SlideShare une entreprise Scribd logo
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 1/7
BARRAGE : RACING 92 ­ STADE TOULOUSAIN DISCRET DEPUIS L’ANNONCE
DE SA RETRAITE INTERNATIONALE, IL ÉVOQUE POUR MIDI OLYMPIQUE, À
LA VEILLE DE DÉFIER LE RACING SUR SES TERRES, SA SAISON
SINGULIÈRE, ENTRE L’ÉCHEC DU MONDIAL OU LE DÉPART DE GUY NOVÈS.
IL CONFESSE AUSSI QU’IL POURRAIT NE PLUS ÊTRE LE CAPITAINE DE
TOULOUSE LA SAISON PROCHAINE.
« Me dégager de mes
responsabilités »
Par Jérémy FADAT  
jeremy.fadat@midi­olympique.fr  
Ugo Mola nous confiait récemment qu’au­delà de
votre professionnalisme habituel, il sentait que vous
éleviez encore votre curseur personnel en termes
d’intensité et d’envie à l’approche des phases
finales…
Je ne le formalise pas mais cela se ressent peut­être de
l’extérieur. Une personne qui me regarde avec du recul
doit le voir. Je suis un compétiteur et quand on joue dans
un club comme Toulouse, que ces matchs de phase
finale approchent, que l’on s’investit tant au cours d’une saison et que l’on a la chance de
participer à ce genre de rendez­vous, les comportements évoluent. Même si ce n’est pas une
chose que j’ai particulièrement identifiée. 
Avec l’expérience, l’excitation est­elle différente ?
Non, elle est la même. C’est la pression que tu gères différemment mais heureusement que
l’excitation est toujours aussi présente. Au­delà du jeu, ce sont les émotions et le fait de les
partager qui t’animent. Quand tu les ressens, tu es dans le vrai. Lorsqu’elles disparaissent, c’est
sûrement le moment d’arrêter.  
La fin de saison toulousaine marque­t­elle la fin d’un cycle avec les départs ou les arrêts
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 2/7
de Vincent Clerc, Clément Poitrenaud ou Imanol Harinordoquy ?
Je suis de la même génération. Avec quelques autres, je serai encore là la saison prochaine. Ce
sera peut­être notre dernier exercice et je serai davantage tourné vers le plaisir et la transmission.
Oui, il y a une évolution du vestiaire mais cela arrive dans toutes les équipes. C’est marquant à
Toulouse car il y a ici une quantité importante de mecs ayant joué une décennie ou plus au club.
C’est très rare. Certains amateurs de rugby aujourd’hui n’ont connu ces hommes qu’au Stade
toulousain. 
Ce genre de séparation ne se fait pas sans traumatismes. On pense à Vincent Clerc mais
aussi à François Trinh­Duc à Montpellier. Vous vous êtes récemment étonné que les gens
s’émeuvent à ce point d’un seul coup…
Oui, car des exemples comme ceux­ci, il y en a depuis des années dans chaque club, en Top 14
ou en Pro D2. Je pense aux Perpignanais. Il existe sûrement un décalage entre la réalité dure et
cruelle du rugby professionnel et l’idée que l’on s’en fait. Là, on en parle davantage car les cas
sont très symboliques mais cela arrive lors de chaque intersaison. 
Le dernier titre du club remonte à 2012. L’attente est­elle trop longue
pour le Stade toulousain ?
C’est beaucoup car nous sommes dans un club ambitieux, avec une forte histoire et un gros
palmarès. Mais on ne peut pas balayer d’un revers de la main qu’il y a eu une évolution dans le
paysage rugbystique français. À une époque, Toulouse était seul. Il y a quelques années encore, il
était le grand favori d’entrée. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, six ou sept équipes possèdent
d’énormes effectifs. Le Stade toulousain n’est plus ce club qui avait le groupe de plus grande
qualité. Il n’est même pas le favori pour le barrage. À nous de nous bagarrer pour exister. Il n’y a
pas que les choses quantifiables qui entrent en jeu. 
Six succès de rang, des blessés de retour, une conquête retrouvée, un jeu en place : ce
barrage n’arrive­t­il pas au meilleur des moments ?
La qualification arrive au meilleur des instants car notre parcours n’a pas été linéaire cette saison.
Nous avons raté notre campagne européenne, vécu un passage délicat cet hiver. C’est déjà bien
d’être au rendez­vous des phases finales. Maintenant, voilà un barrage à l’extérieur chez un
adversaire, vice­champion d’Europe, qui fait un exercice complet. On sait où on va, on connaît la
qualité du Racing. 
Vous avez disputé de nombreuses phases finales. Sur quoi se gagne un match à
élimination directe ?
C’est une bonne question. C’est un mélange de tellement d’ingrédients. Je dirais qu’il faut avoir le
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 3/7
bon équilibre au bon moment mais la recette secrète n’existe pas. Il y a la confiance accumulée
durant la saison mais aussi la façon dont tu abordes l’événement le jour J. En revanche, au fond
de toi, lorsque tu entres sur le terrain, tu sais très bien où tu en es. C’est ce qui se joue dans les
derniers instants, les dernières heures, les derniers jours. 
Le match de samedi décidera­t­il de la réussite ou non de la saison toulousaine ? 
Peu de monde aurait parié sur nous avec tous les chamboulements intervenus à l’intersaison,
l’éclosion de jeunes joueurs, le manager historique qui s’en va. À ce niveau­là, la seule équipe
satisfaite de sa saison sera celle championne. Quand tu te bagarres pour être en phase finale,
l’unique ambition est de soulever le trophée. Certains clubs ont démontré plus de régularité,
comme le Racing. Toulon est triple champion d’Europe. Montpellier a aligné dix victoires d’affilée.
Clermont, après un moment difficile, a écrasé le championnat. Nous serions évidemment déçus de
perdre mais si nous venions à l’emporter samedi, il sera impossible de s’en contenter. On voudra
juste aller plus loin. Je le répète, se qualifier n’était pas un pari gagné d’avance. Le Stade
toulousain a rompu avec vingt ans de Guy Novès. Il y a eu l’arrivée d’Ugo Mola, toujours dans
l’idée de perdurer au haut niveau, mais qui le fait à sa manière. C’est un fonctionnement différent
de ce que l’on connaissait. 
Une transition que vous avez vécue à distance en raison de la Coupe du monde. En tant
que capitaine, donc de relais du staff et du groupe, comment avez­vous accueilli l’absence
de Guy Novès à votre retour ?
Ça fait bizarre. La très grande majorité d’entre nous n’avaient connu le Stade toulousain qu’avec
Guy Novès, comme joueur mais aussi amateur de rugby. Je fais partie des plus âgés et, quand il a
pris le club, j’avais à peine dix ans. Pour moi, le Stade toulousain était lié au nom de Novès. Le fait
qu’il ne soit plus là était quelque chose de particulier… Après huit mois, on a avancé et on a plaisir
à le voir quand il passe ici, même si c’est rare (sourires). 
Après la Coupe du monde, avez­vous dû trouver votre place ?
Bien sûr, même avec Ugo. On se jauge toujours quand on ne se connaît pas, pour savoir
comment chacun fonctionne. Il y a des choses qui sont admises, d’autres qui ne le sont pas. En
clair, on apprend à se connaître. Au bout d’une saison, forcément, on se comprend mieux. Et il y
aura la prochaine pour aller encore plus loin dans notre relation. Ugo en avait conscience et cette
transition s’est déroulée avec tout le monde. L’avantage, pour ma part, est que je n’étais pas dans
un groupe neuf. Connaître si bien les autres joueurs était un confort. 
On parle beaucoup de transition au Stade toulousain cette saison. Il y a aussi une forme
de transmission dans le capitanat puisque Yoann Maestri a été responsabilisé pour
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 4/7
préparer l’avenir. Est­ce un rôle que le nouveau manager vous a demandé de tenir ?
Nous n’en avons pas spécialement parlé mais c’est une chose évidente. Je suis encore sous
contrat pour la saison prochaine mais je vais me dégager petit à petit de ces responsabilités pour
que l’année à venir soit… (il coupe). Je ne vais pas dire insouciante car je suis trop vieux pour
employer ce mot mais axée sur le pur plaisir. Me dégager des responsabilités qui ont été les
miennes pendant toutes ces années est dans l’ordre des choses. Je suis capitaine en club depuis
longtemps. Fin 2008, je commençais à tenir parfois ce rôle. Je ne saurais pas dire le nombre de
capitanats que je compte à Toulouse mais il y en a un certain nombre. Il faut préparer la suite. Je
le prends comme un passage de relais. Honnêtement, je sais que cela m’allégera et me permettra
d’être vraiment égoïste sur la saison qui arrive. 
Est­ce à dire que vous vivez vos derniers matchs de capitaine
du Stade toulousain ?
Je ne sais pas. Rien n’a été affirmé. Mais si je venais à ne plus l’être, ce ne serait pas choquant.
Je reste à la disposition d’Ugo et il fera le choix le plus logique et bénéfique pour l’équipe. 
Entre l’échec de la Coupe du monde, la transition à Toulouse, votre retraite internationale,
le Tournoi à distance et vos blessures, n’avez­vous pas traversé la saison la plus
singulière de votre parcours ?
Elle n’a pas été simple. Mais trouver des saisons simples dans ma carrière me paraît difficile…
Avant, j’étais beaucoup sollicité. Il y avait l’équipe nationale, les soucis qui peuvent l’accompagner,
toujours des choses à gérer. Pour moi, il y a deux faits marquants cette année : l’arrêt de la
sélection et le fait que Guy ne soit plus là. Voilà ce qui a changé mon paysage et m’a demandé de
m’adapter. Maintenant, j’ai pris mon nouveau rythme et ne me pose pas plus de questions que
cela. 
Vous êtes­vous senti orphelin
de l’équipe de France ?
Je ressentais une certaine fatigue mentale. Si j’avais continué, cela aurait été pour le Tournoi mais
je n’aurais pas poursuivi jusqu’à l’année prochaine car il y a une logique d’âge à respecter. Il existe
une génération à préparer pour 2019. Avec une très forte probabilité de ne pas jouer cette Coupe
du monde, il n’y avait pas forcément d’intérêt à ce que je continue. Mais je ne vais pas cacher que
l’émotion de représenter son pays, le fait de chanter La Marseillaise… C’est quelque chose, quand
on y est, qu’on banalise pour prendre de la distance sur l’aspect exceptionnel de tout ça et rester
concentré sur la copie à rendre. Mais ce sont des moments fabuleux. Je suis un privilégié de les
avoir connus. Ça, tu t’en rends vraiment compte quand tu es devant ta télévision et que tu en es
sorti. Oui, les premières Marseillaises m’ont touché et ému. Surtout avec Guy Novès qui dirige
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 5/7
cette équipe. C’est lui qui m’a donné en premier sa confiance dans toutes mes responsabilités.
Cela aurait été beau de vivre, dans un autre contexte, la relation que nous avons eue tous les
deux ici. L’histoire est différente mais je ne regrette rien.  
Comment avez­vous vécu ce Tournoi à distance ?
C’était dur à vivre car il a été difficile pour l’équipe de France. J’ai souffert avec les Bleus parce
que je sais ce qu’ils peuvent ressentir quand tu n’es pas loin mais que tu n’y es pas encore. Avec
la pression qui s’accumule et la nécessité de résultats qui arrive très rapidement. Je crois pourtant
qu’ils ont terminé sur une meilleure note après un passage délicat sur le milieu du Tournoi. Face à
l’Angleterre, cette équipe a montré qu’elle avait des ressources devant une nation qui a fait le
grand chelem et a surtout été fantastique ce jour­là, notamment en touche avec une doublette des
Saracens exceptionnelle (Kruis­Itoje, N.D.L.R.). La France est tombée sur plus forte mais a
effectué un match de haut niveau.  
Pendant ce Tournoi ou juste derrière, malgré les sollicitations, vous n’avez pas souhaité
prendre la parole. Pourquoi ?
Je crois qu’on m’a assez entendu pendant des années. Il faut savoir laisser l’espace aux
personnes qui sont en charge des choses désormais. Guilhem Guirado a réalisé un superbe
Tournoi. Je ne cache pas que je l’aime beaucoup, que je m’entends extrêmement bien avec lui. Le
voir s’épanouir dans ce rôle de capitaine m’a fait plaisir. Sincèrement, il a été le leader
incontestable et incontesté de l’équipe de France. Dans les moments difficiles, il lui a maintenu la
tête en dehors de l’eau. La place est pour Guilhem. Je suis certain qu’il va faire un grand
capitaine. On s’entend peut­être si bien car on a un peu le même caractère. Nous ne sommes pas
de grandes gueules mais avons la confiance de nos partenaires pour notre présence dans l’effort
et le combat. Aujourd’hui, c’est à lui de mener les Bleus, de prendre la parole et donc d’occuper
l’espace. 
Pour le choix du capitanat ou d’autres questions concernant l’équipe de France, avez­
vous été sondé par Guy Novès ou Yannick Bru ?
Pas du tout. Il y a toujours des discussions informelles. Mais on ne m’a jamais dit : « Thierry, viens,
il faut qu’on discute. » Il n’y a aucune raison pour que je m’immisce là­dedans même si ce sont
des personnes avec qui je suis en totale confiance et avec lesquelles j’ai vécu beaucoup de
choses. De toute façon, ils n’avaient pas besoin de moi. 
Une cellule technique a été formée après l’échec du Mondial pour aider à réformer le
système français. Quel regard portez­vous dessus ?
C’est bien qu’il y ait une prise de conscience entre guillemets. Mais c’est dommage qu’elle arrive
tard. Cela fait longtemps que les signaux d’alerte sont lancés. Depuis que j’ai commencé en
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 6/7
équipe de France (en 2006, N.D.L.R.), j’entends parler du calendrier, du système français qui n’est
pas adapté à ce que peut réclamer le circuit international. Tant mieux s’il y a eu cette démarche
mais il ne faut pas que la montagne accouche d’une souris. La Fédération et la Ligue doivent
vraiment avoir le souhait de faire avancer les choses. Je ne parle pas de révolutionner le système
mais au moins de le faire évoluer pour bénéficier d’une équipe nationale performante. Je ne suis
pas de ceux qui pensent : c’est soit le Top 14 meilleur championnat du monde et on s’en fout de
l’équipe de France, soit tout pour l’équipe nationale et rien pour le Top 14. Aujourd’hui, je suis
persuadé que nous avons le potentiel économique et humain pour disposer d’une équipe
nationale avec des résultats à la hauteur d’une nation comme la France et d’un championnat
attractif. Seulement, il faut une volonté sincère de part et d’autre de s’asseoir autour d’une table et
de construire un projet commun. 
Que pensez­vous des préconisations émises par cette cellule, comme le Tournoi concentré
ou la stricte limitation du nombre de matchs ?
Il y a eu des avancées… Enfin, si je dois être honnête, je ne pense pas qu’elles seront appliquées.
Elles vont dans le bon sens, à savoir dans celui de la récupération du joueur pour qu’il puisse se
préparer et être le plus performant possible. Mais dans l’état actuel des choses, ce n’est pas
possible. Cela ne viendra donc pas d’une prise de décision unilatérale. Ce ne pourra pas être : soit
la Ligue, soit la FFR, soit les joueurs avec Provale. Il faut un consensus et, encore une fois, nous
devons être portés par une volonté commune. Tant qu’on ne la sentira pas, ce sera difficile de
faire avancer les choses et de parvenir à un résultat. 
Cette dernière Coupe du monde a été traumatisante pour le rugby français même si elle a
permis d’ouvrir enfin les yeux. Avec des mois de recul, vous expliquez­vous cet échec ?
La première des choses, quand on est joueur et qu’on a disputé le quart de finale contre les
Blacks, est de ne pas se cacher derrière un système. Lorsque l’on est sur un terrain, on est
responsable de ce qu’on y fait. L’ampleur du score (13­62) montre que l’équipe a démissionné à
un moment. On ne prend jamais soixante points quand on est présent mentalement dans une
rencontre. Nous, joueurs, avons failli par rapport à ce que nous devions apporter ce jour­là. Après,
la façon dont les choses avancent en France… Moi, je ne crois pas que les gens aient attendu ce
quart pour ouvrir les yeux. Ce fut traumatisant en raison de l’écart au tableau d’affichage mais ce
dont on parle, je ne saurais dire depuis combien d’années on l’entend toujours aux mêmes
périodes. Ce sont les mêmes personnes qui dénoncent les mêmes problèmes. Quelque part, ce
n’est pas une prise de conscience mais un raz­de­marée. Cet échec a fait dire : « Il faut qu’on se
bouge et qu’on trouve des solutions. » Mais elles doivent être réfléchies et les actions enclenchées
dans les mois et les années à venir. Cette équipe ne sera pas performante l’année prochaine. Elle
doit l’être dans quatre ou cinq ans. Ce sont des processus longs et, plus on attend, plus on
repousse l’échéance. 
Vous serez en fin de contrat à Toulouse en juin 2017. Vous aurez alors 35 ans et demi.
9/6/2016 Detaille Article
http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Vert/10_06_2016/pla_5000_Midi_Olympique_Vert/xml_arts/art_31872681.xml 7/7
Savez­vous de quoi votre avenir sera fait ?
Sportivement, non. Pour tout dire, je ne veux pas le savoir. J’ai envie d’être dans l’instant présent,
d’en profiter, surtout si ce sont mes derniers moments sur un terrain. Parce que les ultimes
instants marquent une carrière, j’aimerais partir avec de beaux souvenirs. Après, je ne me pose
pas encore la question même si je commence à initier mon après­carrière avec plusieurs projets et
sociétés créés. On aimerait qu’il le soit mais le rugby n’est pas éternel. 
Pourriez­vous porter un autre maillot que celui du Stade toulousain ?
Je ne me suis pas projeté. On verra comment je me sens physiquement et surtout mentalement
lorsque j’aurai des décisions à prendre. Il faut avoir l’envie de repartir au combat tous les week­
ends. Cela prend beaucoup de jus. Si j’ai toujours la volonté, où est­ce que ce serait ?
Franchement, aujourd’hui, je suis davantage stimulé par le match de samedi que par mon avenir
personnel.

Contenu connexe

Plus de Marc De Jongy

Interview Jean-Marc Doussain
Interview Jean-Marc Doussain Interview Jean-Marc Doussain
Interview Jean-Marc Doussain
Marc De Jongy
 
Etre au Stade Toulousain ça se mérite.
Etre au Stade Toulousain ça se mérite. Etre au Stade Toulousain ça se mérite.
Etre au Stade Toulousain ça se mérite.
Marc De Jongy
 
Entretien Bernard Laporte dans Midol
Entretien Bernard Laporte dans MidolEntretien Bernard Laporte dans Midol
Entretien Bernard Laporte dans Midol
Marc De Jongy
 
Yannick bru dans midol
Yannick bru dans midolYannick bru dans midol
Yannick bru dans midol
Marc De Jongy
 
Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 août
Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 aoûtEntretien avec Paul Goze _Midol du 17 août
Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 août
Marc De Jongy
 
Anael et le SU Agen.
Anael et le SU Agen.Anael et le SU Agen.
Anael et le SU Agen.
Marc De Jongy
 
Cheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellence
Cheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellenceCheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellence
Cheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellence
Marc De Jongy
 
Entretien Julien Candelon dans Midol
Entretien Julien Candelon dans MidolEntretien Julien Candelon dans Midol
Entretien Julien Candelon dans Midol
Marc De Jongy
 
Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7
Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7
Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7
Marc De Jongy
 
Stade Toulousain : Préface de l'histoire
Stade Toulousain : Préface de l'histoireStade Toulousain : Préface de l'histoire
Stade Toulousain : Préface de l'histoire
Marc De Jongy
 
Calendrier des matchs de la RWC 2015
Calendrier des matchs de la RWC 2015Calendrier des matchs de la RWC 2015
Calendrier des matchs de la RWC 2015
Marc De Jongy
 
Désignation des arbitres pour la RWC 2015
Désignation des arbitres pour la RWC 2015 Désignation des arbitres pour la RWC 2015
Désignation des arbitres pour la RWC 2015
Marc De Jongy
 
Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...
Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...
Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...
Marc De Jongy
 
Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)
Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)
Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)
Marc De Jongy
 
Invitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du Girou
Invitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du GirouInvitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du Girou
Invitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du Girou
Marc De Jongy
 
Charte d'ethique et de déontologie du rugby français
Charte d'ethique et de déontologie du rugby françaisCharte d'ethique et de déontologie du rugby français
Charte d'ethique et de déontologie du rugby français
Marc De Jongy
 
Entretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juin
Entretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juinEntretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juin
Entretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juin
Marc De Jongy
 
Mag Up and Under n°13
Mag Up and Under n°13 Mag Up and Under n°13
Mag Up and Under n°13
Marc De Jongy
 

Plus de Marc De Jongy (20)

Interview Jean-Marc Doussain
Interview Jean-Marc Doussain Interview Jean-Marc Doussain
Interview Jean-Marc Doussain
 
Etre au Stade Toulousain ça se mérite.
Etre au Stade Toulousain ça se mérite. Etre au Stade Toulousain ça se mérite.
Etre au Stade Toulousain ça se mérite.
 
Entretien Bernard Laporte dans Midol
Entretien Bernard Laporte dans MidolEntretien Bernard Laporte dans Midol
Entretien Bernard Laporte dans Midol
 
Yannick bru dans midol
Yannick bru dans midolYannick bru dans midol
Yannick bru dans midol
 
Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 août
Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 aoûtEntretien avec Paul Goze _Midol du 17 août
Entretien avec Paul Goze _Midol du 17 août
 
Anael et le SU Agen.
Anael et le SU Agen.Anael et le SU Agen.
Anael et le SU Agen.
 
Cheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellence
Cheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellenceCheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellence
Cheyenne Dalverny a choisi le Japon pour l'excellence
 
Entretien Julien Candelon dans Midol
Entretien Julien Candelon dans MidolEntretien Julien Candelon dans Midol
Entretien Julien Candelon dans Midol
 
Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7
Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7
Entretien avec J.-C Skrela manager de France 7
 
Stade Toulousain : Préface de l'histoire
Stade Toulousain : Préface de l'histoireStade Toulousain : Préface de l'histoire
Stade Toulousain : Préface de l'histoire
 
Detaille article
Detaille articleDetaille article
Detaille article
 
Calendrier des matchs de la RWC 2015
Calendrier des matchs de la RWC 2015Calendrier des matchs de la RWC 2015
Calendrier des matchs de la RWC 2015
 
Désignation des arbitres pour la RWC 2015
Désignation des arbitres pour la RWC 2015 Désignation des arbitres pour la RWC 2015
Désignation des arbitres pour la RWC 2015
 
Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...
Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...
Portrait de Petre Metu, l'ancien international roumain atteint de la maladie ...
 
Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)
Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)
Interview Pierre Camou (Midol du 29 juin)
 
Invitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du Girou
Invitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du GirouInvitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du Girou
Invitation 40 ans de l'Entente de la Vallée du Girou
 
Pelous dans midol
Pelous dans midolPelous dans midol
Pelous dans midol
 
Charte d'ethique et de déontologie du rugby français
Charte d'ethique et de déontologie du rugby françaisCharte d'ethique et de déontologie du rugby français
Charte d'ethique et de déontologie du rugby français
 
Entretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juin
Entretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juinEntretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juin
Entretien avec Fabien Galthié dans Midol - 15 juin
 
Mag Up and Under n°13
Mag Up and Under n°13 Mag Up and Under n°13
Mag Up and Under n°13
 

Interview de Thierry Dusautoir