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Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7

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Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7

  1. 1. 17/7/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/17_07_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_29674023.xml 1/3 JEAN­CLAUDE SKRELA MANAGER DE L’ÉQUIPE DE FRANCE À VII « Les meilleurs iront aux JO » Comment vous sentez­vous après cette qualification ? C’est un soulagement car il y avait beaucoup de pression autour de cette qualification et c’est l’aboutissement d’un projet écrit il y a cinq ans avec l’arrivée du rugby à VII aux JO. Ce projet comportait trois points : tout d’abord, on voulait populariser la discipline. Fin juin, 1 500 joueurs ont joué les finales des championnats de France à Marcoussis. Ensuite, on souhaitait le retour d’une étape du circuit mondial à Paris, ce qu’on a obtenu pour 2016. Enfin, le dernier point, peut­être le plus important, c’était la qualification aux JO des filles et des garçons, ce qu’on a obtenu. Et de quelle manière ! C’est une certaine fierté personnelle et fédérale car j’aurais très mal vécu que la France ne soit pas aux premiers Jeux où le rugby est réintégré. J’ai porté ce projet et j’avais beaucoup de pression. Désormais, nous avons treize mois pour construire quelque chose d’intéressant. Mais il faut même se projeter sur 2020. Je suis convaincu que le rugby va rester aux Jeux. Il faut donc aller plus loin que Rio, surtout pour nos jeunes joueurs.  Comment abordez­vous cette nouvelle échéance ? On a commencé à y réfléchir. Mais là, on vient de passer une saison très difficile, très longue, qui a commencé en juillet et qui s’est terminée dimanche dernier. On a tous besoin d’un peu de repos. Il reste un an pour préparer cette échéance, avec dix étapes du circuit mondial. Après, ce sera à moi de discuter avec les clubs de Top 14 pour voir comment je pourrais récupérer les quatre joueurs qui nous ont accompagnés à Moscou et Lyon. Je leur avais promis que si on se qualifiait, ils iraient aux JO avec nous, mais il faudrait que pendant la saison, ils puissent participer et se confronter à des étapes de l’IRB Sevens qui, en termes de rythme et d’engagement, sont beaucoup plus élevées que le championnat d’Europe.  Comment allez­vous préparer le groupe ? Les autres joueurs vont reprendre le 8 septembre, avec des tests physiques. Après, il y aura plein de points sur lesquels il faut que l’on planche, comme les dates de vacances des joueurs. Personnellement, j’aimerais bien qu’il y ait une étape européenne à l’approche des Jeux pour qu’on puisse retrouver un peu de compétition. Enfin, pour les JO à proprement parler, j’aimerais arriver dès l’ouverture du village, pour éviter qu’on soit impressionné, avec cette forme de
  2. 2. 17/7/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/17_07_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_29674023.xml 2/3 béatitude propre à l’événement, afin d’être concentrés très vite sur la compétition. Il faut également s’habituer au décalage horaire et à l’humidité. De fait, il faudrait arriver le plus tôt possible au Brésil.  Grosso, Ouedraogo, O’Connor et Martial ont intégré le groupe. Comment allez­vous annoncer aux joueurs sous contrat qui auront passé deux saisons avec vous qu’ils n’iront pas aux JO ? Nos joueurs savent que des mecs comme Grosso ou Ouedraogo ont de grandes chances d’intégrer le groupe s’ils sont dans des dispositions stratégiques, techniques et physiques suffisantes. Les meilleurs iront aux Jeux. Je ne pouvais pas demander à des joueurs de ce niveau­ là de nous renforcer pour les qualifications sans les emmener au Brésil. Je me suis personnellement engagé à ce que Ouedraogo ou Grosso y aillent. Je voudrais d’ailleurs remercier les présidents de Montpellier, Bayonne et Castres. Je vais essayer de discuter avec eux, pour trouver sur le calendrier des dates pour qu’ils puissent venir avec nous pour participer à une tournée afin qu’ils ressentent les sensations du plus haut niveau du rugby à VII.  Sont­ce les seuls joueurs qui seront avec vous à Rio ? N’imaginez pas qu’on en prendra une flopée. La Ligue voulait à un moment qu’on emmène quinze ou seize mecs de Top 14, ce ne sera pas le cas. Le noyau dur de l’équipe est composé des professionnels en contrat avec la Fédération et de ces quatre joueurs de Top 14. L’arrivée de Fulgence et Rémy a apporté d’autres compétences, a élevé le niveau de l’équipe. Et je pense que la victoire à Exeter contre l’équipe­type d’Angleterre est liée à la confiance acquise lors des deux précédents tournois, grâce à la plus­value apportée par les joueurs de Top 14. On a su résister à la pression de l’événement. On a progressé et ce n’est pas la peine de multiplier les nouveaux arrivants.  Maintenant que vous avez coché vos premiers objectifs, comment imaginez­vous l’avenir du VII en France ? J’aimerais dans les années à venir récupérer certains jeunes qui ne jouent pas en Top 14 ou en Pro D2. Il faudrait que le VII soit une plateforme de lancement vers le plus haut niveau. Des joueurs ont des qualités exceptionnelles puis ils quittent le pôle France ou les équipes de jeunes et ne jouent plus. Les clubs, plutôt que de les garder et de leur faire cirer le banc pour en faire des joueurs d’oppositions, pourraient nous les libérer. Je souhaiterais également que les clubs créent des équipes et qu’il y ait une « licence de rugby à VII » pour vraiment développer ce sport. Ensuite, si on veut continuer à véhiculer une image positive, la réussite de la France au tournoi à Paris la saison prochaine est obligatoire. Il faudra aussi faire évoluer nos structures, qui doivent changer en même temps que notre statut va évoluer. On entre dans une nouvelle ère. Davantage de gens vont s’intéresser à notre sport, on va devoir grandir. Propos recueillis par P. I.­R.
  3. 3. 17/7/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/17_07_2015/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_29674023.xml 3/3

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