Yannick bru dans midol

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Entretien avec l'adjoint des avants du XV de France

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Yannick bru dans midol

  1. 1. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 1/7 « Il y a eu des clashs » Propos recueillis à Richmond par Pierre­Laurent GOU et Nicolas ZANARDI  pierre­laurent.gou@midi­olympique.fr nicolas.zanardi@midi­olympique.fr  Le premier match de préparation face à l’Angleterre vient de s’achever sur une défaite (19­ 14). Quel bilan en tirez­vous ? Objectivement, il y a eu de bonnes choses. Ce qui me fait vraiment ch… au sujet des secteurs qui sont de mes attributions, ce sont ces quatre ballons perdus en touche, dont un seul est vraiment contré par les Anglais. Cela fait 40 % de déchet et ce n’est pas acceptable. Les autres sont le fruit d’erreurs individuelles. Des lancers parfois imprécis, un joueur qui s’oublie sur une annonce et n’effectue pas son lift. Nous sommes dans une phase de notre préparation où l’on peut excuser certaines erreurs mais pas toutes… Car ces petites erreurs coûtent cher. Même s’il y a eu 7 ou 8 temps de jeu avant le troisième essai, je n’oublie pas que celui­là vient d’un ballon perdu dans nos propres 22 mètres.  En conquête, la mêlée constitue en revanche un sujet de satisfaction. Nous sommes dans la continuité de ce que nous travaillons. Certains aspects ont été ciblés, comme le fait de savoir rester en place le plus longtemps possible et d’attendre le bon moment pour enclencher collectivement la mêlée. À ce sujet, j’ai retrouvé certaines choses que nous avons travaillées et devant certains affrontements en mêlée, je ne vous cache pas que je me suis régalé. Comment situez­vous la véritable valeur de la performance de la mêlée française, face à un adversaire bien loin de son cinq de devant type ? On sait évidemment que, samedi, nous aurons affaire à un cinq de devant beaucoup plus expérimenté avec Marler, Youngs, Cole, Lawes, Launchbury… Mais à cette étape de la préparation, c’est surtout sur notre jeu que nous souhaitons nous concentrer prioritairement.  À ce sujet, l’équipe composée semblait taillée pour la recherche des extérieurs avec deux flankers de grand champ, une charnière portée sur le jeu, des centres passeurs. Or, le XV de France n’a rien proposé d’autre que du pick and go ou du jeu à une passe… Comment expliquer cet écart entre intentions et action ? On monte une équipe avec une idée derrière la tête, c’est sûr. Mais après, il faut s’adapter à ce
  2. 2. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 2/7 qui nous est proposé, à savoir une défense avec 14 joueurs sur un seul rideau. Dans ces conditions, nous avons réussi à nous montrer plutôt performants dans un jeu autour des rucks, où nous les avons parfois pris sur la puissance. À la mi­temps, c’est une option sur laquelle nous avons demandé aux joueurs d’insister. Nous avons d’ailleurs franchi plusieurs fois de cette manière, Uini Atonio a été tout proche de marquer. Sincèrement, à ce sujet, j’ai vu des choses intéressantes.  Pourtant, au niveau des relances de jeu et du mélange avants­trois­quarts, on n’a jamais vu ce que vous cherchez à mettre en place lors des entraînements. (il souffle) Nous avons trop souvent observé des initiatives individuelles, peut­être pour nous rassurer, alors que des solutions beaucoup plus collectives sont travaillées et existent. Et pourtant, très souvent, les structures étaient en place, avec un bloc de trois avants et un « rapide » dans son dos. Malgré tout, nous n’avons pas utilisé les variations possibles, et c’est peut­être mon plus gros regret par rapport au travail qui a été fourni. Il n’y a rien d‘autre à dire à ce sujet, sinon qu’il faut le poursuivre.  L’autre fait marquant, qui n’est pas une nouveauté, a résidé dans le jeu après franchissement. Les troisième ligne ont, à ce titre, brillé par leur absence, quand leurs partenaires ont manqué de patience en tentant des passes impossibles… Il faut que je revoie le match pour répondre précisément à cette question. Ce qui est net, c’est que, sur plusieurs actions où nous avons franchi, des joueurs ont tenté un geste décisif à un moment où le jeu ne demandait qu’à rebondir. On se débarrasse trop facilement du ballon, par impatience. J’en veux également pour preuve plusieurs situations que nous négocions mal à 15 contre 14… Il est clair que le manque d’entraînement et de séances avec opposition a joué là­ dedans. Nous ne nous sommes pas assez entraînés avec contact pour que ces repères soient d’ores et déjà pris.  Il s’agissait pourtant d’un parti pris du staff : est­il possible de le déplorer ? Même si nous n’avons jamais tout à fait lâché le rugby, nous ne nous y sommes vraiment remis que depuis deux semaines après quatre ou cinq semaines davantage axées sur le physique. Nous savions pertinemment que, pour notre premier match, il y aurait des erreurs de ce style. On s’y attendait mais cela n’empêche pas de le remarquer.  Justement, quel bilan tirez­vous de cette première partie de préparation physique ? Même s’il est encore un peu tôt pour évaluer notre préparation de manière définitive, je peux dire que d’un point de vue de la planification de la préparation physique, de la logistique, du timing des cycles, des lieux de résidence, cela a été une grande satisfaction. Je crois que nous avons fait du bon boulot dans le temps qui nous était imparti, et même qu’il était difficile de faire mieux. Je tire
  3. 3. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 3/7 mon chapeau à Philippe qui, depuis de longs mois, potassait là­dessus. Il faut aussi reconnaître l’excellent travail réalisé sous l’égide de Julien Deloire et de son staff jusqu’à Julien Piscione, qui est le responsable trop méconnu de la cellule de recherche de la FFR. Il y a eu de la sueur, de la difficulté mais aussi de la joie, de l’adhésion des joueurs. Je n’avais jamais vu au cours de ma carrière une équipe travailler autant sur le plan athlétique. C’est trop tôt pour dire si l’on va en tirer des résultats, mais j’ai l’impression que chaque minute passée sur les pistes d’athlétisme, en salle de gym et aussi sur les terrains de rugby a été efficace.  N’avez­vous pas eu peur de « casser » des joueurs ? Les volumes de travail physique ont été très bien calibrés et tout le mérite en revient à nos cellules préparation physique et médicale. En termes de soins médicaux, de protocoles récupération, de kinésithérapie, les joueurs ont eu droit au meilleur, j’espère qu’ils en sont conscients ! Honnêtement, oui, je pensais qu’une sorte de sélection naturelle allait se faire pour passer de 36 à 31. Le bon de commande fixé par Philippe était très axé sur le physique. Il était convaincu qu’avec une vraie plage de travail athlétique, qu’il réclame depuis longtemps, on aurait des résultats substantiels. J’avoue que j’ai parfois été dubitatif durant notre mandat vis­à­vis de ces convictions mais aujourd’hui je reconnais qu’il avait raison. Les gains sont remarquables. Pour revenir à la question, j’ai été surpris de ne voir aucun joueur craquer, physiquement ou mentalement. Pourtant, ils ont été mis en très grande difficulté. Certaines fois, ils semblaient désemparés devant l’ampleur des exercices physiques mais ils les accomplissaient. Certains gars ont repoussé très loin leurs limites. Après, il faut relativiser… On s’est contenté de se préparer physiquement, de manière très dure certes, mais c’est la moindre des choses quand on aspire à porter les couleurs de son pays dans une Coupe du monde.  Qu’est­ce que cette préparation doit changer pour votre rugby ? Un de nos gros chantiers était d’améliorer nos vitesses de déplacement et de replacement, parvenir à ce que nos joueurs soient davantage disponibles pour être plus efficaces dans le jeu, qu’ils passent moins de temps à récupérer et à être spectateurs d’une rencontre. Je suis persuadé que nous n’aurons plus cette excuse­là. Ce gain physique va nous permettre d’avoir d’autres ambitions dans notre jeu, de ne plus être restrictif sur certains choix.  Comme le sous­tendait la nouvelle recherche d’équilibre de votre troisième ligne à Twickenham ? Ne cherchez pas à tirer trop d’enseignements de ce match à Twickenham. Le postulat de départ était d’impliquer au maximum les joueurs qui ont participé à l’ensemble de la préparation. Les autres seront prétendants pour le deuxième match.  Il se murmure que vous auriez envie d’utiliser davantage Bernard Le Roux en deuxième
  4. 4. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 4/7 ligne qu’en troisième ligne. Qu’en est­il ? Bernard Le Roux a déjà dépanné à ce poste, en juin 2014 en Australie. C’est un joueur dont la puissance et l’activité dans le jeu nous étaient indispensables compte tenu des difficultés d’autres joueurs. Avec une équipe qui peut afficher un autre niveau athlétique, il est clair que l’on peut envisager des modifications au niveau de la troisième ligne, avec des joueurs possédant d’autres qualités que lui. Et puis, son profil au niveau international s’apparente plus à un deuxième ligne qu’à un flanker…  Dépanner ou l’utiliser régulièrement à ce poste ? N’enfermons pas les joueurs dans un carcan. Nous connaissons les qualités de Bernard Le Roux. Ce qu’il peut apporter à un collectif ou pas. Dans une logique de complémentarité, Bernard peut évoluer en troisième ligne mais c’est un atout pour nous qu’il postule réellement en deuxième ligne. Cela nous ouvre le champ des possibilités. En fonction des présents et des absents, il sera utilisé à différentes positions.  Qu’est­ce que cet été va changer dans votre jeu, notamment au niveau du paquet d’avants ? Notre meilleur joueur sur le plan athlétique du dernier 6 Nations serait le plus mauvais aujourd’hui, selon les évaluations que l’on a effectuées. C’est édifiant et donne une échelle du travail réalisé. Le chantier plus technique, que l’on a commencé, s’étalait au sujet de notre gestuelle et la maîtrise de la passe autour des phases de combat dynamique. On a aussi travaillé sur les phases statiques mais on en est sorti pour trouver une plus grande complicité avec les joueurs de la charnière et du liant entre avants et trois­quarts dans le jeu courant.  Pour ce faire, comptez­vous sur une polyvalence totale des rôles au niveau des avants, ou comptez­vous responsabiliser particulièrement certains joueurs plus habiles que d’autres ? Nous ne sommes pas rêveurs. Personne n’est capable de copier le jeu des Blacks du jour ou lendemain. On sort d’une période de trois saisons très difficile. Avec Philippe et Patrice, on a compris qu’on doit proposer un jeu que nos joueurs peuvent pratiquer avec efficacité et pas le jeu que l’on rêverait de manière idéale. Oui, nous avons une plus grande ambition dans notre volume de jeu mais qui doit correspondre à nos qualités.  Est­ce à dire qu’en l’absence de certains joueurs, le jeu et les ambitions de l’équipe de France peuvent s’en trouver changés ? Oui, totalement. 
  5. 5. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 5/7 Le capitanat ce week­end de Dimitri Szarzewski était­il de nature à bousculer la hiérarchie à un poste où depuis un an, celle­ci semble établie de manière très forte avec Guirado titulaire et Kayser remplaçant ? Nous avons choisi un capitaine non pas dans une logique de récompense du travail accompli mais pour sa capacité à amener quelque chose au collectif et à transmettre le message. Le capitanat de Szarzewski, c’est cela. N’y cherchez pas autre chose. Après, oui, il y a eu une énorme émulation au niveau des trois talonneurs. Mais les trois ont réalisé des choses extraordinaires sur le plan athlétique.  Au niveau du discours, on a l’impression que vous avez voulu relancer la concurrence à certains postes, au centre, en troisième ligne ou à la charnière ? Nous souhaitions que durant toute la préparation, il y ait une émulation constante. C’était voulu et assumé. Maintenant, nous ne voulons pas d’une équipe de tennismen ! (sic) La notion d’équipe doit être omniprésente dans l’ADN que les joueurs ont défini. Dimanche prochain, Philippe devra trancher pour passer de 36 à 31. Il y a la volonté d’être le plus rationnel possible dans cette décision, dans l’intérêt du XV de France. Il est normal qu’un patron choisisse son équipe pour partir à la bataille.  Saint­André avoue que depuis le début de la préparation Coupe du Monde, il prend un plaisir qu’il n’a pas connu durant ces quatre années de mandat. Et vous ? C’est sûr que de vivre 24 heures sur 24 avec les joueurs, multiplier les entretiens, essayer d’aller loin avec eux dans les détails du jeu, avoir du temps pour débriefer, travailler, c’est un confort que j’avais oublié. On a pu donner le temps à nos joueurs de se préparer de la même manière que leurs concurrents dans le monde. C’est la première fois que l’on va partir à égalité avec nos adversaires.  Satisfait donc ? J’avoue que je ne mesurais pas assez les gains que l’on pouvait obtenir. Philippe était quasiment le seul ardent défenseur de cela. Il a une vision très anglo­saxonne du travail, et il nous a apporté beaucoup. C’est l’artisan majeur de notre été. J’espère, et je suis persuadé, que l’on va en recueillir les fruits rugbystiques.  Quelles sont vos ambitions pour ce Mondial ? Celle du staff dans son ensemble, c’est d’être champion du monde ! On veut pour cela dominer notre phase de poule, battre l’Italie en match d’ouverture, bien négocier les deux autres matchs et remporter la « première finale » face à l’Irlande le 11 octobre, pour bien aborder les quarts de finale. J’ai la conviction, malgré les chemins glissants que l’on a empruntés depuis trois ans, que
  6. 6. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 6/7 l’on peut être champions du monde. Philippe a pris beaucoup de coups depuis trois ans…  Mérités ou pas à votre avis ? Votre bilan à la tête des Bleus sur le plan comptable est mauvais… Oui, mais comme il est la tête de gondole, il a pris beaucoup de coups qui nous étaient aussi adressés. Certains étaient mérités car nous avons fait des erreurs et nous le reconnaissons. Je le répète, on ne devient pas entraîneur national du jour au lendemain.  Quelles erreurs ? Nous sommes plus justes dans nos choix et dans notre approche d’une équipe nationale. C’est un métier différent. En termes d’organisation des semaines d’entraînements, de contenus des séances, nous avons compris des choses et l’expérience acquise nous a fait progresser. Nos joueurs aussi ! Le groupe France a été profondément remanié par rapport à celui de 2011. On ne devient pas un joueur performant de niveau international instantanément. Je suis convaincu qu’il faut une dizaine de sélections pour cela. C’est grâce à ces coups reçus, au vécu emmagasiné par nos joueurs et aux bienfaits de cette préparation, que nous pouvons réaliser de grandes choses au Mondial. On a envie d’être champion du monde. Et moi aussi !  Est­ce aussi pour cela, que vous avez eu envie de poursuivre votre carrière d’entraîneur du XV de France, avec Guy Novès comme sélectionneur ? Ce n’est pas le bon moment pour parler du futur. Mon énergie est focalisée sur ce Mondial. J’ai envie de réussir quelque chose de grand avec ce staff.  Oui mais vous, contrairement à Philippe Saint­André et Patrice Lagisquet, allez poursuivre votre mission… (il coupe) Je crois au présent et à l’avenir de cette équipe et cela a pesé dans mon choix. Et mon job me plaît. Soyons clairs, si Philippe et Patrice poursuivaient avec cet effectif, ils auraient d’autres résultats car nous savons maintenant que le chantier joueur était immense après la finale 2011. Il a fallu renouveler 80 % de l’effectif alors que la génération actuelle va continuer à exister au niveau international. Pour répondre clairement à votre question, si PSA avait postulé pour quatre ans de plus, je l’aurais suivi. Il ne l’a pas fait. J’avais donc programmé mon retour en Top 14 mais j’ai reçu des propositions inattendues. J’ai eu le luxe de pouvoir choisir ­ ce qui est rare dans notre métier ­ et j’ai pris la bonne décision.  Comprenez­vous que l’on puisse être dubitatif sur le potentiel de cette équipe de France ? Pour moi, la Coupe du monde ne sera réussie que si l’on fait mieux que la dernière fois. Je pense que les progrès athlétiques de l’équipe vont lever beaucoup de freins. Que nos choix seront
  7. 7. 17/8/2015 Detaille Article http://ejournal.midi­olympique.fr/epaper/xml_epaper/Rouge/17_08_2015/pla_4995_Midi_Olympique_Rouge/xml_arts/art_29833083.xml 7/7 meilleurs, que le talent des joueurs va pouvoir s’exprimer. L’expérience emmagasinée dans la difficulté depuis trois ans va payer. À tous les postes­clés, les gars présentent tous la douzaine ou quinzaine de sélections qu’il faut évacuer pour appréhender les enjeux du niveau international. Et puis, le fait de vivre une telle aventure de quatre mois, une fois tous les quatre ans, permet d’augmenter notre potentiel de manière exponentielle.  Ne manque­t­il pas de lieutenants derrière Dusautoir, contrairement aux précédentes campagnes de Coupe du monde ? Je ne suis pas d’accord avec vous. On a parlé de Szarzewski, mais, au même poste, Guirado ou Kayser ont pris une autre dimension, Mas, Maestri, Papé ou Chouly sont extrêmement importants à l’intérieur du groupe. Le charisme de Yannick Nyanga est loué par tous, Fulgence Ouedraogo est capitaine depuis plusieurs saisons dans son club. Devant, nous avons un socle de « tauliers ».  Cela fait beaucoup d’avants… Quid des trois­quarts ? Prenez Tales, Trinh­Duc, Parra ou Tillous­Borde, ils ont tous acquis une légitimité pour s’exprimer aussi bien face à nous que devant le groupe. Sans oublier Fred Michalak, qui a vécu plusieurs Coupes du monde. Il faut comprendre que lors du dernier 6 Nations, quand nous étions vraiment dans la difficulté, la parole s’est libérée. Le staff a souvent été désemparé face au mutisme du groupe et son côté trop bon écolier, mais tout cela a évolué. Il y a eu des clashs, des changements dans le travail. Nous avons senti que, sur le plan humain, il se passait quelque chose. La maturité de cette équipe est là et elle va éclater au grand jour durant cette Coupe du monde.

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