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Basket:Estime de soi chez les jeunes

  1. 1. L’estime de soi de jeunes joueurs de haut niveau évolue différemment dans le temps selon leurs profils, leurs manières de vivre les événements d’une saison. Estime de soi et accès au haut niveau en basket-ball Sciences  et  techniques Psychologie du sport 28 / août-septembre-octobre 2012 #353 www.revue-eps.com D ans le contexte du sport compéti- tif, la recherche exacerbée de l’ex- cellence n’est pas sans question- ner la relation entre performance et bien-être. Pour devenir de futurs champions de basket-ball, certains jeunes approchant la majorité passent par un temps important de formation dans les structures de haut niveau à l’issue duquel ils se voient ou non proposer un contrat professionnel. Pendant ce moment critique de leur formation, leur avenir sportif est vécu comme précaire, en même temps qu’il est l’objet de toute leur énergie et de leurs espoirs. Les questions relatives à la vulnéra- bilité de ces jeunes, des mécanismes de pré- servation de soi, et plus spécifiquement des variations de l'estime de soi au fil de la saison sportive, ont été le point de départ d’un pro- jet de suivi scientifique mené en collaboration avec un entraîneur de centre de formation de basket-ball. L’étude présentée ici a été réalisée dans le cadre de la Licence « Entraînement sportif » de l’UFR STAPS de Nantes. L’estime de soi L’estime de soi peut se définir comme « le sen- timent plus ou moins favorable que chacun ressent et éprouve à l’égard de lui-même » 1 . L’approche multidimensionnelle et hiérarchique de l’estime de soi propose que l’estime globale de soi (EGS) soit le niveau supérieur du concept de soi 2 . L’EGS est constituée d’un sous en- semble de domaines de compétences que l’in- dividu perçoit à son égard (le travail, les rela- tions sociales, l’apparence physique, etc.) et ces domaines peuvent faire varier l’EGS 3 . L’un des sous-domaines qui nous intéresse plus particulièrement est le concept de soi phy- sique 2 . Ainsi, l’EGS est en partie déterminée par le soi physique, alors défini par un domaine qui est la valeur physique perçue (VPP) auquel se rattachent quatre sous-domaines : la condi- tion physique perçue (E), la compétence spor- tive perçue (CS), l’apparence physique perçue (APP) et la force physique perçue (F) (figure 1). Une approche dynamique de l’estime de soi Les travaux les plus récents sur l’EGS et le soi phy- sique ont tenté un renouvellement théorique et empirique de l’étude de ces dimensions, no- tamment en proposant une approche dyna- mique du construit 4 . Étudier la temporalité du phénomène Considérant que l’estime de soi n’est pas un trait de personnalité (et donc change conti- nuellement au cours du temps), la prise en compte de la temporalité permet de se diri- ger vers la description des changements qui s’opèrent chez l’individu d’une part, et vers l’ap- préhension des processus qui engendrent ces modifications d’autre part. D’un point de vue épistémologique, le couplage individu-environ- nement est contenu dans les données récol- tées lorsque la dynamique de l’estime de soi est mesurée pas à pas. Dans ce sens, les études en milieu écologique permettent de mieux ap- préhender la dynamique et le fonctionnement psychologique. Étudier la stabilité/instabilité du phénomène L‘instabilité (ou variabilité) des construits est souvent absente des modèles en psycholo- gie sociale. Sur le concept de soi physique par exemple, les modèles développés classique- ment présentent une image figée du fonction- nement humain avec des règles et principes qui tiennent compte de la structure et des liens entre les composants du modèle et non de la manière dont leurs interrelations se construi- sent dans le temps. Dans une approche dy- namique de l’estime de soi, le degré de sta- bilité/instabilité du phénomène au cours du temps est un témoin-clé des processus qui le sous-tendent. Procédures ARIMA L’une des manières d’étudier l’instabilité des phénomènes et de caractériser précisément leur évolution renvoie à l’analyse de séries temporelles, et plus particulièrement l’utilisa- tion des procédures ARIMA. Leur utilisation en psychologie permet d’identifier la logique qui sous-tend l'évolution temporelle des séries et de déterminer la manière dont les personnes « fonctionnent » psychologiquement5 . Les mo- dèles obtenus reposent sur trois processus qui sont susceptibles, isolément ou en combinai- son, de rendre compte des phénomènes ob- servés : les modèles autorégressifs (AR), de différenciation (I) ou encore de moyenne mo- bile (MA). Par exemple, un « modèle de bruit blanc » (quand aucun des modèles précédent n'est identifié) caractérise des fluctuations entière- ment aléatoires autour d'une valeur de réfé- rence stable. Ce modèle serait par exemple caractéristique d'un trait de personnalité, et les fluctuations observées n’auraient pas de sens pour l’individu, renvoyant à de l’erreur expérimentale. Un « modèle autorégressif » suggère que l’éva- luation actuelle est constituée d’une constante à laquelle s’ajoute une partie (plus ou moins importante) de la valeur précédente. L’individu vit des perturbations et des changements de ses perceptions de soi. Ces variations, souvent importantes, oscillent autour d’une référence stable que se serait construit l’individu et qu’il Photo :D.R. www.revue-eps.com
  2. 2. ep s& #353 août-septembre-octobre 2012 / 29 cherche à maintenir. Ces séries d’EGS reflètent alors la combinaison d’un trait de personnalité et d’un état (variations en prise avec ses expé- riences quotidiennes). Dans cette perspective, les fluctuations sont un témoin important du fonctionnement de l’individu et reflètent ici une sensibilité particulière aux événements. Un « modèle de moyenne mobile » (générale- ment associé à un processus de différencia- tion), suggère quant à lui que chaque évaluation est déterminée par l'évaluation précédente, mais également par le bruit qui l'a entachée et qui per- siste dans la série. Ce modèle renvoie non pas à l’EGS comme un trait de personnalité stable mais suggère un ajustement dynamique au- tour d’une valeur de référence qui évolue dans le temps. Dans cette perspective, les fluctua- tions constituent le ressort d’une dérive lente du sujet vers une autre valeur de référence, et les données suggèrent plutôt un trait transitoire de personnalité. Méthode Participants et procédure Sept joueurs d’une équipe cadets (M. = 16) évo- luant en championnat de France de 1re division et leur entraîneur ont été volontaires pour participer à l’étude. Le recueil de données a démarré le jour du premier entraînement de la saison (28 août 2011) et s’est achevé à la fin de la première phase du championnat (début janvier), soit une durée totale de 132 jours de suivi. Recueil de données Chaque joueur recevait en version papier un car- net de suivi hebdomadaire, dans lequel il devait remplir quotidiennement l’inventaire du soi phy- sique en six items (ISP6b) 6 . Ce questionnaire, adapté aux mesures répétées, permet de ren- seigner l’EGS et les cinq dimensions du soi phy- sique à l’aide d’échelles visuelles analogiques. Une enquête ethnographique complémentaire était réalisée afin d’archiver/compiler les élé- ments de culture partagée et les évènements liés à la vie de l’équipe. Traitement des données Les données ont été traitées en trois temps. Premièrement, des statistiques descriptives ont été réalisées. Pour cela ont été calculés les moyennes et écarts-types des différentes séries temporelles. Deuxièmement, les procédures Arima ont été appliquées à chaque série temporelle pour identifier le modèle statistique rendant le mieux compte de chaque dynamique. Troisièmement, une analyse descriptive de chaque série temporelle était réalisée afin d’avoir une approche compréhensive de la dynamique singulière de l’estime de soi pour chaque joueur. Résultats Les statistiques descriptives sont présentées dans le tableau ı (ci-dessous). Analyses ARIMA Les analyses ARIMA présentent 4 types de mo- dèles, et chacun d'entre eux a pu être identi- fié parmi les séries temporelles des joueurs, suggérant l’hétérogénéité des modes de fonc- tionnement au sein de cette équipe. Dans la mesure où l’ensemble des dimensions et sous- dimensions montre des évolutions similaires pour chaque individu, nous présentons uni- quement les graphes d’EGS et de VPP pour chacune des 4 dynamiques typiques obser- vées (figure 2). Les résultats présentent majoritairement des fonctionnements homogènes au niveau in- tra-individuel, c’est-à-dire des modélisations identiques quelles que soient les dimensions considérées pour un même individu. Les ana- lyses montrent que le modèle AR caractérise l’évolution de l’EGS et du soi physique pour les sujet 1 et 5, alors que le modèle MA se retrouve pour les sujets 2 et 6. Quant aux sujets 3 et 7, les séries suivent un processus de bruit blanc. Enfin, seul le sujet 4 présente des dynamiques différentes au niveau intra-individuel puisque l’EGS est caractérisée par un modèle AR alors que le soi physique suit un processus de MA. Discussion Estime de soi, adolescence, et passage vers le haut niveau adulte Tout d’abord, nos résultats montrent que le ni- veau moyen d’estime de soi de ces joueurs était plutôt faible au regard de la population spor- tive de référence. Ce constat est en effet sur- prenant de prime abord dans la mesure où la pratique physique régulière tend à améliorer l’estime de soi, au point d’atteindre des scores élevés chez les sportifs de haut niveau 7 . Toutefois, bien que les joueurs pratiquent le basket-ball une à deux fois par jour et qu’ils fas- sent partie des meilleurs joueurs de leur classe ⁄. Statistiques descriptives des séries d’EGS et du soi physique durant les 4 mois de l’étude Sujets EGS VPP E CS APP F Moyenne 1 6,17 6,37 6,31 6,25 6,57 6,39 2 5,57 5,60 5,61 5,68 5,53 5,38 3 5,36 5,25 5,06 5,10 5,44 4,83 4 5,38 5,18 5,10 5,22 5,45 4,95 5 3,87 3,88 3,98 3,85 3,96 3,56 6 5,01 5,00 4,75 4,93 4,96 4,53 7 5,44 5,39 5,39 5,36 5,55 5,35 écart-type 1 1,57 1,27 1,35 1,62 1,07 1,22 2 0,79 0,92 1,02 0,94 0,96 0,77 3 1,24 1,21 1,18 1,42 1,10 1,39 4 0,99 0,90 0,95 1,02 0,81 0,95 5 1,92 1,35 1,36 1,43 1,44 1,51 6 0,96 0,82 0,90 1,00 0,97 0,83 7 0,95 1,04 0,96 1,01 0,99 1,06 Figure ı. Modélisation hiérarchique de l’estime de soi dans le domaine corporel 2 Estime globale de soi Valeur physique perçue Condition physique Compétence sportive Force physique Apparence physique
  3. 3. revueep&s Psychologie du sport Sciences  et  techniques 30 / août-septembre-octobre 2012 #353 www.revue-eps.com d’âge, ils ont aussi la caractéristique d’être des adolescents. En effet, l’adolescence, en raison de la phase pubertaire, est le moment d’une confrontation entre les objectifs idéaux de l’in- dividu, ses désirs et la réalité de la vie, qui pro- voque généralement une diminution de l’estime de soi 8 . Dans ce sens, le contexte particuliè- rement incertain et teinté d’idéal de perfor- mance qu’est le centre de formation favorise la déconstruction/réduction de l’estime de soi des jeunes en formation. Afin d’étendre la discussion de nos résultats, il semble qu’une situation particulièrement sensible se crée dans le centre de formation. Premièrement, on sait que le jeune est caracté- risé par une estime de soi relativement précaire et parfois très basse (voir la présente étude), et deuxièmement on sait que le sportif de haut ni- veau à l’âge adulte est caractérisé par une es- time de soi particulièrement élevée. Deux ques- tions semblent alors particulièrement saillantes et appellent des investigations futures : • comment s’opère et se vit la transition entre l’estime de soi fragile de l’adolescent de haut niveau et la haute estime de soi de l’adulte de haut niveau ? • Comment évolue l’estime de soi déjà fragile des adolescents de haut niveau non retenus pour l’accès au haut niveau adulte ? Les profils de joueurs Seuils de sensibilité, vulnérabilité et accès au haut niveau En termes de comparaison des dynamiques d’estime de soi, et d’identification de profils ty- piques de joueurs, nos résultats pointent tout d’abord l’existence de niveaux de sensibilité as- sez différents selon les joueurs. À titre illustra- tif, le sujet 5 (figure 2), était un joueur très sen- sible aux événements de vie, et dont l’estime de soi oscillait fortement au gré de sa perception de la qualité de ses performances notamment. Inversement, la dynamique de l’estime de soi du sujet 6 (figure 2), similaire à celles du sujet 2, est apparue très stable. Pour faire très vite et à gros traits, cette deuxième dynamique renvoie à un profil connu comme étant plutôt sain, où l’individu se préserve des événements de vie qui le touchent6 . La première dynamique, pour sa part, ne semble témoigner d’aucun proces- sus d’adaptation, et l’estime de soi, bien que plus fortement ancrée autour de ce que cer- tains nomment le trait d’estime de soi, se teinte très fortement des variations dues aux événe- ments de vie. Cette dynamique typique a été par ailleurs considérée comme caractéristique du fonctionnement pathologique de l’estime de soi des personnes dépressives et de leur vulnérabilité9 . Par ailleurs, cette même dyna- mique typique se retrouve également dans la caractérisation du fonctionnement de l’estime de soi des sportifs de haut niveau adultes, dont la sensibilité aux événements apparaît inquié- tante en même temps qu’elle semble être un des ressorts de leur réussite sportive. Les deux sujets qui ont témoigné de la dy- namique typique d’« hypersensibilité » étaient également les deux joueurs les plus perfor- mants de l’équipe, pour lesquels l’avenir spor- tif était le plus prometteur. Ce constat, même si peu robuste au vu du faible nombre de su- jets étudiés, laisse penser que l’hypersensi- bilité puisse effectivement être une des ca- ractéristiques facilitant la construction d’un parcours menant au haut niveau et ne serait pas systématiquement le signe d’une vulnéra- bilité de l’individu. Changement de profil au cours du temps : la désillusion Nos résultats, s’ils pointent différents seuils de sensibilité dans les profils des joueurs, souli- gnent également des dynamiques particulières où certains joueurs semblent changer de mode de fonctionnement en cours de saison. C’est le cas par exemple du sujet 2 qui, malgré une va- riabilité assez stable sur l’ensemble de la pé- riode, transite d’une estime de soi oscillant au- tour de 7,5 à une estime de soi variant autour de 5, et ce de manière assez brutale à la fin de la troisième semaine de la saison. Le cas du sujet 6 est assez similaire (chute de 7 à 4,5), même si la transition est plus douce et s’achève à la fin du premier mois (figure 2). Ces résultats laissent penser que les joueurs en question ont vécu le tout début de la saison comme plu- tôt favorable, avant de rapidement se rendre compte qu’ils ne feraient certainement pas la saison qu’ils escomptaient, pour des raisons de concurrence élevée au sein de l’équipe no- tamment, d’une adversité plus forte que prévue dans le championnat et sans doute d’un coa- ching en leur défaveur. Au-delà de l’aspect prévisible de ce genre de si- tuation difficile au sein d’une équipe où tous les joueurs ne peuvent pas être au même niveau de performance, ces dynamiques questionnent plutôt l’état psychologique de début de saison qui serait alors à favoriser chez les joueurs. Il arrive parfois que les entraîneurs présentent la Figure 2. Évolution de l’EGS et de la VPP pour 4 joueurs durant les 4 mois de l’étude
  4. 4. ep s& ww Infos première phase de la saison comme une période où chaque joueur a sa chance (pour des raisons justifiées en général), alors que ce mode de valo- risation des joueurs puisse avoir des effets indésirables sur ceux pour les- quels ce ne sera pas le cas. Sans trancher cette question, l’étude d’une équipe vivant un coaching différent serait ici intéressante pour compléter notre analyse, c'est-à-dire appréhen- der la manière dont serait vécue une saison démarrant par une mise en dif- ficulté immédiate des joueurs par l’en- traîneur. L’enjeu serait d’observer si la préservation de soi des joueurs « lais- sés pour compte » est plus favorable que dans notre situation d’étude, et si l’apparition de « bonnes surprises » (valorisation des joueurs qui s’affir- ment performants) est préférable à celle de « désillusions » (dévalorisa- tion des joueurs qui pensaient pouvoir être performants). Un autre cas de changement de profil au cours du temps est notable, même si celui-ci est plus particulier, dans la mesure où il ne s’agit pas d’un chan- gement de « niveau » d’estime de soi, mais d’un changement de « sensibi- lité » aux événements. Dans ce sens, le sujet 3 (figure 2), légèrement après la fin du premier mois de la saison, bas- cule d’un fonctionnement d’« hyper- sensible » à un fonctionnement cen- tré sur la préservation et l’adaptation de soi. Les mêmes pistes d’interpréta- tion relatives à une possible désillusion peuvent être formulées. Toutefois, au regard de notre questionnement sur le rôle de l’hypersensibilité dans l’accès au haut niveau, le cas de ce joueur per- met de suggérer une autre piste d’in- terprétation. En effet, l’hypersensibilité apparaît chez lui non pas comme un « trait de personnalité » qui viendrait régir la dynamique de l’estime de soi, mais comme un effet lié à l’enjeu, l’im- portance qu’il accorde à la situation de pratique compétitive. Il est possible de proposer que lorsque la probabi- lité de bien figurer au sein de l’équipe ne lui paraît plus envisageable, alors le joueur poursuit sa saison en maintenant en moyenne le même ni- veau d’estime de soi, mais avec une sensibilité amoindrie aux événements de vie (variabilité plus faible). Si cette hypothèse est valide, alors l’hyper- sensibilité des athlètes de haut niveau adultes serait peut-être moins une ca- ractéristique psychologique favorable à leur réussite qu’un témoin de l’impor- tance qu’ils accordent à leur pratique physique, et un témoin de l’intensité avec laquelle ils vivent l’incertitude de leur réussite potentielle.■ Mehdi R’Kiouak, Entraîneur diplômé de basket-ball, Licence STAPS ; Marina Fortes-Bourbousson, Maître de conférences, UFR-STAPS de Nantes ; Jérôme Bourbousson, Maître de conférences, UFR-STAPS de Nantes. Remerciements aux joueurs et à leur entraîneur pour leur participation à cette étude. 1. Bariaud (F.), Bourcet (C.), « Le sentiment de la valeur de soi », L’orientation scolaire et professionnelle, 23, 1994. 2. Fox (K.R.), Corbin (C.B.), « The Physical Self Perception Profile : Development and preliminary validation », Journal of Sports and Exercise Psychology, 11, 1989. 3. Harter (S.), « Causes, correlates, and the functional role of global self-worth : a lifespan perspective », in Strenberg (R.J.), Kolligian (T.) (Eds.), Competence considered, New Haven, CT : Yale University, 1988. 4. Fortes (M.), Ninot (G.), « Développement par les STAPS de l’approche dynamique en psychologie sociale », in Quidu (M.) (Ed.), Les sciences du sport en mouvement : Innovations et traditions théoriques en STAPS, L'Harmattan, 2012. 5. Guastello (S. J.), Johnson (E. A.), Rieke (M. L.), « Nonlinear dynamics of motivational flow », Nonlinear Dynamics, Psychology, and Life Sciences, 3, 1999. 6. Ninot (G.), Fortes (M.), Delignières (D.), « Validation of a shortened assessment of physical self in adults », Perceptual and motor skills, 103, 2006. 7. Hausenblas (H. A.), Downs (D. S.), « Comparison of body image between athletes and nonathletes : a meta-analytic review », Journal of applied Sport Psychology, 13, 2001. 8. Modrain-Talbott (M. A.), Pullen (L.), Zandstra (K.), Ehrenberger (H.), Muenchen (B. A.), « Study of Self-Esteem among well Adolescents : Seek- ing a New Direction », Issues in Comprehensive Pediatric Nursing, 21 (4), 1998. 9. Vachon (H.), Doron (J.), Thomas-Ollivier (V.), Fortes- Bourbousson (M.), « The dynamics of three-month bi-daily measures of golbal self-esteem functioning in bipolar disorder », The 12 th international review of bipolar disorders, 21-23 May 2012, Nice, France. #353 août-septembre-octobre 2012 Retrouvez, p. ıı du cahier pratique, l’article de J. Bourbousson et M. Fortes-Bourbousson : « Pour une pédagogie de l'estime de soi »

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