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Prix du riz au Sénégal

  1. 1. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 2012CGERVAvec plus de 175 milliards de FCFA d’importa-tions de riz pour la seule année 2011, le Sénégal est for-tement dépendant des échanges mondiaux pour résor-ber son déficit en riz qui ne cesse de se creuser.Le riz constituant la céréale, base de l’alimentation dessénégalais, le prix du riz est dés lors influencé par lecours mondial du riz et par les échanges internationauxsurtout des pays exportateurs nets de riz, à l’image de laThaïlande et du Vietnam.La hausse des prix internationaux de riz de 2008 (CVriz=14%) a clairement montré la vulnérabilité de l’agri-culture vivrière sénégalaise face à la crise et l’absence demécanisme publique d’alerte, de prévention et de ges-tion du risque lié aux prix.Les pouvoirs publics pour stabiliser les prix (C-instruments, Franc Galtier CIRAD), ont réagit tant bienque mal, en suspendant les droits de douane de 10%(mesures fiscales) sur les importations de riz, en soute-nant les prix à la consommation par la subvention desimportations de riz à hauteur de 35-41 Fcfa/kg et enassurant le contrôle et la fixation des prix.Dans le même sens, pour augmenter le pouvoir d’achatdes ménages ruraux (D-instruments) et soutenir la pro-duction locale d’ambitieux programmes de développe-ment (REVA, GOANA, PNAR, etc.) ont été envisagée.Néanmoins, la hausse des prix internationaux du rizs’est transmis partiellement aux marchés domestiques,atténuée par la dépréciation du dollar, les mesures depolitiques stabilisatrices de l’Etat et le cloisonnementdu marché national du riz (substitution faible entre leriz local et importé).La transmission en terme nominal du riz importé a étéde 34-38%, sur le prix à la consommation du prix im-porté, elle a été de 37,4% (le prix à la consommation duriz 100% brisures a augmenté de 32% entre mars 2006et mars 2008).Actuellement les cours mondiaux sont revenus à lanormale par rapport à ceux qui prévalaient durant lacrise. Cependant la tendance va vers des cours mon-diaux plus bas mais qui se maintiennent au dessus duniveau des prix historiques (Note de synthèse d’agritra-de).Avec la politique de réduction du prix des denrées depremière nécessité du nouveau régime en place au Sé-négal, les prix du riz ont été revus à la baisse. A qui celaprofite t-il? Il est bien vrai que la formation des prix atoujours été empreint d’une dimension politique et so-ciale, mais ‘‘ l’efficacité de la politique des prix duriz dépend pour beaucoup de la capacité qu’on lesEtats à contrôler une part significative du mar-ché’’ (P. Phelinas). Qui est dès lors le grand gagnant ?Le PRIX du RIZ :au Sénégal, qui est le grand gagnant?Centre de Gestion et d’Économie Rurale de la Vallée du Fleuve
  2. 2. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 2012La hausse des prix a profité aux opérateurséconomiques de riz qui entretiennent une opacité tellesur marché du riz, que la spéculation est de mise, aidé encela par le laxisme des pouvoirs publics. Prétextant unepolitique de subvention désastreuse loin s’en faut, l’asy-métrie d’information a permis aux importateurs et autrescommerçants véreux d’améliorer leurs marges bénéficiai-res en passant outre les mesures régulatrices prises parl’Etat, et ce au détriment du consommateur.Les grands entrepreneurs agricoles ont eux aussiprofiter de l’augmentation des prix, tout le contrairedes petites exploitations familiales qui éprouvent beau-coup de difficultés à se refinancer auprès des structuresde crédit. Entre coût d’intrants élevés, baisse de la fer-tilité des sols, aménagements dégradés, et difficultéslors de la commercialisation, que dire la marge supplé-mentaire à dégager, sinon qu’elle est vite consommée.La plus grande menace planant sur l’agriculture vivriè-re sénégalaise est le surendettement des exploitationsagricoles familiales.1. Qui a profité de la hausse des prix lors de la crise ?Extrait de la Loi N° 94-63 du 22 Août 1994sur les prix, la concurrence et le contentieux économiqueLe projet de loi sur la concurrence, les prix et le contentieux économique abroge la loi n° 65-25 du 4 mars 1965 sur les prix et les infrac-tions à la législation économique.Il institue la Commission nationale de la Concurrence chargée d’arbitrer le libre jeu de la concurrence qui est un pendant du libéralisme.En marge de l’organisation de la concurrence dont le destinataire final est le consommateur, des règles de protection de celui-ci sont po-sées pour permettre à l’autorité administrative de faire face aux insuffisances du marché et aux fraudes.Article premier : - La présente loi vise à définir les dispositions régissant la libre concurrence, la liberté des prix et les obligations mises àla charge des producteurs, commerçants prestataires de services et tous autres intermédiaires et tend à prévenir toutes pratiques anti-concurrentielles, à assurer la loyauté et la régularité des transactions et notamment la transparence des prix, la lutte contre les pratiquesrestrictives et la hausse des prix.Art : 2 – Les prix des biens, produits et services sont librement déterminés par le jeu de la concurrence.Art. 24 – Sont prohibées, sous réserve des dispositions législatives et réglementaires particulières, toute action, convention, coalition, en-tente expresse ou tacite sous quelque forme et pour quelque motif que ce soit, ayant pour objet ou pouvant avoir pour effet d’empêcher,de restreindre ou de fausser le libre jeu de la concurrence, notamment celles :- faisant obstacle à l’abaissement des prix de revient, de vente ou de revente ; - favorisant la hausse ou la baisse artificielle des prix ;- entravant le progrès technique ;- limitant l’exercice de la libre concurrence.Art. 28 – Il est interdit à tout producteur, commerçant industriel isolé ou en groupe, de pratiquer des conditions discriminatoires de ventequi ne sont pas justifiées par des différences de prix de revient de la fourniture ou du service. Le caractère non discriminatoire des réduc-tions commerciales ou des prestations de services est réputé acquis lorsqu’elles figurent dans les conditions générales de vente.Tout producteur, grossiste ou importateur est tenu de communiquer, à tout revendeur qui en fait la demande, son barème de prix et desconditions générales de vente. Celle-ci comprennent les conditions de règlement et le cas échéant, les rabais et ristournes accordés.Art. 32 - Pour garantir le pouvoir des consommateurs et leur liberté de choix entre les produits et services offerts, il est fait d’obligationaux opérateurs économiques d’avoir une attitude loyale vis-à-vis d’eux, notamment par une communication correcte des conditions devente mais aussi et surtout par une bonne information sur les prix pratiqués.Art. 42 – Lorsque les circonstances l’exigent pour des raisons économiques et sociales certains biens, produits et services peuvent fairel’objet de fixation de prix par voie législative ou réglementaire.
  3. 3. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 20122. Evolution des prix mensuels à la production1002003004002008 2009 2010 2011Rizlocal décortiquéSt-Louis Dakar Thiès1002003004005002008 2009 2010 2011Rizimportébrisé ordinaireSt-Louis Dakar Thiès1002003004005002008 2009 2010 2011Rizimportébrisé parfuméSt-Louis Dakar Thiès0100200300400500 Marché de ThièsRiz local décortiquéRiz importé brisé ordinaireRiz importé brisé parfumé0100200300400500janv-11mars-11mai-11juil-11sept-11nov-11janv-12mars-12mai-12juil-12sept-12MarchédeDakarRizlocal décortiquéRizimporté brisé ordinaireRizimporté brisé parfumé0100200300400500600janv-11mars-11mai-11juil-11sept-11nov-11janv-12mars-12mai-12juil-12sept-12MarchédeStLouisRiz local décortiquéRiz importé brisé ordinaireRiz importé brisé parfuméL’analyse évolutive des prix à la production (Figure1) révèle que le riz local décortiqué s’est vendu enmoyenne à 292 Fcfa/Kg durant les 4 dernières années(2008 à 2010), avec un pic observé en 2008 avec 310Fcfa/Kg. On relève aussi une faible variabilité des prixavec une tendance à la hausse sur le marché de Saint-Louis (CV 1%), en comparaison aux marchés de Da-kar (CV 5%) et Thiès (CV 3%).Pour le riz importé brisé ordinaire, il s’est vendu enmoyenne à 300 Fcfa/kg entre 2009 et 2011. Souli-gnons qu’à Dakar durant l’année 2008, le riz importébrisé ordinaire s’est vendu à 407 Fcfa/kg contre 318Fcfa/kg en 2009 et 304 Fcfa/kg en 2011.Le riz importé brisé parfumé s’est échangé en moyen-ne à 353 Fcfa/kg (entre 2008 et 2011). On constateune moyenne des prix plus élevés en 2009 (376 Fcfa/kg) et 2010 (371 Fcfa/kg) par rapport à l’année 2008,où les prix moyens avoisinaient les 344 Fcfa/kg. Latendance est à la baisse pour le riz importé brisé parfu-mé, avec une grande variabilité des prix observé sur lemarché de Saint-Louis (CV 12%) par rapport aux mar-ché de Dakar et de Thiès (CV 5%). Des pics de prix à404 Fcfa/kg en moyenne ont été observé en 2009 àSaint-Louis et à 396 Fcfa/kg en moyenne à Dakar en2010.Pour l’année 2012 (Figure 2), constate une tendance àhausse pour les prix relevés entre janvier et septembre2012 : en moyenne on a 455 Fcfa/kg pour le riz importébrisé parfumé, 303 Fcfa pour le riz importé brisé ordi-naire et 301 Fcfa/kg pour le riz local décortiqué.Figure 2 : Evolution des prix mensuels à la production en Fcfa/kg du riz à Dakar, St-Louis et Thiès (ANSD)Figure 1 : Evolution annuelle des prix à la production du riz en Fcfa/kg (source : ANSD)
  4. 4. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 20124. Analyse bilan riz mondial439,6 460,3 455,6 466,6 467,3486,831,3 30,2 30,1 31,5 35,237,3103,6 109,2 120,1 130 140,6159,301002003004005006002007 2008 2009 2010 2011 2012EnmillionsdeTonnesBilan riz mondialProduction (équiv. Rizblanc) Exportations Stocks20,5 21 21,2 21,320,423,89,5 10 9,5 910,66,55,3 5,3 4,7 5,9 5,21705101520252007 2008 2009 2010 2011 2012EnmillionsdetonnesBilanRizThailandaisProduction (équiv. Rizblanc) Exportations Stocks23,925,8 26,4 25,9 26,428,94,5 4,7 5,76,9 7,1 7,54,1 4,1 4,8 3,12,83051015202530352007 2008 2009 2010 2011 2012EnmillionsdetonnesBilanRizVietnamienProduction (équiv. Rizblanc) Exportations StocksLes plus grands pays exportateurs mondiaux de rizsont l’Inde, le Vietnam et la Thaïlande, ce dernier assureenviron 75% des approvisionnements du Sénégal. Ainsil’analyse du marché mondial du riz ainsi que celui desprincipaux pays exportateurs nets parait important carc’est ‘‘ les fluctuations à court terme du commerced’un petit groupe qui causent les mouvements duprix mondial au lieu d’en résulter ’’ (Falcon (W.P),Monke (E.A), 1979-1980)La crise de 2008 a aussi révélé que ‘‘peu de marchéssont autant influencés par les politiques gouverne-mentales sur le marché international du riz ’’( Ibid.,p 279): les pics de prix observés en 2008 sont essentiel-lement dus aux déclarations d’intention et aux tentativesde protection des marchés domestiques des pouvoirspublics des pays exportateurs. Selon la FAO, les mesu-res prises en Thaïlande et en Inde sont très décisivesdans la formation des prix mondiaux.Figure 3 : Evolution du bilan riz mondial et celui de la Thaïlande et du Vietnam (source: Osiriz)L’analyse du bilan du riz mondial (Figure 3) montreune production mondiale en équivalent riz blanc ennette progression qui s’élève à 486,8 millions de tonnescontre 439,6 en 2007 et 460,3 en 2008.De même les exportations sont passées de 30,2 mil-lions de tonnes en 2008 à 35,2 en 2011 et 37,3 en 2012,soit une assez nette progression.Selon le rapport mensuel du riz mondial (Osiriz), lesstocks de riz mondiaux devraient se hisser à leur plushaut niveau historique à 159,3 Mt en 2012, soit unehausse de 10,9% par rapport à fin 2011.Cette situation s’explique par une amélioration de laproduction dans les pays asiatiques et aussi dans lespays subsahariens impulsée par les politiques d’autosuf-fisance en riz engagées dans ces derniers.3. Evolution des prix annuels à la consommationEntre 2009 et 2011, le riz brisé ordinaire s’estvendu en moyenne à 13 494 Fcfa le sac de 50 Kg dansl’agglomération de Dakar. Par contre, entre le mois dejanvier et de septembre 2012, il s’est vendu à 14 277Fcfa le sac.Au détail, il s’est vendu en moyenne à 299 Fcfa/kgavec une tendance à la hausse durant l’année 2012 (311Fcfa/kg, les 9 mois).Pour le riz parfumé brisé, il s’est vendu au détail enmoyenne à 369 Fcfa/kg entre 2009 et 2011 et à 448Fcfa entre janvier et septembre 2012.2002503003504004505002009 2010 2011 2012 (9 mois)PrixenFcfaparKiloMoyennes annuelles desprix à la consommationdans lagglomération de Dakar (source : ANSD)Riz parfumé brisé vendu au détailRiz brisé ordinaire au détail
  5. 5. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 2012Les données du CILSS (Comité Inter-états de Luttecontre la Sécheresse au Sahel) et du FAS (ForeignAgriculture Service) Dakar estiment la consommationde riz au Sénégal à 1, 076 millions de tonnes en 2012contre 1,049 en 2011, le modèle de consommation deriz étant le « subtropical » dont la consommationmoyenne tourne entre 40 et 60 kg/hab.Avec une demande en riz qui ne cesse de croître et untaux d’autosuffisance en riz inférieure à 30%, le re-cours aux importations est inévitable.Selon les données de l’ANSD (Figure 4), les importa-tions de riz en 2011 ont augmenté de 23,69% en poidsnet et de 34,25% en valeur CAF par rapport à l’année2010.Les habitudes de consommation de riz des sénégalaismontrent une nette préférence pour le riz 100% brisé.‘‘ Le commerce international du riz décortiqué etblanchi se caractérisent par sont taux de brisures.Toutefois, à un taux de brisures donné la variétéspécifique ou l’origine géographique ont un effetde surcote ou décote sur le prix.’’ (Jo Cadilhon,2011).Le tableau 1 présente une moyenne annuelle des prix àl’exportation en US/T FOB de différentes catégoriesde riz.5. Evolution des importations05000010000015000020000025000030000002000004000006000008000001000000120000014000002009 2010 2011ValeurCAFenmillionsdeFCFAPoidsnetenmilliersdeKgRiz (Poids net) Céréales(Poids net)Riz (Valeur CAF) Céréales(Valeur CAF)2007 2008 2009 2010 2011 2012*Thai100B 337 678 564 506 556 570Thai5 328 660 540 481 540 557Inde5 298 700 435Thai25 307 600 456 439 500 542Viet25 294 519 368 387 460 396Pak25 284 516 352 370 429 395A1Super 270 541 327 380 453 517-60%-40%-20%0%20%40%60%80%100%120%2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011TauxdecroissancedesindicateurspourleRizPaddySource:ANSDProduction depaddy Surfaces cultivéesenpaddy RendementdepaddyFigure 4: Importations annuelles de riz et de céréales enquantité et en valeur (source: ANSD)Tableau 1 : Prix à l’exportation en US/T FOB (source: Osiriz)7. Evolution des indicateurs pour le riz paddyLa diminution de la facture commerciale des im-portations et l’atteinte de l’autosuffisance en riz passepar une certaine constance et une faible variabilité desprincipaux indicateurs pour le riz paddy.Pour l’année 2011, les taux de croissance annuels sontde –33% pour la production de paddy, de –26% pourles superficies emblavée et de –10% pour les rende-ments.L’augmentation des investissements structurants etl’accompagnement des producteurs pourraient permet-tre une réduction des coûts de production du riz local,ce qui le rendrait plus compétitif. La production d’unetonne de paddy coûte 210 dollars US au Sénégal, 220dollars US au Nigéria, 190 dollars US en Thaïlande et130 dollars US au Vietnam (CSAO/OCDE, 2011).
  6. 6. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 2012Comment peut-on parler de compétitivité du rizlocal, alors qu’il peine à se vendre sur le marché desgrandes agglomérations, que les importateurs ne veulentpas encore intégrer le riz local dans leurs réseaux dedistribution, que les producteurs peinent à approvision-ner de manière régulière et en quantité suffisante le mar-ché local et que la qualité du riz est parfois décriée par leconsommateur.Au regard de l’étroitesse du marché international du rizétroit (les quantités échangées représentent environ 6%de la production mondiale) et avec la dimension socialeet politique que revêt la fixation du prix du riz, il seratrès difficile pour le riz local d’atteindre la compétitivitépar le prix. Tant qu’il n’y aura pas de mécanismes deprotection tarifaire pour réguler les importations rizico-les, le prix du riz local sera toujours indexé sur le prixdu riz importé.Pour relancer la production rizicole, l’Etat essaie tantbien que mal de garantir un prix rémunérateur auxproducteurs de paddy. ‘‘ Le relèvement des prix offi-ciels à la production n’a de chances de provoquerune expansion de la production que sous certai-nes conditions : le prix de soutien doit être com-pétitif par rapport au prix du marché et réellementgaranti aux producteurs ’’ (Pascale Phelinas, 1987)La redynamisation de l’interprofession pour la filièreriz est alors plus qu’importante, pour un meilleure ré-équilibrage des forces en négociation, mais pour celaune spécialisation des acteurs de la chaine de valeurest nécessaire. Il s’en suivra un meilleur partage desprofits le long de la chaine de valeur riz qui sera effi-ciente.Pour une concertation sur les prix plus équilibrée, il estplus qu’important que l’ensemble des acteurs de la fi-lière (importateurs, riziers, commerçants etc.) puissentêtre transparents sur les marges dégagées en acceptantde dévoiler leurs comptes d’exploitation comme lefont les producteurs.6. Fixation du prix du riz paddyDésignation Prix en Fcfa/kgPrix du paddy 127,5Transport du paddy,manutention et impureté6Coefficient de transformationmoyennement accepté66 %Cout de la prestation à façon 16Prix du riz blanc carreau usineavec sacherie235Cout du transport rendu Dakar 8Prix de revient rendu Dakar 243Marge du Grossiste Maximumtolérée5Prix de Cession du riz blancen gros248Structuration du riz de la Vallée pour la campagne hivernale 2012-2013 (source SAED)
  7. 7. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 2012Enfin pour une meilleure mise en marché du riz local,les importateurs ont un rôle central à jouer dans la fixa-tion du prix qui permettra une promotion du riz local etdonc sa pénétration au niveau des réseaux de distribu-tion du riz importé qui sont les leurs. ‘‘ C’est la capaci-té de coordination des organisations (réseaux) en-tre elles qui permet un certain type de régulationdes marchés, donc un certain mode de formationdes prix. ’’ (Lambert Agnès; EEG Johny, 1994)7. ConclusionL’agriculture sénégalaise est actuellement surles feux de la rampe, avec un budget 2013 qui sélève à132 milliards 580 millions de francs, contre 91 milliards284 millions de francs en 2012, soit une hausse de45,24 % en valeur relative.L’objectif d’atteindre l’autosuffisance en riz, non plusen 2015, mais en 2018, a été réaffirmé par les pouvoirspublics et ceci doit se faire disent-ils à travers la maîtri-se de l’eau et l’augmentation des investissements enéquipements agricoles.Le défi sera aussi celui de l’appui-accompagnement desproducteurs par des techniciens spécialisés, dans la ges-tion des outils de production qui seront mis à leur dis-position.Néanmoins pour un secteur rizicole productif, il fautdes producteurs professionnels dans des exploitationsagricoles modernes. Pour cela, l’Etat doit veiller à stabi-liser les prix au producteur, au quel cas il serait très dif-ficile pour le producteur de rentabiliser ses investisse-ments.Pour le moment, on doit aller vers une redynamisationde l’interprofession pour le riz, où l’ensemble des ac-teurs privilégieraient la transparence lors des négocia-tions sur le prix, ce qui permettrait un partage des pro-fits et des risques.
  8. 8. Le prix du riz: au Sénégal, qui est le grand gagnant ?« CGER- Vallée - Analyse Économique Riz » Janvier 2012Centre de NDIAYEBP : 913Saint-LouisSénégalTél./ Fax : 962 64 02NOS OBJECTIFSContribuer à la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance au sein des organisations deproducteurs de la Vallée du Fleuve Sénégal.CGERVRETROUVEZ-NOUSSURwww.cger-vallee.comPour les adhérents CGER Pour les PP, BDF et partenairesL’information économique pour les acteurs et décideurs du développement ruralAnalyses filièresAnalyses culturesAnalyses zones Informationséconomiques Évaluation de l’impact des mesures et/oufinancements nationaux et internationauxIdentifier les leviers d’action économi-ques les plus performantsConnaître précisément la situation écono-mique des producteurs de la Vallée duFleuveÉtats financiersComptabilitésadhérentsAujourd’hui, les CGER contribuent à la politique de développement agro-sylvo-pastorale en matière dedéveloppement de l’information agricole. Ils apportent aux Pouvoirs Publics et aux acteurs du dévelop-pement des outils complémentaires d’aide à la décision pour les politiques, stratégies et incitations.Les CGER c’est aussi la production d’une in-formation économique sur l’agriculture dans laVallée du Fleuve. A partir des données comptableset financières de leurs adhérents, les CGER appor-tent des éléments fiables et issus de situations réel-les sur le terrain sur :- la typologie et le degré de structuration des OP,-les indicateurs de rentabilité économique desactivités des OP de la Vallée du Fleuve,- les déterminants économiques par zones, filiè-res, type d’exploitation, …- les leviers financiers et économiques du déve-loppement agricole de la Vallée du Fleuve.Aujourd’hui les acteurs et décideurs du développe-ment rural sont à la fois submergés et en panne d’in-formations parce qu’il y en a trop et qu’elles ne sontsouvent pas fiables ou pertinentes. les CGER ap-portent de l’information économique fiable sur :- Les leviers d’action qui ont donné des résultats surle plan économique pour tels producteurs ou tellefilière,- Les potentiels à appuyer, les zones, les filières, …Tout ceci destiné aux :- Pouvoirs Publics pour leur pilotage sectoriel- bailleurs de fonds pour leurs stratégies d’inter-vention- acteurs du développement rural régional SAED,ANCAR, CNCAS, …,- ONG, collectivités locales et opérateurs privés

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