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Anastasia majchrzak 406 rédaction fantastique

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Anastasia majchrzak 406 rédaction fantastique

  1. 1. C’était une nuit glaciale. Il neigeait. Je nettoyais le marbre des Chevaux de Marly. C’étaient deux grandes statues identiques. Elles étaient constituées de deux magnifiques étalons aux airs sauvages, retenus chacun par un homme presque nu . C’était les palefreniers.Je montai sur mon échelle pour laver le haut des statues. Je ne sais toujours pas pourquoi, mais je tombai de l’échelle et me tapai violemment la tête contre le sol. Lorsque je me réveillai, je n’avais pas mal et me relevai sans aucune difficulté. Je regardai autour de moi et vis le sol devenir une magnifique pelouse dont l’herbe était si verte, si belle et dont les pâquerettes et toutes les autres fleurs sentaient si bon que l’on ne voulait pas marcher dessus de peur de les abimer et l’on ne se sentait pas digne de cueillir une plante de ce gazon extraordinaire . Les murs avaient disparus et à la place, je voyais des arbres portant de beaux fruits mûrs, des buissons, des rosiers ayant des roses de toutes les couleurs possibles et imaginables, des fleurs de toutes sortes, toute une végétation qui rendaient le lieu magique et me faisaient croire que j’étais dans un rêve, dans un paradis où Paris, ses voitures et sa pollution n’ existaient pas. Je levai la tête vers le ciel. Il était d’un beau bleu. Il n’y avait aucun nuage, que ce soit à l’horizon ou au-dessus de moi. Le soleil brillait de mille feux. Je n’étais plus habillée de ma tenue de ménage, à la place, je portais une petite robe blanche avec de la dentelle. Je ne m’attardai pas sur ce détail et levai de nouveau mon regard vers le ciel et conclue, grâce à la position du soleil, qu’ on était le matin. Il faisait bon et cela prédisait une belle journée. Je tournai la tête et vis deux chevaux que je reconnus immédiatement : c’étaient les Chevaux de Marly ! Je fus émerveillée par ce spectacle. Les étalons n’étaient pas en marbre, mais bel et bien en chair et en os. Ils avaient toujours cette air de sauvagerie et de puissance, mais ils n’étaient pas en train d’essayer de fuir et de cabrer retenus chacun par leur palefrenier, non ils broutaient sagement l’un à côté de l’autre.
  2. 2. Je cherchais du regard les propriétaires de ces équidés et aperçus, non loin de là, les deux hommes assis à l’ombre d’un arbre, discutant ensemble tout en surveillant les chevaux. Je ne demandai comment pourraient-ils agir si les chevaux prenaient peur et partaient au galop dans la nature. Je m’approchais des étalons. L’un d’eux leva la tête et me dévisagea. D’un hennissement, il prévint son camarade et les deux hommes de ma venue. Les deux magnifiques bêtes s’avancèrent vers moi. Les palefreniers se levèrent et me regardèrent fixement. J’ étais affolée, qu’allaient-ils me faire ? Apeurée, je me mis à genoux et tout en pleurant, je jurais que je n’avaient pas l’intention de voler les beaux équidés. Les chevaux étaient maintenant à deux pas de moi. Le plus majestueux fit ces deux pas et se frotta la tête contre moi comme si j’étais un arbre. Je le caressais mais, du coin de l’œil, je suivais les gestes des hommes qui se rapprochaient de plus en plus de moi. Que devais-je faire ? Fuir ? Non, ils n’avaient qu’à enfourcher leurs chevaux et me rattraperaient en quelques secondes, de plus cela risquait de les rendre encore plus dangereux. Je pouvais aussi prendre l’ un des étalons et partir, mais ce serait du vol ! Tout en paniquant, je continuais à caresser la grande tête de l’animal. Les hommes étaient maintenant à côté de moi. Il me regardaient et commencèrent à me questionner. Je fus très gênée, car je ne pouvais répondre à toutes ces questions: d’où je venais, je ne sais même pas où je me trouvais actuellement, comment suis-je arrivée ici : aucune idée. Comme je ne répondais pas, ils me prirent sûrement pour une folle ou une jeune fille s’étant échappée de chez elle et ne voulant plus jamais y retourner. Celui qui semblait être le plus âgé me saisit le bras et me tira vers un arbre, il me montra du doigt un village non loin de là, un peu plus bas dans la vallée. Il me demanda de rentrée chez moi avant qu’il ne se fâche. Je me mis à pleurer, l’autre homme, qui ressemblait beaucoup à celui qui me tenait le bras mais en plus jeune, s’approcha en reprochant à celui qu’il appelait père de la violence de son geste et de ses paroles envers une jeune fille terrifiée. Je compris ainsi pourquoi ils se ressemblaient autant, ce n’était autre qu’un père et son fils. Sur les statues, on ne voit guère la différence d’âge, les deux étant tournés vers les chevaux et grimaçant face à l’effort qu’ils faisaient chacun pour retenir leur propre cheval. Donc, le fils me salua et me demanda pourquoi ne pas vouloir repartir chez moi. Je lui répondis que ce n’était pas dans ce village que je vivais mais ailleurs et que je ne savais plus où. Les deux hommes se regardèrent et tournèrent leur regard plein de pitié vers moi. Ils conclurent de m’amener chez un médecin et de me ramener, par la suite, chez moi. Le jeune palefrenier me tendit sa main pour me mener jusqu’à son cheval, je pris sans hésiter sa main et le suivis. Le père nous précédait et enfourcha l’étalon que j’avais caressé quelques minutes auparavant. C’était l’étalon le plus musclé, le plus majestueux des deux. Je montai sans aucune difficulté sur le dos de l’autre cheval, certes, il était moins musclé que l’autre et moins majestueux, mais il avait l’air plus sauvage, plus endurant que le premier. Le jeune homme monta derrière moi et fit galoper l’équidé. Une peur me vint, le cheval allait de plus en plus vit l’homme derrière moi perdait le contrôle de sa monture et glissa de celle-ci
  3. 3. dans un énorme fracas. Son père arrêta son destrier et sauta au sol pour prendre son fils dans ses bras et le relever. Etait-il blessé ? Etait-ce à cause de moi ? Allait-il s’en sortir? Je n’en sais rien, car durant ce galop, mon cheval avait sauté une barrière, et après celle-ci, j’étais de nouveau dans le musée du Louvre, à Paris ! J’étais par terre, ma tête me brulait et tout autour de moi, des médecins et des pompiers. Mon paradis n’était plus là, j’avais ma tenue de ménage et je voyais les statues non loin de moi et maintenant, je reconnaissais lequel était le fils et lequel était le père, lequel cheval était celui qui m’avait ramener chez moi et lequel j’avais caressé.

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