Qu'est ce que la sociologie ?

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Exposé de Ndero Sou Ngadoy et Céline Macé
dans la cadre de la LPCAM 2013-2014

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Qu'est ce que la sociologie ?

  1. 1. Qu'est ce que la sociologie ? Qu'est ce que le fait social ? Une présentation de Céline Macé et Ndero Sou Ngadoy
  2. 2. Commençons par un petit quizz
  3. 3. Savez-vous ce que sont les sciences humaines ?
  4. 4. Les sciences humaines et sociales Les sciences humaines et sociales sont un ensemble de disciplines qu'on oppose habituellement aux sciences de la nature et de l'environnement, et aux sciences dites «exactes », non seulement à cause de leur statut épistémologique spécifique (difficulté de définir une méthode objective et scientifique dans ce domaine), mais surtout à cause de leur objet d'étude spécifique : les cultures humaines, leur histoire, leurs réalisations, leurs coutumes, représentations et comportements, concernant aussi bien les individus que les sociétés.
  5. 5. Sciences de la nature Sciences de la Terre Réalité objective Réalité temporelle Élimination de la personnalité Importance de l’intuition. Abstraction et généralisation Concret et vécu. Fondées sur des faits Fondées sur des événements. Expérimentations renouvelables Expérimentations difficilement renouvelables voire impossible. Expliquées par des causes Causalités indéfinies, rapport au contexte. Indépendance, spécialisation des recherches Interdépendance des recherches entre les disciplines.
  6. 6. Pouvez-vous nous citer deux disciplines considérées comme étant des sciences humaines ?
  7. 7. Science administrative Anthropologie Archéologie Criminologie Démographie Géographie Histoire Indicamétrie Linguistique Mémétique Musicologie Muséologie Philosophie Psychologie Sciences de la religion Science politique Sociologie Urbanisme
  8. 8. Et la sociologie dans tout ça ?
  9. 9. La Fille des Révolutions
  10. 10. La Fille des Révolutions
  11. 11. « Maintenant que l'esprit humain a fondé la physique céleste, la physique terrestre, soit mécanique, soit chimique; la physique organique, soit végétale, soit animale, il lui reste à terminer le système des sciences d'observation en fondant la physique sociale. Tel est aujourd'hui, sous plusieurs rapports capitaux, le plus grand et le plus pressant besoin de notre intelligence : tel est, j'ose le dire, le premier but de ce cours, son but spécial ». Auguste COMTE Cours de philosophie positive, 1ère et 2ème leçons ̧ p.39,
  12. 12. Les pères fondateurs de la sociologie
  13. 13. Emile Durkheim David Emile Durkheim (1858 - 1917) Sociologue français, né dans une famille juive pratiquante. A l'issue de l'Ecole Normale Supérieure, il enseigna le droit et la philosophie avant d'entreprendre la rédaction d'ouvrages de sociologie et d'enseigner cette matière nouvelle à Bordeaux, puis à la Sorbonne à partir de 1902. Emile Durkheim est considéré comme le fondateur de la sociologie moderne pour avoir réussi à associer la théorie et la recherche empirique. Influencé par le positivisme, il énonça la spécificité du fait social, indépendance du groupe par rapport aux hommes qui le composent et considère les faits moraux comme des faits sociaux. Ses cours et ses écrits traitent de la solidarité sociale, du suicide, du fait moral et religieux, des méthodes pédagogiques… Pour lui, les phénomènes religieux sont caractérisés par le sacré, représentation collective et impersonnelle qui correspond à une transfiguration de la société qui s'adore elle-même. Emile Durkheim, républicain et universaliste laïc, pense que la morale civique, enseignée à l'école, doit se substituer à la morale religieuse pour faire des enfants des êtres sociaux.
  14. 14. Emile Durkheim Bibliographie : - De la division du travail social (sa thèse, 1893) - Règles de la méthode sociologique (1894) - Le Suicide, étude de sociologie (1897) - Représentations individuelles et représentations collectives (1898) - L'éducation morale (1903) - Les formes élémentaires de la vie religieuse (1912) - Education et Sociologie (1922) - Sociologie et Philosophie (1925) - L’Évolution pédagogique en France (1938) - La Science sociale et l'Action (posthume, 1970).
  15. 15. Max Weber Max Weber (1864 -1920) Sociologue et économiste allemand, né dans une famille de la bourgeoisie protestante. Le contemporain de Durkheim, Max Weber selon des voies différentes, emploie la science politique, l'économie politique, la philosophie de la culture et le droit, l'étude des religions, qui sont selon lui, tout comme la sociologie, des « sciences de la culture ». Selon toute une tradition de la philosophie allemande, ces sciences sont trop éloignées des sciences de la nature pour qu'elles puissent s'inspirer de leurs méthodes. Elle propose une compréhension des phénomènes collectifs plutôt que la recherche de lois (c'est la méthode dite compréhensive). Pour Weber, le but de la sociologie est de : « (…) comprendre par interprétation l'activité sociale et par là d'expliquer causalement son déroulement et ses effets. Nous entendons par « activité » un comportement humain (…) quand et pour autant que l'agent ou les agents lui communiquent un sens subjectif. Et par activité « sociale », l'activité qui, d'après son sens visé par l'agent ou les agents se rapporte au comportement d'autrui, par rapport auquel, s'oriente son déroulement. » — Économie et société, Plon, 1971, p. 4.
  16. 16. Max Weber Bibliographie : - Le Savant et le politique (1919) - L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1904-1905) - Essais sur la théorie de la science (1904-1917) - Histoire économique générale (posthume, 1923) - Sociologie des religions - Sociologie de la musique. Les fondements rationnels et sociaux de la musique (posthume 1921), - Économie et société dans l'Antiquité (1909) - Sociologie du droit
  17. 17. Karl Marx Karl Marx (1818 – 1883) Historien, journaliste, philosophe, économiste, sociologue, essayiste et théoricien révolutionnaire socialiste et communiste allemand. Il est connu pour sa conception matérialiste de l'histoire, sa description des rouages du capitalisme, et pour son activité révolutionnaire au sein des organisations ouvrières en Europe. Il a notamment participé à l'Association internationale des travailleurs. Karl Marx considère que « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » L'ensemble des courants de pensées inspirés des travaux de Marx est désigné sous le nom de marxisme. Il a eu une grande influence sur le développement ultérieur de la sociologie. Ses travaux ont influencé de façon considérable le XXe siècle, au cours duquel de nombreux mouvements révolutionnaires se sont réclamés de sa pensée.
  18. 18. Karl Marx Bibliographie  :  - Liberté de la presse et liberté humaine (1842-1843) - Argent, État et Prolétariat (1843-44) - L’Historiographie du socialisme vrai (1847) - Libéralisme et révolution (1847) - Révolution et contre-révolution en Europe (1848-1849) - Les Luttes de classes en France (1850) - Critique de l’économie politique (1859) - Les Révolutions de 1848 et le prolétariat (1857) - Principes d’une critique de l’économie politique (1857-1858, posthume)
  19. 19. Marcel Mauss Marcel Mauss (1872 – 1950) Sociologue français, considéré l’anthropologie française ». comme le « père de Mauss a le souci de saisir les réalités dans leur totalité : il élabore en ce sens le concept novateur de « fait social total » qui connaîtra un vif succès d'intérêt et d'usage dans l'univers des sciences sociales. Mauss considère qu'un fait social est intrinsèquement pluridimensionnel. Il comporte toujours à ses yeux des dimensions économiques, culturelles, religieuses, symboliques ou encore juridiques et ne peut jamais être réduit à un seul de ces aspects. Mauss choisit également d'appréhender l'être humain dans sa réalité concrète, sous le triple point de vue physiologique, psychologique et sociologique. Il esquissera ainsi un concept connexe : celui « d'homme total ». Il est surtout connu pour un certain nombre de grandes théories, notamment celle du don et du contre-don.
  20. 20. Marcel Mauss Bibliographie  :  - Sociologie et anthropologie (1902 -1938) - Œuvres, présentation par Victor Karady, comprenant trois volumes : I. - La fonction sociale du sacré, 1968, Paris, Minuit, 633 p. II. - Représentations collectives et diversité des civilisations, 739 p. III. - Cohésion sociale et division de la sociologie, 734 p. 1968, 1969, Paris, Minuit, collection Sens commun, dirigée par Pierre Bourdieu. - Écrits politiques, Fayard, textes réunis et présentés par Marcel Fournier. Paris : Fayard, Éditeur, 1997, 814 pages. - Essai sur le don. Forme et raison de l'échange dans les sociétés archaïques(1925)
  21. 21. Et la sociologie en elle-même dans tout ça ?
  22. 22. Pour devenir une science, la sociologie doit répondre à deux conditions : Avoir un objet d’étude spécifique, c’est-à-dire que pour obtenir une légitimité académique, elle doit se distinguer des autres sciences : La sociologie serait l’étude du fait social Elle doit mettre en œuvre une méthode de recherche scientifique, rigoureuse, objective, qui se rapproche le plus possible des sciences exactes (comme la biologie) de manière à se détacher le plus possible des prénotions, des préjugés, de la subjectivité produites par l’expérience ordinaire et vulgaire : la sociologie se devra d’étudier les faits sociaux comme des choses.
  23. 23. Mais qu'est ce que le « fait social » ?
  24. 24. Le fait social est l'objet d'étude de la sociologie selon Émile Durkheim. En résumé, sont des faits sociaux tous les phénomènes, tous les comportements, toutes les représentations idéologiques, religieuses, esthétiques qui répondent à ces 4 critères : La  Généralité l'Extériorité Son  Pouvoir Coercitif Le  Critère Historique
  25. 25. Selon Durkheim, le fait social dans une société est donc un phénomène suffisamment fréquent pour être dit régulier et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif, qui est au-dessus des consciences individuelles et qui les contraint. Cette définition purement théorique fut une révolution pour l'époque. En effet le concept du fait social proposa une méthodologie empirique posant un regard nouveau sur la société et permit d'étudier une certaine catégorie de fait humain, les faits sociaux.
  26. 26. Qu'est ce qu'un paradigme ?
  27. 27. Dans les sciences sociales, le terme est employé pour décrire l'ensemble d'expériences, de croyances et de valeurs qui influencent la façon dont un individu perçoit la réalité et réagit à cette perception. Ce système de représentation lui permet de définir l'environnement, de communiquer à propos de cet environnement, voire d'essayer de le comprendre ou de le prévoir.
  28. 28. Le paradigme holistique d'Émile Durkheim « Une approche holiste est une approche qui considère que ce sont les structures sociales qui influencent et expliquent les comportements individuels. Elle s’oppose à une démarche individualiste qui considère, au contraire, que les phénomènes collectifs sont le résultats d’actions, de croyances ou d’attitudes individuelles ». BARBUSSE, B. et GLAYMANN, D. (2004). Introduction à la sociologie, Vanves: Foucher, p.30. La société est un holon, un tout qui est supérieur à la somme de ses parties, elle préexiste à l’individu et les individus sont gouvernés par elle. Dans ce cadre, la société englobe les individus et la conscience individuelle n'est vue que comme un fragment de la conscience collective. L'objet des recherches sociologiques est le fait social.
  29. 29. Le Paradigme atomistique de Max Weber Chaque individu est un atome social. Les atomes agissent en fonction de motifs, intérêts, d’émotions propres et sont liés aux autres atomes. Un système d'interactions constantes entre les atomes produit et reproduit la société. L'objet des recherches sociologiques est l'activité sociale, définie en deux temps par le sociologue : Une activité est un comportement humain qui a un sens aux yeux de celui ou celle qui l’adopte, c’est-à-dire que ce comportement n’est pas purement réflexe (comme le fait d’éternuer), mais a une signification particulière pour l’individu : par exemple, alors que je suis en train de marcher dans la rue, j’ouvre mon parapluie parce qu’il s’est mis à pleuvoir. Deuxième étape : une activité est une activité sociale si le sens que je lui donne se rapporte au comportement d’autrui, c’est-à-dire qu’à un certain degré, cette activité est influencée par la situation des autres, par ce que font les autres autour de moi. Pour comprendre l’activité sociale, il faut donc comprendre le sens que les individus assignent à leurs actions. Le point de départ de l’analyse est donc individuel : on parle d’individualisme méthodologique.
  30. 30. Outils et Méthodes des sociologues
  31. 31. Généralement, les méthodes sociologiques se scindent en deux catégories complémentaires : Méthodes quantitatives Méthodes qualitatives Les études quantitatives permettent l'étude des Observation détaillée, description de situation, ensembles, la comparaison des unités vis-à-vis c'est-à-dire une analyse de discours, un outil de de tendances générales. La précaution à codage qui permettent de faire ressortir les prendre au préalable est de définir des unités typologies, des tendances générales etc. Ainsi, comparables et les indicateurs, ainsi que de parmi les méthodes utilisées dans l'enquête savoir précisément ce que le chercheur veut sociologique, comparer. Les limites des études quantitatives l'entretien et l'observation. sont atteintes lorsque le chercheur s'interroge sur un phénomène unique ou sur des trajectoires biographiques. Les statistiques et les sondages sont les outils principaux de l'étude quantitative. on retrouvera notamment
  32. 32. Regards littéraires sur la société
  33. 33. « Un homme, une œuvre ou un genre littéraire ne surgit  jamais  ex  nihilo.  Il  est  préparé,  conditionné  par  un  certain  contexte  historico-sociologique.  Il  n’y  a  pas  d’autonomie  de  l’esthétique  pure.  Ce  qui  paraît  être  simple  question  de  forme,  de  technique  ou  de  mode  s’explique  par  les  circonstances  historicosociologiques dans lesquelles l’œuvre naît. » La Théorie du roman - György Lukács (Denoël, 1968 ; Gallimard, 1989) György Lukács (1885-1971) philosophe et sociologue d’influence marxiste a théorisé l’étude sociologique de la littérature romanesque.
  34. 34. Quelques œuvres littéraires Au cours des années 1830, au moment même où l’espace de la littérature est envahi par le genre romanesque, la société contemporaine semble devenir le champ d’investigation privilégié du roman, qui entre massivement en « régime réaliste ». (..)
  35. 35. “La Comédie Humaine “ (1829-> 1855) La Comédie Humaine est le titre général qu'Honoré de Balzac donna à son œuvre romanesque en 1842, à l'exception des œuvres de jeunesse ; 95 romans publiés (ainsi que 48 ébauchés), de 1829 à 1855, forment une grande fresque divisée en trois parties : Études de mœurs, Études philosophiques et Études analytiques. Dans un article exemplaire des usages documentaires du roman balzacien, l'historien Louis Chevalier, après avoir longuement ausculté la vérité historique de la Comédie humaine à la lumière des acquis de l’histoire quantitative, s’éloignait de la question de « l’authenticité » de la description balzacienne pour se demander si la plus grande force de la Comédie humaine ne résidait pas dans sa vérité architecturale : la vérité de sa « conception », de son « invention », de sa « structure », de sa « lumière et de ses mystères » Il insiste tout particulièrement sur la vision constructiviste des groupes sociaux chez Balzac : « Balzac nous apprend qu’il n’est pas de définition en soi des classes sociales, ni, pour leur étude, de méthode applicable indifféremment à toutes les classes et en tous temps » 38. Balzac apporte donc le modèle d’une démarche de sociologie compréhensive, comme il offre celui d’une écriture de la complexité du social, de l’articulation du singulier et du collectif, du biologique et du social. On ne saurait mieux suggérer l’inscription des romans de la Monarchie de Juillet dans l’histoire longue des savoirs et des écritures du social. Judith Lyon-Caen - Le romancier, lecteur du social dans la France de la Monarchie de Juillet (Revue d'histoire du XIXe siècle n°24)
  36. 36. “Les Mystères de Paris “ (1842-1843) Les Mystères de Paris est un roman français publié en feuilletons par Eugène Sue dans Le Journal des Débats entre le 19 juin 1842 et le 15 octobre 1843. Si « Les Mystères de Paris » sont une œuvre sociale, ils sont aussi une œuvre sociologique et politique. Pour la première fois dans un feuilleton, le dandy noceur Eugène Sue donne vie à une faune inconnue de la littérature : le petit peuple de Paris, qui vit dans des conditions épouvantables. Dans Soixante ans de souvenirs, Ernest Legouvé, le demi-frère d’Eugène Sue, rapporte que le romancier, après avoir rédigé et publié quelques chapitres des Mystères de Paris, au début de l’été 1842, aurait été comme révélé à lui-même par un article du fouriériste Victor Considérant, qui affirmait : « Je vois où va l’auteur ! Il entre dans une voie inexplorée ! Il entreprend la peinture des souffrances et des besoins des classes travailleuses ». Le romancier aurait alors rencontré le directeur de la Phalange et aurait déclaré, au terme de l’entrevue : « je vois clair ». Et Legouvé poursuit : « [Eugène Sue] se lança dans le monde d’en bas comme il s’était lancé dans le monde d’en-haut. À la place de l’habit rouge du chasseur, à la place du bouton des grandes vèneries, des camélias à la boutonnière, il acheta une casquette, une blouse, de gros souliers, et il s’en alla, le soir, dans les faubourgs, dans les cabarets de barrière, dans les réunions d’ouvriers, dans les garnis, dans les taudis, dans les hospices, et plongeant pour ainsi dire son imagination au milieu de toutes ces misères, de toutes ces haines, de tous ces dévouements » Judith Lyon-Caen - Le romancier, lecteur du social dans la France de la Monarchie de Juillet (Revue d'histoire du XIXe siècle n°24)
  37. 37. “Les Misérables” “La misère ne se constate pas parce que, sauf à la réduire mensongèrement à la pauvreté, elle désigne  non  seulement  une  souffrance  mais  une  dégradation  morale  et  implique  donc  une  doctrine  de  leur  enchaînement et un choix quant aux moyens de la supprimer, voire quant à la seule possibilité de sa  suppression,  doctrine  et  choix  qui  emportent  avec  eux  toute  une  vision  du  monde,  philosophique,  politique, religieuse.” Guy ROSA, Les Misérables - Histoire sociale et roman de la misère (Groupe Hugo - Université Paris 7) «  Tant  qu’il  existera,  par  le  fait  des  lois  et  des  mœurs,  une  damnation  sociale  créant  artificiellement,  en  pleine civilisation, des enfers, et compliquant d’une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les  trois problèmes du siècle, la dégradation de l’homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la  faim,  l’atrophie  de  l'enfant  par  la  nuit,  ne  seront  pas  résolus  ;  tant  que,  dans  de  certaines  régions,  l’asphyxie sociale sera possible ; en d’autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu’il y  aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles. »  Victor Hugo, Hauteville-House, 1862.
  38. 38. Les sociologues
  39. 39. Le Métier de sociologue Le    sociologue est avant tout un professionnel de terrain dont l’activité est basée sur un travail rigoureux : Questionnaires Interviews Observations En dehors de l’université et des centres de recherche, on trouve des sociologues au sein de grandes entreprises, de sociétés de marketing, de cabinets d’études de marché, etc. Quel que soit leur environnement de travail, l’objectif de ces professionnels reste le même : comprendre les mécanismes qui régissent les activités humaines, les rapports entre individus et au sein de groupes de population. Niveau d’études minimal Bac + 5 Bac conseillé : Général Alternance : Non Sélectivité des études : Faible Insertion professionnelle : Difficile Salaire débutant : 2.000 € Source : Ficher Métier : letudiant.fr
  40. 40. Merci pour votre attention

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