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Diaporama mini-conférences du Salon des services à la personne et de l'emploi à domicile - 27 au 28 novembre 2018

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Haute Autorité de Santé

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Publié dans : Santé & Médecine

Diaporama mini-conférences du Salon des services à la personne et de l'emploi à domicile - 27 au 28 novembre 2018

  1. 1. « Pratiques de coordination et de coopération du parcours de la personne en situation de handicap » Mardi 27 novembre 2018 Salon des services à la personne et de l’emploi à domicile Madame Christiane JEAN-BART, Cheffe de la mission – Personnes handicapées
  2. 2. Contexte et enjeux de la coordination 2 Pourquoi ? • La personne évolue dans différents environnements : Risque de rupture de parcours • Améliorer la complémentarité, la continuité des accompagnements et la cohérence des interventions • Positionner l’ESSMS comme une Ressource sur le territoire Schéma inspiré de: JOBIN, L., PIGEON, M., ANCTIL, H., et al. La santé et ses déterminants. Mieux comprendre pour mieux agir. Québec: Ministère de la santé et des services sociaux, 2012.
  3. 3. La personne, ses besoins, attentes et aspirations L’évaluation : pré-requis à la transition et à tous types de coordination • Recueillir des éléments du parcours de vie, les évaluations des différents domaines de fonctionnement, etc. (contacts et visites). • L’évaluation des besoins de la personne nécessite d’être partagée, régulière, précise, formalisée. • Transmission des informations utiles et nécessaires aux différents partenaires dans le respect du cadre juridique relatif au partage d’information. 3
  4. 4. Le rôle et le place de la personne Rendre la personne actrice de son projet • Lui permettre d’exprimer son projet de vie. • Développer sa capacité d’autodétermination. • Co-construire avec elle son projet et le décliner en objectifs concrets atteignables. • S’assurer régulièrement que son projet correspond à ses attentes et choix. 4
  5. 5. Le rôle et la place de l’entourage Les ressources de l’entourage de la personne • Identifier : o les personnes composant l’entourage de la personne et la personne de confiance ; o la perception que la personne a de son entourage ; o les relations entre la personne et son entourage ; o la situation de l’entourage (ressources et difficultés : La structure familiale, de son niveau socio-économique, des caractéristiques personnelles, de l’accès à l’information, etc.). • Reconnaître l’expertise de l’entourage. • Quel rôle jouera l’entourage dans la coordination et l’accompagnement ? 5
  6. 6. La composition du dispositif ressource : Les professionnels ressources de l’ESSMS Identifier les ressources et limites de l’ESSMS accompagnant la personne 6
  7. 7. Les acteurs du territoire Les ressources du territoire • Identifier sur son territoire/quartier : o Les acteurs de droit commun (écoles, culture, loisirs, sports, etc.) ; o Les structures spécialisées dans le secteur du handicap ; o Les dispositifs qui centralisent les informations (CREAI, centre de ressource, MDA, CCAS, etc.) ; o Les équipes spécialisées et reconnues comme expertes. • Identifier également : o les politiques locales, les projets en cours, etc. ; o les obstacles, facilitateurs à la mise en place d’un travail de coordination ; o les banques de données répertoriant les compétences territoriales. 7
  8. 8. Le rôle et place de la personne assurant la fonction de coordination La personne assurant la fonction de coordination • Elle est identifiée selon : o les besoins et attentes de la personne accompagnée ; o son domaine d’expertise, sa disponibilité et sa situation géographique. • Elle peut être un acteur en relation régulière avec la personne accompagnée, une personne de son entourage, une personne d’un dispositif qui fait de la coordination, etc. • Elle doit être identifiée par l’ensemble des acteurs accompagnant la personne. • Ses missions sont : o d’avoir une visibilité de l’ensemble des interlocuteurs et de leurs missions ; o D’assurer le suivi, la cohérence de l’accompagnement et la transmission des informations. 8
  9. 9. Renforcer la coordination • La coordination à mettre en place dépend de la situation de la personne. • La coordination est renforcée en cas d’identification de facteurs de risque et notamment lors des transitions. 9 Les niveaux de coordination © ANESM
  10. 10. Nombre et proximité des acteurs en présence au regard des besoins évalués dans les différents domaines 10
  11. 11. Le dispositif ressource 11 Le dispositif ressource © ANESM
  12. 12. Les modalités de coordination et de coopération entre les acteurs du dispositif ressource Entre la personne, l’entourage et les professionnels • Les modalités de coordination sont : o La présentation du cadre de travail du dispositif ressource ; o La possibilité d’interpeller et échanger avec la personne assurant la fonction de coordination ; o L’anticipation des dates de rencontre et les conditions d’accompagnement ; o L’utilisation d’outils de liaison ; o Le développement d’espaces d’expression. 12
  13. 13. Les modalités de coordination et de coopération entre les acteurs du dispositif ressource Entre les professionnels du dispositif ressource • Les modalités de coordination sont : o La mise à disposition de moyens de communication adaptés ; o La formalisation du partenariat ; o La diffusion du cadre d’interventions des professionnels ressources de l’ESSMS ; o La mise en place d’un système d’information commun et partagé ; o La transmission des informations et l’organisation de la communication. Les outils : charte du partenariat, convention de coopération, etc. 13
  14. 14. Les transitions Qu’est-ce qu’un plan de transition ? • Il est inscrit dans le projet personnalisé de la personne. • Il permet le lien entre les acquis, les évaluations et les interventions déjà réalisées et celles qui seront réalisées dans le futur. • Il est présenté à la personne, ainsi que son avancement. • Il contient les différentes étapes et les interventions. • Il est transmis aux futurs professionnels. 14
  15. 15. Les transitions Comment mettre en œuvre le plan de transition ? • Organiser des rencontres avec les futurs acteurs. • Analyser les adaptations qui pourront être mises en place par la structure d’arrivée. • Mettre en œuvre de stratégies d’adaptation. Quelle mise en œuvre avec la personne ? • En amont de la transition, réaliser des activités pour permettre à la personne de découvrir les lieux et les personnes. • Réévaluer la continuité et la cohérence des interventions et les ajuster. • Réaliser des temps de rencontre réguliers avec la personne et l’ensemble des acteurs. • Réaliser un suivi jusqu’à ce que le relais soit complètement effectif. 15
  16. 16. Les transitions Les leviers • La capitalisation et la diffusion de l’expertise o Organisation d’une instance de réflexion pour analyser les modes de coopération. o Concertation pour construire un dialogue de gestion convergent (propre aux besoins financiers du dispositif) • Association des professionnels isolés o Participer aux réunions d’équipes o Bénéficier des formations o Envisager un rattachement aux professionnels ressources de l’ESSMS ou au dispositif ressource 16
  17. 17. Merci de votre attention 17
  18. 18. Handicap, les problèmes somatiques et les phénomènes douloureux Mission Handicap – HAS/DiQASM Salon des services à la personne 27 et 28 novembre 2018
  19. 19. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Pourquoi ce guide ? • Des besoins de santé spécifiques et accrus ; • Un accès aux soins plus difficile ; • Des conséquences importantes sur la qualité de vie dont la persistance de la douleur, l’aggravation de l’état de santé et les « comportements-problèmes ». 4 axes 1. La personne : sa participation et les évaluations pré-requises 2. Le repérage de la douleur et des problèmes somatiques, l’évaluation de la douleur et les traitements 3. Les proches et les acteurs de la coordination 4. La promotion de la santé et l’éducation pour la santé  Des constats, des études de cas, des idées reçues et fausses, des messages clés et des outils
  20. 20. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Le repérage et l’évaluation de la douleur Repérer : Idée reçue et fausse : Seuls les professionnels de santé ont les compétences et la légitimité pour repérer les changements et transmettre l’information à d’autres professionnels de santé.  Face à tout changement de comportement ou toute manifestation physique, rechercher en première intention une douleur et/ou un traitement récemment introduit. Evaluer la douleur : Idée reçue et fausse : Les personnes en situation de handicap ne ressentent pas la douleur.  Interroger la personne sur la douleur (le cas échéant, les proches) ;  Observer et objectiver les observations en utilisant des échelles d’évaluation de la douleur ;  Mettre en place un protocole de soins ,des interventions adaptées et une réévaluation de la douleur.
  21. 21. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Evaluation de la douleur et problèmes somatiques récurrents • Observer le comportement de la personne ; • Poser des questions simples : avez-vous mal maintenant ? Où ? Etc. ; • Objectiver les observations et faciliter la transmission d’informations ; • Utiliser des outils pour évaluer la douleur ; • Mettre en place un protocole de soins ; • Mettre en place les interventions adaptées dans un cadre multidisciplinaire ; • Réévaluer à l’aide des mêmes outils ; • Rassurer la personne et répondre à ses inquiétudes.
  22. 22. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne La mise en place des apprentissages Les apprentissages : • Expliquer les étapes d’un examen médical ; • S’appuyer sur des supports/séquentiels visuels ; • Organiser des visites des lieux ; • Présenter le matériel qui sera utilisé ; • Présenter le personnel ; • Mettre la personne en condition d’examen (s’allonger sur une table d’examen, auscultation, utilisation de la blouse blanche, etc.).
  23. 23. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Les traitements « Il y a eu tout un moment où l’agressivité d’Isabelle survenait. On a commencé à se questionner et on s’est aperçu qu’elle avait des problèmes de constipation. Les professionnels lui donnaient un traitement qui ne fonctionnait pas donc ils lui faisaient des lavements « normacols » . Vous vous imaginez si on vous faisait des lavements « normacols » tous les deux jours, comment voulez-vous qu’elle ne rentre pas dans de l’agressivité. Ils ne pouvaient pas lui donner des légumes, des jus de pruneaux… Il a fallu que l’on achète le presse orange et deux kilos d’oranges pour qu’on lui fasse des jus d’oranges. L’ESSMS ne pouvait pas acheter le matériel alors qu’il n’y avait aucun problème pour le lavement prescrit tous les deux jours.» (les parents d’Isabelle continuent à acheter les oranges) Verbatim :
  24. 24. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Les traitements • Attention à la systématisation  Veiller à l’organisation d’un examen somatique avant d’envisager la majoration du traitement suivi.  Eviter une réponse systématique par recours aux psychotropes/neuroleptiques (« si besoin ») • Attention aux effets secondaires  Connaître et mettre en place les mesures d’hygiène de vie à tenir et les précautions d’emploi des médicaments  Prévoir la surveillance systématique du traitement  Transmettre les informations nécessaires lors de la prescription d’un nouveau traitement et dans le cadre de la poursuite de traitement (antécédents médicaux, facteurs de risque connus, polymédicaments, changement de comportement, etc.)
  25. 25. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Les traitements « Moi j’ai beaucoup appris à observer ce qui était du traitement et ce qui n’était pas du traitement et à mettre en alerte. On a eu la situation de la MAS où Isabelle avait des comportements inadaptés, elle se tirait les bouts des doigts et on nous a dit « non non, c’est normal, souvent les personnes autistes prennent les stéréotypies des autres ». On leur a dit non ce n’est pas normal, Isabelle n’a jamais eu de stéréotypies de sa vie. On a appelé le psychiatre qui lui a refait un bilan sanguin, elle avait une hyperammoniémie qui est une accumulation d’ammoniaque dans le cerveau suite aux neuroleptiques qui n’allaient pas. Au niveau du bilan enzymatique ça allait mais c’était au-dessus en fait, elle avait des comportements qui n’étaient pas normaux. Il a fallu arrêter le médicament tout de suite. » (Mère d’Isabelle, MAS)
  26. 26. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Effets secondaires fréquents des médicaments « Au bout d'une année d'hospitalisation, nous avons fini par avoir Benjamin à la maison, le week- end, ce qui nous a épuisé aux regards de l'ensemble des effets secondaires des traitements. Mais cela nous a également permis de confirmer que Benjamin avait des douleurs dentaires »
  27. 27. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Principales affections somatiques rencontrées et possibles facteurs explicatifs
  28. 28. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Les traitements « Ici c’est terrible dès qu’on ne va pas bien, on nous dit : « vous voulez prendre un « si-besoin» ?, quand je dis « non », on me répond « bah si faut les prendre, tu es angoissée, tiens prend ton « si besoin » », du coup je dis « oui » un puis un deuxième si ça va pas mieux au bout de 4 heures . Les « si besoins » maintenant je les demande mais je ne sais pas toujours si c’est ça qu’il me faut. On m’a habitué, on m’a formaté. […]Il y en d’autres comme moi qui n’ont pas eu l’habitude de prendre des « si besoins » et maintenant c’est devenu un rituel. » (Gabrielle, Foyer de vie) Verbatim :
  29. 29. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Education pour la santé 1. Recueillir les habitudes de vie de la personne 2. Construire un plan d’action de prévention et d’éducation pour la santé 3. Prévoir une évaluation et une réévaluation de ce plan 4. Inscrire ce plan dans le projet personnalisé
  30. 30. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Promotion de la santé • Inscrire la démarche de planification globale de la promotion de la santé, de repérage des troubles somatiques, etc. dans le projet d’établissement • Inscrire la conduite à tenir vis-à-vis des traitements médicamenteux • Développer les partenariats avec les dispositifs de « droit commun » • Mettre en place des actions de promotion de la santé (atelier nutrition, sexualité…) • Prévoir pour chaque personne une information spécifique à la santé (nutrition, hygiène bucco-dentaire…)  Voir outils (guide)
  31. 31. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne La personne : sa participation et les évaluations Réalisation des évaluations du fonctionnement • profil sensoriel, cognitif et émotionnel, communication, compétences; etc. Identification des besoins • Besoins en autonomie • Besoins en participation sociale • Besoins en santé : bilans somatiques, évaluation de la douleur, évaluations et réévaluations des traitements Réinterroger l’accompagnement (questionnement) : • Rythme des activités, aménagement, moment de transition, bilans somatiques  Ajuster les moyens d’accompagnement  Réévaluer ces moyens  Réinterroger l’environnement (habitat, cadre de vie, etc.)
  32. 32. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Les proches et les acteurs de la coordination • Avec l’accord de la personne, recueillir l’expertise des proches et aidants. Sensibiliser les proches aux outils validés permettant d’objectiver la douleur. • Mettre en place des outils, des circuits permettant la transmission d’informations. • Identifier les partenaires et définir en amont des modalités de coopération (conventions, référent, partage d’informations, documents de liaison, préparation de l’entrée ou sortie d’hospitalisation).
  33. 33. 27 et 28/11/2018 HAS Salon des services à la personne Merci de votre attention
  34. 34. Accompagner et anticiper : l’outil de repérage du risque de perte d’autonomie Salon des services à la personne (Paris) Journée du 28 novembre 2018 Aylin AYATA, cheffe de projet Mission Personnes Agées Direction de la Qualité de l’Accompagnement Social et Médico-social (DiQASM) Haute Autorité de Santé
  35. 35. 2 Pertinence de l’outil • Contexte démographique – En 2060, 12 millions de personnes > 75 ans dont 5.5 millions de 85 ans et plus (INSEE); – Entre 2007 et 2012, le nombre de personnes dépendantes et bénéficiaires de l’Allocation personnalisée à l’autonomie (APA) a augmenté, passant de 34.8% à 36.3% pour les personnes de 85 ans (INSEE, 2015)
  36. 36. 3 Pertinence de l’outil • Contexte politique – Un des objectifs de la loi ASV du 28 décembre 2015: favoriser le soutien et le maintien à domicile des personnes âgées.
  37. 37. 4 Contexte d’élaboration de l’outil de repérage – Outil lié aux recommandations «Repérage des risques de perte d’autonomie ou de son aggravation pour les personnes âgées » (Anesm,2016). Volets: domicile et résidence- autonomie; – Outil élaboré avec un groupe d’experts à partir de recueils du terrain; – Outil testé pendant 1 an par des services à domicile.
  38. 38. 5 Principes de l’outil • Repérer quoi ? – Une aggravation ou un risque d’aggravation d’un état de sante et/ou d’une situation; • Chez qui? – Les personnes âgées et/ou handicapées accompagnées par un service d’aide et de soins à domicile (SAAD, SPASAD, SSIAD, SAMSAH, RA, etc.) ainsi que leurs proches aidants.
  39. 39. 6 Principes de l’outil • Par qui? – Les intervenants à domicile : AES, AS,etc. • Que devient l’information? – Elle est retranscrite dans l’outil; – Puis l’outil est confié au responsable d’encadrement.
  40. 40. 7 Objectifs de l’outil – Prévenir une dégradation ou un risque de dégradation de l’état de la personne; – Doter les intervenants à domicile d’un outil simple qui permet de repérer un changement chez la personne accompagnée (comportement et/ou environnement) et/ou de son proche aidant ; – Assurer une traçabilité de l’observation.
  41. 41. Présentation de l’outil 1. Une notice explicative 2. L’outil en tant que tel – Une grille simple et rapide à remplir; – Adapté à la règlementation en vigueur. 8
  42. 42. Point de vigilance • Cet outil de repérage n’a pas vocation à évaluer la fragilité de la personne, ni à se substituer aux outils d’évaluation existants. 9
  43. 43. Apports de l’outil Pour les intervenants à domicile – Simplicité; – Rapidité de remplissage, traçabilité ; – Repérage de l’état de la personne accompagnée et du proche-aidant; – Reconnaissance des compétences professionnelles . 10
  44. 44. Apports de l’outil • Pour les responsables – Outil de formation et de sensibilisation; – Latitude d’utilisation; – Garantie de la continuité du parcours. 11
  45. 45. Apports de l’outil • Pour tous – Contribue au maintien et soutien à domicile; – Permet la mise en place de la prévention. 12
  46. 46. Contact Je vous remercie pour votre attention. a.ayata@has-sante.fr 13
  47. 47. « Troubles du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie de l’adulte » Guide d’appropriation aux professionnels Mission Handicap – HAS/DiQASM Salon des services à la personne 27 et 28 novembre 2018
  48. 48. Parcours de vie de la personne : Le projet personnalisé
  49. 49. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 1 – La démarche diagnostique Idées reçues et fausses La démarche diagnostique est inutile à l’âge adulte
  50. 50. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 1 – La démarche diagnostique • La démarche diagnostique associe les évaluations du fonctionnement et le diagnostic médical. • Quels sont les domaines à évaluer ?  Domaine de la communication et du langage  Domaine des habiletés et des interactions sociales  Domaine de la cognition  Domaine de la sensorialité et de la motricité  Domaine des émotions  Domaine des intérêts spécifiques et des stéréotypies  Domaine somatique et psychiatrique
  51. 51. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 2 – Articulation entre la démarche diagnostique et le projet personnalisé Idées reçues et fausses Une fois le diagnostic posé, les évaluations et les réévaluations ne sont pas nécessaires. Une évaluation globale de la personne autiste peut s’effectuer avec un seul professionnel.
  52. 52. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 1 – La démarche diagnostique • Comment mettre en pratique les évaluations du fonctionnement dans le parcours de vie de la personne autiste ? • Tous ces domaines s’évaluent dans les différents environnements :  Les relations sociales et familiales,  Les relations affectives et sexuelles,  Les modes d’habitat et cadre de vie,  La vie quotidienne, l’autonomie et les déplacements,  Les activités socialisantes et insertion professionnelle,  La culture, le sport, les loisirs, les intérêts personnels,  Les vacances.
  53. 53. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 2 – Articulation entre la démarche diagnostique et le projet personnalisé • Le projet personnalisé se co-construit à partir de la démarche diagnostique et des évaluations réalisées. • Il comporte :  Les objectifs hiérarchisés et les bénéfices attendus,  les échéances de réévaluation des objectifs,  les moyens,  les interventions,  le plan de transition.
  54. 54. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 3 – Les apprentissages Idées reçues et fausses Les apprentissages sont inutiles.
  55. 55. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Etape 3 – Les apprentissages Mises en situation • Fractionnement séquence par séquence des actions • Décomposition des tâches • Répétition des actions • Supports visuels  Privilégier les approches comportementales, psycho éducatives, neurodéveloppementales et de remédiation cognitive.
  56. 56. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Le parcours de santé – les soins somatiques Pourquoi ? • Des besoins de santé spécifiques et accrus • Un accès aux soins plus difficile • Des conséquences importantes sur la qualité de vie dont la persistance de la douleur, l’aggravation de l’état de santé et les « comportements- problèmes »
  57. 57. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Le parcours de santé – les soins somatiques Besoins et caractéristiques • Une douleur peut s’avérer difficile à interpréter. • Des bilans somatiques sont à réaliser régulièrement. • Evaluer en première intension l’hypothèse d’une douleur. • Les personnes ont besoin de mieux appréhender les examens et les soins somatiques. Evaluations • Objectiver une potentielle douleur aigüe d’origine somatique  L’échelle simplifiée d’évaluation de la douleur chez les personnes dyscommunicantes avec troubles du spectre de l’autisme (ESDDA)
  58. 58. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Le parcours de santé – les soins somatiques • Mettre en place des apprentissages :  Expliquer les étapes d’un examen médical ;  S’appuyer sur des supports/séquentiels visuels ;  Organiser des visites des lieux ;  Présenter le matériel qui sera utilisé ;  Présenter le personnel ;  Mettre la personne en condition d’examen (s’allonger sur une table d’examen, auscultation, utilisation de la blouse blanche, etc.).
  59. 59. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Le parcours de santé – les soins psychiatriques Idées reçues et fausses Les neuroleptiques sont systématiques dans le traitement de l’autisme Les traitements ne nécessitent pas une hygiène de vie particulière
  60. 60. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Le parcours de santé – les soins psychiatriques • Il est important de distinguer ce qui relève des particularités de l’autisme de ce qui relève des comorbidités psychiatriques. • Porter une attention particulière à la prescription de certains traitements.  bilans somatiques, suivi, tolérance, traçabilité • Préparer les hospitalisations  Outils (protocoles, dossier de liaison d’urgence), accompagnement (en amont, lors et après l’hospitalisation), personne en qui l’adulte a confiance
  61. 61. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Les traitements "Au bout d'une année d'hospitalisation, nous avons fini par avoir Benjamin à la maison, le week-end, ce qui nous a épuisé aux regards de l'ensemble des effets secondaires des traitements. Mais cela nous a également permis de confirmer que Benjamin avait des douleurs dentaires »ires". schéma effets secondaires © ANESM
  62. 62. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Prévention et gestion des comportements-problèmes Idées reçues et fausses Tous les comportements-problèmes relèvent de troubles psychiatriques
  63. 63. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Prévention et gestion des comportements-problèmes Etapes préventives concernant les différents niveaux d’évaluation : • Evaluation des aspects personnels et environnementaux (avant l’apparition d’un comportement-problème) ; • Mise en place d’apprentissages (repère des signes déclencheurs, retrait, matériel, etc.). • Lors de l’apparition d’un comportement-problème, rechercher une cause somatique en première intension. • Les hypothèses se transforment en interventions inscrites dans un plan d’action ; • Importance d’une personne assurant une fonction de coordination pour le suivi de la méthodologie.
  64. 64. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Prévention et gestion des comportements-problèmes • Le recueil d’informations peut par exemple être réalisé à partir du tableau suivant :
  65. 65. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Les transitions • Co-construire le plan de transition avec la personne • L’inscrire dans le projet personnalisé de la personne • Il contient :  Les évaluations à transmettre, les évaluations à renforcer, les objectifs, les étapes à programmer, les rencontres, les échéances des interventions et des réévaluations, etc. • Etablir un lien entre les acquis, les évaluations, les interventions déjà réalisées et celles à mettre en place. • Renforcer les évaluations au moment des transitions adolescence/âge adulte et vieillissement
  66. 66. Besoins et ressources de l’environnement
  67. 67. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Prévention et gestion des comportements-problèmes Idées reçues et fausses Aucune connaissance spécifique n’est nécessaire pour accompagner des adultes autistes. Les familles n’ont aucune expertise en matière d’autisme.
  68. 68. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Les professionnels • Le soutien : espaces de réflexion, de supervision, d’écoute, de régulation. • La coordination : modalités de partenariat, partage d’informations, sensibilisation de l’environnement de la personne, etc. • Les moyens de coordination : Un interlocuteur désigné, travail de liaison (fiches, réunions, consultations conjointes, etc.), télémédecine, etc. • La formation : évaluation du fonctionnement et fonctionnelle, outils, repérage des signes de la douleur, intimité et sexualité, prévention et la gestion des comportements-problèmes, etc. • L’information/sensibilisation : évolutions récentes, actions innovantes, droits des personnes, spécificités de l’autisme, vieillissement, etc.
  69. 69. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Les professionnels – Approche positive Attitudes langagières • Utiliser l’écoute empathique et la reformulation – Verbaliser ce que la personne tente d’exprimer. • Utiliser le moyen de communication adapté à la personne. • Utiliser un vocabulaire positif – Éviter la négation. • Adopter un ton plus ferme, mais sans hausser la voix. • Rassurer, calmer. • Etc. Postures • Être disposé à laisser la personne s’exprimer. • Se montrer disponible. • Démontrer à la personne qu’on l’écoute par son langage verbal et non verbal. • Proposer son aide, ne pas faire à sa place. • Se mettre à hauteur de la personne. • Changer la façon d’aborder la personne. • Éviter de montrer de la colère. • Préserver une attitude de grand calme. • Etc. Environnement • Diminuer les sources de stimulation. • Rechercher un environnement relaxant rapprocher. • Veiller au calme des lieux, réduction du niveau sonore (appel sonore, télévision, nettoyage, etc.). • Informer la personne de tout changement dans son environnement. • Orienter la personne dans l’espace. • Etc.
  70. 70. 27 et 28/11/2018 HAS - Salon des services à la perosnne Les familles et le milieu de vie de la personne • Implication en fonction de l’accord de la personne • Prise en compte de l’expertise des familles • Prise en compte des besoins des familles et leurs variabilités  Outil : Tableau des besoins des familles
  71. 71. Merci pour votre attention

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