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Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 août

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Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 août

  1. 1. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29848180.xml 1/6 PAUL GOZE ­ PRÉSIDENT DE LA LIGUE NATIONALE DE RUGBY LA LIGUE FAIT SA RENTRÉE MÉDIATIQUE CETTE SEMAINE À PARIS. EN AVANT­ PREMIÈRE, SON PATRON EXPOSE ICI LES ENJEUX DE LA SAISON, PARTICULIÈRE, ENTRE UN TOP 14 PRIVÉ DES INTERNATIONAUX PENDANT LA COUPE DU MONDE ET SA FINALE QUI SE JOUERA À BARCELONE. « Ni pour Lille, ni pour Dax… » Propos recueillis par Philippe KALLENBRUNN  philippe.kallenbrunn@midi­olympique.fr  Cette saison, un tiers du championnat sera disputé sans les joueurs internationaux participant à la Coupe du monde en Angleterre. Et la finale se verra délocalisée pour la première fois à l’étranger, au Camp Nou de Barcelone. Tout cela ne présage­t­il pas d’un Top 14 un peu insolite ? C’est une situation dont les clubs ont l’habitude maintenant, une fois tous les quatre ans. Ils prennent leurs dispositions pour préparer leurs effectifs en conséquence. Quant à la finale à Barcelone, elle est née d’une conjonction de deux faits : le décalage du calendrier de la fin de saison dû à la Coupe du monde et l’Euro de foot pour lequel le Stade de France était réservé, ainsi que les autres grands stades dans le pays. Mais nous allons faire en sorte de transformer cette contrainte en expérience exceptionnelle, en jouant le premier match de rugby de l’histoire au Camp Nou.  Êtes­vous personnellement à l’origine du choix de Barcelone ? Dès lors que nous avons compris que nous n’aurions pas de stade pour organiser la finale, ma première idée, oui, a été de me tourner vers Barcelone. J’avais pu nouer des liens avec le Barça lorsque j’étais président de l’Usap. Surtout, la période me semblait pertinente car le championnat de foot espagnol sera terminé à ce moment­là. Jouer la finale du Top 14 dans un tel stade ne pourra que mettre le championnat en valeur. Il y aura un buzz médiatique, et pas seulement chez nous.  Allez­vous payer cher pour disposer du Camp Nou ? Pas plus cher que pour jouer au Stade de France. Nous pouvons même envisager une recette
  2. 2. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29848180.xml 2/6 légèrement supérieure alors que nous allons pratiquer une politique tarifaire très raisonnable, avec un premier prix à 10 euros. Je vous annonce d’ailleurs que les billets pour la finale commenceront à être commercialisés dès la fin de la semaine prochaine.  L’affiche ne sera­t­elle pas prépondérante dans la réussite de cet événement ? Une finale Castres ­Racing 92, par exemple, deux clubs du haut de tableau qui ne drainent pas un public très nombreux, ne vous ferait­elle pas frémir ? Non car ce serait une très bonne nouvelle pour ces deux clubs (sourire). Par ailleurs, les places auront été vendues avant, comme lors des précédentes éditions. Il n’y a donc pas de crainte particulière à avoir de ce côté­là.  Quid des demi­finales ? Si l’on s’en fie au principe d’alternance que j’ai déjà évoqué, entre les zones traditionnelles de rugby et les territoires dans lesquels il doit se développer, on peut penser que nous irons plutôt au nord cette saison. Peut­être même dans un endroit où nous ne sommes jamais allés, comme Rennes ou Strasbourg. Nous serons de toute façon assez vite fixés car l’appel d’offres sur les villes hôtes sera lancé en septembre et la décision devra être prise pour la fin novembre. L’AG financière de la Ligue de décembre se déroulera, à cette période, dans la ville choisie.  Vous disiez que les clubs ont préparé leurs effectifs pour jouer sans leurs internationaux. Le dispositif des jokers Coupe du monde est­il vraiment satisfaisant ? Ne vaudrait­il pas mieux voir les clubs lancer leurs espoirs dans le grand bain ? Les clubs abusent fort peu de ce dispositif. Lors de la dernière Coupe du monde, il n’y a eu que 20 jokers sur l’ensemble des 30 clubs professionnels, dont une dizaine provenait de la prolongation de contrat de joueurs qui venaient d’arrêter en fin de saison. 145 joueurs sont susceptibles cette saison de disputer la Coupe du monde, le nombre de jokers ne représente à peine que 15 % d’entre eux.  Les clubs ont­ils respecté le pourcentage de Jiff indiqué dans le New Deal que vous avez impulsé la saison dernière, à savoir une moyenne de 12 par feuille de match ? Je suis satisfait de l’effort général consenti par les clubs. En Pro D2, c’est un réel succès, tous les clubs ont réussi une moyenne entre 12 et 19. En Top 14, cinq clubs seulement, Bayonne, Brive, Oyonnax, Lyon et La Rochelle, ont été au­dessous de 12, mais au­dessus de 11, donc pas si loin de l’objectif. Les clubs qui sont stabilisés depuis longtemps en Top 14 ont tous été dans les clous. Lors de la saison 2016­2017, le nombre passera à 14 Jiff en moyenne sur la feuille de match. Un million d’euros supplémentaire en Top 14 et la même somme en Pro D2 seront partagés entre les clubs qui auront joué le jeu. 7 millions d’euros au total sont affectés au dispositif. Certains clubs peuvent se passer de ces incitations financières mais on peut aussi imaginer que, un jour, des
  3. 3. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29848180.xml 3/6 sanctions, plutôt que des incitations, seront mises en œuvre. On a déjà parlé de retraits de points, on peut imaginer y venir… Ce dispositif du Jiff est une mesure qui va demander quelques années avant que l’on puisse juger pleinement de son efficacité.  Le respect du salary cap risque en revanche de donner lieu à des débats plus épineux… La saison 2013­2014, à partir de laquelle le salary cap a été durci, a bénéficié du moratoire signé le 6 juillet 2013, parce que les clubs avaient déjà composé leur effectif. Deux clubs ont alors été épinglés par le Conseil supérieur de la DNACG. Toulouse, qui a reçu un rappel au règlement, et Toulon, contre lequel a été prononcée une sanction avec sursis. Nous aurons dans quelque temps les conclusions de la saison 2014­2015, pour laquelle le moratoire n’entre plus en ligne de compte. Il y a un règlement et nous l’appliquerons. Mais nous ne sommes pas là pour faire du mal aux clubs, nous ne sommes pas des extrémistes. On peut s’attendre à un exercice qui aura été un peu plus difficile mais aussi imaginer des sanctions graduelles, selon les cas. On ne peut pas juger de la même façon un dépassement de masse salariale de 100 000 euros et de 2 millions d’euros…  Est­il vrai que la Ligue voudrait de Lille plutôt que de Dax en Pro D2 la saison prochaine ? Tout le monde semble oublier que l’on est dans un État de droit, au sein duquel les procédures se respectent. Première instance, appel, CNOSF et tribunal administratif : ça plaît ou ça ne plaît pas mais on ne peut pas y échapper tant que le plaignant estime ne pas avoir eu justice. Avec l’ensemble des Ligues, nous voudrions créer un véritable tribunal du sport pour éviter ces longueurs. Mais ce projet n’a encore jamais été accepté. Alors il faut que les gens arrêtent de penser que nous faisons exprès de faire durer cette affaire. Quant à la LNR, elle n’est ni pour Lille, ni pour Dax. J’ai simplement dit, à titre personnel, que je voyais d’un bon œil la montée de Lille en Pro D2, qu’elle constituerait une expansion territoriale intéressante pour le rugby professionnel. Mais je ne peux et je ne souhaite en rien influencer les choses.  A contrario, la rumeur veut que les amitiés landaises de la FFR pèseraient de tout leur poids pour le maintien de Dax… Je ne peux pas imaginer qu’il y ait une once de vérité là­dedans. Je n’ai jamais pensé qu’une chose pareille puisse exister…  Lille a­t­il fait preuve de naïveté pour préparer son dossier de montée ? Le club n’était peut­être pas suffisamment préparé au moment de son passage devant la DNACG, même s’il propose aujourd’hui un tout autre dossier. Je pense que Lille ne s’attendait pas à accéder au Pro D2 cette saison, il ne s’y était donc pas sérieusement préparé, pas plus qu’à la rigueur du contrôle en cours pour intégrer le rugby pro. Cela dit, la procédure est encore en cours pour quelques jours et je souhaite la laisser aller à son terme avant de m’exprimer davantage. 
  4. 4. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29848180.xml 4/6 Que va­t­il se passer maintenant ? Le tribunal administratif de Versailles a avancé son audience et rendra son jugement le 19 août. Et sa décision sera immédiatement suivie par la Ligue. Cela signifie que nous saurons mercredi soir ou jeudi matin qui de Lille ou Dax jouera en Pro D2 cette saison, car il n’a jamais été envisagé par la LNR un championnat à 17 clubs comme on a pu le lire… Le report du premier match de Dax ou Lille, à Perpignan, est maintenu et celui du match contre Tarbes pourrait l’être également. Ces deux rencontres devraient se disputer en septembre, pendant la Coupe du monde. De sorte que fin septembre, toutes les équipes auront joué le même nombre de rencontres.  Regrettez­vous que la fusion basque Bayonne­Biarritz ne se soit finalement pas faite ? Elle se fera à terme… Deux clubs professionnels distants de sept kilomètres, ça ne pourra pas durer. Je crois qu’elle se fera. Et si vous voulez mon avis très personnel, je crois même que quand ce premier pas sera fait, cela donnera des idées à d’autres…  Vous êtes attaqué par les présidents de Fédérale, auxquels vous venez d’écrire, en raison de la diffusion d’un match de Top 14 chaque dimanche après­midi. Quelle réponse donnez­vous ? Je suis l’un des rares présidents à l’avoir été avant que le rugby devienne professionnel et je me souviens que, dans les années 90, déjà, on disait que la télé viderait nos stades. C’est un faux débat : il n’y a jamais eu autant de monde dans les stades que depuis que les matchs sont télévisés. On disait même aussi à l’époque qu’il ne fallait pas jouer en nocturne parce que les personnes âgées verraient mal ! Le foot joue deux matchs le dimanche après­midi sans que cela ne pose problème au foot amateur. Et puis, je vais vous dire : je n’ai eu le retour de personne à ce propos, je n’ai jamais eu de remontées officielles, à l’exception d’une demande légitime de Serge Gros, le président de la Commission nationale club de Fédérale à la FFR. J’ai simplement lu dans Midi Olympique qu’un certain mécontentement se faisait jour et j’ai décidé d’envoyer une lettre à tous les clubs de Fédérale 1, 2 et 3, après avoir proposé cette solution à Serge Gros. Dès qu’on annonce un changement, on se heurte à ce type de réactions. Cela avait déjà été le cas avec le match du jeudi soir en Pro D2. Je comprends les inquiétudes qui ont pu naître, je me suis efforcé de les dissiper. Je suis convaincu que cette nouvelle progammation du dimanche avec le match puis le magazine en clair sera un succès et bénéfique pour la promotion du rugby.  Les télés sont­elles devenues si puissantes qu’elles imposent son calendrier au rugby ? Mais c’est nous qui avons proposé le jeudi soir et le vendredi pour le Pro D2 qui était devenu presque invisible, noyé au milieu de tous les événements sportifs du week­end. Je peux vous dire qu’avec ce que nous avons obtenu, nous sommes jalousés par tous les autres sports, hormis le foot. Et quand nous avions appris que nous n’aurions plus la case du vendredi soir pour le Top 14
  5. 5. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29848180.xml 5/6 à partir de la saison 2016­2017, c’est nous qui avions inscrit celle du dimanche après­midi dans notre appel d’offres.  Autre chose. La Ligue cherche­t­elle à mettre le grappin sur les centres de formation des clubs professionnels ? Pas du tout. Nous sommes simplement en train de finir un projet de modification des indemnités de formation avec la FFR, qui sera mis en place à partir de la saison prochaine. L’idée, qui contentera le monde amateur, est que tous les clubs formateurs percevront une indemnité pour le joueur formé, un pourcentage de son salaire, étalée tout au long de sa carrière et proportionnelle à sa valeur. Ce projet sera applicable grâce au nouvel outil informatique de gestion collaborative de la LNR, nommé « e­Drop ».  Et quid des arbitres ? Il se dit aussi que la Ligue aimerait récupérer leur direction… C’est tout le contraire ! On a cédé à la FFR le sponsoring de l’arbitrage pour simplifier les choses, en considérant que l’arbitrage relève de la fonction régalienne de la Fédé. Cela n’empêche pas que nous avons des contacts réguliers avec M. Méné, avec lequel on discute très librement.  La création de votre championnat à VII est­elle toujours d’actualité ? Le projet est prêt. Nous allons continuer les discussions avec la FFR.  Avez­vous craqué sous la pression de la FFR en ne vous opposant pas à ce que le sélectionneur Philippe Saint­André repousse au 23 août la communication de sa liste de 31 joueurs pour le Mondial ? La Coupe du monde est un événement important et tout le monde a intérêt à ce que l’équipe de France obtienne le meilleur résultat possible. Dans ces conditions, nous n’avons pas voulu engager le fer, même si cela était contraire à la convention établie à l’été 2013 et signée en décembre 2013. Il aurait été très mal venu d’empêcher le sélectionneur, qui est en poste depuis quatre ans, d’attendre le dernier match pour qu’il juge des bons joueurs et des moins bons.  Le match Camou­Laporte qui s’annonce pour la présidence de la FFR vous excite­t­il ? Je vais suivre ça avec intérêt car la Fédération est notre maison mère. Mais pour l’instant, même si j’ai appris que Laporte se déclarerait le 1er septembre, je n’ai pas connaissance d’autres candidatures. Je n’ai pas d’autres opinions à émettre à ce sujet, vous le comprendrez…  Et vous­même ? Briguerez­vous un nouveau mandat de président de la Ligue ? Je prendrai ma décision dans le courant de l’année 2016, en fonction du ressenti que j’aurai de la
  6. 6. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29848180.xml 6/6 part des présidents de clubs. S’ils sont satisfaits de mon travail, j’envisagerai de me représenter. Dans le cas contraire, je ne m’accrocherai pas.  Aujourd’hui, quel ressenti avez­vous ? Je n’ai pas de mauvais retours. « La Coupe du monde est un événement important et tout le monde a intérêt à ce que l’équipe de France obtienne le meilleur résultat possible. […] Il aurait été très mal venu d’empêcher le sélectionneur, qui est en poste depuis quatre ans, d’attendre le dernier match pour qu’il juge des bons joueurs et des moins bons. » Paul GOZE Président de la LNR

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