J’ai de la chance. J’ai un bon réseau d’amis et de connaissance » Mère T « Le plus difficile c’est de ne pas avoir de relais » Mère S Besoin de créer du réseau pour sortir de l’isolement et s’entraider. - Créer un lieu d’entraide par des échanges de savoir- faire, des astuces de vie quotidienne, des projets vacances, des tarifs négociés….
  • 52. 52Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 Les conséquences pour l’enfant  La place de l’autre parent  Une éducation à assumer souvent seule Besoin d’aide aux devoirs pour les enfants Besoin d’aide à la parentalité - Aide aux devoirs à domicile ou dans les maisons de quartiers - Café parents  La situation de monoparentalité implique souvent de renégocier son rôle de parent au quotidien. Ce rôle est différent selon l’implication du père dans l’éducation des enfants . Très majoritairement, les mères interrogées entretiennent un dialogue avec l’ex-conjoint pour les enfants. Les enfants voient leur père selon des fréquences variables. « C’est quand il veut environ tous les trois mois » Mère F  La situation de monoparentalité induit que l’enfant ne peut compter au quotidien que sur un seul parent. Ceci implique une disponibilité sans faille du parent, un surveillance et une attention portée aux enfants dans tout les domaines notamment scolaire.  Majoritairement les mères interrogées n’expriment pas de difficulté relative à l’ éducation de leur enfant. En revanche, elles expliquent qu’elles ont du rendre très vite autonome les enfants. Elles assurent le suivi des devoirs ou font appel à un autre enfant de la famille (grand frère) ou une association. « J’ai fait grandir ma fille très vite…pour qu’elles aille seule aux activités » Mère T « Mon fils grandit plus vite. Je lui ai appris à téléphoner, à aller chez le voisin si besoin » Mère R
  • 53. 53Document de travail - Analyse des Besoins Sociaux – mars 2017 Du temps pour soi  N’être que maman  Choisir de se soigner Prévenir des situations d’épuisement - Permettre de bénéficier de davantage de temps pour elle même et pour s’investir dans la vie sociale tout en assumant leur responsabilité de parent. Besoin d’espace pour parler de sa situation - Café parents Face à l’organisation rigoureuse que les obligations journalières imposent, il est difficile pour un parent qui élève seul ses enfants de se dégager un peu de temps personnel. Pour celle qui bénéficient d’appuis extérieurs (famille, ex-conjoint, amis, voisins…), il est plus facile de se libérer et de s’accorder un temps pour soi sans les enfants. En revanche, pour celles qui ne peuvent bénéficier de ce temps libre, la fatigue physique et morale s’installe progressivement pouvant conduire à des situations d’épuisement. « Je suis maman à 110% à 200 % » Mère Q « Je suis maman du réveil jusqu’au coucher » Mère L « J’ai fait l’impasse sur ma vie de femme » Mère T « J’ai arrêté toute vie associative » Mère T « Je ne pense même pas à moi…des fois c’est la déprime » Mère H  Etre sans faille « Il ne faut pas que je sois fatiguée » Mère Q « Je n’ai pas le droit d’être malade, d’avoir un moment de faiblesse » Mère L « Tu n’as pas le droit d’aller mal sinon tu es un mauvais parent » Mère I « Je me néglige…Je devais faire des séances d’orthoptie mais je ne peux pas car je n ’ai pas le temps » Mère G « Je vais chez le médecin au dernier moment » Mère I « Tu as besoin aussi de gens avec qui tu peux avoir des relations d’adultes car tu es toujours confronté à tes enfants » Mère T  Un besoin d’échange entre parents
  • 54. Préconisations  Favoriser l’accès au mode de garde régulier adapté aux moyens financiers des familles.  Développer des modes de garde ponctuelle pour permettre au parent seul d’avoir du temps libre pour faire des démarches administratives, pour aller à un rendez vous médical ou pour avoir un moment que pour soi.  Aider les familles monoparentales à sortir de l’isolement et favoriser le développement de réseaux, de lieux d’entraide en s’appuyant sur les structures (maisons de quartiers) ou associations existantes.  Informer sur les aides existantes et les instances juridiques pour conseiller et aider les familles monoparentales dans leurs démarches administratives en les orientant vers l’Espace Municipal de Médiation et d’Accès au Droit.  Informer sur les dispositifs financiers mobilisables pour partir en vacances. Préconisations